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Climat : nouvelle enveloppe financière pour le satellite MicroCarb

Posté le par La rédaction dans Espace

La ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Ségolène Royal, a annoncé vendredi à Toulouse l'octroi d'une nouvelle enveloppe de 75 millions d'euros pour financer le projet MicroCarb, un satellite qui doit mesurer la répartition du CO2 à la surface de la planète à partir de 2020.

L’État va investir cette somme sur le Programme d’Investissement d’Avenir pour la réalisation du projet, en sus des 25 millions déjà dégagés par l’État, a indiqué la ministre en déplacement au Centre national d’études spatiales (CNES) à Toulouse.

Le reste du budget de ce projet, qui doit coûter en tout 175 millions d’euros, sera abondé par l’Agence spatiale britannique (10 millions), la Commission européenne et le CNES, a précisé Jean-Yves Le Gall, président du CNES.

La mission française MicroCarb vise à déterminer comment agissent les puits et sources de carbone de notre planète, et de les cartographier, dans le but de mieux comprendre ces phénomènes et, in fine, de mesurer les émissions de carbone d’origine humaine.

Le dioxyde de carbone ou CO2 est le principal gaz à effet de serre produit par les activités humaines.

Ce projet avait été présenté lors de la Conférence de Paris sur le climat, en décembre 2015. 134 pays ont aujourd’hui ratifié l’accord de Paris qui en a découlé, a précisé vendredi la ministre.

Le satellite volera en orbite basse au-dessus des pôles, en utilisant la lumière solaire pour s’alimenter en énergie. Les données récoltées seront ensuite partagées avec l’ensemble de la communauté scientifique.

MicroCarb est le premier projet européen de ce type, mais fait suite à d’autres projets dans le monde: le satellite japonais Gosat, lancé en 2009, l’américain OCO-2 en 2014 et le chinois Tan Sat en 2016.

Microcarb, qui implique notamment le CNES, des scientifiques britanniques mais aussi Airbus Defense and Space, doit être lancé de la base de Kourou, en Guyane, fin 2020, pour un fonctionnement opérationnel mi-2021, a indiqué François Buisson, chef du projet au CNES.

Il doit être plus léger – 200 kg, contre 3 tonnes pour Gosat et 600 kg pour OCO-2 – et « au moins aussi précis » que ses prédécesseurs, a-t-il précisé.

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