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Le Cnes veut développer la fabrication des nanosatellites

Posté le par Aline Delaval dans Espace

Le Centre national d'études spatiales (Cnes) et l'équipementier électronique Nexeya ont annoncé jeudi s'associer pour construire un nanosatellite, le petit "Angels" de 25 kg, et développer le marché de ces nouveaux satellites.

« Maintenant qu’il est possible d’effectuer des missions spatiales avec les nanosatellites (des satellites de moins de 50 kg, ndlr), le Cnes veut contribuer à la structuration d’un écosystème national, d’une filière industrielle, en construisant Angels », a expliqué à l’AFP Michel Faup, responsable innovation et prospective au Cnes.

Le petit satellite de 25 kg ne sera pas plus gros qu’une boîte à chaussure (20x20x30 cm) et devrait être lancé en 2019. Son développement vise à construire les bases d’une future filière industrielle en France en rapprochant les acteurs académiques et industriels.

Mais « Angels » ne sera pas qu’un fédérateur: une fois en orbite, il s’insérera dans la constellation du système Argos chargé de suivi environnemental.

Quelque 20.000 balises Argos sont actuellement en circulation, essentiellement sur les océans, pour le suivi d’espèces animales et de la réglementation sur la pêche.

« Nous sommes extrêmement satisfaits de cet accord innovant avec le CNES. Il va nous permettre non seulement de mettre en oeuvre ce premier démonstrateur opérationnel, mais aussi de lancer la filière française des nanosatellites », a indiqué Philippe Gautier, président de Nexeya, dans un communiqué du Cnes.

Le développement des nanosatellites est en plein essor. Plus légers que leurs gros, voire très gros, cousins (de 500 kg à plusieurs tonnes), le coût de leur mise en orbite est plus modeste.

Tout comme celui de leur confection, qui profite de l’essor de la microélectronique, et qui ne nécessite presque exclusivement que des composants électroniques commerciaux.

Selon le cabinet Euroconsult, ce marché devrait représenter une valeur annuelle de 800 millions de dollars (719 millions d’euros) dans les prochaines années.

Pour ce qui est de « Angels », l’entreprise Nexeya se chargera du développement de la plateforme et l’assemblage final du nanosatellite démonstrateur. Le Cnes sera responsable de la charge utile, en l’occurrence un instrument Argos dont le développement est assuré par Thales Alenia Space et Syrlinks, du lancement et de l’exploitation du satellite.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2017 Agence France-Presse. »

Posté le par Aline Delaval


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