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Les gaz d’échappement plus dangereux que la voiture elle-même

Posté le par La rédaction dans Environnement

Aux Etats-Unis, il y a plus de morts à cause de la pollution automobile que du fait d’accidents de la route.

34 000 contre 53 000. C’est le nombre de tués sur la route et le nombre de morts liés à la pollution des gaz d’échappements. Force est de constater que les gaz rejetés par les voitures sont bien plus mortels que les conducteurs. L’étude du MIT qui révèle ces chiffres inattendus est-elle aussi valide en France ? Pas exactement. La mortalité sur les routes a chuté à environ 4000 morts annuels, tandis que les décès imputables à la seule pollution automobile sont estimés à 3 à 6000, soit le même ordre de grandeur. Il est toutefois délicat de chiffrer les morts liés aux seules particules émises par les gaz d’échappement. On sait que la pollution atmosphérique globale tue entre 20 000 et 40 000 personnes chaque année, mais comment connaître celles qui relèvent exclusivement des véhicules ?

Les décès liés aux échappements sont souvent des aggravations d’une pathologie existante. Les polluants inhalés provoquent des phénomènes inflammatoires ou développent les plaques d’athérome, favorisant les maladies cardiaques. Il s’agit donc plutôt de personnes âgées ou fragiles, tandis que les victimes d’accidents de la route sont jeunes. De plus, l’influence de la pollution se ressent sur du long terme. Les personnes les plus exposées étant celles vivant près des axes routiers. Difficultés respiratoires, asthme, troubles de la circulation sanguine et de la tension artérielle, autant d’effets connus. Plus récemment, le Centre international de recherche sur le cancer a publié un rapport ajoutant le cancer des poumons à cette triste liste, l’identifiant comme une maladie que les particules diesel favorisent.

Comment se protéger ? Parmi les solutions préconisées il y a le renouvellement du parc automobile vieillissant et la diminution du trafic routier. Des voitures moins polluantes, plus de véhicules électriques, du covoiturage, le développement des transports en commun… Des pratiques déjà encouragées dans certaines villes mais dont l’impact reste timide.

Il ne reste plus qu’à déménager !

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Posté le par La rédaction


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