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Mort en prison d’un responsable de l’agence spatiale russe, la presse s’interroge

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La presse russe s’interrogeait lundi sur les circonstances de la mort d’un haut responsable de l’agence spatiale nationale Roskosmos, Vladimir Evdokimov, en prison dans l’attente de son procès pour détournement de fonds.

Retrouvé mort samedi matin dans sa cellule moscovite, Evdokimov présente « des traces de deux coups de couteau dans la poitrine et un autre au niveau de la gorge », selon un article publié lundi sur le site de la Commission de surveillance des prisons (ONK).

Les autorités pénitentiaires avaient affirmé dans un premier temps que ce haut responsable de 56 ans s’était « suicidé ». Ensuite, le Comité d’enquête avait annoncé l’ouverture d’une procédure judiciaire pour « meurtre ».

Pour Zoïa Svetova, journaliste d’opposition longtemps membre de la Commission officielle de surveillance des prisons, il sera « très difficile de connaître la vérité sur ce qui s’est passé cette nuit-là dans la cellule n°600 », celle du responsable de contrôle de qualité de Roskosmos.

« Comment un couteau a-t-il pu parvenir jusqu’en prison? », s’interroge-t-elle sur le site de radio Svoboda, soulignant que la prison n°5, où était détenu l’ancien directeur, est présentée comme un « modèle de prison à Moscou ». « Tuer avec un couteau dans une cellule commune et dire que c’est un suicide, c’est du jamais vu! », écrit-elle.

Fait troublant souligné par plusieurs médias russes, Evdokimov avait été récemment transféré dans une cellule avec des détenus de droit commun sans surveillance vidéo.

« Il y a deux choses surprenantes: qu’un détenu de ce profil ne fasse pas l’objet d’une surveillance vidéo et qu’il soit détenu dans cette prison où les VIP sont rares », a expliqué sur le site de l’ONK Olga Romanova, à la tête de l’ONG « La Russie des prisons », qui milite pour les droits des détenus.

Accusé d’avoir détourné 200 millions de roubles (3,2 millions d’euros) lorsqu’il dirigeait l’entreprise de construction aéronautique MiG, l’ancien directeur attendait en prison son procès, prévu en avril. Risquant jusqu’à 10 ans de prison, il s’était toujours dit innocent.

Le système judiciaire russe fait régulièrement l’objet de critiques des défenseurs des droits de l’homme russes et étrangers, qui dénoncent notamment la corruption et les abus, ainsi que des condamnations à connotation politique.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2017 Agence France-Presse. »

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