Améliorer la recyclabilité du produit automobile : quel intérêt stratégique ? (1/3)
L’industrie automobile n’en est pas en reste. Souvent décriée, elle est aujourd’hui très consommatrice de ces nouvelles tendances environnementales. Les innovations et les stratégies commerciales poussées par les constructeurs automobiles vont toutes en ce sens : réduction de la consommation des véhicules, utilisation d’énergies alternatives, hybridation de la chaine de traction, utilisation de biomatériaux …
Par autant, tous ces concepts ne sont pas toujours des succès. Pourquoi ? Pour qu’une idée réussisse, voire prospère, il est nécessaire qu’elle puisse sortir de sa justification purement intellectuelle pour trouver une existence concrète et une justification propre au sein dans notre société libérale.
En d’autres mots, il est nécessaire que toute initiative soit régie par un modèle économique qui soit viable dans les conditions technico-économiques du moment. La pertinence économique d’une activité ne peut être acquise seulement par l’obtention de subventions ou d’avantages fiscaux. Certes, cela peut inciter à sa création, mais cela ne peut constituer son fondement économique. Une viabilité économique acquise selon les préceptes de l’économie de marché et du libre-échange est nécessaire pour inscrire dans la durée une innovation.
Dans cet esprit, l’entreprise Faurecia, équipementier automobile, cherche à définir les business models de demain qui lui permettront de maintenir, voire de développer son activité. L’entreprise cherche à évaluer ce que peut apporter le concept du développement durable pour le développement de son activité. La société s’intéresse notamment à l’intérêt d’une approche Cradle to Cradle dans le développement de ses produits. suite

