La RFID encore loin du raz-de-marée
"Nous étions étonnés que nos clients ne manifestent pas plus d’intérêt autour de la RFID, ce qui nous a poussés à mener cette enquête", explique Nicolas Desombre, manager senior chez PricewaterhouseCoopers. Intitulée "Perception et utilisation des solutions de radio-identification (RFID) dans les entreprises françaises", elle met en évidence un intérêt pour cette technologie de la part des entreprises, qui pourtant hésitent à franchir le pas.
D’après les résultats récoltés auprès d’un peu moins de 50 entreprises, 29% des sondés ont un projet RFID ou sont en train d’étudier sa mise en place. "L’étude a conforté l’idée que tout le monde se dit prêt à démarrer mais que l’on n’observe pas encore de raz-de-marée, poursuit Nicolas Desombre. Cela fait des années que l’on annonce des projets à grande échelle, alors que l’on s’en tient à des projets encore limités."
Cependant, la RFID est considérée comme une technologie inévitable dans le futur par 71% des entreprises interrogées. "L’effet domino aura-t-il lieu ?, se demande le consultant. On peut très bien imaginer une concertation dans une branche comme l’aéronautique ou l’automobile. Si la sécurisation de la chaîne devenait un véritable enjeu, cela provoquerait des investissements massifs. Pour l’instant, je ne vois pas vraiment de secteur prêt à se lancer. Il existe des innovations locales d’optimisation de flux, mais elles sont rarement connectées avec le reste de la chaîne." 52% des entreprises estiment que la RFID ne sera utilisée que si une pression externe l'oblige.
Le retour sur investissement attendu pour un projet RFID est court. 66% des sondés ont pour objectif un ROI de 1 à 3 ans. "Le besoin de projets à ROI relativement court peut être lié à la période de crise, commente-t-il. Mais il peut aussi signifier que les entreprises ne considèrent pas la RFID comme un enjeu stratégique majeur qui pourrait justifier un investissement à ROI plus long. Avec un ROI cible aussi court, nombre de projets RFID risquent de ne pas être retenus."
Parmi les principaux freins à la mise en place d'un projet RFID, on retrouve logiquement le coût initial de mise en place (un quart des entreprises) et le coût des tags (21%). Autre difficulté, le manque de visibilité sur les bénéfices et le ROI (20%), un argument souvent mis en avant par les experts du secteur (lire l'interview de Laurent Gonzalez de Fil RFID).
Le principal objectif évoqué par les entreprises mettant en place un projet RFID est de tracer les biens, aussi bien en interne qu'en externe. La RFID contribue également à améliorer la chaîne logistique, à répondre à la pression des clients ou encore de réduire les délais d'inventaire.
Grâce à cette enquête, PwC a également dressé un portrait robot des projets RFID types au sein des entreprises interrogée.
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Portrait robot
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L'enquête met en avant les bonnes pratiques sur chacun des volets d’un projet.
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Bonnes pratiques
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L’étude, dont c’est la première édition, sera publiée tous les deux ans. Elle a été réalisée auprès d’un peu moins de 50 entreprises, surtout françaises, avec un chiffre d’affaires moyen de 4 milliards d’euros. 28% des entreprises proviennent du secteur de la distribution, 13% des l’agroalimentaire et 13% de la production industrielle.
CG
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