Quand l’emboutissage-soudage remplace la fonte à cire perdue
Pour la production du cône d'échappement d’un catalyseur pour véhicules, la substitution de la fonte à cire perdue par l’emboutissage-soudage s’est traduite par une productivité plus élevée ainsi que des gains de poids et de coûts.
Pour les pièces exigeantes, aux formes géométriques complexes, la fonte à cire perdue était jusqu'alors le "premier choix". La coopération d’experts de deux entreprises de sous-traitance automobile a cependant permis la mise au point d'une alternative de qualité identique, mais permettant un gain de poids et une réduction des coûts à partir de tôle emboutie avec des éléments de raccordement soudés.
Cette solution de substitution, appliquée à la production du cône d'échappement de catalyseur dans le système d'échappement de véhicules, a été élaborée par les spécialistes de l'assemblage de Lewa conjointement avec les experts du formage de Fischer & Kaufmann. Elle repose sur la technologie d'assemblage CMT (Cold Metal Transfer) de Fronius. Le résultat a su convaincre les très exigeants donneurs d'ordre de Volkswagen.
Une productivité plus élevée ainsi que des gains de poids et de coûts
Fischer & Kaufmann, au lieu de fabriquer la pièce de forme complexe par fonte à perdue, fait appel à l’emboutissage, évitant ainsi les coûts élevés relatifs à la confection d’un moule pour chaque modèle, au temps de refroidissement et à l'usinage mécanique des pièces moulées, et au soudage robotisé. Avec pour avantages une production automatisée, plus de flexibilité en cas d'accroissement de la demande ou de variantes de modèles, une productivité plus élevée ainsi que des gains de poids et de coûts.
Pour assembler les divers supports et tubulures pour la sonde Lambda, le capteur de température et le manchon d'entrée des gaz qui doivent réunis à l'enveloppe du catalyseur emboutie en acier 1.4301, les spécialistes de Lewa ont réalisé des cellules de soudage robotisées. " La majorité des assemblages posait des problèmes avec le procédé de soudage à l'arc électrique. Ils ont pu être résolus de façon satisfaisante uniquement avec le procédé CMT ", explique Andreas Volprecht, directeur de Lewa. Ce procédé, en effet, conçu pour les tôles minces et offre toute une série d'avantages : déformation réduite, capacité supérieure de recouvrement des jeux, et pratiquement aucune projection.
Les pièces, dont la résistance correspond à la spécification et qui ne nécessitent aucune finition, quittent la cellule de soudage robotisée au rythme de une toutes les 31 secondes.
Par Marc Chabreuil




