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Intégration des robots dans les PME : des solutions simples existent
08 juil. 2010

Intégration des robots dans les PME : des solutions simples existent

Dans un rapport intitulé Des robots pour les PME : sécurité collaborative et intégration des robots en PME, le Cetim présente les conclusions du projet européen SMErobotTM dont l’objectif était le développement d'une génération de robots pour PME et PMI faciles à installer, dotés de commandes intuitives, répondant aux exigences de sécurité et  pouvant être mis en service en trois jours.

La majeure partie des robots implantés dans le monde aujourd'hui, c'est-à-dire plus d'un million, est utilisée par les grandes entreprises. C'est pourquoi, dans le cadre du projet européen SMErobotTM, grands fabricants de robots, intégrateurs de systèmes, instituts de recherche et partenaires du domaine de l'informatique industrielle à l'échelle européenne ont travaillé au développement d'une génération de robots pour PME et PMI. L'implantation dans l'industrie française de ce type de robots devrait se traduire par la réduction du coût de la main d'oeuvre sur des opérations répétitives et parfois pénibles.

Le Cetim livre aujourd'hui dans "Des robots pour les PME : sécurité collaborative et intégration des robots en PME" une synthèse de ses échanges avec les PME françaises et récapitule les travaux menés sur ces axes de réflexion dans le cadre de sa contribution au projet SMErobotTM. Ce dernier a préparé un véritable virage technologique grâce à de nouvelles architectures, des interfaces conviviales, de la programmation intuitive et des solutions à bas coût. Il a donné naissance à quatre principaux démonstrateurs :

  • D1 est un robot à architecture parallèle qui a été élaboré pour le parachèvement en fonderie. Il est utilisé chez Norton Cast Products, au Royaume-Uni ;
  • D2 qui est implanté chez Hirchvogel, à Münich, est voué au déchargement de pièces en vrac ;
  • D3 est un robot de mécanosoudage de séries courtes. Il est exploité par Treffler à Augsburg ;
  • D4 qui est destiné à la robotisation en sécurité des procédés manuels de travail du bois et à l’intégration des outils du menuisier, est utilisé chez Schreinerei Som, une TPE de 4 personnes.

Tous ces robots intègrent de nouvelles solutions technologiques comme la génération automatique de programmes par des systèmes d’apprentissage manuel de trajectoire, la souris six dimensions à bas coût, le traitement numérique de modèles 3D, etc. Ils intègrent aussi les spécificités de la nouvelle directive Machines 2006/42/CE et de la norme EN ISO 10218-1 qui autorise un fonctionnement coopératif entre l’opérateur et le robot dans une même zone.

L’intérêt des PME se porte ainsi sur ces nouveaux robots collaboratifs qui permettent une interaction efficace entre l’opérateur et le robot. Un outil d’évaluation baptisé ACH (Automatisation centrée sur l’homme) permet d’estimer l’impact du système robotisé au sein de chaque PME. C’est aussi un outil de pilotage dans une démarche de projet intégrant la spécificité de la PME.

Outre le contexte, les enjeux, les référentiels de sécurité, etc., le Cetim présente dans cet ouvrage les technologies et les démonstrateurs issus du projet et porte un regard nouveau sur la démarche d'intégration. L'occasion de découvrir comment il est possible d'intégrer simplement et sûrement ces nouveaux robots pour contribuer au développement des PME. Une démarche qui complète l’action du Symop, syndicat des entreprises de technologies de production, qui travaille depuis plusieurs années à promouvoir l’utilisation de la robotique dans les PME/PMI. Cette action est menée notamment à travers le projet Robotcaliser qui réunit les principaux constructeurs de robots et auquel le Cetim est associé.

Une étude, récemment menée par le cabinet Nodal à la demande du Symop et avec le soutien du ministère de l’Industrie confirmant le retard des PME françaises dans ce domaine, le syndicat et ses partenaires insistent de leur côté sur l’importance de la formation (via les écoles) et de l’information (vis-à-vis des PME/PMI). La mise en place d’un réseau d’experts qui permettraient une aide au diagnostic pour améliorer la compétitivité des entreprises est également vivement souhaitée car il est plus que jamais capital de dépasser les idées reçues et de faire connaître la robotique, ses coûts réels, ses apports stratégiques dans la gestion de l’entreprise afin de dynamiser le tissu industriel français.

Par Marc Chabreuil


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