2. Barrettes et matrices DTC/CCD
Historiquement, avant le début des années 1980, les seuls détecteurs utilisés pour l'imagerie étaient des dispositifs fonctionnant sous vide. On peut citer par exemple le vidicon qui était utilisé dans ses versions cible standard ou cible silicium, d'une part, et dans ses versions à balayage électromagnétique ou à balayage électrostatique, d'autre part. On peut considérer aujourd'hui que ce type de dispositif encombrant, fonctionnant sous vide et contrôlé par des tensions élevées n'a plus d'intérêt pratique pour l'imagerie dans le visible-très proche IR, ayant été remplacé par des capteurs matriciels à l'état solide (CCD, CMOS). Seuls subsistent quelques modèles travaillant dans l'infrarouge (cible PbS, jusqu'à 2,2 µm de longueur d'onde).
C'est pourquoi nous allons nous intéresser aux détecteurs CCD dans ce paragraphe.
Depuis longtemps, il existe des matrices de photodiodes, utilisées principalement pour des mesures. Pour être utilisée en imagerie, une matrice doit posséder au minimum environ 500 × 500, c'est-à-dire 250 000 photodiodes. Comme il n'est pas possible d'envisager un dispositif avec 250 000 sorties et 250 000 amplificateurs..., une matrice destinée à l'imagerie doit obligatoirement...
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