3. Traitements de surfaces optiques
Chaque fois qu’elle traverse une interface polie, la lumière subit une perte par réflexion. Dès le début du 19e siècle, on remarqua que certains verres, attaqués par l’atmosphère, se ternissent en surface et que les vieux composants optiques sont moins réfléchissants que les neufs, mais il faut attendre 1891 pour réaliser que la transmission s’en trouve améliorée. C’est de cette observation qu’est née l’idée des traitements antireflet, tout d’abord par des moyens chimiques, puis par dépôt sous vide.
De nos jours, les traitements sont utilisés non seulement pour réduire (ou améliorer) la réflexion, mais aussi comme filtres spectraux, séparateurs de faisceaux, ou polariseurs. Les premiers traitements étaient si facilement endommagés qu’il ne fallait jamais toucher une surface traitée ; maintenant, les traitements sont souvent plus résistants que la surface elle‐même, et permettent d’en améliorer la résistance à l’abrasion. Ils permettent de concevoir des systèmes complexes et de transmission acceptable ; le choix du traitement est devenu un élément important dans la conception de systèmes optroniques.
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