5. Aberrations des systèmes optiques
Le paragraphe précédent a présenté les performances d’optiques idéales, limitées par la diffraction, et dans l’approximation de Gauss qui permet de positionner images et pupilles. Dans la pratique, il n’est pas toujours nécessaire, ni surtout possible (tout au moins à des coûts raisonnables), d’accéder à la limite due à la diffraction.
Une lentille parfaite engendre une onde sphérique ou plane en réponse à une source ponctuelle. Les aberrations d’un système caractérisent les défauts de l’onde réelle en sortie par rapport à une sphère ou à un plan parfait. Cette méthode d’évaluation est très utile car elle prend en compte les effets de la diffraction, et permet de calculer la distribution exacte de l’éclairement dans un plan de mise au point, ou ailleurs.
De plus, les aberrations peuvent s’exprimer par le décalage des rayons réels par rapport à leurs positions ou directions idéales. Cette approche ne tient pas compte de la diffraction, le seul effet dû à la longueur d’onde étant la variation des indices de réfraction, mais elle demeure la technique de choix en phase initiale de la conception, et ceci pour un certain nombre de raisons : tout d’abord, ses calculs...
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