6. Discussion
Les résultats de nos études prouvent le concept que nous proposions : on peut stabiliser une couche limite aux ondes des Tollmien-Schlichting en y forçant artificiellement des streaks de forme et surtout d’amplitude bien contrôlées. Cette stabilisation des ondes TS est à même de retarder la transition « classique » à la turbulence dans la couche limite. Un protocole de contrôle basé sur ce type d’approche est séduisant pour essentiellement deux raisons :
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(a) le contrôle est passif, donc il ne consomme pas d’énergie (c’est l’effet de lift-up qui amplifie l’énergie des actionneurs) ;
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(b) les actionneurs manipulent l’écoulement par l’amont et il n’est donc pas nécessaire d’en placer dans toute la région instable.
Avant d’envisager d’utiliser dans des applications industrielles ce type d’approche, il faudra néanmoins répondre à plusieurs questions : peut-on générer des streaks d’amplitude supérieure à celles étudiées sans déclencher d’instabilités d’actionneur ? Est-on capable de transposer à des cas à haute vitesse ces résultats obtenus avec des vitesses inférieures...
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