7. Conclusion
Les fortes teneurs des effluents des industries vinicoles (caves, distilleries) en composés organiques fermentescibles favorisent les processus microbiens anaérobies odorogènes. Les acides gras volatils proviennent de fermentations des constituants majeurs des effluents et constituent la famille dominante des composés malodorants tant des effluents de caves que de distilleries. La richesse de certains effluents vinicoles en sulfate (vinasses détartrées) ou en sulfite (effluents d’élaboration de moûts concentrés rectifiés) représente un risque important de production de sulfure d’hydrogène.
Le stockage des effluents et surtout le traitement en bassins d’évaporation naturelle (ou forcée) sont à l’origine d’émission d’odeurs et de nuisances olfactives.
Les traitements curatifs d’odeurs d’effluents vinicoles s’avèrent limités tant dans leur mise en œuvre que par leur efficacité, compte tenu de la nature et de la quantité des composés malodorants accumulés. Dans des milieux anaérobies comme les lagunes d’évaporation naturelle, notamment en distilleries, les traitements par additifs biologiques ou par agents oxydants sont inopérants vis-à-vis des AGV. La neutralisation des AGV par une base ou leur dégradation biologique par...
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