3. Les bilans matières au niveau national
Afin de pouvoir prendre des décisions efficaces d'un point de vue environnemental, une politique « dématérialisante » devrait se baser sur des bilans matières. Il s'agit de calculs en unités physiques (généralement en tonnes ou kilogrammes), qui visent à décrire les flux de matière « du berceau à la tombe », c'est-à-dire incluant l'extraction, la production, la transformation, la consommation, le recyclage et la décharge de matières.
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Un certain nombre d'études sur les bilans matières de différents pays ont été établies depuis quelques années, dont une étude comparative importante sur le Japon, les États-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas [2].
Dans cette étude, on distingue six catégories principales de matières contribuant aux besoins totaux de matières d'une économie : les métaux et minéraux industriels, les minéraux de construction, les excavations ou terrassements, les combustibles fossiles, les ressources renouvelables et l'érosion.
L'air et l'eau ne sont pas pris en compte dans cette étude, car les différences, entre les pays, concernant ces matières sont trop élevées et empêcheraient ainsi une comparaison...
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