INTRODUCTION
L’ouverture des frontières provoque, dans l’industrie et dans les services, une définition de nouvelles stratégies, une mise en place de nouvelles méthodes et procédures pour faire face aux défis de la mondialisation. Depuis maintenant plus d’une décennie, sous l’influence de l’intensification de la concurrence et de l’émergence de multiples prestataires spécialisés dans tous les domaines de services ou fonctions, les entreprises ont démarré un vaste mouvement de recentrage sur leur « métier ». Il s’agit de rationaliser la gestion des entreprises en diminuant leur taille et en limitant le panel de leurs activités, tout en bénéficiant d’une division accrue du travail qui permet d’augmenter la productivité.
Ainsi, si la seconde révolution industrielle s’est caractérisée par l’émergence de la grande entreprise oligopolistique, le plus souvent à intégration verticale, opérant dans un secteur bien précis, les années 1990 ont vu la grande entreprise se rétrécir pour atteindre une taille plus petite, articulée en structures plus autonomes qui concentrent leurs activités sur des processus mieux définis.
C’est dans ce contexte que le phénomène d’externalisation s’est alors développé et multiplié. Ce reengineering des processus semble concerner presque tous les acteurs impliqués, des industriels aux distributeurs en passant par les prestataires de services.
La nouvelle règle de comportement des dirigeants des entreprises semble aujourd’hui se résumer ainsi : « Si vous ne dépassez pas vos concurrents avec vos solutions internes, vous pouvez envisager d’externaliser au meilleur prestataire pour accroître votre valeur ajoutée et pour réduire vos coûts ».
Si la pratique de l’intégration verticale n’est pas novatrice en soit, l’externalisation quant à elle est un phénomène récent et novateur qui se développe depuis une décennie. Aussi, dans cet article, nous attacherons-nous d’abord à définir ce phénomène, qui se distingue de la simple sous-traitance, ainsi que son contexte et son évolution. Ensuite, nous présenterons les arguments qui sont en général proposés pour analyser les moteurs de la décision d’intégrer verticalement et ceux qui encouragent au contraire l’externalisation. Enfin, nous décrirons les pièges et écueils liés à l’externalisation avant de proposer une démarche par étapes de l’externalisation.
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