4. Conclusion
Aujourd’hui, le marché libéral comme la politique sont impuissants à apaiser seuls les craintes des citoyens et des consommateurs. La politique est d’un faible secours, dans la mesure où la maîtrise des risques et des peurs contemporaines dépasse désormais les limites des pouvoirs nationaux, alors que la mondialisation de la production et l’internationalisation des échanges rendent impossible (et suicidaire) tout repli sur soi.
Le marché montre ses limites, dans la mesure où les dispositifs préventifs dont il s’est doté (emballage, marque, traçabilité...) a ceci d’ironique qu’en calmant une peur ils en éveillent souvent une autre : ou bien ils portent les consommateurs à ne plus oser s’aventurer hors des frontières « tracées » par la qualité industrielle, ou bien ils les incitent à prendre en compte et à demander toujours plus d’informations, de garanties, de protections, au risque de faire oublier les vertus d’une consommation gourmande et sereine.
Pour pallier cette double difficulté, il ne faut bien sûr ni renoncer à la politique ni désespérer du marché, mais peut-être, au contraire, les combiner l’une et l’autre, tirer avantage de la vigilance citoyenne comme de l’efficacité...
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