1. Place du transport fluvial
La part relative de la voie d’eau dans le partage modal est évaluée pour la France à moins de 3 %. Ce chiffre sous-évalue largement son poids puisqu’une moitié, seulement, du territoire est irriguée par le réseau. Ramenée aux départements mouillés, la part du fluvial est d’environ 7 % en tonnes-kilomètres (t · km).
Mais ce chiffre reste toujours réducteur car le trafic est concentré sur les portions à grand gabarit du réseau navigable. En effet, les flux générés sur le réseau Freycinet, qui n’est accessible qu’aux seules péniches dont la capacité d’emport n’excède pas 350 t, sont en très nette perte de vitesse. À tel point qu’aujourd’hui, les presque 4 000 km de ce réseau ne produisent qu’une part marginale du trafic total. La quasi-totalité de l’activité est donc concentrée sur 1 800 km de voies (cf. ...
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