2. Sonde laser
L’idée d’appliquer des impulsions de lumière pour éplucher la matière est ancienne. E. W. Muller l’avait déjà suggéré et tenta les premières expériences dans les années 1960. Dans les années 1980, G. Kellogg et T. T. Tsong remplacèrent les impulsions électriques par des impulsions lasers de quelques ns sur une sonde unidimensionnelle. L’évaporation est alors activée thermiquement par élévation brutale de la température de quelques centaines de kelvins. En d’autres termes, au lieu d’abaisser brutalement la barrière de potentiel liant l’atome à la surface par une impulsion de champ électrique, on augmente transitoirement la température pour permettre à l’atome de surface de « sauter » cette barrière. Cette idée ne fut toutefois pas appliquée jusque-là aux sondes 3D pour plusieurs raisons. La première était la difficulté de focaliser le faisceau laser de manière reproductible à l’apex de la pointe. Un laser puissant, pulsé et extrêmement stable était requis pour garantir une conduite d’analyse...
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