INTRODUCTION
Ae présent dossier se propose de présenter les principaux types de dégradations des revêtements de peinture appliqués sur les subjectiles couramment rencontrés dans le bâtiment et le génie civil : maçonneries et enduits extérieurs, bois et matériaux ligneux, et enfin principaux matériaux métalliques de construction. Il traite des dégradations et défauts qui interviennent sur les revêtements après quelques années d’exposition. Dans la plupart des cas, il donne des indications sur des causes possibles des dégradations.
En revanche, le présent dossier n’a pas pour objet de décrire les problèmes et pathologies initiaux qui apparaissent au cours de l’application des peintures ou dans les heures qui la suivent. En effet, les anomalies de ce type sont traitées dans le dossier « Protection et décoration par peinture » Protection et décoration par peinture
. Remarquons que le traitement de telles anomalies peut généralement être assuré par le personnel qualifié dans l’utilisation du matériel d’application (par exemple les opérateurs certifiés exécutants) ou bien, s’il s’agit plutôt des précautions de préparation des produits, de l’état des subjectiles ou des conditions atmosphériques, par un opérateur de niveau adéquat (voir le § 1.4.2
Certification des systèmes de peinture et des intervenants).
Le présent dossier n’a pas, non plus, pour objet d’établir avec précision les causes des différentes dégradations des revêtements de peinture. En effet, pour chaque affaire, l’établissement des causes précises demande l’expertise de contrôleurs ou d’inspecteurs compétents qui seront informés des données du problème. En fait, des dégradations d’apparence équivalente, ou proche, peuvent trouver leur origine dans des phénomènes assez différents.
Pourquoi adopter un plan basé sur les principaux types de matériaux constituant le support du revêtement de peinture ?
La raison en est très simple. Un tel revêtement possède une épaisseur propre généralement inférieure à un millimètre. Par ailleurs, une de ses principales qualités est d’être suffisamment adhérent à son support (le support du revêtement est désigné, de préférence, par le terme de « subjectile »). Il est donc pratiquement automatique que des anomalies du subjectile se transmettent au revêtement.
C’est souvent le cas pour des déformations du support, telles que des fissures, des microfissures vivantes, qui changent de largeur selon les mouvements :
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d’origine thermique entre périodes chaudes et périodes froides (cas des maçonneries et bétons) ;
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ou dues à des variations du taux d’humidité (cas des matériaux ligneux).
De telles ouvertures, de même que des porosités excessives ou des orifices apportent fréquemment des dégradations qui reproduisent leur forme, c’est-à-dire des craquelages au droit des fissures du subjectile.
D’autres substrats poreux contiennent certains composés chimiques, ordinaires ou accidentels, répartis ou, au contraire, concentrés sur des zones limitées, qui peuvent conduire à d’autres types de dégradations.
La compréhension des dégradations des peintures demande donc de connaître quel est le subjectile sur lequel elle a été appliquée, et certains phénomènes se retrouvent fréquemment sur les mêmes types de matériaux.

