1. Contraintes imposées aux lubrifiants
De tous les mécanismes, les moteurs thermiques alternatifs sont, sans nul doute, les plus difficiles à lubrifier. En effet, ces machines renferment pratiquement tous les composants mécaniques existants : guidages linéaires pistons-cylindres et tiges de soupapes-guides de soupapes, paliers cylindriques lisses, butée, ensembles cames-poussoirs ou cames-patins de basculeurs, engrenages, chaînes-roues dentées, roulements à billes ou à rouleaux, systèmes hydrauliques de rattrapage de jeu et actionneurs de déphasage d’arbre à cames, pompes à huile, clapets, etc. De plus, ces divers organes fonctionnent dans des conditions tribologiques extrêmement variables. Les pressions de contact peuvent atteindre 1 GPa, les vitesses de glissement varient de zéro à plusieurs dizaines de mètres par seconde et les températures d’huile se situent entre la température ambiante (pouvant descendre jusqu’à – 35 C) et des valeurs pouvant atteindre 300 C dans les parties les plus chaudes du moteur. On rencontre donc, dans les moteurs, tous les régimes de lubrification (hydrodynamique, élastohydrodynamique, limite et mixte) entre des surfaces en contact surfacique ou hertzien soumises à un mouvement alternatif, rotatif continu ou oscillant.
Les conditions d’ambiance sont quelquefois poussiéreuses,...
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