8. Conclusion
La fusion de données ne peut être performante que si l’on dispose, ou l’on estime, des incertitudes sur les informations issues des différentes sources. Il est donc souhaitable que chaque élément du système fournisse une décision soft, soit un vecteur de vraisemblance (une densité de probabilité sur les valeurs possibles de l’état), et si ce n’est pas le cas, qu’au minimum les nœuds de fusion disposent d’une information sur les qualités des sources. Dès que ce minimum est atteint, on constate des performances étonnamment bonnes des opérateurs de fusion pondérés par la qualité des sources.
Un second facteur de réussite est de gérer la redondance informationnelle inhérente à ce type de système, que ce soit la corrélation des erreurs intercapteurs ou la duplication non contrôlée des éléments d’information dans le système. Sans précaution particulière, on observe de désastreux biais de décision. Des méthodes ad hoc permettent en général de traiter efficacement ces problèmes.
Le raisonnement hypothétique est requis par les systèmes d’information dont la caractéristique majeure est d’être incomplète. Les hypothèses...
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