4. Conclusion et perspectives
Les bactéries autotrophes capables de synthétiser l'arsenite-oxydase peuvent accélérer considérablement la vitesse d'oxydation de l'arsenic en conditions de faible oxygénation. Les procédés biologiques de traitement d’eaux potabilisables et d’effluents miniers contenant des concentrations en arsenite, de l’ordre de la dizaine de μg.L–1 à la dizaine de mg.L–1, semblent donc être des technologies prometteuses à l’échelle du laboratoire et du pré-pilote. Néanmoins, il est nécessaire à l’heure actuelle de tester ces procédés à une échelle industrielle afin de mesurer leur robustesse face aux contraintes industrielles (débit, variation de la charge en arsenic, présence d’éléments inhibiteurs et autres micro-organismes,...). De plus, il faudra aussi estimer la faisabilité technico-économique de ces procédés d’oxydation.
Enfin, la bioréduction de l’As(V), couplée à la précipitation de sulfure d’arsenic, peut s’avérer intéressante dans certaines configurations car elle permet de produire un faible volume de déchets concentrés en arsenic.
La mise en œuvre de micro-organismes pourrait par conséquent...
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