5. Situation actuelle de la biosurveillance
Il est intéressant de constater que, en Europe, en dehors d'accidents ou de zones polluées particulières, les niveaux de pollution des milieux aériens comme aquatiques sont maintenant relativement faibles. Il en résulte que l'utilisation des végétaux bioindicateurs devient de plus en plus problématique. En effet, dans le cas de faibles pollutions, on constate que les perturbations physiologiques induites par les polluants (en particulier au niveau du stress oxydatif) sont du même ordre de grandeur que celles induites par l'environnement (alternance jour-nuit, par exemple) ou par la variabilité génétique.
Cependant, dans les milieux aériens, il existe encore en Europe des niveaux de quelques polluants suffisamment élevées pour être étudiés au moyen de végétaux bioindicateurs. Ces polluants particuliers sont essentiellement l'ozone O3 , les oxydes d'azote NOx et l'anhydride sulfureux SO2 ; ils proviennent majoritairement des transports pour O3 et NOx et de la pétrochimie pour SO2 .
Au niveau des végétaux bioaccumulateurs, un problème identique se pose pour l'analyse d'éléments minéraux issus de l'accumulation de polluants peu concentrés. En effet...
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