INTRODUCTION
Les tendances actuelles dans le domaine biomédical, en général, et diagnostic, en particulier, visent à la conception d'outils permettant de réaliser des tests rapides (quelques minutes), sensibles (notamment aux maladies infectieuses : SIDA, hépatites, etc.), spécifiques et automatisés. L'utilisation de systèmes particulaires bien caractérisés, d'anticorps monoclonaux, ainsi que l'introduction récente de la technologie de biologie moléculaire permettant la synthèse de sondes nucléiques dans le diagnostic biologique répond en partie aux exigences des acteurs de la santé. Dans ces domaines, les colloïdes sont largement utilisés comme supports solides de biomolécules ou vecteurs de principes actifs pour des applications diagnostic et thérapeutiques respectivement.
Les colloïdes magnétiques, en particulier, sont largement employés car ils permettent de remplacer les techniques lourdes de centrifugations, de sédimentation, et de filtrations, par une simple séparation de phase par application de champ magnétique via l'utilisation d'un électroaimant ou d'un aimant permanent.
À ce jour, les colloïdes magnétiques les plus utilisés sont des particules de latex magnétiques (de taille comprise entre 1 et 10 μm) composées d'une matrice polymère et de nanoparticules d'oxyde de fer (de taille comprise entre 5 et 12 nm). L'élaboration de ces latex nécessite la synthèse de nanoparticules d'oxyde de fer ou de dispersion de nanoparticules magnétiques appelée « ferrofluide ».
