Vous avez une feuille de route (axes stratégiques de l’entreprise) et vous vous apprêtez à rédiger des axes de recherches et d’innovation pour vos équipes.
Le décloisonnement sectoriel s’est très largement répandu. Il ne reste que très peu de secteurs non dépendants des évolutions de secteurs connexes. De plus, des mutations profondes tels que le numérique (mobile ou non) ont des impacts sur la relation aux offres et aux contenus… Pour aborder le contenu de vos axes de développement il vous faut :
- investiguer les mutations culturelles et sociétales trans-sectorielles : quelles évolutions d’usages et de comportements sont en phase d’émergence, de consolidation ou de déclin. Ne considérez pas uniquement les tendances en lien direct avec votre secteur industriel, mais ouvrez votre curiosité sur l’extérieur, car une tendance émergeante sur un secteur peut s’avérer un levier ou une contrainte sur votre secteur : c’est le cas par exemple des données numériques qui ont investi tous les secteurs alors qu’elles ont émergé de la micro-informatique ;
- identifier les « moteurs » de ces mutations : ils peuvent être technologiques (ex. : le numérique et la mobilité), idéologiques (ex. : l’union libre), réglementaires (ex. : le Grenelle de l’Environnement)… Attention, les « phénomènes de modes » ne sont pas des mutations profondes, mais des comportements éphémères qui ne rentrent pas dans la programmation de plan de développement innovation à 2/5 ans ;
- identifier, pour chaque projet ou secteur cible, les usages les plus partagés qui font office de référent pour les clients (exemple pour les produit grand public : l’écran tactile du Smartphone est devenu un référent transverse dans l’interaction homme/machine). Ces différents référents constituent une partie de la grille d’évaluation que vos clients vont avoir sur vos futures innovations.