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A Paris, une carte en ligne pour connaître le niveau de pollution de l’air

Posté le par La rédaction dans Environnement

La mairie de Paris lance mardi une cartographie en ligne pour connaître chaque jour, la veille pour le lendemain ou sur les sept derniers jours, le niveau de pollution dans l'air, notamment celui des particules fines (PM2,5).

A la « veille de la journée mondiale de la qualité de l’air » (mercredi), la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo doit annoncer lors d’une conférence de presse mardi la mise en ligne d’une cartographie quotidienne, actualisée toutes les heures, pour mesurer les niveaux de dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3), particules fines (PM10 et PM2,5), ont appris l’AFP et Le Monde auprès de la mairie de Paris.

« Nous faisons le choix de la transparence, de l’innovation et de l’action concrète pour limiter les sources de pollution », explique l’adjointe à la maire de Paris chargée de la Transition écologique, Célia Blauel.

Les données présentées en ligne sont obtenues grâce aux relevés effectués par Airparif et au système « Pollutrack » – lancé il y a près de 2 ans par Airparif, PlanetWatch24, Enedis et la Fondation du Souffle – qui s’appuie sur quelque 400 véhicules munis de capteurs de pollution, en circulation dans les rues de la capitale.

A terme, les mesures faites par les mini-stations Bloomberg installés dans 50 établissements scolaires parisiens pourront également servir à l’élaboration de ces cartes en ligne.

« C’est une très bonne chose de montrer ce qui se passe », se réjouit auprès de l’AFP le délégué général de l’association « Respire », Franck-Olivier Torre, convaincu que « plus il y aura de l’information, plus les gens seront informées et plus ils agiront » pour l’environnement.

Mais pour lui, les mesures ne vont pas encore assez loin : « Les particules ultra-fines PM1 et PM0.1 ne sont elles pas mesurées, parce qu’il n’y a pas de réglementation. Mais il semble qu’elles augmentent ».

« Toutes ces pollutions sont causées par le trafic automobile notamment », relève M. Torre, qui regrette que les pouvoirs publics n’aillent pas plus loin que la ZFE (Zone à faible émission) en vigueur en région parisienne, et qui donne des autorisations aux voitures de circuler ou non, sur certains créneaux, en fonction de leur âge et degré de pollution.

Ce système « est un bon début, mais ça reste imparfait », estime le délégué général de « Respire », convaincu qu' »il faut en réalité encourager les mobilités douces actives (trottinettes, vélos…) et les transports en commun », sans encourager au remplacement de véhicules anciens par de nouveaux, qui ne sont pas nécessairement moins polluants.

Selon une étude dévoilée la semaine dernière par l’association environnementale ICCT, les émissions polluantes aux oxydes d’azote (NOx) des voitures diesel, mêmes des modèles les plus récents, à Paris, sont au-dessus des normes prévues par l’Union européenne.

« En Europe, plus de 11.000 personnes meurent prématurément chaque année à cause des émissions de dioxyde d’azote des moteurs diesel dépassant les niveaux des normes », selon l’ONG, et « à Paris et sa métropole, c’est 1.100 morts prématurés par an ».

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

Posté le par La rédaction


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