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De A à G, l’étiquette-énergie va faire peau neuve dans l’UE

Posté le par Aline Delaval dans Entreprises et marchés

Le Parlement européen a donné son feu vert mardi à la création d'une étiquette simplifiée qui doit faciliter pour les consommateurs de l'UE l'achat d'un appareil électro-ménager en fonction de sa performance énergétique.

Le système de classement par lettre, de A à G, existait déjà depuis deux décennies, mais avait été rendu obsolète par l’évolution technologique.

La fabrication d’appareils plus performants en matière de consommation d’énergie avait ainsi donné naissance à des catégories supérieures allant jusqu’à « A+++ », prêtant à confusion.

Le consommateur par exemple ne saisissait pas forcément que la différence était la même entre des appareils classés « A » et « B » qu’entre des appareils classés « A » et « A+ ».

Autre exemple de confusion possible: actuellement, pour les machines à laver, la catégorie « A+ » est en réalité la moins performante.

Bruxelles a donc décidé de simplifier la classification et de revenir à l’échelle A-G sans catégories intermédiaires, et avec un système de glissement automatique d’une classe à l’autre pour tenir compte du progrès technologique, ce que le rapporteur du dossier, l’eurodéputé italien Dario Tamburrano, a surnommé la « version 2.0 » du système.

Un remaniement devra ainsi être engagé dès que 30% des produits vendus sur le marché de l’UE viennent à relever de la classe d’efficacité énergétique la plus élevée (« A ») ou que 50% des produits relèvent des deux classes d’efficacité énergétique supérieures A et B.

La nouvelle échelle sera appliquée à partir de la fin 2019.

Bruxelles estime que les économies pour les foyers investissant dans les appareils les moins gourmands en énergie pourront se monter jusqu’à 500 euros par an.

Pour le parlementaire des Verts Claude Turmes, les institutions européennes réparent « une erreur » commise au moment du vote de la première loi.

« Les fabricants doivent suivre l’évolution technologique », a martelé Dario Tamburrano en présentant la nouvelle législation au moment du vote lors d’une séance plénière du Parlement à Strasbourg.

– Pas de compensations –

Défenseur du projet depuis sa proposition par la Commission en 2015, l’Italien imagine même que ces nouvelles étiquettes accompagneront le développement d’appareils intelligents, reliés au système d’approvisionnement en électricité du logement.

« Imaginez un citoyen qui produit sa propre énergie, certains de ses appareils électroménagers dans sa maison se mettront en route au moment du pic de production », a-t-il expliqué à ses collègues.

A l’issue du compromis trouvé entre Parlement, Conseil de l’UE (qui regroupe les Etats membres) et Commission, l’hémicycle a regretté que la question de compensations pour les consommateurs dans le cas d’un produit consommant plus que ce qu’indiqué sur l’étiquette ait été écarté.

« Nous nous sommes heurtés à un mur », a déploré Dario Tamburrano, pointant du doigt les Etats membres.

Autre source de grief: les chauffe-eau ne seront concernés par le nouvel étiquetage qu’en 2030.

« Ce retard est inacceptable, quand les consommateurs achètent un nouveau chauffe-eau ils ont besoin de savoir combien d’énergie il consomme. Une étiquette-énergie claire peut aussi pousser les consommateurs à opter pour une technologie plus propre », a avancé Sylvie Maurer, du Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc).

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2017 Agence France-Presse. »

Posté le par Aline Delaval


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