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Emissions de CO2: les entreprises françaises s’améliorent mais pas suffisamment

Posté le 14 octobre 2014
par La rédaction
dans Entreprises et marchés

[AFP] Les entreprises françaises font de plus en plus d'efforts pour réduire leurs émissions de CO2, mais les résultats sont encore insuffisants pour atteindre l'objectif national de diviser par quatre les émissions en 2050 par rapport à 1990, selon une étude publiée mercredi.

En 2014, les émissions de CO2 rapportées par une centaine d’entreprises, dont toutes celles du CAC 40, ont diminué de 15,8 millions de tonnes par rapport à 2013, selon le rapport 2014 France du CDP, l’ex-Carbon Disclosure Project.

98 des 250 plus grandes entreprises françaises sollicitées ont répondu à cette organisation indépendante.

Preuve de ces progrès, dix entreprises – Atos, Cap Gemini, Danone, Groupe Steria, Kering, L’Oréal, Orange, Renault, Schneider Electric et Thales – ont obtenu la note de performance la plus élevée et font partie des « leaders de performance » 2014.

« Il y en a 11 en Allemagne, 3 en Belgique, 4 en Italie et 19 au Royaume-Uni », a comparé pour l’AFP Steven Tebbe, directeur général du CDP pour la zone Europe.

« La bonne nouvelle c’est qu’il y a une réduction substantielle des émissions mais ce n’est pas assez », a-t-il nuancé.

Car de l’autre côté du spectre, ArcelorMittal, GDF Suez, Lafarge, EDF et Total sont les cinq plus gros émetteurs et sont responsables de 76% du total des émissions.

Et parmi les 20 plus grosses entreprises émettrices de CO2, 14 n’ont pas réduit leurs émissions, et 8 d’entre elles les ont même augmentées.

Globalement, l’étude constate « une meilleure intégration de la performance durable » dans les entreprises.

L’essentiel de leurs actions porte sur l’amélioration de leur efficacité énergétique, l’achat d’énergie à faible impact carbone et des efforts liés au transport.

Certaines ont également intégré un prix interne du carbone à leurs calculs de retour sur investissement, même si le mécanisme européen de marché du carbone est toujours au point mort.

2014 a enfin vu l’émergence de l’émission d’obligations vertes (green bonds) par les entreprises. GDF Suez et Unibail-Rodamco ont respectivement émis pour 2,5 milliards et 750 millions d’euros, destinées à financer des projets qui respectent des critères environnementaux stricts, détaille le CDP.

Cependant, Steven Tebbe regrette que la plupart des entreprises « n’aient pas de cible de réduction des émissions au delà 2016 ou 2017, ce qui veut dire qu’elles n’ont toujours pas de vision de long terme » sur le sujet.

mhc/cb/ei

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