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Imagerie médicale: le prototype d’un scanner révolutionnaire inauguré à Lyon

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Une première mondiale: un scanner qui permettra à terme de réaliser des images en couleurs du corps humain avec une très grande précision est inauguré lundi au sein de la plateforme d'imagerie des Hospices civils de Lyon.

Ce « scanner spectral à comptage photonique » a été implanté au Groupement hospitalier Est, situé à Bron (métropole de Lyon).

Ce n’est encore qu’un prototype mais il va permettre de lancer des expérimentations sur les gros animaux (des porcs) avant de passer à l’homme, explique à l’AFP l’un des porteurs du projet, le Pr Philippe Douek de l’Université Claude-Bernard Lyon 1.

Le scanner est la méthode d’imagerie la plus pratiquée au monde mais elle ne permet que des images en noir et blanc.

L’appareil lyonnais permettra une résolution cinq fois meilleure, avec des images en couleurs, ce qui permettra par exemple de mieux distinguer les tumeurs des tissus sains.

Il devrait permettre d’assurer à moindre coût nombre d’examens actuellement effectués par les appareils d’imagerie nucléaire de type PET SCAN, qui exigent l’emploi de marqueurs radioactifs à la mise en oeuvre délicate.

Si un scanner classique coûte entre 0,5 et 1,2 million d’euros et un appareil d’imagerie nucléaire environ 2,3 millions d’euros, ce nouveau scanner couleur pourrait valoir au début environ 1,4 million avant de voir ses prix baisser.

Il pourrait ainsi équiper des hôpitaux de taille plus modeste que ceux qui utilisent des PET SCAN.

« On ne va pas pouvoir remplacer le PET SCAN dans tous les cas », avertit toutefois le Pr Douek.

C’est le fabricant néerlandais d’appareils médicaux Philips qui a piloté la mise au point du nouveau scanner. Mais d’autres recherches ont été parallèlement engagées, sous l’égide notamment de l’Italien Bracco, pour mettre au point les nouveaux produits de contrastes nécessaires pour que l’appareil donne sa pleine mesure.

Le projet a été mis sur orbite par une subvention de l’État au titre des Investissements d’avenir qui a permis de mettre au point un premier prototype préclinique, testé pendant trois ans sur de petits animaux (rats et lapins). Et par la suite l’Union européenne a apporté 6,4 millions d’euros pour passer à l’étape suivante.

Mais le développement total de l’appareil a coûté « des dizaines de millions d’euros » à Philips, relève le Pr Douek.

fga/ppy/or

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