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AFP

Le Salon du Bourget sous haute protection aérienne

Posté le par Aline Delaval dans Innovations sectorielles

Avions de chasse, hélicoptères, missiles sol-air ainsi que des dizaines de "guetteurs" vont être mobilisés pour assurer la protection du 52e Salon aéronautique du Bourget qui s'ouvre lundi et prévenir jusqu'à la menace de minidrones.

« Compte tenu de la sensibilité de cet événement, avec de nombreuses personnalités, beaucoup de public, nous allons renforcer la défense sol-air, les moyens de détection, d’intervention, y compris contre les minidrones », a déclaré le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général André Lanata, lors d’une visite du dispositif vendredi au Bourget.

Au total, près de 700 personnes vont assurer la protection de l’espace aérien au-dessus du Bourget, où des dizaines de démonstrations en vol viendront s’ajouter au trafic déjà très dense de la région parisienne, notamment autour des aéroports de Roissy et Orly.

Dès qu’un aéronef suspect – non déclaré, sans contact radio – s’approchera de la zone interdite du Bourget, des chasseurs Rafale décolleront depuis la base d’Evreux (Eure) ou des hélicoptères avec tireurs d’élite embarqués depuis la région parisienne afin de s’en approcher et l’identifier.

En cas d’erreur de navigation ou de problème technique, ils l’accompagneront pour le faire sortir de la zone. Si l’aéronef n’obtempère pas, un tir de semonce pourra s’ensuivre et dans le cas ultime un tir de destruction sur ordre du Premier ministre.

Des missiles sol-air Crotal et Mamba complètent le dispositif, de même qu’un avion-radar AWACS.

« L’AWACS nous permet d’avoir une situation aérienne générale depuis là où il est jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres et jusqu’au sol sans être gêné par les masques du relief, des bâtiments », a relevé le général Jean-Christophe Zimmerman, commandant en second de la Défense aérienne.

Pour repérer les minidrones, facteur potentiel d’accident et de menace terroriste, plusieurs dizaines de guetteurs scruteront le ciel, dotés de jumelles infrarouges permettant de prendre des images vidéo et de les transférer jusqu’au poste de commandement.

« On a des capacités qui nous permettent d’identifier cette menace, de voir si c’est un petit drone, un gros drone, s’il emporte une charge et on a une capacité électromagnétique d’en prendre le contrôle », a expliqué le commandant Stéphane, responsable du dispositif de protection aérienne autour du Bourget (pour des raisons de sécurité, les noms des militaires autres que les officiers généraux ne sont pas communiqués).

Le drone sera alors stoppé, plutôt que détruit. « L’idée c’est de le neutraliser, pas forcément de l’abattre, ce qui peut être dangereux au-dessus d’une foule », souligne un responsable de la sécurité aérienne.

Un drone MALE (Moyenne Altitude, Longue Endurance) Harfang sera également déployé pour détecter d’éventuels décollages illicites, a précisé le commandant Stéphane.

Un petit défi dans l’environnement très chargé du Bourget : « Il faut réussir à le faire transiter en région parisienne et à le maintenir sur zone au milieu du trafic aérien », a-t-il pointé.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2017 Agence France-Presse. »

Posté le par Aline Delaval


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