Des robots simulent le quotidien d’une famille moyenne pour évaluer les dépenses énergétiques

L’Oak Ridge National Library (ORNL), un Institut américain de recherche sur l’électricité, est à l’origine de ce projet d’étude concernant les meilleurs matériaux à utiliser pour construire la maison la plus économe qui soit. Durant 6 années, l’expérience a simulé la vie au sein de trois maisons-tests aux termes desquelles l’ORNL a enfin pu déterminer la configuration optimale.

La première maison étudiée répond aux normes standards. Elle est représentative des habitations classiques,  c’est la maison témoin. La deuxième maison intègre des technologies d’économie d’énergie tandis que la troisième est alimentée par des panneaux solaires de 2.5kW. Chaque maison a été soumise au même protocole, la simulation étant strictement identique. Chaque jour la lumière s’allumait, le frigo s’ouvrait et se refermait à plusieurs reprises, la baignoire se remplissait et la télévision s’allumait. Chaque soir, la lumière s’éteignait. Plusieurs fois par semaine, la machine à laver et le sèche-linge fonctionnaient. En tout, ce sont pas moins de 100 points de mesures qui furent analysés dans ces maisons-robot. Tout ceci représentant les habitudes d’une famille. Pourtant, aucun humain n’a jamais activé ni TV ni lave-linge. Tout était robotisé, jusqu’à ce système de réservoir simulant la production de chaleur et d’humidité des corps humains.

Bilan : la maison la moins énergivore est celle avec les panneaux solaires. On s’y attendait un peu mais grâce à cette expérience unique, on connait l’économie réalisée. Ainsi, la deuxième maison permet d’économiser 37% d’énergie, et la troisième consomme 57% d’énergie en moins qu’une habitation classique, grâce à l’énergie produite de façon autonome via les panneaux solaires. Finalement, d’après cette expérience, le plus efficace pour abaisser les coûts reste de s’assurer de l’efficacité des fermetures (portes, fenêtres), qu’il n’y a pas de fuite et utiliser des lampes basse consommation. La facture énergétique de la maison avec panneaux solaires est de seulement 35$ mensuels, soit une économie annuelle de 317$ (254€) par rapport à une maison standard.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Le chantier des éoliennes en mer prend forme à Saint-Nazaire

Dans ses deux usines du port de Saint-Nazaire, Alstom produira les alternateurs et les nacelles des 80 éoliennes du futur parc en mer du banc de Guérande de Saint-Nazaire. En sortiront aussi, les alternateurs et nacelles qui équiperont les champs éoliens de Courseulles-sur-Mer et du Fécamp, remportés par les consortiums menés par EDF Energies Nouvelles. Les mâts et les pales de ces éoliennes proviendront quant à eux des deux usines Alstom de Cherbourg.

La production démarrera en février 2015. La première livraison de 5 éoliennes de présérie sera destinée à la ferme de Block Island aux Etats-Unis. A terme, 100 machines devraient être produites chaque année dans ces usines.

Un hub logistique en construction

Sur le site portuaire de Saint-Nazaire la construction d’un hub logistique destiné aux deux consortiums ayant remporté les appels d’offres pour l’installation des deux parcs éoliens en mer régionaux, commencera en mars 2015. Les premiers travaux débuteront  par la démolition d’une vingtaine de Blockhaus et l’extraction et la mise en décharge des sols pollués d’une ancienne station de déballastage.

Des travaux de renforcement du port sont aussi prévus, vu qu’une nacelle, par exemple, pèse environ 400 tonnes, soit le poids d’une rame TGV. « Une partie du quai va faire l’objet de renforcements à 15 tonnes au mètre carré, deux fois plus robuste qu’un quai classique, car les nacelles et les pâles font plusieurs centaines de tonnes sur de petites emprises« , précise  Philippe Léon, chef de projet du hub logistique.

Livré fin 2016, ce hub occupera une quinzaine d’hectares dont 11 hectares pour la plate-forme bord à quai proprement dite. « Le choix de Saint Nazaire est bien évidemment lié à la proximité du parc, mais aussi à la qualité des infrastructures proposées, au tissu économique et au tissu d’entreprises qui existent sur le bassin de Saint-Nazaire et qui maîtrisent déjà ces compétences de logistiques portuaires, de chargement de colis lourds« , vante Gaetan Duchene, chef de projet du parc éolien de Saint-Nazaire pour EDF Energies Nouvelles. Pour Nantes Saint-Nazaire Port, cet équipement représente un investissement de 10 millions d’euros.

Un hub pour deux parcs éoliens

142 éoliennes seront préparées sur le hub de Saint-Nazaire. Le premier utilisateur sera Eolien Maritime France (EMF), consortium européen regroupant EDF Energies Nouvelles et le danois Dong Energy Power, avec des éoliennes fournies par Alstom, pour le futur parc de Saint-Nazaire.

Ce parc sera installé entre 2018 et 2020 en mer du banc de Guérande de Saint-Nazaire, à 12 km des côtes, entre Le Croisic et Le Pouliguen. Il s’agit d’un parc de 80 éoliennes (Haliade 150-6MW) pour une puissance totale de 480 MW.  Il pourra alimenter en électricité et chauffage environ 720 000 habitants.

Dans un deuxième temps, GDF Suez, associé à Areva, EDP renewables et Neoen marine, retenus pour mener l’exploitation du champ des Deux îles, prendront possession du hub. 62 éoliennes, pour un total de 500 MW, seront installées entre 2021 et 2023, au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier.

Et après? Quand les deux parcs éoliens seront construits, le hub pourra servir aux autres industriels présents sur le port. »L’idée est d’avoir une certaine cohérence industrielle pour que les sous-stations électriques ou les fondations métalliques qui sortiront de l’usine STX puissent bénéficier aussi des installations et des infrastructures du port sur le long-terme« , prévient Philippe Léon.

Comment va se passer l’assemblage des éoliennes en mer ?

L’utilisation de ce hub commencera pendant la phase de construction du parc éolien de Saint-Nazaire, prévue entre 2018 et 2020. Une fois pré-assemblées, les éoliennes seront chargées sur des navires spécifiques, dits « jack-up ». Ces bateaux ont la particularité de se pouvoir se relever en se posant sur le fond sur des pieux métalliques. Ils sont « auto-élévateur ». Une fois posés sur leurs pieux métallique, ils se « transforment » en plate-forme.

« C’est ici que vont converger toutes les pièces et composants essentiels. Les navires jack-up chargeront les pièces – nacelles, pâles, tronçons d’éoliennes – et partiront en mer pour les installer« , résume Gaetan Duchene. L’installation des éoliennes s’échelonnera sur 2 ans, mais elles entreront en production au fur et à mesure de leur assemblage.

« Le banc de Guérande est un plateau rocheux dont la profondeur se situe entre 12 et 23 mètres« , explique Gaetan Duchene. « Les fondations retenues pour ce projet seront des mono-pieux : il faut imaginer un cylindre métallique creux de 7 mètres de diamètre qui va être fiché dans le sol, sur lequel on va venir installer l’éolienne« , poursuit-il. Enfin, « le pieux est installé par batage. S’il ne descend plus par batage, on procèdera par forage« .

Suite au débat public qui a permis d’échanger avec le territoire, les demandes d’autorisation pour le parc éolien de Saint-Nazaire ont été déposées le 23 octobre, accompagnées de l’étude d’impact environnementale. « Ces autorisations seront instruites au cours de l’année prochaine par les services de l’état avec notamment une enquête publique« , prévient Gaetan Duchene.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Les carburants sont au plus bas depuis plus de quatre ans en France

Carburant privilégié des Français avec plus de 80% des ventes, le gazole a baissé de 3,44 centimes en une semaine pour s’établir à 1,1792 euro le litre vendredi dernier, montrent les chiffres hebdomadaires du ministère de l’Ecologie et de l’Energie.

C’est près de 16 centimes de moins depuis le début de l’année, et le niveau le plus bas observé depuis le 12 novembre 2010, quand le litre de gazole valait 1,1773 euro. Pour un plein de 50 litres, cela représente une économie d’environ 8 euros.

Les prix de l’essence sans plomb ont également poursuivi leur repli.

Deuxième carburant le plus vendu dans l’Hexagone, l’essence sans plomb 95 s’affichait à 1,3733 euro le litre, ce qui représente une baisse de 3,34 centimes d’une semaine sur l’autre. C’est un niveau plancher depuis le 26 novembre 2010.

Le litre de SP 98 a lui abandonné 3,04 centimes à 1,4395 euro, le niveau le plus faible depuis le 3 décembre 2010.

« Ces mouvements reflètent le fait que le brut a continué de baisser, combiné à une dépréciation de l’euro », a expliqué à l’AFP le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky.

Les cours du pétrole restaient pénalisés lundi par la surabondance de l’offre, les perspectives moroses de demande et un dollar fort. A Londres, le baril de Brent a même atteint vers 09H45 GMT son niveau le plus bas depuis octobre 2009, à 67,35 dollars.

Selon M. Schilansky, les prix des carburants devraient se stabiliser autour de leur niveau actuel, à moins d’un nouvel accès de faiblesse des prix du brut.

« Dans tous les cas, on ne voit pas de facteur qui conduirait à la hausse dans les mois qui viennent », a-t-il dit.

L’Elysée a estimé que la baisse de l’or noir était correctement répercutée dans les prix des carburants à la pompe, à l’issue d’une rencontre lundi avec des professionnels du secteur. A cette occasion, l’objectif gouvernemental de revenir sur l’avantage donné au gazole a été réaffirmé.

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De l’ADN a survécu à un voyage dans l’espace

L’expérience remonte à 2011. Dans le cadre de la mission européenne Texus, des scientifiques ont déposé en certains endroits de la fusée Texus-49 des plasmides, des molécules d’ADN circulaires présentes dans les bactéries, avant de l’envoyer faire un tour dans l’espace. Les molécules attachées ont donc dû endurer les conditions extrêmes que peuvent subir des objets à l’entrée et à la sortie de l’atmosphère. Pendant un court laps de temps, elles ont été chauffé à 1000°C mais elles ont survécu et sont restées accrochées à la capsule. Chose inouïe, si le code génétique qu’elles contiennent n’est peut-être pas resté tout à fait intact, il est en tout cas resté déchiffrable et a pu être transmis à des cellules de bactérie et de tissus conjonctifs (TC). Signe de leur robustesse.

 

Toutefois, les molécules d’ADN n’ont pas toutes réagi de la même façon. En fonction de l’endroit où elles ont été placées, elles ont plus ou moins bien résisté.

Ainsi, celles qui étaient incurvées dans les rainures des têtes de vis ont un taux de survie plus important que les autres (53%). 

 

Cela a inévitablement engendré un questionnement chez nombre de scientifiques concernant l’origine de la vie. Certains se demandant si elle ne serait pas venue de l’espace comme le décrit le principe de la panspermie; cette théorie scientifique selon laquelle la vie aurait été apportée d’autres planètes, véhiculée par des matériaux extraterrestres comme les comètes, météorites et autres corps rocheux. Sachant qu’une centaine de tonnes atterrit chaque jour sur Terre, pourquoi pas me direz-vous. En tout cas, la résistance de l’ADN à ces conditions extrêmes peut conforter cette théorie.

 

Cette constatation va forcer les scientifiques à prendre davantage de précautions à l’avenir car si les molécules d’ADN survivent dans l’espace et restent agrippées à l’enveloppe d’une fusée, elles peuvent aussi se répandre et contaminer de leur présence certaines régions de l’espace, comme Mars. Ce que redoute Oliver Ullrich, professeur de l’Institut d’anatomie de l’Université de Zurich et co-signataire de l’étude parue sur la revue scientifique américaine PLOS ONE : « nous devons éviter une telle contamination dans notre recherche pour une vie extraterrestre ».

 
Par Sébastien Tribot

Négociations climat: « le sentiment d’urgence fait défaut » (Union européenne)

« Le sentiment d’urgence fait défaut, les questions fondamentales en jeu font retomber les parties dans leurs positions habituelles », a-t-il déploré lors d’une conférence de presse en marge de la Conférence de l’Onu sur le climat qui se déroule du 1er au 12 décembre dans la capitale péruvienne.

« Dans les jours prochains, nous devons redoubler d’efforts pour écouter les préoccupations des uns et des autres », a-t-il insisté, appelant les parties à « s’écouter » et non à « se donner des leçons ».

Depuis une semaine, les délégations des 195 pays membres de la convention de l’Onu sur le climat ont repris leurs négociations en vue de conclure un accord mondial sur les réductions de gaz à effet de serre dans un an à Paris.

Les positions des pays industrialisés, des pays les moins avancés et des grands émergents sont très éloignées sur de nombreux sujets tels que la prise en compte, ou pas, de la responsabilité historique des pays riches dans le réchauffement, l’aide financière aux pays du Sud ou encore le contenu des engagements qu’auront à produire les divers pays fin 2015, appelées « contributions nationales ».

« Nous pensons que les contributions nationales doivent se limiter aux efforts de réduction des émissions » de gaz à effet de serre, a affirmé M. Canete.

Les pays en voie de développement veulent y voir inclus leurs efforts d’adaptation au changement climatique et les moyens notamment financiers que les pays riches pourraient mettre en oeuvre pour les aider.

« Nous devons prendre en compte l’adaptation (dans le futur accord), mais pas dans les contributions nationales », estime Miguel Canete.

La question du périmètre des contributions doit faire l’objet d’une décision approuvée par tous d’ici la fin de la semaine.

Sur l’épineuse question de la « différentiation » entre les pays, « nous ne sommes pas d’accord avec une interprétation rigide  » de la convention de l’Onu qui a créé deux catégories (Annexes 1 et 2), l’une pour les pays développés et une pour les pays en voie de développement, a affirmé Miguel Canete.

Les grands émergents insistent pour ne pas être traités à la même enseigne que les pays industrialisés, au nom de leur droit au développement et de la responsabilité historique des pays du Nord dans le changement climatique.

« Le monde de 2015 n’est pas le monde de 1992 », date de signature de la convention de l’Onu sur le climat, a fait valoir le commissaire européen, en référence à l’essor de la Chine et de l’Inde qui sont entre temps devenues respectivement 1er et 4ème émetteur de GES au monde.

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Reach/CLP : toute l’actualité de décembre (1/2)

Le Ministère publie un mode d’emploi pour la demande d’autorisation

Le ministère de l’Ecologie a mis en ligne le 2 octobre une brochure présentant les conditions de la demande d’autorisation ainsi que les étapes de cette procédure dans le cadre du règlement Reach. Elle s’adresse aux entreprises qui mettent sur le marché ou utilisent des substances chimiques préoccupantes, « susceptibles de provoquer des effets irréversibles graves sur la santé ou sur l’environnement ».

Le règlement PIC modifié

15/10/2014

Un règlement n° 1078/2014 de la Commission européenne du 7 août 2014, publié le 15 octobre, modifie une nouvelle fois le règlement relatif aux exportations et importations de produits chimiques dangereux, dit « règlement PIC ». Il n’est toutefois applicable qu’au 1er décembre 2014 afin de laisser suffisamment de temps aux industriels et aux Etats membres pour adopter les mesures nécessaires à son respect.

Plusieurs substances ont été ajoutées à la liste des produits chimiques figurant à l’annexe I du règlement, parties 1 et 2, c’est-à-dire soumis à notification d’exportation et répondant aux critères requis pour être soumis à la procédure de notification PIC.

La newsletter d’octobre est en ligne

16/10/2014

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

16/10/2014

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. 33 propositions sont concernées. Les informations relatives à ces substances sont à soumettre pour le 1er décembre 2014.

Rectificatif à la décision 2014/313/UE relatif aux biocides afin de tenir compte de l’évolution de la classification des substances

18/10/2014

La décision n°2014/313/UE de la Commission du 28 mai 2014 relative aux produits biocides a été rectifiée suite à l’évolution de la classification de certaines substances.

Nouvelle proposition de classification et d’étiquetage harmonisé

21/10/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé de trois nouvelles substances. Les parties intéressées sont invitées à soumettre leurs commentaires sur le site de l’ECHA, et ce avant le 5 décembre 2014.

Nouvelle proposition de classification et d’étiquetage harmonisé

28/10/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé de deux nouvelles substances. Les parties intéressées sont invitées à soumettre leurs commentaires sur le site de l’ECHA, et ce avant le 12 décembre 2014.

Plus d’informations sur :

http://echa.europa.eu/harmonised-classification-and-labelling-consultation

Proposition visant à actualiser le CoRAP

30/10/2014

L’ECHA a préparé une proposition visant à actualiser le plan d’action continu communautaire (CoRAP). Le projet de plan contient 134 substances qui sont proposées pour être évalués en 2015-2017 par les États membres en vertu du règlement REACH, 65 substances nouvellement sélectionnés et 69 substances du plan adopté et publié le 26 Mars 2014.

Nouvelles directives pour les titres des scénarios d’exposition

05/11/2014

Dans le cadre de la feuille de route sur le rapport sur la sécurité chimique et le scénario d’exposition (CSR/SE Roadmap), l’ECHA, le CEFIC et DUCC ont développé une approche visant à harmoniser les titres des scénarios d’exposition d’une manière plus cohérente et structurée.

Demande d’autorisation

12/11/2014

L’ECHA a publié les demandes d’autorisation couvrant 17 usages du trichloroéthylène. Les parties intéressées sont invitées à soumettre leurs commentaires sur le site de l’ECHA, et ce avant le 7 janvier 2015.

Nouvelle proposition de classification et d’étiquetage harmonisé

13/11/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé d’une nouvelle substance. Les parties intéressées sont invitées à soumettre leurs commentaires sur le site de l’ECHA, et ce avant le 2 janvier 2015.

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

18/11/2014

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. 7 propositions sont concernées. Les informations relatives à ces substances sont à soumettre pour le 2 janvier 2015.

Rectificatif au règlement (CE) no 552/2009 de la Commission du 22 juin 2009 modifiant le règlement REACH

18/11/2014

Un rectificatif au règlement européen n° 552/2009 de la Commission du 22 juin 2009 modifiant le règlement européen n° 1907/2006 (règlement REACH), est paru au journal officiel le 18/11/2014. Ce texte modifie l’annexe XVII et concerne les phtalates dans les jouets et les articles de puériculture.

Règlementation Transport de marchandises dangereuses

22/11/2014

La directive européenne n°2014/103/UE vient modifier la directive du 24 septembre 2008 qui réglemente le transport des marchandises dangereuses au sein de l’Union européenne. Le texte renvoie à la version 2015 des accords internationaux relatifs au transport de marchandises dangereuses par route (ADR), par rail (RID) et par voie navigable (ADN).

Ces accords sont mis à jour tous les deux ans. La dernière version s’applique à compter du 1er janvier 2015, avec un période transitoire courant jusqu’au 30 juin 2015, période durant laquelle les anciennes versions peuvent continuer à être appliquées.

Publication d’une vidéo sensibilisant au règlement CLP

A partir du 1er Juin 2015, le règlement relatif à la classification, l’étiquetage et l’emballage (CLP) sera la seule règlementation pour classifier et l’étiqueter des substances et des mélanges avant mise sur le marché. L’ECHA a publié une vidéo de sensibilisation à l’importance du CLP.

Cette vidéo est disponible en 23 langues avec plus d’informations pour le grand public sur la page web dédié au CLP 2015.

Nouvelle FAQ sur les exemptions à l’autorisation

La nouvelle FAQ précise comment certaines utilisations spécifiques sont exemptes de l’autorisation. Celles-ci concernent des utilisations dans des médicaments, de la nourriture ou des aliments pour animaux, les produits phytopharmaceutiques, les produits biocides, des carburants, des produits cosmétiques et des matériaux au contact des aliments. Elles concernent également des utilisations comme combustibles dans des systèmes fermés, des utilisations dans les appareils médicaux, dans la recherche scientifique et le développement.

Nouvelle version de R4BP 3 (registre sur les produits biocides)

03/12/2014

La dernière version du R4PB pour les produits biocides est maintenant en ligne. Cette version est plus facile d’utilisation et présente 27 fonctionnalités en plus. Plus d’informations sur :

http://echa.europa.eu/support/dossier-submission-tools/r4bp

http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/new-improved-version-of-r4bp-3-now-available

Le RAC et le SEAC d’accord sur des propositions

04/12/2014

Les comités sur les risques chimiques (RAC) et sur les analyses socio-économiques (SEAC) se sont entendus sur des propositions de restriction (2 propositions) et des demandes d’autorisation. Cet accord porte sur 43 projets d’avis pour des utilisations individuelles.

Modification du règlement CLP

05/12/2014

Le règlement européen n° 1297/2014 de la Commission du 5 décembre 2014 modifie, aux fins de son adaptation au progrès technique et scientifique, le règlement européen n° 1272/2008 relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges. Ce règlement s’applique à compter du 1er juin 2015.

Par Céline Garobiaud

 

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Google, « principal attribut de la puissance américaine » pour le patron d’Orange

« Au-delà de la force de Google et de sa technologie (…) qui est irrattrapable, il y a quelque chose de très politique », dans la dominance de Google dans le numérique, a souligné le PDG de l’opérateur français, au cours du sommet de l’économie, organisé à Paris.

« Google aujourd’hui est le principal attribut de la puissance américaine, alors qu’il y a vingt ans c’était peut-être les industries de l’armement, avec Boeing », a-t-il poursuivi au cours de la table ronde « A quand un Google français? »

« A cette puissance fait écho la faiblesse de l’Europe, atomisée, qui n’a pas de politique unifiée en matière de digital », a déploré le responsable appelant à un régulateur des télécoms et de la concurrence unique pour l’UE.

L’Union européenne est « un espace avec 28 pays, 28 régulateurs, qui est aussi un gruyère sur le plan fiscal. Pour Google, l’Europe est une passoire », a-t-il souligné.

Estimant que l’avance technologique du géant américain n’était plus rattrapable, Stéphane Richard a estimé cependant qu’il y avait « plein de domaines où l’Europe peut jouer une carte décisive au niveau mondial », notamment les objets connectés, le paiement mobile ou la robotique.

Google, qui a notamment une part de marché de plus de 90% dans les moteurs de recherche en Europe, fait l’objet d’une pression croissante en Europe après l’adoption d’une résolution symbolique au Parlement européen appelant à son démantèlement.

Le ministre des Finances britannique Georges Osborne a annoncé mercredi une nouvelle taxe de 25% sur les multinationales qui cherchent actuellement à échapper à l’impôt avec des montages fiscaux complexes, un dispositif baptisé « Google tax » même si elle ne vise pas seulement le géant américain.

lgo/smr/cb/ei

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L’Agence spatiale européenne confie à Airbus une nouvelle mission d’observation de la Terre

« Cette mission a pour vocation de fournir des mesures de haute précision sur la topographie de la surface des océans » dans le cadre du programme d’observation de la Terre Copernicus, a indiqué Airbus D and S dans un communiqué vendredi.

« Le lancement (du satellite) Jason-CS/Sentinel-6 est prévu en 2020, a précisé le groupe.

Ce satellite effectuera des mesures « indispensables pour modéliser les océans et anticiper les augmentations du niveau des mers », indique le groupe.

Ainsi, il mesurera la distance qui le sépare de la surface de l’océan avec une précision de quelques centimètres et utilisera les données recueillies pour cartographier l’ensemble de la topographie de l’océan.

« Un tel degré de précision dans l’observation des variations de hauteur de la surface des océans permet de fournir des informations sur le niveau des mers, la vitesse et la direction des courants et le stockage de chaleur dans l’océan », selon Airbus D and S.

Le site d’Airbus D and S à Friedrichshafen (Allemagne) va assurer la maîtrise d’oeuvre du segment spatial et diriger le consortium industriel pour le compte de l’ESA.

Thales Alenia Space France construira l’instrument principal, un radar altimètre, tandis que d’autres instruments seront produits par la NASA ou fournis par l’Administration océanique et atmosphérique nationale des États-Unis (NOAA).

dlm/fpo/bpi/mr

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Les sèche-mains à air pulsé sont moins hygiéniques que du papier

Cette fois, le progrès n’a pas que du bon. Les sèche-mains à air pulsé qui ont envahi les toilettes de nombreux espaces publiques et privés sont en fait des nids à microbes et surtout une source de bactéries envoyées directement sur l’utilisateur lors de son fonctionnement. Les scientifiques britanniques qui se sont penchés sur la question du séchage des mains ont découvert que des sanitaires équipés de sèche-mains à air pulsé contenaient 27 fois plus de bactéries dans l’air que des toilettes avec des rouleaux de serviettes en papier.

Les universitaires de Leeds ont contaminé les mains de cobayes avec des bactéries de type Lactobacille. Ces bactéries lactiques sont non pathogènes et leur environnement de prédilection est un substrat glucidique, ce qui n’est pas du tout le cas des toilettes. Les personnes contaminées se sont ensuite lavé les mains avec chacun des trois systèmes étudiés : le sèche-mains à air pulsé, le sèche-mains électrique et la serviette en papier jetable.  

Immédiatement après ces lavages de mains, les chercheurs ont mesuré la quantité de bactéries dans l’air. Ils ont renouvelé la mesure un quart d’heure plus tard. Les résultats sont édifiants puisque pour 3 bactéries laissées par l’utilisation d’une serviette en papier, le sèche-mains électrique en laisse 16 tandis que celui à air pulsé en rejette 71 ! Une différence qui persiste dans le temps puisque 15 minutes après pour 1 bactérie retrouvée dans le cas du papier, il en reste 4 pour le sèche-mains électrique et 14 avec le sèche-main à air pulsée. Le problème du sèche-mains à air pulsé est qu’il expulse les bactéries, les projetant vers le visage en même temps que dans l’air, d’où la contamination de l’environnement.

Il est clair que si l’on souhaite éviter la propagation des bactéries, les sèche-mains à air pulsés sont donc à proscrire. Ce problème d’hygiène est pourtant connu depuis longtemps. En 2007, Frédéric Saldmann, médecin et auteur du livre On s’en lave les mains, alertait déjà contre le danger sanitaire de ces nouveaux sèche-mains. Ceci n’a pas freiné l’essor des sèche-mains à air pulsé, qui ont l’avantage de coûter moins chers à l’usage que les rouleaux de papier.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Votre vélo devient électrique et roule grâce au soleil

Le composant principal de ce kit DDS est une roue équipée d’un moteur de 250 watts et d’une batterie lithium-polymère de 36 volts, tous deux situées dans son moyeu. Ce dernier comprend aussi une série de panneaux solaires, qui sont protégés par un revêtement en plastique transparent.

Pour être paré d’un nouveau vélo électrique disposant d’une autonomie d’environ 10 km lorsque les batteries sont pleines, il faudra placer cette roue à la place de la roue arrière de votre vélo habituel. Selon Daymak, l’installation serait des plus simples et prendrait moins de 5 minutes. 

Dès que votre vélo est garé ou qu’il roule sous la lumière du jour, les panneaux solaires rechargent en continu  la batterie. Mais ce n’est pas tout. Une commande placée sur le guidon permet de régler le niveau d’assistance du moteur en fonction de vos envies. Il communique sans fil avec le moteur, et dispose de ses propres panneaux solaires pour charger sa batterie. Il est également possible d’opérer grâce à une application sur Smartphone communiquant en Bluetooth.

A en croire le constructeur, chaque exposition d’une heure au soleil recharge la batterie pour rouler un kilomètre en mode « tout électrique ». Néanmoins, si le soleil n’est pas au rendez-vous il est toujours possible de recharger la batterie du moteur et du contrôleur sur secteur, grâce au chargeur fourni. 

Ce kit DDS devrait être disponible début 2015 pour des roues de 26 et 28 pouces. Le prix public conseillé est de 699 dollars, soit autour de 550 euros

  • Découvrir le kit DDS de Daymak en vidéo

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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L’UE et les États-Unis encouragent les alternatives à South Stream

Des représentants de l’UE et des États-Unis se sont rencontrés à Bruxelles lors d’un Conseil de l’énergie le 3 décembre, deux jours après que Vladimir Poutine, le président russe, a annoncé l’abandon du projet de gazoduc South Stream, qui aurait transporté du gaz naturel sous la mer Noire vers la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, la Slovénie et l’Autriche.

La Haute-représentante aux affaires étrangères, Federica Mogherini, et le secrétaire d’État américain, John Kerry, étaient présents lors de cette réunion, parfaite démonstration d’unité contre l’utilisation des ressources énergétiques comme instrument politique par la Russie.

Après la réunion, des représentants de l’UE et des États-Unis ont déclaré que le gazoduc aurait renforcé la mainmise de la Russie sur le marché du gaz, alors qu’il est aujourd’hui nécessaire de diversifier les sources et les itinéraires d’approvisionnement.

« South Stream ne diversifiait rien, il s’agissait juste d’une autre route », a ainsi souligné un représentant de l’UE. « Le gaz ne serait pas passé par l’Ukraine, mais ce serait le même gaz ». Et pour les États-Unis, « South Stream n’était pas un projet de diversification pour la région ».

Des exemples de projets alternatifs

Les représentants des États-Unis ont salué des projets alternatifs nés dans les pays baltes, comme le terminal flottant « Freedom » permettant d’acheminer du gaz naturel liquéfié (GNL) en Lituanie, un nouvel accord d’interconnexion entre la Finlande et l’Estonie, ou encore des terminaux de GNL à Helsinki et Tallinn. Ce genre de projets doit servir d’exemple au reste de l’UE.

Le GNL n’est pas transporté dans des gazoducs, ce qui en fait une alternative possible au gaz naturel. L’utilisation de GNL permettrait également de diversifier les fournisseurs d’énergie et donc de réduire la dépendance de l’UE à la Russie.

Le gazoduc South Stream aurait permis à la Russie de livrer du gaz à l’Europe sans passer par l’Ukraine. La plupart des importations de gaz russe à l’heure actuelle, qui représentent 30 % des besoins annuels européens, transitent actuellement par l’Ukraine. En 2009, la Russie avait fermé les robinets de gaz suite à une dispute avec Kiev, ce qui avait engendré des pénuries dans l’UE.

La sécurité énergétique est devenue l’une des préoccupations essentielles des décideurs politiques depuis que la crise ukrainienne s’est aggravée cette année, soulignant encore la dépendance de l’UE vis-à-vis de la Russie.

Vladimir Poutine considère l’UE responsable de l’échec du projet de South Stream, abandonné suite à une décision de la Bulgarie. La Commission européenne avait incité le pays à mettre un terme au projet. Selon l’exécutif européen, celui-ci enfreignait certaines lois européennes.

« Nous avons été très clairs quant à la stratégie du secteur européen de l’énergie face au projet South Stream. Nous voulions que le projet soit suspendu et la dimension de la sécurité énergétique a conforté notre position », assure un représentant de l’UE.

Certains pays, comme la Bulgarie et la Serbie, ont exigé des compensations suite à la suspension du projet. L’exécutif européen a cependant coupé court à ces réclamations, soulignant qu’il s’agissait d’une affaire interne à l’UE, qui ne devait pas être discutée avec les représentants des États-Unis.

Le choix de la Turquie s’impose

L’abandon de South Stream devrait faire de la Turquie une plateforme gazière d’envergure. Moscou et Ankara ont en effet conclu un accord préliminaire sur le début de travaux liés à un gazoduc alternatif passant par la Turquie et qui se terminerait par une plateforme de distribution près de la frontière grecque.

Lors d’une conférence de presse, Vladimir Poutine a déclaré que cette plateforme pourrait alimenter l’UE, si ses membres le souhaitaient. 60 % environ du gaz naturel utilisé en Turquie vient de Russie.

« Nous allons sans aucun doute continuer à coopérer étroitement avec la Turquie », assure par ailleurs un représentant européen. « La Turquie peut permettre aux marchés européens de diversifier ses fournisseurs de gaz et les routes que celui-ci emprunte, ce qui est nécessaire au moyen et long terme. »

Le gaz et le pétrole provenant de la Méditerranée, de la mer Caspienne et d’Irak pourraient également transiter par la Turquie. « En ce qui concerne l’acheminement, la Turquie est un acteur essentiel », souligne un représentant européen, qui ajoute qu’une stratégie pour l’énergie intégrant la Turquie sera élaborée dans le courant du mois de décembre.

L’union énergétique

Plus tôt dans la semaine, l’Agence internationale de l’énergie a publié un rapport sur la politique énergétique de l’UE. Selon ce rapport, l’Europe restera dépendant du gaz russe pendant encore un certain temps.

Cette analyse est jugée intéressante par l’exécutif européen, qui souligne néanmoins que la responsabilité d’élaborer de nouvelles politiques et mesures lui revenait.

« Il existe incontestablement une volonté politique d’agir en ce qui concerne la sécurité énergétique à la Commission européenne et à l’UE. La sécurité énergétique sera probablement la première priorité de l’union énergétique, étant donné qu’il s’agit d’une sorte de précondition », rappelle un représentant de l’exécutif.

Des mesures ad hoc devraient également permettre à l’Union d’accélérer certains processus, comme dans le cadre de l’inversion des flux en Slovaquie, qui a permis à l’UE de vendre du gaz russe à l’Ukraine.

« L’Europe restera dépendante, si vous voulez utiliser ce terme, du gaz russe tant qu’il est l’option la moins chère. Ça n’est pas un problème. Ce qui est important, c’est de s’assurer que ça ne soit plus le cas le jour où il se pourrait que ce gaz ne soit plus livré. Nous devrons alors pouvoir nous fournir ailleurs », conclut le représentant.

EurActiv.com

Moteurs de recherche scientifiques : les alternatives à Google Scholar

Il existe aussi plusieurs moteurs de recherche spécialisés dans l’information scientifique, de bonne facture et très performants. Les moteurs de recherche scientifique permettent non seulement d’accéder aux métadonnées d’une revue, mais souvent à tous les articles de ses numéros, en liaison avec diverse bases de données de littérature scientifique. 

Ressources en libre accès

Les outils les plus efficaces sont sans doute ceux qui vous permettent d’effectuer des recherches, en plein texte, dans des ressources en libre accès. Le métamoteur d’origine allemande Base (Bielefeld Academic Search Engine) “moissonne” ainsi plus de 65 millions de documents scientifiques, issus de 3213 ressources libres. Plutôt impressionnant, et diablement efficace. 

Utilisant, comme Base, le protocole de partage de métadonnées de l’Open Archives Initiative (OAI), projet qui vise à faciliter l’échange d’archives numériques, le moteur américain OAIster propose de fouiller dans une large gamme d’archives open source (images, articles de journaux, textes, livres, vidéos, sons – 25 millions de notices en tout), de niveau universitaire, en provenance de plus de 500 institutions académiques. 

Biologie, médecine et chimie

Concernant la biologie, BioTechSearchEngine vous donnera accès à plus de 300 revues en libre accès. BioMedCentral vous permettra d’accéder aussi à 200 revues en biologie et en médecine, toujours en libre accès. Il existe aussi des moteurs de recherche destinés aux chimistes, très efficaces, comme PubChem, ou ProfusionChimie

Sciences de l’ingénieur, informatique, mathématiques

Pour les sciences de l’ingénieur, l’informatique et les mathématiques, il existe des moteurs plus spécifiques, comme celui de l’IEEE (Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens), ou comme le très pointu CiteSeerX, à la fois bibliothèque numérique et moteur de recherche de documents en sciences de l’information et en informatique. Gratuit, TechXtra vous permettra aussi de rechercher des articles, des livres, des articles de journaux, des rapports techniques, des thèses, des mémoires, ou des ressources éducatives libres (OER). 

Le portail WorldWideScience s’avèrera aussi un moteur utile dans vos recherches. Il vous permettra d’accéder à une vaste base de brevets et de textes (de toutes disciplines) produits par les sociétés savantes du monde entier, de l’INIST (Institut de l’information scientifique et technique) à Science.gov, en passant par NARCIS (base développée par l’académie royale néerlandaise pour les arts et les sciences), le Canada Institute for Scientific and Technical Information, ou l’agrégateur de revues japonais, Journal@rchive.

Sciences humaines et sociales

Enfin, si vous effectuez des recherches dans le domaine des sciences humaines et sociales (SHS), vous pourrez vous tourner vers Isidore et Jurn

Le premier est une plateforme de recherche, ouverte aux étudiants, aux doctorants, aux enseignants et aux chercheurs. Conçu par le CNRS, Isidore moissonne une large base de données, menant vers des archives ouvertes, des bibliothèques numériques, des revues en ligne, d’actes de colloques, ou de catalogues tels que ceux du SUDOC, de la BnF, de la Bibliothèque du Congrès US, et de l’IRHT (Institut de recherche et d’histoire des textes). Au total, 3 millions de documents, en provenance de plus de 2000 sources. 

De son côté, Jurn permet de se plonger dans plus de 1000 revues électroniques, en accès libre, en art et sciences humaines.

Par Fabien Soyez

Découvrez le nouvel espace de lecture du site des Techniques de l’Ingénieur

Ce séminaire en ligne (INSCRIPTIONS ICI) sera l’occasion de découvrir le nouvel espace de lecture optimisé et notamment :

  • Une barre d’outils latérale, à gauche, qui regroupe toutes les fonctionnalités pratiques

Pour les articles de référence ou les fiches pratiques, découvrez le confort de lecture d’un affichage en plein écran.

Et toujours, pour une expérience de lecture personnalisée : annotez ou posez des mots clés (tags) sur vos articles, exportez la référence ou le permalien, jouez sur la taille des polices, partagez…

  • Sur la droite vous trouvez tous les compléments d’information

Sommaire, auteurs,  » en savoir plus », boîte à outils, articles liés, mots clés…

  • Un espace de lecture optimisé pour tous les navigateurs, les tablettes et smartphones. Pour chacune de ces versions, accédez facilement à l’ensemble des contenus et fonctionnalités

La notice d’utilisation est disponible en permanence dans votre espace « mon compte » (rubrique documentation du menu de gauche), nous vous proposons également de la télécharger ici.

Publié par P.T

L’intelligence artificielle « pourrait mettre fin à la race humaine », avertit Stephen Hawking

Dans un entretien avec la BBC, le scientifique a déclaré que ce type de technologie pouvait évoluer rapidement et dépasser l’humanité, un scénario comparable à celui des films « Terminator ».

« Les formes primitives d’intelligence artificielle que nous avons déjà se sont montrées très utiles. Mais je pense que le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à la race humaine », a affirmé le professeur dans cet entretien.

« Une fois que les hommes auraient développé l’intelligence artificielle, celle-ci décollerait seule, et se redéfinirait de plus en plus vite », a-t-il déclaré.

« Les humains, limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés », a poursuivi M. Hawking, considéré comme un des plus brillants scientifiques vivants.

Atteint de la maladie de Charcot, autrement appelée sclérose latérale amyotrophique ou SLA, Stephen Hawking se déplace en fauteuil roulant et parle à l’aide d’un ordinateur.

Il reste en faveur des nouvelles technologies de communication et a déclaré avoir été un des premiers à être « connecté » aux débuts d’internet.

M. Hawking a déclaré qu’internet avait apporté à la fois des dangers et des bénéfices, citant un avertissement du nouveau chef de l’agence d’espionnage électronique britannique GCHQ, selon lequel internet était devenu un centre de commandement pour criminels et terroristes.

« Les entreprises d’internet doivent faire plus pour contrer la menace, mais la difficulté est de le faire sans sacrifier la liberté et la vie privée », a soutenu l’astrophysicien âgé de 72 ans.

Stephen Hawking a annoncé mardi que son système de communication, amélioré par le groupe américain Intel, serait accessible gratuitement à la communauté scientifique en janvier 2015.

Tout en saluant les progrès, le scientifique a affirmé ne pas vouloir changer sa voix robotique, qui provient d’un synthétiseur conçu initialement pour un service d’annuaire téléphonique.

« Cette voix était très claire bien qu’un peu robotique. Elle est devenue mon signe distinctif et je ne la changerais pas pour une voix plus naturelle avec un accent britannique », a-t-il dit à la BBC. « Apparemment les enfants qui ont besoin d’une voix synthétique en veulent une comme la mienne ».

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2014 Agence France-Presse. »

Selon une étude japonaise, certaines e-cigarettes contiendraient des substances cancérigènes

Voilà de quoi relancer le débat entre fumeurs et vapoteurs. Alors que les cigarettes électroniques ont envahi la France, les doutes sur leur éventuelle nocivité semblent bien levés. Jeudi 27 novembre, des chercheurs de l’Institut national de la santé publique japonais ont remis leur rapport sur les vapeurs des cigarettes électroniques au ministère de la santé. D’après eux, les cigarettes électroniques sont loin d’être irréprochables.

Pour étudier la quantité de substances chimiques émises par une e-cig, l’équipe a utilisé une machine simulant l’inhalation d’un vapoteur. Dans chaque cas, le système a réalisé 15 bouffées, dix fois de suite. Parmi les différentes cartouches testées, certaines ont montré un taux élevé de produits cancérigènes.  Plus particulièrement, 4 substances toxiques sont très présentes. Il s’agit du formaldéhyde, de l’acroléine, du glyoxal et du méthylglyoxal. Le premier est classé comme un « cancérigène certain », impliqué dans les cancers touchant les fosses nasales, le deuxième est un irritant de la peau hautement lacrymogène, les deux derniers sont des aldéhydes génotoxique  et cytotoxique. Dans un premier temps, les tests ont ainsi révélé la présence de ces substances chimiques à la toxicité avérée, pour ensuite constater un taux parfois très élevé selon les marques étudiées. Pour l’une d’entre elles, le rapport précise que le taux de formaldéhyde est 10 fois supérieur à celui contenu dans une cigarette traditionnelle ! Toutefois, les chercheurs restent prudents et n’accusent pas ouvertement les e-cigarettes d’être cancérigènes. Une prudence liée principalement à la très grande variété de liquides qui empêche une conclusion globale. De plus, le fonctionnement de la cigarette électronique a aussi un impact car le taux de produits toxiques augmente lorsque le fil résistif surchauffe.

Ce qui est sûr, c’est que les e-cig sont loin d’être des dispositifs sans danger. Cet été déjà, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alertaient sur les dangers, déconseillant ces cigarettes aux femmes enceintes et préconisant de les interdire dans les espaces publics fermés. Si l’OMS reconnait que les cigarettes électroniques sont probablement moins nocives que les cigarettes normales, elle insiste sur le fait que les données restent insuffisantes pour conclure.  Autant de tergiversations qui n’émeuvent pas les fumeurs. Le marché des cigarettes électroniques  en France était de 4 millions d’euros en 2010 et est estimé à 275 millions en 2014. Un phénomène mondial puisque selon l’OMS, les ventes de produits liés aux cigarettes électroniques pourraient être multipliées par dix-sept dans les quinze prochaines années.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

S’inspirer de l’effet lotus pour créer un revêtement super-hydrophobe

Une fois n’est pas coutume, la science vient s’inspirer du vivant pour répondre à certaines problématiques. Laissons les poncifs de côté, qui sont légion lorsqu’une équipe de chercheurs a le bon goût de venir piocher dans la quantité inépuisable d’astuces développées par les animaux ou les végétaux au cours de leur évolution, pour nous recentrer sur quelques unes de ces études parmi les moins médiatisées. Rappelons-nous par exemple les qualités auto-nettoyantes des pattes des rainettes qui ont permis de dessiner quelques pistes pour améliorer les surfaces collantes et les rendre elles-aussi auto-nettoyantes. Autre exemple, l’observation des fabuleuses qualités de navigation des chauves-souris pourrait nous amener à repenser complètement nos couloirs aériens.

« Effet lotus »
Ici, deux scientifiques de l’Institut Polytechnique et Université d’État de Virginie – plus connue sous le nom de Virginia Tech – se sont intéressés à ce que l’on appelle couramment « l’effet lotus », un phénomène de super-hydrophobie causé par une rugosité nanométrique et inspiré des feuilles de la plante aquatique du même nom, phénomène qui accorde à une surface des capacités auto-nettoyantes. Pour en être capable, la feuille de lotus s’appuie sur une double structure constituée d’un épiderme formant des papilles de quelques microns sur lesquelles repose une couche de cire hydrophobe, réduisant drastiquement les points de contact entre la surface et l’eau, qui ne peut alors plus atteindre les interstices de la surface de la feuille. L’eau n’a d’autre choix que de s’écouler en emportant avec elle les particules et poussières diverses se trouvant à la surface de celle-ci .

Hydrophobie et super-hydrophobie
L’hydrophobie se définit assez simplement : l’angle de contact d’une goutte d’eau, lorsqu’elle est sur une surface plane (localement), doit dépasser les 90 degrés. Au-delà de 150°, la surface est alors considérée comme étant super-hydrophobe. Un angle de contact égal à 180° signifie que la goutte d’eau est complètement sphérique, repoussant la zone de contact jusqu’à un simple point. À titre d’exemple, le Téflon d’une poêle n’est qu’hydrophobe, l’angle de contact moyen étant de 95°.

Polyvalence du cuivre
Piqués au vif par ce phénomène, Ranga Pitchumani, professeur d’ingénierie mécanique à Virginia Tech, et Atieh Haghdoost, jeune doctorant du laboratoire de Pitchumani, se sont attelés à la création d’un revêtement qui aurait tout aussi peu d’affinités avec les molécules d’eau – avec succès semble-t-il. Les chercheurs auraient réussi à définir une approche simple et bon marché permettant de protéger les surfaces métalliques à l’aide d’une fine pellicule de cuivre, à la fois super-hydrophobe, durable et ayant une bonne conductivité électrique. Enfin, c’est un matériau de premier choix ayant de nombreuses applications mécaniques, électriques et thermiques.
Cette polyvalence du cuivre est primordiale pour nos deux chercheurs, dont l’un des buts à atteindre était de rendre une surface super-hydrophobe sans en altérer ni les propriétés ni la texture, contrairement à la méthode du spray, de loin la plus répandue. Utiliser et traiter du cuivre pour protéger des surfaces en cuivre, ou plus généralement des surfaces métalliques leur a donc semblé tout naturel, bien qu’ils souhaitent développer leur procédé à d’autres matériaux.

Galvanoplastie ou électrodéposition
Le procédé, en deux étapes, s’appuie une technique assez commune appelée galvanoplastie, ou de manière plus descriptive « électrodéposition », qui permet d’appliquer sur une surface un dépôt métallique à l’aide d’un courant électrique continu, métal initialement présent sous forme de cations en solution dans un solvant. Les deux scientifiques se distinguent néanmoins en n’utilisant aucune matrice (procédé qu’ils ont fait breveté), ce qui ouvre la voie à la création d’un revêtement super-hydrophobe constitué du même matériau que celui de la surface à protéger, préservant ainsi ces propriétés thermiques et électriques.
La super-hydrophobie présente de nombreux intérêts : outre ses évidentes qualités d’imperméabilisation, elle permet de lutter assez efficacement contre le gel, souvent fatal pour les isolants électriques, les lignes à haute-tension, ou le revêtement des ailes d’un avion. Elle est également très efficace pour lutter contre la corrosion, l’accumulation de crasse et le « fouling », la colonisation d’un substrat (souvent immergé) par certains organismes.

Par Moonzur Rahman

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Une impulsion lumineuse suffit à effacer un souvenir

Contrôler les neurones à l’aide de la lumière et maîtriser les souvenirs d’une simple impulsion lumineuse, voilà de quoi la science est désormais capable. Une équipe californienne vient de franchir une nouvelle étape en manipulant le cerveau de souris de façon à effacer un souvenir précis. Pour y parvenir, les hommes du Docteur Brian Wiltgen ont implanté un souvenir désagréable dans le cerveau des rongeurs en leur faisant subir une décharge électrique lorsqu’ils sont placés dans une cage.  Après un tel traitement, les souris ressentent la peur dès qu’elles s’approchent de ladite cage. C’est alors que les scientifiques désactivent les neurones associés à ce souvenir grâce à des impulsions lumineuses. La peur est oubliée et les souris pénètrent dans la cage comme si de rien n’était !

Comment les chercheurs font-ils pour désactiver uniquement  les bons neurones ? Pour bien comprendre l’expérience, il faut savoir que les souris utilisées pour l’expérience sont génétiquement modifiées de telle sorte que leurs cellules nerveuses produisent une protéine photosensible. Une fibre optique implantée directement dans le cerveau va alors permettre d’activer cette protéine à une longueur d’onde donnée. Cette dernière va alors fonctionner comme un interrupteur, allumant ou éteignant le neurone ciblé. Cette technique très récente s’appelle l’optogénétique. Les possibilités ouvertes par cette approche mixant optique et génétique lui ont valu d’être élue « Méthode de l’année » par le magazine Nature en 2010.

En  2012, l’équipe de Susumu Tonegawa au MIT parvenait déjà à reproduire un souvenir de peur à volonté. Les scientifiques avaient implanté dans le cerveau de souris génétiquement modifiés une canule de fibre optique qui leur permettait  de stimuler directement des neurones. Ils ont généré de la peur chez ces cobayes via des chocs électriques. Puis, alors que les souris étaient en sécurité, ils ont activé certains neurones grâce à la lumière, provoquant la peur des rongeurs, envahis par le souvenir des impulsions électriques. Ces travaux confirmaient ainsi que les souvenirs étaient stockés directement dans les neurones.

Fin août 2014, ce même groupe enfonce le clou avec une expérience encore plus incroyable. Cette fois, ils ont réussi à transformer un souvenir désagréable en bon souvenir, et réciproquement. Ces travaux parus dans Nature ont consisté à travailler avec deux groupes de rongeurs génétiquement modifiés. Le premier est conditionné par la peur tandis que l’autre l’est au plaisir. Puis, les scientifiques inversent les groupes. Les cobayes du groupe apeuré par les chocs électriques sont placés avec des congénères du sexe opposé, situation très plaisante, tandis que les autres sont à leur tour soumis à des chocs électriques. Suffisant pour qu’un souvenir chasse l’autre. Le premier groupe ayant connu la peur puis le plaisir pénètre à nouveau dans la cage tandis que le groupe préalablement conditionné au plaisir puis effrayé se met à fuir. Les chercheurs ont donc réussi à remplacer une émotion par une autre de nature opposée.

Ces trois expériences démontrent la puissance de l’optogénétique, technique capable de contrôles les neurones grâce à des impulsions lumineuses.

Here come the Men In Black…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’Australie ouvre sa porte au nucléaire

L’Australie est le troisième producteur mondial d’uranium derrière le Kazakhstan et le Canada mais ne se sert pas de l’énergie nucléaire, comptant plutôt sur ses réserves considérables de charbon et de gaz naturel peu coûteux.

Mais Canberra est sous pression pour annoncer ses objectifs en matière de lutte contre le réchauffement climatique au delà de 2020 à l’occasion de la conférence de Paris de 2015. L’Australie est le pays développé émettant le plus de gaz à effet de serre par habitant, selon le centre australien Climate Institute.

Le Premier ministre Tony Abbott s’est dit ouvert au nucléaire. « Sur la question de l’énergie nucléaire, je l’ai dit à plusieurs reprises, je n’ai pas d’objection théologique », a déclaré M. Abbott.

Celui-ci a dit récemment que le charbon était « bon pour l’humanité ». Il avait également estimé en son temps que les études scientifiques sur le changement climatique étaient de la « foutaise absolue ».

Figurant parmi les 20 premiers pays en termes d’émissions de gaz à effet de serre, l’Australie s’est engagée pour l’instant à les réduire de 5% d’ici à 2020 par rapport au niveau de 2000. Les écologistes estiment que la baisse devrait être de 15%.

Lors du dernier sommet du G20 à Brisbane, les pays les plus riches du monde ont passé outre les réserves de l’Australie et se sont finalement accordés pour soutenir une « action forte et efficace » sur le climat.

Quatre jours plus tôt à Pékin, le président Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping avaient annoncé un accord inédit pour lutter contre le réchauffement: la Chine s’est fixé pour objectif un pic de ses émissions de gaz à effet de serre « autour de 2030 »; les États-Unis se sont eux engagés sur une réduction de 26 ou 28% de leurs émissions d’ici à 2025 par rapport à 2005.

Tony Abbott a souligné que l’énergie nucléaire était centrale dans certains pays comme la France et le Japon.

« Si nous devons réduire considérablement nos émissions, nous devons nous rappeler que la façon avérée de le faire est via le nucléaire », a-t-il dit. « Jusqu’à présent, ce n’était pas une solution pour l’Australie car nous ne faisons pas face comme d’autres à des pénuries d’énergie. Nous avons des centaines d’années de réserves de charbon, des centaines d’années de réserves de gaz ».

« Si quelqu’un veut faire une proposition pour produire ici de l’énergie nucléaire, d’accord, mais il ne faut pas s’attendre à des subventions publiques », a-t-il toutefois souligné.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2014 Agence France-Presse. »

Revue du web #71 : les vidéos les plus étonnantes de décembre 2014 (1/3)

Cette semaine dans la revue du Web :

  • LBC, un accélérateur de particules en Lego « fonctionnel » ;
  • Imaginer le bijou du futur : Neclumi, le collier de lumière ;
  • Le robot anthropomorphe Atlas, de la Boston Dynamics, s’attaque à Karaté Kid ;
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : la bougie récalcitrante ;
  • Et en bonus cette semaine, des folioscopes de toute beauté.

LBC, un accélérateur de particules en Lego « fonctionnel » :

Le CERN et son LHC (pour Large Hadron Collider, ou « Grand Collisionneur de Hadrons » en français) peuvent trembler. Pour débuter cette soixante-et-onzième Revue du Web, voici un sérieux concurrent au fameux accélérateur de particules situé à la frontière franco-suisse, le plus puissant jamais construit. Pourtant, ici, point de positrons, d’électrons ou encore de protons. Le Youtubeur et artiste Jason Allemann n’en a que faire de ces particules ennuyeuses, et nous le prouve avec son LBC (pour Large Brick Collider), un dispositif très malin qui substitue une petite balle de football Lego aux habituelles particules chargées électriquement.

Le jeune Canadien se laissa bien vite dépasser par ce qui n’était au départ qu’une blague de potaches, pour finalement s’orienter vers un projet alternatif, mais bien ancré dans le réel. Grâce à son installation, il peut mettre en mouvement puis accélérer le petit ballon Lego, et ce jusqu’à une vitesse folle de 12,5 kilomètres par heure. En guise d’accélérateur, une paire de roues Lego placées l’une derrière l’autre, l’une en rotation maximale à l’aide d’un moteur « Power Functions M », l’autre en roue libre. Cerise sur le gâteau, la petite mise en scène est mignonne comme tout, faisant de Jason Allemann un parfait ambassadeur pour la marque danoise.

Imaginer le bijou du futur : Neclumi, le collier de lumière

Marre des sempiternels bijoux laissant la part belle aux habituels métaux précieux ? Le collectif artistique panGenerator, basé à Varsovie, se propose de dynamiter le concept physique du bijou avec Neclumi, le tout premier collier interactif utilisant la lumière comme matière première. Loin d’être des magiciens, les quatre Polonais s’appuient sur un picoprojecteur – un vidéoprojecteur miniature – attaché au niveau de la poitrine de l’heureuse propriétaire, le petit appareil étant relié à un smartphone par un câble HDMI, l’ensemble orchestré par une application dédiée.

Quatre modes différents existent : « Airo » s’appuie sur le podomètre du smartphone, et projette un collier sensible à la vitesse de marche ; le mode « Roto » utilise la boussole intégrée au téléphone pour projeter un collier sensible à la rotation du corps ; « Movi » s’appuie sur l’accéléromètre du smartphone pour créer un collier réagissant aux mouvements du corps de l’utilisatrice ; le mode« Sono », enfin, utilise le microphone pour générer un bijou en phase avec l’environnement sonore. Encore au stade de projet, nul doute que cette belle idée ne finisse par faire des émules.

Le robot anthropomorphe Atlas, de la Boston Dynamics, s’attaque à Karaté Kid

Dire que la Boston Dynamics ne chôme pas est un pléonasme… Grande habituée de la Revue du Web, la prolifique société américaine, forte du prestige que lui accordent ses différents poulains (Alpha Dog, Big Dog, Proto PET), ne cesse de nous surprendre par la qualité de son travail, la grande polyvalence de ses robots ainsi que par la cadence infernale à laquelle elle améliore ses petits protégés.

L’un des derniers avortons de cette grande famille, baptisé Atlas, est un robot humanoïde bipède anthropomorphe conçu pour se déplacer en extérieur en terrain difficile, à l’instar de la mule robot Big Dog. Pour son grand retour dans notre Revue du Web, Atlas exécute l’un des mouvements les plus emblématiques du film générationnel Karaté Kid, grand succès et monument du milieu des années 1980.

Atlas marche comme un être humain, en déroulant son pied à partir du talon, laissant ses membres supérieurs libres pour manipuler son environnement. En terrain particulièrement hostile, le robot humanoïde s’adapte et fait preuve d’une grande coordination, allant jusqu’à s’aider de ses mains pour se frayer un passage à travers les obstacles. Articulées, les mains du robot Atlas ont été développées pour pouvoir utiliser des outils initialement conçus pour l’usage des humains. Articulée elle-aussi, la tête d’Atlas embarque de nombreuses caméras et un télémètre laser lui permettant de mesurer les distances (avec un mode de fonctionnement proche du sonar avec les ondes acoustiques).

Atlas – encore au stade de prototype – est développé par la Boston Dynamics en collaboration avec le fabricant de robots à usage militaire Foster-Miller, le Jet Propulsion Laboratory (coanimé par la NASA), Trelleborg Sealing Solutions (qui fournit les joints compacts haute performance, la Harvard University Concord Field Station et financé par la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), agence affiliée au Département de la Défense américain, et chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à des fins militaires.

Le gadget (inutile?) de la semaine : la bougie récalcitrante

Les scientifiques et inventeurs de tout poil peuvent faire preuve, on le sait, d’une imagination débordante lorsqu’il s’agit de créer quelque chose d’absolument inutile. Le gadget (inutile?) de cette semaine en est un parfait exemple, en plus d’être un lointain cousin des boîtiers les plus mal-lunés jamais inventés dont nous vous avions déjà parlé ici.

Équipé d’un microcontrôleur PICAXE 14M2, d’une photorésistance et de deux petits moteurs provenant de quelques vieux lecteurs de disquettes, ce boîtier reste des plus discrets si l’on ne s’aventure pas à essayer d’allumer la bougie « récalcitrante » qui lui trône dessus. Une fois cette dernière allumée, éclate alors au grand jour une mauvaise humeur proverbiale, à vous glacer le sang.

Bonus : des folioscopes de toute beauté

Du haut de ses 150 ans, le folioscope (ou flip book pour les anglophones) est l’un des ancêtres du cinéma, s’appuyant à la fois sur la persistance rétinienne et sur l’effet phi – la sensation visuelle de mouvement par l’apparition d’images successives. Simple d’utilisation, il réclame néanmoins beaucoup d’imagination de la part de son créateur ainsi qu’une grande maîtrise pour que l’ensemble de la séquence animée reste fluide.

Passé maître en la matière, le Japonais Mou Hitotsu No Kenkyujo soigne aussi bien l’illustration que la réalisation, pour un résultat ultra-rythmé à tomber par terre. Place à la poésie !

Par Rahman Moonzur

Le tremplin : la future plateforme de l’innovation sportive à Paris

Des incubateurs, Paris en compte déjà quelques-uns parmi lesquels on peut citer Agoranov, le Cent-Quatre, le Numa, la Ruche et tant d’autres mais un consacré au sport, ça pas encore. C’est même une première mondiale. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en avait fait l’un de ses cheval de bataille du temps de sa campagne pour l’investiture de la mairie de Paris. Le Tremplin est désormais confirmé, en partie grâce à l’appui de la Française des jeux (FDJ), et a été présenté à l’Hôtel de Ville mardi 25 novembre.

C’est le stade Jean-Bouin qui a été choisi pour y implanter l’incubateur. Sa disposition privilégiée avec des lieux dynamiques de la vie sportive parisienne en a fait le cadre idéal. Le stade situé dans le 16ème arrondissement de Paris est en effet campé entre Roland Garros, la Parc des Princes et le stade Pierre de Coubertin. Rénové en 2013, celui-ci était jusqu’ici surtout connu du public pour accueillir le club de rugby le Stade Français Paris et sa section tennis assez développé. L’accélérateur va évidemment changer la donne.

L’idée est de créer un lieu propice à la réflexion et à l’expérimentation, un espace de co-working pas seulement attractif pour les petites entreprises mais aussi pour les visiteurs. Le pole sera consacré à la formation ainsi qu’à la veille afin de faire émerger l’innovation et de créer une nouvelle vision de rupture du sport. Les start-ups engagées dans le big data, les technologies connectées, le textile intelligent, les handisports, les cyber-sports et tout ce qui a trait aux médias, réseaux sociaux et événements dans le sport seront les bienvenues. La ville de Paris espère ainsi créer de nouveaux emplois.

Un appel à candidatures a d’ores et déjà été lancé. Ce sont les jeunes start-ups de moins de cinq ans qui sont dans le collimateur de la mairie pour occuper les 2 200 mètres carrés des futurs locaux et les 250 postes de travail. Elles pourront bénéficier d’un accompagnement et d’une aide financière en sollicitant le fonds d’investissements Paris Innovation Amorçage (dispositif de financement des projets innovants en phase d’amorçage). Les premières sélectionnées intégreront un lieu temporaire au coeur d’un site de Paris Région Lab dans le 13ème arrondissement dès mars 2015 avant de s’installer dans le stade Jean-Bouin l’année suivante.

Par Sébastien Tribot

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Le gaz de schiste ne révolutionnera pas l’énergie en Europe

De meilleures techniques de fracturation hydraulique ont « considérablement réduit l’empreinte écologique de l’extraction du gaz de schiste », annonce une étude du conseil européen de l’académie des sciences (European Academies Science Advisory Council, ou EASAC) parue le 13 novembre.

Parmi ces techniques, on retrouve le remplacement de certains produits chimiques potentiellement nocifs ou encore la communication de tous les additifs utilisés pour la fracturation.

En outre, l’impact de l’extraction sur la santé, la sécurité et l’environnement est limité par un cadre réglementaire déjà en place dans la plupart des pays.

« En Allemagne, par exemple, la fracturation hydraulique n’est autorisée que si l’intégrité technique du forage a été préalablement établie », note l’EASAC. L’étude estime que les règles existantes sont suffisamment strictes en matière de sécurité.

L’EASAC est constituée des académies des sciences des 28 États membres de l’UE, ce qui lui confère une réelle autorité.

Le potentiel en Europe n’est pas certain

Reste que le potentiel d’extraction de gaz de schiste au sein de l’UE est « incertain », à cause des limites des données géologiques permettant d’évaluer l’accessibilité des réserves, ce qui douche les espoirs de certains de voir le gaz de schiste exploité à grande échelle sur le continent.

Les réserves les plus importantes en Europe se situent en France et en Pologne, qui détiendraient respectivement 3,88 et 4,19 mille milliards de mètres cubes, selon l’Agence américaine pour l’information sur l’énergie (EIA). Le territoire des États-Unis renfermerait quant à lui quelque 16 mille milliards de mètres cubes.

La situation géologie est en outre « plus compliquée » en Europe qu’aux États-Unis. Le rapport fait ainsi état de formations rocheuses « plus anciennes » et « plus fracturées », ce qui a des « conséquences sur la faisabilité technique et économique de l’extraction de gaz ».

« Seule une partie » des réserves existantes serait donc récupérable en Pologne, alors que la présence supposée de gaz de schiste dans le bassin parisien a été démentie par les dernières études géologiques.

L’EASAC est également sceptique quant aux déclarations selon lesquelles l’utilisation de gaz de schiste permettrait de ralentir le réchauffement climatique. Cela dépendrait en réalité de la qualité du processus d’extraction et de « l’intégrité des puits ».

Le gaz de schiste constitue bien une alternative séduisante aux importations en provenance de la Russie dans un contexte politique tendu, souligne toutefois l’EASAC, qui estime que le gaz en question pourrait apporter « une contribution non négligeable à la sécurité énergétique » en remplaçant une partie des importations russes.

Alors que des techniques de forage horizontal sont à présent disponibles, l’impact de l’extraction sur le terrain peut également être limité, rendant possible la localisation de puits de forage plus près des zones densément peuplées.

« Techniquement, les puits de forage horizontal pourraient avoir une portée de 12 km, bien que cette solution soit encore très couteuse. Même avec des puits d’un rayon de seulement 3 km, la production de gaz non conventionnel vaudrait la peine dans des régions densément peuplées. Il s’agit là d’un aspect clé de la réduction des conséquences de l’extraction du gaz de schiste en Europe », conclut l’étude.

Cette réduction de la surface de terrain nécessaire au forage limite également le problème de la récupération du sol une fois l’extraction finie, et donc le risque financier de telles entreprises, note l’EASAC.

Transparence et communication

Toute opération de forage à grande échelle requerra par ailleurs la confiance du public, font remarquer les auteurs de l’étude. L’engagement des entreprises auprès des communautés et leur ouverture et transparence sont donc des éléments cruciaux du bon déroulement des opérations, tout particulièrement en ce qui concerne la surveillance d’effets indésirables potentiels.

Il faudra faire preuve de transparence quant aux additifs utilisés lors de la fracturation et quant aux « résultats des analyses menées pour détecter toute contamination de l’eau ou fuite de gaz avant, pendant et après l’extraction » et fournir toutes les informations disponibles à l’exécutif et aux communautés concernées, insiste l’EASAC.

Source : Euractiv

Ocean Spiral, la ville du futur bâtie sous la mer

5000 résidents. 4000m de profondeur. 20 milliards d’euros.

Des chiffres fous pour un projet tout aussi fou d’une  ville construite sous l’eau. A l’origine de cette idée, la société Shimizu assume sa proposition, même si toutes les technologies nécessaires ne sont pas encore au point. Ce spécialiste japonais de la construction estime qu’elles le seront dans une quinzaine d’années, et que sa ville sous-marine sera alors susceptible d’être construite  en moins de 5 ans.

Ingénieurs, architectes, océanographes, spécialiste des énergies alternatives, tous ont contribué à l’élaboration d’Ocean Spiral. L’aboutissement de leurs réflexions est une structure constituée de 3 parties. Au sommet, la zone d’habitations est hébergée dans une sphère flottante de 500m de diamètre appelée Blue Garden. Le quartier résidentiel est donc émergé, des hôtels, commerces et bureaux étant eux-aussi à l’intérieur du Blue garden.

La bulle sera fabriquée à partir de résine et l’ensemble de la partie émergée pourra coulisser le long de l’axe central sous le niveau de la mer si besoin, pour se protéger de tempêtes par exemple.

Sous cette bulle, une longue spirale de 15 km de long descend jusqu’au fond de la mer. C’est là que se tiendra la source d’énergie qui permettra d’alimenter toute la ville. Il s’agit d’une usine dédiée à la production de méthane à partir des micro-organismes méthanogènes,  capables de convertir le CO2 en méthane. Mais cela ne sera pas la seule source d’énergie. Des centrales électriques sont positionnées le long de l’hélice reliant la surface au fond. Ces dernières produiront du courant grâce à l’énergie thermique des mers, c’est-à-dire en exploitant les différences de températures entre les eaux proches de la surface et les eaux profondes.

Shimizu, en partenariat notamment avec l’Université de Tokyo et l’Agence japonaise pour les Sciences et Technologies maritimes a travaillé 2 ans à définir l’Ocean Spiral. Un projet qui reste pour l’instant du domaine de l’imaginaire, mais qui sait, peut-être qu’un jour l’homme vivra vraiment sous l’eau.

Par Audrey Loubens

La première cafetière spatiale est à bord de l’ISS

Un comble ! La première femme italienne s’envole vers la Station spatiale internationale mais la seule chose que l’on retient c’est ce qu’elle apporte avec elle : une cafetière capable de faire un expresso italien dans l’espace. Qu’est-ce-que cette machine a donc de si spécial ? Elle va permettre aux astronautes de profiter d’un vrai café, à la saveur italienne. Si se faire un bon café est anodin à la surface de la Terre, il en est autrement dans un environnement sans gravité.

La célèbre marque de café Lavazza s’est associé à une autre société italienne, Argotec, société d’ingénierie spatiale experte dans la préparation d’aliments consommables dans l’espace pour réussir à fabriquer une cafetière utilisable dans les stations spatiales. En partenariat avec l’agence spatiale italienne, ils ont réussit à concevoir une machine à expresso capable de fonctionner dans l’ISS. 

Le fruit de leurs travaux se présente sous la forme d’une machine carré blanche d’une vingtaine de kilos, fonctionnant avec des capsules. Le tube par lequel transite l’eau est fait d’acier et peut supporter jusqu’à une pression de 400bars. L’ISSpresso fonctionne très simplement. L’astronaute insère la capsule sur le dessus de la cafetière, de l’eau est aspirée et mise sous pression jusqu’à atteindre la bonne température.

L’eau chaude est acheminée jusqu’à la capsule via le tube en acier. Le café n’a plus qu’à s’écouler. Seule différence, le café ne pouvant être bu dans une tasse, il est accumulé dans une poche souple pour être consommé à la paille. Voilà donc le cadeau apporté par Samantha qui aura tout de même le privilège de savourer le premier expresso de l’histoire de la conquête spatiale.

L’arrivée de ce vol Soyouz a dû être particulièrement attendu par les résidents de l’ISS car en plus de la 1ère femme italienne et de la 1ère cafetière à expresso, les soutes contenaient… du caviar ! 

Découvrez les images de la cafetière spatiale ISSpresso :

Par Audrey Loubens

Et les leaders de l’innovation sont…

Ces résultats mis en évidence par l’étude du cabinet international de conseil en stratégie Boston Consulting Group (BCG) n’éclairent pas vraiment d’un regard neuf la situation de l’innovation dans le monde. Ils confirment plutôt la tendance qui se dégage depuis maintenant quelques années : la domination de l’high tech dans ce domaine. Les entreprises classées juste derrière Apple s’appellent Google, Samsung, Microsoft et IBM. Et elles ne sont pas prêtes d’être détrônées.

Si l’on parcourt ce classement paru en fin d’octobre dernier et réalisé grâce à la participation de 1 500 cadres dirigeants, on constate deux trois choses. La première, c’est que le trio de tête ne bouge pas, bien que Google vienne ravir cette année la deuxième place à Samsung. Pour Apple, l’indéboulonnable, la situation est tranquille puisqu’elle arrive en tête depuis neuf ans. En tout, douze entreprises sur vingt se rattachent au secteur de l’high tech.

L’édition 2014 du BCG permet également d’observer un léger déclin du secteur automobile dans la perception que se font les entreprises sur l’innovation. Les chiffres sont parlants : on recense uniquement 4 entreprises dans le top 20 contre 9 en 2013 et 9 dans le top 50 contre 14 l’année précédente. Seul le constructeur automobile de voitures électriques Tesla motors tire son épingle du jeu et fait un net bond en avant, passant de la 34e place à la 7e. En créant la rupture dans son domaine, Tesla a clairement donné un coup de vieux à ses concurrents et changé la perception de ce que doit être l’innovation dans l’automobile.

Il en ressort aussi que les pays émergents talonnent de plus en plus près les pays déjà bien installés. Ils ne sont certes présents qu’à hauteur de 10 % dans ce classement mais ils progressent. En 2013, ils n’occupaient que 4 % du tableau. La raison tient au fait qu’ils investissent en grande pompe dans l’innovation et n’ont que peu de barrières légales comme c’est le cas aux États-Unis par exemple où les lois sont déjà bien établies.

Par Sébastien Tribot

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Transports connectés : les applis innovantes

L’utilisation de données massives (Big Data) permet de faire des miracles, et de se déplacer sans cartes, sans se soucier de rien, ou presque – grâce aux applications mobiles, bien sûr.

Devenez chauffeur de taxi (privé)

Prenez Uber. Cette application (pour Android et iOS), qui repose sur le collaboratif, la géolocalisation et sur des algorithmes, vous permet, soit de devenir chauffeur de taxi privé, soit de localiser, via votre smartphone, les voitures privées avec chauffeur (VTC) les plus proches, et de les réserver. Vous pourrez avoir une estimation du prix, avant même de commander, puis suivre l’approche de la voiture.

Aidez vous les uns les autres dans les transports

Le collaboratif et le crowdsourcing sont aussi à l’origine de Moovit, qui utilise les données des utilisateurs, afin de les informer en temps réel sur le trafic du métro et des bus. Cette application (toujours pour iOS et Android) combine les données des usagers (en temps réel) à des données provenant des opérateurs de transports, ce qui permet de savoir si un bus est en retard, ou si un métro est bloqué. 

Moovit est utilisé par 350 000 français, à Paris, Bordeaux, Strasbourg et Toulouse. Grâce aux infos partagées par la communauté, Moovit est une application très fiable, qui permet en outre aux usagers de laisser des commentaires sur leur trajet, notamment en ce qui concerne la présence du Wi-Fi dans une station, ou de places pour handicapés à bord. En bref, il s’agit d’une véritable application d’entraide.

Dans la même veine, l’application ZenBus, utilisable actuellement à Issy-les-Moulineaux et à Nantes, permet de visualiser en temps réel où se trouve son bus depuis son smartphone. Pour cela, les conducteurs ont géolocalisé leurs autocars, et partagent les infos avec les utilisateurs.

Prédisez où vous pourrez vous asseoir 

Mais les données permettent d’aller plus loin, en permettant de prédire des choses. Ainsi, la startup française SNIPS, spécialisée dans le Big Data, a créé l’application Tranquilien. Cet outil qui fonctionne sur iOS et Android (encore), permet de localiser le prochain train dans lequel il vous sera possible de vous asseoir. SNIPS utilise des modèles prédictifs, les données de la SNCF (densité de population, heures de pointes, météo) et celles fournies par les utilisateurs, pour connaître le remplissage des trains du réseau Transilien. Les prédictions de l’application sont mises à jour, en temps réel. 

Bien sûr, cette appli n’est pas infaillible, mais elle s’avère relativement efficace dans les lieux où elle fonctionne. Bientôt, SNIPS espère étendre son utilisation aux autres réseaux de la SNCF, et, un jour, quand la 3G et la 4G y seront effectives, aux RER et au métro de la RATP. A terme, l’application devrait même permettre à l’utilisateur de pouvoir prédire quel wagon dispose de places libres, mais il faudra encore patienter un peu (quelques années), le temps que la base de données soit assez conséquente.

L’assistant personnel de vos déplacements

Il existe enfin des applications qui se veulent de vrais “assistants personnels”. Ainsi, Citymapper, utilisée à Londres, à New-York et à Paris, permet de comparer des itinéraires, à travers 5 modes de transports différents. Citymapper va plus loin que Vianavigo, qui ne concerne que les réseaux ferrés et le bus : l’appli intègre à sa base de données (qui comprend déjà le métro, le bus, le tramway et les RER), les trajets à vélo et à pied. Elle localise les arrêts de bus et les stations Vélib, calcule les trajets et les durées de chaque mode de transport, indique quels itinéraires permettent d’éviter la pluie (grâce aux données météo), ainsi que la disponibilité des stations Vélib. Bien sûr (et hélas), cette appli ne concerne que les smartphones Android et iOS…

Mais ce genre d’outil ne concerne pas que Paris. Par exemple, à Strasbourg, il existe l’application StrasMap. Créée par la Ville et la Communauté Urbaine (CUS), elle recoupe des informations concernant tous les modes de déplacement possible (bus, tramways, itinéraires à vélo, à pied, en voiture). Fonctionnant avec iOS et Android (oui, oui, encore), StrasMap permet à l’utilisateur de calculer plusieurs itinéraires (multimodaux), de connaitre les conditions de circulation en temps réel sur les routes, de localiser les arrêts de bus ou de tram, les stations de vélos libre service, mais aussi de connaître la qualité de l’air, les embouteillages ou les accidents éventuels… et même d’être informé, l’hiver, du possible salage des rues.

Bien sûr, ces applications sont très utiles, mais ont aussi une limite : l’accès au réseau mobile, notamment dans le métro. Il faudra donc attendre, en théorie, 2016, pour pouvoir les utiliser pleinement dans le métro parisien… Pour les autres villes de France, il faudra probablement attendre davantage.

Par Fabien Soyez

Internet disponible partout, tout le temps : c’est pour quand ?

A Paris, les couvertures 3G ou 4G des opérateurs demeurent bien inégales, selon que l’on se trouve dans un train express régional, dans un bus, dans un TGV ou dans le métro. Ainsi, si vous habitez dans la banlieue parisienne et que vous vous rendez dans la capitale, votre smartphone passera successivement de la 3G à la 4G, puis de l’inévitable 2G+ (Edge) à l’obsolète 2G (GSM).

Pourtant, la RATP (Régie des transports parisiens) promet que, d’ici fin 2015, l’ensemble du réseau métro et RER de Paris sera couvert – grâce à une infrastructure mutualisée, qui regroupera les réseaux d’opérateurs tels que SFR, Orange, Bouygues Telecom et (peut être) Free.

Une couverture 3G / 4G qui traine des pieds

La ligne 1 du métro et la ligne A du RER figurent parmi les premières à avoir été équipées. En effet, dans les stations concernées, la couverture s’avère plutôt bonne… dans les rames un peu moins, puisque “Edge” continue à s’afficher la moitié du temps, quand la connexion n’est pas coupée purement et simplement. Selon la RATP, dans un an, 170 des 300 stations du réseau, ainsi que 65 gares de RER, devraient accueillir les fréquences 2G, 3G et 4G des principaux opérateurs français.

Reste que surfer sur son smartphone dans le métro lui-même (et non dans les stations) ne semble pas être pour tout de suite, car le déploiement de tels réseaux nécessite de lourds aménagements techniques : ainsi, la RATP le précise elle-même, “les espaces, qui n’ont pas été prévus à cette fin, sont extrêmement contraints. Il n’y a pas de locaux techniques, ni davantage de systèmes de climatisation dédiés pour les équipements radio”. La RATP doit ainsi remettre à niveau un parc de 2500 antennes, réparties sur 321 sites. Cela n’empêche pas la régie, qui reconnait que “les délais sont très ambitieux”, de promettre une couverture du réseau entier (14 lignes, 213 kilomètres de rails) d’ici fin 2016 – quand, à Montréal, nos cousins québecois semblent plus réalistes, et tablent sur 2020 pour installer un réseau mobile identique.

“Nous serons le seul réseau au monde à offrir l’accès à la 4G à bord des trains partout : dans les métros, sur les RER A et B. Par rapport au Wi-Fi, c’est une solution beaucoup plus économe en ondes”, indique encore Pierre Mongin, président de la régie des transports, au Parisien.

Un supermétro bien équipé

Le futur réseau de métro parisien, le “Grand Paris Express”, porté par la Société du Grand Paris (SGP), a la même ambition : permettre aux usagers de surfer non stop dans le métro. Mais contrairement au métro actuel, où le déploiement de la 3G, de la 4G et du Wi-Fi traine des pieds, ces futures lignes automatiques, prévues pour 2020, devraient reposer sur un réseau 4G / Wi-Fi préalablement mis en place.

La SGP prévoit ainsi de créer, en amont, une infrastructure mutualisée couvrant 72 gares et 200 kilomètres de tunnels, mais aussi de pré-installer des fibres optiques et des locaux techniques opérateurs le long des tracés.

Reste un problème, celui de la saturation des réseaux – comme le constate Francetv Info : “le réseau internet mobile fonctionne comme celui des transports : plus il y a d’utilisateurs, plus il est saturé. La RATP transportant chaque année près de 1,4 milliard de voyageurs, le réseau parisien a toutes les chances d’être de plus en plus encombré.”

Bien sûr, surfer dans les transports en commun ne concerne pas que Paris. Ailleurs en France, des réseaux de transport misent sur le Wi-Fi et la 4G, comme Lyon, qui promet de les installer dans les stations… et non dans les rames.

Wi-Fi gratuit dans les bus

Qu’en est-il des autre moyens de transport ? Demain, le Wi-Fi pourrait peut être se généraliser dans les bus. Cela semble en tout cas être le pari de la RATP, qui teste actuellement un système de Wi-Fi gratuit, dans les autocars assurant la liaison entre Paris et l’aéroport de Roissy.

Concernant le TGV, où l’utilisation de la 3G comme de la 4G est impossible (à cause de la structure métallique du train, qui fait office de cage de faraday), le déploiement du Wi-Fi semble plus compliqué. Ainsi, si proposer un accès Wi-Fi dans les gares ne pose pas de problème, en proposer à l’intérieur des trains représenterait un coût bien trop conséquent pour la SNCF (350 000 euros par rame, alors que le parc TGV en compte 450).

Dans l’attente d’une “solution technique” salvatrice, vous ne pourrez hélas utiliser le Wi-Fi que dans les TGV de la LGV Est européenne (qui relie Paris à Strasbourg), où une expérimentation est en cours.

 

Par Fabien Soyez

Un tramway qui chevauche les routes et les embouteillages

Pour les voitures qui passent en dessous, il apparaît comme un tunnel éclairé. Mais pas question pour les poids lourds ou les véhicules de plus de 2 mètres de haut de s’y aventurer : ils devront le contourner ou attendre qu’il change de direction.

Ce tramway futuriste permettrait ainsi d’exploiter les derniers espaces vides de Pékin, situés au-dessus des routes. L’accès des passagers se ferait via le haut du bus lorsqu’il est à l’arrêt dans des stations surplombant la route.Ses dimensions importantes (4,6 mètres de hauteur sur plus de 7 mètres de large) lui permettrait d’accueillir entre 1200 et 1400 passagers. Silencieux, il fonctionnerait à l’électricité, alimentée par des panneaux solaires. Il pourrait rouler jusqu’à 60 km/h en vitesse de pointe, et 40 km/h de moyenne en ville.

Son coût était initialement estimé à 56 millions d’euros, pour 40 km de rails.  Mais l’optimisme du début a laissé place au sceptisisme. Pour l’instant, ce projet ne s’est pas concrétisé et son avenir demeure un mystère. Les autorités du district attendraient un prototype réussi, l’infrastructure serait trop compliquée, la sécurité insuffisante… Voici quelques hypothèses avancées par les observateurs pour expliquer ces retards. Mais compte tenu des niveaux de pollution et des problèmes de circulations de la ville de Pékin, on peut supposer que ce projet est toujours sur les rails ! La dernière information publique remonte à 2012, lorsque l’entreprise de transports China TBS limited a diffusé une nouvelle vidéo présentant certains aspects techniques du projet.

Par Matthieu Combe

Le skyTran : se déplacer en ville à 100 km/h ?

En pratique, ce sont des cabines pouvant accueillir entre 2 et 4 personnes suspendues à un rail au niveau de leur toit. ll s’agit donc plus d’un moyen de transport individuel, que d’un tramway volant. Il se déplacera  très rapidement, jusqu’à 100 km/h.

Un avantage capital est à noter par rapport aux transports en commun habituels : les utilisateurs peuvent réserver à l’avance un véhicule qui les attendra dans la station de leur choix. Il n’auront alors plus qu’à indiquer la destination désirée et le voyage commencera, sans arrêt, jusqu’à leur destination.

L’expérimentation de skyTran sur le campus de Tel-Aviv a été actée en juin 2014 en collaboration avec l’organisme spatial israélien (IAI). Il pourrait ainsi être mis en service fin 2016. Les coût estimés sont faibles par rapport à d’autres moyens classiques : 15 millions de dollars par kilomètre, soit 10 fois moins qu’une ligne de tramway classique. Le coût de construction total à Tel-Aviv est estimé à 58 millions d’ euros. Les billets individuels seront vendus à environ 5 dollars.

D’autres voies skyTran pourraient voir le jour à Toulouse, entre les aéroports parisiens et le centre de la ville, à Kerala (Inde) et dans la région de la baie de San Francisco.

Rappelons qu’en 2014 seules trois lignes fonctionnent par lévitation magnétique dans le monde : le Transrapid de Shanghaï (30 km), le Linimo à Aichi au Japon (9 km) et  le parc des expositions de Daejeon, en Corée du Sud (1 km). Si skyTran venait à se développer, cela serait donc une bonne nouvelle pour les acteurs de cette technologie.

Par Matthieu Combe

Shweeb : des vélos volant à 50 km/h ?

Au niveau d’une station de Shweeb, un départ de capsules toutes les 3 secondes est envisagé, permettant un trafic de près de 1 200 personnes par heure. Ce mode de transport pourrait être utilisé en milieu urbain pour des trajets courts ou moyens. Ces vélos suspendus auraient leur place le long des rues, à l’intérieur de campus, ou pour traverser des obstacles. Il s’agirait d’un bon moyen pour lutter contre l’obésité et serait un moyen de transport très économe en énergie.

Pour les montées, un système d’entraînement avec une chaîne externe à griffes peut être prévu en remplacement de la propulsion humaine. Un tel système pourrait aussi être envisagé pour les arrivées sur des stations installées en hauteur par rapport à la voie. La position d’une station en hauteur permettrait à une nacelle de se mettre en vitesse rapidement en descendant la branche de connexion afin de s’intégrer aisément dans le flux de la circulation.

Un démonstrateur a été réalisé en Nouvelle-Zélande, dans le parc d’attraction Agroventures. Sur un circuit de 200 m, les visiteurs font la course : les vitesses atteignent couramment 50 km/h. En 2010, Google a investi 1 million de dollars pour tester et étendre ce projet de déplacement urbain. Mais pour le moment, aucun déploiement ne s’est encore fait en ville. Ne semble-t-il pas assez futuriste et technologique pour convaincre les élus?

Par Matthieu Combe