Dropbox est la dernière victime des hackers avec 7 millions de comptes piratés

Encore une affaire de piratage ! Cette fois, ce ne sont pas les photos sexy d’actrices américaines qui ont été dérobées, mais les identifiants de 7 millions de comptes Dropbox, société qui propose un service de stockage cloud de fichiers. Moins glamour, certes, mais cette nouvelle ne devrait pas faire plaisir aux quelques 100 millions d’utilisateurs, contraints de réinitialiser leur mot de passe de toute urgence. Si la parade à cette captation massive d’informations privées, à savoir la modification de ses identifiants, est facile à mettre en œuvre, la réussite du piratage est inquiétante pour la société californienne. La publication d’une partie des données hackées  via l’application web Pastebin par un internaute anonyme permet de vérifier que les identifiants/mots de passe concernent effectivement le service Dropbox.

Dropbox est-il un site fiable ? Oui, assure Tom Cook, ingénieur fiabilité de Dropbox. Si les codes permettent bien de se connecter à Dropbox, ils auraient été obtenus par l’intermédiaire d’une autre application. Dropbox n’aurait donc pas été piraté mais serait une victime collatérale. La sécurité de la firme n’est donc pas remise en cause directement, aucune faille n’étant à l’origine de la fuite. En revanche, cet épisode est une piqûre de rappel à tous les utilisateurs d’internet sur la nécessité de renouveler son mot de passe régulièrement et d’utiliser des identifiants différents pour chaque service. Ainsi, même si une de vos combinaisons est piratée, elle ne pourra pas être utilisée pour un autre service. Car c’est la première chose que font les hackers avec vos données, les tester sur d’autres sites tels que les messageries et les réseaux sociaux.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

L’homme ne survivrait pas plus de 68 jours sur Mars

68. C’est le nombre de jours au bout desquels les hommes partis coloniser la planète rouge commenceront à mourir par manque d’air. Autant dire que l’établissement d’une base humaine sur Mars est voué à l’échec.  Cette conclusion terrible pour les ambitions spatiales humaines découle de l’analyse des techniques existantes et la faisabilité de subvenir aux besoins des colons, d’un point de vue biologique comme technique. En effet, l’étude mise en ligne sur le site du MIT indique que les plantes prévues pour produire de l’oxygène en rejetteront en trop grande quantité, sans qu’il soit possible de réguler ce taux. De façon plus général,  le modèle développé pour le projet Mars One repose sur l’utilisation des ressources in-situ (ISRU), dénoncé comme immature par les cinq auteurs. La production d’azote, d’oxygène et d’eau ne serait pas viable.

Autre écueil, la problématique des pièces de rechange. D’après ces travaux, il en faudrait une quantité astronomique pour maintenir le bon fonctionnement de la colonie. Au bout de 130 mois, elles représenteraient 62% de tout ce qui aura été envoyé depuis la Terre. De quoi exploser le budget de la mission puisque cela représente le recours à 15 lanceurs Falcon, pour la modique somme de 4,5 milliards de dollars. D’autant qu’à l’envoi de marchandise s’ajoute celui d’hommes, accroissant d’autant plus les dépenses.

Alors, enterrée Mars One ? Pas du tout. Bas Lansdorps, l’ingénieur néerlandais à l’initiative du premier projet de colonisation de Mars a réfuté les conclusions pessimistes des scientifiques du MIT, précisant que la technologie censée assurer la production d’oxygène existait bel et bien et était en cours de tests. En revanche, la gestion des pièces de rechange reste à préciser. Il y a fort à parier que Bas Lansdorps suivra de très près le fonctionnement de la première imprimante 3D acheminée à bord de l’ISS le mois dernier. Cette technologie pourrait bien être la solution miracle pour fabriquer in situ et en temps réel  les pièces dont les colons auront besoin.

En attendant, le projet Mars One reste plus que jamais d’actualité. La campagne de recrutement ayant été un succès avec plus de 200 000 volontaires, le calendrier prévoit le lancement du premier module de stockage en janvier 2016. Avec à son bord 2500kg de nourriture et de matériel, le module arrivera à destination en octobre de la même année. S’ensuivront la recherche de l’endroit optimal pour établir la base, l’envoi de 5 autres modules en 2021, puis le départ de l’astronef avec 4 personnes à bord en septembre 2023.

Lire le rapport : dspace.mit.edu

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

La plasturgie s’approprie la question de l’impression 3D

La nouvelle Commission prospective sur l’impression 3D lancée par la Fédération de la Plasturgie et des Compositesaimerait apporter des éléments de réponses aux questions que le secteur se pose. « L’impression 3D est-elle une  alternative à la délocalisation  par les  avantages qu’elle offre ? Va-t-elle nous conduire à repenser les business model futurs des entreprises ? Va-t-on voir notre modèle industriel évoluer vers des fablabs ? », relève comme exemples Jean Martin, Délégué Général de la Fédération.Cette commission souhaite « construire une vision sur cette technologie et les évolutions qu’elle peut entraîner pour les plasturgistes », résume-t-il.

Cette nouvelle commission souhaite aussi mettre au point des projets pilotes avec des entreprises volontaires.  « D’autres objectifs peuvent apparaître au fil de nos travaux, par exemple le choix de matériaux et machines (aujourd’hui très limité) pour réaliser de l’impression 3D, ou répondre à des inconnues juridiques (droits d’auteur, responsabilités des différents acteurs impliqués dans la chaîne de production… », précise le Délégué Général de la Fédération.

Cette commission réunira des industriels (dirigeants, responsables R&D), ainsi que des experts de grands centres scientifiques français (Mines, CEA…), afin d’être en prise avec la réalité du terrain, mais aussi  d’être en pointe sur le sujet. « Cela nous permettrait de nous propulser parmi les leaders européens voire mondiaux de l’impression 3D », espère Jean Martin. Côté calendrier, le groupe de travail étudiera en profondeur le sujet et construira sa vision jusqu’à fin 2015. Dès 2016, les premiers projets pilotes verront le jour et la Fédération diffusera son travail sur la vision développée au sein de ses entreprises.

Quels nouveaux business models imaginer ?

Aujourd’hui, avec la possibilité de prototypage rapide, la réalisation de pièces en petites séries et les fonctionnalités qu’elle apporte, l’impression 3D bouleverse les habitudes de production. Mais, « le sujet n’est pas encore assez mûr pour répondre en détail sur son impact réel en termes de business pour nos entreprises, d’autant plus que l’impression 3D évolue rapidement », prévient Jean Martin. « Ce que nous pouvons dire à ce stade, c’est que l’impression 3D mêle notamment : des caractéristiques de production (rapidité, personnalisation, mais limitée à la petite série), le numérique, une adoption a priori facile et rapide pour un usage basique, mais qui requiert un savoir-faire de plasturgiste dès lors qu’il faut travailler plus avant sur le choix de matériau et de structure », ajoute-t-il.  Ainsi, « les business existants qui correspondent à ces caractéristiques sont susceptibles de l’adopter très vite. Et de nouveaux peuvent être créés sur cette base. L’important pour un plasturgiste est d’envisager cette activité comme une activité en soi, et non pas comme un business additionnel à son activité classique », conclut-il.

Pourquoi une telle commission ?

« L’impression 3D est évidemment un horizon de la plasturgie : globalement, l’impression 3D consiste majoritairement à transformer des matières plastiques, c’est donc une activité de plasturgiste », rappelle Jean Martin. La Fédération de la Plasturgie et des Composites représente le secteur de la transformation des matières plastiques, de la conception à la fabrication de produits en matière plastique. Ellerassemble et représente plus de 3 800 entreprises,  principalement des PME, et définit la politique professionnelle de la branche. Elle ne pouvait donc pas passer à côté de ce sujet. « Un de nos rôles premiers de fédération est de mener la prospective de notre secteur, et de veiller à ce que nos entreprises soient préparées le mieux possible aux évolutions futures », explicite Jean Martin.

L’impression 3D touche désormais tous les secteurs : automobile, aéronautique, électroménager,  médical, bricolage… Certains de ces secteurs ont aussi récemment des commissions 3D, à l’instar du Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS). « Comme l’impression 3D est une activité de plasturgiste, nous avons naturellement vocation à échanger avec tous les secteurs intéressés par le sujet, et à faire collaborer nos groupes de travail respectif lorsque le timing sera opportun, c’est-à-dire après la première phase d’appropriation du sujet »,  affirme Jean Martin.

Par Matthieu Combe

Mondial de l’Auto : 5 véhicules électriques pour la ville

L’i-road de Toyota 

Avec l’i-road, Toyota souhaite concurrencer la Twizy de Renault. Véhicule biplace à trois roues (contre 4 roues pour la Twizy), ses deux batterie lithium-ion alimentent deux moteurs électriques de 2 kW montés dans les deux roues avant. Sa vitesse maximale est de 60 km/h. Son autonomie est de 50 Km (Autonomie visée en roulant à une vitesse fixe de 30 km/h). En vente à partir de l’autmone 2014, son prix n’est pas encore communiqué ; il tournera probablement autour de 10 000 €. Pour l’anecdote, signalons que 70 i-road seront prochainement proposés à Grenoble par le réseau d’autopartage Cité Lib. 

 

La Classe B de Mercedes

Développé avec Tesla Motors, la Mercedes Classe B est le premier véhicule électrique proposé par Mercedes. Sa batterie lithium-ion d’une capacité de 28 kWh autorise une autonomie de 136 km (norme EPA) et 200 km (norme ECE) . Son moteur de 132 kW lui assure une vitesse de pointe de 160 km/h.En vente aux Etats-Unis à 30 460 euros, hors aide fédérale de 7 500 dollars et aides locales, cette nouvelle Mercedes devrait arriver en Europe à la fin de l’année.

 

L’e-up! de Volkswagen  

Il s’agit de la première voiture électrique mise en vente par Volkswagen. Citadine de 4 places, sa batterie lithium-ion dispose d’une capacité de 18.7 kWh et autorise une autonomie d’environ 160 km. Son moteur de 60 kW lui assure une vitesse de pointe de 130 km/h. En vente depuis septembre 2013 à  partir de 19 950 € TTC, bonus écologique de 6 300 € déduit.  

 

L’e-Golf de Volkswagen

L’e-Golf est la deuxième voiture électrique vendue par Volkswagen. Sa batterie lithium-ion d’une capacité de 24,2 kWh autorise une autonomie comprise entre 130 et 190 km. Son moteur de 85 kW lui assure une vitesse de pointe de 140 km/h. En vente en France depuis septembre 2014 à  partir de 30 490 € TTC, bonus écologique de 6 300 € déduit. 

 

La C-Zen de Courb

Ce véhicule électrique de 2 places présente une allure originale. La batterie lithium-ion d’une capacité de 12,1 kWh autorise une autonomie de 120 km en cycle standard européen. Son moteur de 15 kW lui assure une vitesse de pointe de 110 km/h. Il s’agit du premier véhicule électrique possédant le label « Origine France garantie » ! En vente depuis novembre 2013 à partir de 18 700 €, bonus écologique de 6 300 € déduit. Voir une présentation complète parue sur Techniques-ingenieur.fr

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Science sans conscience… La fin justifie-t-elle les moyens ?

Moralité des armes et de la guerre

La contribution de l’homme à la conception et à la fabrication des armes pour son pays lorsque celui-ci est en guerre est une attitude difficile à apprécier sur le plan moral. Celle-ci peut susciter des jugements fondés mais contradictoires. D’un coté, les pacifistes ne manquent pas d’arguments pour condamner le recours à la violence et dénoncer catégoriquement l’usage et la fabrication d’armes. De leur côté, les militaires, ont développé au fil des âges des critères leur permettant de distinguer les actes moralement défendables des actes de barbarie. En ce qui concerne la guerre elle-même, tandis que le premier traité sur l’Art de la guerre (rédigé par un certain Sun Tsé au Ve siècle avant notre ère) est considéré en Asie depuis longtemps comme une référence, des critères permettant de qualifier une guerre «juste» ont été proposés dans le monde chrétien, depuis le XIIIe siècle avec les travaux de Thomas d’Aquin.
A notre époque, le droit international humanitaire a mis en place des règles, en particulier lors de l’établissement des conventions de Genève. Les premiers objectifs visés étaient de protéger les militaires blessés ou malades (la création de la Croix Rouge date de la première convention de 1864). Ces droits ont été élargis à d’autres catégories au cours des conventions suivantes, en faveur des prisonniers de guerre, et plus récemment, des populations civiles. Certaines armes aussi, comme les mines antipersonnel, ont fait l’objet de conventions visant à en limiter l’utilisation ou à les interdire.
La question qui est posée ici est la suivante : si on ne condamne pas sans appel le recours aux armes, peut-on porter un jugement moral sur l’inventeur des fusées V2 ? Rappelons qu’à l’époque des faits, ces missiles (les premiers au monde) étaient particulièrement imprécis. Leur but ne pouvait donc pas être de détruire des cibles militaires clairement identifiées: les V2 étaient des armes qui tuaient indistinctement.

La fin justifie-t-elle les moyens ?

La question se pose, si on examine la biographie de l’ingénieur Wernher Von Braun, qui a détourné son rêve de voyage spatial, pendant le seconde guerre mondiale, en dirigeant les études de la conception de la fusée V2. Non seulement la finalité de son travail mais aussi les conditions de réalisation des objectifs et les moyens employés peuvent faire l’objet d’un jugement moral.
En effet, les conséquences de cette arme de représailles en terme de victimes dépasse de loin les huit mille morts et les trente mille blessés causés par les deux mille V2 lancés sur Anvers et Londres entre octobre 1944 et mai 1945 En fait, pour chaque fusée fabriquée, quatre hommes sont morts dans l’usine souterraine où ils travaillaient et où ils dormaient sans jamais voir le jour. Plus de vingt mille détenus sont ainsi morts de faim, de froid, ou sommairement exécutés, ou torturés, entre janvier 1944 et avril 1945 dans l’usine du camp de Dora-Northausen, « l’enfer des camps de concentration » dont on a peu entendu parler pendant longtemps. C’était pourtant un des plus grands camp de travail forcé alors.
Certes, en tant qu’ingénieur, Wernher Von Braun n’était pas le décideur final, son pouvoir comme celui de bien des ingénieurs était limité. Mais, il connaissait les conditions de vie et de travail des détenus de Dora. Ainsi, Wernher Von Braun a été complice, comme beaucoup d’autre peut-être, d’actes de barbarie. Mais, contrairement à beaucoup d’autres, alors qu’il était membre du parti nazi, il a échappé à tous les procès. Et cela pose une autre question, tout aussi grave. 

Une deuxième chance

En effet on constate avec étonnement que, bien que le scientifique se soit trouvé dans le camp des vaincus, l’évolution de sa carrière ne semble pas avoir pâti de la guerre et des actes dont il s’était rendu complice, bien au contraire. En effet, après s’être rendu le 2 mai 1945, Wernher Von Braun entame la seconde partie de sa carrière, mais cette fois «dans le camp des vainqueurs», comme il le déclarera avec une ironie teintée de cynisme à son biographe Bernard Ruland. En fait il est récupéré ainsi que des centaines d’autres savants, dans le plus grand secret, par l’armée américaine. En 1955, naturalisé américain, il est même nommé directeur du centre des missiles balistiques de l’armée, à Huntsville en Alabama. En 1956, il met au point une fusée qui s’élève à 1100 km du sol et retombe à 5780 km de son point de départ : c’est le premier tir du nouveau missile Jupiter-C. Mais, le 4 octobre 1957, les soviétiques mettent en orbite le premier satellite artificiel de la Terre, Spoutnik 1 : c’est un choc pour l’Amérique. Wernher Von Braun annonce alors qu’il est capable d’envoyer un satellite dans l’espace si on lui en donne les moyens. 

Le blame après le succès

Le 31 janvier 1958, une fusée Jupiter réussit la mise sur orbite du premier satellite américain, Explorer 1. Ce succès vaut à Wernher Von Braun une immense renommée aux Etats-Unis. La NASA est créée, il est nommé directeur du Centre spatial Georges Marshall. Le vaisseau Apollo 11 qui permet le débarquement du premier homme sur la Lune le 20 juillet 1969 est propulsé par une fusée Saturn V conçue par son équipe : c’est la gloire ! En réaction, la presse qui désapprouve sa présence dans le programme spatial américain, titre « Von Braun vise la Lune… et touche Londres ». C’est le premier blâme infligé au savant.
Alors, que penser, aujourd’hui de ce héros de la conquête spatiale : peut-on encenser le génie sans être gêné par son passé ? peut-on admirer l’exploit américain du premier pas sur la Lune sans penser au long silence de l’histoire sur le camp de Dora et sur ses prisonniers ? Car parler de Dora, ce n’était pas seulement ternir l’image d’un héros, mais aussi rappeler que les service secret américain avaient préféré s’emparer des savants allemands avant les russes plutôt que les laisser répondre de leurs actes devant la justice.

Par Christelle Didier

« Supraconductivité » par Julien Bobroff, professeur à l’Université Paris Sud

Unisciel, l’Université des Sciences en Ligne, et l’Université Lille 1 ont surfé sur la vague des MOOC (Massive Open Online Course) et ont lancé leur propre dispositif intitulé : EUREKA ! dont l’objectif est de faire le tour d’horizon des phénomènes de notre quotidien et plus largement comprendre le monde qui nous entoure.
Le MOOC EUREKA ! s’est organisé autour de ressources choisies d’Unisciel et notamment de la série qu’elle produit Kézako ? Enrichie de nombreux compléments, ce MOOC encourageait l’échange autour de 9 thématiques étalées sur 9 semaines. Le principe du MOOC EUREKA ! reposait sur la génération du savoir par les apprenants placés dans une démarche de tutorat entre pairs. 

Julien Bobroff fait partie de l’équipe « La Physique Autrement », Laboratoire de Physique des Solides, Université Paris-Sud et CNRS. Dans cette conférence, il s’interroge sur  la supraconductivité et ses applications présentes et futures.

Qu’est-ce que la supraconductivité ? Dans quels objets quotidiens apparaît-elle ? 

Quelles sont ses applications ?

Source : kezako.unisciel.fr/live

5 Concept Cars incontournables du Mondial de l’Auto

Divine DS Concept

DS dévoile son concept car : des portes papillons, un intérieur tout cuir plus que luxueux et intégralement informatisé. Sur la vitre arrière, des écailles se lèvent ou se baissent pour améliorer l’aérodynamisme. Résultat : un écran relié à une caméra fait guise de rétroviseur. Sous le capot, il n’y a pas de moteur hybride, mais un bloc bien connu : un quatre cylindres 1.6 litre essence turbo de 270 chevaux.Cette voiture préfigure-t-elle des tendances pour la prochaine DS4?

 

Renault Eolab Concept

Eolab se veut être une réponse au projet lancé par Jean-Marc Ayrault de proposer un véhicule consommant 2 litres aux 100 km pour tous d’ici 2020, dans le cadre du plan « Nouvelle France industrielle ». Selon Renault, l’Eolab affiche même une consommation inféirueure, autour de 1 litre aux 100 km. Pour y parvenir, Renault a équipé son véhicule de matériaux légers pour atteindre un poids total de 955 kg, a soigné son aérodynamisme et choisi une motorisation hybride essence-électricité. Les principales innovations techniques présentées pour ce véhicule pourraient rapidement être transposées aux véhicules de série de la marque. Renault semble donc prendre le virage de l’hybride, après avoir misé sur le véhicule électrique.

 

Peugeot Exalt

Ici, il s’agit d’un réel concept-car qui laisse une grande liberté à ses concepteurs. Peugeot Exalt est composée de matières brutes et naturelles divers et variés : tissu composite Shark Skin, bois, textile à base laine chinée, fibre de basalte à la place de la fibre de carbone … L’intérieur est équipé d’un nouveau système de traitement de l’air, baptisé « Pure blue ». Résultat : ce concept-car pèse 1,7 tonnes et fait 4,7 mètres de long. On est loin des 955 kg de l’Eolab de Renault !  Côté motorisation, la Peugot Exalt est propulsée par une chaîne de traction Hybrid4 Plug-in d’une puissance totale de 340 ch, répartie entre les 4 roues.

 

Toyota CHR Concept

Il s’agit d’un concept-car de petit 4×4 coupé, un peu écrasé et haut perché. Le constructeur ne donne aucune indication quand à la fiche technique du C-HR, si ce n’est que la propulsion est hybride. Notez l’absence de poignées de porte et de rétroviseurs, sans doute remplacés par des caméras, comme sur la Divine DS Concept. Toyota ne dévoile pour le moment que l’extérieur du véhicule.

 

Mini Superleggera Vision Concept

Ce concept de mini volerait presque la vedette à la nouvelle Cooper 5 portes au Mondial de l’Automobile. Elle a été réalisée par le carrossier milanais Touring Superleggera, à qui l’on doit l’Aston Martin DB5 ou encore la Maserati 5000 GT. Cette Mini Superlegerra adopte une ligne néo-rétro épurée et agréable.

Au niveau de ses caractéristiques techniques, rien n’a encore été annoncé par la marque Mini, si ce n’est que la voiture est équipée d’un moteur électrique. Ce modèle n’est pas encore prévu en série, mais la marque y réfléchit et devrait annoncer sa décision finale dans les 6 prochains mois.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique
 

Un drone équipé d’une GoPro, le must have des sportifs de l’extrême

Hexo+ suscite déjà de nombreuses attentes du côté des sportifs de l’extrême. Grâce à lui, ils pourront se filmer en pleine action et réaliser des films aériens de leurs performances. Il leur faudra toutefois patienter encore jusqu’en mai 2015 avant de faire le show. La startup Squadrone Systems vient seulement de récolter les financements nécessaires à la fabrication de son drone autonome. Hexo+ se présente sous la forme d’un petit hélicoptère muni de 6 branches avec hélices. Ces dernières sont capables de s’incliner de façon indépendante les unes des autres, assurant ainsi la trajectoire du drone.

Mais l’innovation se cache aussi dans le logiciel de pilotage. Relié au smartphone par une application dédiée, le drone interagit en temps réel avec l’individu. Basé sur le protocole Mavlink, le système développé par la société grenobloise permet au drone de calculer la position de la caméra embarquée fixée sur lui relativement au drone lui-même. Cet ajustement en permanence alimente des algorithmes  calculant les mouvements de la personne et sa position dans l’avenir. Cette information permet au drone de se positionner en temps réel de façon à trouver le meilleur angle de vue. Ceci donne des images à la qualité HD remarquable. Hexo+ peut ainsi suivre le sportif tout en le maintenant dans le champ jusqu’à une vitesse de 70 km/h pendant environ 15 minutes. Pour la première fois, les sportifs équipés seulement de leur smartphone, du drone e et sa GoPro, pourront se filmer seuls. Ce petit bijou  de technologie devrait être vendu sans caméra GoPro à 899$. Mais une version DiY sera commercialisée à seulement 299$ avec les plans pour imprimer les pièces du drone soi-même avec une imprimante 3D.

Découvrir l’Hexo+ en action :

Par Audrey Loubens, journalise scientifique

Le crédit d’impôt pour la transition énergétique adopté par l’Assemblée

Il s’agit de la traduction financière d’une mesure du projet de loi sur la transition énergétique voté mardi en première lecture.

Ce dispositif, qui concernera le montant des travaux engagés entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2015, aura un coût estimé à 930 millions d’euros pour l’Etat au cours des deux prochaines années.

« Compte tenu du marasme dans ce secteur économique et de raisons environnementales, le gouvernement a souhaité donner une opportunité, sur une durée pour l’instant limitée, jusqu’à la fin 2015. Les expériences passées nous conduisent à surveiller la dépense fiscale et nous pourrons éventuellement y revenir », a déclaré le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert.

Il porte à 30% l’allègement fiscal pour des travaux de rénovation énergétique ou pour l’acquisition d’équipements permettant des économies d’énergie (chaudières à condensation, appareils de régulation du chauffage, etc.). L’abattement actuel, dans le cadre du CIDD (crédit d’impôt développement durable), est compris entre 15% et 25%.

Comparé à l’actuel CIDD, l’aide de l’Etat sera élargie à l’achat de compteurs individuels d’eau chaude ou de chauffage pour les ménages en copropriété, ainsi qu’à l’acquisition de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Pour répondre à des problèmes d’isolation des logements principalement dans les départements d’outre-mer, en Corse et dans les zones méridionales de la métropole, les équipements ou matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre les rayonnements solaires seront aussi concernés, en vertu d’un amendement de dernière minute du gouvernement voté jeudi.

Les écologistes ont échoué à retoucher encore le crédit d’impôt, soit pour en exclure les 10% de foyers les plus aisés par souci d’éviter « un risque d’effet d’aubaine pour ces ménages qui auraient de toute façon fait des travaux » mais aussi de « redéployer une partie de la dépense sur d’autres budgets écologiques ».

Leur tentative d’inclure les systèmes de pilotage et de contrôle de la consommation énergétique « pas très coûteux » s’est heurté à une fin de non recevoir notamment du secrétaire d’Etat au Budget.

Jugeant important de soutenir la capacité de « faire des économies d’énergie sans attendre l’isolation du bâtiment » grâce à ces systèmes « pas très coûteux » installés dans les bâtiments, l’ex-ministre de l’Ecologie Cécile Duflot a clamé que « ce serait un très mauvais signal de retirer ce dispositif du nouveau panel de réduction d’impôt ».

« L’amendement est inutile. Il n’y a pas de restriction du champ du crédit d’impôt puisque les appareils éligibles sont exactement les mêmes » qu’au CIDD, a notamment rétorqué M. Eckert.

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Les futures capsules fabriquées par SpaceX et Boeing pour mettre fin à la dépendance russe

Pour se rendre jusqu’à l’ISS, la station spatiale internationale, les États-Unis font actuellement appel aux services russes, et utilisent leurs capsules Soyouz. Une dépendance, qui semble-t-il ne dure que depuis trop longtemps à leur goût. D’autant que le voyage pour un astronaute est onéreux : il en coûte 70 millions. C’est donc pour y remédier que la NASA a sollicité Boeing et SpaceX, deux acteurs emblématiques américains dans le domaine de l’astronautique. Les deux entreprises ont ainsi signé deux contrats dont le montant s’élève à 6,8 milliards de dollars, divisé comme suit: 4,2 milliards de dollars pour Boeing et de 2,6 milliards de dollars pour SpaceX.

Avec leurs contrats respectifs, les deux industriels se sont engagés pour deux à six missions habitées vers l’ISS ainsi qu’un vol test avec un astronaute. Si tout se passe bien, c’est-à-dire une fois que la capsule aura accompli correctement l’aller-retour et que l’astronaute de la NASA aura pu vérifier leurs pleines capacités, ses six missions pourront être validées. Les premiers vols sont prévus pour 2017.

En attendant, Boeing et SpaceX ont pour tâche la construction de capsules de transport spatial d’une capacité de sept passagers. SpaceX prévoit de modifier sa capsule Dragon, utilisée lors des missions d’approvisionnement, afin d’intégrer ce paramètre. Cette nouvelle capsule sera baptisée Dragon V2. En ce qui concerne Boeing, elle planifie la réalisation de CST-100. La capsule devrait être manufacturée dans le Kennedy Space Center, un complexe de lancement spatial situé en Floride.

La NASA souhaite poursuivre l’exploration spatiale en envoyant des hommes au-delà de l’orbite basse, notamment pour effectuer le premier survol de la Lune depuis 1972. À ses fins, et en collaboration avec l’Agence spatiale européenne, ils conçoivent le vaisseau spatial lourd Orion. Mais l’étape suivante semble bel et bien être Mars. Et bien que l’échéance de ce défi semble reculer toujours un peu plus, compte tenu des défis, à la fois financiers et technologiques que cela représente, cela n’a jamais été aussi proche et accessible qu’aujourd’hui. L’arrivée de nouveaux acteurs, tel que SpaceX, redynamise en effet la course vers la planète rouge – son fondateur, Elon Musk, ambitionne d’ailleurs de construire une base permanente sur Mars. Le fait de déléguer le transport des astronautes jusqu’en orbite basse à des compagnies privées n’est donc évidemment pas anodin puisqu’il permet à la NASA de consacrer plus de temps à ses autres projets, comme celui d’Orion.

Par Sébastien Tribot

Reach/CLP : toute l’actualité d’octobre (1/2)

Le Comité sur les produits biocides adopte 10 avis

06/10/2014

Le Comité sur les produits biocides a adopté 10 avis. Le champ d’application couvre les produits biocides utilisés dans les désinfectants, les préservatifs et les insecticides.
Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article/

 

La page web REACH 2018 dévoilé

13/10/2014

L’ECHA invite toutes les entreprises à se préparer dès maintenant à la date limite d’enregistrement REACH du 31 mai 2018. Cette date limite d’enregistrement concerne les substances fabriquées ou importées en faibles volumes, de 1 à 100 tonnes par an.
Plus d’informations sur : echa.europa.eu/reach-2018/

 

Nouvelle proposition de classification et d’étiquetage harmonisé

14/10/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé d’une nouvelle substance : triadimenol (ISO); α-tert-butyl-β-(4-chlorophenoxy)-1H-1,2,4-triazole-1-ethanol. Les parties intéressées sont invitées à soumettre leurs commentaires sur le site de l’ECHA, et ce avant le 28 novembre 2014.
Plus d’informations sur : echa.europa.eu/harmonised-classification-and-labelling-consultation

 

Appel à contribution (restriction)

15/10/2014

Un appel à contribution est l’occasion pour les parties intéressées de signaler leur intérêt et d’exprimer leurs vues et préoccupations dans la phase préparatoire de la proposition de restriction. L’information recueillie sera l’entrée dans la préparation par l’ECHA d’un dossier de restriction (annexe XV). Avec un appel à contribution, l’ECHA espère recevoir des informations des parties qui, autrement, n’auraient pas été identifiées et consultées à un stade précoce. Un appel à contribution ne prend pas la place de la consultation publique sur les propositions de restriction développé par l’ECHA, qui forme une partie intégrante de la procédure de restriction. Les substances concernées par cette restriction sont : Decamethylcyclopentasiloxane (D5), Octamethylcyclotetrasiloxane (D4). La date limite pour apporter une contribution est fixée au 29/11/2014.
Plus d’informations sur : echa.europa.eu/addressing-chemicals-of-concern/

 

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Une bactérie pour éliminer la pollution pétrolière en Colombie

« Nous avons commencé dans les années 90 à étudier cette bactérie et cela fait trois ans que nous l’expérimentons avec de très bons résultats sur le terrain avec les industries pétrolières », a indiqué à l’AFP Jenny Dussan, directrice du Centre d’investigations en microbiologie (Cmit) de l’Université des Andes à Bogota.

Ce micro-organisme, de son nom scientifique « Lysinibacillus sphaericus », a la particularité d’agréger les hydrocarbures et les métaux lourds grâce à une protéine. Une faculté qui lui permet de réduire la molécule de pétrole.

Les recherches sont d’autant plus d’actualité en Colombie que le pays latino-américain, secoué par un demi-siècle de conflit interne, subit une recrudescence de catastrophes pétrolières provoquées par des actes de sabotage de mouvements de guérillas.

Depuis le début de l’année, l’équivalent de quelque 42.000 barils de brut a ainsi été déversé dans la nature, selon des chiffres officiels.

La bactérie, cultivée par les scientifiques colombiens, devrait contribuer à décontaminer l’eau et les sols et y permettre le retour de la vie végétale et animal.

« Les essais avec ce micro-organisme ont donné des résultats surprenants sur des terrains affectés cette année par des attentats contre l’industrie pétrolière », assure Mme Dussan. Selon la directrice du Cmit, « l’efficacité est de 95% au bout de deux à trois mois ».

Autre avantage du « Lysinibacillus sphaericus »: il s’attaque aux moustiques porteurs de maladies tropicales comme la malaria, la dengue, le chikungunya ou la fièvre jaune, en produisant des toxines mortelles pour les larves de ces insectes.

C’est d’ailleurs l’usage initial de cette bactérie découverte au début du XXe siècle puis popularisée à cette fin depuis les années 80 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Une vidéo montrant une goutte d’alcool se déplacer dans un labyrinthe fait le buzz

Ne cherchez pas, il n’y a pas de trucage. En revanche, la mise en scène est habile et met en valeur le phénomène chimique.

De quoi s’agit-il ? Des chercheurs tchèques ont réalisé une vidéo montrant un petit labyrinthe de quelques centimètres de large, légèrement immergé dans une eau savonneuse. Une goutte d’alcool est déposée à une extrémité du parcours. Lorsqu’une seconde goutte de sel est placée à l’autre bout du labyrinthe, la première goutte commence à se déplacer, suivant un chemin invisible jusqu’à la goutte de sel.

Quand la goutte d’alcool atteint une intersection, elle choisit toujours la bonne direction. Son cheminement si parfait a suscité de nombreuses réactions des internautes, nombreux étant ceux croyant à un canular ! 

Et pourtant, tout est vrai. L’expérience est d’ailleurs aisée à reproduire chez soi puisqu’il suffit d’un peu d’eau, de savon, d’un alcool coloré et de sel pour observer le déplacement de la goutte d’alcool. Lorsque le sel rentre en contact avec l’eau savonneuse, celui-ci se dissout, jusqu’à ce qu’un peu de sel atteigne la goutte d’alcool. Celle-ci va alors se déplacer le long du gradient de sel, ce qui va la mener droit sur la position de dépôt de la goutte de sel, où la concentration de sel est la plus importante. Une fois arrivée, la goutte d’alcool se stabilise.

Ce phénomène plutôt simple mais illustré de façon très efficace par l’auteur J. Cejkova a très vite suscité un buzz inattendu. En moins de 2 semaines, la vidéo a été vue plus de 250 000 fois, un record pour un phénomène chimique. Le plus surprenant sont les commentaires suscités, entre admiration et dénonciation de canular, les discussions sont très vives entre internautes.

Comme quoi, une mise en scène habile permet de promouvoir la science et de susciter le débat sur les déplacements d’une goutte de décanol !

  • Découvrez la vidéo d’une goutte d’alcool cheminant à travers un labyrinthe :

Par Audrey Loubens

Les centres d’affaires : une nouvelle manière de travailler

La mentalité des travailleurs évoluent également et le travail déporté, auparavant considéré comme un facteur d’isolement par beaucoup, est aujourd’hui vu comme synonyme d’une qualité de vie accrue et d’une productivité professionnelle renforcée.
De nombreux salariés se sont donc engagés, de façon informelle, sur le chemin du télétravail. Pourquoi doncse déplacer au bureau pour travailler alors que de nombreux outils informatiques existent aujourd’hui et permettent de faciliter le travail à distance ?

Conscient de cela, les centres d’affaires ont été parmi les premiers à prendre ce virage en se dotant des outils techniques et des technologies de communication leur permettant de s’adapter aux besoins de leurs clients,travailleurs indépendants, créateurs d’entreprise ou télétravailleurs, qui représentent aujourd’hui un peu plus de 10% des salariés français.

L’offre de télétravail en plein développement

Bien que le marché français du télétravail soit en retard en comparaison avec les pays scandinaves et anglo-saxon, où deux à trois plus de salariés sont concernés, de plus en plus d’entreprises ont déjà amorcées en leur sein une politique de télétravail. Cette dernière présente en effet de nombreux avantages non seulement pour les salariés, qui adhérent de plus en plus à la tendance, mais également pour ces entreprises. En effet, selon le Synaphe, le télétravail entraînerait entre 20 et 40% d’économies de surface ». Des économies substantielles quand on sait qu’en moyenne 40 % des bureaux ne sont pas occupés à plein temps.

Les centres d’affaires et de domiciliation évoluent pour suivre au plus près les nouvelles tendances de travailet de la mutation du marché. Désormais, nombreux sont ceux à proposer un réel accompagnement des entreprises clientes. En effet, les centres d’affaires offrent de nombreuses opportunités de bureau modulables et temporaires aux télétravailleurs.
Cette nouvelle offre est actuellement l’un des axes de développement des professionnels de l’hébergementd’entreprise. Outre le service immobilier classique représenté par « les bureaux équipés », les centres d’affaires diversifient leur positionnement et proposent désormais de nouveaux services à forte valeur ajoutée. (Accueil téléphonique personnalisé ; services de téléphonie déporté ; hébergements de serveurs ;interconnexions à très haut débit ; téléphonie Vo IP de haut niveau…). Les porteurs de projets ambitieux peuvent ainsi gagner du temps et être plus efficace dans la création ou le développement de leur activité, quel que soit leur stade de maturité.
En réponse aux besoins des cadres et managers nomades, Le Synaphe, qui compte aujourd’hui plus 250centres d’affaires affiliés, appartenant pour la plupart d’entre eux à de gros réseaux, met en avant l’excellent maillage existant sur le territoire national.
Ou que se trouvent les travailleurs nomades, ils peuvent compter sur la proximité d’un centre d’affaires, et cela représente une alternative séduisante pour les entreprises souhaitant offrir à certaines catégories de leurs salariés la possibilité de pratiquer le travail déporté.

De plus, les liens entre l’entreprise et son collaborateur sont facilités par la fourniture d’équipements bureautiques et de télécommunication tels qu’une connexion internet avec débit fibre optique, la possibilité d’attribuer un numéro de téléphone spécifique ou encore l’utilisation de systèmes de visio-conférence.

Une Multiplication des espaces de Coworking

Les centres d’affaires sont aujourd’hui très nombreux à proposer des espaces de coworking où se côtoient des entrepreneurs ou salariés évoluant dans des secteurs d’activité différents, ce qui leur permet d’élargir leurs réseaux professionnels tout en intégrant un lieu d’échange et de réseautage.
Parallèlement, les centres d’affaires sont en relation avec des professionnels et experts de différents domaines (avocat, expert-comptable, secrétariat professionnel, conciergerie d’entreprise, coursier…) dont les entreprises clientes peuvent bénéficier afin de se faire accompagner dans leur développement.

Ces nouveaux services font des centres d’affaires et de domiciliation des leviers de croissance pour les entreprises car ils répondent aux nouveaux besoins de ces dernières en matière d’informations, d’optimisation des coûts et de conquête de clients potentiels.
Grâce au coworking, les sociétés d’un même centre de d’affaire et de domiciliation peuvent créer entre ellesune synergie, voire trouver de nouvelles opportunités de business.

Les centres d’affaires répondent de manière qualitative et productive à cette nouvelle demande et aux contraintes spécifiques que rencontrent très souvent les entrepreneurs, la Start-up en création, le travailleur indépendant et le télétravailleur à domicilie.
De la simple location de bureaux équipés à des prestations haut de gamme proposant des espaces d’affaires, de restauration, de fitness ou encore de détente, les offres proposées par les centres d’affaires répondent à la plupart des demandes des entreprises. Selon Bruno Rébillé, Président du Synaphe:« l’innovation au sein des centres d’affaires est un axe de développement prioritaire, aussi bien au niveau de nos prestations que sur un plan technologique. »

Source : SYNAPHE (Syndicat National des Professionnels de l’Hébergement d’Entreprises)

Emissions de CO2: les entreprises françaises s’améliorent mais pas suffisamment

En 2014, les émissions de CO2 rapportées par une centaine d’entreprises, dont toutes celles du CAC 40, ont diminué de 15,8 millions de tonnes par rapport à 2013, selon le rapport 2014 France du CDP, l’ex-Carbon Disclosure Project.

98 des 250 plus grandes entreprises françaises sollicitées ont répondu à cette organisation indépendante.

Preuve de ces progrès, dix entreprises – Atos, Cap Gemini, Danone, Groupe Steria, Kering, L’Oréal, Orange, Renault, Schneider Electric et Thales – ont obtenu la note de performance la plus élevée et font partie des « leaders de performance » 2014.

« Il y en a 11 en Allemagne, 3 en Belgique, 4 en Italie et 19 au Royaume-Uni », a comparé pour l’AFP Steven Tebbe, directeur général du CDP pour la zone Europe.

« La bonne nouvelle c’est qu’il y a une réduction substantielle des émissions mais ce n’est pas assez », a-t-il nuancé.

Car de l’autre côté du spectre, ArcelorMittal, GDF Suez, Lafarge, EDF et Total sont les cinq plus gros émetteurs et sont responsables de 76% du total des émissions.

Et parmi les 20 plus grosses entreprises émettrices de CO2, 14 n’ont pas réduit leurs émissions, et 8 d’entre elles les ont même augmentées.

Globalement, l’étude constate « une meilleure intégration de la performance durable » dans les entreprises.

L’essentiel de leurs actions porte sur l’amélioration de leur efficacité énergétique, l’achat d’énergie à faible impact carbone et des efforts liés au transport.

Certaines ont également intégré un prix interne du carbone à leurs calculs de retour sur investissement, même si le mécanisme européen de marché du carbone est toujours au point mort.

2014 a enfin vu l’émergence de l’émission d’obligations vertes (green bonds) par les entreprises. GDF Suez et Unibail-Rodamco ont respectivement émis pour 2,5 milliards et 750 millions d’euros, destinées à financer des projets qui respectent des critères environnementaux stricts, détaille le CDP.

Cependant, Steven Tebbe regrette que la plupart des entreprises « n’aient pas de cible de réduction des émissions au delà 2016 ou 2017, ce qui veut dire qu’elles n’ont toujours pas de vision de long terme » sur le sujet.

mhc/cb/ei

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Google Street View s’invite sur un chameau

Que de chemins parcourus depuis le lancement de Google Street View en mai 2007… Le service de Google, controversé en raison de nombreuses accusation d’atteintes à la vie privée, couvre aujourd’hui une grande partie du globe, ainsi que la quasi-totalité du territoire français. Coutumière des coups de publicité particulièrement bien orchestrés, la firme américaine s’était fait remarquer en arpentant les rues de Venise ainsi que les canaux de la « Sérénissime » il y a près d’un an. Avide de nouveaux territoires à conquérir, Google quitte la Cité des Doges pour investir… les sables inhospitaliers du désert de Rub al-Khali !

Premier chameau embauché par Google

L’inutilité d’une Google Street Car dans les dunes émiraties n’étant pas à prouver, la firme américaine a trouvé une solution « low-tech », en embauchant… un chameau. Baptisée Raffia, la bête est devenue le premier animal à emmener sur son dos le « Trekker » – un sac à dos surmonté du fameux système de captation d’images à 360 degrés labellisé Google – habituellement transporté par un de nos congénères. Selon les responsables du projet, le chameau semblait être le moyen le plus pertinent et le plus adapté pour explorer les gigantesques dunes de sable entourant l’oasis de Liwa, à 150 kilomètres au sud-ouest d’Abou Dabi, dans les Émirats arabes unis, en plein désert de Rub al-Khali.

Pour ajouter au charme de la balade, il est même possible d’apercevoir l’ombre du chameau sur certaines vues, tout en restant assis confortablement dans votre canapé.

Évolution rapide et expansionniste de Google Street View

Cette annonce, en apparence assez clairement anecdotique, vient en fait illustrer l’évolution rapide de la plateforme du géant américain, dont le cheptel ne se limite plus aujourd’hui à la classique « Google Street View Car » (la célébrissime voiture surmontée d’un dispositif photographique panoramique, couplé à des capteurs lasers et à un GPS), ni du « Trike » (la version gros tricycle, spécialement conçue pour embarquer le module photographique Street View). Désormais, le « Trekker » permet d’accéder aussi bien à l’entrelacs de rues étroites de Venise qu’au réseau de canaux de la ville italienne à travers une excursion pittoresque en gondole, en passant maintenant par les spectaculaires dunes entourant Liwa, le Grand Canyon américain et les sublimes temples khmères du site d’Angkor, au Cambodge.

Venus également s’ajouter à l’équipe, le « Chariot Street View » permet de s’inviter dans certains musées – le Metropolitan Museum of Art (MOMA) à New-York – ainsi que dans quelques bâtiments « remarquables » (avec notamment la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa de Dubaï, ou encore la Tout Eiffel), et la « Motoneige Street View » qui laisse la possibilité aux skieurs et snowboarders de tout poil d’explorer les pentes enneigées de la station de ski de leur choix.

Le « trekker » a déjà permis de défricher certains chemins de randonnée, ainsi que de visiter un nombre toujours croissant de monuments, temples et châteaux, un peu partout dans le monde.

Par Rahman Moonzur

Copyright photos : Google

Faire baisser le nombre de collisions entre oiseaux et baies vitrées

Il est difficile d’évaluer le nombre d’oiseaux victimes de collision avec des fenêtres ou des baies vitrées un peu partout dans le monde, mais les experts s’accordent pour dire que c’est une véritable hécatombe. «Plusieurs centaines de milliers de volatiles seraient victimes de ces chocs chaque année» s’alarme Madline Reynaud, directrice de l’ASPAS (l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages). Paradoxalement, la très large vision des oiseaux (jusqu’à 360 degrés, selon les espèces) serait responsable des collisions, perturbant la concentration de ces derniers sur un angle de vue plutôt réduit.

Pour limiter l’une des plus importantes causes de mortalité aviaire liées à l’homme, quelques solutions existent déjà : diminution de la transparence des vitres (dépolies, nervurées, sablées, teintées), utilisation de stickers – représentant notamment des oiseaux de proie – ou de bandes autocollantes, jouer sur l’ouverture des stores et des rideaux. Malheureusement, ces solutions viennent limiter l’intérêt même de posséder une ouverture sur le ciel.

Pour rendre les vitres visibles sans que cela ne soit trop envahissant, il est également possible d’incruster des motifs réfléchissant ou absorbant les rayons ultraviolets. Dans une étude publiée le 9 octobre, deux chercheurs suédois ont testé ce marquage, et ont découvert qu’il pouvait être efficace pour les oiseaux possédant une vision UV, tels que les passereaux, les mouettes ou les perroquets.

Par contre, pour ce qui est des oiseaux de proie en tout genre, des pigeons, des oies ou encore des corbeaux, ces motifs ne seraient pas très efficaces, puisqu’ils ne peuvent voir les marquages UV que dans des circonstances très précises comme un contraste parfait, et des motifs qui doivent se détacher sur une scène avec peu de variations de couleur mais un fort rayonnement ultraviolet (un ciel bleu parfait, par exemple).

Par Moonzur Rahman

Crédit photo : Damian Hevia

Astuce du Web #13 : Comment se déconnecter à distance de Gmail

Connectez-vous à Gmail sur votre ordinateur familial, ou depuis votre smartphone, et partez tout en bas de l’écran, à droite. Il est écrit, en petit : “dernière activité sur le compte”. Cliquez sur “détails”, et vous aurez sous les yeux toutes les activités récemment enregistrées sur votre compte Gmail. Autrement dit, toutes les fois où vous vous êtes connecté. Cela permet en outre de repérer toute activité suspecte sur votre compte Gmail, en sachant sur quels PC ou appareils mobiles (smartphone, tablette) votre compte Gmail est actuellement ouvert.

Les informations sont détaillées : adresse IP, localisation de l’appareil, date et heure de connexion, type d’accès (navigateur web, mobile, clients de messagerie). Si vous cliquez sur “afficher les détails”, vous pourrez même savoir quel type de smartphone a été utilisé, par exemple. Maintenant, vous pouvez désormais fermer les autres “sessions” encore ouvertes – toutes en même temps, ou une par une.

La fonction “activité concernant ce compte” vous permet aussi de demander à Google de vous envoyer des alertes si quelqu’un se connecte à votre compte depuis un endroit suspect. Pour cela, il faut aller tout en bas de la page, cliquer sur “modifier”, à côté de l’option “afficher une alerte en cas d’activité inhabituelle”, et cocher la case appropriée.

Par Fabien Soyez

La formation des salariés devrait être favorisée par la mise en place du CPF

Le DIF est mort. Vive le CPF. La loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle s’affiche comme révolutionnaire et a pour but d’améliorer l’évolution professionnelle en favorisant l’accès à des formations qualifiantes. Un tel dispositif existe déjà, il s’agit du Droit individuel à la formation (DIF). Toutefois, le DIF n’a pas convaincu. Avec seulement 4,9% de taux d’usage, 22,5 heures de durée moyenne de formation, c’est-à-dire des formations très courtes, le système de la formation professionnelle est un échec. Avec le Compte personnel de formation (CPF), le gouvernement espère relancer la formation en le rendant plus fonctionnel et ainsi accroître le niveau de qualification tout en sécurisant le parcours professionnel.

Des heures de formation rattachées à l’individu et qui ne pourront plus être perdues

Première différence de taille, le CPF est rattaché à l’individu et non plus à un contrat de travail. Cela signifie qu’il est possible de cumuler des heures de formation utilisables sans limite de temps, même si le statut professionnel change. Deuxième révolution, les heures acquises le restent à vie. Il sera donc possible de changer d’employeur sans perdre de droits à la formation, ce qui est actuellement le cas avec le DIF.

150 heures sur 7 ans

Grâce au CPF, il est possible de cumuler un plus grand nombre d’heure. Alors que le DIF plafonnait à 120h de formation sur six années, le CPF grimpe jusqu’à 150 heures sur 7 ans. Ces chiffrent sont valables pour un temps complet. Dans le cas d’un temps partiel, les heures de formations gagnées seront calculées au prorata. De plus, les absences pour cause de congés maternité, paternité et parental ne pénaliseront pas le nombre d’heures cumulées. Enfin, les heures du DIF non utilisées seront automatiquement basculées sur le CPF et valables pendant 5 ans.

Quelles formations ?

En théorie, les formations accessibles seront celles ayant été choisies par les conseils régionaux, partenaires sociaux et branches professionnelles parmi celles aboutissant à une certification.

Cumulable avec d’autres dispositifs de formation

Le CPF peut faire l’objet d’abondement par l’employeur, l’employé ou un organisme extérieur comme Pôle emploi ou l’Agefiph. De quoi augmenter le nombre de formations accessibles. Toutefois, malgré la parution d’un décret paru au JO du 2 octobre sur les modes de constitution et de contrôle des listes de formation, les formations éligibles ne sont toujours pas connues.

Faire sa demande à l’employeur 2 mois avant de commencer sa formation

En pratique, le travailleur pourra solliciter l’accord de son employeur au moins soixante jours avant que ne débute la formation souhaitée si celle-ci dure moins de 6 mois. Pour les formations plus longues, la demande doit être faite 120 jours avant minimum, de quoi laisser le temps au patron de s’organiser. A noter que l’employeur n’a pas de droit de regard sur la formation choisie, il peut seulement discuter le calendrier.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Yerka Project invente un vélo qui est son propre antivol

Ils en avaient assez de se faire piquer leur vélo, alors les trois étudiants ont décidé d’inventer un vélo impossible à voler. Fini les cadenas et autres chaînes que l’on peut briser pour libérer le vélo et l’emporter. Cette fois, l’ingénieux système ne comporte aucun élément extérieur : le vélo est son propre antivol ! Cabello Cristobal, Juan José Monsalve et Adrès Roi imaginent d’utiliser la selle pour l’accrocher directement au cadre. Cela implique de pouvoir dévisser une partie du cadre pour qu’il s’ouvre et puisse accueillir la selle préalablement enlevée. Le vélo peut ainsi être attaché à un poteau, un arbre ou une grille via ce nouveau système d’accroches. Cette manipulation se fait en moins de 20 secondes et parait simple à réaliser à en croire la vidéo de démonstration. La seule façon de le voler est d’endommager le cadre ou la selle et donc de rendre le vélo inutilisable, suffisant pour dissuader les voleurs.

Les trois amis ont fabriqué un prototype avec un cadre en acier, mais réfléchissent à utiliser de l’aluminium, plus léger. Pour avancer et espérer un jour commercialiser ce produit, les inventeurs chiliens ont commencé une collecte de fond.

Pour les soutenir, rendez-vous sur le site du Yerka Project : www.nadiemelaroba.cl

Découvrez l’ingénieux système antivol qui utilise exclusivement les parties du vélo :
 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’Assemblée nationale interdit sacs plastiques et vaisselle jetable

L’interdiction des sacs plastiques avait été introduite, sur proposition du gouvernement, dans le texte lors de son examen en commission. Elle a été confirmée vendredi. Celle de la vaisselle jetable a été votée en séance à l’initiative des écologistes.

L’amendement défendu par l’écologiste François-Michel Lambert prévoyait dans une version initiale l’interdiction à partir de début 2017 de la vaisselle jetable en plastique, afin de réduire les déchets, constitués par « l’énergie consommée pour la fabrication de ces produits et la pollution provoquée lorsqu’ils sont laissés dans la nature ».

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal s’est opposée à cet amendement qu’elle a qualifié « d’anti-social », car « les familles en situation de précarité ne jettent pas cette vaisselle mais la réutilisent ». François-Michel Lambert a alors proposé de repousser la mesure à 2020, ce qui a permis son adoption, la ministre s’en étant remis « à la sagesse de l’Assemblée ».

Pour les sacs plastiques, une mesure similaire avait déjà été prévue dans le projet de loi sur la biodiversité. Ce texte ne devant être débattu dans l’hémicycle qu’au début de l’an prochain, le gouvernement a préféré prendre les devants.

Déjà, sous l’effet d’une convention volontaire, le nombre de sacs plastiques de caisse distribués en France dans les grandes surfaces alimentaires est passé de 10,5 milliards à 700 millions entre 2002 à 2011.

Mais, selon le gouvernement, près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits « fruits et légumes » sont encore distribués dans les commerces.

A partir du 1er janvier 2016, il sera donc mis fin à la mise à disposition payante ou gratuite de sacs plastiques de caisse à usage unique, sauf pour des sacs répondant à des conditions particulières: les sacs « biosourcés » (avec une teneur qui ira en augmentant progressivement dans le temps) et les sacs compostables en compostage domestique.

« Nous subissons déjà des pressions pour repousser cette date », a déclaré Mme Royal.

L’Assemblée a aussi voté l’interdiction de la production, de la distribution, de la vente et de l’utilisation de sacs à usage unique en plastique oxo-fragmentable destinés au transport de marchandises.

Soumis au vote global des députés mardi prochain, le projet de loi sera ensuite examiné au Sénat.

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Schwarzenegger : les régions sauveront-elles la COP21 ?

A l’occasion du premier Sommet mondial des régions pour le climat, de nombreuses personnalités politiques françaises se sont succédées à la tribune : Laurent Fabius, Anne Hidalgo, Serge Lepeltier, Michel Rocard, Nicolas Hulot... mais aussi : Arnold Schwarzenegger, le célèbre héros de films d’action et fervent militant de la lutte contre le changement climatique.

Arnold Schwarzenegger a fondé le R20, Regions of Climate Action, suite à l’échec du Sommet de Copenhague en 2009. Il s’agit d’une organisation internationale à but non lucratif engagée pour aider les Etats, les provinces, les régions, mais aussi les villes à développer et mettre en oeuvre des projets bas carbone. Cette ONG les aide aussi à mettre en oeuvre des politiques et des projets à même de stimuler la croissance verte au niveau mondial. »Les gouvernements subnationaux ont le pouvoir de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 80%, c’est pourquoi j’ai créé le R20″, a rappelé Arnold Scharzenegger à l’occasion de ce Sommet.

L’ambition de ce Sommet était de mobiliser tous les secteurs en partant du terrain, fédérer les régions, villes, entreprises et investisseurs autour d’une déclaration commune : la « Déclaration de Paris ». L’objectif? Les engager à oeuvrer concrètement pour le climat et presser les gouvernements nationaux à parvenir à un accord à Paris en 2015.

A présent, cette déclaration sera portée à travers le monde par le R20 et les organisations partenaires jusqu’à la COP21 pour collecter d’autres signatures. « Près de 2 900 régions membres de nos organismes vont, pendant un an, se mobiliser pour faire signer cette alliance des régions et des villes pour Paris-Climat 2015 », prévient Michèle Sabban, Présidente du R20. Cela représente « plus de 700 millions d’hommes et de femmes dans le monde », précise-t-elle. Cet appel sera remis aux chefs d’Etats et de gouvernements à l’ouverture de la COP21. Il s’agit d' »une démarche bottom-up pour influer sur l’avenir de notre planète », insiste Michèle Sabban.

Arnold Schwarzenegger, un « Visionnator »

En tant qu’ex-gouverneur de Californie, le constat d’Arnold Shwarzenegger est sans appel : il faut que toutes les régions entrent en action. « En Californie, on n’attend jamais le gouvernement fédéral ou un accord international : on ne croit pas en l’attente, on croit en l’action permanente », défend-il. »La Californie est devenue 40 % plus efficace en énergie que le reste des Etats-Unis, ce qui signifie que si le pays suivait notre chemin, nous pourrions fermer 75 % des centrales à charbon », prévient-il.  L’Etat californien prévoit encore de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 85% d’ici 2050.

« Les derniers rapports des Nations Unies prédisent que le réchauffement climatique ralentira la croissance économique, accroîtra le pauvreté et menacera la sécurité alimentaire autour du monde. C’est plus inquiétant que n’importe quel film, c’est le défi de notre époque. C’est pour cela que je suis dans cette croisade pour créer un futur énergétique durable et annihiler le changement climatique une fois pour toute », insiste l’ex-gouverneur.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a quant à lui tenu à saluer l’engagement de l’acteur. « Le gouverneur Shwarzenegger, et il l’a dit lui-même, on le connait comme Terminator. Mais il est assez rare qu’un Terminator puisse être en même temps un Initiator et un Visionnator », a-t-il plaidé.

Mettre en mouvement les régions pour lutter contre le réchauffement

Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez a insisté sur le « rôle déterminant de l’échelon territotorial des régions dans la lutte contre le changement climatique ». « Les entreprises souhaitent ardemment que la Conférence de Paris soit un grand succès […], les entreprises ont besoin de cadre, de savoir où l’on va », a-t-il précisé.

Serge Lepeltier, ambassadeur français chargé des négociations sur le changement climatique, met néanmoins en garde les dirigeants. « Attention au « bottom-up », qui peut être une véritable excuse, avec pas de véritables engagements des Etats, mais simplement des exemples donnés, il faut un véritable accord global contraignant », a-t-il alterté. « Si l’on veut absolument aboutir à un accord, quelquefois on se donne une ambition minimale pour que cet accord soit pris et il y aura là un vrai risque ». « C’est peut-être quelque chose qui ne devrait pas être dit : prenons le risque d’un non accord, car si nous ne le prenons pas, nous ferons un accord minima qui ne luttera pas réellement contre les changements climatiques », a prévenu l’actuel Maire de Bourges.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

LED : un marché de 17 milliards de dollars

En inventant les lampes LED bleues, les chercheurs récompensés ont réussi là où tout le monde avait échoué pendant 30 ans, a souligné le jury, qualifiant cette découverte de « révolutionnaire ». Grâce à leur invention au début des années 1990, la lumière blanche pouvait finalement être concrétisée, soit en combinant les nouvelles diodes bleues avec des diodes rouges et vertes, déjà inventées, soit, plus communément aujourd’hui, en ajoutant une couche de phosphore luminescent jaune sur la LED bleue. 

« Avant l’invention des LED bleues, le marché était principalement axé sur les voyants dans les jouets, les applications industrielles et automobiles », explique  William Rhodes, directeur de recherche sur les LED et l’éclairage à IHS Technology. « Depuis, le marché a évolué avec plus de 90% de tous les écrans vendus cette année, rétro-éclairés par LED », précise-t-il. En effet, cette invention est désormais un objet de notre quotidien. Elle est utilisée dans les écrans à cristaux liquides de nos télévisions,de nos smartphones et tablettes, dans le flash de nos appareils photo et même dans le laser bleu des DVD Blu-Ray.

Un marché LED pesant plusieurs milliards d’euros appelé à se développer

Le marché des composants LED était estimé à 17,7 milliards de dollars en 2013, soit environ 13,4 milliards deuros, selon le cabinet d’analyses IHS Technology.Le secteur embaucherait plus de 250 000 personnes. Le cabinet précise que ces chiffres ne prennent en compte que la vente de composants, non pas l’ensemble du marché aval créé par l’éclairage, les écrans, la signalisation, l’électronique grand public et les lumières décoratives.

Le marché de l’éclairage LED est appelé à se développer fortement dans les dix prochaines années, au fur et à mesure que les ampoules à incandescence seront interdites à travers le monde. Rappelons ici que les ampoules à incandescence sont déjà interdites en Europe et que les ampoules halogènes y seront interdites en 2016. 

Le comité du Nobel a insisté sur l’importance cruciale de la LED bleue pour économiser l’énergie. Outre les économies d’électricité qu’elles vont apporter dans les pays riches et émergents, elles « peuvent améliorer le quotidien de quelque 1,5 milliards d’individus sur le globe, qui ne peuvent accéder à des sources d’électricité suffisamment puissantes pour alimenter des systèmes d’éclairage plus consommateurs en énergie, alors que les LEDs peuvent être alimentées par des systèmes solaires moins onéreux, de par leur faible consommation d’énergie », souligne le Jury dans un communiqué.

Les gagnants se voient récompensés d’un chèque de 8 millions de couronnes suédoises, soit environ 876 000 euros à partager. L’an dernier, le prix Nobel de physique avait récompensé les pères du Boson de Higgs.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Tesla dévoile de nouvelle version 4×4 et bi-moteurs de sa « Model S »

Tesla avait créé le « buzz » en annonçant la semaine dernière une conférence de presse. Sur l’invitation, on devinait sous une porte de garage entrouverte le profil d’une « Model S » mais l’invitation portait un grand D.

« Il y a eu beaucoup de spéculations sur la (voiture) ‘D’, j’ai appris beaucoup de choses y compris certaines que je ne pensais pas possibles physiquement », a plaisanté Elon Musk en faisant allusion aux spéculations de la presse, tout en dévoilant la nouvelle voiture.

« D veut dire deux moteurs » a-t-il ajouté depuis l’aéroport Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles, soulignant que la nouvelle berline « 4×4 » aux lignes courbes et sportives serait équipée d’un moteur à l’avant et à l’arrière.

Le héraut de la voiture « verte » aux Etats-Unis dispose dans cet aéroport d’un studio de création et ingénierie, en plus de bureaux d’une autre entreprise d’Elon Musk, la société aérospatiale Space X.

Ce visionnaire, star de Wall Street, a aussi créé le service de paiement PayPal et le compresseur de documents informatiques Zip.

– Accélération insensée –

Les véhicules verts ne représentent encore que quelque 3,5% des ventes de véhicules aux USA mais leur part progresse, d’autant que les « Trois grands » de Detroit, General Motors, Ford et Chrysler se sont aussi mis aux voitures électriques et hybrides, suivant le japonais Toyota, pionnier avec sa Prius, une hybride et voiture la plus vendue dans le premier marché automobile américain, la Californie (ouest des Etats-Unis).

Avec ces nouvelles voitures 4×4, Tesla espère conquérir des adeptes du tout-électrique dans des régions américaines où le temps est moins clément que dans son fief californien.

Il y aura trois versions D de la Model S, a-t-il détaillé: la 60 D, la 85 D et la P 85 D, un modèle haut-de-gamme à l’accélération « insensée » qui peut monter jusqu’à 249 kilomètres/heure, ce qui en fera une des berlines les plus rapides du marché, promet Elon Musk.

Elle sera aussi équipée d’un logiciel anti-collisions capable de « voir la voiture devant vous à travers le brouillard, la neige, le sable », et de fonctions d’aide au parking, a énuméré un Elon Musk souriant et détendu sur scène devant un parterre bondé.

D’après Musk, l’ajout d’un deuxième moteur ne va pas faire perdre en traction: « au contraire, l’efficacité augmente », a-t-il promis.

L’action gagnait 0,60% à 258,56 dollars dans les échanges hors marché suivant la conférence de presse, après qu’elle eut cédé 0,88% en séance jeudi.

Tesla, qui fait partie des chouchous de Wall Street, s’est fait connaître avec une voiture de sport électrique, la Roadster, sortie en 2007 et plébiscitée par les stars de Hollywood comme George Clooney ou Leonardo DiCaprio, qui ont contribué à rendre « sexy » les voitures électriques aux Etats-Unis.

La « Model S », berline plus familiale qui coûte environ 75.000 dollars, était sortie en 2012. Il travaille actuellement au développement d’un autre modèle, la X, un 4×4 crossover dont les livraisons devraient débuter l’an prochain.

Il avait aussi annoncé en juillet la mise en développement d’une berline compacte de luxe, la Model 3, qui devrait être vendue moins cher, entre 35.000 et 40.000 dollars l’unité.

Tesla a aussi beaucoup fait parler de lui ces derniers mois avec son projet de « giga-usine » de batteries au lithium-ion, qui devrait être la plus grosse du monde et représenter 4 à 5 milliards de dollars d’investissements. Elle sera construite dans le Nevada (ouest des Etats-Unis), avec également un investissement de Panasonic.

ved/mf

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Tesla dévoile 3 nouvelles 4×4 « Model S » dont une ultra-rapide

Il y aura trois nouvelles Model S, a annoncé le charismatique patron de Tesla, Elon Musk, jeudi soir lors d’une conférence de presse: « un modèle normal, un sportif, et un insensé! », a-t-il dit en plaisantant.

Tous trois seront des 4×4 bimoteurs qui peuvent être commandés en option dès vendredi.

Les nouveaux modèles aux lignes courbes et sport portent tous la lettre « D », signifiant bimoteur (« dual engine »), un à l’avant et un à l’arrière, a fait valoir Elon Musk, souriant et détendu sur scène devant un parterre bondé.

La 60 D aura une autonomie de 360 kilomètres et pourra monter jusqu’à 200 kilomètres/heure, la 85 D une autonomie de 472 kilomètres et montera jusqu’à 248 kilomètres/heure.

La P 85 D, un modèle haut de gamme, pourra pousser jusqu’à 249 kilomètres/heure, et accélérer à 100 km/h en 3,2 secondes, ce qui en fera une des berlines les plus rapides du marché, promet Elon Musk.

Elle sera disponible à partir de 120.170 dollars.

Avec ces nouveaux modèles, Tesla espère notamment conquérir des adeptes du tout électrique et de la vitesse dans des régions américaines où le temps est moins clément que dans son fief californien.

Ces berlines quatre roues motrices seront équipés d’un logiciel « de pilotage automatique » avec des fonctions anticollision.

– ‘Voir la voiture devant vous à travers le brouillard, la neige, le sable’ –

Il permettra de « voir la voiture devant vous à travers le brouillard, la neige, le sable », et comprendra des capteurs et des fonctions d’aide à la conduite et au parking, a énuméré Elon Musk.

D’après lui, l’ajout d’un deuxième moteur ne va pas ralentir la voiture: « au contraire » la technologie du véhicule permet de « faire passer de façon dynamique la traction de l’arrière vers l’avant ».

« Cela permet une efficacité optimale des deux moteurs et de compenser l’augmentation de la masse », a-t-il poursuivi.

« L’accélération est un peu plus rapide et la vitesse maximale plus élevée », insiste le patron du constructeur « vert », un visionnaire également créateur de la société aérospatiale Space X, du service de paiement PayPal et du compresseur de documents informatiques Zip.

Tesla avait créé le « buzz » en annonçant la semaine dernière une conférence de presse pour jeudi. Sur l’invitation, on devinait sous une porte de garage entrouverte le profil d’une « Model S », mais l’invitation portait un grand D.

« Il y a eu beaucoup de spéculations sur la +D+, j’ai appris beaucoup de choses y compris certaines que je ne pensais pas possibles », a ironisé Elon Musk en faisant allusion aux spéculations de la presse.

L’action Tesla gagnait 0,77% à 258,98 dollars dans les échanges hors marché vers 07H00 GMT, après avoir cédé 0,88% en séance jeudi.

Les véhicules électriques ne représentent encore que quelque 3,5% des ventes de véhicules aux Etats-Unis, mais leur part progresse.

Tesla s’est fait connaître avec une voiture de sport électrique, la Roadster, sortie en 2007.

Plébiscitée par les stars d’Hollywood comme George Clooney et Leonardo DiCaprio, elle a largement contribué à rendre « sexy » les voitures « vertes » aux Etats-Unis.

La Model S, berline plus familiale, était sortie en 2012. Le groupe travaille actuellement au développement d’un autre modèle, la X, un 4×4 crossover dont les livraisons devraient débuter l’an prochain.

Il avait aussi annoncé en juillet la mise en développement d’une berline compacte de luxe, la Model 3, qui devrait être vendue moins cher, entre 35.000 et 40.000 dollars l’unité.

Tesla a aussi beaucoup fait parler de lui ces derniers mois avec son projet de « giga-usine » de batteries au lithium-ion, qui devrait être la plus grosse du monde et représenter 4 à 5 milliards de dollars d’investissements. Elle sera construite dans le Nevada (ouest des Etats-Unis).

ved/jh

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Quelles formations seront éligibles au CPF ?

Si la liste précise des formations auxquelles pourront prétendre les salariés au titre du CPF reste à préciser, le gouvernement a d’ores et déjà indiqué lesquelles seraient prioritaires.

Il s’agit des formations en langues, et plus particulièrement l’anglais. En effet, la formation la plus demandée sous l’ère du Droit individuel à la formation (DIF) restera une formation encouragée via le CPF et donc éligible.

De plus, l’anglais est considéré comme faisant partie du socle de compétence. D’autres langues européennes devraient aussi être proposées, comme l’allemand et l’espagnol.

En revanche, rien n’est indiqué pour le chinois. En dehors des langues, il sera possible de s’initier ou de se perfectionner dans les domaines suivants : gestion de projet, management, finance/comptabilité/gestion, commercial/vente, achats, communication/web, RH/paie/formation, formation des élus du personnel et bureautique/PAO.

En revanche, certaines formations ne seront plus accessibles. C’est le cas des formations en développement personnel à destination des cadres et managers. Pour les non cadres, impossible aussi de prétendre à une telle formation. Enfin, exit les formations sur l’efficacité professionnelle.

La liste des formations éligibles est déterminée en accord avec les conseils régionaux et les partenaires sociaux. Bien que le CPF débute au 1er janvier 2015, cette liste n’est pas encore parue.

Par Audrey Loubens

La principale source de méthane aux Etats-Unis émet trois fois plus qu’estimé

Le méthane est un des plus puissants gaz à effet de serre, qui contribue au réchauffement climatique.

La zone grosse émettrice de méthane, proche de l’intersection des frontières de l’Arizona, du Colorado, du Nouveau-Mexique et de l’Utah, s’étend sur une superficie de 6.500 kilomètres carré, précisent ces chercheurs de la Nasa et de l’université du Michigan dont l’étude paraît en ligne dans la revue Geophysical Research Letters.

Au cours de chacune des sept années durant lesquelles cette étude a duré (2003-2009), cette zone a émis environ 0,59 million de tonnes de méthane dans l’atmosphère, soit trois fois et demi plus que l’estimation précédente.

Ces chercheurs ont utilisé les données de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui fait référence pour la recherche atmosphérique mondiale.

Ils soulignent que ce méthane ne peut pas venir des activités de fracturation hydraulique puisque celles-ci n’avaient pas encore commencé dans cette zone durant la période couverte par l’étude.

La persistance de ces émissions « indique plutôt que les sources probables sont les activités minières pour extraire le charbon et le gaz ainsi que des forages de puits de méthane de houille », selon ces chercheurs.

Lors de précédentes mesures les scientifiques avaient déjà remarqué ces importantes émissions de méthane dans cette région. Mais « nous ne nous sommes pas penchés davantage sur cela car nous n’étions pas sûrs de l’exactitude des mesures, ou s’il s’agissait même d’une erreur de l’instrument », a expliqué Christian Frankenberg, du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, co-auteur de cette étude.

Eric Kort, de l’Université du Michigan, qui a dirigé ces travaux, souligne la nécessité de faire plus pour limiter les fuites de méthane provenant des activités d’exploitation de charbon, de pétrole et de gaz.

« On se concentre beaucoup sur la fracturation hydraulique mais il faut regarder l’industrie dans son ensemble », estime ce chercheur.

En mars 2014, l’administration Obama avait annoncé une stratégie pour réduire les émissions de méthane dans le cadre de son plan d’action sur le climat.

Cette stratégie comprend une amélioration des mesures des émissions de méthane et de leur contrôle, notent ces chercheurs.

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Royal persiste dans l’idée de taxer les sociétés autoroutières

« Ce qui est prévu, c’est, dans le cadre du dispositif actuel et de la mise en évidence des profits autoroutiers – et donc du prix trop élevé qui a été payé par les usagers d’une certaine façon -, qu’il y ait un prélèvement sur ces profits autoroutiers qui n’impacte absolument pas le péage autoroutier », a-t-elle déclaré à l’AFP.

« Soit cela se fait de façon contractuelle avec les sociétés d’autoroutes, soit il faut un dispositif législatif, qui reste à mettre au point », a ajouté Mme Royal, interrogée en marge du débat à l’Assemblée sur son projet de loi de transition énergétique, lors duquel des députés de plusieurs bords se sont élevés contre la suspension sine die du péage de transit poids lourds annoncée jeudi.

Depuis Washington, le ministre des Finances Michel Sapin a pointé la difficulté d’une taxation des sociétés autoroutières, prônée par Mme Royal, en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes.

Le Premier ministre Manuel Valls, devant les présidents de région, n’a vu vendredi « aucun propos contradictoire » entre Mme Royal et M. Sapin, et a de nouveau défendu vendredi la suspension de l’écotaxe car « cela ne sert à rien de persister dans l’erreur ».

Selon Mme Royal, M. Sapin « a raison, ça n’est pas évident » de taxer les sociétés autoroutières. « C’est la raison pour laquelle il faut les mettre autour de la table et leur dire: maintenant il y a un intérêt national qui est en jeu, les Français ont besoin de justice dans la répartition » des efforts, d’après la ministre.

Le ministre des Finances s’était déjà montré sceptique en mai quant à la solution évoquée par Mme Royal de mettre à contribution les sociétés d’autoroute:. « Si on crée une fiscalité particulière sur ces sociétés autoroutières, c’est prévu dans le contrat, il faut que ça soit compensé ».

Quant à la demande de parlementaires d’une nouvelle délibération sur l’écotaxe et sa dernière mouture, le péage de transit poids lourd voté cet été dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014, Mme Royal estime qu' »il n’y a pas besoin d’un nouveau vote étant donné que c’est suspendu et que la loi prévoyait l’application au plus tard en décembre 2015″.

« En revanche, s’il y a des solutions pour trouver les financements complémentaires, et notamment une solution législative pour que les profits autoroutiers contribuent aux travaux d’infrastructures sans augmenter le péage autoroutier », alors elle y travaillera.

Le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée, François de Rugy, a jugé vendredi auprès de l’AFP que la suspension de l’écotaxe « méritait un vote » pour « jouer carte sur table et voir comment on bouchait le trou financier » laissé. Il craint que le gouvernement ne « joue la montre et pratique la politique de l’autruche ».

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L’Europe renforce la sécurité des cosmétiques pour bébé

Les bébés vont pouvoir gazouiller en paix, les fesses à l’air sans rougeur. Grâce aux nouvelles mesures adoptées par la commission européenne, la teneur en agents chimiques dans les cosmétiques destinés aux bambins va baisser. Tout d’abord, la limite maximale autorisée en propylparaben et en butylparaben va passer de 0,8% pour la somme des deux à 0,14%. Une diminution significative recommandée par le comité scientifique  pour la sécurité des consommateurs (CSSC). Ces deux parabens sont déjà interdits pour les produits sans rinçage.

Autre agent chimique dans le collimateur des instances européennes : le mélange de méthylchloroisothiazolinone (MCI) et méthylisothiazolinone (MI). Celui-ci est désormais interdit dans les produits sans rinçage. Il peut toutefois être utilisé dans les produits à rincer mais avec une concentration maximale de 0,0015% pour un mélange avec trois fois plus de MCi que de MI.

Ces mesures vont dans le sens d’une plus grande attention aux cosmétiques pour bébé, dont la composition souvent gorgée d’agents chimiques est régulièrement dénoncée. En novembre 2013, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir alertait sur la teneur en produits toxiques dans les lingettes. Ils s’étaient intéressé à 27 lingettes et 7 laits pour bébé et avaient relevé que 26 marques de lingettes et 6 laits contenaient divers produits à la toxicité avérée : parabènes, phénoxyéthanol, allergènes… Le pire étant que les grandes marques aussi étaient concernées comme Mixa bébé, Pampers ou Nivéa. UFC-Que Choisir en profitait pour dénoncer l’utilisation abusive d’allégations comme « hypoallergénique » ou « Testés sous contrôle dermatologique » qui n’engagent à rien.

Les bébés sont une population fragile du fait de leur sensibilité souvent élevée. De plus, les lingettes, savons, shampoings et autres crèmes leur sont appliqués plusieurs fois par jour, des gestes répétés qui majorent le risque.

Les nouvelles dispositions prises pour garantir la sécurité des bébés concerneront les produits mis sur le marché après le 16 juillet 2015.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Du lithium dans la coque du téléphone N3 d’Oppo

Pour la première fois, un constructeur de smartphone fait le choix d’intégrer du lithium dans son appareil. Mais cette fois, le lithium ne sera pas limité à la batterie. Il sera présent dans la coque du téléphone.  L’acteur chinois vient d’annoncer via son profil weibo (en chinois) que la partie extérieure de son futur téléphone N3 sera une des plus légères. Joueur, Oppo a diffusé une image composée de différents éléments écrits comme dans le tableau périodique des éléments et légendée : « Le N3 regroupe les éléments métalliques les plus légers. Savez-vous quel est l’élément le plus léger ? » Il s’agit bien entendu du Lithium, l’élément solide le plus léger avec une masse volumique de 0,534g.cm-3 (20°C). Tout comme son utilisation en aéronautique, ce qui intéresse Oppo est sa légèreté alliée à d’excellentes propriétés mécaniques. Incorporé à l’aluminium, lui-même un des matériaux les plus légers, le Lithium en abaisse la densité tout en augmentant son module d’élasticité, améliorant notablement la résistance.

Oppo est donc le premier à s’inspirer des matériaux utilisés par la NASA pour proposer un téléphone encore plus léger sans sacrifier la solidité. Un choix de matériau dont Apple aurait peut-être dû s’inspirer, lui qui doit faire face à de vives critiques sur son dernier né, l’iPhone 6, qui a tendance à se plier trop facilement quand il est placé dans une poche arrière par exemple. 

Le N3 est attendu pour le 29 octobre.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique