Un réseau de capteurs indépendant énergiquement dans les avions

La maintenance d’un avion est une activité onéreuse et chronophage tant une inspection se doit d’être minutieuse. Il serait évidemment plus simple si un avion pouvait être à même de signaler les parties de l’appareil où cette maintenance est nécessaire. C’est fort de ce constat que l’université de Technologie de Vienne et EADS Allemagne ont uni leurs forces dans le but de développer un réseau de capteurs prenant place au sein même de l’appareil, et tout à fait indépendant pour ce qui est de son alimentation. Chaque capteur serait alimenté par un générateur thermoélectrique relié à un mini réservoir d’eau stockant l’énergie thermique. L’électricité est alors simplement produite par la différence de température entre l’air glacial à haute altitude et l’air à l’intérieur de l’appareil.

La moindre fissure, la moindre entaille sur le revêtement d’un appareil est relativement difficile à repérer sur une surface composite carbone, alors qu’avec un réseau de capteurs adaptés et directement connectés à l’appareil, le contrôle pourrait être immédiat et continu. L’alimentation de ce genre de réseau de capteurs pouvant poser problème (relier et brancher des centaines de capteurs à l’intérieur de l’appareil s’avère compliqué et extrêmement coûteux), les chercheurs en sont donc venus assez naturellement à penser à utiliser l’énergie thermoélectrique.

Ce système utiliserait non seulement la différence de température entre l’extérieur de l’appareil à haute altitude et l’intérieur, utilisant le gradient de température, mais aussi inversement lors de l’atterrissage, lorsque l’extérieur de l’avion se trouve être plus chaud que l’intérieur. Conçu pour tenir dans le creux de la main, le système pourrait s’intégrer facilement au corps de n’importe quel avion et s’adapter aux demandes d’énergies ou à d’autres applications. Cette nouvelle technologie ne faciliterait pas seulement la maintenance, mais pourrait aussi améliorer le confort des passagers.

Par Rahman Moonzur

Comment façonner des structures supraconductrices à l’envi

Dans un article paru dans le journal Nature Materials, un groupe de scientifiques du Centre de Nanotechnologie de Londres (LCN) et du département de physique de l’université romaine de Sapienza rapporte avoir découvert un moyen innovant de façonner des structures supraconductrices à l’aide de rayons X, les supraconducteurs pouvant conduire de l’électricité sans aucune résistance. Et donc sans aucune perte.

Le groupe a démontré pouvoir manipuler une zone de supraconductivité à haute température dans un matériau combinant oxygène, cuivre et lanthane, de la famille des terres rares. Les rayons X provoquent dans le matériau un réarrangement à petite échelle des atomes d’oxygène, causant la supraconductivité à haute température. Il suffit alors de se servir du faisceau de rayons X comme d’un crayon pour dessiner des formes à deux dimensions. Les dimensions des supraconducteurs peuvent être encore plus petites que la largeur d’un cheveu humain.

À l’aide d’un traitement à base de chaleur, les scientifiques sont à même d’effacer ces structures, qu’ils ont les moyens de créer ou d’effacer avec une grande précision, sans l’aide des produits chimiques habituellement utilisés. Cette faculté de réarrangement de la structure d’un matériau prend toute son ampleur dans l’application plus large des composés métal-oxygène, allant des piles à combustibles aux catalyseurs.

La découverte d’une « technique pouvant produire des supraconducteurs en une étape et sans traitement chimique ouvre de nombreuses et excitantes possibilités, en particulier dans la réécriture de circuits logiques supraconducteurs », explique le professeur Aeppli, directeur du centre londonien de nanotechnologie. « Nous sommes à deux pas d’une véritable révolution conceptuelle » ajoute-t-il.

Par Rahman Moonzur

 

Pour aller plus loin :

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : Les nanomatériaux : propriétés et applications

 

Une exoplanète en diamant ?

En se penchant sur les données récoltées par les radiotélescopes anglais et australiens de ces dernières années, une équipe de chercheurs internationaux a réussi à mettre le doigt sur une anomalie pour le moins intéressante : le signal radio du pulsar milliseconde PSR J1719-1438, sorte d’étoile à neutrons dont la période de rotation est entre une et dix millisecondes, se trouve être modulé de manière périodique, signe qu’un astre est en orbite autour de celui-ci.

Se situant à près de 4 000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Serpent, l’exoplanète est distante de seulement 600 000 kilomètres du pulsar milliseconde (d’une masse équivalente au soleil) autour duquel elle gravite. Les forces de marées (autrement dit « l’accélération gravitationnelle ») aurait normalement dû la réduire en poussière si sa masse (à peu près équivalente à celle de Jupiter) et sa taille (un diamètre un peu en dessous des 60 000 kilomètres) avaient été légèrement supérieures.

Se basant sur ses observations, l’équipe d’astronomes tend vers une hypothèse étonnante : étant en présence d’une exoplanète à la densité très élevée, et étant donné que son cœur est essentiellement constitué de carbone (l’oxygène se fait de plus en plus rare en avançant vers le noyau), ce carbone pourrait bien se trouver sous forme cristallisée, se rapprochant donc… du diamant.

Il reste difficile à dire s’il s’agit bien de diamant à proprement à parler, comme le rappelle le professeur Ben Stappers, de l’université de Manchester, et le mystère demeure toujours sur l’aspect que peut bien avoir ce « diamant stellaire ».

Par Rahman Moonzur

 

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EPR Flamanville : des malfaçons dans le gros oeuvre relevées par l’ASN

Selon l’hebdomadaire satirique, le « gendarme du nucléaire » a adressé à EDF, l’exploitant, « entre octobre 2010 et août 2011, quatre lettres au vitriol qui mettent en cause la qualité de plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR », dont la construction est assurée par Bouygues.

Les inspecteurs de l’ASN ont relevé des trous dans des piliers en béton ou des défauts dans les parois de piscines destinées à recevoir le combustible nucléaire irradié, affirme le journal.

« Les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours et n’ont même pas été réceptionnés par EDF », a précisé le ministère chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique. Les observations de l’ASN seront bien entendu prises en compte dans le cadre de ce chantier en cours », a-t-il réagi dans un bref communiqué.

L’ASN, contactée par l’AFP, a confirmé l’envoi à EDF de « quatre courriers, dont deux sont des « lettres de suite » disponibles sur le site internet de l’ASN, les deux autres étant des courriers d’échanges techniques » consécutifs aux inspections régulières menées sur le site.

L’autorité précise, dans son dernier courrier en date du 10 août, que certaines des malfaçons constatées sont de nature à « porter préjudice à la qualité finale des structures », selon des termes rapportés par l’hebdomadaire et confirmés par l’ASN.

« Les trous dans le béton, les nids de cailloux (zone manquant de ciment) au sens large, c’est une problématique courante du génie civil. EDF, en tant qu’exploitant, se doit de les identifier et de les réparer », souligne Simon Huffeteau, chef de la division de Caen à l’ASN.

« Les réparations sont évidemment obligatoires », ajoute-t-il.

EDF n’a pas souhaité faire de commentaire.

La semaine dernière, l’ASN avait indiqué avoir constaté des « écarts » et « faiblesses » lors d’une inspection du site de construction du réacteur EPR et demandé à EDF de « faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction ».

La mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), le premier réacteur nucléaire de troisième génération, n’est plus attendue que pour 2016, avec deux ans de retard sur la date initiale, avait annoncé EDF fin juillet.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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L’éco-conception sans concession

La nécessité du développement durable

Partout à travers le monde, chaque génération espère que la suivante aura une vie meilleure, plus facile et plus confortable. Au cours du dernier siècle, les privilèges réservés aux nantis se sont démocratisés au point que beaucoup sont aujourd’hui des nécessités du quotidien, y compris dans les pays émergents : conduire une voiture, parcourir le monde en avion, posséder un ordinateur, se connecter partout à Internet, se servir d’un téléphone portable…  La planète ne pourra pourtant pas soutenir éternellement une croissance aussi exponentielle. Des alertes naturelles nous ont déjà sensibilisés aux problèmes liés à la surconsommation, et de nombreux scientifiques s’évertuent à démontrer combien nos comportements mettent la planète, et l’espèce humaine, en danger.

Les sources d’énergies fossiles se tarissent rapidement alors que dans le même temps les émissions que dégagent ces combustibles nuisent à l’environnement et à son évolution naturelle. Nous stockons d’énormes quantités de déchets en espérant que la Terre s’en accommode avec le temps. Nous sommes majoritairement conscients que de telles pratiques ne peuvent plus durer, et si de plus en plus d’individus se mobilisent pour faire changer les choses, beaucoup ne sont pourtant pas prêts à sacrifier leur confort personnel.

Une réticence à revenir sur les acquis du progrès

On pourrait aujourd’hui rouler dans des voitures plus écologiques, c’est un fait. Mais qui dans le monde accepterait d’en payer le prix additionnel ? Surtout pour des performances inférieures, des véhicules plus lents et beaucoup moins nerveux. En théorie, tout le monde est favorable aux immeubles plus écologiques, mais dans la pratique, sommes-nous prêts à tolérer des températures plus basses en hiver et plus chaudes en été ? En définitive, l’opinion se dit prête à passer aux énergies renouvelables, mais à condition que l’énergie s’en trouve moins chère et que sa disponibilité soit garantie. Bel idéal ! Mais pensons-nous réellement le concrétiser sans faire de concession individuelle ?

Il est clair que les approches et technologies traditionnelles ne permettront pas d’atteindre de tels objectifs de développement durable. De vraies ruptures technologiques sont nécessaires, dans trois domaines principaux :

  • Meilleure gestion de l’énergie : Les combustibles fossiles restent une source d’énergie importante, mais elle pourrait être utilisée de façon plus sélective et plus efficace, tout en développant l’exploitation des sources d’énergies renouvelables. Les secteurs comme les transports, la construction et la fabrication industrielle doivent évoluer pour consommer moins d’énergie.
  • Réduction de la pollution : Nos modes de vie libèrent dans l’environnement d’énormes quantités de substances, très difficiles à absorber et à recycler sans impact direct sur la planète.
  • Cycle de vie des produits : Une fois arrivés en fin de vie, les produits deviennent rapidement des déchets. Et le raccourcissement du cycle de vie des produits impacte directement la quantité des déchets.

Les nouvelles technologies de simulation, appliquées à la transformation des matériaux recyclés en de nouveaux produits, à l’amélioration des moteurs et à l’exploitation efficace d’énergies nouvelles et existantes s’avèrent très utiles et financièrement avantageuses.

Expérimentations virtuelles, tests virtuels et prototypes virtuels

S’il est de bon ton aujourd’hui de préférer les procédés et les produits durables, il apparait de plus en plus évident que l’éco-conception deviendra incontournable à l’avenir, imposée à la fois par la législation et par les pressions du marché en faveur de solutions plus éco-responsables. Des précurseurs et de grands groupes industriels se préparent déjà à cette évolution inéluctable en commençant à concevoir des solutions durables.

Mais l’enjeu est de taille : fabriquer des produits respectueux de l’environnement nécessitera assurément des innovations majeures, avec tout ce que cela  suppose comme impacts sur le coût et la résilience. Innovation rime souvent avec expérimentations intensives et efforts d’optimisation. Les solutions réellement révolutionnaires nécessitent des tests intenses et systématiques pour s’assurer de leur bon comportement tout au long du cycle de vie. Or les processus de test et d’expérimentation requièrent souvent de lourds investissements, en temps et en argent, et peuvent être  compliqués à gérer. Dans un contexte ultra concurrentiel, les entreprises qui s’en sortent le mieux sont celles qui optent pour la « virtualisation ».

De nombreux rapports et études suggèrent que l’on pourrait faire davantage d’expérimentations virtuelles que d’essais physiques, pour un coût moindre. Les équipes d’ingénieurs peuvent en effet ajuster différents paramètres et identifier la meilleure combinaison en vue d’une conception durable, d’un coût minimal et de performances maximales. Les entreprises leaders  testent systématiquement des prototypes virtuels en leur faisant subir les conditions susceptibles d’être rencontrées durant leur cycle de vie afin d’acquérir la certitude que ces produits innovant satisferont les utilisateurs. Leurs efforts sont facilités par l’augmentation exponentielle de la puissance de calcul associée à des solutions de simulation hautes performances : on estime que le nombre ou la complexité des tests virtuels sont amenés à doubler tous les 18 mois, sans impacter les coûts ni des délais de commercialisation !

Conception robuste et optimisation

La notion de développement durable ajoute à la conception une nouvelle dimension, souvent difficile à appréhender avec les technologies standards. Pour concevoir des produits écologiques et intelligents ayant un haut niveau d’intégrité et de qualité, il faut étudier un nombre croissant de paramètres portant notamment sur les dimensions, les matériaux et les conditions de fonctionnement, afin d’apporter un maximum de flexibilité aux ingénieurs qui doivent répondre à un grand nombre de contraintes. Une conception robuste suppose d’identifier les paramètres influents et d’évaluer la sensibilité de ces paramètres aux différentes conditions de fonctionnement.

L’utilisation d’outils avancés comme la simulation numérique permet la combinaison d’études paramétriques et d’analyse de sensibilité impliquant désormais de très nombreux paramètres (robust design and optimisation), augurant d’une toute nouvelle ère de l’éco-conception.

La simulation au service de l’ingénierie : une technologie écologique et rentable
La simulation a démontré sa capacité à permettre le développement de produits innovants pour un coût raisonnable. La même technologie peut très bien s’appliquer à la conception de produits et procédés plus écologiques. Les entreprises pionnières, soucieuses que les produits qu’elles fabriquent soient à l’avenir plus propres et plus rentables, ont déjà commencé à adapter leurs procédés de conception et adoptent très largement les technologies de simulation pour faire du défi écologique une opportunité commerciale majeure.

Par Thierry Marchal

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REACH : les news du mois d’août (2/2)

Cinq nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisés

(29/07/2011)
L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de :

  • Amidosulfuron (3-(4,6-dimethoxypyrimidin-2-yl)-1-((N-methyl-N-methylsulfonylamino) sulfonyl)urea) (N° CAS : 68424-43-1 et N° CE : 270-302-7)
  • Triadimenol (α-tert-butyl-β-(4-chlorophénoxy)-1H-1,2,4-triazole-1-éthanol) (N° CAS : 55219-65-3 et N° CE : 259-537-6)
  • Acrolein (acrylaldéhyde) (N° CAS : 107-02-8  et N° CE : 203-453-4)
  • 3-Iodo-2-propynylbutylcarbamate (butylcarbamate de 3-iodo-2-propynyle)(N° CAS : 55406-53-6 et N° CE : 259-627-5)
  • Tebufenpyrad (N° CAS : 119168-77-3)

Les commentaires sont à soumettre avant le 12 septembre 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

Atelier sur REACH & CLP le 19 octobre à Bruxelles

Un atelier sur REACH et le CLP est organisé le 19 octobre prochain à Bruxelles par Chemical Watch, en collaboration avec l’ECHA. L’objectif de cet atelier est d’apporter des réponses précises et techniques sur la mise en conformité REACH et CLP. Un panel d’experts composés de l’ECHA, du CEFIC, de Chemical Watch, d’EcoMundo, répondra aux questions d’une centaine de participants. La seconde édition de cet événement se tiendra à Bruxelles, le 19 octobre 2011. De nombreux sujets liés à la mise en application de REACH seront traités, tels que l’interprétation de l’article 33 de REACH, les problématiques liées au recours à un intermédiaire ou encore comment et quand user de son droit de recours.
Retrouvez toutes les informations sur : http://chemicalwatch.com/REACH-enforcement

Conférence organisée par l’ECHA le 23 septembre 2011

Derniers jours pour s’inscrire …
L’ECHA organise, le 23 septembre prochain, une conférence sur l’enregistrement dans le cadre de REACH : Retour d’expérience de 2010 et piste d’amélioration pour 2013. Les inscriptions doivent se faire avant le 9 septembre 2011 (login : chemical – mot de passe : regulation).

Nouvelle version de l’outil CHESAR pour l’évaluation et le rapport de la sécurité chimique rapport sur la sécurité chimique

(05/08/2011)
L’ouitl Chesar est conçu pour aider les entreprises à mener leurs évaluations de la sécurité chimique (CSA) et à préparer leurs rapports de sécurité chimique (CSR). L’outil développé par l’ECHA est un plug-in pour IUCLID 5. La version 1.2 de Chesar peut maintenant être téléchargée sur le site Chesar.
http://chesar.echa.europa.eu/
http://echa.europa.eu/news/na/201108/na_11_32_chesar_20110805_en.asp

Entreprises ayant enregistré des substances sans prendre part à un Forum (SIEF)

(10/08/2011)
L’ECHA a remarqué que certains enregistrements de substances avaient vraisemblablement été soumis par des entreprises sans qu’aucune participation à un FEIS (forum d’échange d’informations sur les substances) n’ait eu lieu. Les déclarants qui se trouvent dans cette situation sont vivement encouragés à vérifier que leur enregistrement est conforme aux obligations de partage des données et de soumission conjointe. Les déclarants peuvent contacter le service d’assistance de l’ECHA afin d’obtenir les coordonnées des déclarants ayant enregistré la même substance.
Plus d’informations sur :
http://echa.europa.eu/news/na/201108/na_11_33_same_substance_registrants_20110810.asp
http://echa.europa.eu/doc/press/na_11_33/na_11_33_same_substance_registrants_20110810_fr.pdf

Mise à jour de la liste des substances enregistrées

(10/08/2011)
La base de données de l’ECHA contenant des informations sur les substances enregistrées contient 4260 enregistrements. 3809 substances phase-in publiables sont répertoriées sur un total de 5012 substances phase-in enregistrées.
Retrouvez toutes les informations sur :
http://apps.echa.europa.eu/registered/registered-sub.aspx

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 26 nouvelles substances concernées

(16/08/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • acides gras de lanoline (N° CAS : 68424-43-1 et N° CE : 270-302-7)
  • Amides, C22 (insaturé)
  • Amides, C18 (insaturé) : tests proposés avec erucamide ((Z)-docos-13-enamide) (N° CAS 112-84-5)
  • Amides, C16-C18 (pair), N,N’-ethylenebis (N° CE : 931-299-4)
  • Amides, C8-18 (pair) et C18 (instauré), N-(2-hydroxypropyl)
  • Amides, C16-C18 (pair) : tests proposés avec erucamide ((Z)-docos-13-enamide) (CAS 112-84-5)
  • Tricyclodécanediméthanol (N° CAS : 26896-48-0 et N° CE : 248-096-5)
  • hydrocarbures en C12-30 riches en oléfines, sous-produit de polymérisation de l’éthylène (tests proposés avec l’oct-1-ène (N° CAS 111-66-0)) (N° CAS : 68911-05-7 et N° CE : 272-762-4)
  • Alcènes, C15-18 (tests proposés avec l’oct-1-ène (N° CAS 111-66-0)) (N° CAS : 93762-80-2 et N° CE : 297-797-2)
  • Alcènes, C16-18 (tests proposés avec l’oct-1-ène (N° CAS 111-66-0)) (N° CE : 900-050-1)
  • Amines, N-suif-triméthylènediamines, propoxylés (tests proposés avec le propanol-2, [[[(amino-3 propyl)amino]-3 propyl]imino]-1,1′ bis-, dérivés N-alkyles de suif (N° CE : 307-276-4) (N° CE : 614-637-2)
  • propanol-2, [[[(amino-3 propyl)amino]-3 propyl]imino]-1,1′ bis-, dérivés N-alkyles de suif (N° CAS : 97592-79-5 et N° CE : 307-276-4)
  • Produits de réaction du 1H-Imidazole-1-ethanol, 4,5-dihydro-, dérivés alkyle de 2-(C7-C17 impairs, C17-insaturé) et de l’hydroxyde de sodium et l’acide chloroacétique
  • Asphalte (tests proposés avec des condensats de fumée provenant du bitume) (N° CAS : 8052-42-4 et N° CE : 232-490-9)
  • bitume oxydé (tests proposés avec des condensats de fumée provenant du bitume) (N° CAS : 64742-93-4 et N° CE : 265-196-4)
  • résidus sous vide (pétrole), craquage thermique (tests proposés avec des condensats de fumée provenant du bitume) (N° CAS : 92062-05-0 et N° CE : 295-518-9)
  • résidus (pétrole), hydrogénation de résidu de distillation (tests proposés avec des condensats de fumée provenant du bitume) (N° CAS : 100684-39-7 et N° CE : 309-712-9)
  • résidus (pétrole), hydrogénation de résidu de distillation sous vide (tests proposés avec des condensats de fumée provenant du bitume) (N° CAS : 100684-40-0 et N° CE : 309-713-4)
  • résidus sous vide (pétrole) (tests proposés avec des condensats de fumée provenant du bitume) (N° CAS : 64741-56-6 et N° CE : 265-057-8)
  • Produit de réaction de distillats du pétrole traités à l’acide naphténique lourd et de l’oxyde de calcium
  • Réaction en masse du poly(oxy-1,2-diyl), ?-[2-[(2-hydroxyethyl)amino]-2-oxoethyl]-?-hydroxy-, mono-C13-15-alkyl éthers (impairs, ramifiés et linéaires)-alkyléthers, de l’acétamide, 2-(C13-15 (impaires, ramifié et linéaire)-alkyloxy)-N-(2-hydroxyéthyl) – et des alcools, C13-15 ramifiés et linéaires (N° CE : 628-863-4)
  • Produit de condensation de la N-C12-C18-alkylpropane-1,3-diamine, de la N-(3-aminopropyl)-N’-C12-C18-alkylpropane-1,3-diamine et de l’acide formique (N° CE : 641-088-6)
  • cendres volantes, ciment Portland (N° CAS : 68475-76-3 et N° CE : 270-659-9)
  • combustibles diesels (tests proposés avec une large gamme de gasoil – carburant diesel sans additifs pour automobiles répondant aux spécifications du carburant en cours) (N° CAS : 68334-30-5 et N° CE : 269-822-7)
  • fuel-oil, n°4 (tests proposés avec une large gamme de gasoil – carburant diesel sans additifs pour automobiles répondant aux spécifications du carburant en cours) (N° CAS : 68476-31-3 et N° CE : 270-673-5)
  • hexyl 2-(1-(diethylaminohydroxyphenyl)methanoyl)benzoate (N° CAS : 302776-68-7 et N° CE : 443-860-6)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 30 septembre 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

Trois nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisés

(17/08/2011)
L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de :

  • Cycloxydim (N° CAS : 101205-02-1 et N° CE : 405-230-9)
  • Fenoxycarb ([2-(4-phénoxyphénoxy)éthyl]carbamate d’éthyle) (N° CAS : 72490-01-8 et N° CE : 276-696-7)
  • 2,5-dichlorobenzoate de méthyle (N° CAS : 2905-69-3  et N° CE : 220-815-7)

Les commentaires sont à soumettre avant le 1er octobre 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

Guide sur le règlement CLP

(18/08/2011)
Le guide sur l’étiquetage et l’emballage conformément au règlement (CE) n° 1272/2008 est paru en 22 langues. Retrouvez la version française sur :
http://guidance.echa.europa.eu/docs/guidance_document/clp_labelling_fr.pdf

Plug-in TCC disponible en version 5.3.1

(19/08/2011)
Le plug-in du contrôle de complétude (TCC) est disponible en version 5.3.1 depuis le 19 août. Il offre désormais la possibilité de contrôler l’ensemble des données concernant les substances et les dossiers pour les notifications de demande au moyen d’un contrôle d’identité de substance (SID). Cet outil a été conçu pour aider les entreprises à identifier les champs dans IUCLID qui devraient être remplis ou faire l’objet d’une attention particulière.
Plus d’information sur :
http://echa.europa.eu/doc/press/na_11_34/na_11_34_tcc_update_20110819_fr.pdf
Plug-in téléchargeable sur :
http://iuclid.echa.europa.eu/index.php?fuseaction=home.news&type=public&id=52

Tableau de synthèse sur les FDS et les dispositions transitoires

(26/08/2011)
L’INERIS, helpdesk français pour les règlements REACH et CLP, a mis en ligne un tableau de synthèse sur les FDS et les dispositions transitoires.
http://www.ineris.fr/reach-admin/file_upload/File/pdf/Actu/FDS_phase_transitoire%282%29.pdf

Consultation publique sur 20 potentielles substances SVHC (Substances of very high concern)

(26/08/2011)
L’ECHA a lancé une consultation publique sur les projets de recommandation de 20 substances à inclure à la liste des substances SVHC (substances extrêmement préoccupantes et potentiellement candidates pour l’autorisation). Les substances concernées sont cancérigènes et/ou toxiques pour la reproduction :

  • dipicrate de plomb (N° CAS : 6477-64-1 et N° CE : 229-335-2)
  • 2,4,6-trinitro-m-phénylenate de plomb (N° CAS : 15245-44-0 et N° CE : 239-290-0)
  • diazoture de plomb (N° CAS : 13424-46-9 et N° CE : 236-542-1)
  • phénolphtaleine (N° CAS : 77-09-8 et N° CE : 201-004-7
  • 4,4′-méthylènebis[2-chloroaniline] (MOCA) (N° CAS : 101-14-4 et N° CE : 202-918-9
  • N,N-dimethylacétamide (DMAC) (N° CAS : 127-19-5 et N° CE : 204-826-4)
  • diarsénate de triplomb (N° CAS : 3687-31-8 et N° CE : 222-979-5)
  • arsénate de calcium (N° CAS : 7778-44-1 et N° CE : 231-904-5)
  • acide arsenique (N° CAS : 7778-39-4 et N° CE : 231-901-9)
  • oxyde de bis(2-méthoxyéthyle (N° CAS : 111-96-6 et N° CE : 203-924-4)
  • 1,2-dichloroéthane (N° CAS : 107-06-2 et N° CE : 203-458-1)
  • 4-(1,1,3,3-tétraméthylbutyl)phénol (N° CAS : 140-66-9 et N° CE : 205-426-2)
  • o-anisidine (N° CAS : 90-04-0 et N° CE : 201-963-1)
  • phtalate de bis(2-méthoxyéthyle) (N° CAS : 117-82-8 et N° CE : 204-212-6)
  • Formaldéhyde, produits de réaction oligomère avec l’aniline (MDA technique) (N° CAS : 25214-70-4 et N° CE : 500-036-1)
  • Fibres céramiques réfractaires en aluminosilicate de zircone (Zr-RCF)
  • Fibres céramiques réfractaires en aluminosilicate (RCF)
  • octahydroxychromate de pentazinc (N° CAS : 49663-84-5 et N° CE : 256-418-0)
  • hydroxyoctaoxodizincatedichromate(1-) de potassium (N° CAS : 11103-86-9 et N° CE : 234-329-8)
  • tris(chromate) de dichrome (N° CAS : 24613-89-6 et N° CE : 246-356-2)

Les commentaires sont à soumettre jusqu’au 13 octobre 2011.
53 Substances sont d’ores et déjà présentes sur la liste candidate.
http://echa.europa.eu/consultations/authorisation/svhc/svhc_prev_cons_en.asp

Newsletter de l’ECHA

(29/08/2011)
La 4è newsletter de l’ECHA vient de paraître.
http://echa.europa.eu/doc/press/newsletter/echa_newsletter_2011_4.pdf

Trois nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisés

(30/08/2011)
L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de :

  • Acide benzoïque (N° CAS : 65-85-0 et N° CE : 200-618-2)
  • Thixatrol MAX (produits de réaction du N,N’-ethane-1,2-diylbis(hexanamide, du 12-hydroxy-N-[2-[(1-oxyhexyl)amino]ethyl]octadecanamide et du N,N’-ethane-1,2-diylbis(12-hydroxyoctadecanamide) (N° CE : 432-430-3)
  • Tralkoxydim (N° CAS : 87820-88-0)

Les commentaires sont à soumettre avant le 14 octobre 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

Exemples de scénarios d’exposition

(31/08/2011)
L’ECHA vient de publier deux exemples de scénarios d’exposition : le premier concerne l’usage professionnel d’une substance dans les revêtements de sol ; le second, l’utilisation par le consommateur d’une substance dans les produits de nettoyage.
Retrouvez ces deux exemples sur :
http://echa.europa.eu/news/na/201108/na_11_36_example_scenarios_20110831_en.asp

Nouveau chapitre dans le guide relatif aux informations requises et évaluation de sécurité chimique

(31/08/2011)
L’ECHA a publié un nouveau chapitre dans le guide relatif aux informations requises et évaluation de sécurité chimique : chapitre B8 – Etendue de l’évaluation de l’exposition.
Ce nouveau chapitre a pour but d’aider les déclarants à déterminer l’étendue de l’évaluation de l’exposition sur la base des résultats de l’évaluation des dangers pour leur substance. Des éléments sur la façon d’évaluer l’exposition et sur la caractérisation des risques sont déjà contenus dans d’autres chapitres du guide relatif aux informations requises et évaluation de sécurité chimique.
http://echa.europa.eu/news/na/201108/na_11_35_scope_exp_assessment_20110831_en.asp
Le guide est téléchargeable à l’adresse :
http://guidance.echa.europa.eu/docs/guidance_document/information_requirements_part_b_en.pdf?vers=31_08_11

Le règlement REACH bientôt révisé

Cinq ans après son adoption, la Commission s’apprête à revoir le règlement controversé REACH qui oblige les fabricants de produits chimiques à prouver que leurs produits ne sont pas dangereux pour les consommateurs. La négociation du règlement REACH, finalement adopté en 2006, a donné lieu à l’un des plus grands bras de fer entre lobbies de l’histoire de l’UE. Cinq ans plus tard, la Commission européenne s’apprête à revoir cette législation controversée, qui visait à protéger les consommateurs et l’environnement des effets nocifs des produits chimiques toxiques.
Plus d’information sur : http://www.euractiv.fr/reglement-reach-bientot-revise-article

Prochaine échéance pour l’autorisation : février 2013

La première annexe XIV listant les substances soumises à autorisation a été publiée en février 2011. Pour 2 de celles-ci, le musc-xylène (N°CE 201-329-4) et le MDA (N°CE 202-974-4), les premières demandes d’autorisation devront être déposées avant le 21 février 2013.
Informations complémentaires sur le site du helpdesk : http://www.ineris.fr/reach-info/
Pour les contacter : du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 au 0820 20 18 16.

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

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News Environnement / Sécurité / Energie de août

Calcul du risque dans les investissements publics

Le Centre d’analyse stratégique vient de publier le rapport et la note de synthèse : Le calcul du risque dans les investissements publics. Toute décision comporte une part d’incertitude et implique une prise de risque, au niveau individuel comme au niveau collectif. La prévention et la gestion des risques sont ainsi depuis quelques années des thèmes majeurs du débat public, notamment au regard de la mise en oeuvre effective et raisonnée du principe de précaution.

De nombreuses questions se posent : comment définir un risque acceptable ou une prévention optimale ? Comment organiser la société pour gérer efficacement les risques ? Quel est dans ce contexte le rôle de l’État ? Elles sont déterminantes dans les évaluations des projets d’investissement (agriculture, santé, transport, énergie, environnement…). Pendant un peu plus d’un an, une commission d’experts s’est réunie au Centre d’analyse stratégique sous la présidence de Christian Gollier, directeur de la Toulouse School of Economics (TSE), afin de définir un cadre économique opérationnel pour intégrer le risque dans les évaluations.

Le rapport préconise cinq recommandations pour l’optimisation des décisions publiques face aux risques :

  • Intégrer systématiquement les risques dans l’évaluation économique des projets d’investissement en cherchant à les identifier, à les qualifier puis à les quantifier.
  • Utiliser, dans les calculs, des démarches probabilistes et raisonner sur l’espérance des gains et des coûts engendrés par le projet.
  • Introduire une prime de risque dans les calculs lorsque les fondamentaux du projet sont fortement corrélés à l’activité économique.
  • Lancer une révision du taux d’actualisation sans risque destinée à le rendre compatible avec la valeur de la prime de risque utilisée dans le calcul.
  • Mieux valoriser les projets qui favorisent la flexibilité dans les situations d’incertitude.

Le calcul socioéconomique est un outil incontournable pour éclairer la décision publique. Il reste insuffisamment pratiqué en France, contrairement à ce qui s’observe dans d’autres pays et contrairement aux exigences d’évaluation qui se renforcent dans tous les domaines de la sphère publique. L’intégration du risque dans le calcul économique représente une amélioration considérable du calcul économique traditionnel. L’analyse ainsi enrichie, plus pertinente au regard du principe de précaution, constitue une réponse aux préoccupations de développement durable dans un cadre raisonné.

Moteurs au gaz naturel : quels lubrifiants ?

Mobil SHC Pegasus, dernière génération des huiles pour moteurs fonctionnant au gaz naturel, propose des avantages significatifs aux exploitants dans les secteurs de l’énergie, de la compression des gaz et de l’exploitation des serres. Les objectifs fixés lors de son lancement, il y a maintenant 12 mois, ont été largement dépassés. Certains exploitants ont acquis une expérience qui leur permet d’adopter des périodicités de vidange bien supérieures à celles initialement prévues.

 
Les clients américains et européens ont bénéficié de l’introduction de Mobil SHC Pegasus pour une gamme de moteurs développés par les plus grands constructeurs (OEM) : notamment Jenbacher, Caterpillar et Waukesha. En France, Dalkia, leader européen des services auprès des collectivités locales et des entreprises dans le secteur de l’énergie, a mesuré le niveau de performances de Mobil SHC Pegasus 30, en termes de gain d’efficacité de production électrique obtenu, sur un moteur Caterpillar G3516. Les mesures ont mis en évidence un gain de l’ordre de 1,5 %  avec Mobil SHC Pegasus 30 sur une période de deux mois, comparé à une huile standard pour moteurs fonctionnant au gaz naturel.
 
“Depuis le lancement de Mobil SHC Pegasus, les équipes de Mobil Lubrifiants Industriels travaillent en étroite collaboration avec leurs clients ainsi qu’avec les principaux constructeurs européens et américains dans le but d’évaluer sur le terrain le niveau de performances de Mobil SHC Pegasus,” nous confie Kathleen Tellier, qui travaille dans l’organisation « Products Research and Technology, ExxonMobil Research and Engineering », une division d’ExxonMobil Corporation. “Les résultats à ce jour sont exceptionnels et nous procédons actuellement à des essais complémentaires, en laboratoire et sur le terrain, dans le but de mettre à jour de nouveaux atouts économiques tels qu’une extension de la durée de vie des filtres. Cela permettrait aux exploitants d’augmenter les périodicités d’entretien et de franchir ainsi un palier supplémentaire dans l’exploitation des moteurs.”
 
Enogex, l’une des plus importantes compagnies de transport de gaz naturel, ainsi que des sociétés de service américaines, ont étudié la possibilité d’augmenter les périodicités de vidange en se basant sur la durée de vie de Mobil SHC Pegasus. Ainsi, Enogex a démonté un moteur Caterpillar G3516 après l’avoir fait tourner pendant plus de 16 000 heures sans vidange avec Mobil SHC Pegasus 30. Les différents composants (pistons, chemises, paliers,…) ont été trouvés en excellent état de propreté, ainsi qu’avec  un niveau d’usure très faible. Une amélioration d’efficacité de l’ordre de 1,5 % a aussi été mise en évidence.
Ces résultats montrent que l’huile Mobil SHC Pegasus permet d’augmenter les intervalles de vidange de quatre à huit fois comparées aux huiles standard pour moteurs à gaz, et permet des économies de carburant de l’ordre de 1,5 %*.
 
D’autres clients en Allemagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis ont aussi remarqué qu’utiliser Mobil SHC Pegasus permettait d’augmenter le rendement énergétique et d’accroître les périodicités de vidange sur des moteurs Jenbacher J412 et Waukesha P9390GL. Ces avantages, en plus des économies réalisées sur le traitement des huiles usées et sur l’augmentation de la durée de vie des organes lubrifiés, permettent aussi de contribuer à améliorer durablement la compétitivité des entreprises exploitant des moteurs qui fonctionnent au gaz naturel.

Nominations : Philippe RABUT Directeur Général Adjoint d’AFNOR Certification

Le 1er juillet, Philippe RABUT a pris ses fonctions en tant que Directeur Général Adjoint d’AFNOR Certification auprès de la directrice générale Florence Méaux. Il succède à Jacques Beslin qui a fait valoir ses droits à la retraite. Né en 1966, Philippe RABUT, diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, a débuté sa carrière dans le groupe PSA en 1990. Il y occupe différentes responsabilités au sein de la direction des activités de financement et de la direction des achats. Il intègre en 1997 Dekra Industrial (ex Norisko), l’une des principales sociétés d’inspection industrielle et de bâtiments en France. Il y prend successivement les fonctions de directeur grands comptes (1997) et directeur commercial et marketing (2000).

En 2002, il prend la direction générale de la filiale dédiée au diagnostic immobilier et est nommé au directoire du groupe. Depuis 2006, il est plus particulièrement en charge du développement et de la stratégie. Par ailleurs, de 2004 à 2009, il préside également la Fédération Professionnelle du Diagnostic Immobilier (FIDI).

Les économies d’eau : un vrai enjeu

A l’heure où les avis de sécheresse se multiplient, et avec eux les restrictions d’eau, les équipements Eco-Techniques sont plus que jamais essentiels. En effet, les régulateurs de jet et autres douchettes hydro-économes permettent de vraies économies : la consommation peut être réduite jusqu’à 50% dans le respect des normes HQE !

Une économie peut en cacher une autre… ou plus ! L’aqualogie, c’est cette science, développée par Eco-Techniques, qui s’attache à limiter notre consommation d’eau sans nuire à notre confort. Une science qui permet de vraies économies pour cette précieuse ressource… mais pas seulement elle ! Car économiser l’eau, c’est également économiser l’énergie en général. L’énergie nécessaire pour chauffer l’eau d’abord : en limitant la quantité d’eau nécessaire pour une douche ou pour un usage domestique, on limite automatiquement l’énergie dépensée pour l’amener à température confortable ou efficace, et ce jour après jour ; sans oublier l’économie de CO2, cerise sur le gâteau. Et abaisser la consommation d‘eau, c’est aussi limiter la quantité d’eau usée à traiter ce qui, là aussi, peut entraîner de substantielles économies pour la société et pour la planète dans son ensemble !

Ainsi, aujourd’hui, adopter les équipements Eco-Techniques pour limiter le débit des douches et robinets n’est plus seulement un geste économique mais bien une attitude citoyenne au sens large. Attitude partagée d’ailleurs par de plus en plus de particuliers mais aussi de col lectivités locales, campings, hôtels…

Plus d’inforamtions : www.eco-techniques.fr

Nouveaux polymères à hautes performances pour le secteur de l’énergie

Victrex Polymer Solutions complète son portefeuille de produits avec les tubes VICTREX® Pipes™. Ces tubes extrudés en polyétheréthercétone (PEEK) répondent aux exigences de qualité et de sécurité les plus élevées, ainsi qu’à la demande croissante du marché des tubes et conduites à hautes performances. La nouvelle gamme VICTREX Pipes de tubes à parois minces extrudés en polymère VICTREX® PEEK™ se distingue plus particulièrement par leur performance technique dans des conditions d’utilisation extrêmes, à hautes températures, sous haute pression ou encore en contact avec des milieux agressifs et corrosifs.

Ils se caractérisent en outre par leur faible densité. Ils répondent aux exigences de l’industrie pétrolière et gazière, de l’aéronautique et de l’aérospatiale, de l’électronique et de bien d’autres secteurs d’activités. Dans de nombreuses industries, des directives strictes s’appliquent à la sélection des matériaux. Le PEEK est sans halogène, il se distingue par son caractère difficilement inflammable, ainsi que ses émissions faibles et non toxiques de fumée. C’est pour cela que ces tubes sont aussi particulièrement bien adaptés au secteur aéronautique. Grâce à leur légèreté, les applications en VICTREX PEEK offrent une alternative de choix aux composants métalliques.

Les tubes VICTREX Pipes sont actuellement disponibles dans une gamme de différentes dimensions, allant de 6 mm (0,24″) de diamètre extérieur à 200 mm (8″) avec des épaisseurs de paroi correspondantes de 0,8 mm (0,03″) à 5 mm (0,2″). Ils peuvent être livrés sous forme de produit standard ou à des diamètres inférieurs en bobines d’une longueur maximum de 3 000 mètres. Les tubes PEEK peuvent être raccordés à l’aide de raccords et par collage ou soudage avec d’autres matériaux. Ces tubes peuvent également être marqués au laser.
Pour faciliter le montage et garantir la résistance aux conditions ambiantes, la sélection du bon matériau est d’une importance capitale. Les conduites doivent être opérationnelles le plus longtemps possible. Cela ne vaut pas seulement pour les industries pétrolières et gazières où les tubes PEEK peuvent remplacer les alliages anticorrosion (CRA) dans les tuyaux métalliques. « Du fait de la corrosion des tuyaux, les entreprises pétrolières et gazières perdent énormément d’argent, » indique James Simmonite, Business Leader Pipes, Victrex Polymer Solutions. La corrosion des matériaux conventionnels du revêtement intérieur est due à l’acide sulfhydrique (H2S), au méthane, au dioxyde de carbone, à l’eau salée et au pétrole brut. En outre, les tuyaux sont souvent soumis à des températures de service supérieures à 140 °C. Dans ces différents cas, les tubes VICTREX Pipes peuvent être utilisés en toute sécurité comme revêtement intérieur ou gaine de protection. Ils représentent une possibilité d’optimisation économique de ces applications et de bien d’autres encore.
« Les nombreux tests que nous avons effectués ont montré que les tubes VICTREX Pipes présentent une très bonne résistance chimique à l’H2S à haute température. Par ailleurs, au bout de 2 000 heures d’exposition à de la vapeur d’eau à 200 °C, la performance du matériau reste quasiment inchangée, » ajoute M. Simmonite.

Victrex Polymer Solutions possède ses propres installations d’extrusion en Grande-Bretagne, servant exclusivement à la fabrication de tubes en polymère VICTREX PEEK. La chaîne de livraison entièrement intégrée de Victrex, allant des matières premières aux produits finis, garantit une qualité de produit et une disponibilité de livraison optimales. Les tubes VICTREX Pipes sont la dernière innovation de l’entreprise et viennent en compléter le portefeuille de produits. « Le lancement de cette gamme sur le marché est l’aboutissement de six ans de recherche et de développement intensifs. Durant cette période, nous avons réalisé de nombreuses analyses de marché et discuté avec nombre de nos clients. Nos tubes à hautes performances représentent une solution idéale dans de nombreux domaines d’application. Outre son utilisation dans les industries pétrolière et gazière, le produit répond aux exigences les plus poussées d’autres secteurs d’activités, » résume M. Simmonite. Partout où sont utilisées des conduites avec un revêtement, devant résister à la corrosion, l’abrasion et la perméabilité à hautes températures, les VICTREX Pipes constituent une véritable option. Il en va ainsi pour toutes les industries possibles, telles que l’aéronautique et l’aérospatiale, ou encore l’électronique. « Victrex jouit d’une réputation exceptionnelle en termes d’identification des tendances de développement. En outre, l’équipe Victrex se sent toujours stimulée par de nouveaux défis. Notre objectif est de développer des solutions durables. Notre matière première, le VICTREX PEEK, présente ici des propriétés de matériaux décisives permettant à diverses branches d’activités de fabriquer des composants individuels à des coûts avantageux. C’est pourquoi nos nouveaux VICTREX Pipes répondent si bien aux attentes de nos clients, » ajoute M. Simmonite.

Plus d’informations :  www.victrexpipes.com

Création d’un centre des technologies vertes

Le Président sud-coréen, Lee Myung-bak, a annoncé début juin la création d’un centre de recherche international chargé de développer un ensemble de technologies vertes en coopération avec des instituts de recherche coréens et étrangers. L’ouverture de ce centre fait partie de l’ensemble de mesures annoncées par le Président dans son plan de croissance verte datant de 2008.

Sous l’égide du Global Green Growth Institute, le centre de recherche pour les technologies vertes devrait ouvrir ses portes d’ici la fin de l’année. Il rejoindra, avec les instituts étrangers partenaires le projet de « science business belt » (cf. BE Corée 55 [1]). Il concentrera ses recherches sur les énergies et notamment leur regroupement (« smart power grid »), l’eau et les technologies relatives à la protection de l’environnement. Le centre sera également un lieu de formation et un lieu de conseil en particulier vers les pays en voie de développement.

Le Président Lee est convaincu que sa stratégie de croissance verte permettra à la Corée de développer de nouveaux moteurs de croissance importants et permettre également au pays de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, actuellement très importantes. La Corée a également pour objectif de devenir un leader mondial en matière de technologies vertes et ambitionne de devenir l’hôte d’un futur  » Green Growth Summit  » qui serait l’équivalent  » vert  » du forum mondial économique.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67186.htm

Un nouveau matériau de stockage de l’énergie

Des chercheurs sud-coréens ont annoncé début juin avoir mis au point un nouveau matériau de stockage de l’énergie. Ce « super condensateur », mis au point par l’équipe du professeur Choi Jung-wook du Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST), affiche une capacité de stockage deux fois supérieure à un condensateur classique. De plus, celle-ci est restée constante après plus de 230.000 charges et décharges. Cette technologie, utilisant de l’azote et du graphène, pourrait accélérer le développement des nouvelles générations de voitures électriques, mais également des  » smart power grids « .

Selon l’équipe du chercheur, la capacité de stockage de l’énergie du condensateur a pu être grandement améliorée grâce à l’introduction d’atomes d’azote dans un squelette de graphène. Le fait d’injecter des impuretés dans un condensateur extrêmement pur permet de faire évoluer ses propriétés électriques.

Le graphène possède intrinsèquement des propriétés extraordinaires : il peut transporter les électrons bien plus rapidement que le silicium, il est deux fois plus résistant que le diamant, 100 fois plus conducteur que le cuivre et possède une densité de stockage d’énergie très élevée. L’introduction d’azote dans le graphène a permis de multiplier sa capacité de stockage.

Le professeur Choi explique les avantages multiples que pourraient avoir ce condensateur, et bien évidement l’amélioration des voitures électriques, mais également l’utilisation dans les réseaux de distribution électrique, ou encore dans les vêtements puisque le graphène présente l’avantage d’être flexible.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67180.htm

La Corée va construire des « drones » marins

La Corée du Sud prévoit de développer des navires sans pilote à des fins de recherche et de surveillance. Le gouvernement a ainsi décidé d’attribuer plus de 15 millions d’euros sur cinq ans pour mener à terme ce projet. Le Ministère des transports et des affaires maritimes a indiqué que le KORDI (Korea Ocean Research & Development Institute) serait en charge de ce projet.

Jusqu’en 2013, une majeure partie du budget de recherche sera employée à la mise au point des technologies de navigation autonomes et de contrôle à distance. Passé cette date, le projet entrera en phase de test, puis de commercialisation. A travers ce projet, la Corée pourra intégrer des technologies qu’elle maîtrise parfaitement, notamment informatique et construction navale.

Les futurs navires autonomes pourront se déplacer à une vitesse maximum de 90 kilomètres/heure et seront bien évidemment capable d’éviter les obstacles afin de se fondre dans le trafic maritime classique. Leurs missions premières seront, dans un premier temps, la recherche sur les milieux marins et la surveillance permanente de la pêche illégale.

Le marché mondial des navires « drones » devrait croître fortement dans les 20 prochaines années pour atteindre une valeur de près de 10 milliards d’euros.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67185.htm

 

Par S.B

LES BILANS :

News Informatique / Electronique / Télécoms de août

Dossiers, e-mails, médias sociaux et contenus Cloud enfin sur une seule interface

AVG Technologies annonce le lancement de MultiMi, une façon révolutionnaire de rester connecté et de gérer sa vie digitale.
MultiMi constitue un unique point d’entrée pour accéder à tous les dossiers PC, comptes e-mail, plateformes de médias sociaux (y compris Facebook, LinkedIn et Twitter) et aux contenus de services cloud (YouTube, Flickr, services cloud et Google Docs). Via un tableau de bord intuitif, MultiMi™ permet de rester en contact et rend la navigation, le partage et les échanges en ligne très simple et ce où que l’on se situe.
Disponible en version béta et gratuit, MultiMi est téléchargeable sous Windows dès aujourd’hui. MultiMi™ est un centre de commande personnalisable et intuitif s’appuyant sur AVG LinkScanner® pour garantir aux utilisateurs une réelle tranquillité d’esprit et organiser leurs données personnelles selon leurs souhaits tout en protégeant leurs communications en ligne.
J.R. Smith, Président Directeur Général d’AVG Technologies, déclare, « sachant que le temps passé en ligne ne cesse d’augmenter et que la tendance observée cojnsiste à utiliser et à s’investir sur plusieurs plateformes, AVG est constamment à la recherche de moyens de simplifier, améliorer et sécuriser la vie en ligne.  AVG est ravi de proposer MultiMi™; un outil de pointe intuitif permettant à chacun de gérer facilement et de façon ludique sa vie en ligne ».
De plus en plus, chacun a plusieurs adresses mail, comptes sur Facebook, Twitter, LinkedIn, services de partage de photos et messageries instantanées. Contrôler ces différents services peut s’avérer déroutant et consommateur de temps. MultiMi redonne aux utilisateurs le contrôle sur ces services : ludique, il permet d’être plus productif et efficace.
Véritable centre de commande, MultiMi offre une vue d’ensemble en temps réel de ce qui se passe, permettant aux utilisateurs de garder le contrôle sans perdre de temps. De la visualisation d’une présentation PowerPoint à la vérification du fil Facebook, MultiMi permet de regarder, surveiller et combiner le flux des communications, pour le travail comme pour les loisirs.
A titre d’exemple, il est possible d’inclure un tweet dans un e-mail tout en mettant à jour son profil Facebook, ou mettre sur Flickr ou Picasa des photos venant d’un mail.  MultiMi combines différents canaux en continu.

Kaspersky Lab facilite le travail de la presse avec un nouveau portail dédié

Kaspersky Lab Newsroom Europe fournit aux journalistes européens les plus récentes informations sur la société – Faites part de vos commentaires pour éventuellement gagner un PC portable MEDION

Rueil-Malmaison, le 19 juillet 2011 – Kaspersky Lab, éditeur reconnu de solutions de sécurité informatique, lance sa nouvelle salle de presse en ligne, Kaspersky Lab Newsroom Europe (http://newsroom.kaspersky.eu/), destinée à l’ensemble des journalistes européens qui y trouveront les derniers communiqués, articles et dossiers de presse.

Soucieux de développer ses relations avec les médias européens, Kaspersky Lab a mis en place un portail destiné à répondre aux multiples demandes de la presse, facilitant ainsi la recherche d’informations sur l’entreprise et ses produits, ses évènements et résultats, mais qui contient également des contenus éditoriaux, des images, des vidéos et des fichiers audio, ainsi que les contacts RP et les coordonnées de l’entreprise sur les réseaux sociaux. Cet espace conçu pour faciliter l’accès des journalistes à ces informations, sera un élément précieux dans le cadre des relations presse.

Toutes les données seront disponibles au fil de leur publication, constituant ainsi un flux continu d’informations. En outre, la mise en ligne des blogs d’analystes et des biographies des collaborateurs de la société favorise la communication et renforce les relations avec la presse.

Le portail donne également accès aux médias sociaux où Kaspersky Lab est présent (Facebook, Twitter, YouTube…). Il inclut des liens vers les autres sites Web de la société (Securelist.com, Secureview.com, threatpost.com) où les journalistes trouveront un large éventail de contenu via les différents canaux disponibles.

Les journalistes ont la possibilité de sélectionner leur langue de prédilection sur le portail. Celui-ci se distingue par son excellente facilité d’utilisation et d’accès et constitue une véritable mine d’informations, d’une source faisant autorité, qui répondra aux attentes des médias ayant soif de connaissances et de contenus concernant Kaspersky Lab.

« Nous sommes heureux de lancer ce tout nouveau portail destiné à nos contacts presse à travers toute l’Europe », commente Elke Woessner, directeur communication de Kaspersky Lab Europe. « Nous nous réjouissons à la perspective de faciliter aux journalistes l’accès à des informations essentielles, toutes regroupées en un seul et même endroit. En mettant ce vaste portail d’informations à leur disposition, nous entendons nourrir et développer nos relations avec les médias aux côtés desquels nous travaillons dans le cadre de notre communication ».

La médaille d’or de la finale d’Imagine Cup pour « Brainergy » de l’équipe Geekologic d’ingésup

Le projet « Brainergy » de l’équipe Geekologic d’ingésup remporte la médaille d’or dans la catégorie Game Design mobile lors de la finale internationale de l’Imagine Cup qui s’est déroulée du 8 au 13 juillet 2011 aux Etats-Unis. À New-York, l’équipe Geekologic, composée de 3 étudiants ingésup toulousains et d’un étudiant de Supinfogame à Valenciennes, a passé avec succès la première phase de sélection devant le jury. Sélectionné parmi les 3 projets qui ont pu se présenter une nouvelle fois devant une importante assemblée de connaisseurs, le jeu Brainergy a convaincu le jury international composé d’experts en Game Design.

Les 125 équipes présélectionnées ont pu présenter leur projet avant la cérémonie qui a eu lieu le 13 juillet au Lincoln Center. Chaque équipe disposait d’un stand afin de faire un maximum de démonstrations avant la clôture du concours ; Brainergy a eu le plaisir de recevoir la visite d’un grand nom du jeu vidéo : Tetsuya Mizuguchi (grand créateur de jeux vidéos et notamment du célèbre jeu Child of Eden d’Ubisoft). À l’issue de cette cérémonie, l’équipe Geekologic a reçu le premier prix avec à la clé la somme de 8000 Dollars, des téléphones Mobile Windows 7 et des stages d’apprentissage chez Microsoft en Californie en septembre prochain. Une vraie révélation pour l’école qui concrétise sa première participation au concours par une victoire bien méritée après avoir déjà remporté la médaille d’or de la Finale française en mai dernier ainsi que deux médailles de bronze ! Et pour parfaire à cette ambiance multiculturelle, Microsoft a choisi comme marraine de cette 9ème édition, Eva Longoria, qui a remis le Prix du Public et partagé sa confiance en « un monde où la technologie nous aide à répondre aux enjeux les plus cruciaux de notre société ».

Bainergy est un puzzle game : à chaque niveau, le joueur doit capter des énergies à l’état naturel pour les transformer en énergie électrique. Pour répondre à la problématique du concours, l’équipe s’est penchée sur la gestion des énergies renouvelables en demandant au joueur de manipuler des particules pour venir à bout de la pollution. Pour soutenir l’équipe, des aménagements (logistiques et organisationnels) par la direction du Campus ont grandement aidé les étudiants tout au long des 7 mois de travail dans la mise en place de ce projet. Et grâce à Pohlm Studio, société spécialisée dans la conception et le développement de jeux vidéo, le jeu Brainergy sera commercialisé d’ici la fin de l’année.

La Nouvelle Solution FortiClient Est Dotée d’un Logiciel Tout-en-Un Offrant un Accès Sécurisé à Distance pour Répondre aux Exigences Réglementaires et de Conformité

Sophia Antipolis, 12 Juillet 2011 – Fortinet – l’un des principaux acteurs du marché de la sécurité réseau et le leader mondial des systèmes unifiés de sécurité UTM (Unified Threat Management) – annonce aujourd’hui le lancement de FortiClient, un agent logiciel pour terminaux qui permet aux organisations de mettre en place des pratiques commerciales nécessitant une connectivité d’accès à distance sécurisée pour ses employés mobiles, fournisseurs et partenaires. En tant que solution de sécurité d’accès à distance tout-en-un, FortiClient améliore la sécurité de l’entreprise, aide les organisations à répondre aux exigences réglementaires et juridiques, ainsi qu’à appliquer les politiques de conformité pour empêcher les appareils non-autorisés d’accéder au réseau d’entreprise.
FortiClient est important à la stratégie produit de Fortinet, offrant une solution de sécurité flexible et étendue, du périmètre au cœur du réseau, avec des services managés centralisés.
La conception ultra-modulaire de la solution FortiClient comprend des fonctions essentielles d’encryption de données, d’authentification, de contrôle d’accès des terminaux et d’optimisation WAN dans un seul et même agent endpoint, facile à utiliser et léger à supporter.  Pour plus de flexibilité, les administrateurs de sécurité peuvent choisir parmi plusieurs méthodes d’implémentation pour sécuriser les  privilèges d’accès à distance des différentes catégories d’utilisateurs. Cela offre aux organisations la liberté de soit exploiter toute la suite des fonctionnalités de l’agent, soit choisir des fonctions spécifiques basées sur des besoins individuels de connectivité d’accès à distance. Par exemple, les administrateurs de sécurité peuvent vouloir implémenter l’encryption du  trafic IPsec pour les employés à temps plein et l’encryption SSL pour les fournisseurs et partenaires.
Fortinet a conçu FortiClient pour plus de flexibilité en termes de déploiement, et permet à un logiciel tiers de coexister sur les terminaux. Les clients n’ont pas à retirer leurs applications anti-malwares actuelles pour déployer FortiClient.

Simplifier la Sécurité des Terminaux Fonctionnant conjointement avec les appliances de sécurité consolidées FortiGate de Fortinet, le FortiClient se focalise sur quatre fonctionnalités clés, toutes à partir d’un seul agent, pour supporter les différents besoins de sécurité d’accès à distance de ses clients :

  • VPN IPsec et SSL pour l’encryption des données. Un simple assistant de configuration est fourni pour créer des politiques VPN de client-à-site pour des accès à distance. Le SSL-VPN en mode tunnel et le tunneling partagé offrent la liberté de se connecter à distance en utilisant un accès Web.
  • Authentification à deux facteurs pour la vérification d’identité.  FortiClient supporte totalement Local, RADIUS, LDAP, SecurID (via le Proxy RADIUS), FortiToken, ainsi que les options d’authentification par email et SMS.
  • Le Contrôle des Terminaux empêche les appareils non conformes d’accéder au réseau, permettant aux entreprises d’appliquer leurs politiques de sécurité au périmètre du réseau.
  • L’optimisation WAN réduit la consommation de la bande passante, accélère les performances réseau, diminue le temps de téléchargement et améliore l’efficacité du HTTP, FTP, CIFS, MAPI et du trafic général TCP.

Fortinet est le seul acteur capable de consolider ce large éventail de fonctionnalités de sécurité d’accès à distance dans un seul et même agent logiciel, offrant aux clients des options de déploiement inégalées, selon les besoins, avec une licence tout compris. Pour rivaliser les fonctionnalités du FortiClient, les offres concurrentes nécessitent des appliances supplémentaires, de nouveaux accords de licences et/ou de nouvelles consoles de gestion.  Et dans certains cas, les fournisseurs concurrents ne supportent pas les fonctionnalités spécifiques de sécurité des terminaux proposés par  FortiClient. “FortiClient est un élément vital de notre stratégie de sécurité de bout-en-bout pour les clients Grands Comptes et PME.” déclare Michael Xie, fondateur, Directeur Technique et Vice-Président de l’Ingénierie chez Fortinet. “En consolidant un tel ensemble de fonctionnalités de sécurité dans un agent logiciel simple à déployer, tous nos clients, petits et grands, peuvent désormais mettre en place, à travers un système de sécurité unique, le bon type de connexion d’accès à distance en fonction du type d’utilisateur. Ainsi, les meilleures pratiques commerciales nécessitant un accès à distance sécurisé peuvent être facilement et  rentablement implémentées, ce qui a pour effet de réduire le TCO de l’entreprise.”
Fortinet annonce également le lancement de FortiManager 4.0MR3 et FortiAnalyzer 4.0MR3, une mise à jour du système d’exploitation qui apporte des améliorations en matière d’utilisation et de gestion du workflow , ainsi que le support amélioré pour IPv6. FortiManager fournit une gestion, configuration et mise a jour des règles centralisées pour les appliances FortiGate, FortiWiFi et FortiMail. FortiAnalyzer offre des fonctions de gestion de sécurité avancées telles que l’archivage des dossiers en quarantaine, la corrélation des événements, les évaluations des vulnérabilités, l’analyse du trafic et l’archivage des emails, l’accès Web/Internet, la messagerie instantanée et le contenu des transferts de fichiers.

hybris et Sorriso Technologies lancent la première offre combinée d’e-commerce et d’e-facturation pour les entreprises télécoms

Hybris, leader sur le marché des logiciels de commerce et de communication multicanal, annonce aujourd’hui la signature d’un partenariat avec Sorriso Technologies (www.sorrisotech.com), principal éditeur de logiciel d’assistance client online, capable de fournir une solution entièrement intégrée d’e-commerce, de facturation électronique et service d’aide au client (eCare) pour les fournisseurs de services de télécommunication. Cette offre unique permet aux entreprises télécom de déployer un portail client en ligne simple, flexible et optimisé qui répond à tous les aspects du cycle de vie du client comprenant les nouveaux achats du client, une adresse de facturation, un service en ligne, la gestion de compte et l’augmentation des revenus par client.

Une première dans son genre, le portail client télécom hybris/Sorriso apporte simplicité et cohérence dans un secteur déjà complexe et fragmenté dans lequel la plupart des vendeurs en télécommunications étaient contraints d’intégrer seuls différentes solutions. L’offre combinée d’hybris et de Sorriso a été spécifiquement conçue pour être à la fois simple à déployer et rentable pour n’importe quel fournisseur de télécommunications. Elle sera particulièrement bénéfique pour les petites et moyennes entreprises de télécommunications en leur permettant de déployer un portail client qui peut rivaliser avec des concurrents plus importants, à un prix abordable.
L’implémentation de cette solution intégrée permet de fidéliser le client et d’améliorer la valeur du client. En combinant e-commerce, facturation électronique et service d’aide au client (eCare) en une seule offre, hybris et Sorriso peuvent tirer profit des informations de facturation et des réponses en ligne des clients en décidant  quelles offres proposées et à quel moment stratégique faire cette offre en interagissant avec chaque client. La solution permet de personnaliser un produit ou un service en ligne, offrant des opportunités attrayantes et perspicaces qui permettent aux clients d’optimiser leurs dépenses et d’acheter des solutions complémentaires. Que les clients se connectent à Internet ou via leurs iPhones, ils en font la même expérience qui combine des offres entièrement personnalisées avec un accès direct à leurs factures électroniques et à un service d’aide au client (eCare).

Concernant ce nouveau partenariat, Ariel Lüdi, PDG d’hybris, explique : « En 2010, il était devenu évident que les fournisseurs de télécommunications avaient un véritable besoin d’un moteur de recherche e-commerce et d’une solution de facturation électronique. Dans la plupart des portails clients, l’e-commerce et la facturation électronique/service client étaient des silos indépendants entraînant une expérience client confuse qui empêche d’avoir un marketing intensif et des opportunités promotionnelles. En combinant notre solution à celle de Sorriso, nous avons réduit cet écart, permettant une plus grande variété d’offres innovatrices. Par exemple, la solution peut analyser les échantillons d’appel des clients et leur offrir un package plus approprié à leurs besoins quand ils utilisent un mobile ou un autre produit. Ces clients sont alors guidés à travers la même expérience en ligne où ils choisissent et approvisionnent le nouveau plan et ils sont ensuite dirigés directement vers la boutique en ligne pour choisir leurs nouveaux téléphones et accessoires ».

John Kowalonek, PDG de Sorriso Technologies, déclare : « La solution hybris/Sorriso apporte une valeur supplémentaire une fois le client connecté. Un client peut naviguer sur le site e-commerce d’un opérateur, trouver un produit qui lui plaît, l’acheter et être automatiquement redirigé à travers le processus d’enregistrement vers la facturation électronique et le service d’aide au client (eCare). Quelle autre meilleure manière de commencer une relation de service en ligne que de se rencontrer avant ? La facturation électronique et le service d’aide au client (eCare) fournissent la meilleure solution et le meilleur service client n’importe quand, et où que l’on soit et sont également reconnues pour réduire les coûts des centres d’appel et de facturation pour les entreprises télécoms. Notre partenariat avec hybris permet aux sociétés de télécom de tirer profit du rendez-vous mensuel de facturation en ligne du client pour améliorer les revenus et la fidélité.

hybris apporte à ce partenariat sa suite multi canal qui a été primée, une plate forme d’exécution de commerce multi canal entièrement intégrée, qui aide les petites, moyennes et grandes entreprises à unifier leur stratégie de commerce à travers tous les canaux, comprenant Internet, les magasins, les centres d’appel, les catalogues, les téléphones mobiles et les médias sociaux. Sorriso, de son côté, apporte sa suite de solution Persona e-Care™, un ensemble de présentation de facture électronique, de paiement, de libre-service et d’applications marketing pour l’e-facturation, pour fournir le meilleur service client online sur Internet, smartphones et serveur vocal interactif (IVR).

Zoom sur l’Autriche

Programme COMET
Centre de compétences SCCH : l’ingénierie des logiciels comme coeur de métier

Le Centre K1 du programme national d’excellence COMET, SCCH (Software Competence Center Hagenberg) est spécialisé dans l’ingénierie des logiciels. Il compte environ 65 employés et une petite trentaine d’entreprises partenaires (parmi lesquelles Siemens ou Fujitsu), ce qui en fait l’un des plus grands centres de recherche indépendants en Autriche dans le domaine des logiciels.

Ce centre a été fondé en 1999 par cinq instituts de l’Université Johannes-Kepler de Linz. Il est localisé dans le parc industriel de Hagenberg (Software Park Hagenberg), qui regroupe 8 institutions de recherche, 40 entreprises, 1000 employés et 1300 étudiants à proximité de Linz (Land de Haute-Autriche). Des contacts ont été établis avec des partenaires scientifiques (universités, instituts de recherche) non seulement en Autriche, mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en République Tchèque et aux Etats-Unis.

Le rôle de SCCH peut se résumer par les points suivants : il s’agit d’une installation de recherche tournée vers les applications pratiques, qui peut fournir ses services de recherche à des PME ou apporter un regard neuf aux départements de R&D des grandes entreprises. SCCH joue le rôle de contact entre l’industrie et la recherche et permet à ses entreprises partenaires de bénéficier de technologies avancées au travers de collaborations nationales et internationales.

Les activités de SCCH se répartissent en quatre domaines clés complémentaires :

  • « Process and Quality Engineering » : il s’agit d’identifier, d’améliorer et de valider des logiciels ainsi que des concepts, des procédés, des méthodes d’ingénierie dans l’optique de développer des logiciels de haute qualité en optimisant l’investissement économique.
  • « Models, Architecture and Tools » : cette activité vise à améliorer et à évaluer différentes approches de création de logiciels – plus spécifiquement la création d’outils et de langages adaptés à un domaine précis (robotique, contrôle de machines, contrôle de procédés…).
  • « Data Analysis Systems » : l’accent est ici mis sur le développement de concepts et technologies élaborés pour l’intégration de l’information et des procédés.
  • « Knowledge-Based Vision Systems » : le but est d’extraire des données de haut niveau à partir de données visuelles afin de pouvoir analyser et suivre le déplacement d’objets et d’inspecter et analyser des surfaces et des structures tridimensionnelles.

Durant l’exercice fiscal 2009/2010, SCCH a mené 28 projets dans le cadre du programme COMET et 51 projets en-dehors de ce cadre (ce sont alors des projets européens, des projets financés par les agences nationales de la recherche appliquée (FFG) ou fondamentale (FWF) ou encore des projets binationaux). Une différence est faite entre deux types de projets : les projets stratégiques, tournés vers les besoins à long terme, et les projets orientés vers les applications industrielles, en partenariat avec des entreprises.

Le 8 juin 2011 s’est tenue au Software Park de Hagenberg une rencontre sur le thème Cloud Computing, en collaboration avec IBM. Le même soir, la soirée d’inauguration du nouveau laboratoire Christian-Doppler de l’Université de Linz (Christian-Doppler-Labor für Client-Centric-Cloud-Computing) a eu lieu.

Exemples de projets :

Le centre SCCH a développé de fortes compétences dans le domaine médical. Ainsi, les scientifiques du centre ont développé un logiciel qui permet de comparer des séquences d’images tridimensionnelles obtenues par tomographie à résonance magnétique. Ce logiciel aide les médecins à diagnostiquer des changements et des anomalies dans le mouvement du coeur, sur des cas de maladies cardiaques.

Dans le domaine de l’ingénierie des logiciels, les études montrent que 75 à 95 % des coûts totaux concernant les grands systèmes informatiques sont dus à la maintenance et aux développements additionnels. Un autre exemple de projet mené à SCCH permet de prédire les effets de modifications dans ces logiciels.

Enfin, le projet collaboratif international CancerMotysis porte sur la prévention des cancers de l’estomac.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67009.htm

Ordinateur quantique : un correcteur d’erreurs itératif – un registre quantique de 14 bits

Une équipe de recherche basée à l’Institut de Physique Expérimentale de l’Université d’Innsbruck et à l’IQOQI (Institute for Quantum Optics and Quantum Information, un institut de l’Académie des Sciences autrichienne) a réussi à démontrer expérimentalement la faisabilité d’une étape cruciale dans le développement d’un ordinateur quantique : la correction itérative d’erreurs. La même équipe a également réussi à intriquer 14 bits quantiques (ou qubits), ce qui constitue un record mondial.

Pour tout système traitant des données, il existe des sources d’erreurs potentielles (réseau défectueux pour la transmission de données numériques par exemple). Des méthodes pour l’informatique classique ont ainsi été développées afin d’identifier et de corriger automatiquement les différentes erreurs produites au cours de la manipulation des données. Or les systèmes quantiques sont, de par leur nature même, encore plus sensibles aux perturbations que les systèmes classiques ; la correction d’erreurs pour un tel système demande donc un algorithme particulièrement performant. Le groupe de recherche mené par le physicien autrichien Rainer Blatt a démontré la faisabilité de la réalisation pratique d’un tel algorithme.

Contrairement à ce qui se fait pour un système classique, il n’est pas possible de copier l’information quantique – et par conséquent de comparer plusieurs fois les données pour détecter les éventuelles erreurs. Il est ainsi nécessaire de recourir à l’intrication, un phénomène quantique dans lequel l’état quantique de deux objets spatialement séparés se décrit globalement : deux particules intriquées forment en réalité un système unique, même si elles sont loin l’une de l’autre.

En pratique, les physiciens de l’équipe ont stocké trois ions calcium – dont l’un représente le qubit de référence, les deux autres représentent chacun un qubit auxiliaire – dans un piège ionique. La première étape consiste à intriquer le qubit de référence avec les deux autres, ce qui transfère l’information quantique sur les trois particules. Ensuite, un algorithme quantique mis au point par les chercheurs vérifie s’il y a une erreur, détermine laquelle s’il y en a une et la corrige. Après la correction, les deux ions auxiliaires sont soumis à un faisceau laser qui, en changeant leur état quantique, permet de les réinitialiser : c’est cet ajout expérimental qui permet de corriger les erreurs de façon répétitive.

Ce groupe de recherche est en pointe dans le domaine de l’informatique quantique. Il y a trois ans, il avait par exemple déjà présenté une porte quantique dont les sorties sont correctes plus de 99 fois sur 100.

Le groupe est également détenteur d’un nouveau record depuis peu : celui de la taille d’un registre quantique. L’équipe a en effet pu réaliser l’intrication contrôlée de 14 qubits. Le précédent record, 8 qubits, datait de 2005 et était détenu… par la même équipe. Les 14 qubits -des ions calcium, encore- ont été confinés dans un piège ionique et manipulés à l’aide de lasers.

Les physiciens ont constaté que le taux de désintégration des atomes n’est pas linéairement proportionnel au nombre de qubits, mais proportionnel au carré du nombre de qubits. Cela signifie que la sensibilité d’un système quantique augmente significativement lorsque le nombre de particules intriquées augmente. Ce phénomène est connu sous le nom de superdécohérence et a rarement été observé jusqu’à présent.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66998.htm

La plus petite imprimante 3D au monde est autrichienne 

Une équipe de l’Université Technologique de Vienne a mis au point une imprimante 3D particulièrement compacte -plus ou moins de la taille d’une brique de lait- et capable de sculpter de façon détaillée de petits objets. Cette avancée se place dans l’optique de faire des imprimantes 3D un objet du quotidien. Cette imprimante fonctionne sur le même principe que toutes les imprimantes 3D, qui existent depuis de nombreuses années déjà : un objet tridimensionnel est crée en déposant ou en solidifiant de la matière, fine couche après fine couche, pour finalement obtenir l’objet désiré. Il existe plusieurs variantes de ce principe.

Dans ce cas précis, une petite cuve est remplie de résine synthétique. Cette résine a la particularité de se solidifier en réaction à l’exposition à une lumière intense. Ainsi, la résine est soumise à un éclairage puissant par diodes électroluminescentes, couche après couche. Cette méthode de production (appelée « additive manufacturing production » en anglais) a en particulier l’avantage d’autoriser la création d’objets dotés de structures internes complexes, ce qui est délicat voire impossible à envisager dans le cas d’une production plus traditionnelle utilisant des techniques de moulage. L’épaisseur de chaque couche de résine produite par cette imprimante -épaisseur qui détermine la résolution « verticale » de l’objet imprimé- est d’un vingtième de millimètre, ce qui permet d’envisager la création d’objets de haute précision : pièces d’instrumentations médicales, bijoux ou encore pièces de rechanges.

L’impression 3D, ou stéréolithographie, possède de nombreuses applications : production industrielle, visualisation de projets ou encore études de design. Mais cette technique est encore inaccessibles aux particuliers, en raison notamment d’un coût élevé. Le prototype développé à l’Université Technologique de Vienne a l’avantage d’être compact, de peser moins de 1,5 kg et de valoir environ 1200 Euros – en sachant que la production de masse ferait encore baisser les coûts de production. C’est le système de refroidissement qui occupe le plus d’espace, l’éclairage par diodes permettant d’optimiser la taille de l’imprimante par rapport à un éclairage classique.

La démocratisation de ce type d’imprimantes pourrait ouvrir la voie à l’exploitation commerciale d’objets fabriqués sur mesure à domicile, par exemple d’après des plans téléchargeables sur l’Internet.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66997.htm

Un nouveau décret modifie la nomenclature des ICPE

Le décret n° 2011-842 du 15 juillet 2011 (NOR : DEVP1102171D, JORF n°0164 du 17 juillet 2011 page 12327) a modifié la nomenclature des installations classées et particulièrement les dispositions suivantes : les art. Annexe (3) à l’article R511-9 (V) et art.  Annexe (4) à l’article R511-9 (V) du Code de l’environnement .

La nomenclature ICPE est l’outil de gestion des ICPE qui permet d’identifier les obligations réglementaires en matière d’exploitation de certaines installations considérées comme pouvant présenter un danger ou un inconvénient. La nomenclature est composée des rubriques qui répertorient :

  • les substances et préparations dangereuses ;
  • les activités susceptibles d’avoir un effet néfaste sur l’environnement et la santé.

La nomenclature se présente sous forme d’une liste ou d’un tableau composé de quatre ou cinq colonnes :

1ère colonne : numéro de la rubrique

Chaque rubrique est identifiée par un numéro à quatre chiffres dont les deux premiers caractérisent la famille de substance ou d’activité (ex : 11XX substances toxiques, 22XX agroalimentaire…).

Les rubriques sont réparties en trois grandes catégories :

  • les rubriques inférieures à 1000 : rubriques restantes de la nomenclature de 1953 ;
  • les rubriques de la série des 1000 : substances potentiellement dangereuses (rubriques 1000 à 1820) ;
  • les rubriques de la série des 2000 : activités potentiellement dangereuses ou sources de nuisances (rubrique 2101 à 2550).

2ème colonne : désignation de la rubrique (substance ou activité)

3ème colonne : régimes de classement

Chaque rubrique est associée à des seuils pour lesquels est défini un régime de classement. Il peut exister plusieurs seuils pour une même rubrique, ou un seul.

4ème colonne : rayon d’affichage de l’enquête publique pour les installations soumises à autorisation (A) et autorisation avec servitude (AS)

Il s’agit du rayon d’affichage minimum autour de l’installation à respecter pour l’enquête publique, en kilomètres. Ce rayon d’affichage permet de déterminer le périmètre d’affichage de l’enquête publique qui comprend l’ensemble des communes concernées par les risques et inconvénients dont l’établissement peut être la source.

Dans certains documents, une 5ème colonne apparaît. Il s’agit en fait de la correspondance avec l’ancienne nomenclature à 3 chiffres. La nomenclature, une liste codée par des numéros de 1 à 418, était alphabétique à sa création. Elle l’est restée jusqu’en 1992 et certains sites ont encore des documents faisant mention de ces anciennes rubriques.

Pour télécharger la nomenclature : cliquez ici

Pour aller plus loin : consultez les Fiches Pratiques Exploiter une ICPE

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur ICPE : piloter et suivre l’évolution de ses installations classées

 

 

Une croisière dans l’espace low-cost dès 2013 ?

Le tourisme spatial, pour le moment uniquement assuré par l’Agence Spatiale Fédérale Russe (une dizaine de jours dans la Station Spatiale Internationale, pour la bagatelle d’une vingtaine de millions de dollars) est en passe de connaître de nombreux développements « low-cost ». José Mariano López-Urdiales, entrepreneur espagnol, fondateur de « zero2infinity » et ancien ingénieur chez Boeing et de l’Agence Spatiale Européenne, se lance dans le marché des vols suborbitaux, se plaçant comme concurrent entre autres de l’Anglais Virgin Galactic, avec son ballon « Bloon ».

La capsule pressurisée sera transportée par un ballon géant d’hélium, de plus de 120 mètres de diamètre, qui devrait offrir un vol de près de deux heures à 36 kilomètres d’altitude, un voyage dans « l’espace proche » comme se plait à l’appeler López-Urdiales, altitude selon lui suffisante pour apprécier la vue, à savoir un espace assez sombre et une courbe de notre planète suffisamment prononcée. Le voyage devrait durer près de six heures, incluant les deux heures de croisière. Le décollage se fera d’Espagne et de nuit, pour que les quatre heureux passagers et les deux pilotes puissent profiter du lever de soleil au-dessus de la courbe de notre planète.

Des informations en temps réel (notamment l’altitude) seront affichées directement sur les vitres de la capsule. Le retour sur Terre sera assuré par le dégonflement progressif du ballon, qui finira par se détacher de la capsule contenant les passagers, déployant un parachute géant. Des airbags sont déployés tout autour de la capsule, qui est alors guidée pour la phase d’atterrissage. Les parachutes peuvent ne pas sembler idéaux à première vue pour un retour sur Terre de ce type, mais les progrès réalisés ces dernières années semblent plus qu’encourageants. L’expérience coutera pas moins de110 000 euros aux premiers passagers, dont le départ serait prévu entre 2013 et 2015.

M.R

Facebook renforce le contrôle des membres sur leurs données

« Notre intention est de faciliter la publication et de pouvoir vous proposer une solution plus simple et plus intéressante à utiliser », a indiqué Chris Cox, responsable produit à Facebook, sur le blog du réseau social. Cette évolution du site communautaire, régulièrement critiqué sur la protection apportée aux données de ses membres, intervient près de deux mois après le lancement par Google de son propre réseau social, Google+. Le groupe Internet avait alors insisté sur la possibilité de personnaliser sur son service les réglages de confidentialité.

Le principal changement annoncé mardi par Facebook consiste à permettre aux membres de contrôler les critères de partage de leurs messages, photos ou statuts, non plus en devant se rendre sur la page de paramètres de confidentialité mais directement grâce à de nouvelles icônes placées dans un menu déroulant près du contenu à diffuser. Les adeptes du réseau social pourront aussi autoriser ou non l’apparition sur leur profil de photographies sur lesquelles ils ont été identifiés par d’autres utilisateurs. Jusqu’à présent, les clichés mis en ligne par des « amis » pouvaient s’afficher automatiquement sur le profil des internautes. Les utilisateurs seront par ailleurs autorisés à modifier après coup quelles sont les personnes ayant accès à leurs messages. Facebook permettra de plus à ses utilisateurs de visualiser plus facilement la façon dont leur profil apparaît pour d’autres personnes.

Le site annonce par ailleurs un « changement de terminologie » : le terme « tout le monde », utilisé pour indiquer que les informations mises en ligne sur le réseau selon ce critère sont accessibles par tous les internautes, doit être remplacé par « public ». « Ces changements vont entrer en vigueur dans les prochains jours », a souligné Chris Cox.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : Utilisation des réseaux sociaux pour l’open innovation

Nouvelle méthode de détection des substances dangereuses

Chaque année, la police saisit des tonnes de substances pyrotechniques qui sont, en principe,  destinées à la fabrication de feux d’artifices mais qui, entre de mauvaises mains, peuvent servir à l’élaboration d’engins explosifs. Alors que la situation est particulièrement sensible au Pays basque espagnol, une équipe de chercheurs de l’université espagnole UPV EHU a mis au point une nouvelle méthode afin de déterminer la composition chimique de substances liquides suspectées d’être explosives et saisies par la police, telles que du méthanol ou de l’acide borique.

Jusqu’ici, de nombreux moyens ont été alloués à la recherche concernant la détection d’explosifs tels que le TNT, mais trop peu pour des substances dont la dangerosité est considérée comme moindre. L’équipe de chercheurs, menée par Kepa Castro, aurait trouvé un moyen relativement simple en combinant quatre techniques communément utilisées en laboratoire.

D’une part, la composition de la substance est obtenue à l’aide de deux spectroscopies (spectroscopie Raman et infrarouge) communément utilisées dans les aéroports ou par la douane.

D’autre part, une analyse dispersive en énergie (à l’aide d’une spectrométrie de fluorescence X (SFX)) combinée avec les images d’un microscope électronique à balayage (MEB) permettent de déterminer quels éléments sont présents dans les échantillons. Les tests effectués sur cinq échantillons de liquides saisis par la police, (quatre échantillons contenant des substances explosives) se sont avérés concluants. L’équipe a ainsi découvert sans problème des alcools tels que l’isopropanol ou le méthanol, couramment utilisés dans la conception des feux d’artifice. L’acide borique a également été dépisté avec succès (il a récemment été ajouté à la liste des substances dites « préoccupantes » (SVHC) dans le cadre de la réglementation REACH du parlement européen). Quant au cinquième échantillon, il ne contenait, pour sa part… qu’un produit retardateur de flammes.

Par Rahman Moonzur

 

 

Pour aller plus loin :

Consultez les Fiches Pratiques Exploiter une ICPE

Téléchargez la nomenclature ICPE ici

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : RÉGLEMENTATION RISQUE CHIMIQUE

Revue du Web #6 : les vidéos de la semaine

Cette semaine, deux fois plus de vidéos, vacances obligent :

  • une méthode radicale pour rendre un CD illisible à l’aide d’un courant électrique ;
  • un mini-robot calquant ses mouvements sur un insecte flottant sur l’eau ;
  • différents cubes de gélatine se déformant au contact d’une surface solide ;
  • l’introduction d’un aimant dans un tuyau de cuivre ;
  • la chorégraphie effectuée par plusieurs pendules de masses identiques mais de longueurs différentes ;
  • le retour en vidéo des fameux quadricoptères ;
  • une imprimante 3D en plein désert du Sahara sous forme de gadget happening d’un artiste ;
  • et pour conclure, la vidéo étrange de la semaine, celle d’une tortue dont la patte manquante a été remplacée par… une roue de chaise de bureau.

(en bonus, une photo d’une étoile filante prise à partir de la Station Spatiale Internationale)

Méthode radicale : rendre un CD illisible grâce à l’électricité

Pour commencer, voici deux vidéos montrant une technique bien particulière censée rendre inutilisable un disque compact. À l’aide de deux bobines Tesla et d’un petit moteur permettant de faire tourner le disque, les auteurs de ces deux vidéos espèrent détruire complètement les données contenues sur le CD, de manière, il est vrai, fort impressionnante.

On y voit deux CD perdant petit à petit la fine couche d’aluminium recouvrant le plastique, donnant ainsi l’impression que les données s’en sont allées en même temps que la fine couche de métal. Il reste toutefois à prouver que le disque ne soit pas du tout endommagé par l’expérience. La couche d’aluminium, sert simplement de couche réfléchissante et ne contient pas les données stockées sur le CD. Les données, sous forme de creux et de bosse dont le passage de l’un à l’autre est interprété de manière binaire, se trouvent bel et bien sur la partie plastique du CD. Cette technique permet de rendre le disque illisible temporairement, car il « suffit » a priori de remettre une couche réfléchissante, apposée généralement sous forme liquide, ou bien plus artisanalement.

Il ne serait donc pas exact de dire que le CD est détruit, bien qu’il ne soit pas aisé de récupérer les données. Peut-être est-ce une option intéressante pour un recyclage plus « aisé » des compact disques ?

Voici les deux vidéos :

 

Un micro-robot insecte flottant à la surface de l’eau :

Voici une vidéo d’un micro-robot flottant à la surface de l’eau, dont les mouvements et le fonctionnement  sont calqués sur ceux d’un insecte appelé « gerridé », souvent appelé à tort « araignée d’eau » en raison d’une ressemblance primaire. Les scientifiques chinois à l’origine du développement de ce robot se sont inspirés de la manière dont les gerridés utilisent la tension superficielle de l’eau pour se maintenir en surface, et se déplacer à l’aide de leurs deux paires de pattes postérieures. Ces robots pourraient bien être très utiles, entre autres, dans le domaine de l’espionnage. Vous pouvez consulter l’article qui lui est dédié ici pour plus de détails :

De la gélatine en mouvement et en slow-motion :

Voici une vidéo au ralenti de cubes de gélatine, s’avérant être en fait de la gelée de cerises. La vidéo a été prise à exactement 6 200 images par seconde. Les déformations subies par ces cubes au moment où ils atteignent la surface solide sont littéralement fascinantes, tout comme la manière dont l’énergie se propage. Voici la vidéo, pour le moins hypnotique :

Un aimant dans un tuyau de cuivre :

Que se passe-t-il lorsqu’on introduit un aimant dans un tuyau de cuivre ? La question peut paraître saugrenue, toutefois certains se la sont posée, et sont passés des paroles à l’acte. Voici deux vidéos illustrant la réponse : on y voit que l’aimant chute, mais sa chute est ralentie. Concrètement, la chute de l’aimant dans le tuyau de cuivre induit des courants de Foucault, créant un champ magnétique de polarité inverse à celui de l’aimant, freinant ainsi la chute. C’est donc le mouvement qui nourrit son propre freinage : le mouvement stoppé impliquerait la fin du champ magnétique et donc… la chute de l’aimant.

 

Chorégraphie de pendules pesants :

La vidéo suivante montre quinze pendules, de masses identiques mais de longueurs différentes dont le mouvement est initié au même moment. La chorégraphie obtenue est tout à fait fascinante, résultant des différentes périodes de chacun des pendules (évidemment liés à la longueur de chacun). Ils semblent même être en phase, à de courts instants.

Le retour des quadricoptères :

Nous vous présentions dans la revue du Web #5 les fameux quadricoptères développés par l’université américaine de Pennsylvanie, dans le cadre de travaux de recherche sur les collaborations entre robots. Capables de voler à travers des cerceaux en mouvement, et ce en étant totalement autonomes, de construire une structure de manière collaborative, de voler en formation groupée (et de réagir face à des avaries), ils sont désormais capables de se poser sur une plateforme d’atterrissage mobile formée par des robots « terrestres » autonomes, devant choisir individuellement le rôle qu’ils doivent jouer, mis à part un robot dit « leader ». La suite dans cette vidéo très impressionnante :

Une imprimante 3D en plein désert :

« Solar Sinter », invention de Markus Kayser, est intéressante à plusieurs titres. Cette machine, fonctionnant uniquement grâce à l’énergie solaire, est une sorte d’imprimante 3D, se servant du sable comme matière première pour créer des structures tridimensionnelles en verre. Des capteurs solaires, se trouvant au-dessus de l’imprimante 3D, jouent le rôle d’une loupe géante, concentrant l’énergie solaire en des points précis, couche par couche, reproduisant en verre une structure 3D identique à la structure numérique initiale. La vidéo du résultat est bluffante :

(Markus Kayser – Solar Sinter Project from Markus Kayser on Vimeo)

Gamera, la tortue aux trois pattes et… une roue de chaise de bureau :

Pour clore cette revue du Web #6, voici l’histoire de Gamera, une tortue africaine de 12 ans. Alors que la chirurgie autorise aujourd’hui des prouesses incroyables, telle que la rotationplastie vue dans la revue du Web #1, ou encore ce chien dont les pattes ont toutes été remplacées par des prothèses dans la revue du Web #5, certaines réalisations plus prosaïques rendent toutefois de fiers services.

Après avoir constaté que la vie de Gamera était menacée par une blessure d’origine inconnue à la patte avant gauche, les vétérinaires de l’université de Washington State ont dû faire preuve de créativité pour lui sauver la vie, tout en la rendant le moins handicapée possible. La solution de la roue de chaise de bureau s’est alors rapidement imposée. Voici une vidéo où vous pouvez voir Gamera en bonne santé, se déplacer et brouter l’herbe du jardin de l’université :

En bonus : une photo d’une étoile filante vue de la Station Spatiale Internationale (SSI)

La photo a été prise par Ronald J. Garan Junior, astronaute américain, durant la pluie d’étoiles filantes du 15 août dernier, pour le compte de la NASA.

 

Par Rahman Moonzur

 

EPR de Flamanville : des « écarts » selon l’ASN

Dans son édition à paraître mercredi, le Canard Enchaîné fait état d’une « inspection explosive ». À l’issue de « l’inspection de revue » permettant un examen approfondi, effectuée entre le 1er mars et le 13 mai, Jean-Luc Lachaume, directeur général adjoint de l’ASN, fait état de « treize constats d’écart », dans une lettre adressée à la direction d’EDF.

« Au vu des écarts et faiblesses constatés au cours de cette inspection de revue, l’ASN estime qu’EDF devra faire des efforts importants pour démontrer la qualité finale de Flamanville 3 », dit Jean-Luc Lachaume, selon cette missive publiée sur le site de l’ASN.

Les « principales faiblesses relevées par les inspecteurs » portent sur des filtres de la piscine de réserve d’alimentation en eau borée en cas de situation accidentelle, sur des limitateurs de débit (venturis DN500) du système d’alimentation des générateurs de vapeur et sur des accumulateurs du système d’injection de sécurité (RIS) en cas de perte du système de refroidissement.

Sur ces systèmes, « l’ASN a demandé à EDF qu’aucune action irréversible ne soit engagée avant que la qualité de la fabrication de ces matériels n’ait été démontrée », a déclaré à l’AFP Thomas Houdré, directeur des centrales nucléaires au sein de l’ASN. « EDF ne peut pas monter ces systèmes-là sur le chantier de Flamanville avant d’avoir apporté l’ensemble des garanties que la qualité était assurée », a-t-il ajouté.

Sans avoir jusqu’à présent répondu complètement à la « lettre de suite » de l’ASN, EDF a déjà « apporté des réponses partielles » notamment en « démontrant la qualité » de la réalisation des accumulateurs RIS, a précisé M. Houdré.

Sollicité par l’AFP, EDF, maître d’ouvrage, a évoqué des échanges « réguliers » avec l’ASN et dit qu’il avait en partie répondu à l’autorité le mois dernier « sur certains points clés » de la lettre et s’apprêtait à compléter sa réponse d’ « ici la fin de semaine ». « L’EPR est un chantier particulièrement contrôlé par l’ASN. Les échanges entre l’ASN et EDF sont réguliers », a déclaré une porte-parole du premier producteur d’électricité mondial.

Mise en service prévue en 2016

Annoncé en juillet, le retard de deux ans supplémentaires pour la mise en service de l’EPR de Flamanville – désormais prévue en 2016 – est dû à la conjonction des audits décidés après la catastrophe de Fukushima, de deux accidents mortels sur le chantier et du mauvais temps qui a ralenti la construction cet hiver, a expliqué cette porte-parole. La lettre de l’ASN n’a joué aucun rôle dans ces retards, a-t-elle affirmé.

Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Industrie a déclaré : « cet article du Canard Enchaîné ne contient aucune information nouvelle. Il reprend un extrait de la lettre de l’ASN du 24 juin, publiée depuis un mois et demi sur son site Internet ».

Le ministre de l’Industrie Eric Besson rappelle « qu’en toute hypothèse, l’installation définitive des matériels ne pourra être autorisée qu’une fois que leur qualité de fabrication aura été intégralement validée par l’ASN ».

Le mois dernier, EDF avait revu en nette hausse la facture de son premier EPR, dont il estime désormais le coût à 6 milliards d’euros, près du double des estimations initiales, qui prévoyaient également une mise en service dès 2012.

Le groupe Bouygues, chargé du gros oeuvre à Flamanville, n’a pas souhaité faire de commentaire. Sollicité, Areva n’a pas donné suite.

 

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Les premières cigarettes « anti-incendie » arrivent en Europe

Ces cigarettes, baptisées « lip » (pour « lower ignition propensity » ou propension inflammable réduite), sont déjà vendues au Canada, en Australie et dans certains États américains.

Ces cigarettes comportent désormais sur leur longueur deux ou trois anneaux où le papier dispose de moins de micro-perforations. Lorsque la combustion arrive à la hauteur de ces anneaux, le tabac est moins oxygéné, ce qui facilite l’extinction de la cigarette si le consommateur ne fume pas activement (par exemple, s’il oublie sa cigarette allumée sur le rebord d’une table), a expliqué à l’AFP Eric Sensi, directeur des affaires corporate d’Imperial Tobacco France. Ces anneaux permettent d’ « arrêter la combustion », agissent comme « des barrières », a-t-on précisé chez le fabricant des marques Gauloise, JPS ou Fortuna.

Les cigarettes équipées de ce dispositif répondent à une norme voulue par la Commission européenne en 2008 pour limiter les incendies accidentels. Selon cette norme, la responsabilité juridique d’un fabricant pourra être engagée s’il est établi qu’une de ses cigarettes, non conforme, a été à l’origine d’un incendie.

Selon le Comité National Contre le Tabagisme (CNCT), citant les derniers chiffres officiels, les incendies causés par des cigarettes ont fait 295 morts et 728 blessés graves en 2008. Environ 30 % des incendies mortels sont dus aux cigarettes. « Ces incendies surviennent généralement parce que les personnes se sont endormies alors que leur cigarette continuait à se consumer », assure le CNCT.

Le papier change, pas le goût

Ces incendies coûtent en outre 1,3 milliard d’euros par an à la collectivité, ce qui est supérieur de 160 % au coût engendré par les vols et de 30 % à celui résultant des dégâts des eaux, selon l’association anti-tabac. Le CNCT souligne toutefois qu’il est « impossible de fabriquer des cigarettes absolument sans danger », et que les cigarettes munies du nouveau dispositif « ne suppriment pas les risques pour la santé ».

Selon les fabricants, joints par l’AFP, le goût des cigarettes, leur texture ne changent pas. « Pour 90% de notre portefeuille de marques, il n’y a aucun changement de composition, a assuré M. Sensi. Pour certaines, il a fallu faire quelques modifications, mais nous avons pris grand soin de ne pas affecter le goût ». « Les taux de goudron, de nicotine et monoxyde de carbone restent règlementaires », a-t-il affirmé.

Pourtant, en France, la Confédération des buralistes assure avoir eu des remarques de consommateurs qui « s’en rendent compte et posent des questions ». Certains jugeant leur cigarette habituelle « différente ».

La Confédération regrette que ce changement n’ait pas été accompagné de campagnes de communication, ne serait-ce que pour aider les buralistes à répondre aux questions de leurs clients.

Les fabricants ont jusqu’au 17 novembre 2011 pour modifier toutes les cigarettes qu’ils livrent.

Certains, comme Imperial Tobacco France, ont déjà commencé à fournir des « lip » aux buralistes afin qu’ils puissent avoir épuisé leur stock de cigarettes « non lip » le 17 novembre. Les marques ayant le taux de rotation le plus faible sont les premières concernées.

Ces nouvelles cigarettes coûtent plus cher à produire car il faut « modifier le processus de fabrication », reconnaissent les cigarettiers, mais aucun ne souhaite préciser le montant du surcoût et tous assurent qu’en France, il ne sera pas répercuté aux consommateurs, au moins dans l’immédiat.

 

(Source et crédit photo : AFP)

 

Le Roundup de Monsanto est-il toxique ?

Le Roundup et son principe actif, le glyphosate, sont de nouveau au centre d’une controverse. Dans un rapport édité par Earth Open Source (EOS), une petite organisation non gouvernementale (ONG) britannique, une dizaine de chercheurs mettent en cause les autorités européennes pour leur peu d’empressement à réévaluer, à la lumière de nouvelles données, l’herbicide à large spectre le plus utilisé au monde. Le texte, qui circule sur Internet depuis juin, rassemble les indices selon lesquels le pesticide phare de Monsanto est potentiellement tératogène – c’est-à-dire responsable de malformations foetales.

Les auteurs du rapport citent notamment une étude publiée, fin 2010, dans Chemical Research in Toxicology, selon laquelle l’exposition directe d’embryons de batraciens (Xenopus laevis) à de très faibles doses d’herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations. Menés par l’équipe de l’embryologue Andres Carrasco, de l’université de Buenos Aires, ces travaux identifient en outre le mécanisme biologique à la base du phénomène:exposés au phytosanitaire, les embryons de Xenopus laevis synthétisent plus de trétinoïne, dont l’effet tératogène est notoire chez les vertébrés. Monsanto réfute ces conclusions, précisant qu’une exposition directe, « irréaliste », permettrait aussi de conclure à la tératogénicité de la caféine… « Le glyphosate n’a pas d’effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate,même à très fortes doses », ajoute Monsanto sur son site Web.

Pourtant, le dernier rapport d’évaluation du glyphosate par la Commission européenne, daté de 2001,qui repose au moins en partie sur les études toxicologiques commanditées par l’agrochimiste lui même, précise qu’à hautes doses toxiques, le glyphosate provoque chez le rat « un plus faible nombre de foetus viables et un poids foetal réduit, un retard d’ossification, une plus forte incidence d’anomalies du squelette et/ou des viscères ». Selon EOS, les observations d’Andres Carrasco coïncident avec des effets suspectés sur les populations humaines les plus exposées au Roundup. C’est-à-dire dans les régions où les cultures génétiquement modifiées résistantes au glyphosate (dites « Roundup Ready ») se sont imposées et où l’herbicide est donc le plus massivement épandu. Un examen des registres de la province argentine du Chaco a montré,dans la localité de La Leonesa, que l’incidence des malformations néonatales, au cours de la décennie 2001-2010, avait quadruplé par rapport à la décennie 1990-2000. Selon M.Carrasco, la commission ayant mené ce décompte a recommandé aux autorités de lancer une étude épidémiologique en bonne et due forme.

« Cette recommandation n’a pas été suivie », dit le chercheur. « Qu’il y ait un problème en Amérique du Sud avec les produits phytosanitaires, c’est probable, mais il est très difficile d’affirmer qu’il est lié au glyphosate en particulier », estime un toxicologue qui travaille dans l’industrie et reproche au rapport d’EOS des « amalgames » et « des comparaisons de chiffres trompeuses ». « En outre, ajoute- t-il, la pulvérisation aérienne est la norme là-bas, alors qu’elle est globalement interdite en Europe. »

La réévaluation prévue pour 2012 aura lieu en 2015

Pour la Commission européenne, les indices rassemblés par EOS ne constituent pas un motif suffisant pour changer le calendrier en cours. La dernière évaluation du Roundup remonte à 2002. La réévaluation était prévue en 2012, mais le retard accumulé par Bruxelles va repousser ce nouvel examen à 2015.

Ce retard n’est pas la principale raison des protestations de l’ONG. « De nouvelles règles d’évaluation des pesticides, potentiellement plus contraignantes, sont en train d’être finalisées, dit Claire Robinson, qui a coordonné la rédaction du rapport d’EOS. Mais la réévaluation qui sera rendue en 2015 reposera encore sur l’ancienne réglementation, pour laisser aux industriels le temps de s’adapter. » Ce que la Commission ne dément pas. Les nouvelles règles – qui, de source industrielle, doivent être « finalisées à l’automne » – prévoient un examen obligatoire de la littérature scientifique, en plus des études présentées par les industriels. Les travaux publiés dans les revues savantes par les laboratoires publics devront donc être systématiquement pris en compte,même si « cela ne veut pas dire qu’ils sont aujourd’hui systématiquement ignorés, loin de là », tempère Thierry Mercier, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Pour EOS, la différence est pourtant de taille. «  Sous les anciennes règles, il est probable que le glyphosate obtiendra une nouvelle autorisation, dit Mme Robinson. Il faudra alors vraisemblablement attendre jusqu’en 2030 pour que ce produit subisse une réévaluation sérieuse, conforme au nouveau règlement. Alors que nous savons dès aujourd’hui qu’il pose problème. »

Les études commanditées par les industriels doivent répondre à certains critères concernant les espèces animales enrôlées dans les tests, la nature et la durée de l’exposition aux produits testés, etc. Les laboratoires universitaires –comme celui de M.Carrasco–disposent d’une plus grande latitude. Et les différences de conclusions sont parfois considérables. Un exemple cité par EOS est celui du bisphénol A (BPA). Dans une revue de la littérature scientifique publiée en 2005 dans Environmental Health Perspectives, Frederick vom Saal (université du Missouri) estimait que 94 des 115 études académiques publiées sur le sujet concluaient à un effet significatif du BPA sur les organismes, même à très faible dose. Dans le même temps, aucune des dix-neuf études sur le même thème commanditées par les industriels ne mettait en lumière de tels effets. En France, le BPA a été interdit en 2010 dans les biberons.

Dans le cas du glyphosate et de son principal produit de dégradation, l’acide aminométhylphosphonique (AMPA), plusieurs études publiées ces dernières années mettent en lumière leur toxicité pour certains organismes aquatiques. «  Le glyphosate ou l’AMPA ne sont pas des molécules très problématiques en elles-mêmes, en tout cas moins que d’autres, explique Laure Mamy, chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et spécialiste du devenir de ces composés dans l’environnement. Le problème, c’est la quantité. C’est la dose qui fait le poison. » Or, si le glyphosate se dégrade relativement rapidement, « l’AMPA peut persister plusieurs mois dans les sols ». En France, selon l’Institut français de l’environnement (IFEN), cette molécule est désormais le contaminant le plus fréquemment retrouvé dans les eaux de surface.

Son succès est donc le principal problème du Roundup. D’autant que des résistances sont apparues ces dernières années. Sur le continent américain en particulier, où les cultures génétiquement modifiées associées ont permis un usage massif du Roundup, des mauvaises herbes commencent à être de moins en moins sensibles – voire complètement résistantes – à l’herbicide phare de Monsanto. « Or, lorsque ces résistances commencent à survenir, on est parfois tenté d’augmenter les quantités épandues », dit Laure Mamy.

Source : Stéphane Foucart, Le Monde, le 9 août 2011, p 10.

 

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Inconfort lié à la 3D : un problème d’accommodation

Un sentiment d’inconfort, de fatigue ou même des maux de tête ? De très nombreux rapports font déjà état d’un lien entre ces trois maux assez communs et l’utilisation prolongée de nos appareils mobiles, ou d’autres appareils bénéficiant de la en 3D stéréo. Une nouvelle étude, diligentée par le journal américain « Journal of Vision » va dans le sens de ces précédents rapports, tout en se targuant d’avoir trouvé la principale cause de ces différents maux : l’effort réalisé par l’œil pour faire la mise au point tout en s’ajustant simultanément à la distance avec le contenu 3D, réalisé de manière trop prolongée, en serait en partie la source.

On touche ici à l’idée de vergence et d’accommodation : la vision est dès le départ nette lorsque nous regardons une image au loin, alors que la vision d’un objet proche demande un effort de mise au point, l’accommodation, consistant à ramener l’image de l’objet sur la rétine, c’est-à-dire à diminuer la distante focale du cristallin, augmentant la vergence de l’œil. Martin S. Banks, auteur de l’article et professeur d’optométrie à l’université américaine de Berkeley, en Californie, explique : « Lorsqu’on regarde une image 3D sur un appareil, les yeux font la mise au point – l’accommodation – sur l’écran car c’est de là que provient la lumière. Au même moment, les yeux convergent sur la distance du contenu 3D stéréo, qui peut se trouver [virtuellement] en avant ou en arrière de l’écran ».

A travers une série d’expériences réalisées sur 24 adultes, l’équipe de chercheurs a observé le lien entre la distance où se trouve le sujet et la position virtuelle de l’objet, source du conflit visuel et de l’inconfort. Les appareils mobiles tels que les téléphones portables ainsi que les écrans de bureau, utilisés par essence à de courtes distances, rendraient la vision d’images placées en avant de l’écran moins confortable que si elles se trouvaient en arrière de l’écran. Au contraire, pour un dispositif se trouvant à une distance plus grande, un écran de cinéma par exemple, les images placées à l’arrière du plan de l’écran seraient les moins confortables.

Les chercheurs proposent à la communauté scientifique d’étudier un peu plus en profondeur le problème, notamment sur un panel plus large, afin d’établir des statistiques incluant les enfants, car ils sont bien conscients que « nous ne sommes pas prêts de voir reculer la 3D dans notre quotidien, bien au contraire ». Avec l’explosion de l’imagerie stéréo 3 dimensions dans le monde du divertissement, dans celui de la communication ou encore des techniques médicales, la rapidité et la coordination des études en parallèle avec les progrès, le développement et la diffusion de ces technologies risquent en effet d’être cruciales.

Par R.M

 

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« Il y a comme une impression, pour les riverains, d’arriver toujours trop tard »

Instantanés Techniques : Présentez-nous l’association RESPIRE.

Raymond Bozier : Respire (Rassemblement d’ Eco-citoyen pour Sensibiliser Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement) a été constituée par des habitants en septembre 2009, à la suite d’une longue période de pollution de l’air par d’intenses odeurs d’hydrocarbures. Elle compte aujourd’hui plus de 350 adhérents et poursuit son développement.

Les habitants ont décidé de créer cette association suite à une pollution de l’air dans votre quartier de La Rochelle.

Les quartiers de Laleu/La Pallice sont cernés par une zone agro-industrialo-portuaire, et c’est à partir d’une nuisance, en l’occurrence une gêne au niveau de la qualité de l’air, que tout est parti. Cette pollution de l’air était due au défaut de fonctionnement d’une cuve d’hydrocarbure. Pour l’anecdote, il nous faudra presqu’une année et beaucoup d’insistance  avant de savoir ce qui s’était exactement passé. L’exemple des quartiers de Laleu/ La Pallice, à La Rochelle, est emblématique de ce qui peut se passer, du côté des citoyens, lorsqu’ils sont confrontés à des incidents industriels.

 

Que s’est-il passé ?

Quelques habitants se sont regroupés et ont cherché à comprendre les causes de la pollution. Une pétition des courriers recommandés – restés sans réponses ! – ont été envoyés au député-maire de la commune et au préfet. C’est la première chose à souligner : les riverains que nous sommes n’avaient pas d’informations sur ce qui se passait dans notre voisinage, et spécialement au niveau industrialo-portuaire. En outre, notre secteur est cerné par des entreprises dangereuses classées Seveso seuil haut : Rhodia, Gratecap, SDLP, Picoty, ainsi que d’autres entreprises classées ICPE. C’est en nous intéressant au contexte que nous avons découvert toute une problématique économique et sécuritaire. D’autre part, nous avons également appris à cette occasion, à notre grande stupeur, que la société PICOTY SA, gérante des stations-service Avia pour le grand Sud, avait obtenu dès décembre 2008 un permis de construire quatre cuves supplémentaires, soit 43 000m3 sur un site venu jouxter l’habitat dans les années 1974/1989 et fort déjà du stockage de 450 000 m3 d’hydrocarbures ! Les informations relatives à ces sites n’avaient pas été données aux habitants proches, comme elles auraient dû l’être. Les riverains en manque d’informations, ont été alors contraints de démarcher les pouvoirs publics pour apprendre ce qui les concernait au premier chef. C’est donc grâce à cet « incident » – la pollution de l’air -, que les habitants ont pu avoir les informations relatives à de nouvelles constructions (cuves d’hydrocarbure, usine de broyage de ciment, cuves d’engrais liquide…), et ainsi prendre  vraiment conscience qu’ils habitaient à côté de sites classés à risque. Depuis la découverte des dangers encourus et des conséquences du PPRT en terme immobilier, certains riverains dorment mal et s’inquiètent beaucoup quant à leur devenir.

Vous évoquez la « prise de conscience » par les riverains des dangers relatifs à la présence d’un site Seveso dans votre voisinage. Cela signifie que vous n’aviez pas d’informations relatives  à ce sujet auparavant ?

C’est tout le problème. Au niveau des responsabilités, la préfecture avec l’appui de la DREAL et de la DDTM, la communauté d’agglomération et la mairie, s’accordent avec les industriels pour appliquer et faire respecter les lois. Au-delà, par contre, il y a très peu de communication des pouvoirs publics  (préfecture et mairie) et des industriels, en direction des riverains. C’est pour cela que nous avons créé l’association RESPIRE : pour faire entendre nos voix et obtenir des réponses aux questions de sécurité et d’environnement que nous nous posons légitimement.

Quelles réponses avez-vous obtenues ?

Hormis un représentant du comité de quartier, très peu représentatif de la population et siégeant au CLIC, la grande masse des citoyens, et tout particulièrement les riverains,  était exclue  des discussions. Les choses se faisaient en dehors de tout vrai débat citoyen. C’est un des grands défauts de la situation actuelle et notamment du débat sur les PPRT et les sites Seveso  :  il faut absolument que les pouvoirs publics trouvent le moyen d’impliquer vraiment les citoyens, pour qu’ils sachent ce qui se passe à proximité de chez eux. Le mécontentement des habitants de Laleu/La Pallice est dû au fait qu’ils ont découvert la réalité de la situation très tard, trop tard pourrait-on même dire. Si personne n’avait demandé à savoir ce qui se passait, les riverains du site PICOTY SA, par exemple, auraient découvert, comme en 1989, la construction de nouvelles cuves le jour où elles seraient sorties de terre. On appelle ça la politique du fait accompli. Il y a comme une impression, pour les riverains, d’arriver toujours trop tard, tant en ce qui concerne le risque que le développement industriel proprement dit…  Il faut cesser de prendre les citoyens pour des acteurs secondaires, pour ne pas dire des incompétents.

Qui est responsable de cette situation ?

Il ne s’agit pas d’instruire un procès historique, mais dans les années 60/70, l’industrialisation de la France était un fait acquis, pour créer des bassins d’emplois, une dynamique d’activité…  Nous n’en sommes plus là aujourd’hui. Certes la question de l’industrialisation se pose toujours, et les adhérents de RESPIRE n’y sont pas opposés, mais celle-ci ne saurait se faire n’importe comment et sans tenir compte de la population. Et puis, surtout, il y a eu la création des sites Seveso et d’autres accidents majeurs : l’explosion de l’usine AZF étant le dernier exemple en date. Ces accidents tragiques de grande envergure et avec des coûts humain et économique considérables, sont dans les consciences. Les populations ne peuvent plus faire comme si elles ne savaient pas.

Revenons sur l’action que vous menez quant à l’installation des cuves d’hydrocarbures près des habitations dans le quartier de La Pallice. Quels sont vos griefs ?

Comment ce triumvirat « État – collectivités locales – industriels » a-t-il pu laisser construire des cuves à proximité des maisons d’habitation, sans prendre en compte les risques inhérents à la nature des matériaux contenus dans ces cuves ? Il est  incompréhensible que des gens élus démocratiquement, que ce soit au niveau local ou plus, n’informent pas la population quand des décisions d’extension de sites ou de délivrance de permis de construire à des industries à risques sont actées. Cela crée du ressentiment de la part des citoyens à l’égard des élus et du préfet, ce qui est très dommageable pour la démocratie. Il faut que les pouvoirs existant apprennent à informer et également à tenir compte de l’avis du peuple, autant que des industriels. J’insiste sur le « tenir compte de l’avis des citoyens » parce que les instances de concertation et de décision qui existent sont bien souvent composées de telle sorte que cet avis n’a que très peu de poids… On désencombrerait significativement les tribunaux administratifs si la démocratie fonctionnait mieux dans notre pays.

Est-ce que la mobilisation, au sein de votre association, éveille les consciences ?

En plaçant le débat sur la place publique et grâce aussi à sa bonne médiatisation, l’association RESPIRE a permis une véritable prise de conscience des problèmes par la population, et cela bien au-delà des quartiers de Laleu/La Pallice. Le paradoxe, c’est qu’on s’aperçoit que les gens ne sont  pas indifférents à ces sujets dès lors où on les en informe. Mais il faut aussi qu’ils créent leur association pour pouvoir accéder pleinement aux informations les concernant. C’est cela qui ne va pas du tout. Le fait de ne pas être associés, en tant que citoyens, aux débats préalables, dans ce genre de situation, est comparable à une double peine : tout d’abord, comme nous venons de l’évoquer, il y a un manque d’information, qui nous pénalise. Mais au-delà, quand nous sommes finalement conviés aux réunions entre les parties prenantes, le décalage est trop important en terme de connaissances – juridiques, scientifiques, administratives, techniques  – entre le triumvirat Etat/élus/industriels, et les représentants de l’association qui se voient contraints de faire des efforts considérables pour essayer de maîtriser les dossiers (RESPIRE a organisé dernièrement, avec l’aide de France Nature Environnement, un stage de formation sur le risque industriel). D’autre part, nous nous retrouvons parfois à poser des questions  qui ont déjà été discutées en amont, cela rend les débats souvent peu productifs. Au final, nous avons l’impression d’être exclus du débat, même quand nous parvenons à y participer.
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Cela créé-t-il des tensions au niveau local ?

Nous sommes obligés d’entrer dans un rapport de force (protestations, diffusions de tracts, manifestations médiatisées) avec le triumvirat Etat/Elus/Industriels pour être entendus. Souvent d’ailleurs, cela ne suffit pas et nous sommes alors, en dernier recours, contraints de faire appel au tribunal. Dans un pays démocratique, cela est plutôt décevant.  Au niveau des pouvoirs publics, les relations deviennent souvent compliquées après ce type d’actions. Nous sommes accusés de vouloir désindustrialiser la région, d’être contre le progrès, de ne pas vouloir sortir de la crise, de nuire à l’emploi et, comble du ridicule argumentaire, de n’être qu’un « ramassis de bobos » !… alors que les préoccupations qui sont les nôtres sont celles du risque industriel pour les populations de proximité. Nous avons été très étonnés par l’utilisation de ces types d’arguments…

Quels sont les avantages relatifs à la constituions d’associations dans ce type de démarches ?

C’est d’abord le seul moyen que nous avons trouvé pour être un tant soit peu écoutés. Ensuite, les adhérents de  l’association viennent de milieux professionnels très différents et amènent donc des compétences qui nous permettent de mieux appréhender la complexité des débats. Ce qui est intéressant, c’est que depuis la création de notre association nous ont rejoint des médecins, des ingénieurs, des techniciens, bref toute une population active et qualifiée, qui avaient des compétences sur ces sujets et des avis divergents de ceux du triumvirat, mais n’avaient pas de moyens de les faire valoir. De cette façon, on peut considérer que les choses avancent dans le bon sens, puisque la société civile a décidé de s’organiser et de faire valoir son point de vue quant au danger industriel existant sur ces sites sensibles.

Cela reste toutefois insuffisant. Nous ne pouvons pas prétendre aujourd’hui que nous sommes écartés du débat, mais cela étant dit personne ne nous accompagne dans notre démarche pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ces problématiques Seveso très complexes. Il n’y a qu’à voir de quelle manière la population, ici, est désormais attentive à tout ce qui touche à Seveso pour comprendre à quel point le manque d’information était patent auparavant. Les personnes informées sont désormais plus vigilantes et plus mobilisées.
Enfin, et c’est un point éminemment positif, les actions que nous avons mené au sein de la cité ont créé du lien social. La notion de solidarité entre des gens de milieu très divers (ouvriers, employés, cadres, chômeurs, retraités…) a beaucoup progressé, ici, dans nos quartiers. Nous ne nous en plaignons pas…
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Propos recuillis par Pierre Thouverez

 

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Une peau à l’épreuve des balles ?

C’est une histoire sortie tout droit d’un livre de science-fiction : une chercheuse hollandaise dénommée Jalila Essaidi, aidée par une équipe de scientifiques hollandais, explore actuellement des moyens audacieux, voire farfelus, de développer une peau destinée à l’être humain, qui serait à l’épreuve des balles. Pour ce faire, la scientifique s’est tournée vers le lait de chèvres naines transgéniques, chèvres ayant reçu au préalable une séquence génétique provenant d’araignées codant pour la conception de leur soie.

Le projet se nomme « 2.6g 329m/s » car 2,6 grammes et 326 mètres par seconde sont « le poids maximum et la vitesse maximale d’une munition de calibre 22 Long Rifle, de laquelle un gilet pare-balles de Type 1 devrait vous protéger », explique Jalila Essaidi. Son prototype, qui ne cherche pas à améliorer les gilets pare-balles, est observable dans l’image d’illustration. Celui-ci se compose d’une membrane ultra-fine formée par une matrice de soie d’araignée, prise en sandwich entre deux couches de peau humaine.

La difficulté de récolter la soie d’araignée, tout du moins en quantité suffisante et de manière non fastidieuse, fait intervenir les fameuses chèvres. Nombreux sont les groupes de scientifiques et chercheurs (récemment une équipe de l’université du Wyoming) à avoir travaillé sur la synthèse de soie d’araignées, à partir de chèvres possédant un transgène provenant d’araignées, codant pour cette synthèse dans leur lait. La protéine est alors extraite du lait et utilisée, par exemple, pour améliorer les airbags.

Le prototype de Jalila Essaidi n’arrête pour le moment pas les balles à chaque reprise, mais la scientifique réfléchit déjà à un moyen de remplacer la kératine présente dans la peau humaine par cette protéine, afin de pouvoir se passer des gilets pare-balles.

Par Rahman Moonzur

Juno : une sonde spatiale vers Jupiter

5 août 2011, à 16h25 : la sonde spatiale américaine Juno (tirant son nom, ce n’est pas un hasard, de la soeur et épouse de Jupiter dans la mythologie romaine) a été lancée avec succès de la base de Cap Canaveral, en Floride. Propulsée par une fusée de type Atlas V, elle se dirige vers la plus grande planète de notre système solaire, Jupiter, pour un voyage qui devrait lui prendre un peu plus de cinq ans. Juno reviendra tout d’abord vers la Terre dans deux ans, gagnant encore en vitesse en profitant du potentiel de gravité de la planète bleue. La sonde, d’un cout d’1,1 milliards de dollars, restera un an en orbite autour de la géante gazeuse, utilisant entre autres toute une série d’instruments de mesure dont certains fournis par la France, l’Italie et la Belgique, afin de récolter des informations sur son histoire. Elle achèvera sa courte existence en plongeant dans l’atmosphère de Jupiter, phase pendant laquelle elle continuera à transmettre des données jusqu’à son écrasement sous la très forte pression de cette planète. Elle devrait grandement nous aider à répondre à quelques questions :

Comment Jupiter s’est-elle formée ?

Jupiter est la première planète du système solaire à s’être formée, ainsi que la plus grande et la plus massive. « Si nous voulons remonter dans le temps et confirmer d’où nous venons et comment les planètes se sont formées, c’est Jupiter qui en détient le secret. Et donc nous voulons connaître la liste des ingrédients. Ce que nous cherchons vraiment à faire, c’est découvrir la recette de fabrication des planètes » explique Scott Bolton, pierre angulaire de la mission Juno. Certains modèles suggèrent que Jupiter se seraient formés plus loin du Soleil que sa position actuelle, d’autres pensent au contraire qu’elle n’a pas bougé.

Quelle quantité d’eau y a-t-il sur Jupiter ?

La sonde américaine Galileo, qui avait elle aussi pour mission d’étudier Jupiter, avait détecté l’existence d’un océan salé sous la croute de glace recouvrant l’une des lunes de la planète, ainsi qu’une proportion d’eau anormalement faible dans son atmosphère. Les données récoltées par Juno pourraient alors donner de sérieux indices.

Que se cache-t-il sous la surface de Jupiter ?

De nombreux modèles existent quant à l’intérieur de la planète. Certains envisagent l’existence d’un coeur rocheux dont la masse serait 10 fois supérieure à celle de la Terre, d’autres l’imaginent sans. De précieuses informations seront aussi récoltées sur la couche nuageuse recouvrant la planète.

Quelle est l’origine du magnétisme jovien ?

Jupiter possède un champ magnétique d’une très grande intensité ainsi que d’une très grande portée, mais dont l’origine est pour le moment sujette à débat. La rapide rotation de la planète entrainera Juno à chercher du côté des fluides d’hydrogène, indice potentiellement probant, à l’aide de son magnétomètre.

Le très fort magnétisme de Jupiter est également responsable des plus grandes aurores du système solaire, à ses deux pôles. Juno prendra des clichés infrarouges et ultraviolets de ces aurores, et étudiera les particules de plasma responsables de celles-ci.

R.M

DIAPORAMA : le premier Boeing 787 « Dreamliner » en images

Le premier Boeing 787 Dreamliner de la compagnie japonaise All Nippon Airways (ANA) vient d’être dévoilé, au sortir de l’atelier de peinture. Le transporteur nippon, qui sera le premier à en disposer, effectuera de courts trajets entre les villes de Tokyo et Hong Kong, et ce dès le mois d’octobre. Il effectuera ensuite des vols domestiques entre la capitale japonaise et les villes d’Okayama et de Hiroshima.

Le Boeing 787 présente deux turboréacteurs de la marque anglaise Rolls Royce, les « Trent 1000 », permettant à l’avion d’atteindre une vitesse de croisière de près de 900 kilomètres/heure. En plus d’être plus économes en carburant, ces moteurs sont aussi plus silencieux. Le 787 devrait utiliser 20 % de carburant en moins que les autres avions équivalents, selon l’Américain Boeing.

L’aérodynamique du 787 a été améliorée par l’avionneur américain, notamment au niveau de l’extrémité des ailes, sensiblement incurvée pour se terminer en pointe. Ces ailes donnent au Boeing une envergure de 60 mètres, pour une longueur de 56,7 mètres et une hauteur de 17 mètres.

Le cockpit du 787 est somme toute très classique et similaire à celui du Boeing 777, ce qui réduira sensiblement le temps d’apprentissage pour permettre aux pilotes de faire la transition entre les deux avions.

« Les passagers d’ANA seront les premiers à découvrir l’environnement intérieur confortable du Boeing 787 Dreamliner. En complément du niveau de service d’ANA, les passagers pourront profiter d’un habitacle spacieux, de grands hublots, de sièges confortables et d’écrans tactiles de divertissement en vol », a déclaré Mitsuo Morimoto, vice-président de la compagnie ANA.

Par Rahman Moonzur

 

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Un micro-robot qui flotte sur l’eau

Il n’y a rien de surprenant à ce que la science prenne exemple sur la nature pour le développement d’une quelconque technologie. Les micro-robots se déplaçant sur l’eau ne sont en cela pas une nouveauté, les scientifiques ayant décidé d’étudier à de maintes reprises la faculté qu’ont les gerridés, communément appelées (à tort) araignées d’eau en raison de leurs longues pattes bien qu’elles fassent partie de la famille des punaises. La face ventrale des gerridés est complètement recouverte de fins poils hydrophuges (les préservant de l’humidité), leur permettant alors d’utiliser la tension superficielle de l’eau pour rester au dessus de la surface de l’eau et s’y déplacer. Cet effet, appelé l’effet lotus, permet donc aux gerridés de flotter tandis qu’ils se servent de leurs deux paires de pattes postérieures pour se déplacer et ainsi glisser.

Les scientifiques à l’origine de ce nouveau robot, affiliés à l’institut de Technologie de la ville de Harbin, en Chine, se sont donc calqués sur la faculté des gerridés pour concevoir leur insecte bionique, se servant également de quelques uns de leurs travaux précédents ainsi que de travaux « concurrents ». Jusqu’alors, de nombreuses équipes de chercheurs avaient réussi à concevoir de tels robots, mais aucune n’avait réussi le tour de force à les rendre à la fois pratiques, agiles et extrêmement peu onéreux.

Le robot, que vous pouvez observer dans la vidéo en fin d’article, est composé du corps, de dix pattes filiformes se servant de la tension superficielle de l’eau, et de deux pattes « rameuses » propulsées par deux moteurs miniatures. « Pesant près de 390 fois le poids d’un gerridé, on aurait s’attendre à voir le robot couler rapidement. Pourtant, il flotte sans efforts à la surface de l’eau, avançant et tournant librement. » confirme Qinmin Pan, responsable du projet. Ce robot pourrait bien avoir de nombreux développements militaires, notamment dans le domaine de l’espionnage en le munissant d’une caméra vidéo ainsi que dans le domaine de la prévention et du contrôle de la pollution marine.

 

Par R.M

Au détour des routes de France, le tourisme industriel

Le temps des vacances est arrivé pour nombre d’entre vous. Je vous propose quelques pistes pour découvrir le patrimoine industriel des régions et départements de France. Bien entendu, ce n’est qu’une liste de suggestions, qui n’a rien d’exhaustif et que vous pourrez compléter selon votre lieu de villégiature ou de résidence, et en fonction de vos centres d’intérêt. Bonnes visites !

  • En Ille-et-Vilaine : la visite de l’usine marémotrice de la Rance est un grand classique. Elle vous permettra de découvrir – ou derécouvrir – cette énergie marine et hydraulique.

http://energie.edf.com/hydraulique/energies-marines/carte-des-implantations-marines/usine-maremotrice-de-la-rance/presentation-51516.html

  • En Moselle : l’office de tourisme de Sarreguemines fait une proposition originale, avec la visite du centre de production de la Smart.

 

  • En Haute-Garonne : la région de Toulouse est réputée pour être le cœur de la production aéronautique. Bien sûr, la visite d’Airbus est devenue incontournable. Mais l’office de tourisme de Toulouse propose bien d’autres visites d’établissements, qui vous permettront de connaître toutes les facettes de ce secteur.

 

  • Dans le Rhône : près de Lyon, à Caluire, vous pourrez visiter l’ancienne usine des eaux et son lac souterrain. Ce site n’est plus exploité depuis 1976

  • En Île-de-France : la région parisienne ne manque pas d’usines et de centres industriels à explorer. Dans le secteur agroalimentaire, pourquoi ne pas aller voir le centre de recherche Danone Research, à Palaiseau ?

http://www.tourisme-essonne.com/fr/les-entreprises-de-lessonne-vous-ouvrent-leurs-portes/agricole-et-alimentaire/danone-research/

  • Dans le Nord : proposé par Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU), la visite de la station de lagunage de Deulémont puis celle de la station d’épuration d’Houplin-Ancoisne vous permettront de découvrir deux modes courants de traitement des eaux usées.

http://www.lillemetropole.fr/index.php?p=925&art_id=15319
http://www.lillemetropole.fr/index.php?p=925&art_id=19270

Dans le Pas-de-Calais : les sites industriels ne manquent pas dans ce département. Mon choix s’est porté sur Arc International, pour vous inviter à mieux connaître ce matériau tout à la fois quotidien et mystérieux qu’est le verre.
http://visite-usine-fr.arc-intl.com/index.html

Et vous, quelles usines visiterez-vous cet été ?

Par A.M

Fukushima : les parents japonais vivent avec la crainte des radiations

Depuis le déclenchement de la crise le 11 mars, les autorités nippones ont relevé la limite maximale d’exposition radioactive pour les enfants, au même niveau que celle fixée dans beaucoup de pays pour les personnes travaillant sur des sites atomiques. Et elles affirment que les enfants ne craignent rien.

Certaines familles n’ont pas été rassurées par le discours officiel et ont décidé de quitter la zone affectée par les retombées de Fukushima. La plupart sont cependant restées, hésitant à abandonner leur emploi, leur domicile et tirer un trait sur leur vie, malgré la peur ambiante.

Dans la ville de Fukushima, capitale de la préfecture du même nom, les aires de jeu ont été désertées par les enfants contraints de rester à l’intérieur, alors que des effluents radioactifs continuent de s’échapper de la centrale à une soixantaine de kilomètres de là, sur la côte Pacifique.

La plupart des écoles de cette ville de quelques 300 000 habitants ont interdit aux élèves de jouer au football ou au base-ball sur les terrains ou bien de se baigner dans les piscines en plein air. Les fenêtres des salles de classe restent fermées malgré la chaleur estivale. Plus de 300 enfants ont quitté les écoles primaires et les collèges depuis avril, selon le bureau de l’éducation de Fukushima, qui a chargé les employés municipaux de nettoyer les murs des établissements scolaires pour éliminer les poussières radioactives.

« Nous comprenons totalement les sentiments des parents, mais nous voulons qu’ils agissent dans le calme », a déclaré à l’AFP Yoshimasa Kanno, membre du bureau de l’éducation. Il a ajouté que la ville allait doter d’ici septembre chaque élève d’un dosimètre pour calculer le volume de radiations reçues.

Sachiko Sato, 53 ans, qui vit à Kawamata, à 35 kilomètres seulement de la centrale nucléaire, a décidé d’envoyer ses deux enfants dans une autre ville, mais de rester dans la maison familiale. « Nous nous demandons ce qui est le plus important pour nous », a-t-elle confié. « Pour certains, c’est leur travail, pour d’autres c’est la famille. Pour moi, c’est l’avenir de mes enfants. » Hiroshi Ueki, 40 ans, qui travaillait jusqu’à récemment dans un jardin d’enfants, a relogé sa femme et ses deux enfants d’un et quatre ans à Matsumoto, dans la préfecture montagneuse de Nagano, à 280 kilomètres. « Je n’arrêtais pas de dire à mes fils: « Ne touchez pas ça. Ne mangez pas ça. N’enlevez pas votre masque », se souvient-il. « Alors quand on est arrivé à Matsumoto, mon fils aîné m’a encore demandé: « Papa, est-ce que je peux toucher cette fleur, cette voiture ? Est-ce que je peux jouer sous la pluie ? » En entendant ça, j’avais envie de pleurer. »

La limite d’exposition aux radiations au Japon a été relevée de 1 millisievert par an à 20 millisieverts, après le séisme et le tsunami géants qui ont provoqué la plus grande catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986.

Dans la ville de Fukushima, les autorités évaluent la radioactivité dans l’atmosphère à des niveaux allant de 5,4 à 13,6 millisieverts par an, selon les endroits. Mais les critiques relèvent que ces mesures ne tiennent pas compte de l’exposition interne provoquée par la nourriture ou la poussière contaminée par les radiations.

Les experts sont d’accord pour dire que les enfants courent un risque plus élevé de développer des cancers ou d’autres maladies que les adultes, mais divergent lorsqu’il s’agit de mesurer ce risque. « Personne ne peut prédire avec précision quel sera l’impact éventuel des radiations sur les habitants de Fukushima », a reconnu le pédiatre Makoto Yamada. « C’est le devoir des autorités de prendre les mesures de précaution en envisageant le pire des scénarios », a-t-il estimé.

 

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Sangliers morts : la responsabilité des algues vertes se confirme

Rendues publiques dans la nuit de vendredi à samedi, ces analyses ont écarté la présence de poisons et de cyanobactéries pour expliquer l’hécatombe de 36 sangliers survenue en juillet dans les Côtes-d’Armor, tout en révélant un taux record de ce gaz toxique, le H2S, chez un ragondin également décédé. « En l’état actuel des données, les seuls résultats significatifs portent sur le H2S », a admis la préfecture des Côtes-d’Armor dans un communiqué, en annonçant encore de dernières analyses toxicologiques complémentaires.

Rapidement avancée par les écologistes et des chercheurs mais récusée par les représentants agricoles, l’hypothèse d’un empoisonnement dû aux algues en décomposition n’avait jusqu’à présent été envisagée qu’avec beaucoup de prudence par les autorités. « Aujourd’hui, la préfecture reconnaît clairement la responsabilité de l’hydrogène sulfuré et des algues vertes. De ce point de vue le dossier est clos », s’est félicité samedi Gilles Huet, délégué général de l’association Eau et rivières de Bretagne, contacté par l’AFP.

« La préfecture a bien fait d’explorer toutes les hypothèses pour qu’il n’y ait aucun doute. Maintenant, nous attendons que la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, dise les enseignements que le gouvernement tire face à cette menace pour la santé des hommes et pour la faune », a-t-il ajouté.

Révélé au grand public à la suite de la mort en 2009 d’un cheval et d’un convoyeur, le phénomène des « marées vertes », qui frappe chaque été une partie de la Bretagne, a conduit l’année dernière l’État et les collectivités à lancer un plan prévoyant le ramassage systématique des algues et la réduction à terme des rejets azotés qui favorisent cette prolifération. Un plan toutefois jugé insuffisant par les écologistes, qui ont fait valoir que certaines plages ne pouvaient être nettoyées et que certaines contraintes pesant sur les agriculteurs avaient été en réalité assouplies.

M. Huet a appelé samedi le gouvernement à revenir sur son « projet d’assouplissement des règles d’épandage », et demandé à ce que « l’État et les collectivités locales ferment toutes les plages où le ramassage ne peut être assuré ». « Il s’agit d’une mesure de protection de la santé publique qui permettra aussi de lever toute ambiguïté sur le littoral breton, dont la grande majorité du linéaire ne présente pas de dangerosité », a-t-il rappelé.

Le docteur Claude Lesné, ancien chercheur au CNRS, spécialiste de la toxicité des polluants aériens, a dit lui aussi espérer que les dernières conclusions permettront d' »assainir le débat ». « Il ne va plus être possible de nier qu’il y a des sites pollués. Si les autorités mettent en place une vraie politique d’information, cela pourra permettre de sauver les activités touristiques: les gens hésitent à venir en Bretagne car ils sentent qu’on leur cache des choses », a-t-il estimé. « Il y a un changement de ton, on a l’impression que l’on sort de la politique du camouflage », s’est félicité le praticien, saluant l’engagement de la préfecture à mettre les résultats d’analyses en ligne lundi.

Les dernières analyses révèlent notamment la présence de 2,45 mg/kg de H2S dans les poumons du ragondin, soit plus de double du taux relevé chez le cheval mort en 2009. « À titre de comparaison, l’an passé, on avait décelé 1,46 et 1,92 mg/kg chez deux humains décédés à la suite d’une intoxication domestique dans le Midi », a rappelé le Dr Lesné à l’AFP.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Japon : perte colossale au 1er trimestre pour Tepco à cause de Fukushima

Tepco, déficitaire sur tous les plans, est incapable d’établir des prévisions financières pour l’ensemble de l’année allant d’avril 2011 à mars 2012, en raison des multiples incertitudes entourant la crise à la centrale Fukushima Daiichi. L’opérateur avait déjà affiché une perte nette de quelques 11 milliards d’euros pour l’année budgétaire bouclée en mars 2011, trois semaines après le séisme et le tsunami géants qui ont endommagé le site atomique le 11 mars sur la côte Pacifique.

Tepco a dû enregistrer au 1er trimestre une perte exceptionnelle d’environ 503 milliards de yens (plus de 4,3 milliards d’euros), notamment pour le dédommagement des victimes de la catastrophe atomique. La compagnie, qui se débat pour stabiliser la situation dans la centrale atomique saccagée et pour fournir de l’électricité aux résidents de la mégapole de Tokyo et des environs, a vu son chiffre d’affaires trimestriel baisser de 7,2 % sur un an, à 1 133,11 milliards de yens (9,9 milliards d’euros).

Ses dépenses ont augmenté en raison des travaux en cours à la centrale et des achats de pétrole ou de gaz naturel pour relancer des centrales thermiques. Ce déséquilibre a entraîné une perte d’exploitation de 52 milliards de yens (452 millions d’euros) au 1er trimestre de l’exercice, contre un gain de 62 milliards de yens un an auparavant.

Tepco est forcé de mobiliser des moyens exceptionnels et de prendre en compte de massives dépréciations d’actifs résultant de l’arrêt brutal et définitif d’au moins quatre des six réacteurs du site Fukushima Daiichi, sans compter la suspension pour une durée indéterminée des quatre tranches d’une deuxième centrale, Fukushima Daini.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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De l’eau sous forme liquide sur Mars ?

Les clichés commentés par la NASA en fin de semaine dernière laissent peu de place au doute, selon de nombreux scientifiques et experts : les traces sombres et ondulantes apparaissant sur les clichés de la surface de la planète Mars pris par la sonde spatiale américaine « Mars Reconnaissance Orbiter » (MRO), pourraient bien être le signe de la présence d’eau à l’état liquide sur la planète rouge, relançant d’ores et déjà le débat et les spéculations concernant l’éventuelle présence d’organismes microbiens sur le sol martien. De l’eau sous forme liquide, du carbone et une source d’énergie : la vie…

Eau sous forme liquide

On avait déjà la certitude de la présence d’eau sous forme de glace sur Mars, et tout laisse à penser que les divers canyons et autres curiosités géologiques ont bien été sculptés par la présence (passée) d’eau liquide. Et c’est bien de cette eau liquide dont la chimie a besoin pour donner la vie. Les photos haute résolution de la sonde spatiale MRO, entrée en orbite autour de la planète rouge en 2006, montrent bien des trainées de plusieurs mètres de large, apparaissant lors du printemps martien sur des pentes raides, et s’élargissant jusqu’à plusieurs centaines de mètre lors de l’été martien. Un cratère en particulier contiendrait près d’un millier de ces trainées.

De l’eau salée ?

Trouver des sillons n’est évidemment pas la même chose que trouver de l’eau, un instrument à bord de la sonde n’en ayant pour le moment pas détecté, peut-être à cause d’une quantité trop faible selon les experts. Dans un article publié vendredi dans le magazine Science, le professeur Alfred S. McEwen de l’université d’Arizona, rappelle qu’il n’y a pour le moment pas de détection directe de la présence d’eau sur Mars. Il avance que l’eau potentiellement découverte pourrait être de l’eau salée, expliquant qu’elle peut demeurer liquide malgré les basses températures régnant sur la planète – la présence de sel étant avérée sur Mars.

Analogie avec le « pergélisol »?

Pour le moment, les scientifiques ne parviennent pas à expliquer la raison pour laquelle les écoulements, aperçus à sept emplacements différents, auraient assombri le sol, pour ensuite disparaître lors de l’hiver martien. Certains avancent une possible analogie avec le pergélisol (le « permafrost » sibérien), désignant un sous-sol gelé en permanence pendant au moins deux ans. Le pergélisol possède une zone dite « active » qui dégèle en été, provoquant des écoulements et laissant apparaître un sol plus foncé captant la chaleur. Mais de leurs aveux, il reste très difficile d’avancer quelques explications en raison du manque de données.

Mars Science Laboratory fin 2011

L’astromobile du Mars Science Laboratory (MSL), mission d’exploration de Mars qui devrait être lancée en novembre et arriver en août 2012, ne permettra sans doute pas de donner d’indications supplémentaires car elle devrait atterrir beaucoup trop loin des traces. Il est peut-être encore temps d’y penser, car le projet accuse déjà plus de deux ans de retard et de nombreux dépassements budgétaires…

Par Rahman Moonzur

Tu seras ingénieure ma fille !

Pourquoi lorsque les filles se jugent très bonnes en mathématiques, seules 6 sur 10 choisissent de préparer un bac S, alors que dans le même cas, 8 garçons sur 10 optent pour cette même filière (source : Ministère de l’Education nationale, 2010) ? Pourquoi alors que 40 % des élèves dans les lycées sont des jeunes filles, seul 20 % d’entre elles s’orientent vers les métiers scientifiques et techniques (source : Mutationnelle 2010) ? « La faute aux stéréotypes ! », dénonce Jean-Louis Bernaudin, délégué général de l’association Pasc@line qui vise à promouvoir le métier d’ingénieur dans le domaine des technologies numériques.

À bas les stéréotypes

« Soi-disant que l’ingénieur est un métier plutôt masculin, que les études sont longues, que le rythme de travail est plus difficile qu’ailleurs…, sans oublier que les filles auraient des aptitudes et des intérêts différents de ceux des garçons. Tout cela est faux ! » Ces stéréotypes véhiculés notamment par la presse où domine le sexe fort, conditionnent aussi inconsciemment les prescripteurs tels que les enseignants et les parents. Les premiers allant jusqu’à consacrer plus de temps aux garçons (étude de l’OFCE sur la mixité à l’école, 2010). Les seconds ayant bien du mal à ne pas influencer le choix professionnel de leurs enfants.

Devenir ingénieure : allez les filles

Face à cette réalité, l’association Pasc@line et le réseau Elles bougent qui multiplie les initiatives pour inciter les jeunes filles à s’orienter vers les métiers de l’industrie ont lancé une campagne nationale d’information et de lutte contre les stéréotypes intitulée Tu seras ingénieure, ma fille. Ne laissons pas les stéréotypes prendre notre place. Au programme : des rencontres avec des professionnelles en région (Lyon, Nantes et Toulouse),  un site ressources Tu seras ingénieure contenant des vidéos, des dépliants d’information, un quizz, la diffusion de plaquettes métiers sur le numérique, l’énergie, les transports.

Moins de femmes ingénieures

« Nous souhaitons montrer aux jeunes étudiantes la multiplicité des parcours et la richesse des métiers d’ingénieurs (…) qui ne sont pas l’apanage des garçons », souligne Marie-Sophie Pawlak, présidente de Elles bougent . « Les entreprises ont besoin d’elles car l’apport des compétences féminines est une richesse et une plus-value pour l’environnement professionnel », précise Nelly Rouyrès de Pasc@line. La tâche est d’autant plus urgente que pour la première fois depuis plus de 20 ans, la proportion de femmes ingénieurs diminue : elles étaient  118 740 en 2008, elles sont 117 400 en 2009 et ne représentent plus que 17 % de l’ensemble des ingénieurs (source : Mutationnelle 2010). Ce recul se retrouve en particulier dans les STIC (Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication) alors même que ce secteur d’activité est fortement créateur d’emplois.

Par Corinne Dillenseger / Maviepro.fr

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Revue du Web #5 : les vidéos de la semaine

Cette semaine : les éléments se déchaînent suffisamment en Australie pour « inverser » le cours d’une chute d’eau ; des joujoux high-tech ; des quadricoptères effectuant un vol en formation groupée ; un effet surprenant obtenu sur Smartphone à partir des oscillations des cordes d’une guitare ; et enfin le premier chien affublé de pas moins de… quatre prothèses.

Forces de la nature : le cours d’une chute « inversé »

Les intempéries qui ont frappé le sud de l’Australie vers la mi-juillet ont eu une conséquence des plus surprenantes : outre ses torrents de pluie déversés sur la région (plus d’un mois de précipitations en moins de 24 heures) et ses vents violents, la tempête a réussi à « inverser » le cours d’une chute d’eau. La force « modérée » du vent (près de 130 km/h), a ainsi entraîné une partie de la chute d’eau, balayée par les rafales, du côté de la rivière plutôt qu’au bas de la chute. D’aucuns s’interrogent encore sur l’hélicoptère ayant pris les images…

Joujoux high-tech : les quadricoptères

L’université de Pennsylvanie (États-Unis) est à la pointe de la recherche high-tech, notamment en ce qui concerne les drones. Des collaborations entre robots, auxquels on assigne des missions toujours plus complexes et évoluées, sont actuellement à l’étude. Ayant pris du galon depuis le lancement du projet, les quadricoptères ont réussi la prouesse de voler à travers des cerceaux en mouvement, et ce en étant totalement autonome, et de construire une structure de manière collaborative. De même, ils peuvent désormais voler en formation groupée, les quadricoptères d’un « escadron » calquant leurs mouvements sur le leader. Une anomalie est même simulée, ce qui ne perturbe en rien le vol de l’escadron, comme vous pouvez le voir dans la vidéo qui suit :

La vidéo suivante montre un quadricoptère se rétablir en plein vol, malgré un lancement délibérément raté, puis passer à travers des cerceaux immobiles, puis un cerceau en mouvement :

Cordes de guitare + iPhone = effet rolling shutter

Le rolling shutter effect est un effet visuel bien connu des utilisateurs de smartphones. On retrouve le plus souvent cet effet lorsqu’une caméra est dotée d’un capteur CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor), comme par exemple un célèbre Smartphone d’une non moins célèbre marque à la pomme. Cet effet est dû à la méthode employée lors de l’acquisition de l’image par l’appareil. En effet, contrairement au global shutter, méthode permettant de capturer une image à un seul et même instant, le rolling shutter ne capte pas tous les points de la même image à un instant t. Il effectue l’équivalent d’un scan vertical ou horizontal, ce qui contribue à la déformation d’une image lorsque l’objet est filmé a une certaine vitesse.

La première vidéo, très récente, présente la déformation des cordes d’une guitare, dûe à leurs oscillations, et vue de l’intérieur de l’instrument. La seconde vidéo présente le même effet, mais filmé sous un autre angle. Enfin, la dernière vidéo, une hélice d’avion, déformée elle aussi…

Le chien bionique

Pour conclure cette revue du Web#5, voici Naki’o, un jeune chien abandonné à l’âge de 5 semaines, en compagnie de ses frères et sœurs. L’hiver au Nebraska est si rude qu’il a eu raison des pattes de Naki’o. Christie Tomlinson, vétérinaire, a organisé une levée de fonds pour payer au jeune chien les prothèses que vous pouvez voir dans la vidéo qui suit. Naki’o peut maintenant gambader dans les vertes prairies tel un jeune chien fou :

Par Rahman Moonzur

REACH : les news du mois d’août (1/2)

Mise à jour du registre d’intention

(27/07/2011)
L’ECHA a mis à jour le registre d’intention concernant la soumission de dossiers pour l’identification de nouvelles SVHC. Ce registre d’intention est disponible à l’adresse :
http://echa.europa.eu/chem_data/reg_int_tables/reg_int_en.asp?substance_type=SVHC&substance_state=current

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 25 nouvelles substances concernées

(29/07/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • diéthylméthylbenzènediamine (N° CAS : 68479-98-1 et N° CE : 270-877-4)
  • produits de réaction des amides, huile de colza, N-(hydroxyéthyl), éthoxylés et du glycérol, éthoxylés (N° CE : 932-164-2)
  • produits de réaction du 2,2 ‘-oxydibutane, du 2-méthylpropane-2-ol, du butan-2-ol et du 2,2’-oxydipropane (N° CE : 903-919-3)
  • furannedione-2,5, dihydro-, dérivés mono-alcényles en C15-20 (N° CAS : 68784-12-3 et N° CE : 272-221-2)
  • alcènes, C13-14, produits d’hydroformylation, ébullition basse (test proposé avec un solvant aliphatique C9-C14 solvant, 2-25% d’aromatiques)
  • chlorure de N-benzyl-N-C16-18 (numéros pairs)-alkyl-N-méthyl-C16-18 (numéros pairs)-alkyl-1-aminium (test proposé avec les composés de l’ion ammonium quaternaire, dialkyl en C16-18 diméthyles, chlorures – N° CAS : 92129-33-4)
  • Nonylphenol, ramifié, éthoxylé (N° CAS : 68412-54-4 et N° CE : 500-209-1)
  • goudron de lignite à basse température (N° CAS : 101316-84-1 et N° CE : 309-886-6)
  • extraits au solvant (pétrole), résidu sous vide désasphalté (N° CAS : 91995-70-9 et N° CE : 295-332-8)
  • 3,3,5-triméthylcyclohexane-1-one (N° CAS : 873-94-9 et N° CE : 212-855-9)
  • phénol isopropylé, phosphate (3:1) (N° CAS : 68937-41-7 et N° CE : 273-066-3 )
  • phénols comportant des groupements méthylstyrène (N° CAS : 68512-30-1 et N° CE : 270-966-8)
  • dihydrogénoéthylenediaminetétraacétate de diammonium (N° CAS : 20824-56-0 et N° CE : 244-063-4)
  • Alcènes en C6-8, pair et impair, linéaires et ramifies (test proposé avec l’oct-1-ene – N° CAS 111-66-0
  • Alcènes en C13-14 (test proposé avec l’oct-1-ene – N° CAS 111-66-0)
  • Alcènes en C8-10, riches en C9 (test proposé avec l’oct-1-ene – N° CAS 111-66-0) (N° CAS : 68526-55-6 et N° CE : 271-212-0)
  • acide benzènetricarboxylique-1,2,4, mélange de triesters de décyle et d’octyle (N° CAS : 90218-76-1 et N° CE : 290-754-9)
  • Produits de réaction du 2-méthylpent-2-ène et du diisopropyl éther (N° CE : 906-484-8)
  • Produits de réaction du 2-éthylpropane-1,3-diol, du 5-ethyl-1,3-dioxane-5-méthanol et du propylidynetriméthanol (test proposé avec le 5-éthyl-1,3-dioxanne-5-méthanol – N° CE 225-967-8) (N° CE : 904-153-2)
  • N-(3-aminopropyl)-N’-C16-18 (numéros pairs), C18 insaturé alkyle-propane-1,3-diamine (test proposé avec dipropylènetriamine suif (N° CE : 628-863-4)
  • éthanol, imino-2,2′ bis-, dérivés N-(alkyl ramifié et droit en C13-15) (N° CAS : 97925-95-6 et N° CE : 308-208-6)
  • alcanes en C10-13, chloro- (N° CAS : 85535-84-8 et N° CE : 287-476-5)
  • acides gras de tallol, produits de réaction avec la triéthanolamine (N° CAS : 67784-78-5 et N° CE : 267-053-1)
  • Disodium hydroxy-substituted alkanoate (test proposé avec les produits de réaction du Disodium hydroxy-substituted alkanoate et du Disodium hydroxy-substituted alkanoate
  • tris(2-méthoxyéthoxy)vinylsilane (N° CAS : 1067-53-4 et N° CE : 213-934-0)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 12 septembre 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 1 nouvelle substance concernée

(01/08/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. La substance concernée est  :

  • alcènes en C7-9, produits d’hydroformylation, résidus de distillation, fraction lourde de craquage (N° CAS : 98072-31-2 et N° CE : 308-482-7)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 15 septembre 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

Mise à jour de la base de données des substances enregistrées dans le cadre de REACH

La base de données de l’ECHA contenant des informations sur les substances enregistrées est mise à jour régulièrement et contient, en date du 2 août 2011, 4263 enregistrements. 3242 substances phase-in publiables sont répertoriées sur un total de 3523 substances phase-in enregistrées..
Retrouvez toutes les informations sur :
http://apps.echa.europa.eu/registered/registered-sub.aspx

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

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