REACH : les news du mois de JUILLET (2/2)

Enquête sur l’impact de Reach sur la compétitivité

(15/07/2011)
Le CSES (Centre for Strategy and Evaluation Services) a été chargé par la Commission européenne de réaliser une enquête visant à évaluer l’impact du règlement REACH sur la compétitivité de l’industrie européenne des produits chimiques. Vous pouvez encore répondre au questionnaire jusqu’au 6 août 2011.

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 28 nouvelles substances concernées

(15/07/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • acétate de tris[4-(diéthylamino)phényl]méthylium (N° CAS : 63157-72-2 et N° CE : 263-974-8)
  • heptanal (test propose par l’acide heptanoïque – N° CAS : 111-14-8 (N° CAS : 111-71-7 et N° CE : 203-898-4)
  • Polysulfides, bis[3-(triethoxysilyl)propyl] (N° CE : 915-673-4)
  • N-[2-(piperazin-1-yl)ethyl]C18- alkylamide-insaturé (N° CE : 629-767-5)
  • décahydronaphtalène (N° CAS : 91-17-8 et N° CE : 202-046-9)
  • 2-Oxepanone, polymère avec le 2-ethyl-2-(hydroxymethyl)-1,3-propanediol – ε-Caprolactone , produits de réaction avec le propylidynetrimethanol (N° CAS : 37625-56-2 et N° CE : 500-099-5)
  • Alcools, C18-22, résidus de distillationn. (N° CE : 641-136-6)
  • N-lauroylsarcosinate de sodium (N° CAS : 137-16-6 et N° CE : 205-281-5)
  • N,N-diméthyldécane-1-amide (N° CAS : 14433-76-2 et N° CE : 238-405-1)
  • carbonate de calcium (N° CAS : 471-34-1 et N° CE : 207-439-9)
  • pentane-2,4-dione (N° CAS : 123-54-6 et N° CE : 204-634-0)
  • pentane-3-one (N° CAS : 96-22-0 et N° CE : 202-490-3)
  • octène, produits d’hydroformylation, fraction à haut point d’ébullition (N° CAS : 68526-89-6 et N° CE : 271-237-7)
  • dodécène, produits d’hydroformylation, fraction à haut point d’ébullition (N° CAS : 68526-91-0 et N° CE : 271-239-8)
  • 5-méthylhexane-2-one (N° CAS : 110-12-3 et N° CE : 203-737-8)
  • gazoles légers sous vide (pétrole), hydrotraités (tests proposés avec une large gamme de distillation directe de gasoil) (N° CAS : 92045-24-4 et N° CE : 295-407-5)
  • combustibles pour moteur diesel n° 2 (tests proposés avec une large gamme de distillation directe de gasoil) (N° CAS : 68476-34-6 et N° CE : 270-676-1)
  • fuel-oil, n° 2 (tests proposés avec une large gamme de distillation directe de gasoil) (N° CAS : 68476-30-2 et N° CE : 270-671-4)
  • 1,3-dioxepanne (N° CAS : 505-65-7 et N° CE : 208-015-6)
  • hexahydroxoantimonate de sodium (N° CAS : 33908-66-6 et N° CE : 251-735-0)
  • hexanol-1, éthyl-2, sous-produits de fabrication, résidus de distillation (N° CAS : 68609-68-7 et N° CE : 271-832-1)
  • hydrazine (N° CAS : 302-01-2 et N° CE : 206-114-9)
  • phosphate d’isodécyle et de diphényle (N° CAS 29761-21-5 et N° CE : 249-828-6)
  • oxyde de diisopropyle (N° CAS : 108-20-3 et N° CE : 203-560-6)
  • oxyde de diéthyle (N° CAS : 60-29-7 et N° CE : 200-467-2)
  • 2,2′-(octadec-9-enylimino)biséthanol (N° CAS : 25307-17-9  et N° CE : 246-807-3)
  • N,N,N`,N`,N« -Pentamethyl-N-C16-18 (paires) C18 unsat.-alkyl-1,3-propanediammonium chloride (N° CAS : 1211950-04-7 et N° CE : 629-716-7)
  • N-(3-aminopropyl)-N`-[3-(C16-18 (paires), C18 unsaturated alkyl amino) propyl]propane-1,3-diamine (tests proposé avec le triproplylene triamine de suif et le dipropylenetriamine de suif) (N° CAS : 1219458-11-3 et N° CE : 628-862-9)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 29 août 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

Conférence organisée par l’ECHA le 23 septembre 2011

(15/07/2011)
L’ECHA organise, le 23 septembre prochain, une conférence sur l’enregistrement dans le cadre de REACH : Retour d’expérience de 2010 et piste d’amélioration pour 2013. Les inscriptions doivent se faire avant le 9 septembre 2011 (login : chemical – mot de passe : regulation) : http://www.euconf.eu/reach/en/registration/index.html

Offres d’emplois à pourvoir à l’ECHA

(20/07/2011)
L’ECHA a publié deux nouvelles offres d’emploi. Ces offers peuvent être consultées à l’adresse http://www.echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp. La date limite d’envoi des candidatures est le 3 octobre 2011.

La boîte à outil QSAR disponible en 22 langues

(21/07/2011)
Ce logiciel aide les enregistrants et les autorités à utiliser les méthodes QSAR pour grouper les produits chimiques en catégories et à combler les manques de données écotoxicologiques/toxicologiques nécessaires pour évaluer les dangers des produits chimiques.
http://echa.europa.eu/news/na/201107/na_11_31_qsartoolbox_release_20110721_en.asp

L’ECHA publie des guides synthétiques

(21/07/2011)
L’ECHA publie une série de versions abrégées des documents d’orientation REACH qu’elle publie afin de rendre ces documents d’orientation plus accessibles pour l’industrie.
Le document concernant les exigences relatives aux substances présentes dans les articles est disponible sur :
http://guidance.echa.europa.eu/docs/guidance_document/nutshell_guidance_articles2_en.pdf

Avis sur les substances contenues dans les articles

(23/07/2011)
Un avis du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement du 23 juillet 2011 précise l’interprétation adoptée en France concernant l’obligation des fournisseurs, producteurs et importateurs de communiquer des informations sur les substances contenues dans les articles en application du règlement REACH. L’avis reprend également la liste actualisée des 53 substances candidates à l’autorisation (dite « liste candidate »). Cet avis est consultable sur :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=A3BEEE9BC36199CDCC087DE0D73EB16C.tpdjo13v_1?cidTexte=JORFTEXT000024389185&categorieLien=id

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

Les dernières NEWS REACH :

  • Actualités du 1 au 15 juillet 2011
  • Actualités du 16 au 30 juin 2011
  • Actualités du 1 au 15 juin 2011
  • Actualités du 1 au 15 mai 2011
  • Actualités du 15 au 30 avril 2011
  • Actualités du 01 au 15 avril 2011
  • Actualités du 15 au 31 mars 2011
  • Actualités du 01 au 15 mars 2011
  • Actualités du 15 au 28 février 2011
  • Actualités du 4 au 15 février 2011
  • Actualités du 1 au 3 février 2011
  • Actualités du 15 au 31 janvier 2011
  • Actualités du 1 au 15 janvier 2011
  • Actualités du 15 au 31 décembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 décembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 novembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 novembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 octobre 2010
  • Actualités du 1 au 15 octobre 2010
  • Actualités du 15 au 30 septembre 2010

Et aussi :

 

Des cellules photovoltaïques à vaporiser en vente dès 2013 ?

Ces cellules photovoltaïques pourraient en outre fonctionner sur les structures arrondies, comme par exemple sur les cheminées d’usines ou les murs anti-bruit encadrant les autoroutes, ainsi que sur des surfaces flexibles, comme les vêtements.

Ces nouvelles cellules photovoltaïques utilisent des composés de carbone, alors que la plupart des produits actuels utilisent du silicium cristallin emprisonné entre des couches de verre. Ces composés de carbone fonctionnent, une fois séchés et solidifiés, comme des semiconducteurs. Ils génèrent alors de l’électricité en réaction à la lumière.

De nombreux chercheurs essaient d’augmenter au maximum le rendement de la conversion d’électricité des cellules photovoltaïques en spray. Mitsubishi a ainsi développé le premier prototype au monde capable de convertir la lumière en électricité avec un rendement pratique de 10,1 % (un chercheur de l’Université du Texas travaillant sur un projet similaire estimait le seuil de viabilité commerciale à 10 % [1]). Même si ce niveau de conversion reste en deçà des 20 % obtenus par les cellules conventionnelles au silicium, il est comparable à celui des cellules photovoltaïques à couche mince qui sont elles déjà sur le marché. En revanche, les couches de cellules photovoltaïques « en bombe » mesurent moins d’un millimètre de large, à comparer aux cellules conventionnelles qui ont une largeur de plusieurs centimètres. Cette couche pèse donc plus de dix fois moins qu’un panneau à silicium cristallin de même taille.

Mitsubishi Chemical va travailler avec des fabricants automobiles afin de développer des cellules photovoltaïques qui permettront à une voiture électrique de rouler 10 kilomètres avec une charge de 2 heures. Le procédé de fabrication de ces cellules étant très simple, la production en série du produit ne devrait pas être un obstacle et permettrait de diviser par dix le coût actuel de fabrication.

L’entreprise souhaite commercialiser des produits basés sur cette technologie au printemps 2013, avec pour cibles principales les fabricants automobiles et les producteurs de matériaux de construction.

[1] Reportage de la National Science Foundation sur un projet de cellules photovoltaïques à vaporiser, 14/02/2011 (anglais) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/6EKGH

 

Source :

Asahi Shinbun, 19/07/2011 (japonais)

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67411.htm

 

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Revue du Web #4 : les vidéos de la semaine

Cette semaine : une vidéo fascinante du ciel en time-lapse avec les quatre télescopes du Very Large Telescope du désert d’Atacama (Chili) au premier plan ; une vidéo d’un « groupe » robotique reprenant étonnamment bien une chanson de Marilyn Manson ; un goéland robot ultra-léger et dont le vol extrêmement réaliste est bluffant, et enfin le gadget (inutile ?) de la semaine des lunettes… 2D. En bonus, une petite vidéo de l’INA nous présentant le Minitel, dont le service sera fermé dans 1 an.

Le ciel et le Very Large Telescope en accéléré :

Pour commencer, une vidéo grisante en time-lapse (en accéléré) d’un superbe ciel étoilé, shootée par Stéphane Guisard et Jose Francisco Salgado, dans le désert d’Atacama, au Chili. C’est là-bas que se trouve le Very Large Telescope (VLT), projet européen de l’Observatoire Européen Austral, composé de huit télescopes (dont quatre principaux), à une altitude de 2 635 mètres. Cette vidéo est non seulement fascinante par l’extrême beauté de ce ciel étoilé en mouvement, mais aussi parce qu’elle montre les quatre télescopes principaux en pleine activité, au premier plan sur la vidéo.

Le rayon lumineux jaune apparaissant dans la première moitié de la vidéo permet de réduire la distorsion atmosphérique en augmentant la source lumineuse, pour une meilleure captation par le télescope.

À regarder en HD, et jusqu’au bout :

« The Beautiful People » de Marilyn Manson joué par un « groupe » robotisé :

La semaine dernière, nous avons vu dans la revue du Web #3 une bouche robotisée assez efficace, quoiqu’un peu répugnante. Ce « chanteur » mécanique a peut-être trouvé un « groupe », qui nous fait dans cette vidéo une démonstration assez convaincante d’une reprise de la chanson de Marilyn Manson, « The Beautiful People ». Ce qui semble être du bricolage est néanmoins de très belle facture.

La programmation de la chanson et la coordination ont sûrement été fastidieuses car elles ont duré près de deux mois :

Un goéland robot plus vrai que nature :

L’entreprise allemande Festo présente dans la vidéo suivante son prototype nommé « Smartbird », pouvant décoller, voler et atterrir sans difficulté, et dont le vol ressemble à s’y méprendre à celui d’un véritable oiseau. D’une envergure d’1 mètre 96 pour seulement 450 grammes, il a été calqué sur l’espèce du goéland argenté. Le système de torsion active, combiné avec le système de contrôle, permettent à ce surprenant goéland de voler avec aisance. La queue sert à la fois de stabilisateur, de gouvernail et permet de contrôler l’ascension ou la descente :

Le gadget (inutile ?) de la semaine : les lunettes 2 D

Fatigué par la perspective de voir un film en trois dimensions ? La 3D vous donne mal au crâne ? Ou peut-etre vous plaisez-vous à être à contre-courant ? Alors ces lunettes sont faites pour vous… Lorsque des lunettes 3D possèdent deux verres bloquant chacun une image, permettant à chaque oeil d’avoir une image différente, que le cerveau interprète finalement comme de la 3D, les verres de ces lunettes 2D bloquent tous les deux la même image, et ont la même polarisation. Chaque oeil reçoit la même image, permettant au cerveau de voir de la 2D standard. Au prix de 7 dollars, vous allez enfin pouvoir regarder des films 3D… en 2D. Ou bien vous pouvez toujours économiser cet argent en allant voir le film directement en projection 2D, à moindre frais. Rassurez-vous, c’est présenté comme une blague, bien que les lunettes soient réellement en vente.

Bonus : le Minitel

Dernière vidéo cette semaine, provenant de l’INA (les archives audiovisuelles), un reportage sur le Minitel en 1989, dont on fêtait alors les 10 ans. Le service prendra définitivement fin (oui, il marche toujours) le 30 juin 2012. En 2010, près de 2 millions de personnes l’utilisaient encore, pour un peu plus de 200 000 euros de chiffres d’affaires :

 

Par Rahman Moonzur

Jiaozhou Bay Bridge : le pont le plus long du monde

Fort de ces 42 kilomètres de longueur, le Jiaozhou Bay Bridge, enjambant la baie de Jiaozhou dans la région très peuplée de Shandong (plus de 90 millions d’habitants), au sud de la capitale chinoise, est entré dans le livre Guinness des Records au début du mois de juillet, comme le pont le plus long du monde. Il relie les districts de Huangdao, l’île de Hongdao et la ville de Qingdao, grâce à sa forme en « T » autorisant trois accès ou sorties. Constitué de pas moins de 5 200 piliers sur tout son long, il aura nécessité quatre ans de travaux et la bagatelle de 10 000 ouvriers pour réaliser cet exploit. Le pont a été conçu pour résister aux catastrophes naturelles comme les tremblements de terre ou les typhons, ainsi qu’à d’éventuelles collisions avec des navires.

Tout d’abord gratuit, il devrait coûter 5 euros pour utiliser les six voies du pont. Ses 450 000 tonnes d’acier et ses 2,3 millions de mètres cube de béton permettent de réduire d’une trentaine de kilomètres les distances normalement parcourues en voiture. Le pont vient compléter le tout nouveau tunnel de Qing-Huang, lui aussi ouvert depuis le début du mois de juillet, d’une longueur de 9,5 kilomètres, et dont la construction a pris moins de cinq ans. Le Jiaozhou Bay Bridge devrait être détrôné par un autre projet titanesque chinois, un pont de 48 kilomètres reliant Hong Kong avec Macau et la province de Guangdong.

Pour conclure, voici une impressionnante vidéo aérienne du pont, sur lequel on pourrait presque courir un marathon :

Par Rahman Moonzur

 

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Un pont roulant hors-norme

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La dépollution des eaux radioactives par les algues

Découverte par l’université de Tsukuba et l’entreprise Japan Biomass, Parachlorella sp. binos est une microalgue appartenant au genre parachlorella. Riche en nutriments, Binos est d’ores et déjà utilisée comme catalyseur de l’activité des micro-organismes dépolluant des déchets animaux et des boues.

Des études très récentes réalisées par l’université Toho à Tokyo et par l’université Yamanashi à Kofu, ont démontré la grande capacité de cette micro-algue à absorber et à piéger plus de 20 types d’éléments radioactifs. Une fois capturés, les radioéléments peuvent être aisément séparés de la phase aqueuse. D’après les résultats des expériences réalisées sur 1 litre d’eau radioactive comparable à celle contenue dans les réacteurs de Fukushima, 5 grammes de Binos déshydratée ont permis de décontaminer environ 40 % du césium et de l’iode ainsi que 80 % du strontium en moins de 10 minutes.

Selon les estimations, Binos serait 5 à 20 fois plus efficace que les zéolites (minéraux) actuellement utilisés à Fukushima. La structure des zéolites extrêmement dure et microporeuse permet en effet la capture de gaz, de métaux lourds et d’éléments radioactifs par liaison ionique. Dès le mois d’avril 2011, TEPCO a immergé dans l’océan 10 sacs de 100 kg de ce minéral afin notamment d’absorber la pollution radioactive du césium 137. L’opérateur continue à réaliser des prélèvements pour vérifier les valeurs surfaciques de captation des éléments radioactifs. Le procédé exploitant l’algue Binos serait moins coûteux et plus efficace que celui utilisant ce minéral. Afin de faciliter son utilisation, l’algue en poudre peut être compressée en billes de 3 mm de diamètre.

TEPCO ainsi qu’une entreprise spécialisée dans la dépollution aurait d’ores et déjà débuté des tests sur les eaux radioctives contenues dans les réacteurs accidentés de Fukushima.

 

Sources :

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67410.htm

Décoder le génome humain grâce aux semi-conducteurs

Jonathan Rothberg, travaillant pour le compte de Ion Torrent Systems à Guilford, dans le Connecticut, a mis au point une machine permettant de décoder l’ADN d’un individu grâce à des puces à semi-conducteurs. Un semi-conducteur possède une conductivité électrique intermédiaire entre celle d’un métal et celle d’un isolant. L’inventeur de cette nouvelle machine l’a utilisé pour séquencer le génome de Gordon Moore, co-fondateur d’Intel. Il poursuit le doux rêve de pouvoir séquencer le génome humain pour moins de 1 000 dollars, objectif qu’il pourrait atteindre à l’horizon 2013, à l’aune de la rapidité des progrès réalisés.

Bien que moins cher que ses concurrents, les 49 000 dollars que coûte ce service restent prohibitifs et ne sont pas prêts d’être intégrés à une éventuelle routine médicale, d’où l’intérêt constant de Rothberg à vouloir tirer les prix vers le bas. Autre problème, et de taille : la technologie de décodage est allé beaucoup plus vite que celle permettant l’interprétation des données. En d’autres termes, il y a trop de données à interpréter générées par le décodage, et cette interprétation est pour le moment chronophage.

Le séquençage se fait en à peine 2 heures, bien que la préparation des échantillons prennent plus de temps. On lui doit, par exemple, le décodage de la bactérie E. coli. Pour le moment et avec la technologie actuelle, cette machine permet par exemple de se concentrer sur de petites quantités d’informations importantes, comme la poignée de données génétiques très actives dans le cas de cancer.

Pour la petite histoire, le génome de Gordon Moore montre, entre autres, deux variantes génétiques souvent associées à un… retard mental. Un risque qui ne s’est bien évidemment jamais produit.

Par Rahman Moonzur

 

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Vous avez dit chimie ?

Le mot « produit chimique » est très souvent associé, dans l’esprit de nos contemporains, aux risques sanitaires ou à une toxicité non maîtrisée. Pourtant, la chimie est présente au coeur de la matière et fait partie intégrante de nos vies. C’est pourquoi trois partenaires (l’Espace des Sciences de Rennes, le CEA et l’Union des Industries Chimiques) ont souhaité faire davantage connaître ce qui se cache dans la chimie, de manière originale et ludique, en proposant l’exposition destinée au grand public  : « Vous avez dit chimie ? »

La principale originalité de cette exposition, qui peut se visiter en famille, réside dans les 4 expériences chimiques à réaliser soi-même, en accès libre. Au programme de ces expériences surprenantes : la distillation de la lavande, l’électrolyse de l’eau, une réaction d’oxydoréduction, la chimiluminescence…

La chimie dans son rapport au monde est également traitée dans la partie de l’exposition consacrée à l’innovation dans la chimie : les bio-ressources, la valorisation des déchets, le dessalement de l’eau de mer… sont des pistes d’avenir pour une industrie plus respectueuse des ressources de la planète.

De nombreux exposés et ateliers thématiques viennent enrichir le parcours du visiteur, sur des sujets variés : les molécules géantes, la chimie lumineuse, l’olfaction, etc.

Informations :

Exposition présentée au Palais de la Découverte, avenue Franklin Roosevelt, 75008 Paris

Du 7 juin au 30 octobre 2011

www.palais-decouverte.fr

Par D.G

 

 

DIAPORAMA – Retour d’Atlantis sur Terre, dernière mission d’une navette américaine

La mission STS-135, dernière mission d’Atlantis et d’une navette spatiale américaine, s’est achevée ce jeudi avec l’atterrissage sans problème de la navette au Kennedy Space Center de Cap Canaveral, en Floride.

Atlantis sera désormais exposée au Kennedy Space Center Visitor Complex, alors que les navettes Discovery et Endeavour ont rejoint Los Angeles et New-York.

La navette américaine a décollé pour la dernière fois le 8 juillet dernier, avec à son bord seulement quatre astronautes, ainsi que plusieurs tonnes de ravitaillement et des pièces de rechange.

Atlantis planant au-dessus de l’archipel des Bahamas, juste avant un amarrage à la Station Spatiale Internationale, qui s’annonce parfait.

L’astronaute Mike Fossum apporte le mécanisme robotisé, qui permet d’assurer le ravitaillement en carburant, jusqu’à la plateforme utilisée par « Dextre », la main géante robotisée de la Station Spatiale Internationale, contribution du Canada à la station. À l’extrême gauche de la photo, on aperçoit Dextre se préparant à déplacer une pompe défectueuse vers la navette Atlantis. On peut aussi apercevoir le module expérimental Kibo derrière l’astronaute, contribution japonaise à l’ISS.

La navette Atlantis est restée arrimée à l’ISS pendant 8 jours, permettant le ravitaillement de la Station ainsi que les dernières expérimentations.

Par Rahman Moonzur

 

À lire également :

 

DIAPORAMA – La navette spatiale Endeavour amarrée à l’ISS

Dernier vol pour la navette américaine Atlantis

Google + ou Facebook – ?

S’il fallait donner un signe tangible de l’importance des réseaux sociaux dans l’économie du Web, je choisirais probablement celui-ci : l’obstination de Google à prendre pied dans ce domaine. Après deux échecs retentissants nommés Google Buzz et Google Wave, voici en effet que le spécialiste des moteurs de recherche se lance dans une nouvelle expérience sociale, nommée Google+. Qu’on pourrait tout aussi bien appeler… Facebook.

De quoi s’agit-il ?

Google+ est construit sous la forme d’un assemblage (mashup) d’outils existants, complétés par des fonctionnalités sociales élémentaires. Des éléments du portfolio de Google sont ainsi repris comme Picasa (le gestionnaire de photos en ligne), Google Maps, Youtube, Google Profile, Google Talk. Ces services sont intégrés dans une interface unique, dont l’apparence (le look and feel) fait largement penser à celui de Facebook : publication d’un statut à base de texte, d’images, de photos ou de liens, page d’accueil qui reproduit le fil d’actualité de ses amis, page de profil qui affiche l’ensemble de nos publications.

La nouveauté réside principalement dans le mode de gestion de ses amis ou contacts. Contrairement à Facebook, nos publications ne sont pas visibles de l’ensemble de nos amis. Un système de cercles aide à classer nos contacts en différents groupes : famille, collègues, anciens collègues, relations, etc. On peut apparemment en créer autant qu’on le souhaite, et l’interface de gestion des cercles est épatante.

Qui peut y accéder?

Depuis l’ouverture de (GMail) Google Mail, le géant du Web a pris l’habitude de proposer ses services en mode bêta sur invitation, afin de jouer sur l’envie de rejoindre le groupe de privilégiés qui bénéficient des nouveaux services avant les autres. Les premiers servis, pour Google+, ont pu inviter leurs amis en les inscrivant dans des cercles ou en les notifiant. Malheureusement, le nombre d’invitations actives par jour semble limité, ce qui a généré beaucoup de frustration parmi les professionnels des médias sociaux avides de se lancer sur cette nouvelle plate-forme. L’ouverture prochaine à tous les volontaires pourra-t-elle faire oublier ce processus largement décrié ?

Quoi de neuf alors ?

Contrairement à Google Wave, système particulièrement incompréhensible  mais soi-disant révolutionnaire, et à Google Buzz qui aura surtout contribué à polluer nos messageries, Google+ est une vraie réussite. Son interface est élégante et intuitive, celles des autres outils (agenda et mail, notamment) en profitent d’ailleurs pour subir un sérieux rafraîchissement. Autre avantage, Google+ est rapidement opérationnel, on y trouve facilement ses amis. Enfin, les interactions via les cercles restreignent la visibilité de certains échanges : discussions familiales ou entre collègues. Et on finit par se dire que si Google avait sorti un outil similaire au lieu de se lancer sur Wave ou Buzz, Facebook aurait sans doute eu plus de mal à percer.

Mais alors, quels sont les défauts ?

Il y en a deux principaux. Le premier, c’est qu’au travers de sa réussite, Google+ ne fait que consacrer la validité du modèle Facebook : interface similaire jusqu’à la disposition des différents éléments graphiques, ou encore jusqu’aux statuts qui n’autorisent le partage que d’un objet à la fois (une image, un lien, une vidéo). Un peu comme si Citroën se mettait à imiter le look des berlines allemandes et renonçait à ses propres idées de design et d’innovation. Ce n’est pas un signe d’excellence.

Le second, c’est que Google+ semble être sorti un peu trop vite des forges de l’éditeur. Il manque un tas de fonctionnalités de bases, dont Facebook dispose à ce jour, et qui auraient très bien pu être intégrées avant le lancement des premières invitations : gestion d’événements, de groupes, d’applications, et surtout, de pages pour les marques !

Comment tout cela finira ? Nul ne saurait le dire. À l’heure actuelle, seul le microcosme des médias sociaux et du Web international semble accéder à Google+… et y reproduit les mêmes contenus que ceux qu‘on trouve sur Facebook ou Twitter. Le vrai tournant aura lieu lorsque le grand public – avocats, étudiants, dentistes, retraités – sera passé sur cette plate-forme. Il faudra du temps, et sans doute encore beaucoup d’argent, pour que Google y parvienne. Verdict dans un an, probablement.

Par Hervé Kabla / 01net

 

Hervé Kabla

Blogueur, polytechnicien et entrepreneur, Hervé Kabla est un scientifique tombé très tôt dans le marketing et la communication. Passé par Dassault Systèmes, l’Inria et deux ou trois start up, il dirige blogAngels, agence 100 % médias sociaux et a cofondé Media Aces, association d’entreprises utilisatrices de médias sociaux.

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Facebook : un canal d’e-commerce viable ?

La fracture numérique existe : elle est dans les usages

Le Minitel condamné à mourir de sa belle mort pour ses 30 ans en 2012

Avec l’essor de la Toile, la fin du petit cube en plastique qui permettait de trouver un numéro de téléphone, s’inscrire à l’université, acheter par correspondance ou consulter les messageries « roses » qu’il contribua à populariser, avait déjà été proclamée à plusieurs reprises. France Télécom, qui l’a lancé en 1982, lui a finalement accordé un dernier sursis de neuf mois pour le laisser mourir de sa belle mort le 30 juin 2012. L’opérateur a retenu officiellement cette date pour « l’arrêt technique de son offre X25 », le nom de code utilisé par ses ingénieurs pour désigner le réseau qui fait fonctionner le Minitel, que France Télécom Orange prévoyait jusqu’ici de fermer le 30 septembre 2011.

« Nous avons décidé de repousser cet arrêt au 30 juin 2012 pour apporter plus de confort aux éditeurs qui doivent migrer (leurs services vers Internet) », selon un porte-parole d’Orange. « Même si le Minitel fait toujours du chiffre d’affaires, les usages et le trafic sont en nette décroissance. Il se dirige vers une mort naturelle », ajoute-t-il.

La mort du Minitel marquera la fin de ce qui fut vanté à ses débuts comme une « révolution télématique », avec des terminaux dédiés, austères mais solides et peu onéreux, s’ouvrant en un tour de main pour laisser apparaître un écran et un clavier, à partir desquels on accédait à un réseau vidéotexte.

Le Minitel a connu son apogée en 2002, équipant alors neuf millions de foyers et entreprises. Mais il n’a jamais réussi à s’exporter au-delà des frontières françaises. Fin 2010, il ne restait plus que 810 000 terminaux classiques en circulation. Le service était par ailleurs utilisé par 950 000 personnes sur ordinateur, grâce à un logiciel lancé en 2000 qui permettait d’y accéder via Internet mais qui va également disparaître.

Le chiffre d’affaires du Minitel a atteint son point culminant à la fin des années 1990 avec un milliard d’euros de revenus, mais il n’a cessé de décliner depuis. Il est tombé l’an dernier à 30 millions d’euros brut, sur lesquels France Télécom « reverse 85 % aux éditeurs », souligne l’entreprise.

Début 2009, France Télécom et PagesJaunes, qui voulaient arrêter son service le plus populaire, l’annuaire 3611, avaient dû faire marche arrière et reporté la date fatidique, devant les protestations des utilisateurs. Si l’annuaire reste un des services phare du Minitel, il ne permettait plus l’accès qu’à 1 880 services fin 2010 (dont 37 % services pratiques, comme 3615 Météo ou 3617 Argus, 23 % de services bancaires, 27 % de services pour les professionnels et 13 % de jeux), loin des 25 000 proposés en 1996-1997.

Beaucoup d’entreprises ont en effet quitté le navire : il n’est aujourd’hui plus possible d’acheter un billet Air France ou SNCF sur le Minitel, ni de consulter les résultats du baccalauréat. Même les grandes banques qui y proposaient la consultation des comptes commencent à déserter. Ainsi, LCL a fermé son service le 30 juin, faute de trafic suffisant, mais l’ex-Crédit Lyonnais a tout de même pris la peine de prévenir de ce changement les utilisateurs réguliers par courrier. Aux derniers aficionados qui n’auraient pas une âme de collectionneur, Orange propose de ramener leur Minitel à l’agence la plus proche. Il finira démantelé et recyclé.

Par Emmanuelle Trécolle / AFP

Le Canada adopte les billets de banque en polymère

La Banque du Canada a annoncé à la fin du mois de juin que le pays allait adopter petit à petit les billets en polymère, commençant au mois de novembre par les coupures de 100 dollars canadiens. Elle renonce de ce fait, comme l’Australie, la Roumanie ou le Vietnam avant elle, aux traditionnels billets constitués de pâte de chiffon de coton. Le polypropylène ((-CH2-CH(CH3)-)n ) a l’avantage d’être bon marché, non toxique, résistant à la fatigue et à la flexion, inerte chimiquement, et enfin recyclable. L’impact environnemental de sa production est loin d’être négligeable, mais il est constamment amélioré et reste inférieur à celui des billets coton.

La durée de vie de ces billets est, à titre indicatif, 2,5 fois plus grande que celle des billets traditionnels, ils nécessitent donc d’être fabriqués 2,5 fois moins souvent, d’être transportés 2,5 fois moins souvent (et ils sont moins lourds) et d’être recyclés 2,5 fois moins souvent. Le billet en polymère sera au moins aussi sûr que son « ancêtre » en coton, contenant des caractères transparents, des images à reflets métalliques, ainsi que des holographes dans la partie transparente, un véritable tour de force. L’économie que devrait réaliser la Banque du Canada est loin d’être négligeable, car elle devrait s’élever à 200 millions de dollars sur 8 ans. Les mêmes circuits (fournisseurs, imprimeurs) seront utilisés, il ne reste plus qu’à adapter toutes les machines (trieuses, distribution) à cette nouvelle donne.

Les billets de 50 dollars devraient leur emboiter le pas en mars 2012, pour être suivis par les plus petites coupures d’ici la fin de l’année 2013.

Par Rahman Moonzur

Revue du Web #3 : les vidéos de la semaine

Cette semaine : la plus petite publicité du monde réalisée à l’aide d’un microscope électronique et d’un canon à ions, une expérimentation chimique à base de dichromate d’ammonium permettant de réaliser un volcan « maison », une bouche robotisée un peu répugnante mais dont la simulation des cordes vocales est prometteuse, et enfin le gadget inutile de la semaine, une imprimante imprimant (oui) en chocolat…

La plus petite pub du monde :

Pour commencer, voici une vidéo illustrant ce qui est maintenant la plus petite pub du monde, selon le livre Guinness des records. En plus de nous montrer qu’une telle catégorie existe, elle met en perspective le travail du professeur Chistopher Parmenter, spécialiste en cryo-microscopie électronique à l’université anglaise de Nottingham. Pour le compte d’une célèbre marque américaine de rasoirs, le professeur Parmenter a réalisé cette prouesse à l’aide d’un microscope électronique et d’un canon à ions, permettant la propulsion d’ions par un champ électrique dans une direction prédéfinie… sur un poil de barbe. Le canon à ions crée un échauffement sur le poil, provoquant une érosion sur la cible, laissant apparaître la minuscule et néanmoins nette inscription. La taille de cette publicité est d’une centaine de microns.

Volcan « maison » à l’aide de dichromate d’ammonium :

Le dichromate d’ammonium, que l’on trouve sous forme de cristaux de couleur orangée, a inspiré de nombreux chimistes et vidéastes amateurs, dans cette réaction de décomposition relativement simple :

(NH4)2Cr2O7 (s) → Cr2O3 (s) + 4 H20 (g) + N2 (g)

Lorsqu’il est confronté à une source de chaleur élevée, le dichromate d’ammonium se décompose en oxyde de chrome – un oxyde vert foncé (couramment utilisé dans les encres et les peintures) – , en vapeur d’eau et en azote. L’oxyde de chrome résultant de la réaction forme assez rapidement un cône qui grandit et s’élargit peu à peu, et dont le dichromate d’ammonium au centre continue de réagir, laissant apparaître ce qui ressemble à s’y méprendre à un petit volcan en éruption. Voici une première vidéo postée il y a un mois, et une autre un peu plus ancienne avec une installation se rapprochant déjà plus d’un volcan :

 

Une bouche robotisée :

Présentée lors de l’exposition Robotech 2011, cette bouche robotisée dont voici une vidéo, a pour but de reproduire la voix humaine. Les synthétiseurs de voix habituels se basent sur des logiciels utilisant une banque de sons, chacun étant enregistré de manière séparée et réorganisé selon la séquence ou les besoins. À partir d’air comprimé, de huit cordes vocales artificielles, d’un tube de résonance pouvant changer de forme et modulant les sons (comme le fait la cavité buccale), d’une langue en silicone et de la cavité nasale, la bouche artificielle reproduit assez fidèlement les sons humains. Mais elle a pour le moment un aspect vraiment répugnant :

Le gadget (inutile ?) de la semaine : une imprimante qui imprime… en chocolat :

Une équipe de scientifiques de l’université d’Exeter, au Royaume-Uni, a conçu une imprimante 3D pouvant imprimer en chocolat. Bien qu’encore à l’état de prototype, de nombreux professionnels ont exprimé leur intérêt concernant la bête. L’imprimante fonctionne couche par couche, jusqu’à obtenir la forme désirée par « surimpression » / accumulation du chocolat, attendant néanmoins que chaque couche sèche et durcisse suffisamment. Le contrôle de la température est une des clés de cette trouvaille. Les imprimantes 3D existent déjà dans le domaine du design, utilisant du plastique et du métal, dans le but d’accélérer le processus.

Par Moonzur Rahman

Le projet Prelude FLNG est lancé

La compagnie pétrolière anglo-hollandaise Shell a donné le coup d’envoi définitif pour son projet pharaonique « Prelude FLNG ». Prelude est le nom d’un gigantesque gisement gazier dans le bassin de Browse, dans le nord-ouest de l’Australie et FLNG, l’acronyme pour Floating Liquefied Natural Gas. Ce navire serait le tout premier équipement flottant destiné à l’extraction et à la liquéfaction du gaz naturel, stationnant au large de l’Australie, à 200 kilomètres des côtes.

Le projet, unique en son genre par sa démesure, sera donc uniquement destiné à l’exploitation du gisement « Prelude », d’environ 1 000 kilomètres carré et de 60 à 80 milliards de mètres cube, et entièrement détenu par la Royal Dutch Shell. L’installation, la plus grande au monde de ce genre, ne fera pas moins de 488 mètres de longueur et pèsera 600 000 tonnes, dont près de la moitié en acier. Ce sera la plus grande structure flottante jamais construite.

Le gaz sera refroidi et liquéfié à -162 degrés Celsius, perdant ainsi la plus grande partie de son volume. « Notre technologie GNL innovante va nous permettre de développer des champs gaziers offshore qui seraient trop coûteux à exploiter par d’autres moyens », explique Malcolm Brinded , un des responsables du projet à l’international chez Shell. La construction sera assurée par le Coréen Samsung et par le groupe français Technip. La production devrait s’élever à 110 000 barils d’équivalent pétrole par jour, sur une durée estimée à 25 ans.

Par Rahman Moonzur

La carte nationale d’identité électronique, adoptée par l’Assemblée nationale

La proposition de loi relative à la protection de l’identité vient d’être adoptée le 7 juillet 2011 par l’Assemblée Nationale, après avoir été votée au Sénat en première lecture le 31 mai 2011. Un décret d’application précisera les conditions de sa mise en place, une fois que la CNIL aura rendu un avis motivé et public. Les premières cartes pourraient être délivrées dès 2012.

Cette loi définit les conditions de mise en place d’une carte nationale d’identité électronique (CNIE), c’est-à-dire une carte d’identité équipée d’une puce électronique sur le modèle de la carte à puce que nous connaissons tous (ex. carte bancaire). L’objectif de cette nouvelle sécurité est de lutter contre la contrefaçon de documents d’identité, et, ainsi, contre les usurpations d’identité, mais encore de favoriser le développement de l’économie numérique en mettant en place des moyens d’identification et d’authentification forte à distance pour les citoyens.

La nouvelle carte d’identité électronique est un moyen supplémentaire apporté aux citoyens pour lutter contre l’usurpation d’identité, phénomène en augmentation et dramatique dans ses conséquences. L’usurpation d’identité consiste à prendre l’identité d’une personne et agir sous son nom dans la vie courante. Il peut s’agir d’une usurpation sur des réseaux informatiques mais également, dans la vie de tous les jours. À partir de cette identité, l’usurpateur peut ouvrir des comptes en banque, contracter des crédits, ou effectuer toute une série d’actes sous un nom qui n’est pas le sien. Et les conséquences de ces actions pourront rejaillir sur la personne dont l’identité a été usurpée. Pour lutter contre la contrefaçon, la CNIE permet de stocker et de transporter de manière sécurisée des éléments d’identité qui étaient déjà présents sur une carte d’identité classique, comme les éléments biographiques, auxquels on ajoute des éléments biométriques (photo, empreintes digitales, etc.). Par ce biais, le titre d’identité régalien devient sûr, résistant à la fraude et permet de lutter contre l’usurpation d’identité. Il faut noter que ces technologies sont éprouvées et validées : ce sont les mêmes que celles qui ont été mises en place pour le passeport électronique.

La nouvelle carte d’identité électronique contribuera également au chantier de modernisation de l’État en mettant en place plus de services en ligne au bénéfice des citoyens. La plupart de nos voisins européens se sont lancés dans de grands chantiers d’identité électronique. La liste des pays ayant terminé ou entamé leurs programmes d’identité électronique est longue (Belgique, Allemagne, Espagne, Portugal, Estonie, Lituanie…). D’autres pays (Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Slovénie, Luxembourg et Turquie) sont en train de mettre en place des programmes similaires. Les exemples de services associés dans ces pays sont multiples : déclarer les impôts en ligne, envoyer des documents électroniques et des e-mails recommandés, sécuriser les sessions Internet des enfants ou même s’identifier sur le réseau informatique de son entreprise. La plupart du temps, les administrations ont créé un portail de e-services administratifs, véritable point de contact entre les citoyens et les administrations sur Internet.

Enfin, si le titre d’identité lui-même est au centre d’un tel programme, l’infrastructure est la clé de son succès. Cette infrastructure doit couvrir l’organisation des autorités, des réseaux et des services ainsi que l’équipement des citoyens, des administrations et des forces de l’ordre. Il va s’agir d’authentifier un citoyen au guichet d’une administration pour réaliser une déclaration officielle, de mettre à disposition en libre-service dans des lieux publics des solutions autonomes permettant de consulter le contenu de sa CNIE, ou encore de réaliser une déclaration en ligne en toute sécurité depuis l’ordinateur familial.

Dans toutes ces situations, il est nécessaire de mettre en place un terminal sécurisé ou un lecteur connecté au poste de travail, selon le contexte et les besoins. Et le déploiement de cette infrastructure, dès le démarrage du programme, est une des clés du succès car c’est grâce à cette infrastructure que les citoyens mesureront le bénéfice de leurs nouvelles cartes nationales d’identité électroniques.

Par Laurent Maitre, Directeur Marketing et Développement International de XIRING

REACH : les news du mois de JUILLET (1/2)

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 27 nouvelles substances concernées

(01/07/2011)

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • polysulfures, di-tert-butyl- (N° CAS : 68937-96-2 et N° CE : 273-103-3)
  • polysulfures de di-tert-dodécyle (N° CAS : 68425-15-0 et N° CE : 270-335-7)
  • acides gras en C16-18 et insaturés en C18, esters d’éthyle (N° CAS : 85049-36-1 et N° CE : 285-206-0)
  • huile de lin oxydée (N° CAS : 68649-95-6 et N° CE : 272-038-8)
  • acides naphténiques (N° CAS : 1338-24-5 et N° CE : 215-662-8)
  • pyrophosphate de tétrapotassium (N° CAS : 7320-34-5 et N° CE : 230-785-7)
  • terpinéol (N° CAS : 8000-41-7 et N° CE : 232-268-1)
  • 2-aminoéthanol, monoester avec acide borique (N° CAS : 10377-81-8 et N° CE : 233-829-3)
  • kieselguhr, calciné au fondant de carbonate de sodium du commerce (N° CAS : 68855-54-9 et N° CE : 272-489-0)
  • dihydroxide de calcium précipité avec le dioxyde de carbone pendant l’épuration du jus de sucre (N° CE : 932-124-4)
  • Composés d’imidazolium, 2-C17-unsatd.-alkyl-1-(2-insaturés en C18. Amidoethyl) -4,5-dihydro-N-méthyl, sulfates (N° CE : 931-745-8)
  • peroxyde de di-tert-butyle (N° CAS : 110-05-4 et N° CE : 203-733-6)
  • Produits de réaction du 4,4′-Isopropylidenediphenol avec le 1-chloro-2,3-epoxypropane et l’acide methacrylique (N° CAS : 36425-15-7 et N° CE : 500-089-0)
  • N-vinylformamide (N° CAS : 13162-05-5 et N° CE : 236-102-9)
  • scories, élaboration du phosphore (N° CAS : 69012-32-4 et N° CE : 273-732-3)
  • phosphate de tris(2-butoxyéthyle) (N° CAS : 78-51-3 et N° CE : 201-122-9)
  • tétraéthylplomb (N° CAS : 78-00-2 et N° CE : 201-075-4)
  • diperoxyde de di-tert-butyle et de 3,3,5-triméthylcyclohexylidène (N° CAS : 6731-36-8 et N° CE : 229-782-3)
  • N-(cyclohexylthio)phtalimide (N° CAS : 17796-82-6 et N° CE : 241-774-1)
  • geraniol (N° CAS : 106-24-1 et N° CE : 203-377-1)
  • Produit de réaction du 2,6-Octadien-1-ol, 3,7-dimethyl-, (E) et du 2,6-Octadien-1-ol, 3,7-dimethyl-, (Z)- (N° CE : 906-125-5)
  • tétrakis(3-mercaptopropionate) de pentaérythritol (N° CAS : 7575-23-7 et N° CE : 231-472-8)
  • poussière, élaboration de l’acier (N° CAS : 65996-72-7 et N° CE : 266-005-7)
  • cyanate de potassium (N° CAS : 590-28-3 et N° CE : 209-676-3)
  • trifluorure de bore (N° CAS : 7637-07-2 et N° CE : 231-569-5)
  • triméthacrylate de propylidynetriméthyle (N° CAS : 3290-92-4 et N° CE : 221-950-4)
  • N-methylaniline (N° CAS : 100-61-8 et N° CE : 202-870-9)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 18 août 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

Nouvelle offre d’emploi à l’ECHA

(06/07/2011)

L’ECHA a publié une nouvelle offre d’emploi le 06/07. Pour la consulter et postuler :
http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp

Rectificatifs pour le rapport de l’ECHA sur la mise en œuvre et l’utilisation de tests « non animal »

(06/07/2011)

Le rapport de l’ECHA sur la mise en œuvre et l’utilisation de tests « non animal » (Article 117-3 du règlement REACH) a été modifié : la figure 7 (page 31) et le tableau 6 (page 63) ont été inclus dans la version modifiée.
http://echa.europa.eu/doc/117reports/alternatives_test_animals_2011_en.pdf

Procès-verbal du Forum du 1er au 3 mars 2011

(06/07/2011)

L’ECHA a publié le procès-verbal du Forum qui s’est tenu du 1er au 3 mars 2011.
http://echa.europa.eu/about/organisation/forum/forum_meetings_en.asp
http://echa.europa.eu/doc/about/organisation/forum/forum_9_minutes.pdf

Programme de travail 2011-2013

(06/07/2011)

Le forum d’échange et du respect de la mise en application de REACH a mis à jour son programme de travail. Retrouvez le détail sur :
http://echa.europa.eu/doc/about/organisation/forum/forum_work_programme_2011-2013.pdf

Guide des exigences applicables aux substances contenues dans les articles

(13/07/2011)

L’ECHA a publié en 22 langues le guide des exigences pour les substances contenues dans les articles. Ce document a pour but d’aider les producteurs et les importateurs d’articles à déterminer s’ils ont des obligations au titre de REACH, en particulier concernant l’enregistrement et la notification (article 7) et la communication au sein de la chaîne d’approvisionnement des articles (article 33).
http://guidance.echa.europa.eu/docs/guidance_document/articles_fr.htm?time=1310972853

Page web sur les utilisateurs en aval

(13/07/2011)

L’ECHA a mis en ligne une page web destinée aux utilisateurs en aval. Cette page est maintenant disponible en 22 langues. Retrouvez la version française sur :
http://www.echa.europa.eu/reach/du_fr.asp

L’ECHA a également mis en place une bannière pour les utilisateurs en aval :
http://www.echa.europa.eu/images/banners/du/echa_banner_du_201105_65x198_fr.jpg
http://www.echa.europa.eu/news/images_en.asp#banner (en bas de la page)

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

Les dernières NEWS REACH :

  • Actualités du 16 au 30 juin 2011
  • Actualités du 1 au 15 juin 2011
  • Actualités du 1 au 15 mai 2011
  • Actualités du 15 au 30 avril 2011
  • Actualités du 01 au 15 avril 2011
  • Actualités du 15 au 31 mars 2011
  • Actualités du 01 au 15 mars 2011
  • Actualités du 15 au 28 février 2011
  • Actualités du 4 au 15 février 2011
  • Actualités du 1 au 3 février 2011
  • Actualités du 15 au 31 janvier 2011
  • Actualités du 1 au 15 janvier 2011
  • Actualités du 15 au 31 décembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 décembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 novembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 novembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 octobre 2010
  • Actualités du 1 au 15 octobre 2010
  • Actualités du 15 au 30 septembre 2010

Et aussi :

Grande-Bretagne : EDF salue le soutien du Parlement à la relance du nucléaire

Lundi soir, le Parlement britannique a approuvé à une majorité écrasante (267 voix contre 14) la déclaration de politique énergétique du gouvernement, dans lequel celui-ci a réaffirmé sa volonté de renouveler le parc nucléaire vieillissant du pays, en dépit de la catastrophe de Fukushima au Japon, et a confirmé la liste des sites aptes à accueillir de nouvelles centrales.

« Ce vote est sans ambiguïté et illustre l’aboutissement auquel l’ensemble des acteurs politiques sont parvenus après plusieurs années de travail commencé par les travaillistes et poursuivi par le gouvernement de coalition dirigé par David Cameron », a déclaré à l’AFP le directeur général de la filiale britannique d’EDF (EDF Energy), Vincent de Rivaz.

« C’est une vraie décision nationale qui montre que la classe politique et le corps social dans son ensemble font un choix clair en faveur du nucléaire », a-t-il expliqué, soulignant que ce vote ouvrait la voie à la finalisation puis au processus d’autorisation des projets de construction de centrales d’EDF et des autres producteurs d’énergie intéressés par ce marché.

Le patron d’EDF Energy a également estimé qu’un vote de cet ampleur envoie aussi un message qui sera entendu en dehors de la Grande-Bretagne, alors que d’autres pays européens, comme l’Allemagne et l’Italie, se sont détournés du nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima au Japon.

Le Royaume-Uni compte actuellement 10 centrales abritant 19 réacteurs, qui assurent près d’un cinquième de la production nationale d’électricité. Dans le cadre de la politique de relance du nucléaire décidée par les travaillistes et confirmée par le gouvernement actuel, plusieurs groupes d’énergie européens, dont EDF, sont sur les rangs pour construire au moins 10 réacteurs, logés dans cinq nouvelles centrales.

Interrogé sur les surcoûts que devraient immanquablement entraîner les recommandations finales de l’Autorité de sûreté nucléaire britannique pour améliorer la sûreté des installations nucléaires à la lumière de l’incident de Fukushima, attendues en septembre, M. de Rivaz a assuré qu’ils seront maîtrisables.

« Fukushima est important et sérieux, mais n’est pas de nature à altérer notre marche en avant, ni sur le plan de la faisabilité politique, ni sur le plan économique », a-t-il dit.

« L’EPR (choisi par EDF pour équiper ses futures centrales britanniques, ndlr) est déjà le réacteur le plus sûr en construction dans le monde et donc s’il faut le rendre encore plus sûr sur un certain nombre de points, ce sera fait, mais ce n’est pas un changement de conception, c’est parfaitement maîtrisable. C’est la même chose au niveau du parc nucléaire existant. Les leçons que nous devrons appliquer auront un coût mais il sera parfaitement absorbable », a-t-il ajouté.

Enfin, M. de Rivaz a souligné la solidité du partenariat entre EDF et le groupe britannique Centrica. Ce dernier, qui co-exploite les centrales nucléaires d’EDF Energy, veut investir aux côtés du français dans la construction de nouvelles installations.

(Source : AFP)

 

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Le graphène peut polariser la lumière

Le graphène, une couche ultra-plate d’atomes de carbone dans un treillis de crystal hexagonal, passionne aujourd’hui nombre de chercheurs en raison de ses propriétés électriques et photoniques uniques. En 2010, le prix Nobel de physique a d’ailleurs été remis à André Geim et Konstantin Novoselov, professeurs à l’Université de Manchester (Royaume-Uni) qui ont isolé le graphène, souvent qualifié de « matériau miracle » – c’est le plus fin cristal connu, ultra-résistant, transparent, excellent conducteur d’électricité, très dense.

Dr. Han Zhang, chercheur post-doctorant auprès du service OPERA-photonique (Faculté des Sciences appliquées) de l’ULB, en collaboration avec le Prof. Loh (National University of Singapore) vient de découvrir le « polarizer » le plus fin du monde, qui s’appuie sur des vagues électromagnétiques couplées, guidées et polarisées par graphène. Les chercheurs estiment que cette découverte permettra un jour d’intégrer sur des circuits photoniques, des communications à haute vitesse optique.

Les « polarizers » optiques sont les composants élémentaires de communications optiques quantiques par scission de l’état de polarisation d’un signal optique. À l’heure actuelle, il y a des demandes croissantes de communications optiques à grande vitesse basées sur des mobiles, appelant à la miniaturisation des appareils opto-électroniques. Toutefois, les « polarizers » optiques conventionnels sont chers, épais, discrets et peuvent requérir un parallélisme additionnel. Grâce aux propriétés optiques à large bande induites par sa structure à énergie exceptionnelle, le « polarizer graphènes » présente une largeur de bande supérieure. En fabriquant des « polarizers graphènes » qui combinent les avantages du coût faible (moins de quelques euros), du caractère compact, d’un temps de relâchement ultra-court et d’une large gamme d’opérations possibles, les chercheurs pensent que ce matériel permettra de nouvelles architectures pour des communications optiques sur puces ultra-rapides.

En plus de son potentiel industriel, cette recherche publiée dans Nature Photonics le 30 mai 2011, présente un grand intérêt fondamental. Elle traite de la manière dont la lumière se propage le long d’une surface ultra-fine à deux dimensions. En raison de la chaîne de fibre optique, les chercheurs peuvent désormais découvrir aisément comment les graphènes guident et interagissent avec des vagues électromagnétiques, avec un effet polarisant attribué à l’atténuation différenciée de deux modes de polarisation. Cette découverte ouvre la voie à une nouvelle physique : dans les prochaines années, les chercheurs en photonique, plasmonique et nano-sciences dans cette structure de « graphène polarizer » auront un nouveau terrain pour tester leurs idées et méthodes vers des appareils photoniques-plasmoniques tout en carbone.

Source : communiqué de presse de Université Libre de Bruxelles, Université d’Europe – ULB, 30 mai 2011 – http://www.ulb.ac.be/

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67338.htm

 

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Photovoltaïque : « plus de visibilité » pour les industriels, assure NKM

« Je fais sur le photovoltaïque ce que j’ai fait pour l’éolien en mer, c’est-à-dire de lancer de gros appels d’offres pour donner de la visibilité à l’industrie et se donner les moyens d’installer une telle filière en France et y développer l’emploi » , a indiqué la ministre à l’AFP.

« Pour les entreprises du photovoltaïque, cela fait deux ans et demi que le système change tous les six mois », a reconnu NKM.

« Là, le système ne change plus et on donne de la visibilité pour les années qui viennent », a-t-elle ajouté, en réponse aux nombreuses critiques sur le manque de cohérence de la politique gouvernementale en la matière.

Un premier appel d’offre portant sur 120 mégawatts-crête (MWc, unité utilisée dans le secteur solaire) sera publié le 1er août. Il sera suivi de six projets de 30 MWc chacun, à raison d’un par trimestre.

Les appels d’offres des autres projets sont prévus en septembre après publication au journal officiel de l’Union européenne fin juillet et l’avis de la commission de régulation de l’énergie (CRE) début septembre.

L’ensemble des projets pour 450 MWc représentent, selon la ministre, le regroupement de deux ans et demi de capacité lancé en une seule fois.

« Comme pour l’éolien off shore, les candidats seront sélectionnés en mars ou avril 2012, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle, ce qui est un gage de crédibilité vis-à-vis des industriels qui ne se diront pas que cette élection peut tout remettre en cause », a-t-elle souligné.

Sur ces 450 MWc, il y aura quatre lots de centrales au sol « extrêmement innovantes », selon la ministre : des centrales thermodynamiques (37,5 MW), des centrales solaires à concentration (50 MW), des centrales solaires avec suivi de la course du soleil (100 MW) et des centrales pour les zones non interconnectées comme en Corse ou dans les territoires d’outre-mer (50 MW).

Dans les critères pour l’appel d’offres, il y aura l’obligation de démantèlement à terme de la centrale au sol et le recyclage des panneaux.

(Source : AFP)

Fukushima : du boeuf contaminé circule au Japon

Jusqu’à présent, les autorités japonaises savent que de la viande venant de 132 têtes de bétail ayant mangé du foin contaminé avec de hauts niveaux de césium a été transportée dans plusieurs régions du pays, selon les médias locaux, notamment la chaîne nationale NHK et le journal Asahi Shimbun.

Sur 47 préfectures au Japon, 36 ont reçu de la viande venant d’animaux infectés. De la viande contaminée a, semble-t-il, été consommée dans 31 préfectures, selon NHK.

Le gouvernement japonais devrait interdire mardi tout envoi de viande à partir de la préfecture de Fukushima, où est située la centrale nucléaire accidentée.

Selon la préfecture de Fukushima, 42 boeufs élevés dans une ferme d’Asakawa, à une soixantaine de kilomètres de la centrale accidentée, ont été transportés et vendus à Tokyo et dans d’autres villes de l’est du Japon ces derniers mois, bien qu’ils aient consommé des aliments fortement radioactifs.

La centrale Fukushima-Daiichi a connu le 11 mars le pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. D’importantes quantités de radiation ont été diffusées dans l’atmosphère, les sols et l’eau de la région.

Les autorités de Tokyo ont annoncé avoir détecté un taux de césium radioactif de 650 becquerels par kilogramme — contre une limite autorisée de 500 becquerels — dans de la viande issue d’un boeuf livré dans la capitale.

Les autorités avaient annoncé récemment que 17 boeufs contaminés d’une autre ferme, située à Minamisoma juste à l’extérieur de la zone d’exclusion de 20 kilomètres autour de la centrale accidentée, avaient été vendus et, en partie, mangés dans diverses régions du Japon, dont Tokyo.

Un taux de césium radioactif de 3 200 becquerels par kilogramme a notamment été détecté lors d’un test effectué sur de la viande d’une bête dans une usine de transformation alimentaire à Tokyo.

Plus de quatre mois après l’accident nucléaire, le Japon n’a pas encore instauré de système centralisé de contrôle de la radioactivité de la nourriture, s’en remettant aux tests effectués par les préfectures et les municipalités.

(Source : AFP / Photo : Reuters)

 

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Une culture de mandarines assistée par un système d’information

Sowakajuen est une société créée il y a plus de 30 ans et qui produit 13 différents produits à base de mandarines, sur un terrain de 60 000 m2. Entreprise familiale lors de sa création, elle s’est cependant agrandie graduellement pour atteindre 34 employés. Néanmoins, l’exploitation fait face à un certain nombre de besoins : la standardisation des tâches, l’estimation de leur coût et la formation de nouveaux employés remplaçant les personnes très qualifiées partant à la retraite. Ainsi, les objectifs de l’expérimentation de Fujitsu sont les transcriptions directes de ces besoins : les employés doivent être capables de réaliser les bonnes tâches aux bons moments, les coûts opérationnels doivent être déterminés et les employés expérimentés doivent pouvoir transmettre leurs connaissances à la nouvelle génération.

Pour cela, Fujitsu a mis en place tout un système combinant stockage sur le nuage, capteurs, smartphones et PC, des sujets sur lequels Fujitsu possède une forte compétence technique. Ce système fonctionne selon trois axes principaux :

  • Un certain nombre de données, obtenues soit par des capteurs directement implantés dans les plantations (température de l’air, quantité de précipitations, température du sol), soit par un smartphone (journal des tâches réalisées par un employé, photographies des terrains) sont enregistrées dans un centre de données pour une utilisation ultérieure ;
  • Chacun des 5 000 arbres dispose d’un identifiant, ce qui permet d’enregistrer des données telles que des changements de conditions de croissance de l’arbre ou l’émergence de maladies ;
  • L’analyse croisée des données enregistrées par le passé et des conditions présentes permet de mettre en place les futurs procédés de production.

L’initiative est également soutenue et encadrée par deux acteurs publics : le Centre de Recherche sur l’Agriculture, les Forêts et la Pêche de Wakayama ainsi que la ville d’Arida (préfecture de Wakayama). Il ne s’agit pas de la première expérience de Fujitsu dans le domaine de l’agriculture ; depuis 2008, la société a réalisé des expérimentations de stockage sur le nuage dans deux exploitations japonaises, dans les préfectures de Saga et Miyazaki.

Source : communiqué de presse de Fujitsu, 07/07/2011 (anglais) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Xi066

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67308.htm

Chaleur électrisante : pouvoir recharger son téléphone quand il est dans sa poche

Le 30 juin 2011, le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a inauguré sa dernière installation de recherche à Cologne (Rhénanie du Nord Westphalie) : le TEG-line. Les chercheurs et techniciens du DLR pourront ici développer les générateurs thermoélectriques de demain, sur une surface de 400 m2. Selon le directeur de l’institut de recherche sur les matériaux du DLR, Heinz Voggenreiter, l’Allemagne est la seule à posséder l’ensemble de la chaine de création de valeur du domaine thermoélectrique sous un même toit, des matériaux de base jusqu’aux capacités de tests des modules finaux.

Le principe de la thermoélectricité consiste à convertir directement en courant électrique un courant thermique entre un côté froid et un côté chaud d’un matériau. Une partie de la chaleur produite quotidiennement par les ordinateurs, les voitures ou autres, pourrait ainsi être utilisée pour produire de l’électricité. L’objectif des chercheurs du DLR est d’augmenter le degré d’efficacité des générateurs thermoélectriques existants, en travaillant avec l’industrie.

Dans un projet de recherche commun avec le constructeur automobile BMW, la récupération de chaleur des gaz d’échappement pour alimenter le système électronique d’un véhicule a déjà fait ses preuves. À terme, ce système pourrait remplacer la dynamo d’éclairage et ainsi réduire la consommation de carburant de 5 %.

Jusqu’ici, les générateurs thermoélectriques requéraient une forte différence de température pour fonctionner. Les progrès réalisés dans ce domaine permettront d’atteindre certains objectifs industriels dans un futur très proche. Pour le directeur Heinz Voggenreiter, qui veut voir les progrès de la thermoélectricité sur le long terme, il sera possible d’ici 20 ans de recharger son téléphone portable grâce à la chaleur corporelle.

 

Source :

« Strom durch Wärme – Neue Forschungsanlage zur Energietechnik eingeweiht », communique de presse du DLR – 01/07/2011 – http://www.dlr.de/dlr/desktopdefault.aspx/tabid-10202/334_read-918/

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67298.htm

Prochain arrêt de la LGV Rhin-Rhône : Durabilité

Septième ligne à grande vitesse nationale, la LGV Rhin-Rhône représente le premier projet ferroviaire qui offre simultanément deux nouveaux axes de voyages : un premier axe, inédit, de province à province et un axe Paris-Province prolongeant la desserte de Dijon vers le Nord de la Franche-Comté, le Sud-Alsace et la Suisse alémanique.

Maillon essentiel de l’Europe à grande vitesse, la nouvelle ligne permettra ainsi la mise en relation d’un nombre remarquable de territoires nationaux (et notamment des quatre principales régions concernées : Alsace, Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes) et européens (France, Allemagne, Suisse alémanique et romande, Grande-Bretagne, Belgique, arc méditerranéen).

Elle offrira dès sa mise en service commerciale, prévue le 11 décembre 2011, le plus important gain de temps par kilomètre construit (ex. Dijon-Strasbourg en 2h avec 1h40 de gain de temps, Paris-Besançon en 2h05 avec 25 minutes de gain de temps).

140 kilomètres de lignes, 2 régions et 5 départements traversés

Le territoire traversé par la LGV compte cinq départements et deux régions. Le tracé retenu, long de 140 km, concerne au total 85 communes situées pour l’essentiel en zone rurale, avec une faible densité de population, hormis aux abords de Besançon et dans la zone Belfort-Héricourt-Montbéliard.

Ce tracé est situé à 40 % en zones boisées, mais évite les sites les plus sensibles.

D’est en ouest, la ligne traverse trois régions marquées par un contexte géologique très distinct et qui détermine « naturellement » le point de passage possible :

  • Le bassin d’effondrement de la Saône et de la Bresse ;
  • Les plateaux, dépressions et reliefs jurassiens ;
  • Le fossé rhénan.

La 1ère LGV à intégrer une démarche environnementale dès les études préliminaires

Dans le cadre de la construction de la Branche Est de la LGV Rhin-Rhône, RFF (Réseau Ferré de France) a intégré le respect des milieux traversés et notamment leurs caractéristiques écologiques et humaines dès l’élaboration du projet et en continu jusqu’à la fin du chantier. C’est la 1ère LGV en France à avoir intégré l’environnement autant en amont, dès le stade des études préliminaires et du choix des fuseaux de passage en 1993.

Les enjeux environnementaux concernent le bruit, le paysage, l’eau, la flore et la faune, l’agriculture, les déchets… avec la mise en place de toute une panoplie de mesures pour atténuer le passage des trains et intégrer le tracé de la ligne dans les paysages : abaissement de la ligne, protections acoustiques, aménagements paysagers, recomposition de parcelles agricoles…

Anne Petit, Responsable du service Environnement à la Direction régionale Bourgogne-Franche-Comté de RFF est le garant de cette démarche environnementale pour l’ensemble de la LGV Rhin-Rhône. « Dix secteurs ont été répertoriés comme zones sensibles devant faire l’objet d’une attention particulière avant, pendant et après les travaux de construction de la LGV. Une fois le tracé retenu, nous avons pu nous consacrer aux mesures de réduction des impacts. Nous avons agi d’abord en faveur du milieu humain pour réduire le bruit et préserver le paysage mais également en faveur du milieu naturel pour préserver la faune, la flore, la forêt, les zones humides en veillant au respect de la loi sur l’eau, des mesures issues du Grenelle de l’environnement, des installations classées…. »

Un véritable management environnemental

Pour atteindre les objectifs qu’il s’est donné, RFF a imposé aux maîtres d’œuvre et aux entreprises du chantier un système de management environnemental. Plus de vingt-cinq personnes ont été constamment mobilisées pour le suivi environnemental des travaux, avec la désignation d’un responsable environnement pour chaque lot de travaux.

4,57 millions d’euros de mesures supplémentaires en faveur de l’environnement

Un programme de mesures supplémentaires en faveur de la biodiversité ou de l’écologie du paysage de 4,57 millions d’euros a été consacré au financement d’initiatives portées par des associations, des collectivités, des entreprises ou des particuliers. 71 projets ont d’ores et déjà été financés : restauration de vergers ou pelouses calcaires, de tourbières ou encore l’aménagement de frayères à poissons…

Le 1er bilan carbone® ferroviaire global 

Enfin, et pour la première fois, un bilan carbone ferroviaire a été réalisé sur la LGV Rhin-Rhône Branche Est, en partenariat avec la SNCF et l’ADEME. Ce bilan prend en compte les émissions de gaz à effet de serre issues des phases de conception, de réalisation et d’exploitation de la nouvelle infrastructure mais aussi des deux nouvelles gares (Besançon – Franche-Comté TGV et Belfort – Montbéliard TGV), de 30 rames TGV supplémentaires ou encore des installations de maintenance. Les résultats montrent que l’empreinte carbone du projet devient nulle dès sa 12ème année d’exploitation, pour une infrastructure construite pour 100 ans.

 

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Total renonce à l’avantage lui permettant d’échapper à l’impôt sur les sociétés

« Total a décidé de ne pas solliciter auprès de l’État le renouvellement du régime fiscal du bénéfice mondial consolidé (BMC) », a annoncé lundi soir le directeur financier du groupe, Patrick de la Chevardière, dans une interview aux Échos mise en ligne sur le site Internet du quotidien économique.

Le régime du BMC, accordé par l’État, permet à certaines grandes sociétés françaises de déduire de leurs impôts des pertes enregistrées à l’étranger. Le patron de Total, Christophe de Margerie, avait laissé entendre que son groupe envisageait d’y renoncer, après sa remise en cause la semaine passée dans un rapport de l’Assemblée nationale qui pointait les écarts entre l’impôt payé par les groupes du CAC 40 et celui acquitté par les PME.

Rapporteur général du Budget, le député UMP Gilles Carrez évalue dans ce document le taux moyen d’imposition des grandes sociétés françaises à un niveau inférieur « de l’ordre de presque 20 points » à celui de « la moyenne des PME ».

L’abandon du BMC par Total, dont le ministre de l’Économie François Baroin a « pris acte » dans la soirée sur France 3, intervient alors que Christophe de Margerie s’est trouvé engagé ces derniers jours dans une autre polémique, sans rapport, après avoir déclaré que le groupe pétrolier allait répercuter à la pompe les récentes hausses des cours du pétrole brut.

Première capitalisation de la Bourse de Paris, le géant pétrolier a, grâce à la flambée de l’or noir, dégagé l’an dernier des bénéfices à l’échelle mondiale en hausse de 32 %, à plus de 10 milliards d’euros. Avec un nouveau bond de 35 % et 3 milliards supplémentaires engrangés au premier trimestre 2011, le groupe faisait figure dans ce contexte de cible idéale aux critiques contre l’inéquité du système, alors qu’il n’a pas été soumis depuis 2008 à l’impôt sur les sociétés.

« Plutôt que de continuer à entendre à longueur de journée que l’entreprise bénéficie d’un régime de faveur, nous avons choisi d’y renoncer de nous-mêmes », a expliqué le directeur financier de Total dans Les Échos. « La dernière fois que le régime du bénéfice mondial consolidé a eu un impact favorable sur nos impôts, c’était en 2001 », a affirmé M. de la Chevardière. Il a fait valoir que Total n’avait pas échappé à l’impôt sur les sociétés ces dernières années du fait du BMC, mais en raison de ses mauvais résultats dans l’Hexagone, avec un trou global de 16 millions, selon les chiffres du groupe, qui atteint 600 millions pour le raffinage.

« Pour pouvoir bénéficier du BMC, il faut déjà payer des impôts en France et Total ne paie pas d’impôt en France du fait que ses activités y sont en déficit », a résumé un porte-parole du groupe. « Total apporte également quelque 800 millions d’euros de recettes fiscales à la France, hors IS », a également souligné le directeur financier, listant pêle-mêle retenues sur dividendes versés, et taxes professionnelles diverses. « Surtout, il existe un principe essentiel en fiscalité française, celui de la territorialité de l’impôt : vous êtes imposés sur les résultats là où vous réalisez des bénéfices, c’est-à-dire partout dans le monde sauf en France », a mis en avant M. de la Chevardière.

« Je ne connais aucune autre entreprise du CAC 40 qui paye autant d’impôts », a-t-il affirmé, chiffrant à 56 % le taux moyen d’impôts décaissés dans le monde par le groupe sur ses bénéfices.

(Source : AFP / photo : Patrick Kovarik)

Une nouvelle vague d’énergies renouvelables

D’une puissance installée de 296 kW, la production annuelle est estimée à 600 MWh, soit la consommation d’environ 600 personnes. Le gouvernement basque a investi 2,3 millions d’euros dans ce projet, dont le coût total s’élève à 6,7 millions d’euros.

Le directeur général de la Société Basque de l’Énergie (EVE), José Ignacio Hormaeche, a expliqué comment le projet initial de digue de protection du port de Mutriku avait évolué pour finalement intégrer une installation d’énergie renouvelable mettant à profit le potentiel énergétique des vagues. La digue est ainsi équipée d’un système de colonne d’eau oscillante (OWC en anglais) fabriqué par l’entreprise Voith Hydro sur son site de Tolosa, au Pays Basque. Selon M. Hormaeche, il s’agit d’une des technologies de récupération d’énergie des vagues les plus mûres qui existent sur le marché.

Le principe de fonctionnement se base sur la compression/décompression de l’air : la digue est équipée de cavités dans lesquelles le niveau d’eau oscille grâce aux vagues. Lorsqu’une vague incidente fait monter le niveau de l’eau dans chaque cavité, la surpression de l’air engendrée permet de faire tourner une turbine Wells couplée à un générateur. Le système est ouvert et l’air est ensuite relâché à l’extérieur. Quand la vague se retire, cela crée une dépression et l’air aspiré passe lui aussi par la turbine. A noter que la turbine tourne dans le même sens à l’aller comme au retour de l’air, ce qui assure la continuité de la production d’énergie. Les autres avantages de cette technologie sont qu’aucun élément électromécanique n’est en contact avec l’eau de mer, et la proximité du rivage permet de s’affranchir d’un câble sous-marin coûteux.

Le lien d’une vidéo didactique illustrant le principe de fonctionnement de l’OWC est disponible ci-dessous [1]. Le système utilisé dans cet exemple est implanté directement sur la côte.

Dans le cas de la digue de Mutriku, toute l’énergie électrique ainsi produite sera injectée dans le réseau, ce qui en fait une usine pré-commerciale destinée à valider la viabilité de ce type d’installations. De nombreux outils de monitoring viendront compléter la digue en vue d’en analyser dans le détail le comportement avant un déploiement industriel à grande échelle. Les côtes basques présentent en effet un potentiel énergétique élevé, avec des vagues moyennes à fortes qui tout en assurant une ressource de 24 kW par mètre de côte ne mettent pas en danger les infrastructures. C’est la raison pour laquelle en parallèle de la digue à OWC se développe actuellement le Bimep (Biscay Marine Energy Platform), un centre d’essais en pleine mer qui selon le calendrier devrait être opérationnel au deuxième semestre 2012 pour des essais d’énergies marines, notamment houlomotrice.

– [1] Vidéo : principe de fonctionnement de l’OWC : http://www.voithhydro.com/vh_en_aktuelles_moviegallery_wavepower.htm
– Une présentation de la technologie OWC de la marque Voith Hydro : http://www.voithhydro.com/media/VHHH090038_Wave_Power_72dpi.pdf

 

Source : Europa Press, article du 7 juillet 2011

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67281.htm

Revue du Web #2 : les vidéos de la semaine

Cette semaine : une gigantesque tempête de sable ayant touché mardi dernier Phoenix en Arizona, une très belle vidéo de gouttes d’eau en slow motion, un robot ultra-réaliste en lieu et place du patient d’un dentiste et enfin le gadget inutile de la semaine, une robe permettant de faire des cocktails. Avec en bonus, une carte illustrant l’ensemble des collaborations scientifiques à travers le monde.

Gigantesque tempête de sable en Arizona :

Pour commencer, voici deux vidéos de la tempête de sable exceptionnelle ayant touché mardi dernier la ville de Phoenix, en Arizona. La tempête n’a occasionné aucun décès ni dégât majeur, outre de malicieux grains de sable s’immisçant dans les moindres recoins et des coupures de courant. Le mur de sable et de poussière, d’environ une centaine de kilomètres de largeur, poussé par des vents allant à plus de 100 km/h, a recouvert la ville d’un épais manteau d’obscurité. Ce phénomène appelé « Haboob » est très fréquent dans le désert du Sahara et relativement courant dans les déserts du grand Ouest américain.

La première vidéo a été capturée en time-lapse (en accéléré), la caméra se trouvant légèrement à l’extérieur de la ville. La seconde vidéo, très impressionnante, et en time-lapse également, a été tournée à partir d’une voiture se dirigeant droit vers la tempête, et jusque dans le Haboob. L’obscurité qui y régne est saisissante.

The Phoenix Haboob of July 5th, 2011 from Mike Olbinski on Vimeo.

[1/5]

Gouttes d’eau en slow motion :

Le time-lapse et le slow motion (ralenti) ont la particularité de pouvoir montrer les choses sous un aspect souvent totalement neuf, que ce soit dans la progression ou dans le côté descriptif / décomposition d’un mouvement. Ici, une magnifique vidéo prise en slow-motion (7000 images par secondes) du ballet exécuté par quelques gouttes d’eau. Cette décomposition du mouvement de l’eau, quasi hypnotique, touche aux confins de l’art et de la science. La capture s’est faite à l’aide d’un Fastcam SA5 de la marque Photron :

Team Ghost – High Hopes from 16ar on Vimeo

[2/5]

Patient robotisé chez le dentiste :

Elle s’appelle Showa Anako 2. Cette humanoïde, plus vraie que nature, est la patiente idéale pour que les dentistes fassent leurs armes car c’est un tout nouveau robot d’entrainement. Idéale, elle peut tousser, éternuer, cligner des yeux, faire des mouvements brusques voire même s’étouffer, grâce à une motorisation complexe au niveau de la bouche, permettant ainsi aux dentistes de prendre du grade sans risquer de blesser un patient. La partie « poupée » provient de l’industrie des « sex dolls » en silicone, ces fameuses poupées sexuelles devenues maintenant hyper-réalistes. La première version de cette poupée, Showa Anako 1, un peu moins réaliste et datant d’un peu plus d’un an, vous est présentée dans la seconde vidéo, juste après la vidéo de la toute dernière version.

[3/5]

Le gadget (inutile ?) de la semaine : la robe permettant de faire des cocktails

Présentée lors du dernier festival de Montréal « Elektra », la DareDroid 2.0 est une robe technologique développée conjointement par un designer de mode, un « hacker » et un sculpteur, qui permet la création et le service de cocktails. Deux niveaux d’interactivité avec la robe sont possibles, dont l’un est directement lié aux capteurs se trouvant à l’extérieur de la robe, obéissant aux règles de la proxémique (rôle joué par l’espace physique dans la communication entre deux individus). Cette robe se présente presque sous la forme d’un exosquelette, utilisant de la technologie médicale, que nous vous laissons le soin de contempler dans la vidéo qui suit :

[4/5]

Carte des collaborations scientifiques à travers le monde

En bonus cette semaine, nous vous présentons une géovisualisation illustrant l’ensemble des collaborations scientifiques entre villes à travers le monde. Chaque ligne relie une ville et correspond à une collaboration, l’intensité de cette ligne augmentant avec le nombre de ses travaux conjoints. Olivier H. Beauchesne, concepteur de cette visualisation, a utilisé l’algorithme Great Circle pour tracer ces lignes. Le résultat est bluffant :

La carte zoomable très haute résolution

L’article traduit d’Olivier Beauchesne est disponible ici

 

Par Rahman Moonzur

 

Dernier vol pour la navette américaine Atlantis

Malgré les craintes de tempêtes tropicales qui pesaient sur le Kennedy Space Center, près de Cap Canaveral en Floride, la navette spatiale américaine Atlantis a effectué son ultime décollage sans encombre, vendredi 8 juillet vers 11h30 heure locale. Le décollage a eu lieu avec trois minutes de retard, en raison d’un problème technique survenu à une trentaine de secondes du lancement. Près d’un million de personnes ont assisté au décollage de la navette, dont c’est la 33e et dernière mission, la première remontant à octobre 1985.

Détachement des propulseurs et du réservoir externe

Les deux propulseurs d’appoint assurant 80 % de la poussée au moment de l’ascension pour gagner l’orbite, se sont détachées sans incident pour échouer dans l’océan Atlantique, d’où elles seront repêchées. Le réservoir externe s’est aussi détaché sans causer la moindre difficulté.

Quatre astronautes

Atlantis n’emmène à son bord que quatre astronautes, le Capitaine Christopher J. Ferguson de l’US Navy ; le pilote Douglas G. Hurley des US Marines ; Sandra H. Magnus ; et Rex J. Walheim, colonel à la reraite de l’US Air Force, au lieu des six ou sept habituels puisqu’ aucune autre navette n’est disponible en cas d’avarie, mis à part les vaisseaux spatiaux russes Soyouz. Leur retour est prévu autour du 20 juillet.

Mission de ravitaillement

Les quatre astronautes emmènent à leur bord près de 4 tonnes de nourriture et de vêtements destinés au ravitaillement de la Station Spatiale Internationale (ISS), une pompe d’ammoniaque pour remplacer la pompe tombée en panne à bord de l’ISS, des pièces de rechange, ainsi qu’un mécanisme robotique nouveau et expérimental, dont la mission est d’assurer le plein en carburant des satellites. L’ensemble devrait permettre aux six astronautes présents en permanence à bord de la Station Spatiale de tenir une année en orbite. Rappelons que des débris ont frôlé l’ISS il y a un peu plus d’une semaine, obligeant les six astronautes à se réfugier dans les deux capsules Soyouz amarrées à la Station.

Mission test

La navette Atlantis emmène également à son bord 30 souris, à l’initiative du grand groupe bio-pharmaceutique belge UCB et du groupe américain Amgen, dans le but d’étudier la perte de masse osseuse lors d’un vol spatial. La moitié des souris recevra un anticorps, l’anti-sclérostine, tandis que l’autre moitié recevra un placébo.

Recyclage de l’urine

Un des quatre astronautes devra aussi essayer dans l’espace une poche filtrante permettant le recyclage de l’urine en eau potable, déjà utilisée notamment par l’armée américaine. Le test ne se fera pas avec de l’urine, mais avec un liquide similaire. Ce recyclage est déjà assuré par une machine à bord, jugée bien trop énergivore.

Les fusées au musée

Atlantis est la dernière navette opérationnelle restante, depuis les destructions des navettes Challenger et Columbia, et la mise au clou des navettes Discovery et Endeavour. Une page se tourne dans l’histoire de l’aérospatiale. Chacune de ces navettes sera exposée dans un musée.

Par Rahman Moonzur

 

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Et si vous faisiez de la science une nouvelle forme d’art ?

Le concours – réservé aux docteurs et doctorants de l’UPMC – avait pour thème la représentation artistique du savoir scientifique. Les participants, dont l’art principal est la science, étaient invités à laisser parler leur imagination et à partager une autre vision de la science. Un jury, composé de représentants du monde des Arts et de la Culture, du journalisme, de l’UPMC, ainsi que des représentants des associations, a sélectionné 20 créations jugées sur leur valeur artistique et leur contenu informatif. Les œuvres ont été exposées à l’UMPC auprès d’un large public.

Elles sont visibles sur le site du concours : http://www.concours-docarts.fr. Il s’agit de dessins, photographies et peintures, mais on y trouve également des images purement scientifiques (photographies et images obtenues par microscopies), sans montage ni incrustation de la part de l’artiste.

Les trois premiers prix répondent d’ailleurs à ces critères. Pour l’observateur scientifique muni des bons outils, la nature révèle souvent des images fascinantes. En particulier, aux échelles nano et micrométriques, l’organisation de la matière donne parfois lieu à de véritables œuvres artistiques. Il revient à l’artiste qui sommeille en chaque scientifique de dévoiler ces beautés cachées et de faire de la science une nouvelle forme d’art !

Site du concours http://www.concours-docarts.fr

C.C.

Sortie du nucléaire : l’Allemagne couvre tout juste ses besoins

« Cela fluctue mais depuis (la mise à l’arrêt en mars des plus vieux réacteurs) nous sommes à l’équilibre alors qu’auparavant nous étions nettement exportateurs d’électricité », a indiqué Matthias Kurth lors d’une rencontre avec la presse étrangère. L’Agence pour les réseaux est l’autorité contrôlant en Allemagne les réseaux d’électricité, de gaz, mais aussi de télécommunications et de chemin de fer.

L’Allemagne a, depuis la catastrophe japonaise de la centrale de Fukushima, condamné huit réacteurs nucléaires et n’en compte plus que neuf en activité, qui devront à leur tour s’éteindre d’ici fin 2022 en vertu d’une nouvelle loi sur l’abandon de l’atome civil.

Matthias Kurth a reconnu que cette situation créait de la « nervosité » dans certains pays européens habitués à acheter de l’électricité allemande, « et notamment en France, où pendant les mois d’été, le bas niveau des fleuves oblige parfois à réduire la production d’électricité nucléaire », faute de pouvoir assurer le refroidissement des réacteurs.

Alors que la décision unilatérale de Berlin d’abandonner l’atome civil fait grincer des dents dans certaines capitales européennes, qui s’inquiètent d’une déstabilisation de tout le marché européen de l’électricité, Matthias Kurth a appelé chaque État à balayer devant sa porte.

« Certains autres pays européens n’ont pas fait ce qu’ils avaient à faire pour assurer leur sécurité énergétique : regardez par exemple l’Italie qui dépend d’importations d’électricité », a-t-il dit, rappelant que l’Allemagne s’était engagée à compenser l’abandon du nucléaire en construisant notamment des centrales à gaz.

À l’inverse, Matthias Kurth a reconnu qu’il était « faux de croire que l’Allemagne (pourrait) importer beaucoup d’électricité nucléaire de France » en cas de grand froid et de pénurie hivernale, car « les Français se chauffent beaucoup à l’électricité et n’auraient rien à nous vendre ».

L’Agence des réseaux met régulièrement en garde contre le risque de coupures de courant à grande échelle cet hiver en Allemagne.

(Source : AFP)

 

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Les champs électromagnétiques pourraient influencer la mémoire

Les champs électromagnétiques peuvent interférer avec les processus d’apprentissage dans le cerveau. Ce rapport est établi par des chercheurs de l’Université de Bochum [1] (Rhénanie-Du-Nord-Westphalie) et publié dans la revue « PLoS ONE » sur la base d’expérimentations animales [2]. Le téléphone serait cependant plutôt sûr, du fait de la faible intensité des champs émis, tempèrent les scientifiques. Pour les professions à forte exposition, comme dans certains centres de télécommunications, certains services de sécurité (observation par satellite) ou centres militaires, les limites devraient être vérifiées.

Les champs électromagnétiques à haute fréquence (HEF) sont utilisés pour la radio, la télévision, la téléphonie sans fil, et maintenant le Wifi. Ils peuvent générer de la chaleur dans les tissus de l’utilisateur, proportionnellement à l’intensité du champ en question. Les récentes générations de téléphones mobiles UMTS ont l’atout de générer des champs relativement faibles, jusqu’à 4,8 V/m, ce qui limite l’effet thermique sur les tissus du cerveau à environ 0,1°C. Les conséquences possibles d’une exposition de 30 minutes sur la fonction et la structure du cerveau ne sont pas encore claires, ni univoques. Cependant, les chercheurs ont émi l’hypothèse d’une augmentation de la perméabilité de la paroi cellulaire ou d’une apparition de troubles de l’apprentissage.

Ces troubles seraient néanmoins aussi liés à l’augmentation du stress dans les expériences ainsi qu’à d’autres effets non thermiques des HEF, selon les chercheurs de Bochum. Ils ont ainsi étudié des rats exposés à la bande de fréquence UMTS et ont vérifié par des examens électrophysiologiques les processus d’apprentissage au niveau neuronale et les mécanismes de formation de la mémoire synaptique. Résultat : le stress de l’expérience affecte les synapses et la mémoire chez les animaux. La comparaison avec les animaux témoins a cependant montré que les champs électromagnétiques forts ont des conséquences sensiblement similaires voire plus marquées.

Ainsi, les champs d’une valeur DAS [3] de 10 watts/kg pourrait affecter l’apprentissage et la formation de la mémoire, tandis que les champs d’une intensité de 2 watts/kg n’auraient aucun effet négatif mesurable, selon les résultats. Ainsi, l’utilisation du téléphone cellulaire ne serait pas sujet à caution au niveau des effets thermiques sur le cerveau. Des études complémentaires sont en cours.

[1] http://ruhr-uni-bochum.de
[2] Abstract de l’étude sur : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/hQLe1

[3] Le DAS ou Débit d’ Absorption Spécifique (SAR en anglais) est une mesure permettant d’évaluer l’émission maximale des ondes électromagnétiques d’un téléphone portable sur un organisme biologique. Sa valeur est exprimée en Watt par Kilogramme et le protocole de mesure est défini par le Comité européen de normalisation électrotechnique (CENELEC). Chaque téléphone portable est ainsi testé avant commercialisation sur un fantôme (moulage d’une tête humaine remplie d’un liquide spécifique ) dans le cas de mesures de DAS au niveau local, et la valeur du DAS de chaque mobile doit obligatoirement être mentionnée dans sa notice. En Europe, elle ne doit pas dépasser 2 Watt/Kg, et 1,6 Watt/Kg aux Etats-Unis. Ces valeurs sont des seuils maximum autorisés par rapport au seul effet actuellement reconnu des radiofréquences : l’effet thermique (échauffement des tissus) qui intervient à partir de 4 Watt/Kg. Toutefois, d’autres études suggèrent que des effets biologiques apparaissent bien avant, incitant certains scientifiques et certaines organisations à demander une révision à la baisse des seuils autorisés.

Sources :

– « Handystrahlen beeinflussen das Lernen », dépêche Diagramm – 20/06/2011 – http://www.diagramm.net/index.php?id=8343&d=a&rr=30&i=NuN
– « A quoi sert la mesure du DAS pour les mobiles ? », article de Génération Nouvelles Technologies – 25/08/2010 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tJbVN

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67233.htm

FurturICT, une nouvelle science pour prédire l’avenir ?

Avec la montée en puissance des nouvelles technologies, les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) sont aujourd’hui au cœur de projets phares et innovants de l’Union Européenne.

Souvenez-vous du « Humain Brain Project », le projet de simulation du cerveau humain réunissant une centaine de partenaires scientifiques les plus à la pointe et révolutionnant les neurosciences, la génétique, les sciences sociales, l’informatique et la robotique ; ou encore des « Guardians angels », « anges gardiens pour une vie plus intelligente », un projet de capteurs électroniques intelligents et autonomes développés non seulement pour aider les personnes âgées, handicapées ou la petite enfance dans leur vie quotidienne mais aussi pour prévenir les risques environnementaux.

Début mai 2011, ces deux projets ont été sélectionnés parmi les six candidats au programme FET[1] Flagship, un programme de soutien à la recherche, lancé par l’UE, proposant un financement pouvant atteindre la barre d’un milliard d’euros, à raison de 100 millions d’euros par an sur 10 ans. Parmi ces six candidats, un troisième de grande envergure est en course : FuturICT.

FuturICT, l’accélérateur de connaissance

Surnommée l’ « accélérateur de connaissance », ce projet futuriste profiterait des connectivités croissantes entre les personnes dans le but d’exploiter et de collecter l’information issus des TIC (téléphones portables, Internet et réseaux sociaux) et des systèmes interactifs – finalement d’explorer la Terre sous sa dimension sociale – de manière à pouvoir prévenir et atténuer les crises systémiques auxquelles l’Humanité peut être confrontée avec la mondialisation, les évolutions technologiques et sociétales actuelles, pour un avenir durable.

« Il faut prendre le terme prédiction avec beaucoup de précautions, déclarait Dirk Helbing, physicien reconverti en sociologue et co-directeur de FuturICT. La prédiction est toujours limitée, il vaut mieux parler de prévision. C’est vrai pour les prévisions météo, ce qui ne les empêche pas d’être utiles. Par contre, ce qu’on peut certainement faire, c’est avoir une connaissance des systèmes sociaux et économiques suffisante pour dire comment certains changements dans ces systèmes peuvent les affecter. Il n’est pas toujours forcément nécessaire de prévoir pour arriver à améliorer le système. Notre but est surtout d’atténuer les crises, de réduire les pertes et aussi de générer de nouveaux bénéfices, de détecter de nouvelles opportunités. »

C’est dans cette optique qu’au printemps 2008, Dirk Helbing et deux de ses collègues avaient publié, dans la revue américaine ScienceDaily, un papier qui avertissait de l’instabilité dangereuse du système financier. Quelques mois plus tard, le monde basculait dans la crise économique que l’on connait.

Ainsi, les données collectées à partir d’Internet mais aussi des archives, des enquêtes sur les comportements collectifs, et d’observatoires mis en place dans les secteurs financiers, économiques, sociaux et environnementaux, permettront aux chercheurs et sociologues d’alimenter un « Living Eart Simulator » (simulateur de la Terre vivante), qui serait idéalement capable de modéliser le fonctionnement des sociétés de la même manière que pour les systèmes complexes en physique ou en biologie.

Ces données techno-socio-éco-environnementaux seront bien évidemment collectées dans la plus grande confidentialité et protégées, l’intérêt du projet n’étant pas de s’introduire dans la vie privée des personnes.

Des acteurs de renommée mondiale

FuturICT est dirigé conjointement par le University College of London (UCL), une des meilleures universités mondiales s’engageant à la recherche sur les grandes questions de notre temps, et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), une institution technique suisse des plus prestigieuses du monde en matière de sciences et de technologie.

Tout comme ses confrères Flagship, FuturICT repose également sur un vaste réseau incluant 51 Hautes Ecoles et instituts académiques de 16 pays et des partenaires industriels comme le moteur de recherche « Yahoo » ou l’opérateur « Telecom Italia ».

Un paradigme social

Début mai 2011 à Budapest, lors de la cérémonie de proclamation des six finalistes Flagship, Steven Bishop, mathématicien et autre co-directeur du projet, ressentait un « fantastique sentiment d’excitation de voir le noyau d’une nouvelle science en train de se développer ». Quant aux dires de Dirk Helbing, évoqués fin juin à l’EPFZ, ce projet phare pourrait être une « renaissance des sciences sociales » et un « point de départ pour une nouvelle révolution scientifique ».

Une chose est certaine, matérialisant ce concept d’organisation pour la mise en place d’un accélérateur de connaissance et par linéarité de potentiel pilote permettant de « prédire » l’avenir par la collecte d’information, FuturICT répond aux grands défis de l’Humanité du 21ème siècle.

Par Angélica Tavares Costa

 

Notes :

[1] De l’anglais  « Future and Emerging Technologies », FET désigne les « Technologies futures et émergentes ».

 

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