Les champs électromagnétiques pourraient influencer la mémoire

Les champs électromagnétiques peuvent interférer avec les processus d’apprentissage dans le cerveau. Ce rapport est établi par des chercheurs de l’Université de Bochum [1] (Rhénanie-Du-Nord-Westphalie) et publié dans la revue « PLoS ONE » sur la base d’expérimentations animales [2]. Le téléphone serait cependant plutôt sûr, du fait de la faible intensité des champs émis, tempèrent les scientifiques. Pour les professions à forte exposition, comme dans certains centres de télécommunications, certains services de sécurité (observation par satellite) ou centres militaires, les limites devraient être vérifiées.

Les champs électromagnétiques à haute fréquence (HEF) sont utilisés pour la radio, la télévision, la téléphonie sans fil, et maintenant le Wifi. Ils peuvent générer de la chaleur dans les tissus de l’utilisateur, proportionnellement à l’intensité du champ en question. Les récentes générations de téléphones mobiles UMTS ont l’atout de générer des champs relativement faibles, jusqu’à 4,8 V/m, ce qui limite l’effet thermique sur les tissus du cerveau à environ 0,1°C. Les conséquences possibles d’une exposition de 30 minutes sur la fonction et la structure du cerveau ne sont pas encore claires, ni univoques. Cependant, les chercheurs ont émi l’hypothèse d’une augmentation de la perméabilité de la paroi cellulaire ou d’une apparition de troubles de l’apprentissage.

Ces troubles seraient néanmoins aussi liés à l’augmentation du stress dans les expériences ainsi qu’à d’autres effets non thermiques des HEF, selon les chercheurs de Bochum. Ils ont ainsi étudié des rats exposés à la bande de fréquence UMTS et ont vérifié par des examens électrophysiologiques les processus d’apprentissage au niveau neuronale et les mécanismes de formation de la mémoire synaptique. Résultat : le stress de l’expérience affecte les synapses et la mémoire chez les animaux. La comparaison avec les animaux témoins a cependant montré que les champs électromagnétiques forts ont des conséquences sensiblement similaires voire plus marquées.

Ainsi, les champs d’une valeur DAS [3] de 10 watts/kg pourrait affecter l’apprentissage et la formation de la mémoire, tandis que les champs d’une intensité de 2 watts/kg n’auraient aucun effet négatif mesurable, selon les résultats. Ainsi, l’utilisation du téléphone cellulaire ne serait pas sujet à caution au niveau des effets thermiques sur le cerveau. Des études complémentaires sont en cours.

[1] http://ruhr-uni-bochum.de
[2] Abstract de l’étude sur : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/hQLe1

[3] Le DAS ou Débit d’ Absorption Spécifique (SAR en anglais) est une mesure permettant d’évaluer l’émission maximale des ondes électromagnétiques d’un téléphone portable sur un organisme biologique. Sa valeur est exprimée en Watt par Kilogramme et le protocole de mesure est défini par le Comité européen de normalisation électrotechnique (CENELEC). Chaque téléphone portable est ainsi testé avant commercialisation sur un fantôme (moulage d’une tête humaine remplie d’un liquide spécifique ) dans le cas de mesures de DAS au niveau local, et la valeur du DAS de chaque mobile doit obligatoirement être mentionnée dans sa notice. En Europe, elle ne doit pas dépasser 2 Watt/Kg, et 1,6 Watt/Kg aux Etats-Unis. Ces valeurs sont des seuils maximum autorisés par rapport au seul effet actuellement reconnu des radiofréquences : l’effet thermique (échauffement des tissus) qui intervient à partir de 4 Watt/Kg. Toutefois, d’autres études suggèrent que des effets biologiques apparaissent bien avant, incitant certains scientifiques et certaines organisations à demander une révision à la baisse des seuils autorisés.

Sources :

– « Handystrahlen beeinflussen das Lernen », dépêche Diagramm – 20/06/2011 – http://www.diagramm.net/index.php?id=8343&d=a&rr=30&i=NuN
– « A quoi sert la mesure du DAS pour les mobiles ? », article de Génération Nouvelles Technologies – 25/08/2010 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tJbVN

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67233.htm

FurturICT, une nouvelle science pour prédire l’avenir ?

Avec la montée en puissance des nouvelles technologies, les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) sont aujourd’hui au cœur de projets phares et innovants de l’Union Européenne.

Souvenez-vous du « Humain Brain Project », le projet de simulation du cerveau humain réunissant une centaine de partenaires scientifiques les plus à la pointe et révolutionnant les neurosciences, la génétique, les sciences sociales, l’informatique et la robotique ; ou encore des « Guardians angels », « anges gardiens pour une vie plus intelligente », un projet de capteurs électroniques intelligents et autonomes développés non seulement pour aider les personnes âgées, handicapées ou la petite enfance dans leur vie quotidienne mais aussi pour prévenir les risques environnementaux.

Début mai 2011, ces deux projets ont été sélectionnés parmi les six candidats au programme FET[1] Flagship, un programme de soutien à la recherche, lancé par l’UE, proposant un financement pouvant atteindre la barre d’un milliard d’euros, à raison de 100 millions d’euros par an sur 10 ans. Parmi ces six candidats, un troisième de grande envergure est en course : FuturICT.

FuturICT, l’accélérateur de connaissance

Surnommée l’ « accélérateur de connaissance », ce projet futuriste profiterait des connectivités croissantes entre les personnes dans le but d’exploiter et de collecter l’information issus des TIC (téléphones portables, Internet et réseaux sociaux) et des systèmes interactifs – finalement d’explorer la Terre sous sa dimension sociale – de manière à pouvoir prévenir et atténuer les crises systémiques auxquelles l’Humanité peut être confrontée avec la mondialisation, les évolutions technologiques et sociétales actuelles, pour un avenir durable.

« Il faut prendre le terme prédiction avec beaucoup de précautions, déclarait Dirk Helbing, physicien reconverti en sociologue et co-directeur de FuturICT. La prédiction est toujours limitée, il vaut mieux parler de prévision. C’est vrai pour les prévisions météo, ce qui ne les empêche pas d’être utiles. Par contre, ce qu’on peut certainement faire, c’est avoir une connaissance des systèmes sociaux et économiques suffisante pour dire comment certains changements dans ces systèmes peuvent les affecter. Il n’est pas toujours forcément nécessaire de prévoir pour arriver à améliorer le système. Notre but est surtout d’atténuer les crises, de réduire les pertes et aussi de générer de nouveaux bénéfices, de détecter de nouvelles opportunités. »

C’est dans cette optique qu’au printemps 2008, Dirk Helbing et deux de ses collègues avaient publié, dans la revue américaine ScienceDaily, un papier qui avertissait de l’instabilité dangereuse du système financier. Quelques mois plus tard, le monde basculait dans la crise économique que l’on connait.

Ainsi, les données collectées à partir d’Internet mais aussi des archives, des enquêtes sur les comportements collectifs, et d’observatoires mis en place dans les secteurs financiers, économiques, sociaux et environnementaux, permettront aux chercheurs et sociologues d’alimenter un « Living Eart Simulator » (simulateur de la Terre vivante), qui serait idéalement capable de modéliser le fonctionnement des sociétés de la même manière que pour les systèmes complexes en physique ou en biologie.

Ces données techno-socio-éco-environnementaux seront bien évidemment collectées dans la plus grande confidentialité et protégées, l’intérêt du projet n’étant pas de s’introduire dans la vie privée des personnes.

Des acteurs de renommée mondiale

FuturICT est dirigé conjointement par le University College of London (UCL), une des meilleures universités mondiales s’engageant à la recherche sur les grandes questions de notre temps, et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), une institution technique suisse des plus prestigieuses du monde en matière de sciences et de technologie.

Tout comme ses confrères Flagship, FuturICT repose également sur un vaste réseau incluant 51 Hautes Ecoles et instituts académiques de 16 pays et des partenaires industriels comme le moteur de recherche « Yahoo » ou l’opérateur « Telecom Italia ».

Un paradigme social

Début mai 2011 à Budapest, lors de la cérémonie de proclamation des six finalistes Flagship, Steven Bishop, mathématicien et autre co-directeur du projet, ressentait un « fantastique sentiment d’excitation de voir le noyau d’une nouvelle science en train de se développer ». Quant aux dires de Dirk Helbing, évoqués fin juin à l’EPFZ, ce projet phare pourrait être une « renaissance des sciences sociales » et un « point de départ pour une nouvelle révolution scientifique ».

Une chose est certaine, matérialisant ce concept d’organisation pour la mise en place d’un accélérateur de connaissance et par linéarité de potentiel pilote permettant de « prédire » l’avenir par la collecte d’information, FuturICT répond aux grands défis de l’Humanité du 21ème siècle.

Par Angélica Tavares Costa

 

Notes :

[1] De l’anglais  « Future and Emerging Technologies », FET désigne les « Technologies futures et émergentes ».

 

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La magie des lunettes photochromiques

À l’extérieur, ces lentilles deviennent foncées, puis retournent à l’état clair une fois à l’intérieur. La technologie derrière ces lentilles, dites photochromiques, a beaucoup évolué depuis sa mise au point au cours des années 1960. À l’époque, le changement de teinte nécessitait une longue période, et il arrivait souvent que le processus de transition de la lentille soit subitement interrompu en cours de route.

Mises au point par la compagnie américaine Corning, les premières lentilles étaient faites de verre et l’agent photochromique dont elles étaient composées était un halogénure d’argent ; un principe similaire à la formation de négatifs dans la photographie en noir et blanc. À l’extérieur, sous l’influence des rayons solaires UV-A (longueur d’onde de 320-400 nm), les ions d’argent, normalement incolores, captent des électrons issus du verre. Les ions sont alors réduits en atome argenté élémentaire de couleur noire*. À l’intérieur, où les rayons ultraviolets sont minimes, le processus est inversé et les verres retrouvent leur teinte incolore.

Bien que les lentilles photochromiques conçues à l’aide de sel d’argent soient encore disponibles, elles ont grandement perdu de leur attrait en raison des inconvénients mentionnés précédemment. Par ailleurs, cette technologie ne fonctionne qu’avec des lentilles de verre, lesquelles sont beaucoup plus fragiles et plus lourdes que les lentilles de plastique qui leur ont succédé.

La chimie des lentilles photochromiques de plastique est entièrement différente de celle des lentilles de verre minéral. Cette technologie, développée par la compagnie Transitions Optical, fait appel à des molécules de colorants imbriquées dans le plastique. En l’absence de rayons ultraviolets, ces molécules – de la famille des indeno-napthopyrannes – n’absorbent pas la lumière dans la partie visible du spectre lumineux. Par conséquent, la lentille semble incolore. Par contre, à l’extérieur, une fois les molécules exposées aux rayons UV, une liaison chimique est rompue et la structure de la molécule est modifiée. Cela entraîne l’absorption des rayons ultraviolets, protégeant ainsi les yeux de ce rayonnement énergétique. De plus, cette nouvelle molécule absorbe également les rayons dans la partie visible du spectre lumineux, ce qui donne lieu à l’assombrissement du plastique.

Le choix du colorant n’est que l’un des nombreux défis rattachés à la fabrication de lentilles photochromiques. Le matériau de la lentille elle-même joue aussi un rôle important. Le plastique généralement utilisé dans la fabrication des lunettes ralentit le processus d’assombrissement et d’éclaircissement. Pour y remédier, des compagnies comme Transitions Optical ont développé leurs propres matériaux spécifiques aux lentilles photochromiques. Certains, dont le polycarbonate utilisé dans la fabrication de lentilles épaisses destinées aux corrections importantes, sont incompatibles avec le colorant. Dans ce cas, ce dernier est incorporé entre des couches de polyuréthane placées à la surface du polycarbonate.

L’un des problèmes majeurs des lentilles photochromiques est l’impossibilité de les porter pour la conduite. En effet, le matériau dont sont faits les parebrises bloque les rayons UV. Il existe néanmoins certaines molécules qui répondent à la lumière visible du spectre, mais elles n’assombrissent pas suffisamment la lentille pour permettre une conduite sécuritaire.

Le dernier facteur à considérer est l’effet de la température. Dans l’équilibre ci-dessus, la rupture de la liaison en rouge – qui cause l’assombrissement de la lentille – dépend des rayons UV. Toutefois, sous l’influence de la chaleur, le processus inverse se produit. La liaison chimique est renouée et la lentille s’éclaircit. Donc, pendant une journée chaude d’été, les lentilles ne seront pas aussi sombres que lors d’une journée ensoleillée d’hiver, alors que la température est de – 30 °C.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur la science des lentilles photochromiques, je vous suggère d’approfondir vos connaissances avant d’en faire l’achat. Les forums de discussion d’acheteurs font part d’avis partagés, qui semblent dépendre largement des conditions d’utilisation.

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*La clarté de l’argent métallique est attribuable au fait qu’en couches successives, le métal a la propriété de réfléchir toutes les longueurs d’onde du spectre de la lumière visible.

 

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

Le charbon chinois aurait freiné le réchauffement climatique

D’après l’étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), le soufre dégagé par la combustion du charbon tend à bloquer les rayons du soleil. Selon le professeur Robert Kaufmann, de l’Université de Boston, la présence de soufre a ainsi compensé au cours de la décennie écoulée l’augmentation de la concentration de gaz carbonique, principal responsable du réchauffement planétaire.

Or, entre 2003 et 2007, la consommation mondiale de charbon a augmenté de 26 %, la Chine étant à elle seule responsable des trois quarts de cette augmentation.

Selon le Pr Kaufmann, le même phénomène a été constaté dans les années d’expansion économique de l’après-1945, lorsque la consommation de charbon s’est envolée dans les pays occidentaux et au Japon. Les émissions de soufre ont augmenté très rapidement, compensant en grande partie l’effet des gaz à effet de serre, a expliqué le Pr Kaufmann.

Lorsque les pays occidentaux ont commencé à combattre la pollution par le soufre dans les années 1970, la température mondiale a recommencé à s’élever. Aujourd’hui, la Chine prend des mesures écologiques comme l’installation d’épurateurs dans ses centrales au charbon.

On constate que les températures commencent à remonter. Ça a été le cas en 2009 et en 2010 et (les mesures prises par la Chine) sont peut-être l’explication, a estimé le chercheur, dont l’étude est écrite en collaboration avec Michael Mann, membre du Groupe d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (Giec).

Les conclusions de l’étude permettent de combattre un argument des climato-sceptiques qui font valoir que la température mondiale n’a pas varié entre 1998 et 2008, alors même que les années 2005 et 2010 se sont avérées les plus chaudes jamais enregistrées à la surface du globe.

Le professeur Kauffman ne recommande pas d’émettre davantage de soufre dans l’atmosphère, faisant valoir que cet élément chimique provoque des pluies acides et nuit à la respiration.

 

(Source : AFP)

Le nucléaire propre existe-t-il?

C’est au Sommet Equinox : Énergie 2030, qui se tenait en juin dernier à l’Institut Perimeter à Waterloo, en Ontario, que Yacine Kadi, physicien au CERN, est venu présenter les pistes les plus prometteuses en terme d’énergie pour l’avenir de la planète : les énergies renouvelables (solaire, éolien et piles électrochimiques), la géothermie et le nucléaire.

Aucune grande révélation ici. Mais c’est en expliquant comment le thorium pourrait avantageusement remplacer l’uranium dans la production d’énergie nucléaire – et rendre par le fait même cette énergie plus propre et verte — que le chercheur a suscité le plus de réactions.

« Le thorium est un combustible, explique-t-il, qui produit moins de déchets toxiques. Leur durée de vie est aussi plus faible que ceux produits par l’uranium. Un autre avantage : sa capacité de production est 200 fois supérieure à celle de l’uranium et 3,5 millions de fois supérieure à celle du charbon. »

De plus, selon les chercheurs du CERN, l’utilisation du thorium en combinaison avec un accélérateur de particules permettrait de mieux prévoir le fonctionnement des réacteurs en mode critique et ainsi de s’affranchir de possibles accidents. « La réaction s’arrête d’elle-même en cas d’accidents quand on utilise du thorium, ce qui n’est pas le cas quand on utilise de l’uranium », précise le physicien.

Il n’en fallait pas plus pour faire réagir les adversaires du nucléaire. « Ce n’est jamais propre, ce n’est pas vrai », s’est insurgé Michel Duguay, chercheur en génie électrique à l’Université Laval. « Il faut mettre le thorium dans des réacteurs en marche pour que les neutrons fassent la transformation en uranium, qui lui est fissile. Mais quand il se fend, il devient aussi dangereux », clarifie le chercheur et porte-parole du mouvement Sortons le Québec du nucléaire, un organisme qui réclame la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly, la seule centrale encore en activité au Québec.

Et de conclure le directeur général au Québec de la Fondation Suzuki, Karel Mayrand : « Quand on a des catastrophes et qu’on s’expose à la problématique des déchets et à des rejets, on ne peut pas dire, même avec le thorium, qu’on a une industrie propre. »

Entretemps, la Commission canadienne de sûreté nucléaire approuvait, il y a quelques jours, la réfection de la centrale de Gentilly.

Par Godefroy Macaire Chabi / Agence Science-Presse

 

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Des diamants dans le manteau de la Terre

Les laves issues des volcans encore en activité aujourd’hui sont en très grande majorité des laves composées d’une proportion assez élevée de silice. Les andésites contiennent ainsi de 52 à 63 % en masse de silice, et sont émises par des volcans tels que le Montserrat aux Antilles, tandis que les basaltes contiennent une proportion plus faible, inférieure à 52 %, et sont de fait plus fluides.

Un autre type de lave, très rare puisque émis aujourd’hui par un seul volcan au monde, l’Ol Doinyo Lengaï en Tanzanie, possède une composition chimique et des propriétés remarquables. La carbonatite contient moins de 1 % de silice et plus de 50 % de carbonates (carbonates de calcium, de magnésium, de fer, de sodium ou encore de potassium), et se forme notamment lorsque des calcaires pénètrent dans le manteau.

Deux chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ) viennent de montrer que, au cours du chemin que suivent ces minéraux carbonés dans le manteau de la Terre, se forment des diamants. Ils ont pour cela étudié, par le biais d’expériences menées à haute pression en laboratoire, l’équilibre rédox entre les carbonates et le manteau riche en fer élémentaire. Soumis à une forte pression et à des températures élevées, les carbonates fondent et, à des pressions supérieures à 2,5 gigapascals, entraînent aussi une fusion du manteau. Le dioxyde de carbone contenu dans les carbonates fondus est alors réduit par le fer élémentaire du manteau en carbone élémentaire. Dans une zone de transition située entre 410 et 660 kilomètres de profondeur, à des pressions supérieures à 10 gigapascals, et à des températures comprises entre 1400 et 1700 °C, des diamants cristallisent. Cependant, lors de la remontée dans le manteau, les diamants sont ré-oxydés par les éléments contenant du fer III, recréant ainsi le dioxyde de carbone qui est incorporé dans des carbonates.

Cette étude a été publiée dans la revue britannique Nature [1].

 

[1] A. Rohrbach et M. W. Schmidt, « Redox freezing and melting in the Earth’s deep mantle resulting from carbon-iron redox coupling », Nature 472, 209, 14 avril 2011 : http://www.nature.com/nature/journal/v472/n7342/full/nature09899.html
[2] Communiqué de presse de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, 4 avril 2011 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/VONKX

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67190.htm

Rénovation d’un lac grâce à des géosynthétiques innovants

Les géosynthétiques DuPont™ Typar® aident à faire revivre le lac et la patinoire du Parc de la Ville à Budapest, Hongrie.

Photo DuPontTMTypar®, tous droits réservés

 

L’ancienne patinoire a été construite sur l’emplacement d’un lac naturel. La tourbe et la boue ont été retirées et le sol a été consolidé par du gravier concassé calcaire et du gravier sableux. Un lit en béton a été déposé sur le sous-sol.

 

Lors de la reconstruction du lac, qui a débuté en 2009, la dalle de béton existante a dû être retirée, le matériel inadapté excavé et toute la zone de l’ancien lac nivelée. Puis le géotextile DuPont™ Typar®[1] a été installé sur le sous-sol non homogène.

20 000 m² de DuPont™ Typar® SF37 et 6 500 m² DuPont™ Typar® SF44 ont été prescrits comme les produits les plus adaptés pour cette application. Leur fonction principale ici était de stabiliser la structure du lit du lac et de séparer le sous-sol de la base d’agrégats. Grâce à son module initial élevé, à sa haute résistance et son étirement à la charge maximale, DuPont™ Typar® SF fournit la force supplémentaire nécessaire à la base d’agrégats. Par ailleurs, le géotextile DuPont™ Typar® SF procure la résistance nécessaire aux dommages éventuels lors de la phase d’installation.

 Le béton recyclé du lit de l’ancien lac a été utilisé comme base d’agrégats. Les autres couches du lit du lac sont décrites dans le schéma ci-dessous.

   

 

Schéma 1 : Structure des couches du lit du lac

La machine à refroidissement de la patinoire de Budapest, la deuxième du genre en Europe, a été construite en 1926, peu après la construction d’une semblable à Vienne, en Autriche. La patinoire est située dans le plus grand parc de Budapest, en bordure du parc de la ville. Depuis le tout début, elle est un établissement public très populaire. En hiver, une grande surface de glace est produite par le refroidissement des machines sous le lac. En période estivale, l’espace est rempli avec de l’eau et utilisé pour la navigation de plaisance. La patinoire a été en partie reconstruite après la Seconde Guerre mondiale et agrandie en 1968. Mais le lac de plaisance et la patinoire ont vieilli et le bâtiment voisin architecturalement intéressant est devenu désuet. La reconstruction tant attendue complète de toute la région a commencé en Novembre 2005.

 Les investissements de reconstruction ont été financés par l’UE, le Fonds européen de développement régional (pour les 2/3), et co-financés par le Conseil municipal de Budapest (pour le tiers restant). Depuis sa rénovation complète, la patinoire du Parc de la Ville est devenue non seulement un centre important de sport et de loisirs, mais aussi un lieu culturel où se tiendront concerts, spectacles et autres événements. (Cet été, le Musée des Beaux-Arts de Budapest organisera une exposition de sculpture contemporaine appelée « Art sur le lac ».)

 

Par A.T

 

DuPont

 Fondée en 1802, DuPont, société de science, s’appuie sur la science pour développer des solutions propices au développement durable, essentielles pour améliorer la vie partout dans le monde, la rendre plus confortable, plus sûre et plus saine. Présente dans plus de 90 pays, DuPont offre une vaste gamme de produits et services novateurs destinés à de nombreux marchés dont l’agriculture et la nutrition, l’habitat et la construction, les communications et les transports.

Notes :

[1] Les géosynthétiques DuPont™ Typar® sont une solution mondialement reconnue pour le génie civil et les défis actuels de la construction. Depuis longtemps, les géosynthétiques DuPont™ Typar® ont prouvé que leurs performances et résistance offrent la meilleure qualité pour les travaux publics et le bâtiment. DuPont™ Typar® est un géosynthétique non-tissé en filaments de polypropylène continus, ce qui lui confère d’excellentes propriétés de traction et de perméabilité à l’eau et en fait l’un des matériaux les plus connus et utilisés pour la construction de routes, de systèmes de drainage, de toitures inversées et l’aménagement paysager.

 

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Le café technique du musée des arts et métiers

Tous les dimanches, le café technique du musée des arts et métiers (Paris 3ème) propose un brunch copieux et original, à déguster en salle ou mieux, lorsque le temps le permet, dans la cour pavée.

Le prix du brunch est couplé à un billet d’entrée au musée : l’occasion de (re)découvrir le pendule de Foucault, le laboratoire de Lavoisier, le cyclotron de Joliot-Curie, le cinématographe des frères Lumière…

Musée des Arts et Métier

60, rue Réaumur 75003 PARIS

Site internet : www.arts-et-metiers.net

Auteur : C.C.

Etude Elfe : 20 000 enfants suivis pendant 20 ans

Le 1er avril 2011 a été le top départ de l’étude Elfe consacrée au devenir de 20 000 enfants sur 20 ans. Pour la première fois, des chercheurs de tous horizons vont enfin suivre l’histoire de 20 000 enfants, nés en 2011, de leur naissance à leur 20e année. Environnement familial, économique, social et culturel : tous les aspects de la vie de l’enfant seront explorés afin d’évaluer leur influence sur son développement physique et psychologique, sa santé et sa socialisation. Il s’agira par exemple de connaître les comportements alimentaires, les inégalités sociales de santé, l’exposition à divers polluants de l’environnement ou encore l’exposition aux médias et aux nouvelles technologies :

  • À quel âge faut‐il diversifier l’alimentation ?
  • Quelle influence cela a-t‐il sur les préférences alimentaires et la santé ultérieure de l’enfant ?
  • Quels sont les effets du mode d’accueil du jeune enfant sur ses relations avec les autres enfants, son intégration à la maternelle et son acquisition du langage ?
  • Quel est l’impact des polluants présents dans notre environnement sur la santé et le développement des enfants ?
  • Quels sont les facteurs familiaux, économiques et socioculturels qui conditionnent la réussite tout au long de la scolarité ?
  • Quelle est l’influence de l’usage de l’informatique, du sport ou des activités culturelles sur le développement physique et intellectuel de l’enfant ?

Cette recherche d’envergure nationale mobilise un grand nombre de chercheurs français appartenant à de nombreuses disciplines scientifiques. Elle est pilotée par l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en partenariat avec l’Etablissement français du sang (EFS).

(Source : www.developpement-durable.gouv.fr/)

Jeux intelligents pour enfants éveillés

 Dans la catégorie « bricoleurs », plusieurs jeux se distinguent par leur qualité et leur souci de sensibiliser les enfants aux principes des énergies renouvelables. Le fabricant de jouets Buki propose trois coffrets de 6 à 22 modèles de véhicules à construire, fonctionnants à l’énergie solaire (via une pile rechargeable) ou avec un moteur à eau. Ces jeux peuvent être offerts à des enfants à partir de 8 ans, et fourniront une belle occasion pour passer un moment agréable en famille.

Côté « petits chimistes », les enfants à partir de 10 ans se passionneront pour les 150 expériences du Grand coffret chimie, toujours chez Buki. Les explications fournies dans le livret d’accompagnement sont claires et pédagogiques, sans noyer les chimistes en herbe d’explications compliquées. Pour les plus petits, le livre « Mes super expériences ! » (Editions Tana) propose des expériences chimiques et physiques faciles à réaliser par les enfants, avec de nombreuses illustrations « étape par étape ».

Les enfants adorent regarder les fourmis et les étoiles. Offrez-leur un microscope ou un télescope à leur taille pour développer leur faculté d’observation et leur intérêt pour le monde qui les entoure.
Il ne reste plus aux éditeurs qu »à vous souhaiter d’excellentes vacances avec vos enfants !

Retrouvez ces produits sur le site d’Oxybul, référence sérieuse dans le domaine des jeux d’éveil : www.oxybul.fr
 

Par D.G

La saga des Smarties bleus

Les amateurs de Smarties doivent être satisfaits. Tout au moins ceux qui ne pouvaient pas se remettre de l’élimination des pastilles de couleur bleue de cette friandise. La saga avait débuté en 2009 quand, pour répondre à la demande des consommateurs qui « …réclament un programme de vie plus sain avec moins d’ingrédients artificiels », Nestlé décida d’éliminer les colorants artificiels de ses friandises et de les remplacer par des colorants naturels.

L’inquiétude des consommateurs provenait d’études suggérant des liens entre les colorants artificiels et certaines formes de cancer. Ces liens controversés provenaient d’études lors desquelles des animaux de laboratoire avaient reçu des quantités énormes de colorants, sans aucune mesure avec celles consommées par l’humain. Ces controverses donnent lieu à des situations où la législation varie d’un pays à l’autre. Par exemple, l’amarante (rouge no 2), permise au Canada, est interdite aux États-Unis. Une autre source d’inquiétude provient du lien possible entre certains colorants artificiels et l’hyperactivité chez les enfants. À ce sujet, un groupe de consultation de la FDA avait récemment proposé qu’un avertissement soit ajouté sur l’emballage des aliments contenant des colorants artificiels. La proposition a été rejetée, sous la pression de l’industrie.

Pour Nestlé, le fait de remplacer les colorants artificiels des Smarties ne représentait pas un problème insurmontable. La compagnie avait le choix entre 24 colorants naturels (en plus des dix colorants synthétiques) qui sont autorisés par Santé Canada. À part le bleu, des substituts ont facilement été trouvés par des combinaisons de curcuma, de caramel*, de rouge de betterave, d’oxyde de titane ou d’oxyde de fer. Il pourrait sembler curieux que l’oxyde de titane, que l’on retrouve dans le fluide de correction Liquid Paper, ou l’oxyde de fer, qui est le nom chimique de la rouille, soient considérés comme des colorants « naturels ». En fait, c’est parce qu’ils se retrouvent naturellement comme minéraux dans l’environnement que la classification s’applique.

Néanmoins, malgré tous les efforts de Nestlé, aucun des colorants dits naturels n’arrivait à reproduire le bleu intense qui faisait la joie des amateurs. Ce bleu, que l’on retrouve encore dans les M&M’s, est obtenu en mélangeant deux colorants synthétiques, le bleu brillant (bleu no 1) et l’indigotine (bleu no 2). Ce dernier, le même qui colore nos jeans, est intéressant parce que la molécule est naturellement présente dans la plante, l’indigo. Mais comme le colorant lui est préparé en laboratoire, il ne peut pas être considéré comme « naturel ».

Finalement, en mai 2010, les Smarties bleus ont refait leur apparition sur le marché canadien. En quantité très restreinte, il faut le dire. Bien que la photo de publicité de Nestlé ci-contre montre plusieurs pastilles bleues, je n’en ai personnellement trouvé qu’une dans le paquet que je m’étais procuré ! Mais, pour moi, le mystère des Smarties bleus reste entier quant au colorant de remplacement utilisé. En Grande-Bretagne, la compagnie utilise des extraits produits par une bactérie : la spiruline. Toutefois, celle-ci n’est pas permise au Canada. D’après les représentants canadiens de Nestlé, le bleu proviendrait d’extraits de chou rouge. Ce dernier est un indicateur naturel qui change de couleur en fonction de l’acidité. Et en milieu basique, condition que l’on retrouve dans les Smarties, la couleur vire au bleu. Toutefois, le chou rouge n’apparaît pas non plus dans la liste des colorants naturels permis au Canada.

La saga des Smarties bleus me fait penser à celle de la margarine. Finalement, après des années de controverse, les Québécois ont le droit d’avoir de la margarine de la même couleur qu’ailleurs au Canada. Ici, au Québec, les producteurs laitiers s’y opposaient, pour protéger leur marché du beurre. L’ironie est que le beurre lui-même est coloré pendant les mois d’hiver, lorsqu’il est normalement presque blanc. En été, les vaches mangent de l’herbe qui contient du bêtacarotène, qui donne de la couleur au beurre.

Pour moi, outre les risques hypothétiques de cancer et d’hyperactivité chez les enfants, une des raisons principales qui devrait nous inciter à limiter notre consommation de colorants, tant artificiels que naturels, est le fait qu’ils sont surtout utilisés dans des aliments dont les qualités nutritionnelles laissent à désirer. Plutôt que de simplement inscrire le terme « colorant » sur l’emballage d’un produit, un premier pas dans la bonne direction serait d’identifier par leur nom les colorants utilisés. À ce sujet, Santé Canada vient de terminer une consultation auprès des groupes concernés. Les conclusions de cette consultation promettent d’être intéressantes. À présent, la tartrazine, un allergène pour certains individus, est le seul colorant mentionné par son nom.

 

* Avec plus de 200 000 tonnes consommées chaque année et 90 % des parts du marché, le caramel est le colorant alimentaire le plus utilisé. Cette popularité s’explique notamment par sa présence dans de nombreuses boissons gazeuses.

 

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

DIAPORAMA – La supercar hybride C-X75 de chez Jaguar, bientôt produite

Dévoilé sous la forme d’une GT électrique rechargeable lors du Mondial de l’Automobile de Paris, le C-X75 de série sera animé par un moteur à essence de cylindrée réduite et à haute pression de suralimentation, couplé à deux puissants moteurs électriques montés au niveau de chaque train roulant. Le C-X75 sera produit en série limitée à 250 exemplaires au Royaume-Uni. Jaquar annonce un prix compris entre 700 000 et 900 000 £ selon les marchés et les taxes en vigueur.

[1/5]

Le design extérieur du C-X75 de série reprendra la forme tubulaire d’un fuselage d’avion, les proportions sportives, le profil élancé et surbaissé, des passages de roue proéminents et les lignes sculptées du concept.

[2/5]

Disposant d’une motorisation hybride et d’une transmission intégrale, le C-X75 est capable de rouler en mode tout électrique pendant plus de 50 kilomètres. Le C-X75 affiche des émissions de CO2/km de 99 g.

[3/5]

Le constructeur britannique annonce un 0 à 60 mph (96.56 km) en moins de 3 secondes, un 0 à 100 mph (160.934 km) en moins de 6 secondes et une vitesse de pointe de plus de 200 mph (321.87 km) pour le C-X75 à transmission intégrale de série.

[4/5]

Pour développer le C-X75, Jaguar fera appel à Williams F1 et à son expertise technique dans des domaines de l’aérodynamique, des matériaux composites en fibres de carbone et les technologies hybrides.

[5/5]

Comme le concept électrique présenté en 2010, le C-X75 est doté d’un châssis léger en fibres de carbone.

 

 

(Source : http://www.latribuneauto.com)

REACH : les news du mois de JUIN (2/2)

Nouvelles offres d’emploi à l’ECHA

14/06/2011
L’ECHA a publié une nouvelle offre d’emploi le 14/06 et une seconde le 22 juin. Pour les consulter et postuler :
http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp

Entrée en application du nouveau règlement sur les produits phytopharmaceutiques

15/06/2011
Le règlement européen n° 1107/2009 du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché de des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE est entré en application le 14 juin 2011. Plusieurs règlements d’application l’accompagnent, qui s’appliquent depuis la même date (exigences en matière de données applicables aux substances actives, en matière de données applicables aux produits phytopharmaceutiques, en matière d’étiquetage, principes d’évaluation et d’autorisation des produits phytopharmaceutiques).
Plus d’information sur :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF

Consultation publique sur l’inclusion de nouvelles substances sur la liste candidate

15/06/2011
L’ECHA lance une consultation publique sur son projet de recommandation de treize nouvelles substances à intégrer à la liste candidate pour l’autorisation. Les substances concernées sont le trioxyde de chrome, l’acide chromique et ses oligomères / l’acide dichromique, le dichromate de sodium, le dichromate de potassium, le dichromate d’ammonium, le chromate de potassium, le chromate de sodium, le trichloroéthylène, le sulfate de cobalt(II), le dichlorure de cobalt, le dinitrate de cobalt(II), le carbonate de cobalt(II) et le diacétate de cobalt(II).
La date limite pour les parties intéressées pour soumettre des commentaires est le 14 septembre 2011.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_26_public_cons_inclusion_of_susb_in_auth_list_en.asp

Le comité d’évaluation des risques (RAC) adopte 10 avis scientifiques

15/06/2011
Le Comité d’évaluation des risques (RAC) a adopté des avis sur les huit propositions pour la classification et l’étiquetage harmonisés à travers l’Europe et deux avis sur les propositions de restriction lors de sa 16ème réunion, tenue 7-10 Juin 2011 à Helsinki.
Ces avis concernent le white spirit, le chloroforme, la bifenthrine, les produits de réaction du 2,4,4-trimethylpent-1-ene et du 2,4,4-trimethylpent-2-ene, l’aluminium-magnesium-zinc-carbonate-hydroxide, les produits de réaction de l’indoxacarb (S) et de l’indoxacarb (R), le flufenoxuron, l’acétate de vinyle, 5 composés du phényl mercure, les émissions du mercure et le mercure dans les appareils de mesure.
Retrouvez tous les détails sur :
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_27_rac_adopts_ten_scientific_opinions_en.asp

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 28 nouvelles substances concernées

16/06/2011
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • chloroacétate de sodium (N° CAS : 3926-62-3 et N° CE : 223-498-3)
  • acide chloroacétique (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3 (N° CAS : 79-11-8 et N° CE : 201-178-4)
  • tricfloroacetate de sodium (TCA) (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3 (N° CAS : 650-51-1 et N° CE : 211-479-2
  • acide trichloroacétique (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3 (N° CAS : 76-03-9 et N° CE : 200-927-2)
  • éthylenediaminetétraacétate de tétrasodium (N° CAS : 64-02-8 et N° CE : 200-573-9)
  • hydrogénoéthylenediaminetétraacétate de triammonium (N° CAS : 15934-01-7 et N° EC : 240-073-8)
  • éthylenediaminetétraacétate de tétraammonium (N° CAS : 22473-78-5 et N° CE : 245-022-3)
  • carbone activé (squelette haute densité (N° CE : 931-328-0)
  • produits de réaction du 2-tert-butyl-4,6-dimethylphenol et du 4-tert-butyl-2,5-dimethylphenol (N° CE : 911-254-5)
  • diisobutyrate de 1-isopropyl-2,2-diméthyltriméthylène (N° CAS : 6846-50-0 et N° CE : 229-934-9)
  • N-(C16-C18)alkyl(C16-C18)alkane-1-amine (N° CE : 629-721-4)
  • peroxyde de dibenzoyle (N° CAS : 94-36-0 et N° CE : 202-327-6)
  • perbenzoate de tert-butyle (N° CAS : 614-45-9 et N° CE : 210-382-2)
  • nitrate d’argent (N° CAS : 7761-88-8 et N° CE : 231-853-9)
  • acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de benzylalkyles en C7-9, ramifiés et droits (N° CAS : 68515-40-2 et N° CE : 271-082-5)
  • phtalate de benzyle et de 3-isobutyryloxy-1-isopropyl-2,2-diméthylpropyle (tests proposé avec l’acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de benzylalkyles en C7-9, ramifiés et droits – N° CE : 271-082-5) (N° CAS : 16883-83-3 et N° CE : 240-920-1)
  • peroxyde de bis(α,α-diméthylbenzyle) (N° CAS : 68515-40-2 et N° CE : 271-082-5)
  • 8,9,10-trinorborn-2-ène (N° CAS : 498-66-8 et N° CE : 207-866-0)
  • acide isobutyrique, monoester avec 2,2,4-triméthylpentane-1,3-diol (tests proposé avec diisobutyrate de 1-isopropyl-2,2-diméthyltriméthylène – N° CE : 229-934-9) (N° CAS : 25265-77-4 et N° CE : 246-771-9)
  • acide edetique (test propose avec le Na2H2EDTA) (N° CAS : 60-00-4 et N° CE : 200-449-4)
  • dihydrogénoéthylenediaminetétraacétate de disodium (tests proposés avec le Na2H2EDTA) (N° CAS : 139-33-3 et N° CE : 205-358-3)
  • pentane-1,2-diol (N° CAS : 5343-92-0 et N° CE : 226-285-3)
  • 3-hydroxy-2-(hydroxyméthyl)-2-méthylpropionaldéhyde (N° CAS : 18516-18-2 et N° CE : 242-393-3)
  • 1,2,3,4-tétrahydronaphtalène (N° CAS : 119-64-2 et N° CE : 204-340-2)
  • 2-méthylpentane-2,4-diol (N° CAS : 107-41-5 et N° CE : 203-489-0)
  • Alcènes C11-12, produits d’hydroformylation (N° CE : 932-235-8)
  • 2,4,6-tris(2,4,6-tribromophenoxy)-1,3,5-triazine (N° CAS : 25713-60-4 et N° CE : 426-040-2)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 1er août 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

Avis du Comité pour l’analyse socio-économique SEAC)

17/06/2011
Lors de sa réunion à Helsinki du 14 au 16 Juin 2011, le Comité pour l’analyse socio-économique (SEAC) a adopté l’avis concernant le restriction du fumarate de diméthyle (DMFu) dans les articles et a donné son accord sur les projets d’avis relatifs aux restrictions du mercure dans les appareils de mesure et les composés de phénylmercure.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_14_seac_20110617_en.asp

Seconde consultation publique pour la restriction du mercure dans les appareils de mesures et des composés su phénylmercure

17/06/2011
L’ECHA lance deux appels à commentaires. Le premier concerne une proposition de restriction concernant la fabrication, la mise sur le marché et l’utilisation de cinq composés de phénylmercure. Le second concerne une proposition restreignant la mise sur le marché du mercure dans plusieurs appareils de mesure qui sont utilisés en milieu industriel et professionnel. La date limite pour les commentaires sur les deux propositions est le 16 août 2011.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_28_public_consultation_phenylmercury_mercury_en.asp

 

De nouvelles substances sur la liste candidate

20/06/2011
Sept nouvelles substances ont été ajoutées à la liste candidate pour l’autorisation. Les substances concernées sont :

  • le dichlorure de cobalt (N° CE : 231-589-4 et N° CAS : 7646-79-9)
  • l’acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de dialkyles ramifiés en C6-8, riches en C7 (N° CE : 276-158-1 et N° CAS : 71888-89-6)
  • le 1,2,3-Trichloropropane (N° CE : 202-486-1 et N° CAS : 96-18-4)
  • le 1-méthyl-2-pyrrolidone (N° CE : 212-828-1 et N° CAS : 872-50-4)
  • l’hydrazine (N° CE : 206-114-9 et N° CAS : 302-01-2 / 7803-57-8)
  • l’acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de dialkyles en C7-11, ramifiés et droits (N° CE : 271-084-6 et N° CAS : 68515-42-4)
  • le chromate de strontium (N° CE : 232-142-6 et N° CAS : 7789-06-2)
  • l’acétate de 2-éthoxyéthyle (N° CE : 203-839-2 et N° CAS : 111-15-9)

Les entreprises fabricant ou important ces substances ou des articles contenant ces substances doivent vérifier leurs obligations.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_15_svhc_candidate_list_en.asp

L’ECHA et le gouvernement japonais travaille ensemble

20/06/2011
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et l’Industrie (METI), le ministère de la Santé, du Travail et de protection sociale (MHLW), le ministère de l’Environnement (MEO) et l’Institut national de technologie et d’évaluation (NITE) renforcent leurs relations dans le domaine de la sécurité des produits chimiques.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_16_soi_japan_20110620_en.asp

Réservez la date du 23 septembre 2011

22/06/2011
La Commission européenne, en coopération avec l’ECHA, organise une conférence sur REACH le 23 Septembre 2011 dans le bâtiment Charlemagne de la Commission européenne à Bruxelles. La conférence sera axée sur les résultats de la première phase d’enregistrement et sur la façon d’améliorer la seconde phase d’enregistrement prévue pour la fin mai 2013.

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 2 nouvelles substances concernées

23/06/2011
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur une substance pour éviter les tests inutiles sur les animaux. La substances concernée est l’aluminium tris(dialkylphosphinate).
Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 8 août 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

La FAQ sur REACH mise à jour

23/06/2011
L’ECHA a mis à jour la FAQ sur REACH (version 4). Cette FAQ reprend les principales questions posées dans la mise en place de REACH. Cette FAQ est disponible sur :
http://echa.europa.eu/reach/reach_faq_en.asp

Nouveau portail d’information pour la mise en application de REACH

28/06/2011
Les responsables de la mise en application de REACH et de CLP peuvent désormais accéder à des données d’enregistrement grâce à un nouveau portail conçu pour eux. Ce portail d’information leur permet de rechercher des informations clés que les entreprises ont fournies dans leurs dossiers.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_18_ripe_20110628_en.asp

Mise à jour de la FAQ relative à l’enquête

28/06/2011
L’ECHA a mis à jour la FAQ relative à l’enquête qui a été menée et l’a complétée d’une nouvelle section sur l’identification des substances. Le document révisé couvre plusieurs sujets qui se sont avérés difficiles pour les enquêteurs.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_29_inquiry_qa_20110628_en.asp

L’ECHA publie un guide synthétique sur les exigences des substances présentes dans les articles

29/06/2011
L’ECHA a publié une nouvelle version du guide sur les exigences relatives aux substances présentes dans les articles. Le document est maintenant disponible sur le site de l’ECHA.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_30_guidance_nutshell_sia_20110629_en.asp

 

Deux importants rapports publiés

30/06/2011
L’ECHA a publié deux rapports majeurs sur le fonctionnement des règlements REACH et CLP et sur la mise en œuvre et l’utilisation de méthodes d’essai non animale et les stratégies de test. Les rapports qui sont fondés sur l’art 117 de REACH ont été soumis à la Commission européenne et sont maintenant disponibles sur le site de l’ECHA. De brefs résumés des deux rapports en 22 langues et des entrevues vidéo avec Jukka Malm, directeur des affaires réglementaires; Leena Ylä-Mononen, Directeur de l’évaluation et Norbert Fedtke, Chef d’Unité d’évaluation II, ont également été publiés.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_19_art117_reports_20110630_en.asp
 

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

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  • Actualités du 15 au 30 septembre 2010

Et aussi :

Revue du Web : les vidéos de la semaine

Cette semaine, un obus de tank en slow-motion, une vidéo impressionnante de la Terre filmée par des astronautes, une technique chirurgicale spectaculaire (la rotation-plastie) et enfin un gadget totalement inutile (quoique…).

Un obus de Tank russe en slow-motion :

Pour commencer, voici deux vidéos, prises sous deux angles de vues différents, d’un char russe de type T90 tirant un obus de 125 millimètres. Ces vidéos, très saissantes, ont été prises à l’aide d’une caméra filmant près de 1 8000 images par seconde et qui, une fois passées au nombre d’images normal par seconde, donnent ce slow-motion saisissant, permettant de bien distinguer l’obus sortant du canon. Les T90 sont uniquement la propriété des armées russe, algérienne et indienne.

 

 

La Terre vue du ciel (en fait, de bien plus haut) :

Voici une vidéo de la NASA, compilant des prises de vues des astronautes de l’ISS (Station Spatiale Internationale), commençant par une vue de la navette spatiale américaine Atlantis, dernière navette opérationnelle américaine avant sa toute dernière mission le 8 juillet prochain, et sa mise à l’arrêt. On y voit aussi bien la côte namibienne, la Sicile, la péninsule volcanique du Kamtchatka (Russie), que Madagascar, le Grand Lac Salé dans l’état américain de l’Utah ou encore le très impressionnant ouragan Florence. À regarder en haute définition.

La « Rotation-plastie » :

La rotation-plastie est une technique chirurgicale pour le moins peu banale car peu utilisée, bien que connue depuis les années 1950, notamment ce qu’on appelle la « plastie de Van Nes ». Cet acte chirurgical comprend une semi-amputation de la jambe (uniquement la partie entourant le genou est enlevée), où la partie inférieure de la jambe est tournée à 180 degrés, puis rattachée à la cuisse. La cheville sert alors d’articulation de genou, offrant une fonctionnalité accrue, notamment dans le cas de l’installation d’une prothèse. Il n’est peut-être pas simple de visualiser ce que cela représente, sans avoir vu la vidéo qui suit. Outre un schéma explicatif, on y voit Shanna, une jeune Américaine ayant subi une rotation-plastie, faisant du sport (course, natation, etc…) à l’aide d’une prothèse de jambe. La vidéo peut être dérangeante pour les plus sensibles d’entre vous.

 

Le gadget (inutile ?) : une prothèse nasale…

Et pas n’importe quel type de prothèse nasale… Elle permet à son utilisateur de naviguer sur tout type de technologie à écran tactile, de type smartphone par exemple, en se servant de la prothèse comme d’un stylet.

Finger-nose stylus for touchscreen technology from Dominic Wilcox on Vimeo.

Par Rahman Moonzur

Catastrophe de Fukushima : la décontamination reprend

Reprise de la décontamination

Alors que l’usine de décontamination des eaux radioactives provenant de la centrale de Fukushima, au nord-est du Japon, avait du être arrêtée au bout de seulement cinq heures de fonctionnement, le 17 juin, l’électricien japonais Tokyo Electric Power (Tepco) a annoncé lundi que le traitement et le recyclage de l’eau contaminée venait de reprendre. Connectée à la centrale par le système de refroidissement, cette usine a pour délicate mission de traiter, de décontaminer et de recycler, en l’utilisant à nouveau pour le refroidissement, près de 100 000 tonnes d’eau très radioactive. Cette eau, qui s’accumulait sur le site de la centrale, empêche notamment les ouvriers de travailler correctement, qui œuvrent pour rétablir le système de refroidissement. Construite en collaboration avec le Français Areva, elle devrait pouvoir être à même de traiter 1 200 tonnes d’eau radioactive par jour.

3 millisieverts dans de l’urine

Le Japan Times rapporte que plus de 3 millisieverts ont été trouvés dans les échantillons d’urine d’une quinzaine de personnes habitant près de la centrale, mais en dehors de la zone d’exclusion (entre 30 et 40 km le cas échéant). Les recommandations de ne pas manger de légumes, ou plus largement de produits contaminés semblent nécessaires, mais dérisoires. Pour aider les populations, des dosimètres vont être distribués en septembre aux enfants de la région, les enfants étant particulièrement sujets aux effets néfastes de la radioactivité. La coordination et la gestion de crise seront assurés par deux nouveaux ministres fraichement nommés. L’un sera chargé de la reconstruction, gageure après le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars, l’autre sera chargé de la crise nucléaire en cours. Ils ne seront pas trop de deux…

Par Rahman Moonzur

Déjà paru :

Une possible révolution dans la fabrication des panneaux solaires

Une équipe de l’Université de l’Oregon en partenariat financier avec le département de l’énergie des États-Unis et l’Institut Daegu Gyeongbuk des Sciences et des Technologies en Corée du Sud ont mis au point une technologie qui pourrait permettre de fabriquer des panneaux solaires en utilisant la technique d’impression par jet d’encre. Les cellules photovoltaïques ayant les plus hauts rendements sur le marché utilisent un alliage dit CIGS pour « cuivre, indium, gallium et sélénium ». Cet alliage est issu de la chalcopyrite, une espèce minérale conductrice d’électricité.

Les ingénieurs ont réussi à créer une encre à base de chalcopyrite, qui peut directement être imprimée sur un support. Premièrement, cette nouvelle technologie permettrait de réduire de 90 % la quantité de déchets produits avec les technologies actuelles. De plus, certains métaux lourds utilisés comme l’indium sont rares et difficiles à exploiter. Conséquemment, le fait de réduire sensiblement la quantité de déchets produits réduirait sensiblement les coûts de production. Deuxièmement, une couche de CIGS de 1 à 2 microns peut capter la même énergie solaire qu’une cellule photovoltaïque de 50 microns à base de silicium.

La nouvelle technique à jet d’encre permettrait de créer des cellules possédant un facteur de conversion de l’énergie de l’ordre de 12 %, un très bon rendement compte tenu de la finesse des futurs panneaux. Une des applications les plus prometteuses serait le fait de pouvoir littéralement « imprimer » les matériaux composant les toitures avec cet alliage.

Une révolution est en marche dans le monde des cellules photovoltaïques.

 

Par Jérémy Bouchez / Agence Science-Presse

Un réseau électrique intelligent ambitieux dans le nouvel éco-quartier de Stockholm

L’ éco-quartier de 236 hectares, dont les travaux ont débuté fin mai et devant accueillir ses premiers habitants fin 2012, abritera 10 000 résidences intelligentes (faibles consommation énergétique et émissions de carbone par habitant) et environ 30 000 bureaux.

Le réseau intelligent prévu sera le plus ambitieux à ce jour et visera à optimiser l’utilisation des ressources au bénéfice de tous. Il aura, entre autres, les caractéristiques suivantes :

  • un système de distribution en kilovolts : l’électricité sera distribuée en kilovolts et les foyers seront pourvus de transformateurs pour abaisser la tension à des niveaux utilisables ;
  • un ajustement dynamique de fréquences pour le port pour s’adapter aux différentes origines des navires ;
  • une demande flexible : les consommateurs seront avertis un jour à l’avance du prix et des émissions de carbone potentielles de leur future consommation et pourront alors (éventuellement par le biais d’un thermostat intelligent) planifier leur stratégie énergétique pour le jour suivant ;
  • le réseau de chauffage sera couplé au réseau d’électricité pour une meilleure efficacité ;
  • – 30 % de l’énergie sera produit localement, principalement de source solaire avec un système de stockage.

Comme dans la plupart des projets de réseaux intelligents, la technologie utilisée est connue et existe déjà. Le défi repose principalement sur l’intégration des différentes composantes ainsi que sur l’adhésion des consommateurs et des marchés à des concepts nouveaux tels que celui des prix dynamiques.

Ce projet réunit de très nombreux acteurs : on peut citer à titre d’exemple les entreprises Fortum et ABB, de nombreux centres de recherche (Bygg Vesta, Interactive Institute, KTH…) et la ville de Stockholm.

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67123.htm

 

Déjà paru :

La simulation numérique, moteur de l’innovation ?

La simulation numérique est un outil de prototypage virtuel accélérant les processus de création et d’optimisation. Que cela concerne l’amélioration d’un procédé en fonction de nouvelles normes, la mise au point d’un produit pour un nouveau marché, un regard plus pointu sur un phénomène physique. Avec une prise en compte toujours plus grande des interactions entre physiques parce que le monde est … multiphysique.

Insérer un dispositif de mesure, comme un capteur capacitif, dans un outillage, implique de préciser l’influence de l’environnement mécanique (écrantage, déformation) sur la mesure électromagnétique. Etudier la pérennité d’un stockage profond de déchets nucléaires conduit à simuler les fuites radioactives en cas de fracture dans la roche. Refroidir l’alimentation d’un dispositif électronique concerne la simulation de la source de chaleur (batterie ou pile à combustible) et de la façon dont la chaleur se dissipe, en interaction avec la structure mécanique.

Pour analyser un procédé ou un produit, il est courant de se focaliser sur un aspect des phénomènes en jeu (une seule physique). Avec l’hypothèse que les autres physiques n’ont pas ou peu d’influence (température, fatigue, attaques chimiques, vibrations, humidité par exemple). C’est souvent correct: on est dans un régime où c’est le cas (pièce métallique à telle température de fonctionnement). Et c’est d’ailleurs le but des prototypes de vérifier l’adéquation entre les objectifs initiaux et le résultat concret.

La simulation intervient à ce niveau parce que c’est un outil inégalable pour rester compétitif. Véritable laboratoire virtuel, l’outil idéal s’insère dans la chaine de conception et s’adapte à la problématique. Il doit incorporer les géométries issues des logiciels de CAO et les données matériaux. Bien plus, il doit être capable de simuler une physique particulière, ou plusieurs avec leurs couplages en fonction de l’évolution des idées à tester. La paramétrisation totale du modèle (géométries, matériaux, physiques) est nécessaire pour déterminer l’optimum de fonctionnement. Enfin, l’interface s’adapte à des utilisateurs de niveaux différents, du néophyte à l’expert, pour faciliter la coopération et les échanges.

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Un implant neurologique qui active et désactive les souvenirs

Des scientifiques de Wake Forest University (Caroline du Nord) et de l’Université de Californie de Sud (USC) ont conçu un implant cérébral utilisé sur des rats de laboratoire qui a permis de rétablir des souvenirs auparavant perdus [1,2]. En utilisant cet implant électronique qui reproduit les signaux neuronaux de la mémoire préalablement enregistrés, les scientifiques de ces deux équipes ont réussi à rendre des éléments de mémoire aux rats, après qu’ils les aient perdus.

Ces résultats, cruciaux dans le développement de dispositifs neuro-prosthétiques, devraient permettre dans le futur proche de soigner les déficits de mémoire liés aux maladies neurodégénératives, aux accidents vasculaires cérébraux et aux autres lésions cérébrales.

Identification des zones responsables de l’enregistrement de nouvelles informations

Dans une série d’expériences, Sam Deadwyler et son équipe du département de physiologie et pharmacologie à Wake Forest University ont entraîné 45 rats pour qu’ils se rappellent lequel de deux leviers rétractables devait être actionné pour recevoir de l’eau. Cette cohorte d’animaux voyait d’abord apparaître l’un des deux leviers. Puis, après avoir été distraits, les rats devaient toucher l’autre levier pour être récompensés. Les tests répétés ont permis aux rats de comprendre la règle générale. Dans chaque essai, l’animal doit se rappeler quel levier est apparu en premier afin de pousser l’autre levier pour être récompensé par de l’eau.

Lors des essais, les chercheurs de Wake Forest ont enregistré des changements d’activité entre deux grandes divisions internes de l’hippocampe du rat : les sous-régions CA1 et CA3. Ces deux structures communiquent ensemble lorsque le cerveau emmagasine et stocke de nouvelles informations. Afin d’étudier les souvenirs des rats, de minuscules électrodes reliant ces deux sous-régions ont été implantées et les signaux échangés ont été enregistrés par ordinateur.

Mise en place de l’implant après avoir neutralisé les zones CA1 et CA3

Après avoir été enregistrées, les interactions neuronales entre CA1 et CA3 ont été bloquées par prise médicamenteuse. Sans CA1 et CA3 connectés, les rats ne se rappelaient pas quel levier pousser pour recevoir de l’eau. Une fois assurées que les sous-parties responsables de la mémoire ne correspondaient plus naturellement l’une avec l’autre, les équipes ont installé l’implant afin de connecter les deux sous-parties et ont reproduit les données auparavant enregistrées. Grâce à ce système artificiel hippocampique reproduisant les interactions entre CA1 et CA3 enregistrées auparavant, les rats ont retrouvé leur mémoire.

De plus, les chercheurs ont ensuite montré que si l’implant et ses électrodes associées étaient implantés sur un rat ne présentant pas de problème de mémoire, le dispositif peut renforcer ou améliorer leur capacité de mémoire.

Débouchés et application chez l’homme

Encore loin d’être testé chez l’homme, l’implant démontre pour la première fois que les fonctions cognitives peuvent être améliorées et retrouvées grâce à un appareil qui imite l’activité des neurones. Ces dernières années, les neurosciences ont connues un grand essor puisque des implants ont été mis au point pour permettre à des personnes paralysées de déplacer des prothèses robotisées voire un curseur d’ordinateur par une suggestion mentale pour activer l’usage d’un appareil [3,4,5,6]. Récemment le professeur Yoon, du département d’ingénierie électrique et informatique de l’université du Michigan [7] a développé un implant appelé BioBolt qui ne pénètre pas le cortex et est complètement recouvert par la peau afin de réduire le plus possible le risque d’infection. C’est vers cette technique d’intégration qu’évolueront les implants neurologiques.

Grâce à la technologie sans fil et aux puces informatiques, ce système pourrait être aisément adapté pour une utilisation humaine. Mais un certain nombre d’obstacles techniques et théoriques persistent :

  • l’implant doit tout d’abord enregistrer une trace de mémoire avant son amplification,
  • ces signaux, chez l’homme, pourraient être trop faibles pour être enregistrés,
  • le système neuronal humain est complexe et implique d’autres zones du cerveau que CA1 et CA3.

Pourtant, la restauration de certains souvenirs (par exemple : retrouver le prénom d’un proche ou la localisation d’un objet) pourrait aider au quotidien les personnes atteintes de perte de mémoire. Avec certains souvenirs retrouvés et réactivés, elles gagneraient en autonomie et éviteraient un placement dans des structures spécialisées.

Daryl Kipke, professeur de bioingénierie à l’Université du Michigan qui n’était pas impliqué dans les recherches pense que « c’est très impressionnant d’arriver à ce niveau de recherche, compte tenu de nos connaissances actuelles de la neurotechnologie. Ces études ne sont qu’un début en ce qui concerne l’exploitation des interactions existantes dans le cerveau, mais cette expérience montre l’énorme potentiel des neurosciences et de leurs technologies » [2].

 

[1] T. W. Berger, R. E. Hampson, D. Song, A. Goonawardena, V. Z. Marmarelis and S. A Deadwyler « A cortical neural prosthesis for restoring and enhancing memory », Journal of Neural Engineering, 15 juin 2011, 8(4):046017 (Parution en ligne).
[2] B. Carey, « Memory Implant Gives Rats Sharper Recollection », New York Times, 17 juin 2011.
http://www.nytimes.com/2011/06/17/science/17memory.html?_r=3
[3] M. Velliste, S. Perel, M. C. Spalding, A. S. Whitford and A. B. Schwartz « Cortical control of a prosthetic arm for self-feeding », Nature,19 juin 2008, 453, p. 1098-1101.
[4] W. Wang, S. S. Chan, D. A. Heldman, and D. W. Moran « Motor Cortical Representation of Hand Translation and Rotation during Reaching », The Journal of Neuroscience, 20 janvier 2010, 30(3), p. 958-962.
[5] E. C. Leuthardt, G. Schalk, J. Roland, A. Rouse and D. W. Moran « Evolution of brain-computer interfaces: going beyond classic motor physiology », Neurosurgical Focus, juillet 2009, 27(1):E4.
[6] T. Isa, E. E. Fetz and K. R. Müller « Recent advances in brain-machine interfaces. » Neural Networks, novembre 2009, 22(9), p. 1201-1202.
[7] Article « Noninvasive brain implant could someday translate thoughts into movement »sur Eurekalert, 16 juin 2011. http://www.eurekalert.org/pub_releases/2011-06/uom-nbi061511.php

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67160.htm

Sojasun inaugure son éolienne

Installée sur le site de production de Sojasun à Châteaubourg, à côté de Rennes, l’éolienne a été construite sur un ancien site de moulins à vent, propice à un fonctionnement optimal.  D’une hauteur de plus de 80 mètres, l’éolienne est dôtée d’une puissance de 0,8 Mw, l’équivalent de la consommation électrique de 550 habitants par an. Sojasun est l’un des premiers industriels de l’agro-alimentaire à bénéficier d’une éolienne d’une telle ampleur. L’objectif ? Permettre à l’entreprise de couvrir une partie de sa consommation d’électricité par la production de 10 % d’énergie renouvelable dans la fabrication de ses yaourts, desserts et boissons au soja.

Selon Olivier Clanchin, président de Triballat Noyal, « Depuis plus de 15 ans, l’entreprise œuvre pour réduire sa consommation d’énergie. La mise en place de l’éolienne sur le site de Sojasun s’inscrit dans cette logique de continuité. Ainsi, dans le cadre de notre démarche développement durable baptisée « green attitude », nous tenons compte d’un ensemble de préoccupations environnementale, économique et sociale, en cohérence avec nos produits et nos valeurs. »

De mulitples défis énergétiques

En plus de la crise énergétique, une des raisons qui a motivé Sojasun a investir dans l’éolien est la forte dépendance énergétique de la Bretagne qui est l’une des plus importantes de France. En effet, en 2009, la région n’a produit que 7,4 % de l’électricité qu’elle a consommée. Et pourtant, la consommation de produits pétroliers et d’électricité y est plus importante que sur le reste du territoire. Elle est donc d’autant plus vulnérable aux coupures d’électricité, notamment en période de pointe.

Ce gain en indépendance énergétique doit permettre à Sojasun d’assurer non seulement la fabrication de ses produits alimentaires sans risque de coupure d’electricité prolongée mais également d’optimiser sa consommation grâce à l’utilisation d’énergie renouvelable.

MoMath, le futur musée des mathématiques

Glen Whitney n’est pas de ceux qui pensent que les mathématiques n’ont pas leur place dans un musée. Ou qu’un musée consacré aux « sciences » couvrant des sujets mathématiques puissent suffire. Il veut même rendre les mathématiques attractives et ludiques. Pour ce faire, il a décidé d’investir un espace en plein cœur de Manhattan, à New-York, pour en faire un musée entièrement dédié aux maths, passant de la géométrie aux nombres, épousant aussi d’autres notions.

La fermeture en 2006 du précédent musée des mathématiques, le musée Goudreau, à Long Island, l’incite à se lancer dans l’aventure. Aidé en cela par une somme rondelette qu’il a réussi à lever – 22 millions de dollars, dont 2 millions provenant de Google, le reste provenant de donateurs individuels ou de fonds d’investissements – il espère tirer profit de son expérience du « Math Midway », une exposition itinérante qu’il a développé avec son équipe et ayant rencontré un certain succès dans quelques villes américaines.

Cet ancien professeur de mathématiques, après avoir fait ses études à l’université de Harvard et à l’université de Californie, enseigna à l’université du Michigan, pour finir chez un fonds d’investissement privé. Il voit en ce musée un outil de promotion de la discipline, un outil pédagogique, pour les plus jeunes comme pour les plus grands, ainsi qu’un moyen de s’ouvrir l’esprit, ou de le nourrir, passant d’applications relativement simples à l’éponge de Menger. Il espère aussi changer l’image ennuyeuse que peuvent avoir les maths pour un très grand nombre de personnes. Reste à savoir si le monde est prêt à accueillir un tel musée…

Par Rahman Moonzur

 

Déjà paru :

Les noms interdits en .fr bientôt débloqués

Une des modifications majeures concerne l’accès à des dizaines de milliers de termes précédemment interdits et réservés : des expressions correspondant à des crimes, des infractions, des organismes internationaux, des pays, des professions réglementées, des protocoles Internet, des mots de la santé, des structures, des valeurs, des termes étatiques, tout comme les 36 682 noms de communes.

Or, tous ces termes peuvent se révéler fort intéressants. Dior pourrait déposer poison.fr, Longchamp acquérir longchamp.fr (un village des Vosges), La Poste faire main basse sur cheminot.fr (une commune en Moselle). Une concurrence exacerbée pourrait même voir le jour sur les noms communs comme bar.fr, bouteille.fr…

Un décret pour définir l’intérêt légitime

Mais attention, l’accès à ces .fr débloqués ne se fera pas à la hussarde. L’Association française pour le Nommage Internet en Coopération (Afnic) attend la parution d’un décret passé devant le Conseil d’Etat le 21 juin, dont la publication doit intervenir avant le 30 juin 2011.

Ce décret donnera la définition de deux notions clés : l’intérêt légitime et la mauvaise foi. Ces éléments seront étudiés pour chaque attribution. Dans un forum organisé à ce sujet, l’Afnic a précisé « qu’un intérêt légitime peut être un droit (raison sociale, marque, nom patronymique) mais également un intérêt plus personnel (site, services, etc.) »

Techniquement, les demandes pour ces .fr particuliers se feront auprès des bureaux d’enregistrement (registrar) qui demanderont un code d’autorisation auprès de l’Afnic via un formulaire en ligne dans leur extranet. D’après l’Afnic, « ce formulaire sera assez simple mais suffisamment étayé par des informations susceptibles de permettre l’attribution sans demander de pièces complémentaires, ni signature. Le bureau d’enregistrement disposera d’un délai pour fournir les pièces complémentaires nécessaires. Le site de l’Afnic proposera un tableau avec l’état des demandes. Une fois le code d’autorisation obtenu par le bureau d’enregistrement, ce dernier devra l’utiliser dans les quinze jours ; à défaut, la demande sera abandonnée et l’Afnic étudiera la demande suivante en attente sur le même terme. » L’attribution du code d’autorisation se fera sur la base du premier arrivé, premier servi.

Halte à la spéculation

Par ailleurs, l’Afnic met en garde contre une éventuelle spéculation autour de ces noms. S’il y a une revente (opération de transmission volontaire), l’Afnic devra « l’autoriser dans les mêmes conditions que la création d’origine compte tenu du statut réservé du nom ; le nouveau demandeur devra justifier des mêmes critères ».

Les communes ont jusqu’au 30 juin 2011 pour déposer leurs noms réservés dont certains ont une valeur économique forte. La définition de l’intérêt légitime par le décret sera étudiée avec attention.

Par Jean-François Poussard

 

 Depuis 2004, Jean-François Poussard est un spécialiste du marché des noms de domaine. Il en maîtrise l’ensemble des enjeux transversaux : juridique, marketing, communication, référencement, technique et administratif. Il conseille les plus grandes sociétés françaises et européennes dans leur stratégie mondiale de dénomination.

Au printemps 2010, il rejoint l’agence internet Systonic pour y diriger le nouveau département sur les noms de domaine, baptisé Prodomaines.

Il promeut également la plate-forme Keep Alert de Systonic, qui surveille les noms de domaine, les réseaux sociaux, les régies publicitaires (Google Adwords), le plagiat de contenu, etc. afin d’aider les marques contre des agissements frauduleux (cybersquatting, détournement de trafic et de notoriété…).

 

 

Cloud Computing : des chercheurs de Bochum ont découvert des failles de sécurité critiques

Le « Cloud computing » reste une source de controverses. Si certains ont salué l’énorme potentiel des serveurs externalisés en nuage virtuel, dans lesquels les logiciels et les données des entreprises ne sont plus locales mais traitées dans des infrastructures partagées, les autres mettent en garde contre ses risques. En effet, si Amazon et Google confiaient leurs serveurs de données clients à un prestataire privé, personne ne sait exactement ce que ces fournisseurs seraient en mesure d’entreprendre avec les informations récoltées. De plus, ces fournisseurs de « cloud » privé pourraient même présenter des lacunes flagrantes de sécurité.

Les scientifiques de l’Institut de sécurité des réseaux et des données de l’Université de la Ruhr à Bochum (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) l’ont prouvé la semaine dernière : sur la plate-forme cloud « Eucalyptus », les chercheurs ont pu contourner le système de sécurité et ainsi accéder à toutes les données et fonctionnalités dans le nuage, qui a été immédiatement fermé.

Plus de 25 000 « nuages » de données privées ont déjà été créés à travers le monde via la plateforme « Eucalyptus » ces trois dernières années, et selon une enquête, environ 40 % des 100 plus grandes sociétés cotées dans le magazine américain « Fortune » utiliseraient cette plate-forme logicielle pour leurs activités. Cependant, lors d’un simple contrôle de sécurité, les chercheurs de Bochum Juraj Somorovsky, Jörg Schwenk, et un étudiant en sécurité IT ont découvert une lacune importante qui leur a servi de passerelle afin d’entrer dans la zone de données hébergées par le nuage. Un message XML valide a suffi. « Nous avons réussi à éviter l’interface de contrôle du nuage simplement avec un message XML caché dans la signature », explique Jörg Schwenk. La technique utilisée est ainsi une signature XML cachée dans le message, et donnant à l’attaquant l’apparence d’un client du serveur officiellement enregistré. En envoyant des commandes sous une identité reconnue comme correcte, les scientifiques étaient capables d’accomplir toute fonction x dans le nuage. Le message caché pouvait même être utilisé indéfiniment pour se connecter.

« Par conséquent, il est impératif de reconnaître les vulnérabilités du cloud computing dès maintenant, afin d’éviter les attaques réelles », a déclaré M. Schwenk. La lacune sécuritaire découverte à ce jour est l’une des nombreux cas potentiellement présents dans l’offre de Cloud et à laquelle les chercheurs de Bochum ont travaillé ces derniers temps.

Le ministère fédéral de l’économie et de la technologie (BMWI) subventionne ainsi le projet « Trusted Cloud » (« nuage de confiance ») dans lequel l’Université de la Ruhr contribuera également à améliorer la sécurité de l’interface des serveurs partagés.

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66982.htm

 

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Finies les photos floues !

C’est le rêve de tous les photographes amateurs, ainsi que de tous les enquêteurs de la planète : pouvoir faire disparaître complètement le flou d’une photo, après coup. La start-up américaine Lytro se propose de rendre ce service, par le biais de son appareil photo « Light Field Camera », appareil utilisant une lentille plénoptique, disponible à la vente sous peu.

Adobe avait déjà fait la démonstration de cette technologie lors du GTC 2010, technologie encore affinée par Lytro. L’appareil photo capture les informations 4 dimensions du flux lumineux émis par une source, correspondant à sa puissance lumineuse, c’est-à-dire les photons émis par la source à un moment donné, à l’aide d’une lentille plénoptique. Cette lentille est elle-même composée d’une matrice de plusieurs dizaines de mini-lentilles. Épaulée par un logiciel de post-traitement adapté, il devient alors possible de choisir où se fait la mise au point, voire de rendre toutes les parties de la photo nettes.

Les concepteurs mettent en avant, outre la possibilité de mise au point à posteriori, permettant aussi de gagner en rapidité (plus besoin de batailler avec le focus / auto-focus), la possibilité de rendre ses photos ludiques une fois mises en ligne, à l’aide d’un outil autorisant au spectateur lui-même de changer la mise au point sur une photo. Ce type de lentille est aussi très performante pour exploiter un sujet malgré le manque de lumière, sans flash. Cet appareil permet enfin de franchir le cap de la 2D, faisant le lien vers une 3D immersive.

Par Rahman Moonzur

Déjà paru :

Pourquoi certaines entreprises jouent-elles contre leur camp ?

Lorsqu’elles se développent au sein de l’entreprise, ces deux attitudes conduisent à son succès. Comment savoir si votre entreprise encourage le volontarisme, la prise de risques, l’innovation, l’intuition ou ; au contraire, si elle fomente la peur, le découragement, la morosité ?

L’OCI©, (inventaire de la culture organisationnelle), développé par l’université de Chicago, est l’outil de diagnostic organisationnel le plus utilisé dans le monde. Il fournit une image de la culture opérationnelle d’une organisation en termes de comportements que les membres croient devoir développer pour satisfaire les exigences de leurs entreprises. Ces normes comportementales sont représentées sur le Circumplex © (voir illustration ci-dessous).

 

Culture Passive

Ce type de culture encourage des normes comportementales (approbation, conventionnalisme, dépendance et évitement) donnant la priorité à la personne et motivées par le besoin de sécurité. Cette culture montre de fortes tendances vers la conformité et le conservatisme. Les employés estiment qu’ils doivent « suivre le mouvement » afin de s’adapter et qu’ils doivent éviter d’exprimer des opinions contraires à celles de leur hiérarchie. Puisque les erreurs sont habituellement punies, les collaborateurs dans ces cultures évitent la responsabilité et prennent rarement des risques. Ce type de culture se développe « naturellement » dans les organisations fortement bureaucratisées, certains services publics, certaines entreprises jouissant d’un monopole…

Culture Agressive

Opposition, pouvoir, compétition, perfectionnisme : ces comportements donnent essentiellement la priorité aux tâches sur les personnes. La concurrence et la confrontation caractérisent ce modèle culturel. Le surpassement de ses pairs y semble encouragé et empêche généralement le travail d’équipe. Il est commun que les employés se critiquent les uns et les autres et qu’ils se fixent des objectifs individuels qui sont souvent peu réalistes. Si vous travaillez dans une « boîte » d’ingénieurs vous reconnaîtrez probablement cette culture.  

Culture constructive  

La recherche du résultat efficace (accomplissement), le développement individuel (réalisation de soi), l’ouverture aux autres (humanisme) et le travail d’équipe (affiliation) sont encouragés dans ce type de culture. Les employés sont généralement encouragés à être créatifs et à faire bon accueil à la responsabilité, qui favorise en retour un sens de l’appropriation parmi les collaborateurs et conduit à de grands niveaux d’engagement, de fidélité et de résultats. Ce type de culture est presque universellement décrit comme la culture idéale de tout système humain.

Comme on peut l’imaginer, les entreprises qui favorisent une culture constructive auront plus de facilité à encourager ces deux ingrédients de la réussite que sont la combativité et l’audace. Les autres cultures (passives ou agressives), parce qu’elles entretiennent un sentiment ambiant d’insécurité, découragent l’initiative, la prise de risque, la confiance en soi… Qu’ils soient constructifs ou défensifs, les comportements sont encouragés par l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Certaines entreprises jouent donc – le plus souvent sans le savoir et avec zèle – contre leur camp. Elles peuvent aujourd’hui changer cela.

Par Dino Ragazzo

MANAGER D’ELITE

Manager d’Elite est un ouvrage écrit par Dino Ragazzo. Consultant expert en développement organisationnel, l’auteur développe à travers l’approche Gestalt, l’intérêt pour les managers d’aujourd’hui de se positionner avant tout sur le plan des sciences sociales existentielles plutôt qu’à chercher à modéliser les modèles traditionnels de la science objective.

Bénéficiez de 20 % de réduction sur l’achat de cet ouvrage grâce à Instantanés Techniques (code promo 1IT11)

Conduire à l’aide d’une seule main

Lors du 13e Congrès EAC (European Automotive Congress) ayant eu lieu au mois de juin à Valence, en Espagne, Ficosa Internacional, IBV (Institute of Biomechanics of Valencia), CEIT et la TECNUN ont présenté conjointement un prototype d’appareil de contrôle de véhicule, foulant au pied le sacro-saint volant et le remplaçant par un système ressemblant à un joystick simple à l’emploi.

Le prototype permet au conducteur de contrôler et de guider le véhicule, d’accélérer, de changer de vitesse ainsi que de freiner, le tout à l’aide d’une seule et unique main. Après avoir discuté et étudié les besoins des personnes à mobilité réduite et de certaines faiblesses musculaires handicapantes dans l’utilisation d’un volant traditionnel, les Espagnols se sont entendus sur le design actuel, à l’ergonomie étudiée, permettant de le rendre pratique et fonctionnel pour de nombreux conducteurs. Ils sont allés jusqu’à améliorer leur système en y adjoignant des petits moteurs procurant les mêmes sensations qu’un volant standard.

José Solaz, l’un des concepteurs du prototype, souligne que « le système prend en compte le degré de force et la capacité de coordination de l’utilisateur ». D’autre part, un mécanisme permet d’imiter la sensation de conduite, en reproduisant les mêmes informations qu’une transmission mécanique procure à un utilisateur lambda. Le design le rend attractif et compréhensible à tout âge, et les personnes dont les handicaps concernent les membres inférieurs sont évidemment celles qui pourront profiter le plus de cette technologie, bien qu’elle soit accessible à presque tout le monde.

Par Rahman Moonzur

Les multiples visages de la bactérie Escherichia coli

Ces jours-ci, en raison des intoxications alimentaires qui ont causé la mort de 25 personnes en Europe, il va sans dire que cette célébrité est négative. À l’heure actuelle, l’adjectif qui lui est le plus fréquemment associé est celui de « tueuse ». En effet, seuls les éléments négatifs de cette très grande famille de bactéries – laquelle regroupe des centaines de membres – font les manchettes.

Pourtant, ces bactéries sont non seulement majoritairement inoffensives, mais, dans bien des cas, hautement bénéfiques. Bien que je ne compte pas tenter de la réhabiliter, j’aimerais néanmoins vous brosser un portrait de quelques-uns des visages de l’Escherichia coli.

L’Escherichia coli, ou E. coli, est une bactérie présente chez les mammifères – y compris l’humain – où elle est l’organisme dominant de la flore intestinale. La colonisation se fait dès les premiers moments qui suivent la naissance. La bactérie s’y multiple rapidement, ce qui empêche d’autres espèces pathogéniques de s’y installer. La bactérie E. coli joue un rôle dans la production de la vitamine K, laquelle aide à la coagulation du sang. C’est pourquoi il est souvent nécessaire de fournir de la vitamine K aux nourrissons après la naissance. Leur flore intestinale n’étant pas complètement développée, elle ne produit pas suffisamment de vitamine K pour prévenir des hémorragies. Combinée à d’autres coliformes, la bactérie E. coli présente dans les selles sert de marqueur indicatif de la présence de bactéries pathogènes dans l’eau.

L’ E. coli a été l’un des premiers organismes dont le code génétique a été élucidé, donnant ainsi lieu à une meilleure compréhension du mode de fonctionnement de l’humain et de l’ensemble des organismes vivants. À ce sujet, le Prix Nobel français Jacques Monod a dit que : « Tout ce qui est vrai pour la bactérie Escherichia coli est vrai pour l’éléphant ». Mais c’est dans ses modifications que la bactérie a apporté le plus d’avantages pour l’humain. Armée des instructions nécessaires, elle peut être transformée en micro-usine capable de produire rapidement, et avec un minimum d’énergie, une grande variété de composés utiles, et ce, sans aucun risque de grève.

Le premier succès de la bactérie dans ce rôle a été la production de l’insuline humaine. Avant son introduction, les patients étaient traités avec de l’insuline provenant d’animaux d’abattoirs. Bien que la protéine soit similaire à l’insuline humaine, l’on répertorie néanmoins quelques différences. En conséquence, chez certains individus, le système immunitaire traite cette protéine comme un corps étranger à rejeter. Dans de tels cas, il se produit une interaction susceptible de causer des réactions inflammatoires au site de l’injection.

Au cours des années 1970, les scientifiques ont réussi à identifier le gène qui codifie la production de l’insuline chez l’humain, et à le transférer dans une bactérie du type E. coli (illustrée ci-contre). L’insuline produite par la bactérie, en tous points semblable à l’insuline humaine, a été mise sur le marché sous le nom d’Humuline (Eli Lily). Cela fut la première application de la technique de l’ADN recombinant, et donna le coup d’envoi aux multiples applications de la biotechnologie. Aujourd’hui, cette dernière, entre autres grâce à l’E. coli, permet la production d’antibiotiques, de vaccins et d’une multitude de traitements.

C’est aussi grâce à l’ADN recombinant ainsi qu’à l’E. coli que sont produits la plupart des fromages dans le monde. Dans sa forme la plus générale, le fromage est le résultat de la coagulation de protéines du lait – principalement de lait de vache, mais aussi de brebis, de chèvre ou d’autres mammifères. D’ailleurs, ceux qui ont vu le film Borat savent qu’il est aussi possible d’en produire avec du lait maternel. Cette coagulation se fait généralement par l’ajout de présure, une substance que l’on trouve dans le suc gastrique du veau ou de l’agneau. Présente dans l’estomac du jeune animal, la présure favorise chez la digestion du lait maternel. Malheureusement, les quantités de présure provenant de ces animaux ne suffisaient pas à la demande. Encore une fois, c’est la bactérie E. coli qui a sauvé la situation.

Le principe actif de la présure est une enzyme nommée chymosine. Comme pour l’insuline, les scientifiques sont arrivés à isoler le gène nécessaire à la production de l’enzyme. Ce gène a été ensuite incorporé dans une bactérie E. coli transformée en usine de production de chymosine parfaitement identique à celle d’origine animale. Outre l’avantage pour les végétariens (ovo-lacto) de ne pas avoir à utiliser un produit d’originale animale, la chymosine est le premier produit issu de la biotechnologie approuvé pour l’alimentation humaine en 1990. Il est amusant de penser que les Français, pour qui l’acronyme OGM est un anathème, utilisent le procédé, et ce, sans le moindre état d’âme, dans la production de leurs fromages.

Sous différentes formes, la bactérie E. coli joue par ailleurs un rôle important dans l’amélioration de l’environnement. Elle fait partie des bactéries qui dégradent les rejets humains dans les fosses septiques. Ces mêmes bactéries produisent du biogaz à partir de déchets organiques. Une innovation particulièrement intéressante dans ce domaine est la possibilité de produire des hydrocarbures directement à partir de la bactérie. Les chercheurs de la société californienne LS9 (LS9 Inc.) sont parvenus à modifier des E. coli, les rendant aptes à convertir en biocarburant des sources naturelles de carbone, comme le sucre ou la cellulose. Ce dernier peut être utilisé dans un moteur, sans subir de traitement supplémentaire. Imaginez avoir un digesteur à bactéries E. coli dans votre appartement. Vous lui donnez du sucre avant de vous coucher et le matin, vous avez assez d’essence pour aller au travail. Malheureusement, je ne crois pas que ce soit pour demain !

C’est justement la grande facilité avec laquelle la bactérie E. coli peut être modifiée et son étonnante rapidité de reproduction qui génèrent les espèces pathogènes qui nuisent à sa réputation. Dans le cas de l’intoxication alimentaire dont les médias traitent présentement, le coupable est une nouvelle variante de la bactérie Escherichia coli entérohémorragique (ECEH). Celle-ci doit son nom à la présence de sang dans les selles dont elle est la cause. La plupart des personnes qui en sont atteintes guérissent en une dizaine de jours, quoique certaines soient sujettes à de graves complications. Potentiellement mortel, le syndrome hémolytique et urémique (SHU) qui affecte les reins touche à peu près 10 pour cent des personnes infectées. Ce nouveau sérotype de la bactérie, baptisée O104, est de la même famille que celui (O157) responsable de la mort de sept personnes et des graves symptômes dont plus de 2 000 individus ont été affectés à Walkerton (ON), il y a quelques années.

À l’instar du cas de Walkerton, l’hypothèse avancée est que la bactérie proviendrait d’eau contaminée par du purin de bétail et qui aurait été en contact avec des légumes. Mais il semble que ce qui rende la bactérie O157 particulièrement virulente et qu’elle ait emprunté les gènes d’une autre. Il s’agit d’un phénomène avec lequel la bactérie E. coli est familière et qui non seulement réhausse la toxicité, mais accroît également la résistance aux antibiotiques. Cela explique que dans le cas de la variante O157 de l’ECEH, le SHU n’est pas observé chez 5 pour cent des patients, mais plutôt chez près de 50 pour cent d’entre eux. Au moment où j’écris ceci, la source de la contamination n’a pas encore été trouvée et ne le sera possiblement jamais.

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

Améliorer la luminosité des LED

Jizhou Song, professeur mais également chercheur en Ingénierie à l’Université de Miami, a longtemps planché sur le sujet des Diodes Électroluminescentes (LED), suffisamment pour avoir de nombreuses idées sur la question, notamment concernant les moyens d’améliorer ce très important composant opto-électronique. Il a donc décidé de passer à l’acte, en aidant à concevoir toute une gamme de LED, allant jusqu’à être 100 fois plus petites que les LED traditionnelles. Ces LED ont une certaine flexibilité d’utilisation, la particularité de dégager vraiment peu de chaleur et par conséquent de se maintenir à une température réduite. D’autre part, elles disposeraient d’une durée de vie significativement supérieure aux diodes actuelles.

Les bulbes incandescents sont peu efficaces, le plus gros de l’énergie utilisée étant converti en chaleur, alors qu’une petite partie est convertie en lumière. La découverte des LED a permis de réduire la déperdition d’énergie liée à ces bulbes. Dans l’étude publiée en ligne par le site « Proceedings of the National Academy of Sciences », Jizhou Song évoque son rôle dans le management thermique de ces nouveaux composants. « Le nouveau modèle utilise un substrat en silicone, (..) et se base sur une nouvelle disposition interne », explique-t-il. « Ce sont ces nouveautés qui permettent la miniaturisation et de conserver des températures assez basses », malgré la même alimentation. La prochaine étape, selon lui, sera de les rendre… déformables.

Par Rahman Moonzur

Une méthode simple pour fabriquer du graphène ?

Au centre de très nombreuses recherches et études scientifiques ces dernières années, le graphène est un cristal bidimensionnel de carbone, composé d’une simple couche sans défaut, dont les atomes sont arrangés sous la forme d’un treillage hyper-régulier, de type rayons de nid d’abeille. L’empilement de ces couches constitue le graphite, existant dans la nature. Le graphène est l’un des matériaux les plus résistants testés jusqu’à maintenant, possédant de remarquables qualités de conductivité, rendant potentiellement son utilisation à l’échelle nano très intéressante.  Un hic toutefois : la production reste encore très problématique et onéreuse.

Dans l’édition du mois de juin du « Journal of Materials Chemistry », des chercheurs de l’Université de Northern Illinois (NIU), près de Chicago, rapportent qu’ils ont découvert une nouvelle méthode de fabrication du graphène, en transformant du dioxyde de carbone directement en une assez fine couche de graphène, de moins de dix atomes d’épaisseur (contre un seul normalement). Il suffirait, selon les scientifiques américains, de brûler du magnésium pur dans de la neige carbonique.

« Il est prouvé scientifiquement que la combustion du magnésium métallique dans du dioxyde de carbone produit du carbone, mais la formation de ce graphène, sous forme de quelques couches, et en tant que résultat principal n’a jamais été ni identifiée, ni prouvée, jusqu’à notre dernier rapport d’étude », explique Narayan Hosmane, professeur de chimie et de biochimie, à la tête du groupe de recherche.

« Ce processus peut potentiellement être utilisé pour produire du graphène sous forme de quelques couches, en très grande quantité » explique-t-il encore. Jusqu’à maintenant, le graphène était synthétisé de différentes manières, toutes plus fastidieuses les unes que les autres, utilisant des produits chimiques dangereux et plus ou moins polluants, à un prix proprement exorbitant. Cette nouvelle méthode est simple, produit peu de déchets polluants et est relativement peu onéreuse.

Le professeur Hosmane et son groupe de chercheurs entreprenaient de produire initialement des nanotubes de carbone. Mais, à la grande surprise de toute l’équipe, c’est bel et bien du graphène qui a pu être isolé. Cette technique, d’une grande simplicité, avait pourtant déjà été étrennée puis utilisée auparavant par de nombreux scientifiques, mais ces derniers n’auraient apparemment pas regardé d’assez près la structure du carbone produit. Il ne leur reste plus qu’à roder leur méthode pour pouvoir enfin pouvoir simplement et en grande quantité ce nouveau matériau qualifié de « miracle », source d’espoir et d’enthousiasme aussi bien au sein de la communauté scientifique que du côté des industriels.

(Le prix Nobel de Physique 2010 avait été attribué à Andre Geim et Konstantin Novoselov, deux chercheurs d’origine russe, pour leur découverte du graphène.)

Par Rahman Moonzur

De l’eau potable pour tous, partout

L’alliage contenant de l’aluminium, du gallium, de l’indium et de l’étain, permet de fournir de l’électricité et de l’eau potable dans les villages en manque de cette ressource, voire même à des fins militaires, lors de certaines opérations. En l’immergeant dans de l’eau, qu’elle soit salée ou non, se créé une réaction spontanée séparant les molécules d’oxygène et d’hydrogène de l’eau. L’hydrogène peut alors générer de l’électricité qui servira à créer de l’eau sous forme de vapeur. La vapeur, tuant les bactéries contenues dans l’eau, est condensée pour donner de l’eau purifiée, permettant de passer de l’eau non-potable à l’eau potable.

L’aluminium, peu toxique sous cette forme, peu onéreux et très abondant sur Terre (troisième métal le plus abondant), pourrait vite rendre cette technologie disponible et assez attractive. Puisque cela marche avec de l’eau salée, outre la cruciale désalinisation de l’eau, il peut être intéressant d’embarquer ce système à bord d’un bateau ou d’un véhicule sous-marin, dans le but d’y produire de l’énergie, pouvant servir à leur bon fonctionnement, et évidemment d’y servir de source d’eau potable.

D’après les calculs, l’eau devrait être produite pour environ 1 dollar le gallon (près de 4 litres), alors que l’électricité générée coûterait 35 cents par kWh. Cette unité ne devrait pas peser plus de 45 kilos, ce qui la rendrait assez aisément transportable par un véhicule. Un prototype est sur le point d’être construit, ouvrant la voie à un appareil pouvant servir dans les zones reculées ou en dehors du réseau d’alimentation électrique.

Par Rahman Moonzur