Whing : projet innovant de fauteuil roulant électrique

Né de la collaboration entre Segula Matra Technologies et l’Association française contre les myopathies (AFM), le projet WHING est un projet de fauteuil roulant électrique innovant développé afin de faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite.

Pour mieux répondre aux préconisations du corps médical et, surtout, aux besoins des utilisateurs (morphologie, pathologie évolutive, etc.), une étude a été menée par l’AFM auprès de ces derniers afin de rédiger un cahier des charges de besoin. Cette étude a souligné, par exemple, la nécessité de disposer d’un faible encombrement et d’une assise basse pour faciliter l’accès à un véhicule ou à un bureau.

Soutenu par le Conseil Général des Yvelines pour son caractère innovant, le fauteuil WHING intègre de nombreuses fonctionnalités améliorant l’autonomie et le confort de ses utilisateurs.

Ainsi, des amortisseurs facilitent le franchissement d’obstacles et des vérins électriques permettent de passer d’une position assise à une position verticale, améliorant ainsi l’autonomie des utilisateurs. Autre progrès, l’intégration de la domotique et de son pilotage par infrarouges dans l’IHM (Interface Homme Machine) du fauteuil pour des applications de type : allumer la TV, ouvrir une porte, descendre des volets, etc.. À ce titre, l’IHM accueille un écran pour visualiser le système de gestion de WHING avec une infographie en couleurs, résolument attrayante. Le design du fauteuil a, lui aussi, fait l’objet d’une très grande attention, se voulant valorisant et moderne, limitant ainsi la stigmatisation des utilisateurs.

L’objectif est de démarrer début 2011 la production, à Trappes dans les Yvelines, pour une commercialisation courant 2011.

« L’intégration 3D représente un enjeu majeur de la microélectronique »

Instantanés Techniques : Pourriez-vous nous expliquer quelle est votre fonction et vos missions au sein du CEA-Léti ?

Je suis chef du département « composants silicium », dans lequel sont menées trois grandes activités. La première porte sur les microsystèmes usinés dans du silicium comme des capteurs, des actionneurs, des microcomposants RF (capacités, inductance, MEMs RF), etc., l’étude de leur fiabilité et les techniques de packaging collectif (Wafer Level packaging).

La deuxième concerne la technologie 3D ou l’intégration 3D, ce qu’on appelle le « stacking de puces », l’empilement de puces sur puces ou l’empilement de wafer sur wafer, avec des techniques d’amincissement de puces, dans le but d’aller vers des intégrations de plus en plus poussées. Ces  techniques 3D permettent d’augmenter les performances (exemple la bande passante entre un processeur et une mémoire), de réduire la consommation électrique en remplaçant une longue connexion horizontale par une courte connexion verticale, de baisser les coûts de production en choisissant la technologie adaptée à la fonction recherchée, de réduire le facteur de forme.

Enfin, la troisième activité se rapporte à l’évolution de la microélectronique avancée en travaillant sur de nouvelles architectures de transistors développées sur une couche mince de silicium sur isolant (transistors FDSOI 28 nm et 20 nm), de nouvelles architectures de mémoire non volatiles, des composants de puissance (en choisissant du GaN sur Silicium) adaptés aux marchés du véhicule électrique ou hybride et du photovoltaïque.

Les wafer ?

Ce sont des plaques de silicium allant de 100 microns à 300 millimètres de diamètre pour les tranches les plus larges. Actuellement, nous sommes équipés en lignes 200 millimètres et en lignes 300 millimètres, les deux standards de l’industrie.

Quel est l’enjeu de l’intégration 3D ?

Aujourd’hui, dans les cartes électroniques, vous avez des composants placés dans des packages et soudés sur une carte. L’idée est de prendre des puces nues, et de les empiler les unes sur les autres pour éviter les packages intermédiaires. On obtient ainsi un seul package, une fois les différentes puces empilées. Il en résulte une augmentation du niveau d’intégration, de la fiabilité, de la performance, et une baisse de la consommation électrique et du facteur de forme.

Ceci dit, empiler les puces implique qu’il faut être capable de les amincir. Et une fois que vous avez aminci un wafer à quelques dizaines ou 80 microns, il devient difficile de manipuler ce film très mince qui se retourne sur lui-même. Il faut donc coller ce support très fin sur un autre support plus rigide, durant la manipulation et disposer de techniques de collage intermédiaire.

Il faut également être capable de faire des trous dans le silicium, ce qu’on appelle des « through silicon-via » (TSV) pour pouvoir faire les reprises de contact électrique et pouvoir empiler les puces tout en maintenant un contact électrique vers l’extérieur.

En R&D, nous disposons au CEA-Léti des mêmes équipements que les partenaires industriels. L’avantage est que lorsque nous mettons au point un procédé, ou un nouveau composant, nous pouvons transférer le flow à nos partenaires industriels en donnant et en décrivant les différentes étapes de fabrication, sur les différentes machines.

Quelles sont les autres activités du département ?

Tout ce qui est micro, nanoélectronique, et plus précisément sur le transistor élémentaire. Ce dispositif de base peut être décrit schématiquement comme un interrupteur pouvant être mis en position ON ou OFF, devant commuter le plus vite possible, minimiser les courants de fuite en position OFF, et  faire passer le plus de courant possible. Actuellement, nous travaillons sur les diminutions de géométrie de ces transistors (28 nm, 20 nm, 14 nm, 10 nm). L’état de l’art en  production est autour du nœud 32 nanomètres pour les technologies les plus avancées.

Ce n’est pas 28 ?

Oui, 32-28, le 28 étant une variante du 32, avec un shrink optique. Le Léti a transféré le 32-28 à STMicroelectronics, ainsi qu’à ses partenaires. Aujourd’hui, nous travaillons sur le 20 nanomètres, le 14 nanomètres, le 11 et en dessous, avec différentes architectures de transistor.

Une autre activité du département porte sur les mémoires embarquées non-volatiles. Ce sont des mémoires, qui lorsqu’elles ne sont pas alimentées en tension, conservent quand même l’information qui est stockée.

Un autre domaine de recherche porte sur les composants de puissance. Ce sont des composants susceptibles de travailler à très haute tension et à très fort courant, liés à l’arrivée prochaine et aux besoins futurs de la voiture électrique, de la voiture hybride, du photovoltaïque, et du solaire.

Bien sûr, tous ces projets requièrent des équipes de modélisation, de simulation, de caractérisation électrique, ainsi que des moyens de test, de pré-production, etc. Nous sommes un peu plus de 300 personnes au département « composants Silicium » et nous exploitons les possibilités de nos plateformes technologiques (500 personnes travaillant sans interruption 24 heures / 24 et 7 jours sur 7).

Avez-vous des exemples d’innovations récentes provenant du CEA-Léti à nous donner ?

Grâce à l’empilement 3D, nous avons réalisé récemment avec STMicroelectronics des modules « camera phones », utilisés dans les téléphones SC et les téléphones Nokia.

Nous avons aussi travaillé sur des concepts d’empilement de circuits processeurs et de mémoires. Pour avoir la mémoire au-dessus des unités de calcul, et non à côté, avec ces architectures, on peut augmenter les débits d’information entre la mémoire et le processeur. Ainsi, on peut obtenir de meilleures performances et réduire la consommation.

Finalement, on pourrait résumer la mission du département en ces termes : obtenir les meilleures performances en termes de puissance de calcul, avoir la consommation la plus faible possible, dans l’encombrement le plus réduit possible, s’interfacer avec l’environnement grâce à de nouveaux capteurs et actionneurs. Soit, réaliser des objets toujours plus petits, toujours plus performants, toujours moins gourmands en énergie.

Ce qui est assez désagréable aujourd’hui avec les smartphones, c’est la réduction importante de leur autonomie par rapport à un téléphone classique qui a, lui, 10 jours d’autonomie. Aujourd’hui, sur votre smartphone, vous avez une journée d’autonomie, parfois même moins. Cela dépend du mode d’utilisation, mais globalement, la contrainte utilisateur est forte.

D’autre part, nous travaillons sur de nouveaux concepts pour fabriquer des capteurs en silicium, qui peuvent être des accéléromètres, des gyromètres, des magnétomètres pour faire de la mesure de champ magnétique, des boussoles, et sur des concepts mettant en œuvre simultanément ces capteurs, pour plus de degré de liberté. Ces composants trouvent leurs débouchés dans les consoles de jeux, les portables, etc.

Enfin, un autre axe de recherche concerne tout ce qui est architecture radiofréquence, le but étant d’apporter de l’innovation grâce à une bonne exploitation des microtechnologies dans ces étages de radiofréquence pour pouvoir mieux intégrer (les composants passifs comme les capacités ou les inductance), ou obtenir de meilleures performances.

Quels types de collaborations entretenez-vous ?

Le CEA-Leti ne reçoit qu’une faible partie de son budget en provenance du CEA, de l’ordre des 15 %. 85 % du budget provient donc de ressources externes, dont 50 % de financements industriels, et le reste, de financements de projets coopératifs par le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, le ministère de la Recherche, les pôles de compétitivité ou la Commission européenne.

Quels sont vos partenariats à l’international ?

Aujourd’hui, nos plus gros clients dans le domaine de la microélectronique sont STMicroelectronics, IBM, Soitec. Nous sommes également très impliqués dans le cadre du plan Estrosi, visant à maintenir des emplois dans la microélectronique en France, sur les sites de production. Nous collaborons ainsi avec ST Tours, Altis, IPDIA, Soitec, de grands acteurs français pour qui nous participons au développement de nouvelles activités et participons au maintien et à la création d’emploi. À l’international, nous travaillons entre autres avec Freescale, IBM, Shin-Etsu, tout en cherchant à favoriser l’écosystème local, avec des partenariats majeurs avec STMicroelectronics et Soitec.

Quelle position occupe la France au niveau de la recherche dans ce domaine ?

Le Léti à Grenoble fait clairement partie des trois centres européens à la pointe dans ce domaine, avec l’IMEC en Belgique, et les Fraunhofer en Allemagne. Nous disposons d’investissements annuels récurrents très lourds qui nous permettent d’acheter les équipements dont nous avons besoin et ainsi de rester dans la course de la microélectronique.

 

Propos recueillis par Carole Hamon

« La réduction du coût énergétique du dessalement est le challenge à relever »

Techniques de l’Ingénieur : quel est votre rôle et quels sont vos missions au sein de Veolia Environnement ?

Je fais partie de la direction Recherche et Innovation de Veolia Environnement. Cette entité est découpée en 7 programmes de recherche, dont un est consacré à l’eau potable. Je suis directeur de ce programme depuis 6 ans. Mon rôle est de définir, organiser, suivre tous les programmes de R&D qui sont en lien avec le métier de la production et de la distribution d’eau potable de Veolia.  Cela comprend aussi une activité plus spécialement dédiée au dessalement, qui est l’une des méthodes de production d’eau potable à partir d’eau de mer.

En quoi consiste le dessalement de l’eau ?

Aujourd’hui, deux grandes techniques permettent de dessaler l’eau. La première est le dessalement thermique. Schématiquement, on fait bouillir de l’eau, on récupère la vapeur, on recondense la vapeur, et on obtient ainsi de l’eau débarrassée de ses sels. C’est une technique ancienne, qui s’est perfectionnée depuis maintenant 40-50 ans, avec notamment les techniques multiples effets type MSF ou MED.

La deuxième grande famille de techniques concerne le dessalement par membranes, de type « osmose inverse ». Ce sont des membranes très fines, semi-perméables, au travers desquelles l’eau a naturellement tendance à passer avec un phénomène d’osmose lié à la différence de salinité. L’eau douce traverse la membrane et vient diluer la partie salée. En appliquant une pression sur la partie salée pour repousser l’eau douce de l’autre côté de la membrane, on contrarie le phénomène d’osmose naturelle en faisant de l’osmose inverse.

En quoi sont constituées les membranes ?

Principalement à base de matériau polymère issu de la chimie du pétrole.

Quels sont les avantages et les inconvénients de ces techniques ?

Le dessalement par membranes date d’il y a 40 ans. Ces dernières années, il s’est fortement développé alors que le dessalement thermique a plutôt lui ralenti. Aujourd’hui, on observe une très forte croissance du nombre d’installations qui sont construites selon le procédé d’osmose inverse.

Ce qui a fait la différence dans le temps, c’est la performance de consommation énergétique des membranes. Au départ, elles consommaient beaucoup, entre 10 et 15 kWh par m3 d’eau dessalée. En 20 ou 25 ans, nous avons réussi à descendre à 3,5 kWh par m3.

Quand l’unique besoin est de produire de l’eau sur un endroit donné, le procédé osmose inverse est plus économique, car c’est une technique qui coûte moins cher en énergie.

Par contre, s’agissant de projets où les besoins sont à la fois de produire de l’électricité et de l’eau douce, le procédé thermique peut être plus approprié car l’usine de dessalement thermique est associée à une usine de production d’énergie. Mais aujourd’hui, de moins en moins d’usines fonctionnent comme cela, bien qu’il s’enconstruise encore d’importantes, notamment en Arabie Saoudite.

Quels sont les pays où la production de dessalement d’eau est importante ?

Les pays du Golfe, l’Australie. Ce sont les deux marchés les plus matures. On travaille aussi un peu en Espagne, aux États-Unis et en Chine où cela commence à se développer beaucoup, principalement pour le marché industriel. Il faut rappeler qu’en Chine, les eaux douces sont réservées en priorité à la production d’eau potable. Les entreprises situées en zone cotière et qui ont des besoins d’eau supplémentaire doivent avoir recours au dessalement.

Quels sont les critères pour mesurer la potabilité d’une eau ?

En Europe, les critères sont régis par la directive européenne de 1980 qui définit la qualité minimale de l’eau. Même si certains pays dans le monde y font quelques entorses, la plupart sont alignés sur ces standards européens assez proches de ceux de l’OMS.

De quelle nature sont ces standards ?

Il y a des critères physico-chimiques et des critères microbiologiques (on cherche à retirer les micropolluants, les nitrates, toutes les sources de contamination, les bactéries, les virus, etc.)

Dans le dessalement de l’eau de mer, le principal élément à retirer est le sel. Même si l’eau de mer est beaucoup moins polluée que l’eau des rivières, il y a quand même besoin de procéder à un prétraitement avant d’envoyer l’eau sur les membranes, afin que l’installation fonctionne correctement.

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

En R&D, nous travaillons sur les meilleures techniques pour prétraiter l’eau de mer, avant de l’envoyer sur les membranes. Cela permet d’allonger la durée de vie des membranes et de réduire la consommation d’énergie. Le deuxième axe de recherche concerne le développement de procédés les moins énergivores possibles. Enfin, le troisième sujet de recherche a trait aux procédés ayant le moins d’impact environnemental possible, tant au niveau des rejets en mer (l’eau rejetée étant plus salée que celle extraite) que des gaz à effet de serre liée à la consommation d’énergie utilisée pour les usines de dessalement.

Pourriez-vous nous parler d’une avancée récente réalisée par vos équipes ?

Actuellement, nous sommes en train de mettre sur le marché de nouvelles membranes développées en collaboration avec une start-up californienne, NanoH2O, et qui permettent d’avoir des flux plus importants pour une consommation énergétique plus réduite.

Qui sont vos partenaires ?

Nous collaborons avec des fabricants de membranes, les plus grands étant les américains et les japonais. Nous nouons aussi des collaborations avec des starts-up qui sortent des procédés innovants et qui nous demandent de les aider à les développer et à les industrialiser. Il peut s’agir par exemple de membranes ou de procédés de dessalement hybrides, à mi-chemin entre le dessalement thermique et le dessalement membranaire.

Par ailleurs, nous collaborons aussi avec des universités renommées. Pour bien connaitre la qualité des eaux de mers, nous travaillons notamment avec l’Observatoire océanologique de Banyuls, rattaché à l’Université de Paris-La Sorbonne. Nous travaillons aussi avec l’Ifremer et des universités étrangères comme l’université du Queensland en Australie ou le KAUST, une grande université nouvellement créée en Arabie Saoudite qui réfléchit entre autres au dessalement de demain, et de laquelle nous sommes partenaires.

Quels sont les différents objectifs auxquels répond le dessalement  de l’eau ?

Aujourd’hui encore, le dessalement coûte cher. Mais c’est parfois l’unique solution pour amener de l’eau à des populations vivant dans des zones où les ressources en eau douce sont insuffisantes. D’un autre côté, le dessalement se développe plus facilement dans des zones plus riches, car c’est une technologie coûteuse.

Une de nos problématiques actuelles : comment faire du dessalement à partir d’énergies renouvelables ? Cela pourrait être ainsi la solution pour dessaler de l’eau dans les pays à faible revenu. Nous travaillons en ce moment sur le développement d’unités de dessalement solaire.

Quel est le besoin des pays riches en dessalement ?

Si l’on regarde le développement des Émirats Arabes Unis, on s’aperçoit que le développement des villes importantes est totalement lié au développement des capacités de production en eau. Là où il n’y a pas d’eau, vous ne pouvez pas développer de vie. Et si des villes comme Dubaï ou Abu Dhabi se sont étendues ces vingt dernières années, c’est en raison de la construction d’importantes usines de dessalement.

Ce qui freine le développement dans d’autres pays, c’est le coût de l’énergie, et c’est pourquoi notre principal axe de travail porte sur la réduction du coût énergétique du dessalement. C’est le challenge à relever si l’on veut pouvoir alimenter en eau potable des millions de personnes demain, qui vivent dans des zones à déficit hydrique.

Actuellement, nous assistons  à un phénomène de déplacement progressif  des populations vers les côtes. 60 % de la population mondiale habite à moins de 60 km du littoral. Pour alimenter demain toutes ces populations en eau potable, le dessalement représente vraiment l’une des solutions, à combiner bien sûr avec le recyclage des eaux usées.

Dans quelques pays du monde, en Australie et aux États Unis par exemple, des détracteurs du dessalement reprochent à cette technologie d’engendrer beaucoup de pollution. Mais ce qu’il faut bien savoir, c’est que quand les collectivités décident de procéder au dessalement de l’eau, c’est parce que c’est la solution d’ultime recours. Dans les périodes d’intense sécheresse, comme en Australie, ou dans les zones qui sont chroniquement en déficit d’eau, il n’y a bien souvent plus d’alternative possible à part dessaler.

 

Propos recueillis par Carole Hamon

Un nouveau souffle pour Galileo

Le projet européen de système de positionnement par satellite, Galileo, concurrent du GPS américain et du Russe GLONASS, censé garantir l’autonomie de l’Union Européenne, peut se targuer de voir sa flottille de satellites passer de 18 à 24 unités, depuis l’annonce faite par le Commissaire européen à l’Industrie et aux Entreprises, Antonio Tajani, dans le cadre du Salon du Bourget. Cette déclaration vient souligner les économies réalisées sur le budget initial du projet, économies s’élevant à un demi-milliard d’euros.

Galileo propose des fonctionnalités avancées par rapport à ses concurrents, sous contrôle civil (une première pour ce genre de système). Il diffuse ses signaux sur 3 bandes en fonction du service, et est complémentaire du système européen EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service, corrigeant les données du GPS, d’une précision verticale de 2 mètres). Il devrait voir la mise en orbite de ses 24 satellites à l’horizon 2014, bien que le projet accumule de sérieux retards depuis de nombreuses années.

Deux satellites-test sont déjà en orbite depuis plusieurs années, mais le calendrier s’accélère désormais. Deux lanceurs Soyouz STB sont d’ores et déjà arrivés à Kourou, en Guyane, destinés au lancement des quatre premiers satellites. La première mise en orbite de deux satellites est prévue pour le 20 octobre prochain, la seconde pour le courant de l’année 2012. Ces quatre premiers satellites formeront le noyau opérationnel du système, qui devrait représenter un marché de 90 milliards d’euros sur les quinze prochaines années.

Par Rahman Moonzur

Le GPS au service de la détection de tests nucléaires clandestins

L’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (CTBTO, en anglais « Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization ») joue un rôle majeur dans la détection de toute explosion atomique clandestine sur la planète, servant à la fois de garde-fou et de gendarme, rapportant ses informations à l’ONU.

Même les tests nucléaires souterrains laissent une trace dans la partie supérieure de l’atmosphère, l’ionosphère. C’est en examinant les données enregistrées le même jour d’un test nucléaire Nord-Coréen en 2009 par les stations GPS avoisinantes, que les chercheurs du CTBTO découvrirent un changement inattendu dans la densité des électrons dans l’ionosphère, quelques minutes après. « C’est comme si l’onde de choc de l’explosion souterraine, d’abord transmise à l’atmosphère, aurait alors été communiquée à l’ionosphère, la terre « poussant » l’atmosphère qui pousse à son tour l’ionosphère », explique le professeur Ralph Von Frese, de l’Université d’Ohio.

Les autorités internationales disposent déjà de quelques méthodes de détection, telles que des détecteurs sismiques, des capteurs acoustiques ou encore des capteurs chimiques, inutiles en cas d’essai suffisamment profond. Le GPS (Global Positioning System) doit être vu comme un complément à ces autres méthodes. Bien qu’elle n’ait été conçue que pour la géolocalisation, la technologie du GPS a toujours été très sensible aux perturbations atmosphériques.

Les signaux GPS doivent passer des émetteurs satellitaires vers les récepteurs au sol. Les molécules de l’air, et plus spécifiquement les électrons et autres particules chargées de la Ionosphère, interfèrent avec ces signaux. Alors qu’une partie de la recherche se concentre sur le moyen d’améliorer ce problème, les chercheurs du CTBTO ont exploité cette vulnérabilité pour en faire quelque chose d’utile. Grâce au décryptage du timing de l’onde de choc, les chercheurs peuvent déterminer l’origine de l’explosion.

Par Rahman Moonzur

Un acier plus léger et plus résistant… en 10 secondes

L’entrepreneur américain Gary Cola, basé à Detroit, a fait une découverte surprenante. Il a même soufflé les ingénieurs de l’Université d’Ohio State, en inventant un traitement thermique rendant l’acier 7 % plus résistant que n’importe quel autre acier jusqu’ici, en juste 10 secondes. Cet acier, maintenant déposé sous la marque « Flash Bainite », a été testé comme étant plus résistant et absorbant mieux les chocs que les alliages à base de titane, utilisés notamment dans l’industrie aéronautique pour sa légèreté et sa résistance.

Flash processing

Gary Cola travaille actuellement avec des chercheurs de l’Université d’Ohio State afin de mieux comprendre la science se cachant derrière ce nouveau traitement, appelé le « flash processing ». Cette découverte pourrait bien être la clé, dans le domaine militaire, du développement de véhicules blindés plus résistants, plus légers et donc plus économes en carburant.

« 7 %, c’est énorme ! »

Paru dans le journal Materials Science and Technology, l’article décrit à quelle rapidité l’élévation de température, puis le refroidissement de la tôle d’acier changent la microstructure à l’intérieur de l’alliage, le rendant plus fort et moins cassant. Le procédé basique de traitement thermique de l’acier n’a que très peu changé depuis de nombreuses années. « L’acier est une technologie mure. Nous aimerions penser que l’on sait tout sur lui », raconte le professeur Suresh Babu, de l’Université d’Ohio State. « Si quelqu’un trouve le moyen de renforcer l’acier même d’un faible pourcentage, ce serait important. Mais 7 %, c’est énorme ! »

En moins de 10 secondes

Énorme à tel point que personne n’a au début cru que le procédé décrit par Gary Cola fonctionnerait, générant même une franche suspicion dans le monde scientifique. C’est en ouvrant les portes de son usine et de son laboratoire que les choses ont toutefois commencé à changer. L’acier est en général durci et traité thermiquement autour de 900 degrés Celsius, pendant quelques heures. Voire pendant plusieurs jours, pour certains. Le processus de Gary Cola dure seulement un peu moins de 10 secondes.

Martensite / Bainite

La solution se trouverait du côté de la microstructure de l’acier. L’acier le plus courant est un acier que l’on appelle « martensitique », de par sa microstructure interne composée entièrement d’une forme cristalline appelée martensite. En utilisant un microscope électronique, les chercheurs ont découvert que le nouveau procédé formait en effet une microstructure de type martensitique au coeur de l’acier, mais également une forme appelée bainite, jonchée de composés riches en carbone, les carbides.

Les débouchés de l’acier découverts par ce métallurgiste autodidacte sont très importants : il devient par exemple désormais possible d’alléger n’importe quelle structure, comme le châssis d’une voiture, sans remettre en cause la sécurité des passagers. Ou bien de renforcer un véhicule blindé sans pour autant l’alourdir. Il faudra suivre de près cette équipe, qui compte encore améliorer son « bébé ».

Par Rahman Moonzur

DIAPORAMA – L’innovation, star du salon du Bourget

Les avions de chasse présentés au Bourget constituent toujours une des attractions favorites des visiteurs.

Les avions de transport de l’armée américaine

Les hélices de ces avions transporteurs peuvent atteindre des envergures impressionnantes, mais cela est nécessaire pour faire voler de tels géants.

Les appareils de taille réduite, come celui-ci, sont plus adaptés aux passionnés d’aviation. Sur cet appareil, notons que l’innovation technique se situe plus du côté de l’hélice arrière que de la peinture…

Les fameux avions échappant à tous les systèmes de détection, semblent tout droit sortis d’un film de science-fiction.

Un avion cargo équipé d’un radar, sur l’aéroport du Bourget

Allo la Terre, ici le Bourget !

Des avions taillés pour la vitesse !

Les drônes, désormais arme essentielle lors des conflits armés, servent autant à capturer des images qu’à opérer des frappes de missiles.

Enfin, la star discrète, à savoir les moteurs propulseurs, sans lesquels tous ces appareils présentés au Bourget n’auraient qu’un intérêt assez terre-à-terre…

 

Par P.T et A.T.C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Europe doit maintenir le cap de l’innovation

D’après le tableau de bord européen de l’innovation (TBEI) publié en mars 2010, les performances des 27 en matière d’innovation sont toujours à la hausse. Le gap par rapport aux Etats-Unis se réduit et l’avance par rapport aux pays émergents, comme le Brésil, la Chine et l’Inde, reste nette. Cependant, la crise pourrait compromettre le mouvement de convergence entre les différents pays, tendance observée depuis plusieurs années. En effet, les pays moins avancés avec une forte croissance en matière d’innovation risquent de subir plus fortement la crise. La Commission européenne maintient l’objectif de 3% du PIB pour la R&D, qui constitue « la clé de la sortie de crise ».

 

Le tableau de bord répartit les pays dans quatre catégories :

  • les leaders : le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni (Allemagne et Finlande étant en plus forte croissance) ;
  • les suiveurs : l’Autriche, la Belgique, Chypre, l’Estonie, la France, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Slovénie (à noter que Chypre, l’Estonie et la Slovénie appartenaient au groupe des modérés en 2008) ;
  • les innovateurs modérés : la République tchèque, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Lituanie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie et l’Espagne ;
  • les pays en voie de rattrapage : la Bulgarie, la Lettonie et la Roumanie (la Bulgarie et la Roumanie bénéficient des plus fortes croissances parmi les 27).

Indices de performance de l’innovation des 27 Etats membres de l’Union européenne (2009 SII, summary innovation performance, indice composé de 29 indicateurs, compris entre 0 et 1)

original

L’indice de la France se situe à 0,501, soit une légère hausse par rapport à 2008 (0,5). Comparativement aux autres pays, l’Hexagone obtient de bonnes performances pour les moyens (ressources humaines, crédits et soutiens) et les résultats (innovateurs, effets économiques). Ses faiblesses relatives concernent principalement les activités des entreprises (investissements des entreprises, liens et entrepreneuriat, réalisations).

C.G.

 

Le Comité Richelieu roule pour les PME

Les critères correspondant à la dénomination « Petites et  Moyennes Entreprises » ont été édictés avec la loi de modernisation de l’économie. Ainsi, la catégorie des PME est constituée des entreprises qui d’une part, occupent moins de 250 personnes et, d’autre part, ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros ou un total du bilan n’excédant pas 43 millions d’euros. Les entreprises de moins de 5.000 salariés qui ne sont pas des PME sont des ETI (Entreprises de taille intermédiaire). Enfin, la catégorie des microentreprises est incluse dans la catégorie des PME. Elle est constituée des entreprises de moins de 10 personnes avec un chiffre d’affaires annuel ou un total du bilan n’excédant pas 2 millions d’euros.

Le Comité Richelieu regroupe aujourd’hui 299 PME adhérentes et 4.027 PME associées, regroupant près de 100.000 collaborateurs. La mission du Comité Richelieu est de représenter les Petites et Moyennes Entreprises innovantes, notamment par des actions de lobbying auprès des pouvoirs publics et des acteurs économiques, ainsi que d’aider ses membres à se développer, par la mise en place de services communs (hotlines en propriété intellectuelle et en droit fiscal, place de marché du Pacte PME, portage à l’international, tarifs négociés auprès de loueurs de voitures, d’assurances ou de compagnies aériennes…).

Ainsi, par exemple, en octobre 2010, le Comité Richelieu, à travers un communiqué, critiquait directement le projet de loi de finances 2011 touchant au statut de la jeune entreprise innovante (JEI).

Agir sur les marchés publics

Mais ce n’est pas tout. Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, milite férocement pour un plus grand accès des PME aux marchés publics de l’état : « Rappelons que seuls 12 % des marchés publics de l’Etat sont attribués à des PME. A l’échelle européenne, les marchés publics représentent un montant de 1.500 milliards d’euros annuels attribués aux entreprises, soit autant que le PIB de la France. Nous ne demandons pas de passe-droit mais des moyens de rééquilibrer la concurrence pour que les meilleurs gagnent.

Qu’il soit grand ou petit, l’obstacle principal sur la voie du développement reste l’accès au marché. La concurrence entre les jeunes entreprises en développement et les entreprises établies est inégale et la globalisation de l’offre et de la demande a réduit comme peau de chagrin les marchés auxquelles les PME peuvent prétendre. Il ne suffit pas d’être le meilleur pour gagner, il faut aussi être le plus gros et le plus ancien. Le chemin vers la taille critique est ainsi devenu à la fois plus difficile et plus long. Les jeunes entreprises souffrent donc de discrimination dans l’accès à leur marché et c’est ce verrou qui explique leur incapacité à se développer… »

Ces entreprises en voie de développement n’ont donc pas besoin de d’avantage d’aides mais de moins de barrières. L’agence des PME devrait avoir pour mission de faire tomber ces barrières afin de permettre aux meilleures PME de se développer. Le premier champ d’action est celui des marchés publics. L’enjeu est considérable : dans les domaines de l’innovation et de la technologie, ceux où le potentiel de croissance est le plus grand, on peut estimer à 10 milliards d’euros pour la France et à 100 milliards d’euros pour l’Europe le montant annuel des marchés supplémentaires qui seraient attribués aux PME si les conditions de concurrence étaient rééquilibrées. Et l’on serait alors encore loin des 40 % de marchés publics dont bénéficient les PME américaines.

Un espace de revendication et de dialogue

Le Comité Richelieu a également un rôle d’échange. Ainsi, l’agence organise des réunions plénières au cours desquelles ses adhérents peuvent échanger entre eux et dialoguer avec des personnalités extérieures, par exemple des acteurs de l’innovation tels qu’Oséo.

C’est ainsi que le Comité Richelieu a contribué à la mise en place du Pacte PME, contrat d’intention par lequel les grandes entreprises, les agences publiques et les pôles de compétitivité s’engagent à renforcer leurs relations avec les PME innovantes. Le Pacte PME a mené à la création de l’aide à l’innovation Passerelle, un dispositif destiné aux projets associant une PME et un grand compte.

« Tant l’ouverture de la gouvernance que le niveau de participation des PME aux projets collaboratifs nous semblent encore insuffisants. Cela peut s’expliquer pour de très bonnes raisons : les dirigeants de PME ont rarement la disponibilité nécessaire pour représenter leurs pairs dans les instances des pôles. De même, les PME n’ont pas vraiment la surface suffisante pour assumer une participation dans de grands projets stratégiques qui se déploient sur une période longue » commente Emmanuel Leprince.

Par ailleurs, le Comité Richelieu publie des prises de position et des analyses relatives aux politiques de l’innovation : réaction aux rapports du MEDEF et de la Cour des Comptes sur le Crédit d’Impôt Recherche, statut de la PME de croissance, renforcement des aides financières à l’exportation… Ses analyses résultent du travail des commissions thématiques, respectivement dénommées ‘Grands comptes’, ‘Aides à la R&D’, ‘Financement’, ‘Exportation’, ‘Laboratoires’ et ‘Ressources humaines’.

P.T

Le solaire : la surenchère de l’innovation

Le secteur des énergies solaires est en très forte croissance, au niveau national et international. Bien que l’énergie solaire soir de nature dispersée, chère et intermittente, les progrès en matière de conversion sont tels que les projets d’installations ne se comptent plus. L’Europe, les Etats-Unis, le Japon et la Chine sont les principaux acteurs d’un secteur dont les enjeux économiques et environnementaux sont aujourd’hui colossaux. C’est l’occasion de faire un bilan sur l’actualité du secteur, au niveau photovoltaïque et géothermique, ou l’innovation reste le nerf de la guerre.

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Le contexte en France

 

small La France renoue timidement avec le solaire thermique
Alors que le solaire thermique est en plein boom dans le monde entier, la France, très en retard dans ce domaine, recommence timidement à s’y intéresser. L’ancienne centrale solaire Thémis, installée à Targassonne (Pyrénées-orientales), reprend peu à peu du service. Explications

Premier hangar photovoltaïque en tôle solaire de France
Le premier hangar agricole de France équipé de tôles spécialement conçues pour produire de l’énergie solaire grâce à une membrane photovoltaïque a été inauguré jeudi à Vaudrey dans le Jura.

Casino se lance dans l’énergie photovoltaïque avec sa filiale GreenYellow
Le Groupe Casino par le biais de sa filiale GreenYellow va financer et exploiter des centrales photovoltaïques sur les toitures et les parkings de ses centres commerciaux dont beaucoup sont situés dans des régions à fort ensoleillement.

Le premier magasin à énergie positive
D’importantes économies d’énergie liées aux performances du bâtiment et des équipements techniques intérieurs, couplées à une production d’énergie photovoltaïque sur la toiture font du magasin Leroy Merlin de Valence un bâtiment à énergie positive. Explications.

Dans les bases documentaires

 

[Base doc] Energies
[Rubrique Base doc] Génie énergétique
[Article Base doc] Vecteurs d’énergie et convertisseurs
[Article Base doc] Electricité photovoltaïque – principes
[Article Base doc] Electricité photovoltaïque – filières et marché

Et aussi dans l’actualité…

 

La plus grande centrale solaire française ouvrira en 2010
Les tarifs d’achat du solaire photovoltaïque doivent baisser… vite !

 

 

Le solaire : un intérêt mondial

 

medium L’impact de la politique photovoltaïque allemande
Dans une précédente tribune, j’appelais les responsables politiques à baisser très rapidement les aides au solaire photovoltaïque (PV), celles-ci risquant de provoquer une « bulle » incontrôlable comme ce fut le cas en Espagne l’an passé. Avec les aides actuelles, les flux financiers correspondant risquent en effet de se chiffrer en dizaines de milliards d’euros pour les seuls engagements des 3 prochaines années. La suite

Les USA nouvel Eldorado de la production solaire
La fabrication de cellules et de panneaux solaires aux Etats-Unis devrait croître de 50 % par an jusqu’en 2012. Grâce aux aides fédérales et à la hausse de la demande, les USA deviendront un centre mondial de production solaire affirme une étude de GTM Research présentée à la conférence Intersolar de San Francisco.

Indices au vert pour le marché européen du solaire
L’Europe et le Japon, pionniers de l’énergie solaire, demeurent, au niveau mondial, les places fortes de ce secteur. C’est en substance ce que révèle une étude réalisée par le cabinet d’études Frost&Sullivan.

 

 

La place du solaire au sein de la famille des énergies renouvelables

 

small Energie et architecture : le solaire intégré au bâtiment
Un nouveau schéma architectural se dessine dans la branche solaire, entraîné davantage par des énergéticiens que par des architectes eux-mêmes. Désormais, l’enveloppe classique du bâtiment doit remplir des fonctions supplémentaires : production d’énergie à l’aide du photovoltaïque (PV) ou de la thermie solaire, chauffage, réfrigération, aération, distribution de l’électricité et services de communication… La suite

Le cargo solaire prend la mer
Le cargo Auriga Leader, amarré dans le port de Long Beach en Californie, a été accueilli par des torrents d’éloges dans la presse. Il s’agit du premier cargo partiellement alimenté par l’énergie solaire.

Energie solaire : « Nous serons pleinement compétitifs d’ici 5 à 15 ans »
Début août, de nombreux experts réunis à Washington DC à l’occasion d’un symposium sur l’avenir de l’industrie solaire ont critiqué la priorité donnée à la recherche de nouvelles technologies. Pour le professeur Ken Zweibel, directeur de l’Institut de l’énergie solaire à l’Université George Washington, la technologie solaire est en effet déjà suffisamment avancée.

Dans les bases documentaires

 

[Base doc] Energies
[Rubrique Base doc] Réseaux électriques et applications
[Rubrique Base doc] Production d’électricité
[Article Base doc] Production d’énergie électrique par sources renouvelables

Et aussi dans l’actualité

 

Stockage de l’électricité d’origine solaire : attention aux faux espoirs
La baisse des prix dans le solaire : quelles explications ?

 

 

La course au rendement

 

small Nouveau record mondial : Sharp développe une cellule photovoltaïque d’un rendement de conversion de 35,8 %
La société japonaise Sharp a annoncé le 22 octobre 2009 qu’elle a développé une nouvelle cellule photovoltaïque d’un rendement de conversion de 35,8%, ce qui constitue un nouveau record mondial pour une cellule au niveau laboratoire, sans utilisation d’un concentrateur solaire. La suite

Le solaire photovoltaïque à concentration mis sous la loupe
En plus des modules au silicium et à couche mince, il existe une troisième technique de captation d’énergie solaire photovoltaïque (PV) : les concentrateurs. Ce sont des systèmes qui concentrent la lumière, élèvent ainsi la densité de flux énergétique, et produisent de l’électricité. Les systèmes de concentrateurs pourraient assurer la réduction des coûts en photovoltaïque. Divers concepts sont en concurrence, développés notamment par des entreprises américaines ou allemandes.

12 % de rendement pour les cellules solaires à couches minces
En atteignant une efficacité de 12 %, les chercheurs du laboratoire de photovoltaïque de l’Université du Luxembourg ont franchi une nouvelle étape dans la course au rendement des cellules photovoltaïques à couches minces de semi-conducteurs composites. Les coûts de fabrication, réduits, font de ces couches minces une solution à fort potentiel industriel.

Un générateur solaire dans l’espace en 2016 ?
Les Californiens pourront capter l’énergie solaire par n’importe quel temps si la première centrale solaire au monde dans l’espace voit le jour. Le projet d’envoyer une ferme solaire en orbite attend son feu vert depuis que le fournisseur d’électricité Pacific Gas & Electric (PG&E) a signé un contrat pour 200 MW d’énergie solaire spatiale.

Dans les bases documentaires

 

[Base doc] Energies
[Rubrique Base doc] Innovation – Environnement sécurité énergie
[Rubrique Base doc] Systèmes pour énergies renouvelables
[Article Base doc] Les cellules photovoltaïques organiques
[Article Base doc] Conversion photovoltaïque : de la cellule aux systèmes
[Article Base doc] Conversion photovoltaïque : du rayonnement solaire à la cellule

Et aussi dans l’actualité…

 

Télésurveillance des installations photovoltaïques

 

 

Des applications de plus en plus diversifiées

 

medium Un champ de pétrole qui marche au solaire !
Ce serait une centrale solaire californienne banale, voire tout à fait modeste face aux pharaoniques projets annoncés en Californie. Sauf qu’elle sera installée dans un champ de pétrole, pour en doper la production. Un mariage troublant. Explications

Des cellules solaires à l’intérieur de fibres optiques
Des chercheurs du Georgia Tech Institute of Technology ont développé un nouveau type de cellules photovoltaïques à l’intérieur même de fibres optiques à l’aide de nanostructures d’oxyde de zinc tri dimensionnelles, produites au sein des fibres et couvertes de matériaux à pigments photosensibles. L’approche pourrait permettre aux systèmes photovoltaïques de ne plus être cantonnés à des panneaux solaires sur le toit des maisons, en bref d’être « invisibles ».

Quand le soleil épure les eaux usées
Une installation pilote de traitement solaire des eaux usées permet, par photocatalyse, d’épurer une grande partie des eaux polluées par des corps organiques ou anorganique.

Dans les bases documentaires

 

[Base doc] Energies
[Rubrique Base doc] Génie énergétique
[Rubrique Base doc] Thermique et conditionnement de l’air dans le bâtiment
[Rubrique Base doc] Chauffage des locaux et eau chaude sanitaire
[Article Base doc] Énergie solaire thermique dans le bâtiment. Chauffe-eau solaires
[Article Base doc] Énergie solaire thermique dans le bâtiment.Chauffage. Climatisation

Et aussi dans l’actualité…

 

Projet Solargeotherm : stockage et déstockage de l’énergie thermique
Le synthétique peut jouer un rôle important dans l’énergie solaire
Eleanor, une voiture solaire futuriste mais performante

La France bien placée dans la course à l’innovation

Paru en juillet 2009, le tableau de bord de l’innovation dresse un portrait de la France sous l’angle économique et scientifique. Pour appréhender son niveau d’innovation, la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) s’intéresse notamment aux dépenses en recherche et développement et aux dépôts de brevets. L’Hexagone se place dans les trois ou quatre premiers pays pour ces critères, derrière l’Allemagne et la Suède notamment.

En 2008, les dépenses publiques en R&D ont représenté 0,74 % du PIB français, soit moins que la Suède (0,99 %) et presque le niveau de l’Allemagne (0,76 %), mais plus que la moyenne européenne. En tout, investissements privés compris, la France a consacré 2,08 % de son PIB à la recherche et développement. L’Europe des 15 atteint presque les 2 % du PIB, loin de l’objectif de Lisbonne fixé à 3 %. Les Etats-Unis se situent à 2,7 % et le Japon à 3,4 %. Avec un objectif de 2 % de son PIB en 2010, la Chine devrait rejoindre ces pays prochainement.

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Les dépenses R&D se traduisent assez fidèlement dans les dépôts de brevets. La France a déposé 119 brevets pour un million d’habitants. L’Allemagne domine largement le classement avec 275 brevets par million d’habitants. Au niveau international, le Japon, les Etats-Unis, la Corée du Sud et l’Allemagne occupent le haut du classement. Selon l’édition de 2008 du rapport de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) sur l’activité en matière de brevets, ces quatre pays représentaient 73 % environ des 727.000 brevets délivrés dans le monde en 2006. Entre 2000 et 2006, la Chine et la Corée du Sud ont connu une forte croissance, avec des hausses annuelles de 26 et 23 % en moyenne. Les brevets en vigueur en 2006 étaient détenus dans leur grande majorité par des déposants japonais (1,6 million environ) et des américains (1,2 million environ).

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Le tableau de bord de l’innovation de la DGCIS met également en évidence les points forts et les points faibles de la France dans les moteurs de l’innovation. En matière de ressources humaines, le nombre de diplômés en sciences et techniques et en sciences sociales ainsi que la population avec études supérieures constituent des points forts. Le pays se situe dans la moyenne pour les doctorats en sciences. En revanche, la formation tout au long de la vie reste à améliorer, avec une note de 76, 100 étant la moyenne de l’UE.

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Pour le financement et les infrastructures, la France se situe au-dessus de la moyenne pour la connexion à haut débit des entreprises et les dépenses publiques en R&D. Cependant, le crédit privé et le capital-risque, des outils indispensables au développement de start-up, demeurent trop faibles.

C.G.

 

 

Présélection de 17 nouvelles plates-formes d’innovation

Présélectionnés pour leur caractère innovant et leur potentiel économique, 17 projets de plates-formes d’innovation au sein des pôles de compétitivité vont bénéficier d’un accompagnement financier pour la réalisation d’études d’ingénierie de projet approfondies, avant décision définitive de sélection. Les projets sélectionnés bénéficieront alors d’une subvention de l’Etat dans le cadre de financements annuels de 35 M€ réservés à cette fin. Les collectivités territoriales et l’Union européenne devraient également apporter leur soutien financier à ces initiatives. La Caisse des Dépôts souhaite également soutenir ces projets structurants, tant comme investisseur immobilier que comme investisseur au sein des structures d’exploitation et de gestion de ces projets, dès lors que leur viabilité économique est assurée par des ressources pérennes.

La politique nationale des pôles de compétitivité lancée en 2005 s’est enrichie, en 2009, d’un nouvel outil en faveur du développement des entreprises et de l’innovation à travers le soutien à des projets de plates-formes d’innovation. Ces structures de mutualisation d’équipements de haute technologie et de services associés à destination principalement des entreprises, petites et grandes, sont destinées à mener à bien des projets de recherche et développement à fortes retombées économiques, pouvant aller jusqu’à la phase de pré-industrialisation.

Les 17 projets présélectionnés l’ont été parmi 39 initiatives soutenues par les pôles de compétitivité et présentées dans le cadre d’un deuxième appel à projets dédié aux plates-formes d’innovation clos le 18 juin dernier. Voici une sélection de quelques uns d’entre eux.

Tout pour les télécoms

La plate-forme d’innovation PFT (Plate-Forme Télécom), labellisée par le pôle mondial Solutions Communicantes Sécurisées, vise à mettre à la disposition des acteurs industriels souhaitant développer ou valider de nouveaux produits, les infrastructures télécom les plus récents, accompagnés d’outils de développement, de test et d’évaluation. Elle se focalisera sur les deux axes innovants et convergents que sont  « les réseaux et services mobiles du futur » et les « applications, composants, réseaux M2M et Objets communicants » en intégrant diverses technologies comme le haut débit mobile (4G/LTE), les infrastructures applicatives (IMS), la TV mobile, les terminaux mobiles, les réseaux et capteurs sans fil faible portée, les applications de gestion d’objets communicants etc. 

Chimie verte de la cellulose

La plate-forme d’innovation Ecolicel, labellisée par le pôle Fibres et co-labellisée par les pôles IAR et Axelera, est dédiée à la valorisation chimique et biochimique du bois, des plantes ligno-cellulosiques et des déchets de bois et de papier. Elle a pour objectif d’industrialiser des procédés d’extraction propres à partir de déchets de bois et de plantes et d’accompagner les chimistes dans l’utilisation des molécules extraites. C’est un outil pour construire le secteur de la chimie du végétal et produire des molécules vertes en masse pour réaliser les matériaux verts aussi bien pour le bâtiment que la construction aéronautique (polymères, colles, résines, solvants, fibres, etc.). 

Pour des plastiques écologiques

La plate-forme d’innovation CRTP, labellisée par le pôle Movéo, consiste à créer un centre de compétences, d’innovation et de transfert technologique dans le domaine de la transformation des matières plastiques intégrant des matériaux et procédés propres. Localisée à Alençon afin d’utiliser les compétences scientifiques et techniques de l’Institut Supérieur de Plasturgie (ISPA), elle interviendra sur tous les process (injection, extrusion, finition,  revêtements et contrôle qualité) et intègrera les nouveaux besoins en matière de développement durable (mise au point et utilisation de polymères et de composites d’origine biologique, biodégradabilité des matériaux, éco-conception, développement de plastiques à hautes performances). Toutes les entreprises intervenant dans la chaîne de valeur de la plasturgie sont concernées. Les domaines d’application sont variés : habitat, cosmétique, sports et loisirs, électroménager, emballage, secteur médical, électronique et autres secteurs utilisant des pièces plastiques. 

Le développement des céramiques

La plate-forme d’innovation PIL, co-labellisée par le pôle Elopsys et le pôle européen de la Céramique, porte sur le domaine des céramiques pour l’électronique, les micro-ondes et la photonique, de l’habitat durable et intelligent, et des céramiques techniques à forte valeur ajoutée. Elle proposera, dans une même structure, un « maturateur » de projets constitué de locaux à vocation industrielle pré-aménagés et flexibles pour héberger des entreprises (start-up et PME/PMI), un ensemble de services d’accompagnement et un parc d’équipements mutualisés pour le prototypage rapide de solutions et de produits innovants.

La mise en forme à grande vitesse

La plate-forme d’innovation INORI, labellisée par les pôles Matériala et Fibres, est dédiée au développement rapide de produits par l’utilisation d’outils et outillages rapides intelligents pour les procédés de mise en forme des matériaux. Elle sera localisée à Saint-Dié-des-Vosges au sein du CIRTES, centre européen du développement rapide de produits. Elle offrira aux entreprises des moyens mutualisés pour réaliser des essais, caractériser des pièces et outillages de production, mettre au point et valider de nouveaux procédés industriels. Tous les secteurs industriels des produits et de la mise en forme des matériaux (métaux, plastiques, verre, fibres….) sont concernés : énergie, équipements mécaniques, automobile, aéronautique, défense, plasturgie, emballage, bâtiment, luxe, etc.

La thermique et l’industrie

La plate-forme d’innovation Fahrenheit, labellisée par le pôle Aerospace Valley, vise à une meilleure maîtrise des phénomènes thermiques qui affectent les composants de base et les systèmes complexes. La maîtrise de ces phénomènes est un des éléments clef de la conception, de la réalisation et de la maintenance des systèmes complexes industriels utilisés dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace, des transports, de l’énergie, etc. La transversalité des problématiques liées à la thermique permettra de toucher un large panel d’utilisateurs dans des secteurs d’activité très divers comme l’aéronautique, la santé, l’énergie, l’agroalimentaire, etc.

Des LEDs pour tous

La plate-forme d’innovation PISE, labellisée par le pôle Minalogic, a pour objectif de mettre à la disposition des acteurs industriels de la filière « éclairage » des compétences et des moyens techniques pour les accompagner dans la maîtrise des ruptures technologiques induites par l’émergence des diodes électroluminescentes (LEDs) de haute brillance et l’efficacité énergétique élevée. Cette plate-forme est portée par le Cluster Lumière. 

Synthèse sectorielle sur les matériaux – L’innovation dans les PME en 2009

 

Plastiques, verres, aciers… les matériaux sont présents dans tous les grands secteurs industriels. L’année 2009, bien que marquée par la crise, a démontré le dynamisme et la capacité de ce tissu industriel à se remettre en cause et à maintenir le cap par le biais de la diversification et de l’innovation.

Les entreprises du domaine des matériaux ont largement intégré le concept du développement durable en choisissant de favoriser la création de valeur à l’aide de modes de production et de consommations plus responsables, de répondre à un objectif d’égalité sociale et de préserver l’environnement.

À l’heure où la directive européenne REACH (Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of CHemical substances) est devenue un contexte de travail naturel, l’innovation constitue un élément de différenciation indispensable.

Veille stratégique – Un moyen de dynamiser l’innovation

La veille stratégique est une activité clé dans le processus de définition de la stratégie et d’innovation.

Orientée vers l’obtention d’informations sur l’évolution de l’environnement, elle a principalement un caractère anticipatif. La veille stratégique permet à la Direction générale d’établir sa vision de développement, en lui fournissant les informations sur les évolutions tendancielles de son écosystème.

D’un point de vue plus global, la veille stratégique permet la dynamisation de l’innovation en lui apportant des connaissances externes à l’entreprise. Elle l’interpelle sur ses offres, comme sur ses modes de fonctionnement. Elle l’incite à réagir, à trouver de nouvelles solutions et, au final, à innover.

 

REACH : les news du mois de JUIN (1/2)

1er juin 2011 : 1ère deadline de notification des substances dans les articles

(01/06/2011)

Les producteurs et les importateurs d’articles doivent notifier l’ECHA de la présence de substances de la liste candidate (Substances SVHC – substances of Very High Concern) dans leurs articles. Les notifications doivent être présentées au plus tard six mois après l’inclusion d’une telle substance dans la liste candidate. Pour les 38 substances qui ont été inclus dans la liste des candidats au le 1er Décembre 2010, les notifications devaient être soumises avant le 1er Juin 2011. Huit autres substances ont été ajoutées à la liste candidate le 15 Décembre 2010. Pour ces substances, les notifications doivent être soumises avant le 15 Juin 2011. Les outils de communication nécessaires ainsi que d’un manuel d’instructions sur la façon de créer un dossier de notification, sont disponibles sur le site de l’ECHA. Un conférence web sur la façon de préparer et de soumettre les dossiers de notification a été organisée par l’ECHA 19 mai. Un enregistrement de cette manifestation est disponible sur le site de l’ECHA (http://echa.europa.eu/news/webinars_en.asp%20%20%20).

Pages internet sur la notification des substances dans les articles : http://echa.europa.eu/reach/sia/notification_in_sia_en.asp%20%20%20

Manuel de soumission de données – Partie 20: Comment préparer et soumettre une notification d’une substance dans un article en utilisant IUCLID 5 :

http://echa.europa.eu/doc/reachit/dsm20/dsm_20_v1.0_en.pdf%20%20%20

Dossier des substances intermédiaires non conformes

Sur plus de 400 dossiers de substances enregistrées comme intermédiaires analysés par l’ECHA, 86% ne prouvent pas qu’ils remplissent les conditions pour être classés comme « substances intermédiaires ». Ils ne devraient donc pas bénéficier d’un dossier d’enregistrement allégé. L’ECHA demande donc aux déclarants de mettre à jour ou de compléter leurs dossiers au risque de voir reclasser la substance.

L’ECHA élargit sa politique en matière de bonnes pratiques de laboratoire (BPL)

(01/06/2011)

Depuis 2008, l’ECHA accepte comme étant conformes aux BPL les données qui proviennent de pays qui sont des États membres de l’OCDE ou adhérents à part entière au système d’acceptation mutuelle des données (AMD) de l’OCDE et de pays qui sont des adhérents provisoires au système AMD de l’OCDE et dans lesquels les laboratoires ont été inspectés conjointement par l’autorité de surveillance des BPL concernée et une autorité de surveillance des BPL de l’OCDE. À présent, les études qui sont réalisées dans un laboratoire situé dans un pays qui n’a pas rejoint le système AMD de l’OCDE peuvent également être acceptées par l’ECHA comme étant des études conformes aux BPL dans les conditions suivantes : 

1 – Avant l’exécution de l’étude, la conformité aux BPL du laboratoire a été inspectée par :

  • une autorité de surveillance des BPL de l’UE (y compris la Norvège par le biais de l’accord sur l’EEE) ou
  • des autorités de surveillance des BPL en Israël, au Japon et en Suisse avec lesquelles l’UE a des accords de reconnaissance mutuelle ou
  • d’autres autorités de surveillance des BPL des États membres de l’OCDE ou des adhérents à part entière au système d’acceptation mutuelle des données (AMD) de l’OCDE au cas par cas

et

2 – Le fonctionnement du laboratoire a été estimé conforme aux principes de BPL

L’accord d’acceptation mutuelle des données de l’OCDE indique que les données obtenues lors d’essais de produits chimiques, conformément aux principes de BPL, doivent être acceptées dans tous les autres pays de l’OCDE et dans les pays qui adhèrent à titre provisoire ou à part entière à cet accord, évitant ainsi une répétition des essais sur les animaux. Le règlement REACH exige que les essais et les analyses écotoxicologiques et toxicologiques soient effectués conformément aux principes de BPL.

http://echa.europa.eu/doc/press/na_11_24/na_11_24_echa_extends_glp_fr.pdf

OCDE : bonnes pratiques de laboratoire

http://www.oecd.org/department/0,3355,fr_2649_34381_1_1_1_1_1,00.html

Révision de la fiche d’information sur les exigences concernant les substances dans les articles

(06/06/2011)

L’ECHA publie une série de fiches d’information donnant un aperçu structuré de chacun des guides techniques REACH qu’elle publie. La fiche d’information relative aux exigences concernant les substances contenues dans les articles est disponibles sur :

http://guidance.echa.europa.eu/docs/fact_sheets/articles_fr.pdf

Une nouvelle demande de classification et d’étiquetage harmonisés

(07/06/2011)

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage du Proquinazid (6-iodo-2-propoxy-3-propyl-3H-quinazolin-4-one) (N° CAS : 189278-12-4). Les commentaires sont à soumettre avant le 22 juillet 2011.

http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

6ème journée des parties prenantes (18 mai 2011)

(07/06/2011)

Les enregistrements de la 6ème journée des parties prenantes organisée le 18 mai 2011 à Helsinki sont disponibles sur le site de l’ECHA.

http://www.echa.europa.eu/news/events/6th_stakeholders_day_en.asp

Conférence web sur le processus d’enquête

(07/06/2011)

Les enregistrements relatifs à la conférence web sur le processus d’enquête (évaluation de l’identité de la substance, partage de données …) sont disponibles sur le site de l’ECHA.

http://echa.europa.eu/news/webinars_en.asp

Conférences web sur les utilisateurs en aval du 31 mai 2011

(08/06/2011)

Les présentations et enregistrements de la conférence web du 31 mai sur les utilisateurs en aval sont disponibles sur le site de l’ECHA.

http://echa.europa.eu/news/webinars_en.asp

Avis sur l’obligation de communiquer des informations sur les substances contenues dans les articles

(08/08/2011)

Les producteurs, importateurs et fournisseurs d’articles contenant des substances extrêmement préoccupantes sont soumis à une obligation d’information au titre du règlement REACH. Le MEDDTL indique comment interpréter cette obligation dans un avis paru au Journal Officiel du 8 juin 2011 (JORF n°0132 du 8 juin 2011 page 9763 – texte n° 101) :

« Avis aux opérateurs économiques sur l’obligation de communiquer des informations sur les substances contenues dans les articles en application des articles 7.2 et 33 du règlement n° 1907/2006 (Reach). ― Interprétation du seuil de 0,1 % (masse/masse) cité aux articles 7.2 et 33 ».

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024144346&dateTexte=&categorieLien=id

Deux nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisés

(14/06/2011)

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de l’Ethephon (acide 2-chloroéthylphosphonique) (N° CAS : 16672-87-0 et N°EC : 240-718-3) et du Cymoxanil (2-cyano-N-[(éthylamino)carbonyl]-2-(méthoxyimino)acétamide) (N° CAS : 57966-95-7 et N°EC : 261-043-0).

Les commentaires sont à  soumettre avant le 29 juillet 2011.

http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

Les dernières NEWS REACH :

  • Actualités du 16 au 30 juin 2011
  • Actualités du 1 au 15 mai 2011
  • Actualités du 15 au 30 avril 2011
  • Actualités du 01 au 15 avril 2011
  • Actualités du 15 au 31 mars 2011
  • Actualités du 01 au 15 mars 2011
  • Actualités du 15 au 28 février 2011
  • Actualités du 4 au 15 février 2011
  • Actualités du 1 au 3 février 2011
  • Actualités du 15 au 31 janvier 2011
  • Actualités du 1 au 15 janvier 2011
  • Actualités du 15 au 31 décembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 décembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 novembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 novembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 octobre 2010
  • Actualités du 1 au 15 octobre 2010
  • Actualités du 15 au 30 septembre 2010

Et aussi :

Recherche et Innovation dans l’informatique et le multimédia

L’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), établissement public scientifique et technologique placé sous la tutelle des ministères de la recherche et de l’industrie, relève au quotidien les défis posés par les STIC (Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication). Organisé autour de cinq domaines de recherche de prédilection, « STIC pour les sciences de la vie et de l’environnement », « Mathématiques appliquées, calcul et simulation », « Perception, cognition, interaction », « Réseaux, Systèmes et services, calcul distribué » et « Algorithmique, programmation, logiciels et architectures », l’INRIA compte 214 équipes de recherche répartis dans toute la France dans 8 centres de recherche (Rocquencourt, Rennes, Sophia Antipolis, Grenoble, Nancy, Bordeaux, Lille et Saclay).

Le projet REACTIVE

L’équipe de recherche MINT (Méthodes et Outils pour l’Interaction à gestes) qui étudie l’utilisation à gestes pour l’interaction homme-machine et ses problématiques du point de vue cognitif, numérique/algorithmique et hardware, s’est impliquée dans un projet de réalité virtuelle appliquée à la rééducation : le projet « REACTIVE ». Tout en associant sciences du numérique et recherche médicale, REACTIVE a pour objectif de permettre aux patients souffrant de troubles cognitifs suite à un accident vasculaire cérébral (AVC), de pouvoir s’exercer dans une série d’environnements virtuels interactifs. Ces environnements sont alors des scénarios dans lequel le sujet va évoluer.

Des situations « en extérieur »

Suite à des enquêtes internes menées par Hopale, établissements hospitaliers spécialisés du Nord-Pas de Calais, démontrant une bonne adaptation du patient à son domicile lorsqu’il quitte l’hôpital,  mais également son appréhension vis-à-vis de l’extérieur,  les environnements virtuels développés sont des situations en extérieur.

Alliant travail moteur et travail cognitif dans un milieu sécurisé et écologique, ces situations d’extérieur offrent des interactions pourvoyant à la rééducation et représentent alors un réel dispositif de mesure pour le personnel soignant.

Les paramètres de ces situations diffèrent selon les capacités motrices et cognitives du patient. Devant s’adapter à celui-ci, le dispositif conçu par l’équipe REACTIVE comprend deux ordinateurs, l’un à destination du patient lui permettant l’exécution de l’exercice et la gestion des différents périphériques et l’autre, connecté en réseau avec le premier ordinateur, laissant au thérapeute le bénéfice de modifier l’exercice selon le profil du patient.

Ce dispositif, mis au point par un ingénieur spécialisé dans la gestion des univers virtuels, est régie par différents paramétrages permettant :

 

D’autres technologies innovantes 

Outre le projet REACTIVE, d’autres technologies développées avec la collaboration de l’INRIA, se sont démarquées par leur caractère novateur.

La technologie QuiXProc

Du point de vue logiciel, la société Innovimax a étroitement collaboré avec l’équipe de recherche MOSTRARE (Modèles de structures arborescentes, apprentissage et extraction d’information) – spécialisée dans le développement de nouvelles techniques de recherche et d’extraction d’information utilisant la structure arborescente des documents – dans le développement de la technologie QuiXProc. Celle-ci permet la compilation et la restitution rapide des données échangées par le web dans le standard XML.

Le projet i3DMusic

Du point de vue sonore, l’équipe de recherche METISS (Modélisation et expérimentation pour le traitement des informations et des signaux sonores) a débuté un partenariat avec Audionamix, fournisseuse de services audio pour le milieu du spectacle, dans un projet baptisé i3DMusic centré sur le mixage et la spatialisation du son en qualité 3D.  

« L’objectif est de produire des algorithmes pour permettre une meilleure séparation en temps-réel d’un enregistrement, mais aussi pour optimiser la spatialisation », explique le chercheur Emmanuel Vincent, chargé des recherches au centre INRIA Rennes. « Les algorithmes temps-réel utilisés pour l’instant demeurent assez simplistes. Ceux que nous allons concevoir se révéleront sans nul doute plus performants. Cependant, nous ignorons s’ils parviendront au niveau unique de qualité exigé. Nous attachons donc une grande importance à la phase d’évaluation de ces travaux qui sera menée par les spécialistes en psycho-acoustique de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Si la contrainte de temps-réel s’avère trop forte, nous nous tournerons vers d’autres scénarios applicatifs où la qualité sera au rendez-vous grâce à une séparation préalable en temps différé, tout en gardant la possibilité de spatialiser en temps réel les sources ainsi séparées.»

Une technologie innovante de réalité mixte ou augmentée

L’équipe de recherche WAM (Web, adaptation et multimédia) se centralisant sur le développement et l’utilisation des contenus et applications multimédia sur le web, a développé l’application de réalité mixte.

Au mois de mars dernier, la ville de Grenoble a pu être l’objet d’une expérimentation, « Grenoble Ville Augmentée » laissant aux bénéficiers de la visite touristique l’usage des données web géolocalisées, sonores ou visuelles, superposant ainsi la réalité et le monde virtuel en temps réel.

Cette technologie de type navigateur de points d’intérêts avec contenu HTML5, proposant ainsi une visite libre à distance avec des objets virtuels en 3D, a permis de coupler un gestionnaire de positionnement (GPS des mobiles et centrale d’inertie), un gestionnaire de rendu audio et une cartographie précise intérieure et extérieure.

Avec le développement d’applications pour les nouveaux smartphones, il va de soi de se demander si la réalité augmentée pourrait devenir le nouveau média de masse de demain. A suivre…

Par A.T.C

Biotechnologies, médecine : place à l’innovation ouverte ?

Médecine et biotechnologies sont aujourd’hui à un tournant : innovation, éthique, principe de précaution… alors que ces domaines de recherche sont les plus porteurs pour le futur, leurs modèles actuels doivent évoluer.

La bio-industrie consiste en une nouvelle filière industrielle indissociable de l’innovation scientifique et intellectuelle. En effet, la bio-industrie et les biotechnologies représentent le marché le plus porteur de croissance pour les cent prochaines années, dans la mesure où elles vont révolutionner le secteur de la santé. Un des enjeux essentiels a trait à la brevetabilité du vivant, pour la médecine du futur. Ainsi, grâce à la recherche génétique, les nouvelles thérapies offrent des perspectives d’espoir, mais il convient de se demander jusqu’où nous souhaitons aller. Cette question doit être traitée par les législations nationales.

L’enjeu économique est également majeur : le secteur de la santé est l’un des plus importants au niveau de l’économie mondiale. Les biotechnologies permettent ainsi de relier la communauté scientifique et le monde économique, qui avaient eu tendance à s’éloigner.

En outre, les grandes entreprises de la santé ont changé d’attitude, en externalisant de plus en plus leur politique de recherche. Ceci est en partie lié au coût de développement d’un médicament, qui s’étalonne entre 500 et 800 millions de dollars et dure une dizaine d’années.

Externaliser la recherche

La mondialisation a ainsi donné lieu à de gigantesques fusions et les entreprises pharmaceutiques sont devenues d’immenses outils de marketing pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments, mais elles ne constituent plus la source de l’innovation et de la recherche. Elles sont donc conduites à trouver les innovations dans les laboratoires de recherche sur les biotechnologies.

Dans la mesure où les entreprises de biotechnologies se développent à partir de la recherche publique, il existe également un processus d’aide gouvernementale.
Il convient de noter que la création et le développement des entreprises de biotechnologies ont été accompagnés par un nouveau modèle économique d’origine américaine, fondé sur l’initiative.

En effet, l’esprit entrepreneurial est à l’origine de ce développement : un étudiant américain sur deux qui sort de l’université a envie de créer son entreprise. En outre, la facilitation du transfert de technologies est primordiale : les organismes publics de recherche français ont désormais mis en place des nouveaux outils pour accélérer ce transfert de technologies et favoriser la création de valeur.

Investir davantage ne suffit plus !

En Europe, les biotechnologies ont émergé vers 1995, grâce à un changement de mentalité et à la prise de conscience des institutions européennes et des différents pays d’un nécessaire transfert de technologies. Malgré la multiplication d’entreprises de biotechnologie en Europe, elles demeurent deux fois moins nombreuses qu’aux Etats-Unis et emploient nettement moins de salariés. Néanmoins, de plus en plus de produits sont actuellement en phase de test et contribuent ainsi à faire de ce secteur un secteur d’avenir.

Les seules statistiques sur le secteur des nouvelles technologies sont publiées par le cabinet Ernst &Young et remontent pour l’Europe à l’année 2001. Le marché leader était alors le Royaume-Uni, à présent dépassé par l’Allemagne en terme de nombre d’entreprises, grâce à un programme gouvernemental fédéral lancé en 1995.

Le fondement même de la nouvelle économie est appelé le « réseau social » ou social network. Les principaux facteurs clés de succès permettant les conditions de création de valeur grâce à un potentiel scientifique sont les suivants :

  • la présence de grandes entreprises du secteur sur un territoire géographique délimité ;
  • l’existence d’un fort potentiel au niveau de l’enseignement supérieur, de la recherche et d’un environnement clinique et médical important ;
  • un environnement économique favorable.

Les entreprises pharmaceutiques ont donc besoin d’innover très rapidement

On le sait les coûts de développement des nouveaux produits pharmaceutiques ou biotechnologiques sont faramineux : 1,3 milliard selon l’industrie du médicament. Ce coût a cru de façon exponentielle durant ces 20 dernières années. Pour autant, le nombre de médicaments lancés sur le marché n’a pas suivi cette pente ascendante. Il est même resté stable. Il y a ainsi une diminution drastique du ratio entre le nombre de nouvelles molécules et les dépenses en R&D. En effet, en 1996, on comptait environ 52 nouvelles molécules pour une dépense totale de R&D de 17 milliards de dollars contre 20 nouvelles molécules pour 50 milliards de dollars en 2008. Fait à noter, les petites entreprises de biotechnologies ont mis au point davantage de produits que les entreprises pharmaceutiques.

Selon un rapport de « Burrill & Company » portant sur les biotechnologies et les sciences de la vie, la stratégie de fusion / acquisition des entreprises pharmaceutiques n’a pas eu l’effet escompté sur l’innovation. Le terme « échec » est même prononcé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Réalisée à partir des données de 17 groupes pharmaceutiques les plus actives sur le marché des F&A, l’étude indique que les acquisitions de ces groupes s’élevant à un total de 1,57 trillion de dollars dans les années 2000 sont désormais estimées à 1,041 trillion (chiffres 2010). De plus, en retranchant les 420 milliards en acquisition durant l’année 2010, l’estimation retombe à 1 trillion. Soit une dévaluation de 570 milliards.

Les tendances ne vont pas à la faveur des sociétés pharmaceutiques. Premièrement, la concurrence entre les médicaments de marque et les médicaments génériques devient de plus en plus rude puisque d’une part les brevets des blockbusters arrivent à expiration. Secondement, le législateur et les organismes de remboursement des médicaments tendent à favoriser les médicaments génériques. De surcroît, le cadre réglementaire désormais plus rigoureux n’est pas à la faveur du lancement de nombreux produits sur le marché.

Plusieurs stratégies ont été mises en oeuvre :

  • Celles qui permettent de réduire les coûts de recherche comme l’externalisation des unités de recherche, ou les collaborations avec les universités.
  • Celles qui consistent à acquérir des entreprises pharmaceutiques (Merck-SheringPlough ou Pfizer/Wyeth) ou biopharmaceutiques (Sanofi/Genzymes) afin de compléter les portefeuilles de produits nouveaux.
  • Celles qui consistent à mettre la priorité dans des domaines clés de recherche (cancer, diabète par exemple) : stratégie clairement affiché de Pfizer qui souhaite réduire de ¬ ses dépenses de R&D.

Aucun résultat probant n’a été observé jusqu’à maintenant. Elias Zerhouni, responsable de la R&D à Sanofi l’indique sans détour : « il est nécessaire de repenser les stratégies et orientations jusqu’alors mises en place ». De nouvelles orientations stratégiques sont donc envisagées : En partant du constat que l’acquisition des entreprises de biotechnologie n’apportait pas de résultats probants, les têtes dirigeantes ont pris du recul et consenti que l’environnement de travail importait beaucoup. Ces dernières souhaitent ainsi garder en l’état les entreprises acquises c’est-à-dire qu’ils souhaitent préserver la culture innovante des petites start-ups. De cette volonté émerge l’idée de créer des petites unités de recherche, spécialisée et indépendantes de la société mère.

L’ « Open innovation » ou le modèle d’innovation ouverte

Pfizer avait déjà lancé son centre d’innovation ouverte en 2010, le « Global Center for therapeutic Innovation » à Cambridge à l’instar de Proctor & Gamble dans le secteur des produits de grande consommation. Ce centre rassemble des équipes académiques et industrielles.

Maintenant, c’est au tour des dirigeants de Astrazeneca qui pensent regarnir leur portefeuille. Ils estiment que, d’ici 2014, 40 % de leurs produits feront l’objet de recherche extérieure. De plus, pour stimuler les chercheurs, ils souhaitent les gratifier en fonction de leurs travaux.

Biogen Idec, quant à elle, compte aussi utiliser cette stratégie d’innovation ouverte pour la découverte de nouvelles molécules. Preuve que l’industrie pharmaceutique est dans une phase de réflexion profonde, le nouveau CEO de Biogen Idec, Georges Scangos remet même en question l’utilité du fonds de capital-risque que possède la société (celle-ci se monte à 100 millions de dollars). Celui-ci envisage de davantage investir ce fonds dans la recherche (collaboration avec les universités…).

Sanofi a également exprimé sa volonté avancée de se lancer dans l’innovation ouverte. Enfin, GSK a récemment mis en place un portail dédié à l’innovation ouverte dans sa division « produits de consommation ». Il s’agit ici plus d’une stratégie de développement que de recherche de nouveaux produits par l’utilisation des nouveaux médias sociaux.

L’industrie pharmaceutique est en perpétuel mouvement (orientation de recherche, changement de stratégie, changement des têtes dirigeantes…). Les enjeux y sont grands : cette industrie, estimée à 850 milliards de dollars par an, a tout intérêt à se renouveler et innover afin de garder le cap dans ces périodes difficiles (brevets, réglementation, recherche peu innovante).

P.T

Sources : Insee, bulletins-électroniques, recherche.gouv.fr, Ademe.

News Environnement / Sécurité / Energie de juin

Certificats d’Economies d’Energie : une réponse à l’insuffisance des mesures actuelles ?

 

La Commission européenne vient de présenter ce 22 juin une proposition de directive sur l’efficacité énergétique. CertiNergy – première entreprise conseil dans le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) – se réjouit que le modèle des CEE ait été retenu comme l’un des outils clé pour permettre d’atteindre les objectifs Européen d’économies d’énergie. Selon Frédéric Utzmann, président de CertiNergy : « Cette proposition de directive est une véritable reconnaissance des CEE. Elle démontre l’efficacité d’un dispositif innovant, qui, en permettant de mesurer et chiffrer les économies d’énergie, leur donne une valeur ». En présentant cette directive, le commissaire européen à l’énergie Günther Oettinger a notamment reconnu que les certificats d’économies d’énergie avaient « fait leurs preuves ».

La France fait partie des pays pionniers puisqu’elle s’est dotée depuis 2006 du dispositif des CEE. Il s’agit d’un outil d’une efficacité redoutable pour inciter l’ensemble des acteurs économiques à la maîtrise de l’énergie, sans pour autant peser sur les finances publiques.

« La Commission européenne dresse un constat d’insuffisance des dispositifs classiques face aux objectifs d’efficacité énergétique qu’elle s’était fixés, et confirme que la transposition du dispositif des CEE dans le droit communautaire permettrait d’impulser des actions efficaces d’économies d’énergie », ajoute Frédéric Utzmann.

En effet, si l’Union européenne continue au rythme actuel, elle ne réalisera au mieux que 9% d’efficacité énergétique d’ici 2020 alors qu’elle s’est fixée un objectif de 20%. La Commission a d’ailleurs calculé que les CEE pourraient délivrer 6,4%, soit plus de la moitié des 11% d’économies d’énergie encore nécessaires pour atteindre son objectif. Frédéric Utzmann déclare : « L’obligation d’économiser 1,5 % par an des volumes de vente est très ambitieux. Ce serait une rupture dans l’histoire de la consommation énergétique européenne ». Les obligations sur les fournisseurs d’énergie étaient déjà présentes dans le Plan pour l‘efficacité énergétique du 8 mars 2011, et renforcées dans le projet de directive jusqu’au 21 juin au soir…

Cependant, à la surprise générale, le texte final de la directive a été modifié dans la nuit. « Il est clair que les angles ont été arrondis notamment sous la pression des énergéticiens allemands, mais tout reste à jouer au Parlement ! », conclut Frédéric Utzmann.

 

Estimation du niveau sonore d’un insecte aquatique pygmée !

 

Même s’il n’est pas nécessaire de crier pour se faire entendre, il est dans certains cas utile de pouvoir émettre des sons de manière intense. Or, produire un son avec puissance tout en respectant sa structure temporelle et fréquentielle n’est pas chose aisée. Explorant la diversité des sons produits par les insectes des rivières et des mares, Jérôme Sueur du laboratoire « Origine, structure et évolution de la biodiversité » (Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS), David Mackie et James F.C Windmill (University of Strathclyde, Glasgow) ont découvert qu’une toute petite punaise d’eau, le Micronecte pygmée (Micronecta pygmea), est capable de produire un son très intense. On savait déjà que les mâles de cet insecte avaient la particularité de produire un chant de cour à l’adresse des femelles grâce au frottement de leurs pièces génitales. En revanche, personne n’avait estimé l’intensité de ce signal qui est audible depuis le bord de l’eau. Les résultats de cette étude sont publiés cette semaine dans la revue PLoS ONE.
 
Afin d’estimer la puissance de ce chant, les scientifiques ont capturé plusieurs dizaines d’individus des eaux parisiennes. Grâce à un hydrophone et à un système d’enregistrement calibré, ils ont pu enregistrer, décrire et estimer la puissance du chant de 12 mâles. Les estimations indiquent une puissance moyenne de 79 dB à une distance de 1 m avec des pics à 99 dB. En effet, le chant des mâles est si intense qu’il traverse l’interface eau/air et peut être entendu à plusieurs mètres de distance. Ce niveau sonore est considérable surtout si l’on considère la toute petite taille de l’insecte. Si l’on compare le rapport puissance acoustique / taille du corps, le Micronecte pygmée apparaît comme l’animal le plus efficace en terme d’énergie acoustique, dépassant notamment les grands mammifères comme les éléphants ou les baleines !
 
L’intensité de ce chant pourrait être le résultat d’une sélection sexuelle non contrôlée par des contraintes externes comme celles exercées par des prédateurs. Cette faculté pourrait ainsi être considérée comme un caractère sexuel secondaire extrême au même titre que les bois des cervidés, les chants complexes de certains oiseaux ou les couleurs variées et éclatantes observées dans de nombreux groupes animaux.
 
Le mécanisme exacte de la production de ce chant reste encore à découvrir et pourrait peut-être inspirer le développement de systèmes audio de petites tailles. Ces observations montrent combien la diversité acoustique des animaux des mares et des rivières reste très peu explorée. Le comportement et les propriétés physiques des insectes aquatiques réservent certainement de nombreuses surprises.

L’éolien offshore en perpétuel mouvement…

 

Assystem a annoncé s’associer avec Atkins pour se positionner sur le marché en pleine expansion des éoliennes offshore en France. Le gouvernement français a mis en place un important plan d’investissement dans le domaine des infrastructures offshore afin de développer l’énergie éolienne et de créer une véritable filière nationale. Ensemble, Assystem et Atkins conjuguent leurs savoir-faire en matière d’ingénierie afin de relever les défis de cette industrie.

La France a lancé un plan d’investissement de 20 milliards d’euros dans le secteur des énergies renouvelables, avec la volonté spécifique d’accélérer le développement de l’énergie éolienne en mer et des énergies marines. Les estimations portent sur une production de 6000 MW d’ici à 2020, ce qui correspond à 1200 éoliennes et à 3,5% de la consommation d’électricité du pays, contribuant à respecter les engagements du Grenelle de l’Environnement.

Un tel programme requiert une expérience nourrie de compétences très spécifiques et exigeantes en matière d’ingénierie des infrastructures complexes, de production et distribution énergétique, ainsi que la prise en compte des contraintes environnementales.  Assystem, avec le soutien d’Atkins, apporte une offre de conception et bureau d’étude mais également de maîtrise d’uvre ou d’assistance à maîtrise d’ouvrage, associée à une capacité à créer et piloter des alliances entre partenaires.

Assystem s’appuie sur une expérience de plus de 40 ans en ingénierie et exploitation des infrastructures complexes, couplée d’une forte culture de la sûreté, particulièrement dans le domaine de l’énergie, ainsi que sur sa bonne connaissance du marché français. Atkins apporte de solides références en conception et ingénierie des infrastructures éoliennes offshore.  Les deux entreprises ont déjà eu l’occasion de s’associer sur des projets majeurs, tels que la maîtrise d’oeuvre des bâtiments d’ITER. Elles ont récemment formé une joint-venture dans l’ingénierie nucléaire, n.triple.a, afin de prendre en charge des projets internationaux.

« Assystem possède un savoir-faire en matière d’énergies renouvelables et de grands  projets de développement que nous sommes heureux de partager et faire grandir,  » commente Stéphane Aubarbier, membre du Directoire d’Assystem. « Fort de la qualité de notre relation avec Atkins, nous avons confiance en notre capacité commune à pouvoir aider la France à atteindre ses objectifs en matière d’énergie renouvelable ».

Le Directeur de l’Energie d’Atkins, Martin Grant, ajoute être  « impatient de partager l’expertise d’Atkins acquise au Royaume-Uni dans le secteur éolien afin d’aider à la construction des infrastructures qui permettront un développement accéléré de la filière éolienne en France ».

Zoom sur la Chine

La Chine considère comme réalisables ses objectifs en termes de nucléaire

La Chine est en bonne voie pour atteindre 70GW de capacité nucléaire en 2020, bien que le pays ait gelé depuis le 16 mars l’approbation de nouveaux projets depuis la catastrophe de Fukushima. Cela semble toutefois n’avoir aucun impact à long terme sur l’industrie du nucléaire en Chine. C’est le message qui ressort du séminaire sur le développement de l’énergie nucléaire tenu mi-mai à Pékin, évènement co-organisé par l’Académie des Sciences en Chine (CAS) et l’Académie d’ingénierie en Chine (CAE). Une vingtaine d’académiciens y étaient présents et ont réaffirmé le fait que la Chine poursuivrait le développement de son industrie nucléaire, tout en insistant sur l’aspect sécurité et sureté et en tirant les leçons des évènements derniers. La proposition de créer un institut dédié à la sécurité nucléaire a été évoquée ainsi que celle de mettre l’accent sur la recherche.

Le bouquet énergétique chinois, dont la part du charbon représente plus de 60%, diffère nettement de la situation française, à majorité nucléaire. Toutefois la Chine semble vouloir s’en rapprocher. Treize réacteurs sont actuellement en exploitation en Chine, ce qui représente une capacité nucléaire installée de 10,8 GW, soit 1,1% de la capacité totale du pays en 2010. La part en 2010 de la production nucléaire, par rapport à la production totale du pays, représentait 1,9% de la production totale soit 78 TWh. La capacité nucléaire prévisionnelle pour 2015 se situe autour de 40 GW, sachant que 32GW sont en cours de construction (28 réacteurs). Pour atteindre cette capacité à l’horizon 2015, la Chine devra mettre 6 à 7 nouveaux réacteurs en service chaque année. Les chiffres pour 2020, avant l’accident de Fukushima, oscillaient entre 80 et 100 GW, soit entre 4 et 5% de la capacité installée totale.

Suite aux évènements de Fukushima, des équipes d’experts ont été chargées d’inspecter les centrales chinoises. Ces équipes composées de 60 à 70 personnes chacune, viennent d’achever leur enquête concernant les centrales en exploitation (Daya Bay et Ling Ao dans la province du Guangdong, Qinshan dans la province du Zhejiang et Tianwan dans la province du Jiangsu). Les rapports ont été rendus fin mai, mais ils n’ont pas encore été communiqués. L’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) devrait recevoir des responsables chinois pour évoquer l’audit de leurs centrales. Les centrales en cours de réalisation seront dans un deuxième temps inspectées. Pour la plupart des nouveaux projets à partir de 2015, la Chine adoptera la technologie AP 1000 de 3ème génération ou dérivée de l’AP 1000, qui fonctionne sur un mode de « sûreté passive » incluant un système de refroidissement automatique (sans intervention humaine et sans apport d’énergie extérieure).

Le manque de personnel qualifié et la demande d’uranium restent des problématiques que le pays se devra de résoudre s’il veut augmenter significativement sa part d’énergie nucléaire. Le pays ne possède que 6 ou 7 écoles pour former les professionnels du secteur nucléaire, précise Mr Zou Shuliang de la China Atomic Energy Authority (CAEA) ajoutant que « la Chine manquera de personnel si le pays atteint en 2020 les 70GW ».

La consommation annuelle d’uranium en Chine a brutalement augmenté. L’Association mondiale du nucléaire a annoncé une consommation de 20.000 tonnes d’ici 2020. La Chine a importé 17.136 tonnes d’uranium l’an dernier, soit trois fois plus que l’année 2009. Sans considérer les questions de sécurité d’approvisionnement d’uranium, la Chine possède suffisamment de ressources pour atteindre la capacité de 80 GW, affirme Mr Xu Yuming, de la China Nuclear Energy Association (CNEA).

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67031.htm

La Chine, deuxième pays à réaliser un prototype de turbine éolienne de 6MW

La société chinoise Sinovel, leader sur le marché de l’éolien chinois, vient de réaliser un prototype de turbine éolienne de 6MW. L’annonce a été faite par Gang Tao, vice-président de la société.

Avec un diamètre de pâle de 128 mètres, le prototype possède une importante prise au vent, rendant le système plus efficace. Ce prototype, qui est le premier du pays de par sa taille, pourra être utilisé dans des parcs éoliens onshore ou offshore. Avant cette réalisation, seule l’Allemagne était en mesure de concevoir de tels équipements, les plus importants au monde en terme de capacité, et de les avoir testés en milieu naturel.

La production de cette turbine accélèrera le développement de l’éolien offshore en Chine. La première ferme éolienne offshore de 100MW a été mise en service durant l’été 2010 près de Shanghai, composée de 34 turbines de 3MW. La même année, l’appel d’offres public pour le parc éolien offshore du Jiangsu d’une capacité d’1GW a été clôturé. La construction du parc éolien débutera cette année. Sinovel travaille également sur la réalisation d’une turbine de 100MW selon Gang Tao.

Avant 2000, le marché domestique chinois s’appuyait presque exclusivement sur les équipements importés d’Europe. Shi Pengfei, vice-président de la Commission chinoise de la China Wind Energy Commission (CWEA), explique que l’introduction des projets de concession d’énergie éolienne et les politiques tarifaires préférentielles en faveur de l’énergie éolienne ont dynamisé localement sa production. Fin 2010, selon les derniers chiffres annoncés, la capacité éolienne installée s’élevait à 44,7GW, représentant 23% de la capacité mondiale, selon la CWEA.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67028.htm

Par S.B

LES BILANS :

News Informatique / Electronique / Télécoms de juin

Les entreprises françaises sont-elles prêtes pour le passage à l’IPV6 ?

 

En prévision de la Journée mondiale de l’IPv6, Infoblox Inc a annoncé aujourd’hui les résultats d’une enquête effectuée auprès de plus de 2.400 entreprises IT représentatives au sujet de leurs préoccupations sur l’IPv6, les projets d’adoption et de l’état actuel du déploiement. Comme l’offre mondiale d’adresses IPv4 ne cesse de diminuer, les entreprises devront être en mesure de soutenir l’explosion du nombre de périphériques compatibles IPv6 qui se connectent au réseau, que ce soit un ordinateur portable, téléphone portable, imprimante, scanner ou une tablette. Ne pas avoir une adresse IP est l’équivalent d’avoir un téléphone sans un numéro de téléphone, ce qui explique pourquoi il y a un besoin critique pour les entreprises à évaluer, élaborer et commencer le processus de migration des réseaux d’aujourd’hui.

Les résultats de l’enquête en ligne renforcent le fait que les entreprises sont confrontées à des problèmes majeurs d’éducation, de planification et de mise en œuvre de défis qui indiquent que la plupart sont mal préparées pour une migration réussie vers le réseau IPv6.

Les données révèlent des préoccupations et des défis :

  • 80% estiment qu’ils ne sont pas suffisamment instruits pour la migration IPv6 ;
  • 41% quand même suivent les adresses IP manuellement avec des feuilles de calcul, ce qui peut être source d’erreurs, de perte de temps et d’argent et non viables dans les environnements IPv6 ;
  • 70% sont préoccupés par la réussite lors du déploiement IPv6 ;
  • Le manque de connaissance et le risque de l’inconnu sont les grandes craintes sur IPv6 • 41% évaluent leur préparation derrière celle des concurrents ;
  • La plupart des gens sont dans la phase d ‘«apprentissage» d’IPv6 • Seulement 24% ont consacré des ressources pour gérer la migration d’IPv4 vers IPv6 ;
  • 23% s’attendent à faire face à des sites Web externes pour IPv6 au cours des 12 prochains mois.

“Le niveau de préoccupation est élevé, ce qui est bon signe, mais il ya beaucoup d’incertitude sur les mesures nécessaires et les outils pour gérer avec succès la transition d’IPv4 à IPv6», a commenté Cricket Liu, Expert en technologie DNS, et vice président Architecture d’Infoblox.

« Bien que la transition ne se fera pas du jour au lendemain, des mesures évidentes, telles que l’éducation, une évaluation des dispositifs de réseau qui sont prêts pour IPv6, et la mise en œuvre des outils automatisés de gestion des adresses IP, sont nécessaires. Le suivi des adresses IP dans une feuille de calcul est vraiment risqué avec plus de 128 bits des adresses IPv6, ce qui augmente la probabilité d’erreurs liés à la saisie manuelle. Des solutions qui automatisent la gestion des adresses IP sont devenus une nécessité pour éviter les erreurs et rester au fait des réseaux dynamiques d’aujourd’hui et les demandes des utilisateurs. »

Cloud computing : Atos Origin va offrir des solutions de tests informatiques

Disponible à l’échelle mondiale, cette nouvelle solution offrira aux clients de tous les secteurs d’activités un moyen flexible et financièrement avantageux de gérer toutes leurs exigences en matière de tests afin que leurs projets informatiques, quelle qu’en soit l’ampleur, puissent passer en toute sécurité de la phase de développement à la phase de production. La solution complète, qui couvre l’ensemble du cycle de développement logiciel, est basée sur un modèle de « tarification à l’acte » conçu par Atos Origin à l’aide du set d’outils intégré Rational Jazz d’IBM. Cette solution intègre la méthodologie de Tests et Recettes d’Atos Origin et tire parti de la longue expérience développée avec sa clientèle en la matière.

La simulation informatique temps réel au service des SmartGrids

KTH, l’un des instituts technologiques internationaux les plus renommés, conduit des recherches dans de nombreux domaines tels que les technologies de l’information et de la communication, les transports ou l’énergie. En 2010, les chercheurs de KTH souhaitent concevoir SmarTSLab (Smart Transmission Systems-Laboratory), une nouvelle plateforme technologique dédiée à l’utilisation des SmartGrids. L’équipe projette alors de développer des nouvelles technologies informatiques visant à optimiser la production et la distribution, à économiser l’énergie, à sécuriser le réseau électrique et à réduire les coûts.

Pour mener ces recherches, KTH aspire à trouver une alternative technologique à la simulation analogique, qui implique la réalisation de tests sur maquette à échelle réduite. L’institut lance alors un appel d’offre public pour la conception d’une solution de simulation informatique temps réel, dont la rapidité et la puissance de calcul permettraient de reproduire informatiquement et en temps réel :

  • un réseau d’électricité et son activité à échelle nationale ou Européenne,
  • des sources d’énergies renouvelables,
  • ainsi que des systèmes de conversion d’énergie.

En décembre 2010, KTH choisit le simulateur d’OPAL-RT Europe. Fondé sur la dernière génération de processeurs multi-cœurs Intel i7 et les cartes de calcul FPGA, ce simulateur est doté d’une précision de calcul à la microseconde et apte à reproduire virtuellement une grande variété de configurations de réseaux électriques. Cette plateforme de simulation temps réel, capable de reproduire avec précision de grands réseaux électriques, est aujourd’hui la plus rapide et la plus puissante d’Europe.

De plus, il respecte la norme de communication internationale IEC 61850, liée aux équipements de protection des réseaux et indispensable à la conduite de ces recherches. Le simulateur est intégré avec l’environnement de modélisation MATLAB/Simulink, ce qui permet une prise en main rapide. Aujourd’hui, les chercheurs soumettent le simulateur OPAL-RT Europe à une multitude de cas d’exploitation et d’incidents techniques :

  • erreurs de fréquence ;
  • creux de tension ;
  • dégradations de qualité de puissance ;
  • court-circuit ;
  • pannes dues à une surcharge ;
  • variations météorologiques ;

Ces tests informatiques devraient permettre de tirer des enseignements concrets et de valider des nouveaux concepts de technologies informatiques pour un déploiement efficace et pérenne des SmartGrids. « Le simulateur livré par OPAL-RT Europe nous donne accès à une technologie hautement performante et polyvalente. En outre, ce simulateur est étroitement intégré avec MATLAB / Simulink, un environnement de modélisation que nos élèves connaissent bien. Cela réduit les besoins en formation, simplifie nos recherches et augmente nos possibilités de coopération internationale. »

Zoom sur l’Autriche

Un coeur virtuel fait la jonction entre l’informatique et la médecine

Des chercheurs de l’Institut de Biophysique de l’Université de Médecine de Graz ont développé un modèle informatique -« in silico »- du coeur humain. Ce modèle permet de simuler les différents processus qui prennent place dans le coeur, ainsi que de visualiser les effets de différents traitements : interventions physiques ou prise de médicaments.

La compréhension et l’étude du coeur est une question d’importance fondamentale : en effet, les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de décès dans les pays industrialisés (environ 1,9 million de morts chaque année dans l’Union Européenne – ce sont quelques 30% des décès leur sont attribuables). Les causes sont néanmoins très diverses : troubles de la circulation, hypertension artérielle, inflammation du muscle cardiaque… Un modèle informatique du coeur peut permettre de simuler les réactions cardiaques à différents stimuli et ce jusqu’au niveau cellulaire, offrant aux chercheurs et aux médecins des informations précieuses.

Le champ des applications possibles d’un tel outil sont vastes : des modèles électro-physiologiques peuvent être utilisés par exemple pour optimiser le traitement de la fibrillation auriculaire, pour adapter les stimulateurs cardiaques ou encore pour observer les effets de médicaments agissant sur les troubles du rythme cardiaque…

L’un des objectifs des recherches en cours à l’Université de Médecine de Graz – en collaboration avec des experts de laboratoires de pointe dans le monde entier, tels que l’Institute of Computational Medicine à l’Université John Hopkins – est, à terme, de pouvoir proposer une médecine personnalisée aux patients : le modèle informatique pourrait être adapté à la situation de chacun après avoir récupéré des données individuelles par imagerie ainsi que par des examens électro-physiologiques.

Ces techniques de simulation sont rendues possibles notamment grâce au développement et à la généralisation des superordinateurs, la simulation d’un coeur humain peut ainsi se calculer en quelques minutes, mais en utilisant un système informatique basé sur plusieurs milliers d’unités de calcul.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67003.htm

Ordinateur quantique : un correcteur d’erreurs itératif – un registre quantique de 14 bits

Une équipe de recherche basée à l’Institut de Physique Expérimentale de l’Université d’Innsbruck et à l’IQOQI (Institute for Quantum Optics and Quantum Information, un institut de l’Académie des Sciences autrichienne) a réussi à démontrer expérimentalement la faisabilité d’une étape cruciale dans le développement d’un ordinateur quantique : la correction itérative d’erreurs. La même équipe a également réussi à intriquer 14 bits quantiques (ou qubits), ce qui constitue un record mondial.
 
Pour tout système traitant des données, il existe des sources d’erreurs potentielles (réseau défectueux pour la transmission de données numériques par exemple). Des méthodes pour l’informatique classique ont ainsi été développées afin d’identifier et de corriger automatiquement les différentes erreurs produites au cours de la manipulation des données. Or les systèmes quantiques sont, de par leur nature même, encore plus sensibles aux perturbations que les systèmes classiques ; la correction d’erreurs pour un tel système demande donc un algorithme particulièrement performant. Le groupe de recherche mené par le physicien autrichien Rainer Blatt a démontré la faisabilité de la réalisation pratique d’un tel algorithme.
 
Contrairement à ce qui se fait pour un système classique, il n’est pas possible de copier l’information quantique – et par conséquent de comparer plusieurs fois les données pour détecter les éventuelles erreurs. Il est ainsi nécessaire de recourir à l’intrication, un phénomène quantique dans lequel l’état quantique de deux objets spatialement séparés se décrit globalement : deux particules intriquées forment en réalité un système unique, même si elles sont loin l’une de l’autre.
 
En pratique, les physiciens de l’équipe ont stocké trois ions calcium – dont l’un représente le qubit de référence, les deux autres représentent chacun un qubit auxiliaire – dans un piège ionique. La première étape consiste à intriquer le qubit de référence avec les deux autres, ce qui transfère l’information quantique sur les trois particules. Ensuite, un algorithme quantique mis au point par les chercheurs vérifie s’il y a une erreur, détermine laquelle s’il y en a une et la corrige. Après la correction, les deux ions auxiliaires sont soumis à un faisceau laser qui, en changeant leur état quantique, permet de les réinitialiser : c’est cet ajout expérimental qui permet de corriger les erreurs de façon répétitive.
 
Ce groupe de recherche est en pointe dans le domaine de l’informatique quantique. Il y a trois ans, il avait par exemple déjà présenté une porte quantique dont les sorties sont correctes plus de 99 fois sur 100. Le groupe est également détenteur d’un nouveau record depuis peu : celui de la taille d’un registre quantique. L’équipe a en effet pu réaliser l’intrication contrôlée de 14 qubits. Le précédent record, 8 qubits, datait de 2005 et était détenu… par la même équipe. Les 14 qubits -des ions calcium, encore- ont été confinés dans un piège ionique et manipulés à l’aide de lasers.
 
Les physiciens ont constaté que le taux de désintégration des atomes n’est pas linéairement proportionnel au nombre de qubits, mais proportionnel au carré du nombre de qubits. Cela signifie que la sensibilité d’un système quantique augmente significativement lorsque le nombre de particules intriquées augmente. Ce phénomène est connu sous le nom de superdécohérence et a rarement été observé jusqu’à présent.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66998.htm

Par S.B

LES BILANS

L’aéroport du futur

EADS IW et Altran ont organisé plusieurs ateliers avec des représentants de compagnies aériennes, d’aéroports, de gestion du trafic aérien, de constructeurs aéronautiques et d’autres modes de transport. Les participants sont parvenus à la conclusion que l’expérience des futurs passagers, sur les vols court et moyen-courriers, jouera un rôle décisif dans la compétition qui oppose l’aviation et le transport ferroviaire à grande vitesse.

Ces travaux de recherche contribuent aux objectifs définis par la Commission européenne dans la feuille de route « Flightpath 2050 – Europe’s Vision for Aviation », qui s’est fixée pour objectif de permettre à 90 % des passagers voyageant en Europe d’accomplir leur trajet de porte à porte en moins de quatre heures. Les transports intermodaux seront simplifiés, assurant un voyage sans heurt, prévisible et sans retard vers la destination finale, tout en répondant à la demande croissante en matière de transport aérien.

Ces concepts, qui placent les passagers au coeur du système de transport aérien afin de leur offrir une expérience agréable et des processus rationalisés, ont abouti au label « Friend-Lean Airport of the future » (« aéroport fluide et accueillant du futur »), a déclaré Guy Gallic, Manager du centre de compétences techniques « Concepts & Scénarios innovants » au sein d’EADS Innovation Works.

« A l’avenir, il ne sera plus uniquement question d’infrastructure, mais « d’expérience porte à porte in extenso ». Le terminal de l’aéroport ne représentera qu’une courte étape du voyage », a expliqué Sébastien Renouard, Directeur exécutif international « Aérospatial & Défense » d’Altran.

En 2010, 6,5 millions de passagers en moyenne ont effectué quotidiennement un vol moyen de 2 000 km à bord de l’un des 14 000 avions commerciaux. D’ici à 2050, le nombre de passagers est amené à croître pour atteindre environ 44 millions de passagers par jour dans le monde. Se projetant au-delà de 2040, l’étude avait pour but d’élaborer des concepts aéroportuaires révolutionnaires capables d’accueillir entre 25 et 100 millions de passagers par an. Elle part de l’hypothèse que les interfaces entre avions et aéroports seront comparables aux interfaces actuelles. De nombreuses idées très innovantes ont été conceptualisées avant d’être écartées, mais les concepts suivants ont fait l’objet d’une étude plus approfondie.

Le concept « Eye to the Sky » (Regard vers le ciel)

La zone de circulation des aéronefs est située au dessus des terminaux alors que le flux des passagers adressé verticalement s’accompagne d’un flux vertical des passagers du terminal à l’avion. Entre leur arrivée à l’aéroport et leur fauteuil dans l’avion, les passagers empruntent des rampes d’accès en spirale qui relient tous les niveaux de l’aéroport.

Ce concept s’est non seulement intéressé à la conception de l’infrastructure, mais également au développement de systèmes d’information visant à améliorer l’orientation et les services offerts aux passagers. Un dispositif connecté au réseau de l’aéroport fonctionnerait comme un guide portable facilitant l’orientation dans l’aéroport. Des systèmes de sécurité rationnalisés, basés sur de nouvelles technologies, seraient également intégrés.

Le concept « Passenger Airport Shuttles » (Aéroport à navettes passagers)

Avec un temps prévu de sept minutes maximum pour rallier n’importe quel « Skygate », les passagers ont la possibilité de rester plus longtemps dans le terminal central ou de se rendre à l’aéroport moins de dix minutes avant le décollage, sans risquer de manquer leur avion.

Il s’agit d’une approche décentralisée, qui propose de déplacer les passagers à l’aide de navettes aéroport commandées par un système de contrôle central automatisé. Une fonction d’identification assure la reconnaissance du passager et des données de son vol par le système de contrôle dès son entrée dans le véhicule, qui lui propose ensuite le transport et les informations adaptés à ses besoins.

L’avion sera arrimé à un petit bâtiment appelé « Skygate », qui fera office d’interface entre l’aéronef et la navette. Le traitement des bagages sera effectué dans le Skygate, ce qui permet de réduire au minimum le temps nécessaire à l’enregistrement et à la livraison des bagages.

Le concept « Extended Airport » (Aéroport étendu)

Le concept d’aéroport étendu concrétise la vision qui consiste littéralement à fournir un service de voyage de porte à porte, en étendant le service de transport en allant chercher les passagers (ou leurs bagages) chez eux ou sur leur lieu de travail.

Cette vision envisage l’intégration totale du transport aérien et des aéroports avec les autres modes de transport. Un planificateur de transport servira d’interface utilisateur pour les passagers, qui auront ainsi la possibilité de préparer leur voyage sur la base d’une concurrence et d’une collaboration adéquate entre les différents modes de transport.

De nombreuses révolutions seront nécessaires dans le secteur aéroportuaire pour créer des solutions à la hauteur des objectifs ambitieux définis dans la feuille de route « Flightpath 2050 » de la Commission européenne. L’étude en cours constitue un pas dans la bonne direction, mais n’en est qu’à ses prémices.

EADS IW et Altran sont les principaux partenaires de ce projet de recherche. L’étude a profité de nouveaux talents et idées non-conventionnelles issues d’une coopération avec les étudiants de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, en France, et l’institut HPI (Hasso Plattner Institut – Université de Potsdam), en Allemagne.

 

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Un autoclave fonctionnant à l’énergie solaire

Des étudiants en ingénierie de l’Université Rice utilisent l’énergie solaire pour faire fonctionner un autoclave, permettant de résoudre le problème de stérilisation des instruments médicaux dans les pays en développement et dans les zones partiellement ou totalement isolées. Le système mis au point par les étudiants est très simple : « Capteur Soleil », appareil créé il y a quelques décennies par l’inventeur français Jean Boubour pour capturer l’énergie solaire là où l’électricité ou n’importe quel type de carburant fait défaut, se trouve combiné à une boite isolante contenant un autoclave.

Le principe de l’autoclave a été inventé par Denis Papin au XVIIe siècle, puis a été amélioré au fil du temps par Nicolas Appert et Charles Chamberland. Il consiste en un gros récipient à parois épaisses, fermé hermétiquement, permettant entre autre une cuisson, ou la stérilisation à la vapeur de matériel médical. La chaleur et l’humidité, très utilisées en milieu hospitalier, détruisent les germes par dénaturation protéique.

« Capteur Soleil » ressemble, en quelque sorte, à une large balançoire ultramoderne. Son ossature en acier soutient un lit de miroirs incurvés, sous le cadre, produisant de la vapeur en concentrant les rayons du soleil sur le tube en acier qui se trouve au sommet de la structure. Il devient assez simple de laisser les instruments stériliser à au moins 121°C durant une demi-heure. Petit plus : la vapeur, avant d’arriver dans l’autoclave, sert à faire fonctionner une plaque chauffante spécialement conçue pour l’engin. L’autoclave se met correctement en marche au bout d’une quarantaine de minutes de bon soleil.

Par Rahman Moonzur

 

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« Lumiwatt », centre de test solaire photovoltaïque unique au monde

Le solaire photovoltaïque à concentraiton mis sous la loupe

De l’énergie solaire pour extraire du pétrole ?

Festival Futur en Seine : Le Village des Innovations, au 104

Lieu de création et de production artistiques, le CENTQUATRE accueille le festival Futur en Seine, dont l’ambition avouée est de « montrer qu’il existe véritablement une économie innovante active et ancrée dans la réalité avec des applications au service de chacun ». C’est dans le cadre de ce festival que cet espace, géré par la Ville de Paris, héberge le « Village des Innovations », un salon où sont exposés, sur plus de 2 000 m², de nombreux projets et prototypes, alliant technologies, services et design.

Les visiteurs pourront partir à la découverte d’environnements collaboratifs, de nombreux robots nouvelle génération, tournés aussi bien vers le service aux entreprises qu’ancrés dans une très proche vie de tous les jours. Des dispositifs issus de projet R&D, des produits pré-commerciaux innovants, des œuvres et contenus numériques côtoieront des projets d’entreprises franciliennes, mais aussi internationales.

Ce « village » abrite de véritables quartiers :

  • le village international, qui présente quelques projets en pointe d’une dizaine de pays investissant sur le numérique, faisant la part belle au Japon ainsi qu’au Brésil et à l’Angleterre, qui exposent leurs meilleurs projets en TIC ;
  • l’espace prototypes, présentant une sélection de 17 des 24 prototypes développés depuis 2009 dans le cadre du festival, rassemblant aussi bien des projets de robotique que de réalité augmentée ;
  • l’espace contenus numériques, accueillant des créateurs et des artistes évoluant autour des technologies numériques ;
  • l’espace projet numérique, proposant une sélection d’une vingtaine d’innovations découlant de projets collaboratifs associant des entreprises, des laboratoires de recherche publique et des universités et grandes écoles.

Le Village des Innovations, au CENTQUATRE, du 23 au 26 juin 2011

5 rue Curial / 104 rue d’Aubervilliers, dans le 19e, Métro Riquet

Entrée libre, de 10h à 18h

Par Rahman Moonzur

Le cerveau humain simulé sur ordinateur

Modéliser le cerveau humain et créer les moyens techniques nécessaires pour y parvenir : tel est l’objectif du « Human Brain Project » (HBP), une collaboration impliquant 12 centres de recherche européens spécialisés dans les neurosciences, la physique, les mathématiques, l’informatique et l’ethique. Y figurent notamment l’Université d’Heidelberg (Bade-Wurtemberg), l’Université technique de Munich (Bavière), le centre de recherche de Jülich (Rhénanie du Nord-Westphalie), ainsi que l’unité de recherche de neuro-imagerie cognitive du CEA-Inserm.

Ce projet constitue une étape cruciale dans la compréhension du cerveau humain, et pourrait conduire à des avancées tant dans le domaine de la santé que dans celui des TIC.

En effet, si le cerveau humain peut être comparé à un ordinateur surpuissant, autodidacte, capable de se reconfigurer en temps réel selon les expériences vécues, d’optimiser son utilisation énergétique et de se régénérer, comprendre le fonctionnement cérébral et être capable de le simuler constituerait une avancée déterminante tant dans le domaine des neurosciences que dans celui du traitement de l’information. C’est bien l’enjeu du « Human Brain Project » (HBP), qui vise à simuler informatiquement les processus mis en oeuvre par le cerveau, et réitère l’enjeu stratégique des supercalculateurs pour la recherche sur les systèmes complexes.

En effet, avec les ordinateurs des années 1990, rappelle Henry Markram (coordinateur du projet), il fallait la puissance d’un processeur de PC pour simuler l’activité d’un seul neurone. Actuellement, explique-t-il, l’équipe dispose de l’équivalent de 16 000 processeurs et parvient à simuler 360 000 neurones (utilisant le supercalculateur IBM Blue Gene). Or, on estime que le cerveau humain en contient cent milliards, ce qui laisse imaginer la puissance informatique colossale qu’il faudrait développer pour une simulation complète.

Selon les estimations récentes, il faudrait ainsi 1 000 petaflops pour simuler le cerveau (1018 flops, soit 1 exaflops), alors que le champion du monde actuel (le supercalculateur chinois Tianhe-1A) en est à 2,7 et que la prochaine version de l’IBM Blue Gene n’en atteindra que 10. L’équipe du HBP a donc besoin de temps mais aussi de moyens pour réaliser son projet. L’Union européenne l’a d’ailleurs sélectionné parmi les cinq derniers projets éligibles à une dotation exceptionnelle pouvant atteindre 1 milliard d’euros sur 10 ans. Le projet pourra quant à lui aboutir d’ici 2023.

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IBM fait un pas de plus vers le cerveau virtuel

Contrôler un ordinateur par la pensée

OpenVibe, un logiciel français pour agir par la pensée

 

 

Vers une homogénéisation des mesures européennes de protection contre la radioactivité

Lors d’un incident nucléaire, des mesures d’urgence sont mises en application, telles que le confinement de la population ou son évacuation, normalement suivies par des mesures sur le long terme, telles que le relogement desdites populations dans des zones sécurisées, ou la permission de regagner leur domicile. La décision, de choisir l’une ou l’autre de ces mesures se fait sur la base de ce que l’on nomme les différents « niveaux d’intervention », liés au niveau de radioactivité, dont la mesure se fait en millisieverts (mSv) et qui diffèrent d’un pays à l’autre.

Il faudra désormais compter avec l’Emergency Preparedness and Action Level (EPAL), une équipe composée d’experts européens en protection nucléaire, dont le but avoué est d’harmoniser les différentes réponses européennes à une éventuelle urgence nucléaire. Celui-ci a présenté une nouvelle méthodologie dans le journal Health Physics. Cette méthodologie permettrait d’unifier une bonne fois pour toutes ces critères, et de prodiguer des conseils dans la prise de décision.

Cette méthode, en deux étapes, comprend le calcul des doses standards de radioactivité, puis une fois les relevés effectués, l’application d’un barème permettant aux autorités d’adopter les mesures les plus appropriées. Deux codes internationaux servent d’outils de calcul permettant une prise de décision en cas d’urgence, RODOS, développé par le Centre FZK de Karlsruhe, en Allemagne, et RO-CODE, sa version roumaine. Ces outils offrent la possibilité de calculer les doses à des distances différentes, tenant compte de conditions de dispersion différentes. Ils soulignent notamment l’importance de l’adaptation de ces normes aux conditions atmosphériques, si l’on est en présence d’un temps plutôt sec ou plutôt pluvieux et humide.

Par Rahman Moonzur

 

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La sûreté nucléaire en France, au centre des débats

Astrid, futur réacteur nucléaire de 4è génération

L’AIEA se montre sévère face à la catastrophe de Fukushima

Des dalles OLED transparentes

Il s’agit actuellement, selon TDK, de la première dalle transparente produite en série dans le monde. TDK avait présenté un prototype de ces écrans lors d’un salon en octobre 2010. Les dalles de type OLED sont de plus en plus utilisées dans de nombreux contextes, car elles disposent d’une forte luminosité, d’angles de vues larges et d’autres caractéristiques rendant ce type d’écran agréable à utiliser.

Les dalles OLED fonctionnent selon le principe suivant : une couche de matériau organique est placée entre deux couches, l’une étant l’anode et l’autre la cathode. Par électroluminescence, des photons sont créés, permettant ainsi l’affichage d’une image sans rétro-éclairage. Habituellement, l’anode utilise des composants transparents (souvent de l’oxyde d’indium-étain) et la cathode des composants métalliques, opaques (l’utilisateur ne peut donc pas voir ce qui se passe derrière l’écran). Dans le cas d’écrans transparents, il faut donc remplacer la cathode opaque par une cathode transparente.

De nombreux prototypes d’écrans OLED disposant d’une certaine transparence ont déjà été créés par le passé. Néanmoins, deux problèmes sont apparus : il n’existe aucun procédé de production en série d’électrodes transparentes utilisant des oxydes d’une part, et les images sont visibles de chaque côté de l’écran, posant d’éventuels problèmes pour la vie privée dans certains cas comme celui d’un téléphone portable.

TDK a réussi à contourner ce problème en continuant à utiliser une électrode métallique pour la cathode ; néanmoins, en ne couvrant qu’une partie des pixels (en diminuant simplement la largeur des électrodes), la transparence a été obtenue. L’avantage de cette technique est également que la lumière créée par électroluminescence n’est transmise que du côté positif de l’écran, rendant ainsi les images quasiment invisibles depuis la face arrière de la dalle. Les dalles en question sont à matrice passive, ont une taille de 2,4 pouces, une résolution de 240 x 320 pixels et une luminosité de 150 cd/m2. La petite taille de ces dalles les destinent principalement à une utilisation dans des téléphones portables.

TDK a commencé à produire ces dalles à raison de 10 000 unités par mois dans son usine de la préfecture d’Ibaraki. Certaines de ces dalles ont déjà été fournies à Lenovo, qui s’en servira pour construire des téléphones portables destinés au marché chinois. De plus, TDK continue à développer cette technologie afin d’améliorer, entre autres, la résolution des dalles. Mais l’entreprise n’a pas encore décidé si celles-ci seraient utilisées dans des smartphones.

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Installation thermique expérimentale au Bourget

Comment peut-on rendre le transport aérien compatible à son environnement, de manière économique et durable ? Les nombreuses variations de température extérieure, couplées à la température élevée du fuselage, représentent un véritable challenge aussi bien pour l’appareillage technique que pour les matériaux.

Pour s’assurer que l’équipement embarqué fonctionnera en toutes circonstances, les scientifiques de l’Institut Fraunhofer IBP, à Holzkirchen, près de Munich, testeront et développeront le nouvel appareillage, tels que l’alimentation électrique, l’air conditionné, les lumières ou encore les sondes Pitot (probablement en partie responsables du crash du vol Rio-Paris), dans des conditions et des variations thermiques extrêmes.

« L’installation comprendra de nombreux éléments, dont le principal sera un calorimètre, intégré à la chambre basse-pression du complexe », explique le Dr Gunnar Grün, responsable du projet. Les scientifiques espèrent avoir une idée plus précise de l’effet de la température extérieure sur les systèmes embarqués. Pour ce faire, ils auront à leur disposition trois sections du fuselage d’un jet « business », de marque Dassault, notamment pour étudier le comportement de nouveaux systèmes électriques avec différentes parties de l’appareil.

Les scientifiques pensent également être à même de prouver (et ainsi améliorer) que la répartition de certains appareils impacte, en raison de l’espace confiné, sur la température interne et externe de l’avion. La conduction thermique serait une des solutions envisagées. Ce projet sera présenté au salon du Bourget du 20 au 26 juin.

Par Rahman Moonzur

 

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Vector : le savoir faire des systèmes embarqués

Systèmes embarqués : un défi économique dans les mains de la recherche

Systèmes embarqués : gérer la criticité

L’avion-fusée, réalité en 2050 ?

Le groupe industriel européen EADS (European Aeronautic Defence and Space Company), spécialisé dans l’aéronautique, n’a pas fait pas dans la demi-mesure peu avant l’ouverture du Salon du Bourget, le Paris Air Show, qui a débuté ce lundi. Par le biais de son directeur général délégué des technologies et innovations, Jean Botti, – et alors qu’une maquette du ZEHST doit être présentée lors du salon au format 1/14e –, EADS a tenu à affirmer que ce projet n’était pas de l’ordre de l’utopie.

L’avion « hypersonique » ZEHST, acronyme de « Zero Emission High Speed Transport », devrait donc être capable de relier Paris à New-York en 1h30, Paris à Tokyo en 2h30 (contre 11h30 aujourd’hui). D’une longueur d’environ 80 mètres, d’une envergure de 35 à 40 mètres, il devrait pouvoir transporter entre 60 et 100 passagers à une vitesse de Mach 4 (4 800km/h) et à une altitude de 32 kilomètres (contre 10 aujourd’hui), dans la stratosphère, bien en deça de sa limite supérieure, la stratopause.

Utilisant des turboréacteurs fonctionnant avec un biocarburant à base d’algues lors de la phase de décollage, un moteur de fusée lors de l’ascension et deux stratoréacteurs lors de la phase de vol de croisière, il présente les caractéristiques d’une aile Delta, « parce que l’aérodynamique veut que l’on minimise toutes les trainées », explique Jean Botti sur Europe 1. Le moteur fusée existerait déjà, et une commercialisation pourrait être envisagée à l’horizon 2050.

Il visera une clientèle d’affaires, comme le Concorde avec qui la comparaison semble inévitable. « Il faut prendre toutes les mesures de sécurité et s’assurer que tout ce qu’on a prévu sera validé », a-t-il encore expliqué, ajoutant que cet avion-fusée ne polluera pas l’atmosphère… mais l’espace.

Voici une courte vidéo en image de synthèse :

 

Par Rahman Moonzur

Elles bougent au Bourget !

70 jeunes lycéennes et étudiantes de toute la France, accompagnées de trente ingénieures et techniciennes de l’association Elles bougent, vont découvrir les métiers et les formations de l’aéronautique et de l’aérospatial au Salon du Bourget mardi 21 juin 2011.
« L’objectif de cette journée est de déclencher chez les jeunes filles un intérêt fort pour qu’elles se projettent dans ces métiers en tant que femme », explique Marie-Sophie Pawlak, présidente de cette association organisatrice de nombreuses initiatives pour susciter des vocations scientifiques et techniques féminines. 

Échanger, débattre

Guidées par trente marraines de l’association, elles-mêmes salariées dans le secteur, ces jeunes lycéennes et étudiantes sillonneront le salon pour rencontrer des professionnels du secteur (comme Alten, Dassault Aviation, EADS, Safran ou Thales), et les interroger sur leur formation, métier et produits. Elles participeront également en fin de journée à un débat où elles pourront échanger librement avec leurs marraines (lire le programme de la journée).

Un secteur d’avenir

« Il est capital de « montrer » le secteur aux jeunes filles » , insiste Guy Maugis, président de Robert Bosch France et président d’honneur de l’association Elles bougent. D’ailleurs 50 % des femmes de l’aérospatial le recommanderait comme secteur industriel d’avenir à un jeune ». Un chiffre tiré de la dernière enquête de l’association Un regard féminin sur l’Industrie réalisée auprès de 361 ingénieures et techniciennes et qui précise aussi que 80 % d’entre elles ont choisi de travailler dans le secteur de l’aérospatial « par intérêt pour les produits, pour la technique ou pour rejoindre une entreprise de haute technologie ». « C’est un secteur pour lequel les jeunes filles ont beaucoup d’intérêt et qui parallèlement offre de belles perspectives de carrière », insiste de son côté Marie-Sophie Pawlak, qui est aussi directrice des relations industrielles et internationales de Supméca.

Un concours pour les jeunes

La journée sera aussi l’occasion pour l’association de récompenser un collège et un lycée ayant réalisé les meilleurs documents sur le thème « Féminisons les métiers de l’aéronautique », un projet pédagogique lancé en janvier dernier avec Airemploi.

 

Par Corinne Dillenseger / Maviepro.fr

 

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Elles bougent pour faire connaître les métiers d’ingénieurs

 

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Le nouveau magnétisme des panneaux solaires

Une équipe de chercheurs américains a trouvé le moyen de produire de l’énergie grâce à un nouveau genre de panneau solaire, plus ou moins similaire à une « batterie optique », terme employé par Stephen Rand, professeur aux départements d’Ingénierie électrique et de Physique à l’Université du Michigan. Ces panneaux solaires pourraient être d’un genre nouveau, puisqu’ils ne recourraient pas aux habituels semi-conducteurs.

100 millions de fois plus fort

La lumière a des composants électriques et magnétiques. Jusqu’à maintenant, les scientifiques s’accordaient sur le principe que le champ magnétique était si faible qu’ils pouvaient très bien l’ignorer. Le professeur Rand et ses collègues ont découvert qu’à la bonne intensité, lorsque la lumière voyage à travers un matériau qui n’est pas conducteur d’électricité, un champ magnétique 100 millions de fois plus fort que celui attendu pouvait être généré. Dans ces circonstances, les effets magnétiques développent une puissance équivalente à un effet électrique conséquent.

Faible charge thermique

« Dans les cellules solaires, la lumière va dans un matériau, est absorbée et crée de la chaleur. Ici, nous nous attendons à avoir une charge thermique très faible. Au lieu que la lumière soit absorbée, l’énergie est stockée dans un moment magnétique. Une intense aimantation peut être induite par une intense lumière et tout cela est finalement capable de fournir une source d’énergie capacitive », explique le professeur de l’Université du Michigan.

Redressement optique

« C’est le redressement optique qui crée la charge », commente William Fisher, un étudiant en doctorat de physique appliquée. Habituellement, lors d’une rectification optique traditionnelle, c’est le champ électrique de la lumière qui est responsable de la séparation des charges positives et négatives dans le matériau. Une tension apparaît alors, équivalente à celle d’une batterie. Il ajoute que leurs travaux leur ont permis de constater que cette rectification optique peut aussi résulter du champ magnétique de la lumière dans bien d’autre matériaux.

10 % moins cher

Le prix de l’énergie produite par cette technologie devrait être inférieur au prix de l’énergie solaire « standard », d’après les prédictions des chercheurs, qui pensent aussi atteindre les 10 % d’efficacité dans la conversion de l’énergie solaire en énergie utilisable, ce qui serait assez équivalent aux panneaux solaires disponibles sur le marché.

Céramique transparente ?

« Pour fabriquer des panneaux solaires modernes, vous devez élaborer et faire des tests sur des semi-conducteurs », ajoute le professeur Rand. « Nous avons seulement besoin de lentilles pour concentrer la lumière, et d’une fibre pour le guidage. Le verre fonctionne bien, et peut être produit en très grande quantité, tout en ne réclamant pas autant de soin ni de traitement. » Il se pourrait même que les céramiques transparentes, ayant déjà de nombreuses applications optiques, conviennent encore mieux.

Par Rahman Moonzur

 

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Record du monde suisse en matière d’efficacité sur les cellules photovoltaïques

Photovoltaïque : éviter la surchauffe en créant des conditions stables

Des panneaux photovoltaïques recyclables et flexibles

 

 

La réussite d’un programme de tests liés à l’IPv6 par Sourcefire

Sourcefire Inc. (Nasdap : FIRE), le créateur de Snort et acteur majeur sur le marché de la sécurité informatique (Intelligent Cyber security solutions), annonce avoir réussi avec succès les tests d’ICSA Labs, démontrant ainsi que les clients du gouvernement fédéral américain peuvent profiter de la solution de prévention et de détection d’intrusion de Sourcefire sur les réseaux IPv6 (Internet Protocol Version 6).  Sourcefire Defense Center a entièrement satisfait le gouvernement fédéral américain en répondant aux exigences des tests IPv6 (USGv6) et les sondes IPS de Sourcefire sont actuellement en phase de tests.  

« Avec la reconnaissance de l’ICSA Labs, nous remplissons les exigences du gouvernement fédéral américain pour évoluer vers l’IPv6 dès 2012. Cela illustre également l’engagement de Sourcefire envers ses clients pour répondre à leurs nouveaux besoins en matière de sécurité », commente Marc Solomon, Vice Président Senior Marketing de Sourcefire. « La validation de ces tests indépendants concernant l’IPv6 arrive à point nommé, plus particulièrement au moment où les blocs d’adresses IPv4 disponibles sont pratiquement épuisés ».

L’ICSA Labs et l’ensemble des autres laboratoires de tests collaborent avec le National Institut of Standards and Technology (NIST) afin d’établir des normes et mettre en place des plateformes de tests pour contribuer à l’adoption de l‘IPv6 par les agences gouvernementales américaines. Le Sourcefire 3D®System est l’une des premières solutions de sécurité informatique certifiée par l’ICSA Labs et répond ainsi aux exigences du gouvernement fédéral américain pour la mise en place d’un réseau IPv6.

« L’objectif du programme de tests IPv6 du gouvernement fédéral américain est de s’assurer de l’interopérabilité de l’ensemble des composants réseau et informatique utilisés pour construire, maintenir et sécuriser l’infrastructure informatique des agences fédérales », commente Brian Monkman, Responsable des Programmes de Sécurité de ICSA Labs. « Sourcefire est l’un des premiers fournisseurs de sécurité informatique à participer à ces tests, ses clients bénéficieront ainsi des efforts en recherche et développement réalisés par Sourcefire pour s’assurer que ses produits sont compatibles avec l’IPv6 ».

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