DIAPORAMA – La navette spatiale Endeavour amarrée à l’ISS

La NASA (National Aeronautics and Space Administration) a publié il y a quelques jours de magnifiques photos de la navette spatiale américaine Endeavour  – amarrée à la Station Spatiale Internationale (ISS) –, prises depuis le vaisseau spatial russe Soyouz, sur le départ. C’est la première fois que la capsule Soyouz amorce son voyage retour vers la Terre alors qu’un vaisseau spatial est amarré à l’ISS, et qu’elle soit orientée dans la bonne direction, permettant la prise de ces clichés uniques.

La navette Endeavour, qui s’est posée le 1er juin à Cap Canaveral, en Floride, a effectué sa dernière mission dans l’espace. La navette spatiale américaine Atlantis est la seule navette opérationnelle restante, dont le dernier vol est prévu le 28 juin 2011, pour une mission d’acheminement d’un module multi-usages et pour un ravitaillement.

L’astronaute italien Paolo Nespoli, de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), a pris ces photographies il y a environ trois semaines, peu de temps après que le vaisseau russe ait amorcé son voyage retour vers la Terre. Il venait de passer près de 6 mois à bord de l’ISS, pour son deuxième voyage dans l’espace. Soyouz sera désormais le seul vaisseau à même de ravitailler ou de transporter un équipage vers l’ISS.

La destruction de Challenger en 1986, peu de temps après son décollage, la désintégration de Columbia lors de son retour sur Terre en 2003, les retraits de Discovery en février, d’Endeavour et le futur retrait d’Atlantis, qui effectuera son dernier vol, marquent la fin des vols des navettes spatiales américaines, jusqu’à l’inauguration de plus en plus hypothétique du vaisseau Orion, depuis l’abandon du programme « Constellation »

Par Rahman Moonzur

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La première voiture volante commercialisée fin 2011

Chère aux adeptes de science-fiction, on ne l’attendait plus, bien que les progrès techniques nous rapprochaient irrémédiablement de sa conception, puis de sa commercialisation. Ce n’est plus seulement un jouet de scientifiques gadgetophiles bricoleurs et avertis, et cela dépasse l’ordre du prototype. Terrafugia (« s’échapper de terre » en latin) a annoncé la mise sur le marché de son modèle « Transition » pour la fin de l’année 2011, devenant le premier véhicule hybride commercialisé.

Un véhicule de 650 kilos

Le modèle « Transition » est un véhicule hybride conçu par la petite société américaine Terrafugia, fondée en 2006 par des ingénieurs aéronautiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Un prototype de leur vaisseau amiral a déjà été approuvé par la Federal Aviation Administration (FAA) – responsable entre autres des certifications des nouveaux appareils ainsi que des réglementations concernant l’aviation civile américaine – malgré un surpoids de 50 kilos par rapport à la limite autorisée au décollage, dont la barre est fixée à 600 kilos pour les « Light Sport Aircraft », les avions sportifs légers. Ce surpoids serait essentiellement dû à la conformité aux normes de sécurité à la fois aériennes et routières (airbags, pare-chocs…).

Moteur Rotax 912

Le « Transition » est équipé d’une hélice arrière pour assurer sa propulsion, solidaire d’un moteur du constructeur autrichien Rotax, le Rotax 912, moteur à explosion quatre cylindres boxer, quatre temps, équipant couramment les avions ultra-légers et les drones, dont le refroidissement est mixte, c’est-à-dire assuré par les cylindres (air) et par les culasses (refroidissement liquide). Il fait la part belle à la fibre de carbone, et possède deux ailes se dépliant ou se repliant en une minute à partir d’une commande située dans le cockpit, lui permettant ainsi de passer du véhicule routier (certes, futuriste) à un avion sportif léger. Il a une capacité de deux personnes, le pilote et un passager.

Seulement 2 500 pieds de piste nécessaires

« Transition », une fois avion, peut atterrir ou décoller de n’importe quelle piste d’aéroport d’une longueur de près de 760 mètres (2 500 pieds), c’est-à-dire incluant la majorité des aéroports publics (l’aéroport du Bourget, par exemple, dispose de trois pistes allant de 1 845 mètres à 3 000 mètres). Il aurait une autonomie de 787 kilomètres, et atteindrait les 180 km/h de vitesse de croisière. Il est nécessaire au pilote d’avoir un minimum de 20 heures de vol à son compteur, de passer un test pratique dans l’avion hybride, et évidemment d’être détenteur d’un permis de conduire valide pour son utilisation routière. C’est tout du moins la réglementation actuelle aux États-Unis.

Entre 200 000 et 250 000 dollars

Sa commercialisation et sa livraison, prévues pour la fin de l’année 2011, devraient combler les quelques 80 futurs heureux propriétaires ayant déjà réservé leur appareil. Bien que le prix de vente définitif à l’unité ne soit pas encore fixé, il devrait avoisiner les 200 000 à 250 000 dollars US (de 140 000 à 170 000 euros), représentant donc plus de 16 millions de dollars. Voici une vidéo de démonstration de la bête, en anglais :

Il est maintenant légitime de se demander à quand un véhicule hybride n’ayant pas besoin de piste d’aéroport, à savoir ADAV, c’est-à-dire un aéronef à décollage et atterrissage verticaux ?

Le site de Terrafugia : www.terrafugia.com

Par Rahman Moonzur

La seconde édition du Guide des Nanotechnologies est disponible

Considérées comme l’un des moteurs de la prochaine révolution industrielle, les nanotechnologies présentent un potentiel considérable de développements et d’applications. Le grand débat public sur les nanotechnologies qui s’est achevé en 2010, s’était fixé des objectifs ambitieux : éclairer les autorités publiques qui prendront ensuite des décisions pour encadrer l’usage des nanotechnologies, mais aussi les scientifiques, les industriels, les associations ainsi que les citoyens. Depuis, le marché, ainsi que le contexte réglementaire et social, ont beaucoup évolué.

Inédit : le code QR, un pictogramme révolutionnaire

Le code QR® est un code-barres en 2 dimensions. Un code QR ®, présent sur chaque fiche entreprise, permet au lecteur de récupérer instantanément et automatiquement avec son smartphone l’adresse du site Internet de chaque société référencée. Il suffit pour capturer ses données de le photographier avec un smartphone en utilisant une application pour mobile telle que Mobiletag (sur mobile : http://m.mobiletag.com)

Cet ouvrage permet d’aider le lecteur à se repérer dans ce nouvel environnement concurrentiel.

Quelles entreprises participent au développement des nanotechnologies en France ? Quels sont les produits déjà sur le marché et ceux à venir ? Quels marchés sont concernés ? Qui sont les producteurs, les intégrateurs, les utilisateurs ? Où trouver les compétences, les installations, les financements ?

Edité par les Techniques de l’Ingénieur en partenariat avec la société de conseil ALCIMED, le Guide des nanotechnologies est le seul annuaire de référence multisectoriel consacré au marché français.

Il permet de dessiner les contours de ce marché émergent. Cet ouvrage unique recense l’ensemble des acteurs de la filière française des nanotechnologies (entreprises, organismes et associations) et dresse un état des lieux du marché en France.

C’est un outil indispensable pour comprendre le marché français des nanotechnologies et pour  identifier partenaires et clients du domaine. En effet, S’il est incontestable qu’au niveau mondial les nanoproduits se multiplient, les marchés concernés se situent principalement aux Etats-Unis et en Asie.

L’Europe, et plus particulièrement la France, certes en pointe au niveau de la recherche académique, apparaissent beaucoup plus en retrait quant à la commercialisation des nanomatériaux. A titre d’exemple, parmi l’ensemble des produits commercialisés, moins de 2% sont d’origine française. Finalement, le débat public, au-delà de la controverse, a le mérite d’initier la question de la place des nanotechnologies en France : quels produits, quelles applications mais également quelles filières industrielles concernés ?

 Le Guide des nanotechnologies est au service de toute l’industrie, tous secteurs confondus et s’adresse aux ingénieurs, chercheurs, donneurs d’ordre et investisseurs.

Il s’agit du premier guide consacré au marché français des nanotechnologies :

  • un référencement exhaustif des entreprises et organismes de la filière ;
  • un classement des sociétés par secteur industriel ;
  • une analyse par secteur du marché français par les experts d’ALCIMED, du CEA, du CNRS, de l’ANSES, de l’ANR ;
  • des interviews de chercheurs et de chefs d’entreprise.

C’est aussi un guide de référence qui recense l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur :

  • producteurs et fournisseurs de nanomatériaux ;
  • utilisateurs, intégrateurs et transformateurs de nanomatériaux ;
  • fabricants et fournisseurs d’équipements de synthèse et de mesure
  • centres de recherche et pôles de compétitivité ;
  • associations, fédérations et agences ;
  • financement et transfert technologique ;
  • sociétés de conseil & d’expertise

 

> Commander le Guide des nanotechnologies 2011

 

Pour toute information complémentaire, contacter Céline Chartier

 

Découvrez la formation Techniques de l’Ingénieur : NANOMATÉRIAUX

 

Déjà publié :

« Des présomptions de toxicité sur des nanoparticules ont été établies »

Les nanotechnologies ont désormais leur guide

La France est-elle toujours dans la course aux nanos ?

Nanomatériaux : l’Afsset recommande la prudence 

Des pneus qui « roulent mieux »

Plus d’un milliard de pneus sont produits chaque année dans le monde, dont près de la moitié en Amérique du Nord… Leur élimination après usage représente tout un défi. Une grande partie d’entre eux sont utilisés comme combustible dans les fours à ciment, processus qui produit de grandes quantités de gaz carbonique (CO2) qui contribue au réchauffement planétaire.

Mais il faut aussi tenir compte du CO2 produit par les pneus simplement par leur utilisation. On estime qu’une voiture consomme 20 % de son carburant simplement pour contrer la résistance au roulement de ses pneus. Ce phénomène est responsable de plus de 4 % des émissions de CO2 provenant de combustibles fossiles à travers le monde. Il est possible de fabriquer des pneus qui « roulent » mieux mais cela nuit à leur adhérence et leur durabilité. Le défi des manufacturiers a toujours été de combiner ces trois éléments, connus sous le terme de « triangle magique », de manière à avoir le meilleur roulement sans trop sacrifier l’adhérence et la durabilité. Pendant longtemps, le noir de carbone, un composé provenant de la combustion incomplète du goudron, était l’additif au caoutchouc qui donnait les meilleurs résultats. Mais en 1992, les chercheurs de Michelin sont arrivés à conquérir « le triangle magique » avec un nouvel additif révolutionnaire. Ils ont remplacé le noir de carbone par des dérivés de la silice, une technologie qui, d’un seul coup, a réduit la résistance au roulement de près de 30 %, réduisant la consommation d’essence et donc, la production de CO2. Voilà qui représente une belle contribution de la part d’un matériau tout simple. Car la silice est tout simplement le composé dont le sable est constitué.

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

Nucléaire en France : 410 000 emplois et 2 % du PIB

Avec 78 % de son électricité d’origine nucléaire aujourd’hui, la France a fait un choix technologique structurant pour son économie. Le pays s’est également doté d’un secteur électronucléaire qui est leader à l’échelle mondiale. Dans le contexte actuel où le défi de la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre est devenu central, les activités de production électrique renouvelables sont l’objet de nombreuses études visant à chiffrer leurs impacts socio-économiques (nombre d’emplois, création de valeur). Aucune analyse aussi complète n’avait été présentée à ce jour pour l’électronucléaire.

PwC a évalué les impacts socio-économiques de l’électronucléaire en France en 2009. L’étude fine des entreprises parmi les fournisseurs des grands maîtres d’œuvre de l’électronucléaire a permis d’identifier plus de 450 entreprises françaises qui ont développé une spécialisation dans l’électronucléaire. Le secteur a été décomposé en quatre maillons de la chaîne de valeur, l’Amont, la Construction, l’Exploitation & Maintenance et l’Aval, regroupant le retraitement et le démantèlement. Les plus grandes entreprises spécialisées travaillent dans l’ensemble des maillons. Le CEA, l’ANDRA et l’IRSN assurent des rôles centraux dans la R&D, la gestion des déchets et la radioprotection, l’ASN contrôle et régule les activités nucléaires sur le territoire. Les emplois dédiés correspondants sont intégrés dans le périmètre de l’étude.

Le poids social

L’industrie électronucléaire emploie directement 125 000 personnes en France. La répartition de ces emplois entre les différents maillons de la chaîne de valeur est relativement homogène : chacun des maillons emploie directement au moins 20 000 personnes. Ils se répartissent également dans toutes les régions de France. Ces 125 000 emplois directs représentent presque 4 % de l’emploi industriel total en France. « Le poids social de l’électronucléaire est équivalent à celui de la construction et de la maintenance aéronautique », précise Philippe Girault, associé PwC, responsable du secteur de l’énergie en France. La prise en compte des effets indirects (les effets indirects sont calculés à partir des achats du secteur auprès d’entreprises hors du secteur en utilisant les coefficients multiplicateurs des branches d’activité concernées) et induits (les effets induits sont générés par les dépenses des employés directs et indirects) conduit à estimer à 410 000 le nombre d’emplois totaux dépendants de l’industrie électronucléaire en 2009, soit  près de 2 % des emplois en France.
 

Le poids économique

La valeur ajoutée cumulée des entreprises spécialisées dans le nucléaire (délimitée aux activités réalisées dans un des maillons de la chaîne de valeur)  et des établissements publics dédiés s’établit à 12,3 milliards d’euros (Md€) en 2009, soit à 0,71 % du PIB. La valeur ajoutée totale du secteur (directe, indirecte et induite) s’élève à 33,5 Md€, ce qui représente 2 % du PIB.

L’étude comprend également une analyse des impacts socio-économiques en France d’un EPR. Les résultats varient suivant que l’EPR est construit en France ou à l’export. Pendant la phase de construction, 2 700 emplois directs sont créés, puis 500 emplois directs pendant la phase d’exploitation et de démantèlement du réacteur. Ces emplois directs ainsi que les emplois indirects associés génèrent également des emplois induits en France. 8 350 emplois directs, indirects et induits sont ainsi générés en France pendant la phase d’études et de construction et 1 650 emplois sont ensuite générés en France pendant les 80 années suivantes correspondant à la période d’exploitation puis de démantèlement.

Un EPR construit en France génère une valeur ajoutée moyenne de près de 660 m€ pendant les 7 années d’étude et de construction, dont environ 230 m€ de valeur ajoutée directe annuelle par la filière électronucléaire. « Un EPR exploité en France génère une valeur ajoutée moyenne de près de 550 m€ pendant les 60 années d’exploitation et la phase de démantèlement, dont ~200 m€ de valeur ajoutée directe chaque année pour la filière électronucléaire », explique Jeanne Lubek, économiste au département Valuation & Economics de PwC.

Un EPR à l’export fait appel aux compétences d’entreprises spécialisées françaises, même si une majorité des emplois générés sont localisés dans le pays dans lequel le réacteur est construit. 3 750 emplois sont cependant générés en France durant la phase d’études et de construction d’un EPR en dehors du territoire français, dont 1 200 emplois directs. Durant la phase d’exploitation de la centrale, le niveau de création d’emplois et de valeur ajoutée en France, est aussi évalué dans l’étude. Un EPR à l’export pourra ainsi générer de l’activité pour les acteurs de la chaîne de valeur l’électronucléaire en France, dans une répartition qui dépendra des besoins exprimés par chaque opérateur/projet électronucléaire.

Le frelon à pattes jaunes menace d’envahir l’Europe et le monde

Introduit en France avant 2004, le frelon à pattes jaunes, Vespa velutina nigrithorax, s’est répandu depuis dans 39 départements français. Sa présence a également été signalée en Corée avant 2006 et en Espagne en 2010. Les données de présence de la variété nigrithorax dans sa zone d’origine (du Cachemire à la Chine) et dans sa zone d’invasion (France et Corée), ont servi de base à un travail de modélisation écologique. Réalisée par trois équipes impliquant notamment le Muséum et le CNRS, sous la direction de Claire Villemant, cette étude a permis de déterminer les zones d’acclimatation potentielle de ce frelon invasif. Les résultats montrent que son acclimatation dans le sud-ouest de la France pouvait être prédite à partir des données de l’aire d’origine, tandis que les données combinées des aires d’origine et d’invasion fournissent une meilleure prédiction de ses potentialités d’acclimatation à travers le monde.

Les résultats de cette étude sont publiés cette semaine dans le journal Biological Conservation. L’arrivée de ce prédateur d’abeilles est une menace supplémentaire pour l’apiculture européenne qui souffre déjà d’une multitude de facteurs adverses.

La plupart des pays d’Europe ont un risque non négligeable de voir le frelon à pattes jaunes s’y acclimater, avec une probabilité plus forte le long des côtes atlantique et du nord de la Méditerranée. D’autres régions d’Europe comme la Péninsule des Balkans et la Turquie pourraient, dans le futur, être également envahies. Enfin, plusieurs régions du monde (Afrique du sud, Australie, Nouvelle Zélande, Sud-ouest de l’Amérique du nord et du sud) sont aussi potentiellement menacées, dans la mesure où le scénario d’importation de ces frelons via le commerce international peut facilement se répéter.

La comparaison des niches climatiques entre l’aire origine de Vespa velutina nigrithorax et la zone actuellement envahie montre que la niche réalisée se caractérise par une pluviométrie du mois le plus sec, plus forte que dans l’aire d’origine. Il est intéressant de constater par ailleurs que l’aire de distribution potentielle de Vespa velutina nigrithorax se rapproche beaucoup de celle de la guêpe invasive européenne Vespula germanica, qui a colonisé de vastes territoires notamment dans l’hémisphère sud.

 

Déjà publié :

Le nid d’abeilles révolutionne la pierre naturelle et le béton

Check Point remporte le prix 2011 du meilleur site de support sur le web

Check Point® Software Technologies Ltd. (Nasdaq : CHKP), numéro un mondial en solutions de sécurisation de l’Internet, s’est vu décerner le prix des « Dix meilleurs sites de support Web de 2011 » par The Association of Support Professionals (ASP) pour la troisième année. Ce prix récompense l’excellence de Check Point en matière de service et de support en ligne. Le Centre de support de Check Point propose des ressources étendues de base de connaissances, des forums utilisateur ainsi que des fonctions de discussion en direct et d’accès à distance qui ont permis d’améliorer l’indice de satisfaction des clients.

« Pour la plupart des sociétés de technologie, les sites de support Web sont devenus le principal moyen d’interaction avec leur communauté d’utilisateurs. Souvent, une stratégie de support sur le Web bien orchestrée permet de fidéliser davantage les clients », explique Jeffrey Tarter, directeur de l’ASP. « Check Point a créé un site offrant une grande diversité de fonctions. Toutes sont intégrées avec élégance sur le point de vue de la navigation et de l’enchaînement logique. Le site de Check Point se caractérise par sa très grande convivialité pour l’utilisateur ».

Les lauréats du prix ASP sont choisis par un panel de juges experts en support Web, appliquant un système de notation basé sur 25 critères différents, dont la conception globale, la navigation, la mise en œuvre des fonctions de recherche et l’environnement client. Les solutions de Check Point et son support assuré en temps réel garantissent aux clients un accès 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 aux ressources critiques dont ils ont besoin pour protéger leurs entreprises.

« Dans le domaine de la sécurité et du support informatique, chaque minute compte. Les clients doivent pouvoir faire confiance à leurs systèmes de sécurité et dans les ressources accessibles pour garantir la protection de leurs réseaux et de leurs données à tout moment », explique Sharon Schusheim, directeur des services techniques de Check Point Software Technologies. « Avec la volonté de mener à bien cette initiative, notre équipe d’experts a changé la façon dont nous créons et partageons les connaissances techniques avec les clients, et a mis au point de nouveaux outils et méthodes de communication en temps réel. C’est pour nous un honneur que l’ASP reconnaisse l’excellence de nos prestations de support ».

Voici quelques-uns des principaux avantages du Centre de support de Check Point :

  • Amélioration des fonctions de recherche et du contenu de la base de connaissances : Les clients peuvent facilement naviguer dans la base de connaissances de Check Point, riche de plus de 20 000 ressources concernant tous les produits Check Point. Les utilisateurs ont aussi accès à de nouveaux guides pratiques et à des documents techniques sophistiqués ;
  • Support en temps réel avec discussion en direct et accès distant : Les fonctions d’accès distant permettent aux ingénieurs de prendre le contrôle de l’interface de l’utilisateur pour résoudre la demande de service, tandis que le client « observe et apprend » en temps réel. En outre, la discussion en direct permet aux clients d’entrer directement en contact avec les ingénieurs et d’avoir instantanément une réponse. La discussion en direct de Check Point s’est révélée une méthode de support performante, et a permis d’augmenter de 20 % le nombre de demandes de service client résolues dès le premier jour ;
  • Forums des utilisateurs de la communauté : Le centre de support de Check Point propose un flux direct sur les sujets les plus répandus sur la sécurité, sur les produits et sur les forums de discussion. Il favorise ainsi un échange riche d’informations entre les communautés d’utilisateurs et de partenaires ;
  • Le site Web de support de Check Point est un composant essentiel des outils et ressources proposés aux clients, aux partenaires et à la communauté en pleine expansion de plus de 70 000 professionnels de la sécurité certifiés via les programmes reconnus CCSA, CCSE, CCEPE et CCMA de Check Point. Pour plus d’informations sur le centre de support de Check Point et les nouvelles formations et certifications, visitez le site suivant : https://supportcenter.checkpoint.com/supportcenter/index.jsp ;
  • « Forts de notre réseau de plusieurs centaines d’ingénieurs de support et de services professionnels sur toute la planète, nous confirmons notre volonté de conserver un indice exceptionnel de satisfaction des clients et nous continuerons à développer des initiatives de support innovantes pour répondre aux besoins des clients », conclut Schusheim.

Des rideaux pour lutter contre le bruit

La tranquillité est souvent un luxe. Les mesures prises pour lutter contre les nuisances sonores sont parfois drastiques, et presque toujours inesthétiques lorsqu’il s’agit de moyens matériels. C’est fort de ce constat qu’une équipe de chercheurs suisses de l’EMPA, une institution de recherche et de services interdisciplinaire se consacrant à la science des matériaux et aux développements technologiques, associée à la designeuse textile de renom Annette Douglas, ainsi qu’à l’entreprise textile Weisbrod-Zürrer AG, a développé conjointement un matériau textile transparent, idéal en tant que rideau, et ayant des propriétés acoustiques remarquables.

Ce textile combine les qualités acoustiques d’un épais rideau en velours, et la luminosité d’un rideau translucide standard. Malgré sa légèreté, et à la grande surprise de nombreux acousticiens, le coefficient d’absorption acoustique oscille entre 0,5 et 0,6, ce qui le rend près de cinq fois plus efficace qu’un rideau équivalent. L’acoustique d’une pièce s’en voit améliorée, réduisant de manière très notable la réflexion du son, et donc l’écho, ainsi que les bruits provenant de l’extérieur.

Ce rideau, dont l’utilisation adéquate le place à une quinzaine de centimètres d’un mur ou d’une fenêtre, est plus apte à absorber les hautes fréquences que les basses fréquences, en raison de leur longueur d’onde plus courte, et peut réduire de près de 20 dB le bruit. Sa translucidité le rend potentiellement utilisable dans les endroits et configurations les plus variées, lui donnant un fort potentiel de commercialisation, ce qui a été vite compris par Annette Douglas et la firme textile, qui l’ont rendu disponibles à la vente.

Par Rahman Moonzur

L’AIEA se montre sévère face à la catastrophe de Fukushima

Les experts de l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) ont achevé leur mission d’inspection d’une semaine au Japon, sur le site de la centrale de Fukushima Dai-ichi, lieu de la catastrophe nucléaire consécutive au séisme et au tsunami du 11 mars, ainsi que sur d’autres sites nucléaires de l’archipel.

Dans une politesse toute diplomatique, le chef de la mission, Mike Weightman, déclare avoir « apprécié la coopération du Japon ». Il félicite les autorités japonaises dans la gestion de l’évacuation des populations vivant autour de la centrale, et rend hommage à la bravoure du personnel travaillant sur le site de la catastrophe. Voilà pour les « bons points ».

Une fois les souplesses diplomatiques exécutées, l’AIEA se montre alors plus sévère. L’agence regrette qu’un programme de mesure et de suivi de l’exposition aux radiations des travailleurs et des populations, ainsi que les conséquences sur leur santé, ne soit pas encore en place. Elle déplore aussi que les risques liés au tsunami aient été sous-estimés, et ce sur plusieurs sites, encourageant la mise à jour des dispositifs de sécurité, d’évaluation des risques et l’amélioration des moyens de protection. L’agence déplore par ailleurs le manque de transparence ainsi que le manque d’indépendance des principaux acteurs de la gestion de la catastrophe. Elle souhaite enfin la mise en place rapide de centre de réaction rapide, à l’abri et sur place, pour prendre le relais dans les fonctions de secours.

Gageons que le Japon saura entendre les remarques de l’AIEA, dont le rapport final sera rendu public autour du 24 juin. La société japonaise est profondément bouleversée par la catastrophe, et il ne semble pas impossible que les autorités puissent envisager une sortie (difficile) du nucléaire, comme l’a d’ores et déjà annoncé l’Allemagne il y a quelques jours, surprenant tout le monde en prévoyant une sortie du nucléaire progressive d’ici à 2022.

Le rapport préliminaire de l’AIEA est disponible ici :

http://www.iaea.org/newscenter/news/2011/japanmission.html

Par Rahman Moonzur

 

DÉJÀ PUBLIÉ :

À Fukushima, la catastrophe continue

Fukushima : de « graves dysfonctionnements » dans l’évaluation de l’impact en France ?

Fukushima : des robots dans les réacteurs, et en vidéo

REACH : les news du mois de MAI (2/2)

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 12 nouvelles substances concernées

(16/05/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • le laurate de vinyle (N° CAS : 2146-71-6  et N° EC : 218-414-7)
  • le fumarate de dibutyle (N° CAS : 105-75-9 et N° EC : 203-327-9)
  • le propylidynetriméthanol (N° CAS : 77-99-6 et N° EC : 201-074-9)
  • les extraits au solvant (pétrole), huile résiduelle (N° CAS : 64742-10-5 et N° CE 265-110-5)
  • le 10-éthyl-4-[[2-[(2-éthylhexyl)oxy]-2-oxoéthyl]thio]-4-octyl-7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatétradecanoate de 2-éthylhexyle (N° CAS : 27107-89-7 et N° EC : 248-227-6)
  • les cendres de plantes (résidus) (N° CAS : 93333-79-0 et N° EC : 297-049-5)
  • le 2-chloropropane (N° CAS : 75-29-6 et N° EC : 200-858-8)
  • le 2,6-di-tert-butylphénol (N° CAS : 128-39-2 et N° EC : 204-884-0)
  • le 2,4-di-tert-butylphénol (N° CAS : 119-47-1 et N° EC : 204-327-1)l’hexane-1,6-diol (N° CAS : 629-11-8 et N° EC : 211-074-0)
  • le 4-mesyl-2-nitrotoluene (N° CAS : 1671-49-4 et N° EC : 430-550-0)
  • le 6,6′-di-tert-butyl-2,2′-methylenedi-p-crésol (N° CAS : 119-47-1 et N° EC : 204-327-1)

Les informations sur ses substances sont à soumettre pour le 30 juin 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp

Une nouvelle page internet pour les utilisateurs en aval

L’ECHA a mis en ligne une nouvelle page pour les utilisateurs en aval. Toutes les informations sur : http://echa.europa.eu/reach/du_en.asp
D’autres informations sur les fiches de données de sécurité et les scénarios d’exposition sur :
http://www.echa.europa.eu/doc/reach/REACH_fs_downstream%20users_web.pdf

Nouvelles offres d’emploi à l’ECHA

(16/05/2011)
L’ECHA a publié une nouvelle offre d’emploi. Pour la consulter et postuler :
http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp

 Une nouvelle demande de classification et d’étiquetage harmonisés
 

(20/05/2011)
L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et l’étiquetage du fluazinam (N° CAS : 79622-59-6). Les commentaires sont à soumettre avant le 4 juillet 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

Accord entre l’ECHA et le NICNAS

(20/05/2011)
Un accord a été signé entre l’ECHA et le NICNAS (organisme australien similaire à l’ECHA) dans le but de renforcer le dialogue entre l’UE et l’Australie et d’améliorer la coopération sur des questions liées aux produits chimiques et autres problématiques.
http://echa.europa.eu/news/pr/201105/pr_11_12_mou_australia_en.asp
http://echa.europa.eu/doc/press/pr_11_12/pr_11_12_mou_australia_fr.pdf

Mise en ligne des éléments relatifs à la conférence web sur la notification des substances dans les articles

(25/05/2011)
L’ECHA a mis en ligne les présentations et enregistrements de la conférence du 19 mai 2011 sur la notification des substances dans les articles. Les documents peuvent être téléchargés sur : http://echa.europa.eu/news/webinars_en.asp

Evaluation des substances

(26/05/2011)
Les critères de sélection pour l’évaluation des substances ont été élaborés par l’ECHA en coopération avec les États Membres et sont maintenant publiés sur le site de l’ECHA. L’ECHA et les États membres utilisent ces critères pour trouver des substances candidates pour la première CoRaP (Community Rolling Action Plan), qui sera adopté par l’ECHA au début de 2012. Les États membres ont préalablement indiqué une capacité à évaluer l’ordre de 40 substances en 2012 et 50 substances chaque année en 2013 et 2014.
http://echa.europa.eu/news/na/201105/na_11_23_substance_evaluation_corap_en.asp

L’ECHA poursuivie devant la Cour de Justice de l’Union Européenne

(27/05/2011)
L’Agence européenne des produits chimiques est poursuivie devant la Cour de Justice de l’Union Européenne pour avoir refusé de communiquer les noms de deux entreprises produisant des produits chimiques considérés comme très toxiques, ainsi que les quantités présentes sur le marché européen.
Les deux organisations non gouvernementales requérantes, ChemSec et Client Earth, dénoncent dans ce recours la violation du règlement REACH, règlement qui promeut notamment le droit à l’information du public. Les produits chimiques considérés font tous deux partie de la SIN List (« Substitute It Now ! ») développée par ChemSec et d’autres ONG, et qui recensait 378 entrées au 3 mai 2011.

La directive RoHS révisée

(27/05/2011)
La directive RoHS relative aux substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques a été révisée le 27 mai 2011 par le Conseil de l’Union Européenne. Le Conseil précise notamment que la protection contre les substances chimiques dangereuses est étendue à un plus grand nombre d’appareils électriques et la sécurité de produits tels que les téléphones portables, les réfrigérateurs et les jouets électroniques a été renforcée.
La directive révisée doit être transposée en droit national sous un délai de dix-huit mois. Elle avait été proposée par la Commission en décembre 2008 et avait fait l’objet de nombreux amendements par le Parlement européen en novembre 2010, amendements que le Conseil a tous acceptés.

Une nouvelle demande de classification et d’étiquetage harmonisés

(30/05/2011)
L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et l’étiquetage du 4-vinylcyclohexène (N° CAS : 100-40-3 et N° CE 202-848-9). Les commentaires sont à soumettre avant le 14 juillet 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

L’ECHA CHEM disponible en 22 langues

La section ECHA CHEM du site internet de l’ECHA est désormais disponible en 22 langues. La version française est accessible sur le lien suivant :
http://echa.europa.eu/chem_data_fr.asp

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 27 nouvelles substances concernées

(31/05/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • les lessives de sulfite et lessives de cuisson vertes (N° CAS : 68131-30-6  et N° EC : 268-612-2)
  • le chromate de strontium (essais proposés avec le nitrate de strontium N° EC : 233-131-9) (N° CAS : 7789-06-2 et N° EC : 232-142-6)
  • le carbonate de strontium (essais proposés avec le nitrate de strontium N° EC : 233-131-9) (N° CAS : 1633-05-2 et N° EC : 216-643-7)
  • le nitrate de strontium (N° CAS : 10042-76-9 et N° CE 233-131-9)
  • le 3-hydroxy-2,2-diméthylpropionate de 3-hydroxy-2,2-diméthylpropyle (N° CAS : 1115-20-4 et N° EC : 214-222-2)
  • le 2,5-di-tert-pentylhydroquinone (N° CAS : 79-74-3 et N° EC : 201-222-2)
  • le dodécaméthylcyclohexasiloxane (N° CAS : 540-97-6 et N° EC : 208-762-8)
  • l’acide 3,5,5-trimethylhexanoïque (N° CAS : 3302-10-1 et N° EC : 221-975-0)
  • l’acide heptanoïque (N° CAS : 111-14-8 et N° EC : 203-838-7)
  • le tétradecène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 26952-13-6 et N° EC : 248-130-9)
  • le nonène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 27215-95-8 et N° EC : 248-339-5)
  • l’hexadecène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 26952-14-7 et N° EC : 248-131-4)
  • les alcènes en C24-28, α- (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 93924-11-9 et N° EC : 300-203-7)
  • les alcènes en C20-24, α- (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 93924-10-8 et N° EC : 300-202-1)
  • le décène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 25339-53-1 et N° EC : 246-870-7)
  • le tridécène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 25377-82-6 et N° EC : 246-919-2)
  • l’hex-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 592-41-6 et N° EC : 209-753-1)
  • le dec-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 872-05-9 et N° EC : 212-819-2)
  • l’hexacos-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 18835-33-1 et N° EC : 242-615-9)
  • l’octacos-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 18835-34-2 et N° EC : 242-616-4)
  • l’octadecène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 27070-58-2 et N° EC : 248-205-6)
  • le dodecène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 25378-22-7 et N° EC : 246-922-9)
  • le dodec-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 112-41-4 et N° EC : 203-968-4)
  • l’hexadec-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 629-73-2 et N° EC : 211-105-8)
  • l’octadec-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 112-88-9 et N° EC : 204-012-9)
  • le tétradec-1-ène (essais proposés avec le oct-1-ene N° EC 203-893-7) (N° CAS : 1120-36-1 et N° EC : 214-306-9)
  • l’oct-1-ene (N° CAS : 111-66-0 et N° EC : 203-893-7)

Les informations sur ses substances sont à soumettre pour le 15 juillet 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp

Identification des sept substances extrêmement préoccupantes

(31/05/2011)
Sept substances extrêmement préoccupantes (SVHC) seront bientôt ajoutées à la liste des substances candidates à l’autorisation. Au cours de sa 18ème réunion, le comité des États Membres a également approuvé à l’unanimité quatre projets de décision relatifs à l’examen de propositions d’essai par l’ECHA et cinq projets de décisions sur des vérifications de conformité. Les sept nouvelles substances identifiées comme SVHC sont le 2-ethoxyethylacetate, le chromate de strontium, l’acide 1,2-benzène, les phthalates de dialkylés en C7 11 (ramifiés et linéaires) (DHNUP), l’hydrazine, la 1-méthyl-2-pyrrolidone, le 1,2,3-trichloropropane, l’acide 1,2-benzènedicarboxylique, le diisohexylphthalate (DIHP). Ces substances sont cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR).
http://echa.europa.eu/news/pr/201105/pr_11_13_msc_identify_seven_new_svhc_en.asp

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

Les dernières NEWS REACH :

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  • Actualités du 15 au 30 septembre 2010

Et aussi :

700 millions de profils Facebook, et moi et moi et moi…

Être ou ne pas être sur Facebook, telle serait sans doute la question que se poserait Hamlet en contemplant son smartphone au bout de son bras. Avec près de 700 millions de profils annoncés courant juin, le plus grand réseau social au monde a un taux de pénétration qui rendrait jaloux nombre d’entreprises : près d’un Américain sur deux, plus d’un Français sur trois… et presque 90 % des Monégasques. Autrement dit, Facebook est un élément incontournable de nos sociétés modernes, et ce, après moins de dix ans d’existence. Peu importe ce qu’on en fait, ce qu’on y affiche ou ce qu’on en retire, la véritable question est de décider s’il faut y être ou non. Et pour nombre d’individus, ne pas y être relève plus d’une figure de style, d’une sorte de non-conformisme que d’un choix réellement construit.

Mais combien sommes-nous vraiment sur Facebook ? Les estimations proposées par le réseau social via son gestionnaire de campagnes publicitaires – et reprises par de nombreux sites d’analyse des audiences Facebook comme l’excellent Social Bakers – ne sont pas vérifiables, même si elles semblent réalistes et qu’elles sont actualisées quotidiennement. À moins que Facebook ne fournisse à terme des moyens neutres et incorruptibles pour démontrer l’exactitude de ces valeurs numériques, un doute cartésien s’impose donc.

Des villes étrangement surpeuplées

À l’aide du gestionnaire de campagnes Facebook, on peut estimer la population d’une ville au-dessus de 13 ans (limite d’âge imposée par la législation américaine). Jouez donc avec vos amis, c’est très instructif : la population Facebook de la France est ainsi évaluée à plus de 22 millions de profils, et celle de la région parisienne à près de 6 millions (dans un rayon de 16 km autour de la capitale). Lyon, avec 750 000 profils, et Marseille, avec 612 000, sont les deux plus grandes villes après Paris et… Boulogne-Billancourt. Cette dernière comptant plus de 900 300 profils Facebook pour 120 000 habitants. Quelle est donc la raison d’un tel surpeuplement pour Boulogne ? La présence de nombreuses agences de publicité interactive dans la ville explique-t-elle la profusion de profils plus ou moins réels ? L’hypothèse est plausible.

Des fluctuations bien surprenantes

Depuis la fin du mois de mai, il se passe également de bien étranges mouvements de population sur Facebook. À l’échelle d’un État, on parlerait « d’épuration technique » : les États-Unis ont perdu 6 millions de profils, le Canada 1,5 millions, et le Royaume-Uni plus de 400 000. Que se passe-t-il ? La chasse aux faux profils a-t-elle démarré ? Il est vraisemblable que les premiers procès contre Facebook intentés par des millionnaires dont les profils ont été usurpés sont à l’origine de ce grand nettoyage de printemps. Nombre de profils, créés par des PME souhaitant établir un lien avec leur clientèle, sont de plus judicieusement migrées vers des pages « entreprise », conformément aux termes et conditions d’utilisation de la plate-forme.

Un peu de recul dans l’appréciation de la population Facebook et de son taux de pénétration réel ne doit cependant pas faire perdre de vue l’élément essentiel : Facebook est une des preuves les plus tangibles de la mondialisation. Et il serait sot, pour une entreprise qui s’adresse à un large public, de passer à côté de cet outil de travail aux multiples facettes. 700 millions ? Sans doute. Un milliard ? Bientôt.

Par Hervé Kabla / 01net

Hervé Kabla

Blogueur, polytechnicien et entrepreneur, Hervé Kabla est un scientifique tombé très tôt dans le marketing et la communication. Passé par Dassault Systèmes, l’Inria et deux ou trois start up, il dirige blogAngels, agence 100 % médias sociaux et a cofondé Media Aces, association d’entreprises utilisatrices de médias sociaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déjà paru :

Le Smart Grid va-t-il remplacer Facebook ?

La fracture numérique existe, elle est dans les usages

DIAPORAMA – SeaOrbiter, le satellite des mers

SeaOrbiter est une nouvelle aventure humaine créée par Jacques Rougerie au service de la Planète. Le vaisseau, mi-immergé, se déplacera principalement en suivant les grands courants océaniques marins.

La raison d’être de Sae Orbiter est de favoriser l’émergence d’un nouveau rapport entre l’homme et la mer par l’éveil, la sensibilisation et l’action de tous afin de répondre demain aux exigences d’un futur responsable fondé sur les préceptes du développement durable notamment liés à la mer.

 

La partie émergée de SeaOrbiter culmine à 13,20 mètres au dessus du niveau de la mer. Elle est constituée de :

  • + 13.20m : Au sommet du « navire », huit antennes, une grue et une vigie avec une vue de 360° ;
  • + 6m / +5.25m : Au-dessous, une première plate-forme contient un élévateur, la salle des machines ainsi qu’un centre de plongée et un caisson de décompression thérapeutique ;
  • +3 m / +0.5m : Sur deux étages, le centre de contrôle regroupe : appareils de navigation et radio ; de contrôle de la zone pressurisée, des sorties de plongées, du robot ; réserve et stockage.

 

La partie immergée du vaisseau, la plus imposante, comprend :

  • – 2.00m : Quartiers du capitaine et des hôtes accueillis sur de courtes durées ainsi qu’un espace multimédia ;
  • – 4.50m – Observatoire et laboratoire permettent d’analyser et traiter les données et prélèvements effectués. Couchettes pour huit membres d’équipage ;
  • – 7.00m – Salle d’observation panoramique avec salle à manger et cuisine. Lieu de détente où l’équipage se réunit, il sert également à des retransmissions pour les médias lors des principales découvertes ;
  • – 9.35m – Sas permettant de passer de la zone à pression normale à la zone pressurisée. Hangar sous-marin et accès direct à la mer ainsi que cuisine, quartier de vie et poste d’observation pour huit autres membres d’équipage ;
  • – 11.70m – Couchette et zone de travail des huit aquanautes. La seconde plate-forme se trouve au même niveau. Elle contient les ballasts, les réserves d’eau, le carburant et est équipée de projecteurs sous-marins. C’est là où s’entraînent les aquanautes.

Jacques Rougerie, l’architecte de SaeOrbiter, réalise et rend opérationnels des habitats sous-marins et vaisseaux à coque transparente, outils de connaissance scientifique et pédagogique. Le caractère esthétique résolument nouveau de ces créations est issu d’une technologie, de l’observation des formes vivantes et d’une volonté prospective qui l’amènent  de fait à traiter de projets d’art spatial et de design.

A son bord et pour la première fois au monde, un équipage de 18 personnes pourra vivre sous la mer 24h sur 24 et observer en continu, et sur de très longues périodes, le monde sous-marin. Véritable ruche à partir de laquelle partira un grand nombre d’engins d’investigation subaquatique, SeaOrbiter permettra en outre à son équipage d’étendre son champ exploratoire jusqu’à plus de 6000 m de fond.

 

Les tests sur des modèles réduits ont été menés pendant de longs mois en piscine pour parfaire la flotabilité de l’ouvrage et son comportement dans les courants.

 

Jacques Rougerie s’est inscrit comme acteur de l’évolution de son époque en proposant des structures d’observation sous-marines, nécessaires à la gestion des océans au 21ème siècle.

Par Pierre Thouverez

Les DIAPORAMAS déjà parus :

Record du monde suisse en matière d’efficacité sur les cellules photovoltaïques

La Suisse est à la pointe dans le développement de l’énergie photovoltaïque. Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux a réalisé un nouveau record du monde de rendement pour les cellules solaires souples au tellurure de cadmium (CdTe). Elle a obtenu un taux de conversion de 13,8 % en utilisant ce nouveau film transparent, s’approchant ainsi du rendement obtenu avec le verre.

Ce film de polyimide transparent Kapton développé avec la collaboration de l’entreprise DuPont est 100 fois plus mince et 200 fois plus léger que le verre habituellement utilisé pour la fabrication des cellules solaires au tellurure de cadmium. Il est plus facile à manipuler et moins coûteux à installer que les panneaux traditionnels.

Plutôt que de transporter des modules photovoltaïques en verre fragiles et lourds sur de gros camions et de les soulever à l’aide de grues pour les installer sur les toits, on peut imaginer des modules souples et légers sous forme de films qui pourraient être simplement enroulés pour le transport et facilement montés par les escaliers, souligne vendredi Robert Schmidt, responsable développement chez DuPont.

Le défi était de trouver un film à la fois transparent et capable de supporter des températures de traitement élevées. Il faut désormais poursuivre le développement pour résoudre les problèmes de coûts et de stabilité, a précisé Ayodhya N. Tiwari, directeur du laboratoire fédéral.

Le rendement obtenu, avec une conversion de 13,8 %, permet au laboratoire de battre son précédent record de 12,6 %. Il y a quelques semaines, l’équipe de Tiwari avait établi un autre record mondial d’efficience énergétique, avec 18,7 % sur un autre type de cellules solaires flexibles à base de diéléniure de cuivre-indium-gallium, aussi appelées cellules CIGS.

La Toile : vers une mondialisation des avancées technologiques modernes

Les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) jouent un rôle clé dans la société d’aujourd’hui, axée vers le développement durable en matière de communication, d’aménagement numérique des territoires, et d’innovations technologiques.

La promotion journalière publicitaire et numérique des dernières innovations technologiques sans cesse exposée, l’adoption devient quasi inévitable, menaçant dans certains cas l’intégrité de celui qui ne se mettrait pas au goût du jour et par extension, son comportement psychologique et sa santé. Un dernier cas l’illustre : suite à une publicité lui promettant 20 000 yuans, soit 2300 euros, en échange de l’un de ses organes, Zheng, chinois de 17 ans, s’est fait opéré dans une clinique à Chenzhou et a vendu un rein en vue de son goût démesuré pour l’iPad 2 qu’il ne pouvait se permettre financièrement.  A son retour au domicile familial, il revenait avec un iPad 2 et un Iphone. La mère, alertée par la valeur coûteuse de ces appareils, a découvert la vente de son rein au marché noir et a essayé de contacter celui qui l’avait opéré, mais sans suite. L’état de l’adolescent s’aggravant depuis l’intervention, elle a porté plainte.

Outre cette histoire reflétant les dérives de la société quant aux nouvelles technologies, d’autres cas pourraient supporter l’hypothèse selon laquelle les TIC et NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) pourraient représenter un danger vis-à-vis de la société, comme la question sur le caractère cancérigène des mobiles et smartphones.

Se plier aux nouvelles technologies et éradiquer les anciennes

Les structures organisationnelles évoluent, notamment avec le Cloud, la dématérialisation et l’Internet mobile. Les dernières technologies ne cessent de se complexifier, faisant employer des mesures radicales pour une meilleure collaboration des acteurs pionniers de l’information, une meilleure sécurisation des données et une planète connectée.

Dans cette optique, compte tenu des technologies récentes de la Toile incluant le nouveau standard HTML 5, l’éradication des anciens navigateurs devient une solution intéressante pour les entreprises IT. Ainsi, en accord avec ce mouvement, Google a récemment annoncé la dispense de l’accessibilité de certaines options de Gmail, Calendar, Docs, Talk et de ses sites par les anciens navigateurs tels qu’Internet Explorer 7, Firefox 3.5, Safari 3 et toutes les versions antérieures.

Les navigateurs « modernes » seront exploités par Google alors qu’en pourcentage, ils ne sont utilisés que par 17 % des internautes, selon StatCounter, ce qui incite voire impose les internautes à se mettre à jour et adopter les derniers explorateurs, faute de quoi de ne pas pouvoir disposer de ces services.

Il est maintenant légitime de se demander quelles seront les nouvelles mesures imposées par la société face à l’évolution croissante des NTIC, déshéritant les technologies actuelles utilisées en masse ?

Par Angélica Tavares Costa

« Sans la mesure, tout va droit dans le mur ! »

Endress+Hauser optimise les coûts d’exploitation énergétiques chez Candia

Le besoin du client était de pouvoir faire des bilans énergétiques et de pouvoir facturer au réel la consommation d’énergie à son client interne (Ateliers Candia Lons) et externe (à la fromagerie située à côté du site de Candia) sur les applications telles que la production et la distribution d’air comprimé, de vapeur, d’eau surchauffée, d’eau chaude, de froid, d’électricité et le pompage, le traitement, la distribution de l’eau. M. De Sousa, responsable technique et management des Energies à Candia, nous explique aussi qu’il a besoin de données fiables car il a l’intention de se servir de ces données comme outil de management : il entend prendre des décisions basées sur des données factuelles et manager son équipe par rapport à des objectifs basés sur ces données.

Son objectif est d’optimiser la consommation d’énergie et de réduire les coûts de 30 à 40 %. Après avoir appliqué une méthode AMDEC (L’Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité) sur ces différents équipements de production d’énergies et réseaux, il s’est avéré que les compteurs aux énergies étaient devenus des éléments critiques afin de pouvoir répondre à ses objectifs. M. De Sousa connaissait Endress+Hauser comme fabricant de produits robustes, de haute qualité, présents sur le process laitier (ex : la partie pasteurisation avec la mesure de conductivité, de débit et de niveau). « Endress+Hauser est pour moi un partenaire toujours à l’écoute du client afin de proposer des solutions adaptées innovantes. »

Après avoir étudié plusieurs appels d’offres, le partenariat avec Endress+Hauser s’est avéré le meilleur choix du fait de la qualité des capteurs (pression, température, débit et enregistreurs), de la compétence de ses interlocuteurs, de l’assurance qualité avec la fourniture des certificats d’étalonnage associés, de la mise en service avec contrat de maintenance et de formation des opérateurs.

Après la mise en place de ces compteurs, les objectifs ont été atteints en ce qui concerne la réduction des coûts et la facturation au réel auprès des clients. M. De Sousa utilise les données enregistrées pour piloter son process et pour motiver son équipe à la démarche d’amélioration continue. De nombreux investissements du même type avec partenariat Endress+Hauser sont en cours.

Michael Richardot, Chef de marché agroalimentaire

En savoir plus : fr.endress.com

 

Le PDG de GDF Suez critique l’éolien

« [Les énergies renouvelables] sont des énergies intermittentes qui vont nécessiter de grandes capacités de réserve, qui vont reposer sur le gaz naturel en raison de la facilité d’utilisation des turbines à gaz », a expliqué Gérard Mestrallet, PDF de GDF Suez, au Forum économique international des Amériques.

Il a illustré son propos par l’exemple d’une île ayant besoin de mille mégawatts pour ses habitants et ses industries.

« L’île veut être verte. Donc elle construit 1 000 mégawatts d’éoliennes. C’est très bien, surtout quand il y a du vent, c’est à dire 30 % du temps. Mais comme les consommateurs veulent de l’électricité tout le temps, il faut construire à côte de ces éoliennes 1 000 mégawatts de turbines à gaz qu’on peut mettre en route comme des mobylettes quand il n’y a pas de vent et les éteindre quand il y a du vent. »

« Résultat des courses : on va payer trois fois. D’abord parce qu’il faut construire deux systèmes, 2 000 mégawatts, alors que l’île n’a besoin que de 1 000. Deuxièmement, il faudra subventionner les éoliennes et troisièmement, les turbines à gaz vont fonctionner seulement 70 % du temps et donc le coût en capital du mégawattheure va être augmenté à due concurrence.»

« Donc je pense qu’il faut bien réfléchir avant de vouloir s’engager trop massivement dans des productions intermittentes de renouvelables » , a conclu Gérard Mestrallet.

 

Déjà publié :

Vers des éoliennes de 20 MW ?

Dossier éolien : où en est-on ?

La plus grande éolienne au monde sera construite en Norvège

DIAPORAMA – Power Flower, des arbres éoliens dans les villes

Nouveaux procédés d’impression pour l’électronique

Réalisée dans le cadre d’un contrat Cifre avec la société Polypore, la thèse d’Aurore Denneulin  est à l’origine d’un brevet et de la création d’une start-up, Poly-Ink,  qui a développé une encre conductrice à base de carbone nanotubes et de polymères conducteurs ne nécessitant pas de frittage et d’un primer dont la formulation peut-être adaptée en fonction des propriétés de surface recherchées.

Des travaux de recherche qui ont fait l’objet d’un brevet, plusieurs publications et des participations à des conférences… : un bilan exceptionnel souligné par le jury après qu’Aurore Denneulin, ingénieur en industries graphiques,  ait soutenu une thèse de doctorat de Grenoble INP, spécialité Matériaux, Mécanique, Génie Civil, Électrochimie, à Grenoble INP-Pagora, École internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux.

Préparée dans le laboratoire LGP2 sous la direction d’Anne Blayo, ingénieur de recherche et de Julien Bras, maître de conférences, cette thèse («Nouveaux procédés d’impression pour le domaine électronique») a été  réalisée dans le cadre d’un contrat Cifre avec la société Polypore qui est engagée depuis plusieurs années dans un projet de R&D ayant pour objet les encres conductrices et dont l’enjeu est l’impression des antennes de tags RFID par la technologie jet d’encre.
 
Les travaux de recherche d’Aurore Denneulin ont abouti à des résultats remarquables quant au développement de matériaux et de fluides pour l’électronique imprimée par jet d’encre. Ils ont porté sur l’étude de trois paramètres : le support, l’encre et le procédé jet d’encre. En premier lieu, l’influence de la surface de différents papiers commerciaux a été démontrée et un brevet a été proposé afin de permettre l’impression d’encre conductrice sur tout type de support grâce à un pré-traitement. En ce qui concerne l’encre, les nanotubes de carbone et les nouveaux systèmes de frittage apparaissent comme des solutions prometteuses pour augmenter la conductivité des pistes d’encre imprimées. Enfin, concernant le procédé jet d’encre, l’influence de la vitesse, de la pénétration et du séchage de l’encre a été étudiée et de nouvelles techniques de caractérisation ont permis une meilleure compréhension de la distribution et de l’orientation des nanotubes de carbone.

Ces nouvelles avancées et la rencontre d’Aurore Denneulin et d’un entrepreneur qui avait  créé en 1987 une SA spécialisée dans le recyclage des cartouches jet d’encre et laser, ont donné naissance à la création d’une jeune entreprise innovante appelée Poly-Ink dans le cadre de l’incubateur Grenoble Alpes Incubation (GRAIN) et en collaboration avec le laboratoire. Cette start-up a développé et breveté une famille de produits, encres et primer,  utilisant la technologie jet d’encre comme procédé d’impression et les nanotubes de carbone comme conducteurs. Elle répond aux applications les plus diverses : identification et authentification RFID, contrôle d’intégrité, impression électronique, isolation électrique…. L’encre conductrice permet même d’envisager d’imprimer les antennes directement sur les éléments du conditionnement.

Les supports utilisés dans le domaine de l’emballage ou des étiquettes sont très variables : papiers, carton ou plastiques. Au sein même de ces sous-familles se retrouvent une multitude de supports différents qui conduit à des qualités de dépôt différentes. Ce phénomène est d’autant plus important avec l’utilisation d’une encre fonctionnelle telle qu’une encre conductrice. Le principe de l’innovation proposée par Poly-Ink réside dans l’adaptation locale des propriétés de surface d’un support afin d’optimiser les interactions avec l’encre imprimée et ce quelque soit le support utilisé. Cette préparation du support permet d’obtenir des propriétés de surface homogénéisées telles que le lissé, les propriétés d’absorption, l’énergie de surface ou encore la perméabilité.

L’adaptation locale des propriétés de surface des supports s’effectue par impression jet d’encre d’une pré-couche (primer) dont la formulation peut-être adaptée en fonction des propriétés de surface recherchées. Poly-Ink a développé une encre conductrice à base de carbone nanotubes fonctionnalisés et de polymères conducteurs. Cette encre combine la bonne processabilité du polymère conducteur à la haute conductivité des nanotubes de carbone. Les propriétés de l’encre sont compatibles avec les spécificités du procédé jet d’encre.

Contrairement aux encres conductrices traditionnelles pour le jet d’encre à base de nanoparticules métalliques, l’encre développée par Poly-Ink présente l’avantage de ne pas nécessiter d’étape de frittage. Cette étape se révèle être difficile à mettre en œuvre (haute température) et induit une limitation au niveau du choix des supports.

La flexibilité du processus d’impression jet d’encre et la durabilité des encres et du primer constituent des éléments attractifs pour le développement de l’électronique organique. Le tag organique est d’ailleurs le défi que Poly-Ink veut relever afin de permettre à cette technologie de prendre sa place sur le marché mais, actuellement, le coût des tags reste l’un des freins essentiels au développement.

 

Déjà paru :

 

Une équipe française finaliste du concours « Imagine Cup » organisé par Microsoft

Créativité et compétences techniques au service d’une grande cause

C’est le défi que se lancent depuis 2003, des centaines de milliers d’étudiants des 4 coins du globe. Pour cette 9ème édition, les étudiants devaient notamment créer un jeu vidéo ou une application Windows Phone 7 dans son intégralité, respectant la thématique 2011 du concours Imagine Cup : « un monde où la technologie nous aide à répondre aux enjeux les plus cruciaux de notre société » : pauvreté, santé, environnement et développement durable.

Une médaille d’or pour Ingésup

Ingésup remporte 3 médailles sur 12 à la finale française : de l’or avec le projet Brainergy, du bronze pour « Recycle team » et du bronze également dans la catégorie « Windows Phone 7 » avec le projet Medic’Age, le tout dans la catégorie Game Design.

Ingésup à New-York !

Parallèlement à cette finale, le jury international qui s’est réuni le 25 mai dernier, a sélectionné le projet Brainergy pour défendre les couleurs de la France à New-York.

Brainergy est un puzzle game : à chaque niveau, le joueur doit capter des énergies à l’état naturel pour les transformer en énergie électrique. Pour répondre à la problématique du concours, l’équipe s’est penchée sur la gestion des énergies renouvelables en demandant au joueur de manipuler des particules pour venir à bout de la pollution.

A New-York, l’équipe Geekologics, composée d’étudiants ingésup toulousains et d’un étudiant de Supinfogame, passera un premier oral de 20 minutes devant un jury pour présenter l’équipe et le jeu, suivi de 10 minutes de questions/réponses. Suite à cette première étape, les membres du jury pourront tester le jeu pendant deux heures. L’équipe qui gagne la première place dans la catégorie Game Design – Mobile (Zune/Phone), recevra la somme de 8 000 dollars.

Brainergy, du concours à la réalité

Grâce à Pohlm Studio, société spécialisée dans la conception et le développement de jeux vidéo, le jeu Brainergy sera commercialisé d’ici la fin de l’année.

 

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Une nouvelle technologie associant géolocalisation et Twitter pour l’hiver prochain

Concrètement, Twitter dispose d’un important volume de tweets (qui sont des messages ou des statuts écrits par les utilisateurs et publiés sur ce site) stockés dans ses centres de données. Après suppression de tout détail permettant d’identifier les utilisateurs ayant rédigé ces tweets, mots-clés, emplacements et horaires seront extraits automatiquement. Grâce à ces informations, il est possible d’identifier des événements ou des points d’intérêts spécifiques à une certaine zone géographique.

Même si Twitter est actuellement fortement utilisé pour transmettre et/ou collecter de l’information, il lui est difficile de collecter des données pertinentes pour une localisation donnée. La technologie prévue par les deux sociétés rendra capable les utilisateurs de téléphones portables de connaître facilement les événements, les bons plans shopping ou d’autres informations particulières dans une certaine zone. D’autres entreprises seraient aussi en mesure d’utiliser ce système en tant qu’outil marketing pour dégager, par exemple, des tendances de consommation régionales.

Le logiciel nécessaire pour cette technologie ne sera préalablement disponible que sur les téléphones NTT Docomo (à la fois conventionnels et smartphones), mais pourrait ensuite être proposé aux utilisateurs d’autres réseaux téléphoniques. Les deux sociétés souhaitent lancer le service à l’hiver prochain. L’outil permettait de propager rapidement des informations, le nombre d’utilisateurs de Twitter au Japon (estimé à environ 17,5 millions en mars 2011) a très fortement augmenté depuis le séisme du 11 mars 2011.
 

Source : Les bulletins électroniques

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66759.htm

Des grilles de haut-parleurs en ABS/PA

Commercialisé à grande échelle depuis 2010 le début de l’année, un mélange de ABS et de PA,  le Terblend N NM 21 EF de BASF, vient de trouver sa première application en grande série dans les habillages intérieurs automobiles. L’entreprise Peguform, un équipementier automobile implanté à Bötzingen, en Allemagne, utilise en effet ce matériau qui présente d’excellentes propriétés d’écoulement,  pour produire des grilles de haut-parleurs intégrés dans les panneaux de portière destinées à une série d’automobiles allemandes fabriquée en grande série.

Terblend N NM 21 EF (EF étant l’abréviation anglaise d’Excellent Flow ou excellent écoulement) présente une qualité de surface telle qu’elle ne nécessite aucune mise en peinture, et peut être coloré dans une large gamme de teintes pour les applications automobiles. Les caractéristiques d’écoulement du produit permettent le moulage par remplissage des fines structures des grilles de haut-parleurs de grandes dimensions. La morphologie de la résine délivre une surface mate d’une grande uniformité.

Une étroite coopération avec Peguform a été mise en place afin d’obtenir les couleurs recherchées par l’équipementier. Ce qui n’a pas tardé à porter ses fruits : Thomas Weber, chef de projet chez Peguform en charge des éléments d’habillage intérieur, relate le déroulement de cette phase de développement : «Le woofer, un haut-parleur très robuste optimisé pour les sons graves, nous a posé pas mal de difficultés techniques dans la transformation de la matière plastique pour la grille. Toutefois, en collaborant avec les experts de la Designfabrik de BASF, nous avons réussi à colorer la résine Terblend N pour obtenir la très haute qualité recherchée par les fabricants automobiles. Ces derniers sont en effet très exigeants en matière de couleurs d’habillage intérieur. Ils recherchent des coloris parfois insolites et difficiles à formuler.»

Le gaz hilarant… Il y a plusieurs facettes à chaque histoire

La manchette du journal israélien Haaretz était plutôt tragique : « Deux adolescents meurent à la suite d’une surdose de gaz hilarant ». Deux victimes de plus associées à l’utilisation indue de ce gaz.

Découvert en 1776 par Joseph Priestley, ce gaz, dont le nom chimique est l’oxyde nitreux (N2O), devint très rapidement populaire pour ses effets euphorisants. On le retrouvait dans les plus grands salons, où la haute société organisait des soirées appelées « frolics ». Les invités, après avoir inhalé le gaz, perdaient leurs inhibitions et agissaient de manière cocasse en riant sans raison, d’où son surnom. On s’en servait aussi dans les fêtes foraines, où l’on payait pour avoir le privilège d’inhaler de l’oxyde nitreux et d’en apprécier les effets. C’est après avoir découvert les effets du gaz lors d’un tel événement que le dentiste américain Horace Wells (1815-1848) eut l’idée de l’utiliser comme anesthésique. L’un des visiteurs de la foire avait en effet trébuché alors qu’il était sous l’effet du gaz et malgré une profonde blessure à la jambe, il ne semblait ressentir aucune douleur. Horace Wells commença donc à utiliser l’oxyde nitreux dans le cadre de sa pratique à partir de 1844.

Le 20 janvier 1845, il décida de démontrer les effets du gaz nitreux au Massachussetts General Hospital. Malheureusement, une erreur dans l’administration du gaz fit en sorte que le patient volontaire se mit à hurler de douleur. Horace Wells quitta la salle sous les quolibets et ne se remit jamais de cet échec. Il se tourna donc vers le chloroforme, un autre anesthésique découvert en 1847. En 1848, il se suicida en se tranchant l’artère fémorale. Pourtant, l’histoire désigne désormais Horace Wells comme ayant été le fondateur de l’anesthésie. Pour ceux d’entre vous qui habitez Paris (il y en a parmi mes lecteurs), rendez- vous à la Place des États-Unis. Vous y trouverez la statue d’Horace Wells, qui porte l’inscription : « Au dentiste américain Horace Wells, novateur de l’anesthésie chirurgicale 1844-1848 ».

S’il vivait encore, Horace Wells serait surpris d’apprendre que l’oxyde nitreux est toujours utilisé par certains dentistes*. Comme relaxant, il est particulièrement efficace chez les patients souffrant d’anxiété ou de phobie dentaire, respectivement 20 % et 5 % de la population. L’American Academy of Pediatric Dentistry le recommande pour les enfants. D’après certaines données, 30 % des dentistes aux États-Unis l’utiliseraient régulièrement. Il est nettement moins populaire au Canada, possiblement à cause d’anecdotes liant son utilisation à des fausses couches et des problèmes d’infertilité parmi le personnel dentaire qui y est exposé.

Mais là où il n’existe aucun doute au sujet de l’oxyde nitreux, c’est au niveau des dangers qu’il représente lorsqu’il est utilisé à des fins « récréatives ». Dans le cas mentionné ci- dessus, les jeunes avaient volé un tank d’oxyde nitreux d’un cabinet de dentistes et l’avait inhalé sous sa forme pure (comme sédatif, il est plutôt mélangé avec de l’oxygène). Ils sont morts asphyxiés.

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

 

* L’oxyde nitreux est lipophile, c’est-à-dire qu’il se dissout facilement dans les gras. C’est pourquoi on le retrouve aussi comme agent propulseur dans les cannettes de crème fouettée. Ne vous précipitez pas chez votre épicier. Les quantités y sont trop faibles pour avoir un effet « hilarant ».

Le chèvrefeuille protégerait des rayons UV

La France a connu son printemps le plus chaud depuis une centaine d’années. C’est dans ce contexte de printemps ardent, que des chercheurs ont découvert que des extraits de chèvrefeuille pourraient être extrêmement efficaces dans la protection contre le potentiellement dangereux rayonnement ultraviolet (UV), lors de l’exposition au soleil, en s’en servant de couche extérieure naturelle sur certains vêtements.

Dans un rapport publié dans le journal Industrial & Engineering Chemistry Research de l’American Chemical Society, les chercheurs Ren-Cheng Tang et Sha-Sha Sun font part de leur découverte, en remarquant l’intérêt et l’inquiétude croissants des consommateurs pour les risques de cancer de la peau et de vieillissement prématuré de celle-ci, jusqu’à faire le lien avec la recherche de vêtements permettant de protéger la peau des rayons UV solaires.

Des qualités connues depuis des siècles

Un revêtement naturel protégeant des UV présente de nombreux avantages, tels que de n’avoir qu’un impact environnemental léger à la production, et de pouvoir s’ancrer dans une mode durable, n’étant que la couche extérieure. Les deux chercheurs ont remarqué que le chèvrefeuille était utilisé depuis des siècles dans la médecine chinoise traditionnelle pour soigner les rhumes et faire baisser la fièvre. Un extrait de chèvrefeuille est également utilisé dans la préservation des aliments et dans l’industrie cosmétique pour lutter contre le vieillissement de la peau.

Résistant aux lavages

Les deux cherchers ont désiré vérifier si des extraits de chèvrefeuille pouvaient accroître la capacité de la laine à bloquer les rayons UV. Ils ont découvert que la laine traitée au chèvrefeuille bloquait bien mieux les UV que la laine non traitée, lui donnant même un indice de protection élevé. L’extrait resterait actif même après de longues expositions aux rayons du soleil, et de nombreux lavages.

Par Rahman Moonzur

 

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La cosmétique séduite par les nanotechnologies

La micro-analyse X au secours des œuvres de Van Gogh

Des panneaux solaires qui « accrochent » la lumière

Améliorer l’automatisation des tests en 8 étapes

L’automatisation ne rend pas forcément le test logiciel plus rapide, plus fiable ou moins onéreux. Les coûts initiaux liés à la configuration et aux outils d’automatisation pouvant être élevés, l’automatisation des tests n’est profitable que si les coûts à long terme compensent ces dépenses initiales. En outre, les outils et méthodologies d’automatisation ne possèdent pas tous les mêmes caractéristiques, fonctionnalités et capacités, et chaque projet peut répondre à des exigences différentes, ce qui a des répercussions sur les coûts et les bénéfices.

Afin de profiter au mieux de l’automatisation des tests, voici huit recommandations issues de notre expérience, acquise au cours de plus de 50 projets internationaux d’automatisation des tests en entreprise. Ces conseils sont destinés à aider l’amélioration du retour sur investissement en automatisation de tests et à améliorer la qualité logicielle.

1 – Choisissez bien ce que vous devez automatiser

Pour atteindre l’équilibre des coûts et des bénéfices, il est essentiel d’identifier les facteurs qui augmentent la complexité de l’automatisation d’un projet de test spécifique. L’automatisation des tests s’applique idéalement à du code qui :

  • joue un rôle important dans une application ;
  • traite de hauts volumes de données ;
  • exécute des processus courants ;
  • est utilisable sur un ensemble d’applications.

  

Un arbre décisionnel de test en 9 points, destiné aux entreprises

 

Il est conseillé aux entreprises de rechercher également les domaines non traditionnels, voire non prévus dans le périmètre, auxquelles elles pourraient étendre leur investissement en automatisation, notamment pour le test des routines d’installation des correctifs et corrections d’anomalies, pour la gestion des tests, et pour la création des rapports de test.

Cognizant a conçu un arbre décisionnel en neuf points (voir ci-dessus) afin de guider le client dans le choix des meilleurs candidats à l’automatisation, en fonction des critères suivants :

  • La faisabilité technique ;
  • La fréquence d’exécution des tests ;
  • Le degré de réutilisabilité des composants de test ;
  • Le nombre total de ressources nécessaires ;
  • La complexité des cas de test ;
  • La possibilité d’utiliser les mêmes cas de test pour de multiples navigateurs ou environnements ;
  • Le temps nécessaire à l’exécution des tests.

2 – Choisissez bien vos outils de test

Les entreprises doivent amortir leur investissement en automatisation. Elles doivent donc choisir des outils de test en mesure de satisfaire leurs besoins sur plusieurs années. Parmi les critères d’évaluation appropriés:

  • La prise en charge de divers types de tests automatisés, notamment le test fonctionnel, la gestion des tests, le test de technologies mobiles, le test d’architecture SOA et le test de logiciel RVI (réponse vocale interactive) ;
  • La prise en charge de multiples frameworks de test ;
  • La capacité de reconnaissance d’objets créés dans une grande diversité de langages de programmation ;
  • La stabilité de la configuration et de l’exploitation sur tout environnement et toute plateforme ;
  • Le degré d’efficacité de l’exécution des tests pour un effort manuel minimum ;
  • La capacité de reprise automatique après défaillance applicative, afin d’empêcher l’interruption des tests ;
  • La performance du langage de script, facilitant le développement de scripts (instructions exécutées dans le cadre d’un test spécifique) réutilisables sur plusieurs plateformes et types de test.

Nous avons mis au point une méthodologie afin d’aider nos clients à choisir le logiciel d’automatisation de test le plus adapté à leurs besoins et à optimiser l’utilisation de ces outils, nouveaux et existants. Cette méthodologie consiste en premier lieu à définir les objectifs auxquels les outils doivent répondre et à spécifier les tests à automatiser, tels que le test fonctionnel ou la validation back-end. Puis, il s’agit de définir les exigences, de créer un tableau de bord d’évaluation, de réaliser une validation de principe et enfin, de préparer les outils pour le déploiement. Les clients peuvent également optimiser l’utilisation de leurs outils d’automatisation grâce à l’identification de l’ensemble des besoins en test à travers l’entreprise, à la création d’un inventaire des outils disponibles et à une revue des accords de licence existants, garantissant que seules les licences nécessaires seront achetées.

    

Choix des outils

3 – Affinez vos processus

Dans de nombreuses entreprises, le manque de processus d’automatisation centralisés et normalisés a entraîné un allongement du cycle de vie des tests, devenu exagérément onéreux et inapte à détecter un nombre maximal d’anomalies. Pour améliorer ces processus, il faut :

  • décrire les risques inhérents aux méthodes actuelles et démontrer que le test peut être réalisé pour un coût moindre et/ou avec une plus grande efficacité ;
  • que la Direction s’implique pour fournir le budget et le support nécessaires à la modification des flux de travail en vue de l’amélioration des processus de test ;
  • obtenir le soutien des équipes de test afin d’atteindre les objectifs d’amélioration ;
  • proposer des formations aux responsables des tests, spécialistes et ingénieurs de test, pour l’acquisition de compétences spécialisées en méthodologies de test ;
  • prioritiser les améliorations des processus en fonction des objectifs de l’entreprise ;
  • mettre en place une mesure continue des processus de test afin d’obtenir un meilleur retour sur investissement.

4 – Choisissez un Framework

Comme pour tout autre outil, les solutions d’automatisation de test doivent être utilisées correctement pour être efficaces. Le choix d’un framework approprié contribue à accroître la réutilisabilité et l’efficacité à long terme.

Un framework ne remplace pas un outil d’automatisation mais sert de feuille de route pour l’utiliser de manière optimale. Dans un espace de stockage différent, il doit également permettre de paramétrer les scripts de test et les données de test, pour que ces derniers soient réutilisables autant que possible et plus simples à gérer.

Parmi les frameworks les plus appréciés, on trouve les frameworks « pilotés par les données », où les données de test sont stockées indépendamment de l’outil d’automatisation. L’utilisation et la personnalisation des rapports sont ainsi simplifiées, de même que la maintenabilité des données, et de multiples cas de test peuvent être réalisés sur plusieurs jeux de données en entrée. Toutefois, les coûts initiaux ainsi que ceux de la maintenance peuvent être considérables.

L’autre approche est celle « déterminée par mots clés ». Les tables de données et les mots clés y sont gérés indépendamment de l’outil d’automatisation et des scripts de test qui pilotent les tests. Toutefois, cette méthodologie demeure plus difficile à utiliser que celle pilotée par les données, qui augmente les coûts et les délais.

Nous avons conçu un framework composite (voir ci-dessous), associant les meilleurs éléments des deux approches –déterminée par mots clés et pilotée par les données. Il assure le stockage des données de test indépendamment de l’outil d’automatisation (en général, dans une feuille Excel), ce qui permet de maintenir et réutiliser les scripts très facilement.

    

Une approche composite de l’automatisation des tests

5 – Ne sous-estimez pas l’effort manuel

Le terme « automatisation » sous-entend que ce sont les machines qui font le travail et non les humains. Le volume d’effort manuel requis dans le cadre des tests automatisés est l’un des aspects les moins bien compris du test logiciel. En effet, les individus doivent configurer les machines de test, créer les scripts, sélectionner les tests, analyser les résultats des tests, enregistrer les anomalies et nettoyer les machines de test. Il est important d’estimer précisément ces coûts, non seulement à des fins de budgétisation et de planification, mais également pour calculer précisément le retour sur investissement.

Au cours de nos missions, nous avons identifié les facteurs que les sociétés informatiques doivent prendre en compte pour estimer l’effort manuel nécessaire à l’automatisation des tests. Parmi ces facteurs : la complexité du langage utilisé pour la création des scripts de test et le volume de travail requis pour planifier, produire, exécuter et maintenir les scripts. Un autre élément contribuant à l’estimation de l’effort consiste à classer les tests par niveau de complexité (simple, moyenne, complexe) en fonction du nombre de transactions et du nombre d’étapes définis par les scripts requis pour chaque cas.

6 – Veillez à la qualité de vos scripts

Respecter les normes est particulièrement important dans le cas de :

  • La gestion des exceptions, qui permet de déterminer si le script de test peut opérer (et dans quelle mesure) une reprise après défaillance de l’application en cours de test ou après comportement inattendu tel que l’affichage d’une fenêtre contextuelle ;
  • L’enregistrement des erreurs, où l’utilisation de normes aide les équipes de développeurs et de testeurs multiples à analyser les résultats de test et à influer sur ces derniers;
  • La documentation, par exemple, pour la mise en commentaire ou la mise en retrait, aide les développeurs à créer des scripts uniformes et à comprendre le code de script créé par d’autres.

   

Des scripts gagnants

 

  Traduction des légendes :

Naming Conventions

Conventions de nommage

Script naming conventions

Conventions de nommage des scripts

Data Table naming conventions

Conventions de nommage des tables de base de données

Variable naming conventions

Convention de nommage des variables

Code Standards

Normes de codage

Comments and Standards

Commentaires et normes

Code Organisation and Style

Organisation et style du code

Template

Modèle

Script Header Template

Modèle d’entête de script

Format Header Template

Modèle d’entête de format

Scripting Standards

Normes de script

Script readability

Lisibilité du script

Script Modularity

Modularité du script

Exceptional Handling

Gestion des exceptions

Error Logging

Journalisation des erreurs

 

7 – Identifiez le responsable de l’exécution des tests

Opter pour l’automatisation des tests suscite l’espoir, parmi les responsables, de parvenir à réaliser les tests avec très peu de travail manuel, voire aucun. Par conséquent, ils n’affectent pas les ressources nécessaires à l’exécution des étapes manuelles requises pour le test automatisé, notamment l’analyse des résultats des tests ou la création et le nettoyage des machines de test. La plupart des personnes pressenties pour ces opérations sont soit indisponibles, soit ne disposent pas des compétences idoines.

Par exemple :

  • Les testeurs fonctionnels sont déjà affectés à des tests manuels ;
  • Les ingénieurs en automatisation, malgré leurs compétences en exécution de tests, ne maîtrisent pas suffisamment les exigences fonctionnelles pour pouvoir analyser les scénarios non réussis. Ils sont par ailleurs trop occupés au développement et à la maintenance des tests pour prendre en charge l’exécution des tests et le suivi des anomalies ;
  • Sans une planification rigoureuse du nombre requis de ressources qualifiées, tout programme de test automatisé échouera, victime d’interruptions de service inattendues, de retards et de dépassements de coûts. L’entreprise ne sera pas en mesure d’exécuter un nombre de tests suffisants, à un rythme suffisamment soutenu, pour pouvoir justifier l’investissement en automatisation de tests.

C’est pourquoi il est important de déterminer, dès le début, la personne « propriétaire » chargée d’exécuter l’ensemble des processus liés à l’automatisation concrète des tests.

    

Affectation de ressources à la fonction d’automatisation des tests

 

  Traduction des légendes :

Automation Framework Development

Développement de framework d’automatisation

Automation Script Development

Développement de script d’automatisation

Automation Script Maintenance

Maintenance de script d’automatisation

Automation Script Execution

Exécution de script d’automatisation

Legend

Légende

Functional Tester

Testeur fonctionnel

Automation Engineer

Ingénieur en automatisation

8 – Mesurez votre réussite avec précision

Pour mesurer l’efficacité de l’automatisation des tests, des outils sont disponibles, tel que le « Automated Execution Efficiency Ratio » ou AEER, qui analysent le ratio de l’effort humain en pourcentage de l’effort total requis pour exécuter les tests automatisés.

Cependant, il ne suffit pas de comparer le nombre d’heures-homme requises pour les tests manuels et les tests automatisés pour un volume de code donné. Vous devez également inclure d’autres facteurs positifs, tels que :

  • Le pourcentage plus élevé d’anomalies détectées ;
  • La réduction du temps nécessaire pour les tests ;
  • La réduction du délai de mise sur le marché ;
  • L’amélioration du taux de satisfaction client ;
  • Les gains de productivité suite à l’amélioration de la qualité de l’application.

L’ensemble de ces avantages vérifiés est à mettre en balance avec les coûts de personnel et de licences d’outils afin de déterminer avec précision le retour sur investissement.

L’automatisation du test logiciel n’est ni aussi simple ni aussi rapide que semble l’indiquer cette appellation. Les outils de test logiciel peuvent s’avérer coûteux, tandis que la configuration, l’exécution et l’analyse des résultats de test exigent un effort manuel important. Toutefois, par l’usage d’outils adéquats, notamment de logiciels en Open source, et de processus et frameworks d’automatisation appropriés, les entreprises sont en mesure de réaliser des économies de coûts et de bénéficier de la qualité du test logiciel automatisé.

Par Pradeep Govindasamy, Directeur Centre d’excellence Automatisation, Cognizant / Experts IT

 

Déjà paru :

Vector : le savoir faire des systèmes embarqués

Les solutions s’adressent aux secteurs technologiques liés à l’automobile, aux utilitaires, à l’aéronautique, au transport et à l’automatisme. Elles couvrent la conception de systèmes distribués, les logiciels embarqués dans les calculateurs, les tests et la calibration de calculateurs, le développement du diagnostic automobile, la gestion de processus.

Les logiciels Vector pour calculateurs embarqués équipent les véhicules du monde entier et des outils comme CANoe et CANalyzer sont pratiquement devenus la norme pour le développement de systèmes distribués.
Des prestations de consulting technique ainsi que des possibilités de formation complètent l’offre.

A la pointe de l’expertise, Vector participe à de nombreux groupes de travail européens sur les projets et les normes de ses domaines de compétence. Vector est, notamment, membre actif du consortium AUTOSAR.
Très attaché à la qualité de ses solutions et services, le groupe confirme régulièrement ses certifications à la norme ISO 9001, à CMMI niveau 2 et SPICE niveau 3.

Les solutions développées à Stuttgart sont utilisées par pratiquement tous les constructeurs et équipementiers en électronique du monde entier. Les filiales implantées aux États-Unis, au Japon, en Europe (France & Suède) et en Asie (Corée, Chine) et Inde permettent aux collaborateurs de Vector d’offrir sur place un service hautement qualifié à tous les clients.

Toutes les informations sur : www.vector.com
 

Les défauts fleuris du graphène, une chance ?

Le graphène est déjà renommé pour ses qualités de résistance et de conductivité, résultant toutes deux de la structure de ce nanomatériau. C’est un cristal monoplan de carbone, sans défaut, dont les atomes sont arrangés sous la forme d’un treillage hyper-régulier, de type rayons de nid d’abeille. Les propriétés électriques et mécaniques du nanomatériau sont altérées par les défauts apparaissant lors de sa conception.

Les défauts résulteraient du mouvement des atomes de carbone portés à haute température lors de sa conception, en chauffant du carbure de silicium (SiC) sous ultravide (pression inférieure à 10−7 pascal), d’après l’un des chercheurs responsables de la découverte, Joseph Stroscio, du National Institute of Standards and Technology (NIST). L’institut de Technologie de Géorgie (Georgia Tech) est également associé à la découverte d’une catégorie de défauts en forme de fleur, encore mal comprise.

Assemblage d’anneaux normalement composés de six atomes de carbone, le réarrangement le plus simple, à savoir celui réclamant le moins d’énergie et rompant la parfaite régularité du motif, est de passer d’un anneau de six à un anneau de cinq ou sept atomes, satisfaisant toujours toutes les liaisons carbone, et résultant d’une rotation d’une partie du réseau atomique qui se propage aux anneaux voisins. C’est ce qui donne l’impression de défauts en forme de fleur.

La trame très rigide du graphène est déjà extrêmement résistante, mais ces défauts pourraient bien lui permettre d’être plus flexible, l’amenant vers plus de résistance aux cassures et aux déchirements. Il reste aux scientifiques à parvenir à contrôler suffisamment le processus d’élaboration du matériau, pour empêcher à l’avenir l’apparition de ces défauts, ou bien les faire apparaître… à volonté.

Par Rahman Moonzur

 

Déjà publié :

Une nouvelle propriété du graphène mise en évidence

Un composite céramique 200 % plus résistant

« Nanomat training » formera les futurs experts en nanomatériaux

 

 

La récupération d’énergie au freinage fait ses preuves

Le concept de base d’un système de récupération d’énergie au freinage est de transformer, lors du freinage, l’énergie cinétique en énergie hydraulique et de la stocker au lieu de l’éliminer. L’énergie ainsi  stockée est ensuite réutilisée lors de la phase d’accélération, ce qui permet d’alléger le moteur à combustion. « Nos attentes concernant la réduction de consommation de diesel par le système de récupération d’énergie au freinage ont été comblées. D’après les premiers résultats, nous comptons sur une économie à hauteur de 15 à 18% pour le cycle complet. Cette tendance suffit pour justifier la prochaine acquisition d’un véhicule avec système hybride hydraulique » déclare Carsten Mielke, chef de service du transport pour le traitement des déchets du district urbain de Kassel.

« A New York, notre tournée de ramassage des ordures nous conduit dans différents quartiers avec des densités de bâtiments différentes. Pour cette raison un entraînement hybride hydraulique avec son mode de fonctionnement et de travail est la solution parfaite. De même, nous espérons que les coûts d’entretien de nos poids lourds vont sensiblement diminuer grâce à la réduction de l’usure des freins et des besoins en pièces de rechange » surenchérit  Rocco DiRico, gérant adjoint au service municipal de nettoyage de New York.

Après ces tests couronnés de succès en Allemagne et aux Etats-Unis, le système de récupération d’énergie au freinage de Rexroth  – l’entraînement hybride hydraulique HRB (Hydrostatic Regenerative Braking system) – est désormais en production. Il est plus particulièrement adapté aux véhicules utilitaires qui freinent fréquemment et de manière prolongée. Plus le freinage est intensif, plus la probabilité de diminuer la consommation de carburant par le système de récupération d’énergie est élevée, allant jusqu’à 25%.

Un processus reversible

Le HRB supporte les véhicules équipés d’une transmission mécanique conventionnelle et d’un moteur à combustion, comme par exemple les véhicules de collecte des ordures ménagères ou les véhicules de distribution. Une unité à pistons axiaux hydraulique est reliée par un réducteur à la transmission mécanique du véhicule (arbre à cadran) pour transformer l’énergie cinétique en énergie hydraulique lors du freinage. L’unité à pistons axiaux agit alors comme une pompe et exécute cette transformation d’énergie en remplissant un accumulateur à vessie hydraulique avec de l’huile hydraulique. En relation avec un bloc de commande des valves hydraulique, un boîtier de commande électronique pilote ce processus qui permet de réduire de 50% l’usure des freins.

Lors du démarrage, le processus s’inverse complètement : l’huile sous pression se décharge sous le contrôle du bloc de commande et est renvoyée via l’unité à pistons axiaux. Celle-ci devient donc un moteur, entrainé par cette huile sous pression, et transmet sa puissance à la transmission mécanique, réduisant notamment l’émission de particules grâce à une sollicitation moindre du moteur à combustion lors de l’accélération.

Déjà paru :

Une webcam pourrait aider dans la lutte contre la cardiotoxicité

Un composant basique des webcams devrait aider les fabricants de médicaments et les médecins à détecter et suivre un effet secondaire relativement commun, la cardiotoxicité, un changement plutôt dangereux dans les battements du cœur. Les chercheurs se servent de cette technologie pour créer un outil de suivi de ces effets sur certaines cellules musculaires du cœur, les cardiomyocytes, en temps réel. Utilisant le capteur d’images de la webcam, cet outil portable de détection en temps réel repère les cardiomyocytes dérivés de cellules souches de souris, ajoutés au préalable aux différents médicaments, et leur permet de suivre les possibles changements dans les battements de cœur induits par les médicaments en question.

La cardiotoxicité est un problème majeur sur le plan humain, mais aussi dans le développement des médicaments, car près de 30 % des médicaments retirés du marché entre 1996 et 2006 l’ont été parce qu’ils induisaient des problèmes cardiaques. Cette technologie pourrait donc permettre de gagner du temps et de l’argent dans les phases de conception et de développement du médicament, avant même sa mise sur le marché.

Cette technique pourrait aussi jouer un rôle non négligeable dans une médecine plus personnalisée, les cellules souches pouvant se différencier en cellules cardiaques qui, une fois étudiées, donnent des indices sur les éventuels effets secondaires d’un médicament sur une personne, ouvrant la voie à un traitement totalement personnalisé.

Ce suivi était auparavant très couteux et nécessitait un équipement lourd et spécifique, mais ne devrait ici pas couter plus de 8 euros.

 

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Vers des éoliennes de 20 MW ?

Le projet européen UpWind, entamé cinq ans plus tôt, réunissant près de 120 spécialistes et acteurs de l’énergie éolienne pour un budget de 23 millions d’euros, a pour but de répondre à la question suivante : est-il possible de construire des éoliennes de 20 MW en utilisant les méthodes et les matériaux connus actuellement, et est-ce économiquement réalisable ?

Peter Hjuler, en charge du projet, explique que « ces éoliennes seraient 15 à 20 % plus chères que les éoliennes standards, ce qui est loin d’être décourageant », se basant sur une estimation réalisée à partir des éléments principaux des quelques 16 000 composants d’une éolienne.

De 15 000 à 20 000 foyers

La Risø DTU, l’Université Technique du Danemark, a contribué à ces travaux en développant des solutions se servant des connaissances actuelles en aéroélasticité, l’étude des vibrations des structures élastiques dans un écoulement d’air. Une des solutions étudiées serait l‘utilisation de pales dites intelligentes, intégrant un bord de fuite régulant, le bord de fuite étant la partie arrière de la pale, dans le sens de l’écoulement de l’air, permettant de diminuer la trainée aérodynamique et donc de diminuer les forces s’opposant au mouvement et à la vitesse de celle-ci.

La télédétection par laser (LIDAR, LIght Detection And Ranging), qui fonctionne sur le principe du radar, mais avec la lumière plutôt qu’avec des ondes radio, permet de compléter le panel d’outils de mesures de faisabilité de ces éoliennes gigantesques. Une seule de ces éoliennes en mer du Nord pourrait fournir en électricité entre 15 000 et 20 000 foyers, en offshore ou en inshore.

 

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DIAPORAMA – Une centrale nucléaire allemande recyclée en parc d’attractions

Située à quelques kilomètres des Pays-Bas, l’ancienne centrale nucléaire de Kalkar devait, à l’origine, être un fleuron technologique. Le destin en aura finalement décidé tout autrement.

Les bâtiments des turbines et du réacteur contiennent des chambres d’hôtel, des restaurants et des bars, dans des décors évoquant l’Egypte antique ou l’Ouest américain. Repas et boissons sont à volonté, y compris l’alcool, selon des formules forfaitaires. Une piscine intérieure, un spa, des boutiques et un village bavarois sont prévus dans les années à venir, pour attirer plus de monde en hiver.

Pour rassurer certains visiteurs méfiants, « nous précisons systématiquement dans nos brochures que nous n’avons rien à voir avec le nucléaire. La centrale n’a d’ailleurs jamais fonctionné », insiste Han Groot Obbink, le directeur du parc.

Bien avant que le gouvernement allemand décide de fermer définitivement ses centrales nucléaires d’ici 2022, celle de Kalkar était mort-née.

Dans les années 1970, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas avaient décidé de bâtir à Kalkar une centrale nucléaire d’un genre nouveau, un « surgénérateur », qui devait produire plus de combustible fissile qu’il n’en consommait, grâce à un réacteur à neutrons rapides (RNR). Mais le projet avait aussitôt soulevé de vives inquiétudes.

« Le sodium, utilisé pour refroidir les neutrons rapides, est inflammable au contact de l’air et de l’eau », rappelle Willibald Kunisch, un ancien opposant à la centrale et aujourd’hui représentant des Verts au conseil municipal de Kalkar. Il se souvient des grandes manifestations de 1977 et de 1982 à Kalkar, qui avaient réuni des dizaines de milliers de manifestants et contribué à l’essor du parti Vert.

Des exigences de sécurité constamment modifiées, des procès en série, les catastrophes nucléaires de Three Mile Island aux États-Unis et de Tchernobyl en Ukraine, ou encore le contre-choc pétrolier de 1986 ont lentement creusé la tombe du surgénérateur, dont le coût ne cessait d’enfler.

Le projet est définitivement enterré en 1991, après avoir englouti quelques 7 milliards de Deutschemarks — environ 3,5 milliards d’euros. Un entrepreneur néerlandais, Hennie van der Most, spécialiste de la reconversion de friches industrielles, rachète quatre ans plus tard le site et ses environs, soit une cinquantaine d’hectares, pour quelques 3 millions de marks (1,5 million d’euros).

Aujourd’hui, « Wunderland Kalkar » accueille 600 000 visiteurs par an et emploie jusqu’à 550 personnes en haute saison, selon M. Groot Obbink.

Willibald Kunisch regrette que d’autres projets de réhabilitation du site n’aient pas été retenus. « Certains proposaient d’en faire un centre d’énergies renouvelables, mais les temps n’étaient pas encore mûrs pour cela. À l’époque, c’était nous, les écologistes, qui passions pour des fous. »

En France, les surgénérateurs Phénix et Superphénix ont aussi été abandonnés. Mais la recherche mondiale se poursuit sur le nucléaire de quatrième génération, vanté par ses promoteurs pour sa meilleure utilisation de l’uranium et le recyclage durable du combustible.

 

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Astrid, futur réacteur nucléaire de 4e génération

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La tour de refroidissement de la centrale nucléaire abrite désormais un manège, qui fait tournoyer des enfants assis sur des balançoires.

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Recouverte d’une fresque de paysage alpestre, la paroi en béton de la tour de refroidissement sert de mur d’escalade.

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Des poupées géantes décorent le parc d’attractions nucléaire.

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Comme tout parc d’attractions qui se respecte, Wunderland Kalkar possède ses propres montagnes russes.

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Les enfants s’amusent au sein de ce bâtiment, qui devait être à l’origine la tour de refroidissement de la centrale nucléaire.

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600 000 personnes visitent annuellement Wunderland Kalkar.

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Au plus fort de la saison touristique, Wunderland Kalkar emploie quelques 550 personnes.

Un composé thermo-conducteur remplace l’aluminium dans des DEL

Implanté à Xiamen, en Chine, Leedarson Lighting, une société privée pionnière dans la fabrication de produits d’éclairage et fournisseur de solutions d’éclairage éco-énergétiques, a décidé d’utiliser un composé thermo-conducteur comme substitut de l’aluminium dans les puits thermiques pour deux nouvelles ampoules à diodes électroluminescentes (DEL). Ce choix  est justifié par les objectifs fondamentaux que Leedarson s’est fixé : une couleur blanche, une résistante à la chaleur sans besoin de peinture supplémentaire, une productivité améliorée grâce à l’utilisation du moulage par injection et une conformité aux exigences de l’industrie en matière d’isolants électriques.

Leedarson a évalué plusieurs thermoplastiques conducteurs et a finalement choisi le composé LNP Konduit SABIC Innovative Plastics pour ses capacités conductrices, ses propriétés de non-propagation de flamme non-halogène, pour son potentiel en isolation électrique susceptible de passer un essai de décrochage de 6kV et pour la stabilité de sa couleur.

Par rapport à l’aluminium et aux autres métaux, les composés conducteurs thermiques présentent généralement des coefficients de dilatation thermique (CTE) inférieurs, ce qui permet de réduire les contraintes liées à la dilatation différentielle. Ils sont également bien plus légers que l’aluminium.

En combinant une qualité esthétique améliorée et des avantages de production présentant un fort potentiel en dissipation de chaleur, le LNP Konduit permet de promouvoir l’adoption du système d’éclairage DEL et d’étendre ses avantages pour réduire la consommation énergétique et l’impact sur l’environnement. Il offre une importante flexibilité aux concepteurs qui ont désormais la liberté de créer des formes complexes et de réaliser l’intégration des parties à travers le moulage par injection, contrairement aux solutions d’estampage, de moulage et de finition secondaire traditionnelles imposées par les métaux. Les thermoplastiques ouvrent donc la voie à des configurations novatrices susceptibles d’optimiser le transfert de chaleur, tout en offrant les bénéfices de coûts engendrés pour un grand volume de production.

Le moulage par injection remplace l’usinage

« En qualité de premier producteur d’éclairages à utiliser le composé blanc LNP Konduit pour les puits thermiques, nous faisons œuvre de pionnier dans l’industrie en proposant des produits DEL élégants et modernes », a déclaré Eder Lee, directeur général de Leedarson Lighting. « Nous pensons que l’amélioration de l’apparence des ampoules DEL aura un effet considérable sur son acceptation par le marché. Avec la hausse de la demande, ce composé nous permettra de booster facilement la capacité de production grâce à l’utilisation du moulage par injection qui est extrêmement évolutif par rapport à l’usinage des métaux. Ce matériau polyvalent nous donne également la liberté de concevoir la future génération de puits thermiques pour les prochaines technologies DEL ».

Dans un premier temps, Leedarson a ainsi développé des puits thermiques cylindriques pour ces ampoules DEL transparentes de 2 watts en forme de bougie et pour son ampoule DEL ronde et transparente de 2 watts en utilisant le nouveau composé blanc LNP Konduit. Ces ampoules sont vendues dans les grands magasins d’aménagement de la maison et dans des chaînes de magasins globaux.

« Grâce à une durée de vie de 50 000 heures et à une très faible consommation en énergie, les systèmes d’éclairage DEL offrent un potentiel énorme dans l’économie d’énergie. Nos composés LNP Konduit pour puits thermiques, notamment, jouent un rôle crucial dans l’optimisation de la brillance et dans la promotion d’une durée de vie plus longue de la DEL. Notre œuvre de pionnier auprès de Leedarson Lighting marque un pas de géant dans l’atteinte de ces objectifs environnementaux », a déclaré Peter Chan, président de SABIC Innovative Plastics, Greater China.

 

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