Projets de virtualisation : ne pas oublier le coût du stockage

Réalisée auprès de 450 services informatiques de moyennes et grandes entreprises en Amérique du Nord et en Europe en janvier 2011, l’étude intitulée « The State of Virtualization » de DataCore Software, fournisseur de logiciels de virtualisation du stockage portait sur la virtualisation et son impact sur le stockage. Elle révèle qu’une majorité des services informatiques des moyennes et grandes entreprises négligent par erreur le stockage lors du déploiement d’un environnement d’exploitation virtualisé. Les chiffres indiquent que près de la moitié des répondants (43 %) n’ont pas anticipé l’impact que le stockage va avoir sur les coûts de la virtualisation de leurs serveurs et postes de travail ou n’ont pas lancé un projet de virtualisation en raison des coûts liés au stockage jugés trop élevés. Par conséquent, la mise en œuvre de leurs projets de virtualisation est retardée. 
 
D’autres conclusions de l’étude de DataCore indiquent que :

  • parmi ceux ayant déployé une virtualisation des serveurs, 66 % mentionnent une hausse sensible des coûts de stockage comme le problème majeur auquel ils font face. Près de 40 % affirment que l’infrastructure de stockage soit ralentit l’exécution des applications, soit en limite la disponibilité, alors que plus de 20 % déclarent que la continuité d’activité est devenue plus difficile ;
  • plus de 56 % réalisent à présent que la consolidation crée des congestions des E/S qui les empêchent de passer au prochain pallier de virtualisation ;
  • près d’un quart (22 %) des administrateurs informatiques admettent un sentiment de dépendance à l’égard de leur fournisseur de matériel de stockage. Un tiers de ces répondants sous-estiment les coûts que la virtualisation des serveurs et des postes de travail va engendrer pour leur budget de stockage. Par conséquent, 41 % de la totalité des répondants se retrouvent avec deux, voire plus, systèmes de stockage différents du même fournisseur et plus de 60 % ne peuvent pas gérer leurs ressources de stockage sous forme d’un seul pool ;
  • malgré le battage autour des stratégies de cloud, une écrasante majorité (73 %) des entreprises n’exploitent pas encore des services de cloud pour les besoins en stockage. Toutefois, 70 % déclarent que l’accès à un espace disque plus important serait la caractéristique première souhaitée d’un stockage sur le cloud, davantage encore que la fonctionnalité de reprise d’activité qu’il fournirait ;
  • 95% des répondants affirment être susceptibles de déployer un logiciel de virtualisation des serveurs/postes de travail de VMware, Microsoft ou Citrix dans l’année qui vient. Alors que l’adoption de Microsoft Hyper-V croît, selon les répondants, VMware occupe toujours le devant de la scène. Près de 65 % prévoient de déployer une solution VMware, alors que 10 % seulement ont opté pour la plate-forme Hyper-V ;
  • près de la moitié (48 %) des personnes interrogées tirent maintenant parti d’un logiciel de virtualisation du stockage pour surmonter les obstacles liés au stockage qu’engendrent leurs projets de virtualisation des serveurs et des postes de travail. Près de trois-quarts (74 %) l’utilisent pour améliorer les procédures de reprise et de continuité d’activité.

 

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Un pont-roulant hors-norme

En septembre 2008, KraneQuip, distributeur Verlinde en Nouvelle-Zélande, a été approché par NZ Steel pour la mise en service d’un pont roulant de 16 tonnes destiné à permettre le remplacement d’une canalisation d’émanation de gaz dans son usine de fabrication de plaques d’acier. « Ce ne fut en aucun cas une conception standard. Un certain nombre de contraintes et conditions donnaient à cette application un caractère très spécial », explique Cobus van der Walt, ingénieur chez KraneQuip.

Le premier problème fut l’espace disponible dans lequel intégrer le pont. « Ce fut un immense défi de l’insérer dans un espace de 4 mètres de large. Surtout avec une hauteur de levage de 30 mètres », confie Cobus Van der Walt. « Normalement, il faut utiliser pour cela un palan à câble, mais un tambour de palan suffisamment volumineux pour emmagasiner 30 mètres de câble pour un levage de cette taille, cela signifiait une pièce pratiquement de la taille de l’espace disponible ».

La charge devait être déplacée d’est en ouest sur la poutre du pont, mais un palan à câble n’était pas envisageable en raison de la taille. « Nous nous sommes ensuite penchés sur les palans à chaîne. Mais le problème avec les treuils à chaîne, c’est qu’il n’en existe pas qui dépasse 5 tonnes, ou 7,5 tonnes en ce qui nous concerne notre fournisseur, Verlinde. Toutefois, nous étions encore bien loin des 16 tonnes recherchées ».

Après moult cogitations, l’équipe de KraneQuip a suggéré d’utiliser 2 palans à chaînes d’une capacité de 10 tonnes chacun. Cependant, dans la pratique, ils durent coupler 2 câbles de 5 tonnes pour obtenir 10 tonnes par assemblage, puis disposer deux de ces assemblages sur la poutre du pont roulant. « Quelques semaines plus tard, nous avons réussi à installer ces treuils sur une poutre de pont monorail afin de répondre aux dimensions requises de la charge à déplacer. Pour ce faire, nous avons dû modifier la conception des arêtiers, mais en jouant seulement sur quelques millimètres », précise Cobus van der Walt.

Le défi suivant a consisté à concevoir un pont capable de supporter 16 tonnes. La poutre droite standard la plus performante n’était pas suffisante et une poutre-caisson aurait été trop onéreuse. KraneQuip dut par conséquent concevoir un pont-poutre doté de renforts supérieurs et de brides inférieures pour saisir la charge. Grâce à une telle solution, l’équipe a raccourci le délai d’exécution et épargné à NZ Steel les coûts supplémentaires qu’aurait induit la fabrication d’une poutre-caisson.

Une succession de modifications et de réglages

La dimension extérieure des carters de chaînes a constitué encore un problème. Les deux assemblages de palans, bien que parfaitement conçus, ne pouvaient s’approcher suffisamment l’un de l’autre pour satisfaire aux distances de rapprochement est et ouest requises. Les deux carters de chaînes centrales durent par conséquent être modifiés.

« Nous ne pouvions pas descendre davantage car nous n’avions pas d’espace libre. Nous avons de ce fait décidé d’aller en largeur », confie Cobus van der Walt. Un autre problème est alors survenu, dans la mesure où la chaîne devait remplir toute la largeur des carters. L’équipe dut poser des plaques déflecteurs au centre et ouvrir la gorge du carter pour permettre à la chaîne de se répartir correctement dans le carter. La première réalisation n’a pas fonctionné mais, à l’issue de plusieurs modifications, le succès fut au rendez-vous.

Lors de la mise en service, il a fallu procéder à de nombreux réglages pour garantir une translation identique, à la même hauteur, des deux crochets et l’activation simultanée des commutateurs d’arêtiers. D’innombrables difficultés ont surgi avec la vitesse de déplacement en longueur, car la grue ne pouvait se mouvoir dans toutes les directions qu’à faible allure. Des commandes de vitesse variable ont été utilisées pour lisser l’opération. Mais avec ce déplacement en longueur, beaucoup de salissures s’étaient accumulées sur les rails et les roues s’avéraient trop larges pour assumer la charge de la grue toute entière et la charge de travail maximale sécurisée.

La puissance à faible allure était à peine suffisante pour mettre la grue en mouvement et les salissures ont entraîné quelques blocages. En fin de compte, il a été décidé que la seule issue était d’éliminer complètement les salissures des rails avant toute utilisation.

Fukushima : de « graves dysfonctionnements » dans l’évaluation de l’impact en France ?

C’est dans un courrier adressé au Premier Ministre François Fillon et au président de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), la Criirad dénonce de graves dysfonctionnements dans cette évaluation, à la suite des accidents survenus sur les réacteurs nucléaires de la centrale de Fukushima.

Ainsi, la Criirad demande au gouvernement sur la succession des faits et des décisions. Toujours selon un communiqué de l’association, la France a été contaminée dès le 22 mars, soit deux jours avant la date indiquée par l’IRSN. Les masses d’air contaminées ont affecté les trois quarts de la France, et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme, souligne aussi la Criirad.

Ces masses d’air contaminé ont affecté les trois quarts du pays avec une activité d’iode 131 particulaire  20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars. Pour établir sa cartographie, la CRIIRAD s’est basée sur les chiffres de l’IRSN et de certains exploitants, chiffres qui ne figurent pas sur le site CRITER où se trouve, de source  officielle, « l’ensemble des résultats de la surveillance spécifique du territoire français effectuée par l’IRSN dans le cadre du suivi de l’impact à très longue distance des rejets radioactifs de l’accident de Fukushima », mais sur le site du Réseau National de Mesure de l’environnement (RNM), curieusement délaissé au profit du premier en pleine gestion de crise.

Les constats de la Criirad concernent en tout premier lieu le travail de l’IRSN. Mais il est possible que la responsabilité des grands exploitants du nucléaire soit également engagée, ajoute l’association en citant EDF, Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

L’ISRN avait estimé que l’arrivée d’une masse d’air faiblement contaminée avait probablement eu lieu au cours de la journée du 24 mars, en se basant sur des mesures effectuées par sa station installée au sommet du Puy-de-Dôme.

Par P.T

Sources : Le Télégramme, L’Indépendant, IRSN, CRIIRAD

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L’« IP to the Pin », prochaine phase de l’intégration de la conception et du test

« L’orientation du marché vers des architectures reconfigurables va permettre aux ingénieurs de conception et de test de travailler à des niveaux d’abstraction similaires. Ceci est une étape majeure pour faire de la concomitance de la conception et du test au niveau système, une réalité », affirme Dr. James Truchard,  PDG, Président, et Co-fondateur de National Instruments dans la version 2011 du rapport « Perspectives du test automatique ». Pourtant, les mondes de de la conception et du test semblent tellement éloignés l’un de l’autre que beaucoup ont jugé cet objectif impossible à atteindre. Dans le monde de la conception, la plupart des ingénieurs utilisent les tout derniers logiciels de CAO électronique qui ont connu une révolution spectaculaire au cours des dix dernières années. L’industrie du test n’a pas évolué au même rythme, et de nombreuses sociétés ont choisi d’investir davantage dans leurs outils de conception que dans leurs outils d’ingénierie de test. Il s’en suit que les ingénieurs sont fréquemment en difficulté lorsqu’ils testent les matériels électroniques centrés sur un logiciel.

Des experts de chaque industrie ont envisagé des solutions pour combler cet écart. Dans l’industrie des semi-conducteurs, ils ont recommandé la solution du test protocol-aware. Certains visionnaires au sein du département américain de la Défense ont proposé l’instrumentation virtuelle. Quant à l’industrie automobile, elle a adopté le test HIL (Hardware-In-the-Loop) et MIL (Model-In-the-Loop). En observant de plus près ces architectures d’instrumentation reconfigurables, il est possible d’identifier un certain nombre d’axes communs : une approche au niveau système, l’intégration de la conception et du test, et l’extension des architectures logicielles dans les FPGA (Field-Programmable Gate Arrays).

Conception et test concomitants grâce à la réutilisation d’IP

La prochaine phase de l’intégration de la conception et du test est la capacité pour les ingénieurs de déployer des blocs de propriété intellectuelle (IP), aussi bien dans les matériels sous test (DUT) que dans les instruments reconfigurables. Cette capacité est appelée « IP to the pin » car elle embarque l’IP logicielle définie par l’utilisateur au plus près des broches d’E/S des instruments reconfigurables de nouvelle génération. L’IP logicielle intègre des fonctions comme la logique de contrôle, l’acquisition de données, la génération, les protocoles numériques, le cryptage, les mathématiques, les radiofréquences et le traitement du signal.

Le fait de réutiliser les IP nécessite que les  ingénieurs de conception et de test œuvrent à un certain niveau d’abstraction et utilisent une méthodologie de conception commune. Cette technique est représentée par le « diagramme en V » dans lequel chaque phase de conception correspond à une phase de vérification ou de test. De cette façon, les équipes de conception et de test peuvent travailler « du haut vers le bas du V », à savoir de la modélisation et de la conception de plus haut niveau jusqu’à l’implémentation de plus bas niveau, tout en conduisant des tests à chaque étape.

Par exemple, un système sur puce (SOC) MIMO (Multiple-Input and Multiple-Output) est composé de récepteurs, d’émetteurs, de convertisseurs, de filtres, de commutateurs et d’un processeur. De plus, ce système sur puce intègre des IP logicielles telles que le codage, la modulation, le cryptage et les protocoles de communication. Pour valider pleinement les fonctionnalités des sous-composants logiciels et matériels parfaitement intégrés du système sur puce, les ingénieurs ont besoin de capacités de test au niveau système afin d’émuler un autre matériel de communication au sein du système, comme une station de base. Étant donné que plusieurs blocs d’IP sont communs au DUT et au système de test, c’est un cas idéal pour une conception et un test concomitants grâce à la réutilisation d’IP.

Les FPGA préférés aux ASICs lors des choix de conception

La possibilité pour un ingénieur de test d’embarquer directement l’IP de conception SOC dans l’instrumentation pour effectuer des tests au niveau système peut considérablement raccourcir la validation de la conception, réduire les temps de test en production et améliorer la détection de défauts. Deux tendances vont permettre aux prochains systèmes de test reconfigurables de fournir des capacités « IP to the pin » : l’orientation du marché vers les FPGA et la disponibilité de logiciels de haut niveau pour les programmer.

Le marché de l’électronique est sur le point d’adopter une architecture basée FPGA aussi bien pour les matériels électroniques que pour l’instrumentation de test. La loi de Moore est devenue une indication indirecte des augmentations colossales en termes de performances et des réductions drastiques en termes de coûts concernant tous les matériels à base de semi-conducteurs et produits électroniques. En dehors des microprocesseurs, ce sont probablement les FPGA qui ont le plus profité de la loi de Moore car leurs fonctionnalités et le nombre de cellules logiques ont très fortement augmenté tandis que leur coût par transistor a diminué. Les ingénieurs peuvent désormais embarquer des IP logicielles supplémentaires au sein d’un seul et unique FPGA.

Les fournisseurs commencent également à intégrer des FPGA avec des matériels tels que des processeurs, des convertisseurs de données, et des émetteurs/récepteurs pour offrir des performances accrues et une programmabilité utilisateur au plus près des broches d’E/S. C’est la loi de Moore qui, en rendant le coût et la taille des portes programmables presque insignifiants, a permis cette tendance. Toutes ces avancées tendent à aligner les capacités des FPGA sur celles d’un ASIC. Ces dix dernières années, cette amélioration des performances et le caractère reprogrammable au niveau du logiciel ont conduit le marché à s’orienter vers des conceptions basées FPGA en ce qui concerne les matériels électroniques. Dans un rapport datant de 2009, la société de conseil et de recherche Gartner constatait que les FPGA affichaient désormais un rapport de 30 contre 1 lors du choix de conception comparés aux ASIC. Toutes les industries et tous les domaines d’application adoptent les FPGA, y compris l’électronique grand public, l’électronique automobile et les technologies aérospatiales. Moshe Gavrielov, PDG de Xilinx, a appelé cette migration vers les FPGA « l’impératif programmable ».

La conception FPGA plus accessible à un plus grand nombre d’ingénieurs

Grâce à l’impératif programmable, les ingénieurs de conception peuvent se tourner vers des niveaux d’abstraction plus élevés dans la conception des semi-conducteurs et des systèmes électroniques. De plus en plus, ils sont à même de réutiliser des IP FPGA existantes en guise de blocs de construction d’une nouvelle conception. Cette abstraction leur permet de concevoir à un niveau système et de mettre de nouveaux produits dotés de nouvelles caractéristiques sur le marché plus rapidement que jamais. Ce qui nous conduit à la seconde tendance du marché : la plus grande disponibilité et l’augmentation des capacités des outils de synthèse de haut niveau (HLS) pour les ingénieurs de test. Ces outils HLS fournissent un processus automatisé qui interprète la description algorithmique d’un comportement désiré et crée une logique FPGA qui met en œuvre ce comportement. Cette abstraction rend la conception FPGA plus accessible à un plus grand nombre d’ingénieurs et offre une plate-forme pour la programmation au niveau système.

Il existe également des écosystèmes IP multifournisseurs émergents qui intègrent des cœurs IP de tous les principaux fournisseurs de FPGA ainsi que de leurs partenaires dans les domaines du logiciel et de l’instrumentation. L’IPN et FPGA de National Instruments et les microsites IP de Cadence/Xilinx sont des exemples d’écosystèmes. Ils contiennent des centaines de fonctions et de blocs d’IP, y compris le CORE Generator de Xilinx, des cœurs de protocole de communication série et des composant AES (Advanced Encryption Standard), ainsi que des algorithmes de transfert en continu (streaming) en peer-to-peer.

Selon National Instruments, ces tendances donnent aux ingénieurs les capacités nécessaires pour réutiliser les IP et rendre possible la concomitance de la conception et du test. Pour aller plus loin, les sociétés doivent adopter une stratégie d’investissement qui dote les ingénieurs de conception et de test de capacités comparables. Elles pourront ainsi réduire leur temps de mise sur le marché, accroître la qualité de leurs produits et générer davantage de profit, bref optimiser leur activité au maximum. 

 

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Les grands bénéfices de l’approche VDI

La virtualisation est plus que jamais un enjeu majeur pour les entreprises. Connaissant un fort essor, elle devrait se positionner les prochaines années dans le top 5 des projets les plus déployés par les directions des systèmes d’information. En effet, répondant à la fois à des problématiques économiques, organisationnelles, fonctionnelles et environnementales, les technologies de virtualisation vont, sans aucun doute, profondément améliorer les performances des entreprises et les rendre plus agiles. Bien entendu, la virtualisation recouvre de nombreux aspects : serveurs, stockage… autant de domaines complémentaires qui sont des briques stratégiques au sein des systèmes d’information. Nous allons ici nous restreindre à aborder le sujet de la virtualisation sous l’angle du poste de travail (projet VDI ou Virtual Desktop Infrastructure).
 
Sur toutes les lèvres, les projets de virtualisation du poste de travail semblent enfin devenir réalité et entrer dans une phase de déploiement massif après avoir connu des débuts difficiles. Le cabinet d’analyste Gartner prévoit ainsi, qu’à l’échelle mondiale, plus de 15 % des PC en entreprise seront virtualisés et hébergés d’ici 2014. Selon une autre étude menée par le Forrester Research, la majeure partie des entreprises (en Amérique du Nord et en Europe) a adopté la virtualisation. Cette étude a été réalisée auprès de 2 600 entreprises.
 
Il apparaît donc que les sociétés, quelle que soit leur taille, sont actuellement en train de repenser et de remettre à neuf leur infrastructure informatique et leurs systèmes client en adoptant de nouvelles approches pour améliorer leur flexibilité, leur efficacité et leurs performances. La virtualisation du poste de travail est au cœur de cette modernisation.
 
Concrètement, la virtualisation apporte de grands bénéfices :

  •  au niveau organisationnel : virtualiser un parc de PC est générateur de nombreux bénéfices organisationnels. Les administrateurs peuvent piloter aisément et à distance des parcs étendus sans avoir à se déplacer. Cette donnée est particulièrement importante pour les entreprises justifiant de plusieurs milliers de postes ou d’une organisation décentralisée. Cela permet également de garantir une gouvernance homogène et rationnelle du parc : déploiement de masters prédéfinis en fonction des profils utilisateurs. Le poste de travail, qui est un maillon clé de la productivité, est donc totalement adapté à l’organisation de l’entreprise et à ses contraintes métier. L’on notera aussi que virtualiser un poste de travail n’impacte en rien l’utilisateur final (opération transparente pour ce dernier) ;
  •  au niveau économique : opter pour une approche VDI permet aussi de repenser la composition de son parc et de se doter de nouveaux « clients légers » moins chers et justifiant d’une durée de vie supérieure à des PC traditionnels. Ce point est particulièrement important et peut générer de très fortes économies. Enfin, les ressources humaines préalablement nécessaires pour maintenir le parc et le faire évoluer ne sont plus nécessaires dans les mêmes proportions ;
  • au niveau écologique : la virtualisation est un partenaire historique du green IT et permet de réduire considérablement l’impact énergétique du parc informatique. A l’heure de la responsabilisation sociale et environnementale de l’entreprise, ce paramètre est un élément important à intégrer.

Enfin, il est important de noter la maturité des acteurs de l’industrie IT (éditeurs, intégrateurs, opérateurs) qui ont su faire évoluer leurs offres, développer de véritables centres de compétences et former des ressources indispensables pour déployer les projets VDI dans de bonnes conditions.
 
Nous entrons donc dans un cycle où l’ensemble des fondamentaux est réuni pour transformer les projets VDI en une réalité concrète et génératrice de bénéfices pour les entreprises. Cette tendance de fond semble se confirmer par la multiplication des déploiements initiés au sein des grands comptes, mais également des PME. L’on notera enfin que le fort développement du Cloud Computing va venir soutenir cette mouvance et accroître les possibilités offertes aux entreprises.
 
David Simonutti, directeur d’ITS Group

   

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  Des postes de travail virtualisés adaptés au milieu scolaire       

Hôpitaux, les parangons en matière de système d’information et de virtualisation ?

Nouvelle approche de la virtualisation du stockage

La virtualisation joue la carte de la sécurité

La combinaison VDI-SBC, la meilleure approche de la virtualisation

Vers une Supply Chain « multi-vitesses » ?

Pour maintenir leurs marges, les grandes enseignes du textile baissent leur coûts d’approvisionnent en passant commande de gros volumes auprès de fournisseurs asiatiques et ce, très en amont des collections. De fait, elles risquent de mettre en rayon des produits déjà démodés ou en décalage avec les tendances. Elles augmentent ainsi mécaniquement le niveau moyen de démarque et deviennent dépendantes du succès des opérations promotionnelles.

Or, acheter à bas coûts n’assure pas à lui seul l’attractivité de l’enseigne et de son offre, pas plus qu’il ne protège d’un ralentissement du trafic en magasin ou d’une faible rotation des produits. Pour ces enseignes, l’enjeu est critique car deux collections de suite « hors sujet » peuvent suffire à couler la marque.
 
Les acteurs du prêt-à-porter ont tendance à considérer que s’approvisionner à bas coûts est une condition sine qua non pour préserver leurs marges. Partant de ce principe, nombre d’entre eux ont opté pour des vêtements et accessoires fabriqués en Chine ou dans d’autres pays d’Extrême-Orient à faible coût de main d’oeuvre. Cependant, cette stratégie présente de réels inconvénients.

À commencer par le temps d’acheminement des marchandises : il faut au minimum 7 semaines pour que les produits parviennent en Europe. Par ailleurs, même si les prix d’achats sont attractifs, le coût de revient final reste élevé car il intègre de nombreuses dépenses additionnelles (frais de structures, transport, dédouanement, stockage…) qui sont largement sous-estimées. In fine, cela laisse peu de place aux remises une fois que les produits ne sont plus assez demandés pour être vendus au prix fort.

D’un autre côté, le modèle Zara n’est pas non plus nécessairement la solution : l’enseigne espagnole est en effet propriétaire d’une majeure partie de ses capacités de production et s’appuie sur un vaste réseau de fournisseurs dédiés. Imiter ce modèle nécessiterait des investissements massifs allant au-delà des capacités financières de la plupart des acteurs de la mode et du prêt à porter.

Segmentation en 3 grandes catégories de produits

Pour assurer flexibilité et rapidité dans l’exécution de leurs approvisionnements et donc limiter le taux de démarque, certains acteurs ont imaginé et mis en œuvre une Supply Chain « multi-vitesses », segmentée autour de plusieurs grandes catégories de produits :

  • les grands classiques : pour les articles de fond de catalogue, fortement contributeurs à la marge et dont les ventes sont relativement prévisibles, les enseignes continuent à recourir aux fournisseurs à bas coûts auxquels ils font appel depuis plusieurs années ;
  • les produits « star » : certains articles à fort potentiel ou à rotation élevée doivent permettre à l’enseigne de dégager des marges importantes car ils ont un positionnement prix « premium » et sont peu sujets à la démarque. Pour ces produits, en particulier ceux qui ont déjà fait leurs preuves par le passé, les enseignes doivent impérativement collaborer en amont avec leurs fournisseurs, partager leurs prévisions en matière de demande, réserver des capacités de production et des matières premières (tissus, boutons, zip…). Les enseignes peuvent également appliquer des stratégies d’approvisionnement de type « doublage » qui font à la fois appel à des fournisseurs éloignés et de proximité ;
  • les produits très tendance : emblématiques de la saison et fortement exposés aux médias, ils représentent à la fois une prise de risque maximum mais aussi des marges potentielles confortables s’ils répondent aux attentes de la clientèle. La stratégie d’approvisionnement adéquate fait la part belle aux fournisseurs de proximité ayant des capacités de création et de production. L’objectif est de retarder au maximum la prise de décision afin d’avoir une meilleur visibilité sur les tendances émergentes, de minimiser la taille des commandes initiales tout en privilégiant l’accélération du processus de réapprovisionnement. Un seul objectif compte : éviter les ruptures en magasins pour empêcher le départ du client vers une autre enseigne.

Retour des enseignes sur les principes clés de leur métier

Les projets menés par les équipes PRTM, cabinet de conseil en stratégie opérationnelle, montrent que cette stratégie multi-vitesses permet d’accroître en moyenne les ventes d’un produit d’environ 30 % tout en réduisant fortement le taux de démarque. Le chiffre d’affaires global peut, quant à lui, enregistrer jusqu’à 10 % de hausse par l’augmentation combinée des taux de fréquentation et de transformation.

Comment mettre en œuvre une Supply Chain « multi-vitesses » ? Les acteurs du prêt-à-porter doivent commencer par optimiser la segmentation de leur gamme de produits afin d’identifier les articles pour lesquels l’approvisionnement à bas coût est indiqué, et ceux qui exigent un mode d’approvisionnement très réactif. PRTM estime qu’en moyenne 20 à 30 % de la collection peut être traité en mode « Quick Response ».

La connaissance et la collaboration avec les fournisseurs est un élément clé. Cependant la gestion du parc de fournisseurs est souvent artisanale et opportuniste. L’approche « multi-vitesses » refocalise les enseignes sur les principes clés de leur métier : création, disponibilité des produits en magasin, respect du positionnement prix initial et réduction de la dépendance aux soldes. Elles se donnent ainsi les moyens d’être plus attractives, de stimuler plus efficacement le trafic en magasin, et de mieux fidéliser la clientèle attirée par un renouvellement fréquent de la collection.
 

Comment le Hula Hoop sauva l’industrie plastique

Ce polymère, découvert en 1933, avait déjà aidé les Alliés à gagner la deuxième guerre mondiale. Le radar, leur arme secrète pour détecter l’ennemi, avait besoin d’énormément d’isolant pour fonctionner, ce qui le rendait trop lourd pour être installé dans les avions de chasse, dans lesquels il aurait été particulièrement utile. Le polyéthylène, léger et performant, permit enfin le développement de radars pour les avions… Ce fut un avantage technique déterminant pour les Alliés dans la Bataille de l’Atlantique contre les sous-marins allemands qui bloquaient le ravitaillement de la Grande-Bretagne.

Après la fin du conflit, on se met à chercher des applications commerciales pour le polyéthylène. Sa légèreté et sa souplesse, qui étaient des avantages pour son utilisation comme isolant, sont maintenant des handicaps. Il n’est pas assez rigide pour en faire des objets de consommation courante. Le problème découle du fait que quand les molécules d’éthylène se polymérisent en longues chaînes, celles-ci ont tendance à se ramifier. Ceci les empêche de s’empiler de manière régulière et de former ainsi un plastique rigide.

Après plusieurs années d’effort, le chimiste allemand Karl Ziegler (Prix Nobel de chimie en 1963) découvre une catégorie de catalyseurs qui forcent les molécules d’éthylène à se « discipliner » et à former de longues chaînes bien linéaires. Le nouveau polymère ainsi obtenu est doté d’une structure à une plus haute densité – d’où son appellation HDPE (de l’anglais, High Density Polyethylene) et promet davantage au point de vue commercial que le LDPE (Low Density Polyethylene) aux chaînes ramifiées.

L’industrie se lance rapidement dans la production de HDPE. Malheureusement, au moment où la production de HDPE prend de l’envergure, des problèmes inattendus apparaissent. Après quelques mois d’utilisation, le matériau craque et se désagrège, une situation potentiellement catastrophique si, par exemple, le polymère est utilisé pour fabriquer des conduites d’eau ou de gaz. En fait, les chimistes avaient trop bien fait leur travail et le polymère était devenu trop rigide, ce qui le rendait fragile. Quelques mois plus tard, les chercheurs trouvent une solution. Il s’agit de rendre la structure un peu plus souple en introduisant juste quelques ramifications, beaucoup moins que dans le LDPE mais pas autant que le HDPE.

Toutefois, l’industrie plastique est au bord de la faillite. Ses entrepôts regorgent de ce polymère dont personne ne veut et ils n’ont pas les fonds nécessaires pour mettre sur le marché ce nouveau plastique, le MDME (Medium Density Polyethylene). C’est un jouet, le Hula Hoop, qui sauvera l’industrie. En 1958, Richard Knerr et Arthur Merlin, du fabricant de jouets Wham-O, en Californie, décident de mettre sur le marché un cerceau que l’on fait tourner autour de sa taille. L’idée est influencée par les cerceaux utilisés dans les cours de gymnastique. Mais ces cerceaux sont faits de bambou, un matériau trop cher pour une production massive. Knerr et Merlin entendent parler de ce nouveau plastique dont l’industrie cherche à se débarrasser à des prix dérisoires. Les premiers Hula Hoop faits de HDPE sont lancés sur le marché au début de 1958.

Pour ceux qui ne l’ont pas vécu, il est difficile d’imaginer l’engouement causé par le Hula Hoop en si peu de temps. Vingt-cinq millions de cerceaux se vendent en quatre mois aux États-Unis seulement et plus de 100 millions la première année. Les entrepôts se vident du HDPE et l’industrie, qui obtient les capitaux nécessaires pour introduire le MDME, est sauvée de la faillite.

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

Des boîtes noires dans toutes les voitures ?

Une annonce prévue le mois prochain

Voilà une nouvelle qui risque de consolider les nombreux clivages présents entre les partisans de l’utilisation des données « personnelles » à des fins de sécurité publique et de justice équitable, et les réfractaires voyant (parfois à juste titre) Big Brother s’immiscer dans nos vies un peu plus chaque jour : le National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière, impliquée dans la définition et l’application des normes de construction des infrastructures routières et des véhicules routiers, doit mettre en place, courant juin, de nouvelles consignes de sécurité, impliquant notamment la présence d’un dispositif d’enregistrement de données de type « boite noire » à bord de tous les nouveaux véhicules.

Flight Data Recorder

Plus ou moins identique aux désormais familières boites noires embarquées à bord des avions depuis les années 1960, elle devrait, plus précisément, avoir de nombreuses ressemblances avec le « Flight Data Recorder » (FDR), l’enregistreur des paramètres de vol, car elle ne prendrait pas en charge l’enregistrement des voix, comme le fait l’autre boite noire embarquée, le « Cockpit Voice Recorder » (CVR).

Quelles devraient être les informations enregistrées par cette boite noire ?

Il semblerait que les données qui devraient être enregistrées par cette simili boite noire, d’après les informations affleurant ici et là sur la Toile, ne concerneraient que les quelques secondes précédant un accident de la route, et qu’elles soient les suivantes : la vitesse du véhicule au moment et juste avant l’accident, l’utilisation des freins, l’allumage ou non des phares, l’utilisation des ceintures de sécurité… les données, constituant un instantané du moment précédant l’accident, pouvant être retrouvées afin d’être analysées.

Qui pourrait avoir accès à ces données, et dans quels buts ?

On parle évidemment et en premier lieu des autorités publiques et de la police, dans le cas d’un accident de la circulation, afin d’en établir la chronologie, et d’établir quelles sont les éventuelles responsabilités en cas de délit ou de poursuites pénales. Les données pourraient aussi servir et être rendues disponibles aux compagnies d’assurance, qui pourraient eux aussi établir le partage des responsabilités lors d’un accident, à des fins « d’équité », avec toutes les guillemets que vous voudrez. Ils pourraient enfin servir aux constructeurs automobiles, leur permettant d’établir si un accident est du à une erreur de conduite, un événement extérieur ou un problème mécanique, et peut-être y remédier plus aisément, ou alors… se couvrir. Les conducteurs pourront aussi prouver qu’ils n’étaient pas en excès de vitesse au moment de l’accident.

Les dangers ?

Les principaux dangers résident dans le champ d’application et dans l’utilisation des données, ainsi que la durée de l’enregistrement. Sans parler de Big Brother, que se passerait-il si, à la sortie d’une autoroute, ou lors d’un contrôle de routine effectué par la police, on était en mesure d’examiner votre boite noire, et de vérifier que vous n’avez pas fait un excès de vitesse… trois heures plus tôt ? Il faudra aussi s’assurer que d’autres données personnelles ne seront pas enregistrées, comme l’éventuelle géolocalisation.

Moonzur Rahman

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Encore l’aluminium (2/2)

La semaine dernière, je vous ai présenté la petite histoire de ce « jeune métal » qui n’a été isolé à l’état pur qu’au milieu du XIXe siècle.

Cette semaine, avant de vous parler des aspects plus controversés des propriétés de ce métal, je voudrais mentionner que l’aluminium, derrière la silicone et l’oxygène, est le troisième élément en abondance de la croûte terrestre. Ce qui explique sa présence dans une myriade de composés chimiques familiers.

Combiné à l’oxygène, on trouve l’aluminium dans le corindon, la forme cristalline de l’alumine (Al2O3). Le corindon est le plus dur de tous les minéraux, à l’exception du diamant. C’est pourquoi il est la partie constituante du papier de « verre ». Le corindon est aussi le cristal qui nous donne des pierres précieuses, comme le saphir et le rubis. Dans le premier cas, le cristal contient des traces de titane et de cobalt, alors que pour le rubis, il s’agit de chrome. Il est intéressant de remarquer que c’est la présence d’impuretés qui donne la couleur et la valeur à ces pierres précieuses. Sinon, celles-ci ne seraient que… du papier de verre !

D’autres pierres précieuses comme l’émeraude ou l’aigue-marine sont aussi composées d’aluminium. Dans les deux cas, il s’agit du même cristal, soit le béryl (Be3Al2Si6O18). Pour l’aigue-marine, qui doit son nom au bleu de la mer, la coloration est causée par la présence de fer. Pour l’émeraude, on parle plutôt de chrome. Il est intéressant de noter que dans le cas du corindon, des traces de chrome donnent la couleur rouge du rubis, alors que dans celui du béryl, ces mêmes impuretés sont responsables du vert de l’émeraude.

Le chlorhydrate d’aluminium appartient à une famille de composés chimiques que l’on trouve dans les antisudorifiques et les agents de floculation utilisés dans le traitement de l’eau. À l’instar d’autres sources d’exposition au métal, il fait régulièrement la manchette en raison d’un lien hypothétique entre l’aluminium et des maladies d’origine neurotoxique, comme la maladie d’Alzheimer.

Il ne fait pas de doute qu’une longue et constante exposition à l’aluminium soit dangereuse. Il y a quelques années, les personnes soumises à une dialyse pouvaient développer des symptômes de sénilité (démence des dialysés). Cela était attribuable à la présence d’aluminium dans le liquide de dialyse. Par ailleurs, des études ont été menées, dans le cadre desquelles des doses élevées d’aluminium étaient administrées à des cobayes, qui développaient des problèmes neurotoxiques par la suite. Mais chez l’humain, dans des conditions normales, l’exposition quotidienne est de 10 mg, ce qui est considéré sans danger. Bien que des traces d’aluminium aient été repérées dans le cerveau de certaines personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, il semble néanmoins que cela s’expliquerait par le fait que les plaques cérébrales associées à la maladie soient plus aptes à retenir l’aluminium, et non l’inverse.

À ce sujet, la Société Alzheimer du Canada indique sur son site www.alzheimer.ca qu’il n’y a aucune preuve de relation de cause à effet. Si cela était le cas, les buveurs de thé présentaient un taux très élevé à cet égard. En effet, les feuilles de thé sont très riches en aluminium (ainsi qu’en fluor, notamment). Pourtant, aucune étude n’a conclu à une telle association. De même, aucun lien n’a été établi entre la maladie d’Alzheimer et la prise d’antiacides contenant de l’hydroxyde d’aluminium, Al2(OH)3, bien que dans ce cas, le niveau d’absorption soit beaucoup plus élevé que celui de certains antisudorifiques ou de casseroles d’aluminium.

La production de métal peut avoir un impact environnemental important. Le minerai d’aluminium existe sous la forme de bauxite, du nom du village français Les Baux de Provence, où il a d’abord été identifié au cours des années 1800. La bauxite est un mélange complexe d’alumine (Al2O3) et d’une variété d’oxydes de fer. Pour isoler l’alumine, qui par électrolyse produit l’aluminium, la bauxite doit être traitée avec de la soude (NaOH). C’est cette soude, très caustique, que l’on trouve en grande quantité dans la « boue rouge » qui contamine l’environnement. La couleur de cette boue est attribuable à la grande quantité d’oxyde de fer qu’elle contient. La production d’une tonne d’alumine génère de deux à trois tonnes de boue rouge. Cette dernière étant difficile à traiter, elle peut être rejetée dans la mer, comme cela se fait encore en France, ou stockée dans des bassins de rétention. En octobre 2010, la rupture d’un de ces bassins de stockage en Hongrie a libéré près d’un million de mètres cubes de boue rouge, causant la mort de neuf personnes et entraînant la contamination du Danube.

Pour terminer, je me dois de mentionner l’une des utilisations les plus saugrenues de l’aluminium. Le 2 juillet 1983, le Californien Larry Walters a pris son envol sur une chaise de jardin… en aluminium. Il y avait attaché 45 ballons-sondes remplis d’hélium et a atteint une altitude de plus de 4 000 mètres. L’explosion de ballons par une carabine à plombs devait permettre le contrôle de sa descente. Malheureusement, son plan n’a pu être mis à exécution, car, en cours de route, il avait laissé tomber sa carabine par mégarde. Finalement, au moment de son arrivée, soit après 45 minutes de vol, il a été frappé d’une amende de 1 500 dollars « […] pour avoir fait voler un aéronef sans certification […] ».

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

 

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La fabuleuse histoire de l’aluminium (1/2)

Avancées dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer

Un siège de véhicule qui mesure l’activité cardiaque du conducteur

Les ingénieurs du centre de recherche européen Ford situé à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, se sont lancés en étroite collaboration avec la Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule, Université d’Aix-la-Chapelle, dans un projet visant à résoudre un problème de sécurité routière souvent négligé – les accidents provoqués par des conducteurs victimes de problèmes cardiaques.

Le prototype du siège Ford fait appel à la technologie de l’ECG (électrocardiographe) conçue pour surveiller les impulsions électriques du cœur et détecter les signes d’irrégularité, permettant ainsi d’inviter très tôt les conducteurs à consulter un médecin lorsqu’ils présentent un risque de crise cardiaque ou autre problème cardiovasculaire. Tandis que les appareils d’ECG classiques que l’on trouve dans les cabinets médicaux sont équipés d’électrodes métalliques qui doivent être fixées sur la peau à différents endroits du corps, le siège ECG Ford comporte six capteurs intégrés, capables de détecter l’activité cardiaque du conducteur au travers de ses vêtements.

« Le système sera en mesure de déceler tout problème cardiovasculaire du conducteur, tel qu’une crise cardiaque, et peut aussi être utilisé pour détecter les symptômes d’autres affections tels qu’une pression artérielle élevée ou des déséquilibres électrolytiques » explique le Dr. Achim Lindner, médecin au centre de recherche Ford. « Il profitera ainsi non seulement au conducteur, mais également à tous les autres usagers de la route. »

Les travaux de recherche menés dans le cadre du projet Impaired Motorists, Methods of Roadside Testing and Assessment for Licensing (facultés de conduite réduites et méthodes de contrôle routier et d’évaluation pour l’attribution du permis de conduire), un programme de trois ans mis en oeuvre au sein de l’Union européenne, ont permis d’établir que les conducteurs souffrant d’une maladie cardiovasculaire présentent en moyenne un risque d’accident supérieur de 23 %. Chez les conducteurs souffrant d’angine de poitrine, ce chiffre atteint même 52 %.

Au vu des prévisions estimant que les personnes de 65 ans et plus représenteront 23 % de la population européenne d’ici 2025 et 30 % d’ici 2050, il apparaît probable que le nombre de conducteurs risquant d’être victime d’une crise cardiaque augmentera considérablement dans les années à venir.

Le siège interragissant avec des systèmes embarqués

Ford teste également son prototype de siège pour déterminer comment il pourrait interagir avec d’autres systèmes embarqués afin d’inciter le conducteur en danger à garer son véhicule et à consulter un médecin, voire d’envoyer un message d’alerte aux services d’urgences médicales si besoin.

Selon le Dr. Achim Lindner, le téléphone portable pourrait jouer un rôle clé d’interface pour une future application de la technologie testée. Relié à un système tel que Ford SYNC avec MyFord Touch, le siège avec surveillance du rythme cardiaque Ford pourrait utiliser le téléphone portable du conducteur pour envoyer un message aux centres médicaux, alertant ainsi leur personnel d’une activité cardiaque irrégulière. Le siège pourrait également être relié à la fonction d’aide d’urgence du système SYNC pour informer les équipes de secours de l’activité cardiaque du conducteur avant, pendant et après un accident.

Ford étudie également comment les technologies de sécurité telles que l’alerte de franchissement involontaire de ligne avec dispositif de maintien dans la file, le système de détection des collisions et freinage automatisé et le limiteur de vitesse, pourraient agir de concert avec le siège à surveillance du rythme cardiaque pour contribuer à protéger les conducteurs en cas de problèmes cardiaques.

Les ingénieurs Ford explorent également les éventuelles possibilités d’utilisation du siège mis au point pour effectuer un suivi des patients et permettre l’envoi d’un enregistrement de leur activité cardiaque aux professionnels de santé, réduisant ainsi la nécessité des consultations en milieu hospitalier.

« Même s’il ne s’agit encore que d’un projet de recherche, cette technologie pourrait s’avérer une innovation majeure », affirme le Dr. Achim Lindner. « Comme toujours en médecine, plus une affection est décelée à un stade précoce, plus il est facile de la traiter, et cette technologie peut permettre de diagnostiquer des défaillances cardiaques très tôt. »

La technologie d’ECG sans contact

Depuis le début de l’année 2009, les chercheurs de Ford travaillent à l’adaptation de la technologie d’ECG sans contact mise au point par la Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule, Université d’Aix-la-Chapelle.

« Le siège Ford apparaît comme la suite logique de notre travail sur l’équipement de contrôle ECG sans contact auquel il confère un intérêt potentiel majeur en situation réelle, affirme le Professeur Steffen Leonhardt de la Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule, Université d’Aix-la-Chapelle. Etant donné le vieillissement de la population en Europe et dans le reste du monde, le nombre de personnes âgées au volant est appelé à augmenter et les risques connexes seront alors accrus. Cette technologie promet de sauver des vies et de renforcer la sécurité routière. »

Lors des premiers tests, le siège avec surveillance cardiaque de Ford a enregistré des données justes dans 98 % du temps de conduite et pour 95 % des conducteurs. Les ingénieurs de la recherche Ford continuent d’étudier comment concevoir des capteurs permettant d’enregistrer des signaux au travers d’un plus grand nombre de matériaux, y compris ceux empêchant toute mesure en raison de leur propre activité électrique.

Informations sur les problèmes cardiaques

  • Il est erroné de croire que les crises cardiaques sont toujours accompagnées d’intenses douleurs thoraciques : certaines victimes ne ressentent aucune douleur et une étude américaine a montré qu’un tiers des personnes ayant déjà subi une crise cardiaque n’ont pas appelé les secours (selon le UK National Health Service)
  • Au sein de l’Union européenne en 2008, les hommes avaient presque deux fois plus de risques que les femmes de mourir d’une crise cardiaque (selon l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques et la Commission européenne)
  • Plus d’un quart de la population mondiale d’âge adulte souffrait d’hypertension artérielle au début du 21ème siècle. Ce chiffre devrait augmenter de 60 % d’ici 2025 (selon le système d’information sur la santé publique de l’Union européenne)
  • En 2008, les pathologies cardiaques étaient à l’origine de 40 % des décès survenus au sein de l’Union européenne (selon l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques et la Commission européenne).

 

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Nouvelle technologie composite pour un siège automobile sans métal

Systèmes embarqués : un défi économique dans les mains de la recherche

Systèmes embarqués : un déploiement tout azimut

Où en est le photovoltaïque à concentration en 2011 ?

Le solaire photovoltaïque à concentration ou Concentrated PhotoVoltaic (CPV) est une technologie qui concentre les rayons du soleil sur de petites cellules très efficaces afin de réduire la surface active de conversion photovoltaïque. Ainsi, les matériaux semi-conducteurs sont remplacés par des éléments optiques bien moins onéreux. Certains constructeurs comme Solfocus utilisent des miroirs pour concentrer les rayons. D’autres, comme Amonix ou Opel Solar optent pour des lentilles de Fresnel, qui sont soit en polyméthacrylate de méthyle (ou PMMA en anglais), soit en silicium sur verre (silicon on glass : SOG).

La concentration diminue la capture des rayons qui ne proviennent pas directement du soleil, comme par exemple les rayons réfléchis sur les nuages ou le sol. C’est pourquoi les modules CPV sont constamment orientés face au soleil à l’aide d’héliostats (ou trackers). Ceci engendre un surcoût à la fois pour l’investissement initial mais aussi pour l’opération et la maintenance puisque les héliostats comportent des parties mécaniques nécessitant une attention particulière.

Basse concentration VS haute concentration

Les systèmes se différencient surtout selon leur facteur de concentration, qui peut être bas (2 à 100), moyen (100 à 300) ou haut (supérieur à 300). L’avantage de la basse concentration est que le tracking peut être moins précis car les instruments optiques collectent plus de rayons qui ne sont pas exactement perpendiculaires au récepteur : cela permet l’utilisation de trackers plus simples, parfois avec un seul axe de rotation.

En contrepartie, l’avantage de la haute concentration est de tellement réduire la taille de la cellule photovoltaïque que des matériaux et structures ultraperformants, d’ordinaire réservés aux engins spatiaux, deviennent financièrement accessibles. Le principe des cellules multi-jonctions (MJ) est d’empiler trois jonctions p-n qui sont chacune optimisées pour la conversion d’une partie du spectre solaire. Celle du haut, qui possède une largeur de bande interdite (bandgap) élevée, agit comme un filtre passe-bas et récupère les photons de plus grande énergie (ultra-violets et une partie du spectre visible). Celle du milieu exploite la plupart des photons du spectre visible restants et la dernière cellule, le reste (infra-rouges). Les ressources en germanium, substrat de base de ces cellules, sont parfois évoquées comme un frein au développement des cellules MJ mais Umicore, leader du marché des wafers au germanium, semble cependant confiant et prépare l’avenir en investissant dans des mines.

L’entreprise Solar Junction, dont la base de la technologie a été inventée à l’université Stanford par Homan Yuen, détient aujourd’hui le record de rendement photovoltaïque au niveau cellule certifié par le National Renewable Energy Laboratory (43,5 %). L’exploit est particulièrement remarquable car les différentes couches de la cellule ont des systèmes réticulaires de même paramètre de maille (lattice-matched) alors que la plupart des cellules MJ mises au point par les autres compagnies ont une structure métamorphique dont la stabilité dans le temps n’a pas été prouvée. Solar Junction est en lice avec quelques autres compagnies pour obtenir une garantie de prêt du Department of Energy (DoE) qui l’aiderait à construire une ligne de production de 250 MW à San Jose en Californie.

Notons que la recherche sur l’un des matériaux des cellules MJ, l’arsénure de gallium (GaAs), donne lieu au développement de cellules photovoltaïques qui pourraient être utilisées dans les systèmes « classiques ». C’est le pari de la compagnie AltaDevices qui utilise un procédé de croissance épitaxiale, utilisé pour la première fois par le professeur Eli Yablonovitch, actuellement directeur d’un centre de recherche à Berkeley.

Finalement, les systèmes à haute concentration (HCPV) sont plus distincts des systèmes photovoltaïques conventionnels que les systèmes à basse concentration (LCPV) puisque :

– les trackers doivent être très précis et offrir un large débattement, ils représentent 21 % du prix du système ;

– les systèmes optiques sont souvent constitués d’un élément primaire et d’un élément secondaire ;

– les matériaux photovoltaïques utilisés (cellules MJ III-V GaInP/GaInAs/Ge ou GaInP/GaAs/GaInAs) permettent d’atteindre un rendement au niveau module de presque 30 % ;

– les niveaux de concentration rendent nécessaire un système de gestion (actif ou passif) de la température car il faut évacuer en chaleur l’énergie que la cellule n’a pas convertie en électricité ;

– la puissance solaire exploitable, appelée DNI (Direct Normal Irradiance) n’est pas répartie de la même façon que celle des systèmes sans concentration et elle ne se mesure pas avec les même instruments. Les zones où le HCPV serait le plus rentable sont celles où l’ensoleillement direct normal quotidien serait supérieur à 5-6 kWh/m2.

Développement du CPV aux Etats-Unis

Malgré ses attraits et ses vingt années d’existence, le CPV ne s’est pour l’instant déployé que dans des proportions limitées. D’après Strategy Analytics, la puissance mondiale installée est actuellement de 16,3 MW soit 0,1 % de la puissance photovoltaïque globale. Cependant, cela pourrait bien changer et il estime que le CPV pourrait atteindre 1 GW d’installations dès 2014 ou 2015.

Aux Etats-Unis la phase de déploiement à grande échelle semble être amorcée et des installations HCPV dépassant 1 MW ont récemment été annoncées. Citons par exemple le projet de 30 MW à Alomosa développé par Cogentrix et utilisant la technologie d’Amonix, qui a obtenu début mai une garantie de prêt conditionnelle de $90,6 millions par le Department of Energy.

En effet, contrairement à la France, les Etats-Unis ont des zones où l’ensoleillement est assez important pour que l’installation de systèmes à haute concentration ait du sens. D’après le rapport 2010 de l’industrie CPV, la puissance installée passera de 1,5 MW à 75 MW dans les cinq prochaînes années. En 2015, le coût moyen actualisé de l’électricité CPV serait de 8 c$/ kWh seulement, le prix d’installation HCPV serait abaissé à $2,47/W et $1,75/W pour le LCPV.

   Cartographie CPV   

La carte ci-dessus recense les activités de développement du CPV aux Etats-Unis : fabrication de cellules MJ, de systèmes LCPV et HCPV et développement de projets (NB : les entreprises de trackers n’ont pas été représentées). Il apparaît que tous les acteurs de la chaîne sont présents sur le territoire et en nombre suffisant pour qu’il y ait compétition et émulation entre eux. Comme souvent, l’activité technologique a lieu surtout le long des côtes auprès des grands centres de recherches et la Californie est d’autant plus entreprenante que son climat politique est favorable au développement des énergies renouvelables et qu’elle se situe à proximité des zones fortement ensoleillées. Les projets de grandes centrales (tous HCPV pour le moment) sont naturellement situés dans des régions où l’énergie directe normale provenant du soleil est la plus forte – supérieure ou égale à 6 kWh/m2 – mais s’éloignent le moins possible des pôles de consommation d’électricité (notamment les agglomérations urbaines). Des usines d’assemblages des modules sont localisées aux mêmes endroits pour diminuer les frais de transports, ce qui favorise la création de main d’oeuvre locale.

Ce sont les trois entreprises leaders du marché mondial du HCPV qui initient les larges projets du sud-ouest américain :

– Solfocus et Amonix, qui sont originaires de Californie ;

– Soitec-Concentrix, une spin-off de l’institut Fraunhofer (allemand) rachetée en décembre 2009 par le français Soitec.

Soulignons que, même si elle ne fait pas l’objet de cet article, la recherche sur de nouveaux systèmes est toujours active. A l’université d’Arizona par exemple, le Dr. Angel s’inspire de ses connaissances en conception de télescope pour mettre au point des systèmes à très haute concentration (x1000) composés de larges optiques d’environ trois mètres carrés et utilisant le moins de verre et d’acier possible. Outre l’augmentation de rendement des cellules MJ mentionnée plus haut, l’amélioration des systèmes actuels est encore possible grâce à des idées nouvelles. Les étudiants du programme Cleantech to Market ont, par exemple, pensé à utiliser un revêtement thermoélectrique innovant dans les systèmes HCPV, pour exploiter la différence de température entre la cellule et l’air ambiant et augmenter le rendement de conversion électrique. D’après eux, ceci est envisageable car leur matériau polymère recouvert de nanotubes de tellure présente l’avantage d’être imprimable et bien moins coûteux que le tellure de bismuth (Bi2Te3) utilisé d’ordinaire pour les usages thermoélectriques.

En conclusion, le CPV semble avoir amorcé sa phase de développement aux Etats-Unis. Grâce au retour d’expérience acquis et aux différents projets en cours de construction, le CPV pourrait rentrer dans un cercle vertueux et ainsi faire enfin baisser le coût moyen actualisé de son électricité. Bonne nouvelle pour les américians, leur pays est en avance sur les autres. En effet d’après un rapport de GreenTech Media recemment publié, 331 MW y sont installés ou en construction, loin devant les deux pays suivants : l’Espagne (18 MW) et l’Australie (3 MW).

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66820.htm

 

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Affaire DSK : comment fonctionne un bracelet électronique ?

19 mai 2011 : Dominique Strauss-Kahn, l’ancien président du Fonds Monétaire International, le FMI, est officiellement inculpé d’agression sexuelle et de tentative de viol sur une femme de chambre de l’hôtel new-yorkais dans lequel il se trouvait cinq jours plus tôt. Les mesures de sa libération sous caution sont exceptionnellement drastiques : outre le versement d’une caution d’un million de dollars avec un dépôt de garantie de 5 millions, il sera assigné à résidence en présence constante d’un garde armé, sera sous la surveillance de nombreuses caméras et devra porter un bracelet électronique.

Le bracelet électronique de DSK devra constamment être porté à la cheville, le pistant où qu’il aille, et fonctionnant grâce à la technologie GPS, alors que d’autres fonctionnent sur une base RFID. Ce bracelet assurera le suivi de la position et des mouvements de DSK en temps réel, à l’aide de connexions toutes les minutes. Comme pour le GPS d’une voiture, la position de DSK sera signalée sur un écran de contrôle par un point, se déplaçant par exemple d’un endroit à l’autre de la résidence. Si le système rencontre le moindre problème dans ses rapports, se faisant à intervalles réguliers, les autorités ainsi que l’agence responsable de la surveillance sont prévenues par mail, SMS ou par un appel téléphonique automatique.

Pesant moins de 500 grammes, ce système permet de programmer des zones d’inclusion ou d’exclusion géographique. Dans le cas présent, la zone d’inclusion serait la résidence de DSK. Mais on pourrait aussi très bien définir des zones d’exclusion géographique, lui interdisant formellement de se trouver autour des aéroports ou des gares. Si ces zones ne sont pas respectées, une alerte se déclenche. Une alerte se déclenche aussitôt si on tente de « bidouiller » le bracelet, voire si on essaie de l’enlever ou de le couper, grâce au monofilament intégré.

Moonzur Rahman

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Métro insolite

À quels projets de métro vraiment loufoques les Parisiens ont-ils échappé ? Où peut-on découvrir l’impressionnante machinerie d’une sous-station ? Au détour de quel couloir s’émerveille-t-on devant les superbes faïences du Nord-Sud ? Pourquoi certaines stations ont-elles perdu leur nom de baptême ? Que signifient les mystérieux signaux des rames et des tunnels ? Où se trouvent les « stations fantômes » jamais ouvertes au public ? Comment prendre la mesure de l’incroyable lacis des voies de service et arrière gares ? Pour tous les passionnés du métro et du rail, une belle aventure à travers l’histoire du métro, ses secrets et son fonctionnement !

L’auteur Clive LAMMING, historien des chemins de fer, a publié de nombreux ouvrages sur le sujet mais aussi sur le modélisme ferroviaire ou les jouets anciens de collection, dont Paris ferroviaire, Métro insolite et Paris Tram. Il a été également le conseiller scientifique du Centre Pompidou pour l’exposition “La mythologie des chemins de fer”.

Références : Editions Parigramme, 176 pages, avril 2011, ISBN 284096726X

A noter également :

  • A l’occasion de la sortie de son livre, Clive LAMMING animera une conférence le jeudi 09 juin 2011 à 18h30, au Musée des Arts et métiers 60, rue Réaumur 75003 Paris (Entrée libre dans la limite des places disponibles)
  • Le Musée des arts et métiers, soutenu par la RATP, proposera également une exposition sur le métro parisien du 7 juin 2011 au 1er janvier 2012.

par MB

Une voiture zéro émission de CO2 en gestation aux Mines d’Alès

L’ambition des élèves de l’école des Mines d’Alès est de concevoir et de réaliser une voiture avec zero émission de CO2. Pour ce faire, ils ont choisi un moteur diesel Toyota 1,4 l de dernière génération, particulièrement sobre, qui fonctionnera avec un biodiesel issu de la culture des algues. Pour produire du biopétrole, la propriété oléagineuse des algues, leur rendement énergétique et leur capacité à capter du CO2 pendant leur croissance seront utilisés. Raffiné, ce biopétrole donnera du biodiesel prêt à l’emploi, sous réserve de modifications mineures sur la motorisation. Un prototype de cette voiture propre de demain sera exposé dans le cadre des Rencontres Internationales des Véhicules Ecologiques (RIVES) qui auront lieu début juillet. En fait, un premier prototype, une Lotus Elise, a été récompensé en 2010, lors du Trophée SIA et exposé au dernier Mondial de l’automobile. Depuis, cette voiture a participé au 5éme Rallye de Monte Carlo‐Energies Alternatives et sera présente, cet automne, au Critérium des Cévennes.

En avançant sur le projet, l’idée est venue aux élèves de capter le CO2 issu de la combustion et de le stocker provisoirement dans le véhicule avant de l’utiliser en externe pour faire pousser des algues. Inspiré de systèmes existants dans l’industrie, le système de récupération de CO2 a été totalement imaginé à l’école des Mines d’Alès. Il utilise des zéolithes, sorte de tamis moléculaire, qui peuvent emmagasiner les molécules de C02 sur une plage de température allant de 0 à 50 °C. Le CO2 est ensuite extrait en faisant passer un flux d’air chaud à plus de 70 °C à travers le même dispositif. Une fois extrait, le CO2 peut être utilisé comme nutriment pour faire pousser des algues dans des photo-bioréacteurs. 

Validation de la boucle de récupération du CO2 en 2012

La difficulté de transposition, notamment à cause des plages de températures qui sont inadaptées à l’automobile, et à cause des pertes thermodynamiques, explique que les élèves des Mines d’Ales en soient encore au stade du prototype, lequel continue à évoluer au fur et à mesure des recherches. Aujourd’hui, le véhicule est roulant et fonctionne au biodiesel végétal en attendant la fourniture de l’or vert en provenance d’entreprises spécialisées. Le récupérateur de CO2 qui dispose d’une autonomie de moins de 10 km théoriques, a été équipé d’un système de monitoring qui permet de voir, en temps réel, la teneur en CO2 des gaz d’échappement. La prochaine étape, en 2012, conditionnée majoritairement par les acteurs externes du projet, sera de faire une démonstration de la boucle pour valider les hypothèses de l’équipe.

Parmi les autres innovations, le véhicule est doté d’un habitacle en tissu de liège recyclé, extrêmement léger, doux et qui offre de hautes performances thermiques. Quant à la peinture,  à base d’eau, elle est non polluante.

Les élèves ingénieurs des Mines d’Alès (conception 3D, électronique, mécanique) ont bénéficié des moyens de l’école (plateforme Mécatronique et Département Matériaux et Mécanique) et du soutien de très nombreux acteurs : Axens (fourniture de zéolithes et du procédé de récupération), Céramiques Techniques et Industrielle (tamis nécessaire au récupérateur de CO2), Matc Nautisme, (prototype en aluminium du piège à CO2) et Centre de Formation des Apprentis d’Alès (réalisations d’ordre mécanique). Des entreprises (Valoré Automobiles, Feu Vert, Delphi, Osram et Carbone Lorraine) ont, quant à elles, fourni des matériels.

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L’éruption d’un volcan islandais perturbe le ciel européen

Le principal aéroport d’Islande est resté fermé hier, lundi 23 mai, suite à l’éruption du Grimsvötn samedi dernier, sous le plus grand glacier d’Islande. Un nuage de cendres de 25 000 mètres de hauteur a plongé dans l’obscurité les habitants situés au sud du glacier, pour prendre la direction de la capitale, Reykjavik. Des cendres épaisses sont retombées dans la région du volcan, réduisant la visibilité à un mètre. La principale compagnie aérienne islandaise, Icelandair, a dû en conséquence annuler tous ses vols dimanche et lundi.

Situé sous le glacier Vatnajökull dans le sud-est de l’Islande, Grimsvötn est le volcan le plus actif de l’île, avec neuf éruptions entre 1922 et 2004, dont quatre depuis 1996.  Les éruptions du Grimsvötn sont généralement courtes, quatre jours pour la précédente et dix jours pour celle d’avant, contre plusieurs semaines pour l’Eyjafjöll en avril 2010. Cette éruption est la plus forte qui ait été enregistrée sur ce volcan depuis 1873.

Depuis la dernière éruption du volcan en 2004, une station GPS placée sur ses flancs avait détecté le gonflement continuel du volcan, de l’ordre de quelques centimètres par an. Cette inflation est due à l’apport de magma dans la chambre magmatique peu profonde du volcan. En outre, la sismicité avait augmenté au cours des derniers mois, tout comme l’activité géothermique : des signes précurseurs de l’imminence d’une éruption.

Contrairement à l’an passé, avec l’éruption du volcan Eyjaföll, le risque de blocage total du trafic aérien est moins important, disent les experts. En effet, les vents sont assez faibles et ne soufflent pas vers l’Europe et  les cendres plus lourdes, donc moins mobiles.

Pour rappel, l’irruption de l’Eyjaföll avait entraîné en avril 2010, la fermeture de l’espace aérien européen, avec plus de 100 000 vols annulés et plus de 8 millions de passagers bloqués. Les autorités aéronautiques craignaient en effet que les fines poussières volcaniques encrassent les moteurs d’avions et les fassent tomber en panne.

L’organisation européenne de la sécurité aérienne Eurocontrol a annoncé que le nuage de cendres atteindrait le Nord de l’Écosse mardi et pourrait atteindre l’Ouest de la France et le Nord de l’Espagne jeudi, si les émissions se poursuivent avec la même intensité. 

Toutefois, l’éruption volcanique ne devrait pas avoir d’impact sur les vols dans le reste de l’Europe dans l’immédiat, selon Eurocontrol.

 

L’éruption du Grimsvötn en vidéo :

 

Grimsvötn

Grimsvötn est un volcan basaltique sous-glaciaire de 1725 mètres d’altitude, ce qui implique que son explosion phréatomagmatique dégage beaucoup de vapeur et de cendres. Cela s’explique par la rencontre entre le magma qui remonte à la surface et le glacier qui le recouvre. C’est le même phénomène qui avait été observé lorsque le volcan Eyjafoll était entré en éruption sous son glacier, Eyjafjallajökull.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C.H.

 

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Les avions bientôt protégés des nuages de cendres

Une entreprise catalane développe un moteur d’avion plus sûr et plus écologique

Optimisation du procédé de fabrication du bioéthanol de 2éme génération

La viabilité économique de la production de bioéthanol de deuxième génération repose largement sur l’efficacité de l’étape d’hydrolyse enzymatique. Celle-ci consiste à utiliser les enzymes produites par une souche de champignon pour transformer la cellulose issue d’une biomasse ligno-cellulosique non alimentaire, comme la paille de blé, en sucres fermentescibles. Ces sucres sont ensuite fermentés par des levures pour la production de bioéthanol.

En partenariat avec IFP Energies nouvelles (IFPEN), la société de biotechnologie industrielle Protéus S.A. (groupe PCAS) vient de publier les résultats obtenus sur l’optimisation de l’activité enzymatique de la b-glucosidase Cel3A du Trichoderma reesei par sa technologie de « Gene shuffling » ou « L-Shuffling ».

Alors que les sélectionneurs doivent attendre des mois, voire des années, que les animaux ou les plantes soient à même de se reproduire, la technologie in vitro L-Shuffling, développée par Protéus en 1998 et protégée par plusieurs brevets,  permet d’obtenir des milliers de protéines nouvelles en seulement quelques heures. A partir d’un ou plusieurs gènes parents codant pour une ou des protéines non optimales, le « Gene shuffling » permet d’obtenir très rapidement une banque de gènes de seconde génération qui est exprimée puis criblée pour en sélectionner les protéines qui présentent des performances améliorées. Ce procédé peut être répété à plusieurs reprises, les protéines « filles » issues d’un premier tour d’évolution dirigée servant à leur tour de protéines « parentales »  dans le suivant, jusqu’à ce que l’une d’entre elles remplisse les conditions ciblées.

Grâce à l’amélioration de cette enzyme, IFPEN a pu construire une nouvelle souche de Trichoderma reesei produisant un cocktail enzymatique qui diminue par quatre la quantité d’enzyme nécessaire à l’hydrolyse complète de la paille de blé, prétraitée pour la production de bioéthanol de deuxième génération. Brevetés, les premiers résultats d’optimisation obtenus permettent d’envisager une diminution significative du coût de cette étape.

Les travaux conduits par Proteus et IFPEN ont été financés en partie par l’Agence Nationale de la Recherche, via le Programme National de Recherche sur les Bioénergies, de 2006 à 2009 (projet HYPAB) mais ces deux partenaires poursuivent leurs recherches sur l’amélioration d’autres activités enzymatiques impliquées dans l’hydrolyse de la cellulose, dans le cadre d’un nouveau programme soutenu par l’ANR (Actife).

 

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L’acier solution pour des véhicules légers ?

Lancé il y a trois ans, le programme, « FutureSteelVehicle » (FSV) était destiné à développer des concepts de véhicules électriques tout en acier, totalement opérationnels, et qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie du véhicule.  Le WorldAutoSteel qui représente le groupe automobile de l’Association mondiale de l’acier et se compose de dix-sept des principaux producteurs mondiaux d’acier, vient de dévoiler les résultats de cette étude. Il a présenté des concepts de carrosserie en acier qui réduisent la masse de 35 % par rapport à un véhicule de référence, ainsi que près de 70 % des émissions sur le cycle de vie entier du véhicule. Ces performances n’empêchent pas le véhicule de respecter une longue liste d’exigences générales en matière de sécurité et de durabilité, tout en évitant un surcoût trop élevé lié à l’allègement.

« FutureSteelVehicle met à profit les principaux avantages de l’acier en terme de liberté de conception, de résistance et d’aptitude à la réalisation de forme complexe, ses faibles émissions de CO2 lors de la phase de fabrication, et son faible coût », a déclaré Cees ten Broek, directeur de WorldAutoSteel, dont la mission principale consiste à faire progresser et connaître la capacité unique de l’acier à satisfaire les besoins et relever les défis de l’industrie automobile de manière durable et respectueuse de l’environnement. « Durant le développement du programme « FutureSteelVehicle », une large gamme d’applications acier ont été réalisées, qui permettent de réduire les émissions de tout type d’automobile sur l’ensemble du cycle de vie ».
 
Une approche, fondée sur l’évaluation du cycle de vie (ECV) des émissions, aide les constructeurs automobiles à évaluer et à réduire la consommation totale d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre de leurs produits sur l’ensemble du cycle de vie. Les règlementations qui ne prennent en compte que la phase d’utilisation du véhicule, en ne considérant que les émissions mesurées à l’échappement, peuvent inciter à l’utilisation de matériaux à faible densité et à fortes émissions de gaz à effet de serre, qui peuvent, dans certains cas, fournir des composants plus légers et donc permettre des économies de carburant et de plus faibles émissions à l’échappement. Cela peut cependant avoir des conséquences contraires à l’objectif souhaité en augmentant les émissions de gaz à effet de serre sur la totalité du cycle de vie du véhicule. 

Le concept FSV répond aux exigences réglementaires de 2020

D’après Cees ten Broek, « l’importance de la réduction de poids, réalisée grâce à de nouveaux aciers et une optimisation de la conception, fixe un nouveau standard pour la conception des véhicules dans le futur ». « Dans l’évaluation des diverses solutions lors de la phase 2, nous avons pris comme référence le modèle de comparaison des matériaux produisant des gaz à effet de serre, développé par l’Université de Californie à Santa Barbara (UCSB) ». « Le programme FSV anticipe les futures législations ou autres exigences règlementaires qui seront fixées à travers le monde en matière d’émission. L’industrie de l’acier dans sa globalité assume la responsabilité de montrer l’exemple en démontrant que l’usage de l’acier et des évaluations du cycle de vie peuvent réduire l’empreinte carbone des véhicules ».
 
Les concepts FSV sont très efficaces et très légers. Un concept FSV pèse 188 kg et réduit la masse de 35 % sur la base d’une caisse en blanc à architecture ICE (moteur à combustion interne) après transformation en véhicule 100 % électrique à batteries et en tenant compte des exigences réglementaires de l’année 2020. 

Prise en compte de toutes les phases du cycle de vie

Il est important de remarquer que, grâce aux capacités de réduction de poids des nouveaux aciers, l’acier est le seul matériau permettant de réduire les émissions dans toutes les phases du cycle de vie. Les efforts fournis par l’industrie automobile, en matière de réduction des émissions d’équivalents de dioxyde de carbone (CO2), se tournent de plus en plus vers les technologies hybrides et 100 % électrique et les carburants alternatifs. C’est pourquoi la production des matériaux représentera un pourcentage croissant des émissions sur la totalité du cycle de vie.
 
FSV est le programme le plus récent, conduit par l’industrie mondiale de l’acier, dans une série d’initiatives visant à apporter des solutions utilisant l’acier aux défis rencontrés par les constructeurs automobiles, à travers le monde, en matière de rendement énergétique des carburants et de réduction des gaz à effet de serre, tout en améliorant la sécurité et les performances à des prix abordables. « En se focalisant sur les exigences environnementales imposées dans le futur aux constructeurs automobiles, sur une gamme complète de nuances d’acier et une méthodologie unique d’optimisation, le programme FutureSteelVehicle dispose de tous les ingrédients pour devenir un succès incontournable », selon Cees ten Broek. « FutureSteelVehicle permet à l’industrie mondiale de l’acier de faire progresser sa position sur le marché de l’automobile. » 

 

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DIAPORAMA – L’éruption du volcan islandais Grimsvötn

Un nuage de cendres s’échappe du volcan Grimsvötn

L’éruption du volcan Grimsvötn photographiée par la Nasa

Le panache de fumée s’élèvait à 17 km d’altitude, dimanche 22 mai

Ce berger rentre ses moutons pour les mettre à l’abri des cendres

Des passagers, dont les vols ont été annulés, dorment à l’aéroport d’Édimbourgh (Écosse)

L’aéroport de Keflavik, plus grand aéroport international islandais, a fermé dimanche pour finalement réouvrir lundi soir

Ces touristes sont équipés de masques afin de ne pas respirer les particules de cendres

En avril 2010, le nuage dégagé par l’éruption d’un autre volcan islandais, l’Eyjafjöll, a entraîné la fermeture de l’espace aérien européen

Boîtes noires du vol Rio-Paris : conclusions hâtives ?

A peine ouvertes, les boites noires livrent leurs secrets. C’est tout du moins ce que laissent penser des informations qui filtrent au compte-goutte du Bureau d’Enquêtes et Analyses (BEA), les premières analyses semblant mettre hors de cause Airbus dans le crash du 1er juin 2009. Un telex envoyé par le constructeur européen à ses clients indique qu’il n’a aucune recommandation immédiate à faire à ses opérateurs. En clair, rien dans les premières analyses des boites ne donnent de raisons à Airbus d’alerter ses clients sur une quelconque faille technique de l’A330. De son côté, le BEA rappelle que lui seul est habilité à communiquer sur l’avancée de l’enquête, et de préciser que « les données contenues dans les deux enregistreurs de vol donnent aujourd’hui la quasi-certitude que toute la lumière va pouvoir être faite sur l’accident ».

La colère du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) devant ces conclusions hâtives ne s’est pas faite attendre, refusant vigoureusement que « les pilotes morts dans cette catastrophe ne soient jetés en pâture ». Airbus s’appuierait sur les premières analyses de la FDR (Flight Data Recorder), l’une des deux boites noires, qui a pourtant passé près de deux ans dans l’océan Atlantique, au large du Brésil, bien que le timing du BEA ne promette pas de rapport avant l’été.

L’Airbus A330 d’Air France effectuait la liaison Rio-Paris avec à son bord 228 personnes. Les boites noires ont été repérées puis repêchées début mai, alors qu’elles reposaient à près de 3 900 mètres de profondeur, par un robot submersible automatisé équipant le navire « Ile de Sein », du Français Alcatel. Si les enquêteurs ont établi le dysfonctionnement des sondes Pitot, il ne peut probablement pas expliquer à lui-seul le crash.

Moonzur Rahman

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Un écran ultrafin et flexible, dont on peut «tourner les pages»

« C’est le futur. Tout ressemblera plus ou moins à ça dans les cinq ans », s’emballe Roel Vertegaal, créateur du « PaperPhone » et directeur du Human Media Lab de la Queen’s University, dans la région canadienne de l’Ontario.

« Cet écran ressemble, s’appréhende et fonctionne tout comme une simple petite feuille de papier interactif », explique-t-il. L’interface se veut très intuitive, exploitant des gestes habituels pour déclencher des commandes simples. Il suffit par exemple de saisir le coin supérieur droit de l’écran, comme si l’on désirait tourner les pages d’un livre, pour également passer à la page suivante sur cet écran. Pas forcément facile à visualiser, voici plus de précisions dans la vidéo qui suit :

Le Paperphone peut se décrire comme un prototype de Smartphone flexible, puisqu’il est capable d’en assumer les mêmes fonctionnalités (lecteur de musique, lecteur de livre électronique, ou évidemment passer un coup de fil…). Son écran de 9,5 centimètres de diagonale, fin et souple, utilise la technologie de l’encre électronique E-ink, et est encore plus mobile que n’importe quel autre Smartphone, car il peut s’adapter à nos poches.

Son créateur y voit même une technologie qui sera à même de signer la fin du papier et des imprimantes dans les entreprises. « L’avenir du bureau, sans papier, se trouve ici, entre nos mains. Tout peut être enregistré numériquement, et l’on peut placer ces écrans les uns sur les autres, comme une pile de papier, ou même les jeter négligemment sur nos bureaux. », dit encore Vertegaal.

Roel Vertegaal a révélé sa trouvaille le 10 mai à la conférence de l’Association of Computing Machinery’s CHI 2011 (« Computer Human Interaction ») à Vancouver, première conférence internationale traitant de l’interaction humain-ordinateur. Il reste tout de même du chemin à parcourir avant une éventuelle commercialisation.

Moonzur Rahman

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Maîtriser les processus de mesure pour gagner en compétitivité

Avec l’appui de la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS) du ministère de l’Industrie,  l’Association pour le développement des Sciences et Techniques de l’Environnement (ASTE) va, avec plusieurs partenaires, lancer la réalisation d’un outil d’aide à la décision en matière de câblage des appareils de mesure en environnement industriel. Cet outil, sous forme d’un guide interactif, sera mis gratuitement à la disposition des PME (constructeurs, installateurs et utilisateurs d’appareils de mesure) pour les aider à faire des mesures de qualité sans investissement complémentaire en matériel. Et, pour pouvoir répondre au mieux aux attentes des futurs utilisateurs, l’ASTE, qui souhaite connaître leurs besoins en mesures et les difficultés qu’ils rencontrent pour faire des mesures de qualité, leur propose un questionnaire accessible en ligne (http://www.gam-pme.com/gam-pme/Questionnaire.html).

Systématiquement utilisés dans l’industrie, les dispositifs de mesure dont la bonne utilisation est un gage de qualité, de progrès, de crédibilité, sont souvent très perfectionnés et semblent de plus en plus faciles à utiliser (philosophie « plug and play »). Conformes à un grand nombre d’exigences, pas toujours connues des utilisateurs (par exemple, les directives sur la CEM…), ils sont censés répondre aux besoins.

Malgré les nombreux progrès réalisés au cours des dernières années dans la tenue des équipements aux parasites électromagnétiques, on constate fréquemment des perturbations dans les mesures (parasites) en particulier dans le cas des systèmes utilisés dans les installations industrielles :

  • câbles des grandes longueurs reliant les différents constituants des systèmes de mesures (capteurs, conditionneurs, afficheurs, stations déportées de traitement et d’exploitation…) ;
  • systèmes de mesure alimentés en électricité par des secteurs parasités (variateurs de vitesses à thyristors ou les commandes vectorielles de machines) ;
  • perturbations d’origines autres qu’électromagnétiques : effets thermiques, capacitifs, piézorésistifs…

Un outil adapté aux non spécialistes en électronique et en CEM

Ces anomalies dont les utilisateurs n’ont pas toujours conscience, sont très gênantes car elles apparaissent au moment de l’utilisation des dispositifs, c’est-à-dire une fois qu’ils ont été choisis, installés et mis en service, et peuvent conduire, dans certains cas, à des résultats de mesure inexploitables. Résultat, certains utilisateurs des appareils de mesure abandonnent les mesures de qualité et retournent aux pratiques approximatives antérieures.

Pour éviter de se trouver dans de pareilles situations, le futur « Guide d’Aide à la Mesure » permettra, en seulement quelques heures, au plus, de :

  • saisir et analyser automatiquement les conditions d’environnement des dispositifs de mesure pour déterminer s’il y a un risque de perturbation de leur fonctionnement pouvant conduire à des erreurs de mesures ;
  • de proposer, s’il apparait effectivement des perturbations de fonctionnement, des actions correctives à mettre en place au moment de l’installation des dispositifs de mesure, de manière à ramener les effets des perturbations à des niveaux acceptables.

Adapté à des non spécialistes en électronique et en compatibilité électromagnétique, simple à manipuler et à utiliser, compatible avec le plus grand nombre possible de micro-ordinateurs, utilisable sans programmation spéciale au niveau utilisateur, cet outil informatique pourra être mis en œuvre, sans investissement, à partir d’un tableur universel type Excel en mettant à profit toutes les possibilités offertes par la programmation de formules dans les cellules et l’utilisation de macros ou d’un site WEB.

 

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Gaz de schiste : quand l’eau du robinet prend feu

Un extrait du film « anti-schiste » Gasland est en effet devenu viral sur YouTube en 2010 : on y voit un résident, voisin d’un puits de gaz de schiste, approcher un briquet de son robinet, qui s’enflamme. Il s’agit de méthane, gaz qu’il ne faut surtout pas mettre en contact avec un briquet, et qui s’est retrouvé dans l’eau de son puits, à cause — c’est la thèse du film — de l’extraction de gaz de schiste menée à proximité.

Le problème avec cette théorie, c’est que le méthane à l’état naturel existe déjà un peu partout sur la planète, y compris dans l’eau de consommation. Des fuites naturelles de méthane sont rapportées depuis la plus haute antiquité. Donc, avec des milliers de puits de gaz de schiste aux États-Unis, l’industrie a beau jeu de se défendre en disant que, si elle était responsable, des incidents comme celui du robinet qui s’enflamme devraient être beaucoup plus répandus.

Or, pour la première fois, une étude prétend justement pouvoir établir ce lien. Quatre scientifiques de l’Université Duke, en Pennsylvanie, affirment que, dans l’eau des 68 puits qu’ils ont étudiés (dans une région couvrant une partie de la Pennsylvanie et l’État de New York), les niveaux de méthane sont 17 fois plus élevés lorsque ces puits sont à un kilomètre ou moins d’une extraction de gaz.

Peut-être plus important encore, les chercheurs ajoutent que la signature moléculaire de ce gaz révèle qu’il s’agirait de méthane thermogénique, ce qui signifie qu’il provient de très loin sous la surface (comme le gaz de schiste), au contraire du méthane biogénique, celui qu’on trouve traditionnellement un peu partout.

Toutefois, leur échantillon est minuscule, trop petit pour fournir une preuve définitive, reconnaissent-ils dans leur étude, parue dans l’édition du 9 mai de la revue PNAS : «  Nos résultats montrent des traces de contamination au méthane dans l’eau de consommation, en au moins trois endroits de la région. »

Du même souffle, le biologiste Robert Jackson et ses collègues de l’Université Duke, soulignent n’avoir trouvé aucune trace de contamination de l’eau par la « soupe toxique » qu’utilise l’industrie du gaz pour fracturer la roche (là où se cache le gaz). Comme la crainte de contamination par cette soupe toxique est soulevée bien plus souvent que la crainte de fuites de méthane, c’est une bonne nouvelle : ces produits chimiques, avec le peu qu’on en sait, pourraient être nocifs pour la santé humaine tandis que le méthane, lui, n’est pas à proprement parler un contaminant. Il peut se retrouver dans l’eau du robinet sans que quiconque ne soit incommodé. Mais en trop grande quantité dans un espace fermé, il peut entraîner l’asphyxie, ou une explosion.

D’où vient ce méthane ?

S’il se confirme qu’il y a fuite du méthane toutefois, cela pose une autre question : d’où vient-il ?

  • Soit la fracturation de la roche — lorsqu’on fait exploser la roche de schiste pour en extraire le gaz — provoque une série de fractures dans les couches géologiques, qui se rendent jusqu’à la nappe phréatique, des centaines de mètres plus haut. C’est l’hypothèse la moins probable, mais ce serait la plus inquiétante.
  • Soit ce méthane est passé par une fissure dans le puits par lequel le gaz remonte des profondeurs, ce qui voudrait dire que la compagnie a bâclé son travail — elle est censée renforcer considérablement ce puits, là où il passe au travers de la nappe phréatique. C’est l’hypothèse la plus plausible.

Dans un texte d’opinion publié par le Philadelphia Inquirer et qui a été envoyé à ce journal pour coïncider avec la parution de la recherche, l’auteur principal, Robert Jackson, semble anticiper les critiques : « Les environnementalistes ont souvent la tâche déplaisante de pointer les faiblesses de différentes technologies, et cette étude montre un côté sombre de la fracturation. Mais les autres énergies ont également leurs faiblesses et dans certains cas, de très grosses […] Il est très probable que nous utilisions le gaz de schiste pour un certain temps, et les problèmes que nous avons pointés pourront probablement être résolus. Il serait inexact et injuste de dire que notre étude prouve que la fracturation doit être abolie. »

 

Par Pascal Lapointe pour Agence Science-Presse

 

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La fabuleuse histoire de l’aluminium (1/2)

Lorsque l’empereur Napoléon III recevait des invités de marque, ils étaient servis dans de la vaisselle en aluminium. Les autres devaient se contenter de vaisselle en or. Cette anecdote illustre le fait qu’au milieu des années 1800, l’aluminium était considéré comme un métal précieux, ce qui est étonnant quand on sait que l’aluminium est l’élément métallique le plus abondant de la croûte terrestre.

Mais il y existe non pas à l’état pur, mais combiné à d’autres éléments, comme l’oxygène dans l’alumine Al2O3.2H2O ou le fluor dans la cryolite (AlF3.3HF). Et l’aluminium est si intimement lié à ces autres éléments qu’il est très difficile de l’isoler, ce qui explique pourquoi l’aluminium est un métal « jeune ». Alors que des métaux comme le cuivre et l’étain sont utilisés depuis des millénaires, l’aluminium, lui, n’est disponible que depuis moins de 200 ans.

Le chimiste danois Hans Christian Œrsted a été le premier, en 1825, à préparer le métal en traitant du chlorure d’aluminium avec un mélange de mercure et de potassium. L’Allemand Friedrich Wöhler, puis le Français Henri Sainte-Claire Deville, améliorèrent le processus au cours des années suivantes. Mais cette démarche fondée sur des réactions chimiques complexes était très coûteuse, d’où la rareté du métal. Tout changea en 1886 quand deux chimistes, l’Américain Charles Martin Hall et le Français Paul Héroult introduisirent presque simultanément un processus faisant appel à l’électrolyse.

Un mélange d’alumine dissoute dans de la cryolite est soumis à un courant électrique, ce qui a pour conséquence la libération du métal à l’état pur. La simplicité de ce processus fit qu’en moins de 50 ans, le cours du métal tomba de plus de 1000 dollars à moins de 50 cents le kg. Aujourd’hui, le processus d’électrolyse « Hall-Héroult » est toujours la seule méthode commerciale utilisée pour la production de l’aluminium. Ironiquement, Charles Martin Hall et Paul Héroult sont liés plus que par le trait d’union qui décrit leur procédé. Ils sont nés la même année (1863) et décédés la même année (1914) aussi. De plus, ils ont tous deux fait leur découverte au même âge, 22 ans.

Le processus Hall-Héroult a mis à la portée de tous les multiples qualités du métal, et elles sont nombreuses. Sa densité est environ trois fois plus faible que celle de l’acier, ce qui explique son utilisation dans l’aviation. De plus, quand l’aluminium est exposé à l’air, il forme une mince couche d’oxyde d’aluminium en surface. Cette couche d’oxydation de quelques nanomètres d’épaisseur, contrairement aux autres métaux comme le fer, ne progresse pas et prévient une d’oxydation en profondeur. C’est pourquoi l’on peut dire que l’aluminium ne « rouille » pas.

Une autre qualité de l’aluminium est son excellente conductivité électrique. Bien que la conductivité de l’aluminium n’atteigne que 60 % de celle du cuivre, sa masse spécifique ne représente que le tiers de celle de ce dernier. C’est pourquoi l’aluminium est utilisé dans les lignes électriques à grandes distances où le poids est un facteur. Comme les propriétés thermiques et électriques des métaux sont intimement liées, l’aluminium est aussi un bon conducteur de la chaleur. Ce qui explique son utilisation dans les casseroles pour la cuisson, mais aussi pour la fabrication des cannettes de boissons gazeuses, qu’on veut garder fraîches.

C’est la grande malléabilité de l’aluminium qui permet sa transformation en « papier » d’aluminium. Pour la petite histoire, c’est un Suisse, Robert Victor Necker, qui, en 1910, créa la première usine de fabrication de papier d’aluminium. Il fut utilisé pour la première fois – ce qui n’est guère surprenant étant donné que notre histoire se déroule en Suisse – pour l’emballage… du chocolat ; plus particulièrement, le fameux chocolat triangulaire Toblerone. Aux États-Unis, par contre, le papier d’aluminium a été d’abord utilisé comme bague d’identification des pigeons voyageurs ! Je me suis toujours demandé – j’espère que c’est aussi votre cas – pourquoi un des deux côtés du papier d’aluminium est mat, alors que l’autre est brillant.

En fait, cela provient du système de production des feuilles. Lorsque l’aluminium est laminé successivement en couches de plus en plus fines, les rouleaux en contact des deux côtés avec le métal le polissent pour lui donner un aspect brillant. Mais au dernier passage, les feuilles sont devenues si minces qu’elles se briseraient si elles étaient polies individuellement. Pour prévenir cette éventualité, deux feuilles sont mises l’une contre l’autre avant de passer entre les rouleaux. Quand elles sont ensuite séparées, les faces extérieures qui ont été en contact avec les rouleaux sont brillantes, alors que les faces intérieures sont mates. Néanmoins, pour la cuisson, le côté avec lequel cela vous enveloppez votre nourriture avant de la passer au four n’a aucune importance.

Le papier d’aluminium a une myriade d’utilisations. Il vous permet notamment de nettoyer vos bijoux en argent. Avec le temps, l’argent se ternit lorsqu’il réagit avec l’anhydride sulfureux (H2S) de l’air pour produire une couche sombre de sulfure d’argent (Ag2S). On peut éliminer cette couche en polissant l’objet. Mais, ce faisant, on perd une quantité du métal. La solution consiste à déplacer le soufre pour former à nouveau de l’argent pur. Pour cela, déposez votre bijou dans de l’eau chaude avec un peu de papier d’aluminium et une cuillérée à thé de bicarbonate de soude. Après quelques minutes d’immersion, le ternissement aura disparu. Chimiquement, le soufre du sulfure d’argent s’est déplacé vers l’aluminium pour former avec ce dernier du sulfure d’aluminium. La réaction requiert un milieu basique, d’où l’addition de bicarbonate de soude.

À suivre… Dans une prochaine tribune, on retrouve encore l’aluminium, mais cette fois, nous traiterons des aspects plus controversés de son utilisation.

 

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

Le contrôle du gaz de purge améliore les soudures orbitales

« D’une manière générale, le contrôle du gaz de purge est un paramètre clé de la soudure orbitale », affirme John Glessman, chef de produit chez Swagelok. « Pour certaines applications, il est nécessaire d’ajuster en permanence, manuellement, le gaz tout au long du processus de soudure. Ceci nécessite un véritable tour de main et tout mauvais réglage peut conduire à de nombreux rebuts pour mauvaise qualité des soudures. »

Le dispositif de contrôle automatique de purge interne de Swagelok dont le brevet est en cours, contribue à éliminer ces désagréments, qui peuvent être critiques pour des secteurs industriels dans lesquels un niveau élevé de qualité est requis, comme par exemple dans l’industrie biopharmaceutique ou dans l’industrie des semi-conducteurs. Il modifie en dynamique le débit du gaz de purge interne afin de maintenir une pression appropriée au niveau du diamètre intérieur du joint de soudure. Ainsi, avec son système automatique de contrôle du gaz de protection externe, l’alimentation M200 offre un ensemble complet et automatique de contrôle des gaz, pour une meilleure continuité, reproductibilité et qualité des soudures.

Les paramètres du balayage interne sont définis au moyen des procédures automatiques de gestion des soudures, ou directement au moyen de boutons. Un contrôleur de débit massique à réponse rapide, intégré à l’alimentation M200, ainsi qu’un capteur de pression externe, permettent un contrôle de purge plus précis et continu qu’un processus manuel. Toutes les opérations de purge sont suivies en temps réel et enregistrées dans le journal détaillé de l’alimentation M200.

Pour une plus grande souplesse du processus de soudure, Swagelok a ajouté un mode manuel à ses fonctionnalités standard de soudure orbitale, permettant ainsi la réalisation de soudures TIG présentant la continuité des soudures orbitales. Dès lors que l’accessoire de torche à main est connecté à l’alimentation, tous les paramètres et réglages de soudure sont affichés graphiquement. Les éléments de contrôle de la soudure manuelle sont affichés sur un écran industriel couleur haute résolution. L’alimentation comprend en outre un contrôleur de débit massique qui fixe automatiquement le débit de gaz de protection externe.
 

Mobilité et sécurité : un challenge stratégique pour les entreprises

Force est de constater que la mobilité est désormais une réalité concrète pour les entreprises. Structures multi-sites, collaborateurs nomades, banalisation des PC portables et autres périphériques amovibles sont autant de facteurs qui ont permis à la mobilité de s’imposer comme incontournable dans un contexte professionnel. Génératrice de gain de productivité, cette dernière doit néanmoins être encadrée afin de se prémunir de tout désagrément.

Les aspects liés à la sécurité sont donc un pré-requis incontournable à prendre en compte. Rappelons-nous des récents exemples ayant eu des conséquences malheureuses pour des entreprises de renom… De manière générale, les postes nomades sont exposés à des environnements non contrôlés et non sécurisés. Ils constituent donc une menace pour l’ensemble du réseau interne.

Concrètement, voici plusieurs cas de figure qu’il convient de prendre en compte lorsque l’on se préoccupe de la sécurité en situation de mobilité :

  • un ordinateur portable volé, perdu ou mal utilisé menace l’intégralité des données critiques de l’entreprise ;
  • les media de communication sans fil (clés 3G, points d’accès WIFI…) sont des cibles évidentes que les pirates corrompent facilement, s’ouvrant par là même l’accès aux informations les plus sensibles de l’utilisateur ;
  • les ordinateurs portables mal utilisés sont des portes ouvertes à l’accès intrusif au réseau interne de l’entreprise.

Ces quelques exemples concrets illustrent à eux seuls les dangers auxquels s’exposent les collaborateurs nomades qui manipulent des informations sensibles (fichiers clients, numéros de téléphone, fichiers comptables). Ces derniers doivent donc impérativement s’assurer de bénéficier d’une protection efficace. N’oublions pas que la sécurité doit être présente à tous les niveaux,  y compris à l’intérieur des murs de l’entreprise.

Les postes nomades sont donc au centre de toutes les attentions. Ces derniers doivent pouvoir prendre en compte un certain nombre de paramètres : gestion par liste blanche des points d’accès WiFi, routage obligatoire vers le VPN (Virtual Private Network ou Réseau Privé Virtuel) de l’entreprise pour échanger des données, contrôle et autorisation des périphériques externes, outil de détection et de protections contre des attaques hétérogènes, impossibilité d’accès aux données en cas de perte ou de vol de l’ordinateur…

Le poste de travail nomade doit donc être surveillé en continu afin de ne pas être à l’origine d’intrusions, de piratage. Conscientes de ces risques, les entreprises et les administrations commencent à s’équiper d’outils dédiés à la protection de leurs flottes de PC portables. Analyse comportementale et protection à base de signature, contrôle des applications, technologies de chiffrement de données… sont autant de dispositifs concrets et complémentaires qui se généralisent. Le travail de fond réalisé par l’ensemble des fournisseurs du marché a également permis de rationaliser l’approche liée à la sécurité des périphériques mobiles : approche unifiée et intégrée, facilité de mise en œuvre… Sécuriser son parc nomade est donc désormais une opération possible et simple à mettre en œuvre.

Ces principaux éléments expliquent en grande partie l’intérêt massif des entreprises et des organismes publics  pour les sujets liés à la sécurité des équipements portables.  À n’en pas douter, nous devrions à court terme voir ce sujet se banaliser et s’imposer comme un pré-requis dans les politiques de sécurité définies par les RSSI et les Directions des Systèmes d’Information.
 
par Jérôme Robert, Responsable Marketing Produit de SkyRecon
 

Avancées dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer

Des équipes britanniques de scientifiques et de cliniciens (basés à l’Institute of Psychiatry de King’s College London et au complexe hospitalier d’excellence du sud de Londres, le South London and Maudsley – SLaM), en collaboration avec une équipe de l’Institut Karolina à Stockholm, ont développé et utilisé pour la première fois un programme informatique avancé visant à détecter les signes précoces de la maladie d’Alzheimer à partir d’un scanner IRM pratiqué lors d’examens routiniers.

A l’heure actuelle, les scanners effectués dans la pratique clinique de routine permettent d’exclure la présence de pathologies capables de mimer la maladie d’Alzheimer. Ce logiciel d’« IRM automatisé », au contraire, compare automatiquement l’image scannée du cerveau d’un patient à 1 200 images référencées, chacune correspondant à une étape différente de l’avancement de la maladie. Il s’agit donc de détecter la maladie plutôt que de l’exclure. Ce logiciel a été utilisé pour la première fois au sein du National Health Service (NHS, Service de santé britannique), dans un service hospitalier de la mémoire (Memory Clinic) pour obtenir un diagnostic précoce. L’étude a montré que 85 % des résultats indiquaient un diagnostic fiable, obtenu dans un délai inférieur à 24 heures suivant l’examen.

Le système est actuellement dans sa phase de test pour les douze prochains mois, dans les hôpitaux SLaM incluant Croydon, Lambeth et Southwark. Ceci permettra notamment d’accroître le nombre de patients testés et donc d’affiner les statistiques associées, mais également d’obtenir des images de haute qualité utilisables en recherche, étape incontournable dans le développement de nouvelles molécules thérapeutiques contre la maladie d’Alzheimer, la démence et la médecine personnalisée.

Cette avancée, issue des recherches d’équipes multidisciplinaires, est d’autant plus importante que les signes précoces de cette maladie sont rarement traités jusqu’à ce que les symptômes soient plus prononcés et définitifs. Les personnes touchées ayant un diagnostic plus précoce n’ont pas encore de symptômes cliniques et pourraient ainsi planifier les soins dont ils auront besoin lorsqu’ils sont en possession de toutes leurs facultés mentales, et améliorer leur qualité de vie aussi longtemps que possible. Une conséquence appréciable pour les Etats serait la réduction du nombre de personnes acceptées dans des maisons de soins intensifs, réalisant ainsi des économies importantes.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative du cerveau au cours de laquelle les fonctions cérébrales sont perdues de manière irréversible. Les signes et symptômes les plus fréquents touchent dans un premier temps la mémoire, suivis de troubles cognitifs de plus en plus sévères menant à une perte progressive d’autonomie jusqu’au décès. Les diagnostics actuels reposent sur des tests neuropsychologiques et l’observation d’une atrophie du cerveau dans ses zones corticales où sont situés les neurones importants pour la mémoire.

Au Royaume-Uni, on estime à 750.000 le nombre de personnes atteintes de démence, la maladie d’Alzheimer comptant pour 465.000 des cas. La charge financière se monte à environ 20 M£ par an. Selon la Alzheimer’s Society, association caritative dédiée à l’aide aux patients et leurs familles et finançant la recherche biomédicale pour lutter contre cette maladie, un million de personnes vivront avec la maladie dans 15 ans, et 1,7 million en 2051.

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66712.htm

 

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Mainframe et AS/400: des systèmes réellement en perte de vitesse ?

Bien entendu, le marché des nouvelles technologies sera toujours particulièrement avide de nouveaux concepts plus ou moins industriels qui viendront apporter leur part de buzz dans un éco système particulièrement dynamique. Ainsi, après avoir largement parlé du SaaS, ce dernier semble s’estomper au profit de l’incontournable Cloud Computing qui vient jusqu’à apparaître dans nos spots publicitaires télévisuels ! 
 
Oui mais voilà, l’industrie des nouvelles technologies ne se limite pas aux effets d’annonce. En effet, force est de constater que le système d’information des entreprises, bien que de plus en plus agile, s’appuie encore fortement sur des environnements « historiques » qui lui confèrent une pérennité certaine.
 
Ainsi, les traditionnels environnements Mainframe et AS/400, annoncés pour mort il y a quelques années, semblent faire de la résistance à bien des égards et notamment dans le domaine des applications stratégiques : métiers, sectorielles, gestion et finance. On estime qu’en 2011, l’environnement Mainframe assure plus de 85 % des transactions réalisées dans le monde ! 
 
Nous sommes bien loin des constats pessimistes lancés à la hâte par de nombreux fournisseurs désireux de commercialiser de nouveaux systèmes encore trop peu matures pour supporter des opérations stratégiques. Les utilisateurs ne s’y sont pas trompés et nombre de DSI ne se séparerait aujourd’hui de leur Mainframe pour rien au monde. Il n’est ainsi pas rare d’étendre les DSI s’exclamer : « Me débarrasser de mon Mainframe ? Pas question, il est au centre du bon fonctionnement de mon SI et héberge mes applications business et financières les plus stratégiques ! »
 
Mais pourquoi un tel succès ? Les raisons sont finalement assez simples et de bon sens : un environnement stable et éprouvé, la garantie d’une meilleure sécurité ou encore des coûts d’évolution et d’exploitation contenus. Ces arguments s’opposent aux détracteurs parlant uniquement d’ergonomie, d’intuitivité… Les usages sont tout simplement différents et ne prennent pas en compte les mêmes applications.
 
Pour autant, les environnements Mainframe tendent à se dépoussiérer et à s’orienter vers une approche Mainframe 2.0. Cette petite révolution en marche depuis quelques années a permis aux DSI de conserver leurs infrastructures et de capitaliser sur ces dernières, tout en modernisant l’usage de leurs applications. Nouvelles applications, nouvelles interfaces, intégration des nouveaux usages sont désormais des éléments et des axes d’amélioration existant dans l’industrie Mainframe. Les applications héritées sont donc modernisées et mise au goût du jour tout en conservant leurs qualités premières.
 
Même dans les domaines de type SOA (Service-oriented architecture) et Web services, le marché continue de croître à un rythme soutenu. Ainsi, selon une étude menée par BMC, 52 % des personnes interrogées considèrent que les environnements Mainframe jouent un rôle critique dans leur stratégie de mise en œuvre des SOA ou de Web services. L’on notera enfin que la bonne reprise du marché des serveurs profite largement aux nouveaux environnements Mainframe.
 
Il serait donc prématuré de ne plus positionner le Mainframe dans les axes de développement du SI. Il devrait continuer de fonctionner de manière intensive pendant de nombreuses années et jouer un rôle central dans le bon fonctionnement des DSI.
 
Par Yann COGNARD, Responsable Commercial de France Macro 4

 

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Les mashups d’entreprise et le Cloud

Les systèmes CRM, une composante essentielle de la performance des entreprises

Le Cetim-Cermat fait confiance à un coffre-fort virtuel

Afin de fluidifier et optimiser les échanges avec ses clients, le Cetim-Cermat, laboratoire d’essais et d’analyses industrielles intervenant auprès de grandes société industrielles, a mis en place une solution de dématérialisation à valeur légale de ses PV d’analyses et  factures clients, incluant un archivage décennal règlementaire.

Pour répondre à l’ensemble de ses besoins fonctionnels, le laboratoire a ainsi opté pour la solution E-coffrefort de l’OFSAD (Office Français pour la Sécurité et l’Archivage des Documents). La cinématique est simple : une fois le rapport d’analyse rédigé, il est signé et contresigné électroniquement par le collaborateur et un responsable hiérarchique. Le collaborateur peut alors, d’un simple clic de souris, le transmettre et le classer simultanément dans le coffre-fort du client et dans celui du Cetim-Cermat, et notifier sa disponibilité aux correspondants concernés. De même, la journalisation des évènements doit permettre à Cetim-Cermat de suivre la consultation des documents.

Précurseur depuis 2006 des solutions d’archivage en ligne à valeur probante de documents du particulier et des entreprises, l’OFSAD, tiers de confiance (organisme habilité à mettre en œuvre des signatures électroniques), membre de la FNTC (Fédération Nationale des Tiers de Confiance), a développé un service de coffre-fort virtuel, service d’archivage de documents en mode hébergé (SaaS).

La qualité de « tiers de confiance » permet de certifier l’intégrité des documents restitués ainsi que leur date de dépôt au coffre en référence à la norme AFNOR NF Z42-013. Ainsi, en garantissant que les documents n’ont été ni falsifiés, ni corrompus depuis leur dépôt, ils pourront profiter d’une valeur probante (Art. 1348 aliéna 2 du Code Civil) face à un fournisseur, un juge, un assureur, un client, l’administration fiscale.

Tous les dépôts au coffre, quelque soit la méthode employée (ScanDirect, FaxDirect, PrintDirect, PhotoDirect, Drag & Drop, CD-Direct ou téléchargement) sont entièrement automatisés afin d’assurer la plus stricte confidentialité et d’éviter toute erreur humaine. Il en va de même lors de la récupération des documents (impression locale, envoi par mail, téléchargement) ou de la gestion des documents (classement, renommage, recherche, suppression…).

L’OFSAD peut restituer des copies de tous les documents, d’origine papier et numériques, transformés en PDF, toujours lisibles et exploitables plus de trente ans après leur dépôt. En effet, les formats de fichiers numériques (actuellement PDF/A) changent fréquemment et parfois même plusieurs fois par décennies. Les documents sont stockés dans trois data-centers sécurisés : un centre principal, un centre secondaire distant de 3 kilomètres et un troisième centre, qui assure un back-up quotidien.

 

Le biogaz, un marché en pleine croissance à l’international

Avec environ 1 000 nouvelles installations implantées en Allemagne en 2010, le bilan de la branche du biogaz est tout aussi positif qu’en 2009. Rien que l’année dernière, ce segment a enregistré un chiffre d’affaires de 4,7 milliards d’euros. Mais les fabricants allemands d’installations de biogaz réalisent encore environ 80 % de leur chiffre d’affaires sur le marché intérieur, même si les exportations jouent un rôle croissant dans l’évolution de leur entreprise. Une situation qui explique pourquoi le biogaz constituera nouveau un pôle thématique du salon de la gestion de l’eau, des eaux usées, des déchets et des matières premières secondaires, IFAT ENTSORGA, qui se tiendra à  Munich en mai 2012.

Selon une étude de l’institut d’études de marché Trend : Research, le nombre des installations de biogaz dans les seize pays européens considérés passera d’ici 2020 à plus de 16 000, ce qui représente plus du double du chiffre actuel. De plus en plus de pays remplissent les conditions nécessaires à une croissance rapide de la branche du biogaz à l’intérieur de leurs frontières. Le système déjà expérimenté en Allemagne, qui consiste en un taux de rémunération fixe pour l’électricité provenant d’énergies renouvelables et injectée dans le réseau de distribution, s’implante progressivement dans toute l’Europe.

D’après les indications fournies par les analystes de Trend : Research, c’est l’Italie qui, avec l’Allemagne, propose actuellement les taux de rémunération les plus intéressants, créant ainsi les conditions d’un développement du marché supérieur à la moyenne européenne. D’autres nations lui emboîtent le pas. C’est ainsi que la Grande-Bretagne, un pays plutôt libéral, a mis en place, l’an dernier, un tarif d’achat pour l’électricité produite de façon décentralisée à partir de fermentation anaérobie et en prévoit un autre en avril 2011 pour la production de chaleur à partir de biogaz et de biomasse. 

Installation de 350 usines de biogaz au Mexique en quatre ans

Si l’on cherche de vastes et nouveaux marchés susceptibles de connaître une croissance rapide, il faut, selon une étude réalisée conjointement par la société de conseil Ecoprog et l’institut Fraunhofer pour les techniques environnementales, de sécurité et énergétiques, aller voir surtout du côté de l’Europe de l’Est, par exemple en République tchèque, en Slovaquie et en Hongrie. « Sur les marchés traditionnels comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Autriche, les sites les plus avantageux seront progressivement occupés », explique Mathias Zuber d’Ecoprog. « C’est pourquoi, dans ces pays, la construction d’installations neuves sera en léger recul au cours des prochaines années. Ces tendances à la baisse pourront toutefois, du moins en partie, être compensées par des investissements de remplacement dans les installations déjà existantes, ce que l’on appelle le repowering. »
 
Cependant, l’utilisation de biogaz est aussi en hausse en dehors de l’Europe, par exemple au Mexique, où le gouvernement a subventionné l’installation de 305 usines de biogaz au cours des quatre dernières années, et ce pour un volume de 17,7 millions d’euros. Selon les données fournies par la société allemande de développement économique Germany Trade & Invest, le nombre d’installations doit doubler d’ici l’année prochaine. Le ministère mexicain de l’Agriculture a débloqué à cet effet près de 33 millions d’euros de subventions.
 
Israël veut également promouvoir les énergies renouvelables. L’autorité israélienne de surveillance de l’électricité envisage d’autoriser, d’ici 2017 au plus tard, des installations anaérobies de biogaz présentant une capacité totale installée de 160 MW. Les investisseurs qui obtiennent une licence de production d’électricité se voient accorder pour une durée de 20 ans un tarif d’achat fixé pour l’instant à l’équivalent de 12 centimes/kWh. Le tarif sera réactualisé chaque année pendant toute la durée de la licence.
 
L’industrialisation croissante du secteur agricole dans beaucoup de pays en voie de développement et de pays émergents ouvre également des perspectives intéressantes pour la branche du biogaz. Afin d’intégrer encore davantage les entreprises privées à la création et à l’extension de systèmes énergétiques durables dans les pays partenaires de l’aide au développement pratiquée par l’Allemagne, l’Union professionnelle Biogaz et la Société allemande de coopération internationale ont signé, à la fin du mois de janvier de cette année, un accord de coopération. « Les entreprises allemandes de pointe en matière de technologie sont un moteur pour la construction de systèmes énergétiques modernes et porteurs dans les pays en voie de développement et les pays émergents, où s’ouvrent en même temps pour elles de nouveaux marchés. En coopérant, on peut garantir que les pays en voie de développement profitent eux aussi des expériences les plus récentes réalisées sur le marché allemand du biogaz », a souligné Dr. Claudius da Costa Gomez, directeur général de l’Union professionnelle Biogaz.

 

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SIG informatise la gestion de ses 700 projets et chantiers annuels

Entreprise publique autonome genevoise, SIG (Services industriels de Genève) fournit et veille à la qualité de l’eau, du gaz, de l’électricité et de l’énergie thermique, valorise les déchets, traite les eaux usées et met à disposition un réseau de fibres optiques dans un contexte régional. La gestion de ces différentes activités nécessite une excellente organisation et une parfaite gestion des ressources en interne afin de mener à bien les différents projets en cours et à venir.
 
En 2007, SIG décida de réorchestrer ses ressources à travers la création d’une nouvelle entité nommée  « IPRO » (Ingénierie Projet Réseau Ouvrage) afin de réunir au sein d’un même bureau les différents ingénieurs de SIG (hydraulique, électricité, thermique, architecture, génie civil …), de centraliser leurs compétences et d’augmenter les synergies. « De part nos métiers techniques et nos différentes activités, des projets complexes étaient déjà gérés de bout-en-bout. Cependant, chacun de ces projets était géré différemment, rendant difficile une vue d’ensemble et la mise en place des tableaux de reporting homogènes pour le management» précise Philippe Liechti, Responsable Solutions Clients IT chez SIG. « Chacun s’organisait à sa façon, dans son coin, et les managers se retrouvaient souvent avec une information éparpillée dans une multitude de fichiers aux formats différents. Avec la libéralisation des marchés électrique et gazier, la pression s’est accrue sur SIG et ses projets, avec des exigences de plus en plus élevées en terme de gestion financière et de délais de livraison : la compétence technique seule ne suffit plus ».
 
La mise en place d’IPRO a donc été l’occasion d’adopter un nouvel outil de gestion de projet et de le tester au sein même de cette entité. L’objectif était de trouver une solution qui permettrait de fédérer les ingénieurs autour d’un même langage, d’utiliser des méthodes de travail communes et de pouvoir administrer et accéder aux ressources de l’entreprise à travers une base de données unique. L’une des plus fortes attentes était également de pouvoir générer rapidement des reportings homogènes et accessibles afin que tous les collaborateurs puissent en bénéficier. Cet outil ne serait donc pas uniquement dédié à la hiérarchie mais à l’ensemble des parties prenantes des projets (clients, membres des équipes projets …) afin de les aider à mieux gérer leur quotidien.

Un déploiement en seulement 7 mois

A la mi-2007, les différentes solutions du marché furent étudiées par les collaborateurs de SIG. « Plusieurs outils ont été évalués, puis trois ont été installés et testés. L’évaluation a porté à la fois sur leurs TCOs et fonctionnalités respectifs » explique Philippe Liechti. « Au final, c’est la solution logiciel de gestion de projet et de portefeuilles PSNext de Sciforma qui a été retenue. Elle se démarquait des autres de part sa convivialité, son interface simple et accessible mais également par son rapport qualité-prix très intéressant ».
 
Le déploiement a commencé au début 2008 au sein de la nouvelle entité IPRO qui compte une cinquantaine de collaborateurs. Afin d’impliquer les futurs utilisateurs et de bien s’imprégner de leurs besoins, SIG organise alors des ateliers avec l’accompagnement de consultants de Sciforma. L’expérience de déploiement de PSNext dans d’autres entreprises a ainsi été mise à profit. En parallèle, d’autres entités de SIG furent également conviées à des présentations afin qu’elles puissent à terme aussi mettre en œuvre PSNext.
 
La définition des différents processus dura six mois. En revanche, le paramétrage de l’outil ne dura que quelques semaines. L’adoption de PSNext s’est faite progressivement auprès des collaborateurs, en l’espace d’une année environ. 

Une meilleure planification des projets en cours et à venir

L’informatique de SIG repose sur un système SAP. En parallèle du déploiement de PSNext, les informaticiens de SIG ont donc développé, en collaboration avec Sciforma, des interfaces pour communiquer avec SAP afin d’y recueillir des informations complémentaires.

Un premier module a été créé afin de lier les informations dédiées à la finance et à la comptabilité. L’objectif était qu’un chef de projet puisse avoir une meilleure visibilité et une vue d’ensemble de ses projets, de leurs budgets et de leurs coûts. Le deuxième module développé permet d’intégrer dans PSNext les informations liées aux ressources humaines, elles aussi gérées dans SAP. Cette seconde interface permet au chef de projet d’avoir des ressources toujours à jour. Ces deux modules ont donc enrichi le nouvel outil et son intérêt au quotidien pour la direction et l’ensemble des collaborateurs.

PSNext, interfacé avec SAP, permet d’une part de mieux planifier et piloter les projets en cours et à venir, et d’autre part, de remplacer les innombrables fichiers Word, Excel, PowerPoint ou Microsoft Project que chacun utilisait. 

700 projets et chantiers gérés annuellement

A la base, PSNext ne devait être utilisé que par la nouvelle entité IPRO mais les bénéfices furent suffisamment intéressants pour que d’autres entités de SIG l’adoptent à leur tour. En 2008, les collaborateurs de la DSI et du Bureau des projets l’ont mis en œuvre. En 2009 ce fut au tour de la Distribution électricité et du BTP qui y gèrent la planification de leurs chantiers respectifs. Aujourd’hui, 130 collaborateurs de SIG utilisent PSNext et gèrent en moyenne un volume de 700 projets et chantiers par année. En 2011, une vingtaine de nouveaux utilisateurs prendront en main l’outil. SIG souhaite également créer un club d’utilisateur de PSNext afin de mutualiser les expériences en interne et de favoriser l’échange de « best practices » concernant le management de projet.

Grâce à l’outil de Sciforma, la gestion des projets et des ressources est devenue beaucoup plus simple. Le fait d’avoir amélioré la planification a également permis une meilleure anticipation de certains problèmes et donc d’avoir le temps d’y faire face. Autre bénéfice, la collaboration entre les différentes entités a été renforcée grâce à une meilleure communication (un langage commun, un outil commun).

 

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