Le biogaz, un marché en pleine croissance à l’international

Avec environ 1 000 nouvelles installations implantées en Allemagne en 2010, le bilan de la branche du biogaz est tout aussi positif qu’en 2009. Rien que l’année dernière, ce segment a enregistré un chiffre d’affaires de 4,7 milliards d’euros. Mais les fabricants allemands d’installations de biogaz réalisent encore environ 80 % de leur chiffre d’affaires sur le marché intérieur, même si les exportations jouent un rôle croissant dans l’évolution de leur entreprise. Une situation qui explique pourquoi le biogaz constituera nouveau un pôle thématique du salon de la gestion de l’eau, des eaux usées, des déchets et des matières premières secondaires, IFAT ENTSORGA, qui se tiendra à  Munich en mai 2012.

Selon une étude de l’institut d’études de marché Trend : Research, le nombre des installations de biogaz dans les seize pays européens considérés passera d’ici 2020 à plus de 16 000, ce qui représente plus du double du chiffre actuel. De plus en plus de pays remplissent les conditions nécessaires à une croissance rapide de la branche du biogaz à l’intérieur de leurs frontières. Le système déjà expérimenté en Allemagne, qui consiste en un taux de rémunération fixe pour l’électricité provenant d’énergies renouvelables et injectée dans le réseau de distribution, s’implante progressivement dans toute l’Europe.

D’après les indications fournies par les analystes de Trend : Research, c’est l’Italie qui, avec l’Allemagne, propose actuellement les taux de rémunération les plus intéressants, créant ainsi les conditions d’un développement du marché supérieur à la moyenne européenne. D’autres nations lui emboîtent le pas. C’est ainsi que la Grande-Bretagne, un pays plutôt libéral, a mis en place, l’an dernier, un tarif d’achat pour l’électricité produite de façon décentralisée à partir de fermentation anaérobie et en prévoit un autre en avril 2011 pour la production de chaleur à partir de biogaz et de biomasse. 

Installation de 350 usines de biogaz au Mexique en quatre ans

Si l’on cherche de vastes et nouveaux marchés susceptibles de connaître une croissance rapide, il faut, selon une étude réalisée conjointement par la société de conseil Ecoprog et l’institut Fraunhofer pour les techniques environnementales, de sécurité et énergétiques, aller voir surtout du côté de l’Europe de l’Est, par exemple en République tchèque, en Slovaquie et en Hongrie. « Sur les marchés traditionnels comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Autriche, les sites les plus avantageux seront progressivement occupés », explique Mathias Zuber d’Ecoprog. « C’est pourquoi, dans ces pays, la construction d’installations neuves sera en léger recul au cours des prochaines années. Ces tendances à la baisse pourront toutefois, du moins en partie, être compensées par des investissements de remplacement dans les installations déjà existantes, ce que l’on appelle le repowering. »
 
Cependant, l’utilisation de biogaz est aussi en hausse en dehors de l’Europe, par exemple au Mexique, où le gouvernement a subventionné l’installation de 305 usines de biogaz au cours des quatre dernières années, et ce pour un volume de 17,7 millions d’euros. Selon les données fournies par la société allemande de développement économique Germany Trade & Invest, le nombre d’installations doit doubler d’ici l’année prochaine. Le ministère mexicain de l’Agriculture a débloqué à cet effet près de 33 millions d’euros de subventions.
 
Israël veut également promouvoir les énergies renouvelables. L’autorité israélienne de surveillance de l’électricité envisage d’autoriser, d’ici 2017 au plus tard, des installations anaérobies de biogaz présentant une capacité totale installée de 160 MW. Les investisseurs qui obtiennent une licence de production d’électricité se voient accorder pour une durée de 20 ans un tarif d’achat fixé pour l’instant à l’équivalent de 12 centimes/kWh. Le tarif sera réactualisé chaque année pendant toute la durée de la licence.
 
L’industrialisation croissante du secteur agricole dans beaucoup de pays en voie de développement et de pays émergents ouvre également des perspectives intéressantes pour la branche du biogaz. Afin d’intégrer encore davantage les entreprises privées à la création et à l’extension de systèmes énergétiques durables dans les pays partenaires de l’aide au développement pratiquée par l’Allemagne, l’Union professionnelle Biogaz et la Société allemande de coopération internationale ont signé, à la fin du mois de janvier de cette année, un accord de coopération. « Les entreprises allemandes de pointe en matière de technologie sont un moteur pour la construction de systèmes énergétiques modernes et porteurs dans les pays en voie de développement et les pays émergents, où s’ouvrent en même temps pour elles de nouveaux marchés. En coopérant, on peut garantir que les pays en voie de développement profitent eux aussi des expériences les plus récentes réalisées sur le marché allemand du biogaz », a souligné Dr. Claudius da Costa Gomez, directeur général de l’Union professionnelle Biogaz.

 

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SIG informatise la gestion de ses 700 projets et chantiers annuels

Entreprise publique autonome genevoise, SIG (Services industriels de Genève) fournit et veille à la qualité de l’eau, du gaz, de l’électricité et de l’énergie thermique, valorise les déchets, traite les eaux usées et met à disposition un réseau de fibres optiques dans un contexte régional. La gestion de ces différentes activités nécessite une excellente organisation et une parfaite gestion des ressources en interne afin de mener à bien les différents projets en cours et à venir.
 
En 2007, SIG décida de réorchestrer ses ressources à travers la création d’une nouvelle entité nommée  « IPRO » (Ingénierie Projet Réseau Ouvrage) afin de réunir au sein d’un même bureau les différents ingénieurs de SIG (hydraulique, électricité, thermique, architecture, génie civil …), de centraliser leurs compétences et d’augmenter les synergies. « De part nos métiers techniques et nos différentes activités, des projets complexes étaient déjà gérés de bout-en-bout. Cependant, chacun de ces projets était géré différemment, rendant difficile une vue d’ensemble et la mise en place des tableaux de reporting homogènes pour le management» précise Philippe Liechti, Responsable Solutions Clients IT chez SIG. « Chacun s’organisait à sa façon, dans son coin, et les managers se retrouvaient souvent avec une information éparpillée dans une multitude de fichiers aux formats différents. Avec la libéralisation des marchés électrique et gazier, la pression s’est accrue sur SIG et ses projets, avec des exigences de plus en plus élevées en terme de gestion financière et de délais de livraison : la compétence technique seule ne suffit plus ».
 
La mise en place d’IPRO a donc été l’occasion d’adopter un nouvel outil de gestion de projet et de le tester au sein même de cette entité. L’objectif était de trouver une solution qui permettrait de fédérer les ingénieurs autour d’un même langage, d’utiliser des méthodes de travail communes et de pouvoir administrer et accéder aux ressources de l’entreprise à travers une base de données unique. L’une des plus fortes attentes était également de pouvoir générer rapidement des reportings homogènes et accessibles afin que tous les collaborateurs puissent en bénéficier. Cet outil ne serait donc pas uniquement dédié à la hiérarchie mais à l’ensemble des parties prenantes des projets (clients, membres des équipes projets …) afin de les aider à mieux gérer leur quotidien.

Un déploiement en seulement 7 mois

A la mi-2007, les différentes solutions du marché furent étudiées par les collaborateurs de SIG. « Plusieurs outils ont été évalués, puis trois ont été installés et testés. L’évaluation a porté à la fois sur leurs TCOs et fonctionnalités respectifs » explique Philippe Liechti. « Au final, c’est la solution logiciel de gestion de projet et de portefeuilles PSNext de Sciforma qui a été retenue. Elle se démarquait des autres de part sa convivialité, son interface simple et accessible mais également par son rapport qualité-prix très intéressant ».
 
Le déploiement a commencé au début 2008 au sein de la nouvelle entité IPRO qui compte une cinquantaine de collaborateurs. Afin d’impliquer les futurs utilisateurs et de bien s’imprégner de leurs besoins, SIG organise alors des ateliers avec l’accompagnement de consultants de Sciforma. L’expérience de déploiement de PSNext dans d’autres entreprises a ainsi été mise à profit. En parallèle, d’autres entités de SIG furent également conviées à des présentations afin qu’elles puissent à terme aussi mettre en œuvre PSNext.
 
La définition des différents processus dura six mois. En revanche, le paramétrage de l’outil ne dura que quelques semaines. L’adoption de PSNext s’est faite progressivement auprès des collaborateurs, en l’espace d’une année environ. 

Une meilleure planification des projets en cours et à venir

L’informatique de SIG repose sur un système SAP. En parallèle du déploiement de PSNext, les informaticiens de SIG ont donc développé, en collaboration avec Sciforma, des interfaces pour communiquer avec SAP afin d’y recueillir des informations complémentaires.

Un premier module a été créé afin de lier les informations dédiées à la finance et à la comptabilité. L’objectif était qu’un chef de projet puisse avoir une meilleure visibilité et une vue d’ensemble de ses projets, de leurs budgets et de leurs coûts. Le deuxième module développé permet d’intégrer dans PSNext les informations liées aux ressources humaines, elles aussi gérées dans SAP. Cette seconde interface permet au chef de projet d’avoir des ressources toujours à jour. Ces deux modules ont donc enrichi le nouvel outil et son intérêt au quotidien pour la direction et l’ensemble des collaborateurs.

PSNext, interfacé avec SAP, permet d’une part de mieux planifier et piloter les projets en cours et à venir, et d’autre part, de remplacer les innombrables fichiers Word, Excel, PowerPoint ou Microsoft Project que chacun utilisait. 

700 projets et chantiers gérés annuellement

A la base, PSNext ne devait être utilisé que par la nouvelle entité IPRO mais les bénéfices furent suffisamment intéressants pour que d’autres entités de SIG l’adoptent à leur tour. En 2008, les collaborateurs de la DSI et du Bureau des projets l’ont mis en œuvre. En 2009 ce fut au tour de la Distribution électricité et du BTP qui y gèrent la planification de leurs chantiers respectifs. Aujourd’hui, 130 collaborateurs de SIG utilisent PSNext et gèrent en moyenne un volume de 700 projets et chantiers par année. En 2011, une vingtaine de nouveaux utilisateurs prendront en main l’outil. SIG souhaite également créer un club d’utilisateur de PSNext afin de mutualiser les expériences en interne et de favoriser l’échange de « best practices » concernant le management de projet.

Grâce à l’outil de Sciforma, la gestion des projets et des ressources est devenue beaucoup plus simple. Le fait d’avoir amélioré la planification a également permis une meilleure anticipation de certains problèmes et donc d’avoir le temps d’y faire face. Autre bénéfice, la collaboration entre les différentes entités a été renforcée grâce à une meilleure communication (un langage commun, un outil commun).

 

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Les bactéries peuvent-elles vraiment engendrer des ondes magnétiques ?

Les recherches mathématiques, menées par Allan Widom à la Northeastern University de Boston, ont permis de mettre à jour un mécanisme éventuel qui permettrait à l’ADN bactérien de produire des signaux radioélectriques. Cette preuve « théorique » expliquerait les résultats obtenus en 2009 par le professeur Luc Montagnier, biologiste et virologue, co-lauréat du Prix Nobel pour la découverte du virus du VIH.

Les études de Luc Montagnier avaient fait l’objet de nombreuses controverses, la plupart des chercheurs ayant nié les résultats, car aucune explication sur le mécanisme qui engendre les ondes radioélectriques n’avait été trouvée, c’est désormais fait ! Cette nouvelle découverte devrait attiser les esprits sur ce débat qui n’est apparemment pas clos.

Comment l’ADN bactérien peut émettre des ondes électromagnétiques ?

L’ADN bactérien forme souvent une boucle circulaire et le déplacement d’électrons libres autour de cette boucle pourrait produire différents niveaux d’énergie. Les fréquences de transition entre ces niveaux d’énergie, lorsque ceux-ci sont modélisés comme dans l’étude présente, montrent des signaux de radiodiffusion de 0,5, 1 et 1,5 kHz. Ces fréquences correspondent aux mêmes fréquences mesurées et publiées dans des études menées par Luc Montagnier en 2009.

 Retour sur les travaux de Luc Montagnier et l’origine des ondes magnétiques 

En 2009, avec la parution de deux articles, Luc Montagnier avance une nouvelle théorie : celle des ondes magnétiques. Tout d’abord, un peu d’histoire : l’une des plus grandes controverses du monde scientifique est initiée par un article publié par l’équipe du médecin et immunologiste Jacques Benveniste dans la revue Nature de juin 1988. L’étude publiée conclut que la dégranulation des basophiles a été activée grâce aux anticorps IgE alors que ces derniers sont dilués à tel point que, statistiquement, aucun n’est présent dans la solution : cette découverte est appelée la « mémoire de l’eau ». L’hypothèse repose sur le concept que l’eau, une fois en contact avec des molécules, conserve une empreinte des propriétés des molécules bien qu’il n’y ait statistiquement plus aucune molécule dans l’eau.

Les résultats obtenus provoquent un retentissement important et les expériences, refaites par d’autres équipes, n’aboutissent à aucun résultat. En juillet 1988, après contre-enquête, la conclusion est que : « Le phénomène décrit n’est pas reproductible au sens habituel du terme. Il n’existe pas d’arguments solides pour affirmer que l’anticorps à haute dilution garde une activité biologique, et que l’idée que l’on puisse imprimer dans l’eau la mémoire de solutés y ayant transité est aussi inutile que fantaisiste. »

En 2009, Luc Montagnier publie lui aussi des articles concernant les propriétés de l’eau face à des molécules fortement diluées. Ainsi, il déclare qu’après filtration et donc élimination totale du pathogène (Mycoplasma pireus) présent dans le sang des patients atteints du SIDA, le mycoplasme réapparait une vingtaine de jours plus tard. Il attribue alors ces résultats à la mémoire de l’eau. En ce qui concerne la production d’ondes magnétiques par l’ADN, Luc Montagnier affirme que l’ADN bactérien produit des changements structurels dans l’eau, qui persistent lors de dilutions élevées et qui conduisent à des signaux électromagnétiques.

Le manque d’explications concernant la source exacte de ces signaux électromagnétiques de la part de Montagnier relance la controverse sur les travaux de Benveniste. Il s’exile alors en décembre 2010 à Shanghaï, à l’âge de 78 ans, afin de poursuivre ses recherches.

Conclusion 

Aujourd’hui, certains scientifiques doutent de la valeur de l’étude mathématique qui apporte une explication sur l’émission d’ondes électromagnétiques par l’ADN bactérien, d’autres remettent aussi en cause les résultats obtenus en 2009 par Luc Montagnier. Des travaux plus poussés seront donc nécessaires afin de convaincre la communauté scientifique de la mémoire de l’eau et de l’émission d’ondes électromagnétiques par l’ADN bactérien. Luc Montagnier, lui, s’exclame à la fin d’une conférence en 2007 : « Absence of evidence is not evidence of absence, Carl Sagan ».

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66692.htm

 

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Vers une nouvelle génération de pompes à chaleur

Alors que la plupart des pompes à chaleur actuelles ont une durée de vie très limitée, entre une dizaine et une vingtaine d’années, des chercheurs de l’Université norvégienne de Stavanger (USN) et de l’Université d’Oslo ont uni leurs forces dans le développement d’une toute nouvelle pompe à chaleur, dont la durée de vie dépasserait toute espérance, à savoir près de 10 000 ans. De là à dire qu’elles durerait pour l’éternité, et que l’éternité ne dure (que) 10 000 ans, il n’y a qu’un pas.

Cette nouvelle pompe serait composée de très nombreuses pompes à chaleur miniatures, grandes d’un millimètre cube, pouvant être arrangées en réseau, ce qui offrirait une très grande modularité, permettant de créer des éléments longs et fins ou petits et larges. On voit assez facilement les avantages de cette flexibilité, notamment sa grande adaptabilité à tout type de surface ou de volume d’un bâtiment.

Cette nouvelle pompe n’est pas seulement flexible en pratique, lorsqu’elle permet virtuellement son installation absolument n’importe où, mais elle est aussi partie prenante d’une approche environnementale intéressante, comprenant un système thermoélectrique qui rend l’emploi du très toxique gaz fréon inutile.

Cette pompe peut s’enorgueillir d’une durée de vie très supérieure aux pompes actuelles, réduisant d’autant les frais de maintenance ou de remplacement, à long terme. Les pompes à chaleur existantes se détériorent et entament leur déclin dès les cinq premières années d’utilisation, réclamant de fréquentes inspections jusqu’à ce qu’elles deviennent hors service. Cette pompe pourrait être disponible sur le marché d’ici cinq à dix ans.

Par Rahman Moonzur

 

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Pompes à chaleur et photovoltaïque pour le projet nZeB

La géothermie, écotechnologie d’avenir ?

Durcissement de la Directive sur la performance énergétique des bâtiments

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Le calcul hétérogène dope le développement des systèmes de test

Les systèmes de test automatisé ont toujours intégré plusieurs types d’instruments, chacun d’entre eux étant le mieux adapté à différentes tâches de mesure. Par exemple, un oscilloscope  peut effectuer une mesure de tension continue, mais un multimètre numérique le fait avec une meilleure précision et une meilleure résolution. C’est cette association de différents instruments qui permet aux tests d’être réalisés de la manière la plus efficace et rentable qui soit.

Selon l’étude annuelle « Perspectives du test automatique » que National Instruments vient de publier, cette même tendance influence dorénavant la façon dont les ingénieurs implémentent le traitement dans les systèmes de test. Des applications telles que la surveillance de spectre RF, par exemple, nécessitent un traitement et une analyse de signaux personnalisés et en ligne. Ce qui est impossible à réaliser avec un processeur de PC standard. De plus, les systèmes de test génèrent une quantité de données sans précédent qui ne peut plus être analysée avec une seule unité de traitement. Pour répondre à ces besoins, les ingénieurs doivent se tourner vers des architectures de calcul hétérogène afin de distribuer le traitement et l’analyse.

Les 4 nœuds de calcul les plus utilisés

Une architecture de calcul hétérogène est un système qui distribue les données, le traitement et l’exécution des programmes entre les différents nœuds de calcul qui sont les mieux adaptés aux tâches spécifiques. Par exemple, un système de test RF, qui utilise le calcul hétérogène, peut avoir un processeur contrôlant l’exécution des programmes avec un FPGA qui effectue la démodulation en ligne et une unité de traitement graphique assurant la reconnaissance de formes avant de stocker tous les résultats sur un serveur distant. Les ingénieurs de test doivent déterminer la meilleure manière d’utiliser ces nœuds de calcul et de concevoir l’architecture des systèmes pour optimiser le traitement et le transfert des données. Les nœuds de calcul suivants sont les plus fréquemment utilisés dans les systèmes de test :

  • l’unité centrale de traitement (CPU) : c’est un processeur d’usage général avec une mémoire cache et un jeu d’instructions, ainsi qu’un accès direct à la mémoire. Séquentielle dans son exécution, cette unité convient tout particulièrement à la programmation de l’exécution et peut être adaptée à presque toutes les activités de traitement. Les avancées effectuées au cours de ces dix dernières années se sont concrétisées par plusieurs cœurs de traitement sur une même puce, la plupart des processeurs intégrant deux ou quatre cœurs et bien plus dans les années à venir. Ces systèmes multi-cœurs permettent le traitement des opérations en parallèle, mais nécessitent que le programmeur implémente une application « multithread » en gardant un œil sur le parallélisme afin de tirer pleinement parti des capacités de ces systèmes ;
  • l’unité de traitement graphique (GPU) : il s’agit d’un processeur spécialisé, initialement développé pour le rendu de l’infographie 2D et 3D. La GPU a connu des avancées prodigieuses en raison de la forte demande de graphiques plus réalistes dans les jeux vidéo sur ordinateur. Ses performances sont le résultat de la mise en œuvre d’une architecture hautement parallèle de centaines ou de milliers de cœurs, particulièrement adaptés aux transformées de vecteurs. Les ingénieurs tentent d’adapter ces cœurs spécialisés au traitement d’usage général. Des gains de performances ont d’ores et déjà été constatés en utilisant des GPU dans le domaine du traitement d’images et de la surveillance de spectre ;
  • les FPGA (Field-Programmable Gate Arrays) : contrairement aux CPU et aux GPU, ils n’ont pas de jeux d’instructions, ni de capacités de traitement définis. Ce sont, en revanche, des circuits de portes logiques reprogrammables qui permettent aux utilisateurs de construire des processeurs personnalisés afin de répondre précisément à leurs besoins. Ils garantissent également une vitesse d’exécution cadencée par matériel assurant un niveau élevé de déterminisme et de fiabilité, caractéristique particulièrement adaptée au contrôle de systèmes et au traitement de signaux en ligne. Le revers de la médaille de cette performance reconnue est l’augmentation de la complexité de programmation, conjuguée à l’impossibilité de modifier les fonctionnalités de traitement au milieu de l’exécution du programme ;
  • le Cloud computing : ce n’est pas un type de processeur spécifique mais un ensemble de ressources dédiées au calcul accessibles via Internet. La force du Cloud computing est qu’il dispense les utilisateurs de l’achat, du maintien et de la mise à jour de leurs propres ressources dédiées au calcul. À la place, ils peuvent se contenter de louer juste le temps et l’espace de stockage nécessaires à leurs applications. Ce phénomène a rapidement pris de l’ampleur et HP prévoit que 76 % des activités se poursuivront sous une forme ou une autre de Cloud computing dans les deux années à venir. Toutefois, bien que donnant accès à certains des ordinateurs les plus puissants au monde, le Cloud computing présente l’inconvénient d’une latence très élevée. Les données doivent être transférées via Internet, ce qui rend son utilisation difficile, voire impossible dans les systèmes de test qui requièrent des capacités de traitement déterministe. Quoi qu’il en soit, le Cloud computing se prête parfaitement à l’analyse hors ligne et au stockage de données.

Des outils pour s’abstraire des complexités des nœuds de calcul spécifiques

Le calcul hétérogène fournit de nouvelles architectures puissantes, mais il introduit également davantage de complexités dans le développement des systèmes de test, la principale étant la nécessité d’apprendre un paradigme de programmation différent pour chaque type de nœud de calcul. Par exemple, pour utiliser pleinement une unité de traitement graphique, les utilisateurs doivent modifier leurs algorithmes afin de paralléliser massivement leurs données et de traduire les mathématiques de l’algorithme en fonctions avec rendu graphique. Avec les FPGA, l’utilisateur doit souvent connaître des langages de description de matériel, comme le VHDL, pour configurer des capacités de traitement spécifiques.

Des ingénieurs de l’industrie mettent au point un moyen de s’abstraire des complexités des nœuds de calcul spécifiques. Dans le cas des unités de traitement graphique, ils sont en train de développer le langage OpenCL (Open Computing Language). Il s’agit d’ une interface de programmation conçue dans le but de supporter non seulement les produits de différents fournisseurs de GPU, mais aussi des processeurs parallèles supplémentaires comme des CPU multi-cœurs.

Des travaux ont également été engagés afin de simplifier la configuration des FPGA. La « synthèse de haut niveau » est un nouveau processus adopté par certains fournisseurs afin d’utiliser des langages de haut niveau basés sur des algorithmes dans la programmation FPGA. Des outils comme le module NI LabView FPGA poussent encore plus loin l’abstraction des complexités en permettant la conversion directe de code graphique en circuiterie logique numérique.

Le PCI Express, principal bus de données pour les réseaux peer-to-peer

La programmation des nœuds de calcul n’est pas l’unique difficulté d’un système de calcul hétérogène. Disposer de davantage de ressources de calcul n’a pas grand intérêt si les données ne peuvent pas être transférées et traitées rapidement. En raison de ses caractéristiques point par point, de sa vitesse de transfert élevée et de sa faible latence, le PCI Express s’est imposé comme le principal bus de données pour ces réseaux peer-to-peer dans les systèmes de test. Responsable du standard PXI, le groupe PXI Systems Alliance au sein duquel National Instruments joue un rôle prépondérant, a récemment rédigé un nouveau document intitulé PXI MultiComputing Specification afin de garantir des capacités PCI Express peer-to-peer et de calcul hétérogène entre plusieurs fournisseurs.

 

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Vers des systèmes de test entièrement définis par logiciel

DIAPORAMA : le Phantom Ray, nouveau drone de combat de Boeing

Le dernier drone de combat de Boeing, baptisé « Pantom Ray » a été dévoilé le 10 mai lors d’une cérémonie à Saint-Louis, dans le Missouri.

Avec ses ailes d’une envergure de plus de 15 mètres, le drone furtif est destiné à des missions de surveillance et de reconnaissance, d’attaque au sol, ainsi que des missions de guerre électronique. Il mesure 11 mètres de long et pèse 16,5 tonnes environ. Il pourra voler à une altitude de plus de 12 kilomètres et à près de 1 000 km/h, soit 0,8 mach (un peu moins que la vitesse du son).

Le Phantom Ray a été développé en seulement 2 ans à partir d’un prototype qui avait déjà été créé pour l’armée américaine. Il effectuera ses premiers roulages au sol l’été prochain et ses premiers vols d’ici la fin de l’année, en décembre normalement.

 

 

Le Phantom Ray a effectué son vol inaugural le 27 avril dernier, depuis le centre de recherche de Dryden appartenant à la NASA, sur la base aérienne d’Edwards en Californie. Le vol a duré 17 minutes et a confirmé la capacité de Boeing à mettre au point rapidement un prototype volant avancé d’avion sans pilote.

 

 

C.H.

Parlez, vous êtes identifié !

Face à la sophistication croissante des techniques de piratage des systèmes d’informations et sites Web visant à subtiliser des données, l’European Network and Information Security Agency[1] invite les consommateurs à davantage de prudence et de précautions pour éviter les fraudes et la perte de données personnelles ou confidentielles. De même que les fraudes préoccupent de plus en plus d’entreprises. Selon la dernière enquête du Ponemon Institute, les entreprises françaises ont subi des pertes financières moyennes estimées à 1,9 millions d’euros en 2010. Autre conséquence et non des moindres, la perte de la confiance des clients qui, pour la plupart, rompent leurs contrats avec l’entreprise touchée par une faille de sécurité. L’entreprise victime d’une fuite d’informations confidentielles voit ainsi son image se dégrader très rapidement, comme les cas Renault et Sony ont largement pu le démontrer.

Le débat sur la responsabilité finale de la fraude continue de faire rage. D’aucuns diront qu’il incombe aux entreprises de mettre en place des mécanismes de protection plus stricts pour leurs clients. Or, les entreprises se sentent dépassées par l’ampleur de la tâche, sans compter que la crise économique a considérablement restreint leur budget et leur marge de manœuvre. Cependant, en période d’instabilité économique, il est essentiel d’inspirer confiance aux consommateurs. Et cela passe par des mesures de sécurité efficaces pour les protéger contre la fraude et l’usurpation d’identité.

Investir dans un système d’authentification vocale pour combattre la fraude 

L’authentification vocale, qui vérifie l’identité des interlocuteurs à partir de leur empreinte vocale, unique à chaque individu, séduit en effet, chaque jour, de nouvelles entreprises soucieuses de sécuriser leurs transactions.

Pour identifier les locuteurs, ces technologies analysent des échantillons de voix et mesurent la longueur et la forme du tractus vocal, ainsi que la tonalité et le débit de parole. Ces caractéristiques forment ce que l’on appelle l’empreinte vocale. La première fois qu’un client s’identifie auprès d’un système, un échantillon de sa voix est enregistré, puis l’empreinte vocale est extraite et stockée pour être réutilisée. Lorsqu’il rappelle l’entreprise, un second échantillon de voix est collecté, puis comparé à la première empreinte vocale stockée. Cette comparaison génère un indicateur de confiance basé sur le degré de correspondance de l’échantillon vocal avec l’empreinte stockée. Cette comparaison détermine si le locuteur peut ou non accéder au système. Ces technologies de pointe, extrêmement précises, sont en outre capables de s’adapter aux variations de la voix résultant, par exemple, d’un rhume ou du vieillissement.

Scott Wickware

Scott Wickware dirige la division Enterprise de Nuance Communications pour la zone Europe du Nord (Royaume-Uni, l’Irlande, la France, le Bénélux et les pays nordiques). Fort d’une expérience de 17 ans dans le secteur des réseaux, il a occupé diverses fonctions techniques, de gestion et de management.
Il était précédemment Vice-Président et Directeur Général, WiMax, et responsable de tous les aspects de la division WiMax de Nortel comprenant la stratégie, la propriété de P&L et le développement de produit.
Scott est un citoyen canadien et français. Il a habité et a travaillé au Canada, en France, au Singapour et en Australie. Il est diplômé en électrotechnique et histoire de l’université de la Reine au Canada, et du programme avancé de gestion (AMP) d’INSEAD France ainsi que du programme de commercialisation exécutif à l’école de commerce de Kellogg, Northwestern University, Evansville, Etats-Unis.

Une empreinte vocale étant pour ainsi dire impossible à usurper, ces solutions offrent sans conteste une bien meilleure protection que les cartes de crédit et codes PIN. Il s’agit également de la seule caractéristique biométrique à pouvoir être vérifiée à distance, ce qui rend l’authentification vocale particulièrement pratique. Sans compter que ce mécanisme identifie les individus plus rapidement que les méthodes traditionnelles tout en améliorant la satisfaction des clients. Qui plus est, il s’avère moins contraignant pour les clients, dispensés de répondre aux interminables questions des agents des centres d’appels.

En s’armant d’un système d’authentification vocale pour combattre la fraude, les entreprises peuvent réaliser des économies tout en rendant leurs procédures d’identification et de vérification plus conviviales pour leurs clients. Ces économies expliquent d’ailleurs en grande partie l’essor actuel des technologies de biométrie vocale. Selon Opus Research, plus de 6,5 millions d’empreintes vocales ont été enregistrées dans le monde, rapprochant ce marché de ses objectifs financiers, estimés à plus de 260 millions de dollars US.

Ses applications sont déjà nombreuses, allant de la réinitialisation sécurisée de mots de passe de salariés d’entreprises au contrôle des individus placés en résidence surveillée. La biométrie vocale est également exploitée dans le cadre de transactions bancaires et de négociations de titres. La mise en place de tels processus d’identification de haute précision permet aux entreprises d’offrir à leurs clients de nouveaux services automatisés, auparavant réservés aux centres d’appels. 

A la fois simple et pratique, la biométrie vocale relève le défi de sécuriser les entreprises et clients de manière rapide et conviviale. Quand d’autres méthodes de sécurité compliquent l’accès des utilisateurs à leur compte, elle affranchit les entreprises de ces barrières sans rien perdre en efficacité. L’authentification vocale est à coup sûr en passe de se démocratiser. Le « jeton vocal » pourrait bientôt remplacer les habituels mots de passe et codes PIN.

Par Scott Wickware, Vice-Président et Directeur Général de Nuance Communications pour l’Europe du Nord / Le Journal du Net

 

 

Notes : [1] L’ENISA ou Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information intervient en tant qu’expert en matière de sécurité des réseaux et de l’information auprès des autorités nationales et des institutions européennes.

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Un nouveau procédé de désalinisation utilise les nanotubes de carbone

La désalinisation de l’eau de mer est un enjeu majeur pour nombre de pays subissant une pression sur les ressources en eau douce. Jusqu’ici, la méthode la plus basique et très énergivore, l’évaporation, permettait d’obtenir une eau séparée de ses sels, mais presque totalement déminéralisée et dont le goût laissait vraiment à désirer. Une autre méthode, l’électrolyse, peu gourmande en énergie, ne permet de traiter que de petites quantités d’eau tout en produisant des déchets polluants d’eau de Javel.

La distillation sur membrane, mise au point dans les années 80, est un procédé de séparation utilisant une membrane étanche aux liquides, mais perméable aux gaz. Le liquide, sous les effets conjugués d’une pression relativement basse et soumis à une température allant de 60 à 90°, se vaporise en partie et traverse donc la membrane, laissant « enfermé » le reste du liquide, bloqué par l’étanchéité.

Cette méthode offre de nombreux avantages : elle est propre, non-toxique, et assez peu gourmande en énergie, les températures nécessaires étant moins élevées que celles utilisées par les autres procédés. Elle reste assez chère, c’est donc pour cela qu’il fallait s’assurer de son efficacité et de sa pérennité. Et c’est là qu’intervient la membrane intégrant les nanotubes de carbone à sa structure, développée par le professeur Somenath Mitra, du New Jersey Institute of Technology. Ces matériaux, ultra résistants, d’une conductivité électrique et thermique remarquablement élevées, « ont amélioré d’une manière très significative la perméabilité de la vapeur, tout en renforçant son imperméabilité aux liquides », souligne-t-il. Cette structure couplée à ce matériau laisse donc augurer de bons résultats dans le domaine crucial de la désalinisation.

Par Rahman Moonzur

 

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Statfraft va inaugurer la première centrale osmotique du monde à Tofte en Norvège

Première mondiale pour un électrolyseur PEM

Vers une production massive et propre d’hydrogène

Vers la production de nanotubes de silice de diamètre spécifique

Dans le domaine des nanotechnologies, il est important de contrôler la taille des nano-objets, puisque cette taille module les propriétés physiques de ces matériaux. Cependant, les tentatives de contrôle de la taille des architectures par modification de la brique unitaire, rapportées dans la littérature, ont souvent échoué.

Adoptant une approche biomimétique, des chercheurs du CEA-iBiTec-S, du CNRS et du laboratoire pharmaceutique Ipsen se sont intéressés à une petite molécule, le Lanréotide, un octapeptide cyclique (peptide composé de huits acides aminés liés successivement et formant un anneau). Cet analogue d’une hormone naturelle, la Somatostatine, est classiquement utilisé comme médicament. Ce peptide possède la propriété de s’assembler dans l’eau en dimères (molécules composées de deux sous-unités), qui s’associent à leur tour pour former des nanotubes de diamètre défini. Ce type de structures auto-assemblées constitue une approche intéressante pour la synthèse de nanomatériaux car dans ces systèmes, la forme et la taille sont principalement conditionnées par la structure des briques de base.

Les chercheurs ont alors supposé que les acides aminés assurant les contacts entre peptides régissaient le rayon de courbure des nanotubes. Ils ont conçu un modèle géométrique qui explique dans quelle mesure une modification de quelques angströms sur la structure de base du peptide influe sur la taille du nanotube. Ce modèle leur permet de rationaliser, voire de prédire, les diamètres des nanotubes ainsi générés. La vérification expérimentale de ce modèle a été faite grâce à la synthèse d’analogues du Lanréotide. Toute la stratégie de cette étude a reposé sur la modification d’un acide aminé impliqué dans un contact entre peptides et sur la démonstration que ce changement entraîne une variation du diamètre des nanotubes de manière contrôlée.

Une gamme de nanotubes de 10 à 36 nm de diamètre

Les chercheurs ont donc synthétisé des analogues du Lanréotide en substituant de manière ciblée un acide aminé par un autre. Ces peptides conservent des propriétés d’assemblage similaires à celles du Lanréotide et forment des nanotubes. La caractérisation de ces architectures, faite par microscopie électronique et diffusion de rayons X au synchrotron Soleil, démontre que le diamètre de ces nanotubes est effectivement corrélé à la taille de l’acide aminé introduit et qu’un peptide donné forme spontanément des nanotubes d’un seul diamètre. Une gamme de dix-sept nanotubes allant de 10 à 36 nm de diamètre a ainsi été obtenue en fonction de l’acide aminé incorporé.

L’utilisation en nanotechnologie de ces systèmes auto-assemblés biomimétiques s’appuie sur la possibilité de les utiliser comme moules. En effet, on trouve dans la nature de nombreux exemples dans lesquels des gabarits organiques sont utilisés pour contrôler la croissance de phases inorganiques (os, dent, carapaces, diatomées …). Ainsi, en utilisant ces nanotubes de peptides comme des moules, les chercheurs ont montré qu’il est possible de maîtriser la production de nanotubes de silice de diamètre spécifique, ce qui ouvre la voie à un large panel d’applications en nanotechnologies, comme par exemple les fibres optiques ou la nano-filtration.

 

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REACH : les news du mois de MAI (1/2)

Séminaires web sur la notification des substances dans les articles

04/05/2011
L’ECHA organise, le 19 mai prochain, un séminaire web sur la notification des substances dans les articles.
Renseignement sur :
http://www.echa.europa.eu/news/na/201105/na_11_20_webinar_on_notification_of_susbtances_in_articles_en.asp

Produits chimiques : les contrôles de conformité réglementaire continuent

05/05/2011
Une circulaire interministérielle a été adressée fin mars aux différents services chargés notamment du contrôle du respect des règlements REACH et CLP. La coordination des actions entre les différentes administrations sera poursuivie. Les contrôles concernent les règlementations REACH, CLP et biocides, les fiches de données de sécurité …
Retrouvez le détail sur :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/produits-chimiques-REACH-CLP-biocides-12509.php4#xtor=ES-6

REACH : les composés du cadmium non prioritaires

Il n’est pas pertinent à court terme de soumettre les composés du cadmium identifiés par l’Anses à la procédure d’autorisation au titre du règlement REACH. Tel est l’avis rendu le 18 avril dernier par la Commission des produits chimiques et biocides. Les produits concernés étaient le sulfure de cadmium, l’oxyde de cadmium en poudre et le cadmium métal. La Commission a rendu cet avis après avoir pris connaissance des éléments complémentaires apportés par l’Association internationale du cadmium (ICdA). Elle a également pris en compte les restrictions existantes au titre d’autres réglementations, en particulier la directive 2006/66 relative aux piles et accumulateurs, portant sur de nombreuses applications du cadmium et de ses composés.
Plus d’information sur : http://www.actu-environnement.com/ae/news/reach-cadmium-PBT-ICdA-12486.php4#xtor=EPR-1

L’ECHA va publier plus d’informations sur les substances chimiques

11/05/2011
Certaines informations des dossiers d’enregistrement, contenue également dans la fiche de données de sécurité, y compris le nom des personnes inscrites, vont être publiées dans la section ECHA web diffusion. Les entreprises seront en mesure de garder cette information confidentielle, à condition qu’une justification valable soit donnée et acceptée par l’ECHA.
http://echa.europa.eu/news/pr/201105/pr_11_09_ECHA_to_publish_more_info_on_chemicals_en.as

Dossiers d’enregistrement des produits intermédiaires non conformes à REACH

11/05/2011
Après examen de plus de 400 dossiers de substances enregistrées en tant qu’intermédiaires, l’ECHA a découvert que la majorité d’entre eux ne satisfont pas aux conditions imposées par REACH. L’ECHA encourage les enregistrants d’intermédiaires à mettre à jour leurs dossiers d’enregistrement.
http://echa.europa.eu/news/na/201105/na_11_21_intermidiates_en.asp

Nouvelles offres d’emploi à l’ECHA

L’ECHA a publié en mai 3 nouvelles offres d’emploi. Pour consulter les offres et postuler :
http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

Les dernières NEWS REACH :

  • Actualités de 15 au 30 avril 2011
  • Actualités du 01 au 15 avril 2011
  • Actualités du 15 au 31 mars 2011
  • Actualités du 01 au 15 mars 2011
  • Actualités du 15 au 28 février 2011
  • Actualités du 4 au 15 février 2011
  • Actualités du 1 au 3 février 2011
  • Actualités du 15 au 31 janvier 2011
  • Actualités du 1 au 15 janvier 2011
  • Actualités du 15 au 31 décembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 décembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 novembre 2010
  • Actualités du 1 au 15 novembre 2010
  • Actualités du 15 au 30 octobre 2010
  • Actualités du 1 au 15 octobre 2010
  • Actualités du 15 au 30 septembre 2010

Et aussi :

La carte bleue, bientôt complètement obsolète

Les téléphones portables sont de plus en plus vus comme le potentiel futur de la carte bleue, grâce à une méthode de communication sans fil, la communication en champ proche.

Le téléphone portable n’en a pas fini d’avaler petit à petit des pans entiers de technologie. Après avoir intégré un appareil photo, une caméra, un lecteur MP3, pour enfin s’être transformé en terminal complet pour naviguer sur internet, c’est maintenant à la carte de crédit qu’il s’attaque, sans laisser guère de chance à celle-ci.

Qualcomm, une entreprise américaine déjà connue pour avoir mis au point la technique CDMA (Code Division Multiple Access, « Accès Multiple par Répartition en Code » en français, permettant plusieurs liaisons numériques sur la même fréquence porteuse grâce à la technique de l’étalement de spectre, utilisée par les opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier), est sur le point de finaliser le développement de puces compatibles avec le processeur de plusieurs smartphones, utilisant la technologie de la communication en champ proche (NFC pour Near Field Communication), une extension de l’utilisation de la RFID, permettant la communication sans fil à courte portée et haute fréquence entre le téléphone muni de la puce, et un lecteur NFC.

Il suffira alors d’approcher le téléphone du lecteur NFC du module de paiement pour que la communication s’établisse et que la transaction soit réalisée. L’intérêt du NFC par rapport au Bluetooth ou aux RFID standards est sa très courte portée, quelques centimètres seulement, impliquant une démarche volontaire de l’utilisateur, sécurisant un peu plus le dispositif, qui utilise déjà la carte SIM comme élément d’identification et de sécurité. Les smartphones munis d’Android de Google et les iPhones seront les premiers pourvus, courant 2011.

Par Rahman Moonzur

 

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Des robots et logiciels pour des missions extraterrestres

Explorer la lune et le système solaire de manière précise sans envoyer d’humains, soit par télé-opérations à partir de la Terre, est presque impossible aujourd’hui. L’utilisation d’équipes de robots est alors une solution : un logiciel intelligent intégrant des robots adaptés aiderait à explorer d’autres planètes de manière quasi-indépendante. En Allemagne, des scientifiques du Département des systèmes distribués à l’Université de Kassel (Hesse), en collaboration avec des chercheurs du Centre de recherche allemand sur l’intelligence artificielle (DFKI), sont en train de travailler sur un tel système de développement logiciel et de planification stratégique automatisée, au sein du Centre d’innovation robotique à Brême.

Dans ce projet nommé « Impera », les équipes des professeurs Kurt Geihs de Kassel et du Frank Kirchner de Brême travaillent autour de l’impératif de programmation stratégique des missions et de la planification des tâches. Impera est financé par le Centre aérospatial allemand (DLR) à hauteur d’1,5 millions d’euros et s’étendra sur une durée de trois ans. L’objectif est de coordonner la planification des actions de robots par des algorithmes et de les laisser agir de manière autonome comme une équipe. Afin de collecter des échantillons de minéraux sur des planètes éloignées, la construction d’une infrastructure d’approvisionnement énergétique et d’une station de base pour la communication avec la Terre, permettrait aux robots de se compléter, se relayer et de communiquer avec les équipes au sol.

Par exemple, un robot pourrait être équipé d’une voile photovoltaïque, lui permettant de se déplacer (par la pression produite par les photons qui viennent la percuter), et de recharger ses coéquipiers à l’énergie solaire pendant leurs déplacements. En effet, les chercheurs précisent que des systèmes avec des ressources limitées en énergie, en temps et en distance d’autonomie ne pourraient survivre. Ainsi dans les simulations, les chercheurs tentent de programmer et d’examiner des stratégies comportementales pour les robots. Dans une deuxième étape, le logiciel est testé sur des robots existants, d’abord sur Terre.

Impera est parrainé par le DLR, en association avec des fonds du ministère fédéral de l’Économie et de la Technologie (BMWi), et fondé sur une décision du Bundestag allemand.

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66646.htm

 

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Qualité et performance : Les nouvelles pratiques du management

Pour les entreprises de service, les référentiels, méthodes et outils présents sur le marché sont issus, pour une grande majorité d’entre eux, de la révolution industrielle. Inventés à la fin du XIXéme siècle, ils sont souvent mal adaptés et doivent, en tout cas, être expliqués et mis en œuvre de façon spécifique. De plus, les différents métiers présents au sein de ces structures nécessitent des référentiels (normes, modèles…), des méthodes et des outils spécifiques pour chacun d’entre eux. Cela va nécessiter l’établissement d’un cadre de cohérence de façon à apporter une logique d’ensemble. La question qui se pose alors à tout responsable corporate est la suivante : quels référentiels, méthodes et outils conseiller aux différents métiers de son groupe et comment les coordonner entre eux s’ils sont différents ?

Rédigé par Jacques Ségot, Julie Raymond et  Lise Favier, l’ouvrage « Management de la qualité et de la performance – Construire un cadre de référence pour de nouvelles pratiques de management » propose une sélection de vingt-cinq référentiels (ISO 9001, ISO 14001, ISO 31000, ISO 26000, EFQM, Investors in People, normes de service…), méthodes et outils (diagrammes des affinités, de Pareto, matriciels, en arbre, de Gantt ou en arête de poisson, 5S, QQOQCP, tableaux de bord, Lean, Six Sigma…) qui sont aujourd’hui au cœur des pratiques managériales. Pour chacun d’entre eux, les auteurs ont choisi de sélectionner et de publier des avis d’experts et de personnalités reconnus pour leurs compétences particulières à utiliser ces référentiels, ces outils et ces méthodes d’optimisation des performances  des organisations. Il s’agit ainsi de les faire découvrir ou redécouvrir au lecteur,  à travers le regard expérimenté, technique mais aussi parfois critique de ceux qui, tous les jours, ont pour mission de les mettre en œuvre et de les faire vivre dans  des entreprises et des organisations très variées, tant en France qu’à l’étranger.

Etablir un juste équilibre entre clients, personnels, actionnaires et fournisseurs

Les trois auteurs sont très orientés sociétés de service. Lead Auditor QMS à l’IRCA et assesseur international pour l’EFQM, Jacques Ségot poursuit une importante activité d’enseignement et d’animation au service de la promotion de la qualité tant au sein d’AFNOR où il est président du Comité stratégique Management et Service, qu’à La Poste, au sein de la direction de la Qualité du Groupe. Pour sa part, Julie Raymond, diplômée d’un master en Management et qualité, auditrice qualité IRCA et assesseur EFQM, est responsable Qualité au siège social du groupe La Poste. Quant à Lise Favier, elle est diplômée de l’université de technologie de Compiègne en Management de la qualité et travaille sur l’optimisation des démarches qualité, notamment dans la mise en place de certifications de service.

Il est toutefois évident que les réponses apportées par cet ouvrage, complété par une petite histoire de la qualité et une description de ses acteurs en France (normalisateurs et certificateurs), sont transposables à toutes les entreprises. Celles-ci doivent, chaque jour, établir un équilibre entre toutes ses parties prenantes que sont leurs clients, bien évidemment, mais également leur personnel, leurs actionnaires et leurs fournisseurs… en respectant, voire en dépassant, les contraintes issues de leur environnement. 

 

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L’arrivée d’un nouveau métier : Informaticien de l’énergie

Pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises et collectivités territoriales en matière de gestion de l’énergie, l’Université Joseph Fourier-Grenoble1 lance à la rentrée 2011 une nouvelle option de son Master MIAGE (Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises) dans le domaine des Systèmes d’Information de l’énergie. Dix diplômés de cette nouvelle option seront sur le marché du travail en 2012 avec comme compétences spécifiques, la capacité à résoudre avec les outils informatiques des problématiques liées au domaine de l’énergie.

Les compétences des informaticiens de l’énergie porteront principalement sur :

  • la conception et la mise en oeuvre des Systèmes d’Information ;
  • l’intégration d’applications relevant du domaine de l’énergie ;
  • l’assistance à la maîtrise d’ouvrage sur les grands projets relatifs à l’énergie ou l’environnement.

« Nous avons créé cette option car nous avons fait le constat qu’il existait une séparation nette entre les métiers techniques de l’énergie et les métiers des Systèmes d’Information, alors que les entreprises ont des projets demandant des compétences dans chacun de ces domaines », précise Laurent Testard, professeur associé d’Informatique à l’Université Joseph Fourier et responsable de cette option.

Unique en France, cette nouvelle option MIAGE est ouverte à l’alternance, ce qui permet aux entreprises et collectivités territoriales intéressées d’accueillir un étudiant du Master 2 MIAGE option Energie trois semaines par mois pendant un an. Une bonne solution pour valider la pertinence de ce nouveau métier dans l’entreprise. Les entreprises peuvent également choisir de former leurs collaborateurs et donc de monter en compétences dans le domaine des Systèmes d’Information de l’énergie. Concrètement, les applications dans l’entreprise concerneront :

  • la mise en place d’environnements de gestion de données techniques de production ;
  • le développement de modules décisionnels dans des logiciels de gestion pour les métiers de l’énergie ;
  • la mise en place d’outils de reporting environnementaux pour les collectivités territoriales.

 

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La physique quantique au service des cellules photovoltaïques

L’école des Mines du Colorado et l’un de ses chercheurs, Mark Lusk, ont effectué une étude tendant à prouver que la taille des boites quantiques (les fameux « quantum dots », nanocristal composé de semi-conducteur, se comportant comme un puits de potentiel, minimum local d’énergie potentielle, capable d’absorber de la lumière et confinant les électrons dans un espace restreint) aurait une influence significative dans les transferts d’énergie se produisant de ces dernières aux électrons, les valeurs expérimentales tendant à montrer que les petites boites quantiques sont plus efficaces que les grandes.

Les chercheurs ont remis au goût du jour, à l’aide de leurs résultats, le principe décrié des générations multi-exciton (MEG), la possibilité qu’un électron ayant un pic d’absorption d’énergie lumineuse, l’exciton, restitue cette énergie à plus d’un électron. Il est aisé de comprendre qu’alors, avec la même quantité d’énergie lumineuse absorbée, on obtiendrait plus d’électricité.

Mark Lusk, pour mettre en lumière la relation existant entre le taux de MEG et la taille des points quantiques, s’est appuyé sur le cluster (« grappe de serveurs ») de la National Science Foundation (NSF), une agence gouvernementale américaine et indépendante, le gouvernement montrant un intérêt plus qu’appuyé concernant les applications de cette découverte. Selon lui, « nous pouvons désormais concevoir des matériaux nanostructurés qui génèrent plus d’un exciton à partir d’un seul photon de lumière, mettant à profit une grande partie de l’énergie qui serait autrement considérée comme de la chaleur provenant de la cellule photovoltaïque. »

Il faut donc comprendre que ces résultats contribueront efficacement à l’élaboration de cellules bien plus efficaces que celles utilisées jusqu’à présent, et que les panneaux solaires intégrant ces cellules verraient leur efficacité augmenter. Il reste toutefois du chemin à parcourir avant une éventuelle exploitation commerciale, une nette disparité étant observée selon les résultats.

Par Moonzur Rahman

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Le Green IT, un nouvel eldorado pour les informaticiens ?

À l’heure du développement durable, le sujet de l’impact environnemental des infrastructures informatiques, mais aussi de toute technologie (SFR, par exemple, mesure la performance environnementale des téléphones !), est devenu une des préoccupations phares d’aujourd’hui. L’engagement de sociétés comme Google ou Microsoft construisant des datacenters écologiques en est une illustration. Qu’en est-il des opportunités d’emploi sur ce marché ?

La maîtrise des énergies passe par la technologie et l’informatique y joue un rôle important, en particulier dans tous les systèmes de régulation. De nombreuses startup commencent à voir le jour au point que dans la Silicon Valley, les investissements dans les cleantech ont progressé de manière spectaculaire, jusqu’à être la priorité de nombreux capitaux risqueurs.

L’Europe, et la France en particulier, sont en retard sur ces sujets, même si on commence à croiser de plus en plus de projets dans ces domaines. Il est difficile aujourd’hui d’avoir une idée claire de l’emploi dans ces secteurs. Il est en effet très varié, allant de sociétés hypertechnologiques autour du silicium jusqu’à des sociétés de services grand public qui vous aident à optimiser le bilan énergétique de votre habitat. On peut néanmoins affirmer que les besoins et les offres destinées aux informaticiens ne feront que croître.

L’autre voie de recrutement dans le Green IT est tout simplement d’ajouter une corde à son arc. Un responsable de production, un chargé de sécurité du système d’information, un consultant en infrastructure informatique doivent de plus en plus intégrer la composante bilan carbone de leurs installations, le recyclage ainsi que les risques environnementaux. Les offres d’emploi intègrent d’ailleurs de plus en plus cette composante dans « expérience recherchée ». Les métiers proposés ne changeront pas forcement de manière radicale mais vous avez intérêt à y vous intéresser et à vous donner une expertise supplémentaire.

Par Jacques Froissant, fondateur et directeur d’Ataïde / 01net

 

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Jacques Froissant

Jacques Froissant est un expert reconnu du recrutement 2.0. En 2000, il a fondé Altaïde, société de conseil en recrutement et en gestion des ressources humaines dédiée à l’environnement des startup et à Internet en général. Blogueur sur Altaïde, il est aussi cofondateur de Moovement.fr, un moteur de recherche d’offres d’emploi.

Des postes de travail virtualisés adaptés au milieu scolaire

« Alors qu’aujourd’hui l’usage des nouvelles technologies est entré dans les mœurs, nous devions multiplier le nombre de postes de travail dans les établissements. Mais je sais à quel point il est difficile et coûteux d’entretenir un parc de PC traditionnels en milieu scolaire. C’est pourquoi j’ai recherché une solution qui nous permette de fournir un outil de travail dont on soit sûrs qu’il fonctionne et qui puisse être maintenu de façon professionnelle », explique Michel Massol, Chef du service Accompagnement éducatif à la direction de l’Education du Conseil Régional et chargé, à ce titre, de l’équipement informatique des lycées.

A cet argument, Michel Massol en ajoute un autre sous la forme d’une question : « Est-il nécessaire d’avoir entre les mains un ordinateur puissant pour surfer sur le Web ? ». En effet, les usages proposés aux élèves portent principalement sur des applications multimédia, les recherches sur Internet et la bureautique standard, qui sont peu consommatrices de puissance informatique. Le plan d’équipement en PC qui avait été mis en place en 2005 dans les lycées de Languedoc-Roussillon, devait être adapté : certains PC étaient surdimensionnés par rapport à l’emploi qui en était fait.

Un véritable service à la demande

D’où l’idée de diversifier la composition du parc informatique en fonction des utilisations réelles comme le détaille Michel Massol : « Nous avons décidé de réserver les PC aux cours qui utilisent des logiciels graphiques 3D puissants comme AutoCad ou Inventor ou des logiciels disciplinaires particuliers et d’installer dans les CDI, qui sont des lieux ouverts à tous, les internats et les salles de classe, des postes de type « clients légers ». De plus, les terminaux passifs, du fait de leur fonctionnement, sont moins exposés au vol ou aux dégradations. Nous pouvons donc les laisser en libre service sans protection particulière. »

L’appel d’offre lancé par la Région a débouché sur le choix de la solution de virtualisation Citrix XenDesktop 4 de Citrix Systems, solution VDI de virtualisation des postes de travail, qui consiste à délivrer aux utilisateurs des terminaux de travail sous Windows,  les ressources (système d’exploitation, applications, profil et données de l’utilisateur) étant délivrées sous la forme d’un service à la demande. Ce concept prend toute sa dimension avec l’hébergement de la solution infogérée par le Groupe RDI, partenaire Elite Partner Citrix, et la centralisation des serveurs. « Nous disposons ainsi d’un service professionnel qui permet aux lycéens de bénéficier d’un environnement de travail toujours en fonctionnement avec les meilleures performances », certifie Michel Massol. « C’est également un avantage pour l’équipe informatique qui a l’assurance de mettre à la disposition des élèves et du corps enseignant des outils qui marchent. »

Des performances constantes

Début 2011, plus de 3 200 terminaux « clients légers » étaient déployés dans les centres de documentation et d’information (CDI), les salles de classe et les internats des 87 lycées publics de la Région Languedoc-Roussillon. Après un temps d’adaptation, enseignants et élèves ont adopté ce nouvel outil qui leur offre, en permanence, performance et disponibilité. Les avantages sont concrets :

  • des temps de connexion de quelques secondes et un accès à Internet bien plus rapide qu’avec un PC traditionnel, d’un bout à l’autre de la Région ;
  • grâce aux ouvertures de sessions, une protection absolue contre toute intrusion (attaques, virus…) malgré une large utilisation des clés USB ;
  • des applications disciplinaires en ligne (mathématiques, géographie, chimie …) proposées par le Rectorat, toujours disponibles et à jour ;
  • des coûts inférieur à ceux d’une solution classique de type PC : investissement 30 % inférieur et consommation énergétique réduite (égale à 10 % de celle d’un PC) ;
  • une solution compatible avec les exigences de sécurité imposées par l’Education nationale pour protéger les élèves et les ordinateurs ;
  • la souplesse et l’évolutivité de la solution qui permet des ajouts aisés d’applications en ligne, de mises à jour instantanées…
  • la facilité de gestion du parc pour les équipes IT et les correspondants informatiques dans les lycées.

« Dès le déploiement des premiers postes de type « clients légers » sous Citrix XenDesktop, nous avons profité d’un niveau de service élevé, y compris en terme de sécurité puisque toutes les conditions imposées par le ministère de l’Education nationale en matière de protection des mineurs ont été respectées », remarque Michel Massol. « Un an après le début de l’opération, nous comptabilisons de l’ordre de 600 connexions simultanées. C’est encourageant. En fin d’année 2010, nous avons mis en place une solution d’impression pour les lycées qui le souhaitent et nous testons actuellement le fonctionnement de vidéoprojecteurs interactifs sous Citrix. Nous pourrons ainsi mettre à disposition des enseignants, dans chaque salle de classe, un poste de travail informatique relié à un vidéoprojecteur et utilisant les ressources de l’Environnement numérique de travail qui à été déployé sur l’ensemble des lycées de la Région en septembre 2010. »

A la rentrée de septembre 2011, la Région Languedoc Roussillon sera la première région à doter gratuitement tous les lycéens entrant en Seconde d’un PC portable qui sera relié à l’Environnement numérique de travail.

 

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Optimisation des mémoires non volatiles

Les mémoires non volatiles de demain (mémoires conservant les données même sans être alimentées, comme la mémoire Flash) sont sur le point de changer la donne dans le monde de l’électronique, et des chercheurs de la prestigieuse Cornell University, dans l’État de New-York, ont découvert un nouveau moyen de mesurer et d’optimiser leurs performances.

Utilisant un oscilloscope très rapide, les chercheurs ont compris comment mesurer la force du couple de courant induit utilisé pour écrire des informations dans la mémoire, appelé « Jonction tunnel magnétique », publiant leurs résultats dans le journal « Nature Physics ». Ces jonctions tunnels magnétiques sont composées de deux électrodes ferromagnétiques et d’un isolant les séparant. La résistance est différente en fonction de leur orientation, qu’elles soient parallèles ou non, et ce sont ces deux états qui créent la mémoire non volatile.

L’utilisation des champs magnétiques pour en inverser leur état magnétique nécessaire à l’écriture de l’information, a jusqu’ici freiné cette technologie, car il faut un champ conséquent, généré par un gros courant et d’épais fils pour effectuer ce changement. Les chercheurs de la Cornell University utilisent, eux, le spin de l’électron (lié au moment angulaire), générant une information moins gourmande en électricité et dégageant beaucoup moins de chaleur.

Pour mesurer ce spin, ils ont contrôlé les oscillations de résistance de la jonction tunnel une fois après y avoir appliqué un courant alternatif, à l’aide d’un oscilloscope. Comme la résistance dépend de l’orientation relative des deux électrodes de la jonction tunnel, la mesure de ces oscillations permettra alors de mieux comprendre ces mémoires non volatiles et de mieux les structurer.

Par Moonzur Rahman

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Le microrobot bisontin : Désormais double champion du monde de vitesse

Il y a un an de cela, le microrobot bisontin « MagPieR » (voir photo ci-dessous) avait fait sensation en décrochant, lors de sa première participation, le titre de champion du monde et un record du mondial de vitesse face aux microrobots des plus grandes universités du monde entier. Les chercheurs de l’équipe française, issus de l’institut FEMTO‐ST et des instituts parisiens ISIR et LPN, ont ainsi réussi l’exploit de confirmer leur suprématie dans une nouvelle épreuve encore plus ardue que l’année dernière. Alors que la précédente épreuve consistait en un sprint en ligne droite, cette année « le robot devait parcourir un chemin déterminé dans un petit labyrinthe avec des portes d’un demi-millimètre de large dans une aire de jeu de 3,5 mm x 2 mm », précise Alex Ivan, le principal inventeur de ce microrobot.

Un robot dix mille fois plus petit qu’une voiture

« The French Team », telle que surnommée à Shanghai, a ainsi objectivement écrasé la compétition en réalisant le parcours dans un temps record de 1,86 secondes contre 23 secondes pour l’université d’Hawaii, classée en deuxième position à l’issue de ce challenge.

Le plus des français : un robot complètement automatique

« Notre force, cette année, est d’avoir rapidement développé un robot complètement automatique capable de se déplacer sans intervention humaine », soulève Mohamed Kharboutly, membre de l’équipe, qui est resté à Besançon. En effet, les autres concurrents ont dû piloter le déplacement de leur robot par joystick alors que le robot français fonçait dans le labyrinthe à toute vitesse sans intervention humaine. Pas étonnant, puisque le développement de microsystèmes possédant plusieurs fonctions (multi‐physiques) est l’une des forces de l’institut FEMTO‐ST sur l’échiquier international de l’innovation et de la recherche.

Une belle victoire démontrant le niveau international des chercheurs français

La compétition entre les sept équipes a eu lieu, en ce mercredi 11 mai 2011 à Shanghai, avec un peu plus de pression que l’année dernière puisque les français étaient là pour défendre leur titre. Cette victoire montre que nos chercheurs nationaux sont en bonne place dans la course à l’innovation, source des produits de demain. Ces résultats, sur la commande à haute vitesse de microrobots, ouvrent déjà des applications dans l’assemblage rapide de composants électroniques, projet dans lequel est impliqué l’institut FEMTO‐ST, ou même à plus long terme, dans la manipulation et la production de cellules biologiques à très haute vitesse. Dès son retour à Besançon, le microrobot, double champion du monde, sera l’invité vedette de l’évènement « le Robot fait son show » qui aura lieu à l’ENSMM (École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques) le 21 mai 2011.

 

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Les limites de l’approche top-down

L’approche descendante, « top-down », implique la conception du produit dans ses grandes lignes, puis itérativement de s’intéresser à des détails de plus en plus fins. Appliquée aux domaines des technologies, cette approche est notamment utilisée dans le domaine des circuits intégrés, ou évidemment dans celui des nanotechnologies. Cette déclaration soulève une question essentielle eut égard aux milliards de dollars déversés dans le secteur des nanotechnologies chaque année, dans l’espoir que la toute dernière technologie développée en laboratoire puisse marquer la transition vers un produit manufacturable et disponible sur le marché.

Les nanotechnologies sont construites sur la possibilité de contrôler et de manipuler la matière au niveau atomique et moléculaire, et ont des applications d’une portée considérable telles que la diffusion de médicaments dans le corps humain, l’amélioration de l’efficacité des panneaux solaires et l’évolution des méthodes d’emballage de nourriture. L’introduction des nanotechnologies sur le marché a pour finalité la baisse des prix, la production à haut volume mais dans le même temps les propriétés du matériau doivent pouvoir être tout à fait reproductibles dans une limite prédéfinie, que Kelly voit autour de 3 nanomètres.

L’approche top-down liée à la fabrication en série, que Kelly pense limitée, utilise des outils extérieurs pour couper et façonner de plus gros matériaux, aux caractéristiques précises. L’approche alternative, dite ascendante, « bottom-up », implique l’assemblage de petites unités afin d’élaborer le matériau complet, comme pour un puzzle, bien que ce procédé lui paraisse trop imprévisible.

A titre d’exemple, il évoque l’évaluation statistique de nanocolonnes développées pour intégrer des capteurs, et constate que lorsqu’un matériau d’une telle taille est produit industriellement, de nombreuses variations apparaissent dans la taille des différents composants, ayant pour conséquences de trop nombreuses variations et altérations dans les propriétés.

« Si j’ai tort et qu’on me présente un contrexemple à ma théorie, de nombreux scientifiques seraient rassurés pour leurs travaux en cours, et c’est bon pour la Science », conclut-il.

Moonzur Rahman

 

Déjà paru :

Le cahier « Nanotechnologies » des Instantanés Techniques :

Guide des nanotechnologies 2011 :

Les égouts bloqués par… du savon !

Ces dépôts agglomérés et durcis, qui peuvent ressembler à des stalactites, encombrent les canalisations d’égouts. « Nous avons découvert que ces dépôts sont créés par des réactions chimiques transformant les acides gras, essentiellement, en un gros morceau de savon. », explique le Dr. Joel Ducoste, professeur d’Ingénierie civile et environnementale à l’Université de Caroline du Nord et coauteur de la recherche.

Les systèmes de collecteurs sont composés des tuyaux et des stations de pompages qui emmènent les eaux usées vers les stations d’épuration. Les dépôts réduisent le débit des eaux usées, allant jusqu’à provoquer le bouchage des conduits, dont la réparation est malaisée et chère.

Les deux chercheurs se sont servis d’une technique appelée la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier, mesurant l’acquisition de spectres infrarouges, et permettant de déterminer de quoi ces dépôts étaient composés au niveau moléculaire. Les liaisons moléculaires réagissent à différentes longueurs d’ondes infrarouges, ce qui permet avec un tableau d’équivalence de connaître la composition moléculaire des dépôts, à savoir des sels d’acides gras sur base calcium, autrement dit une forme de savon.

Le glycérol et les acides gras réagissent avec le calcium, créant les dépôts. Ce qui intéresse nos deux chercheurs est donc de savoir d’où provient ce calcium, et à quelle vitesse se forment les dépôts, afin d’établir un modèle numérique prédictif qui permettrait d’établir des « zones à risques » susceptibles d’être sujettes à ces blocages, et d’encadrer la politique décisionnelle au niveau local et national.

Par Rahman Moonzur

Vers une charte éthique des biocarburants

Le professeur Joyce Tait, titulaire de la Chaire de Bioéthique et Biocarburants du Nuffield Council, et Conseillère scientifique pour le Centre Innogen à l’Université d’Édimbourg, en Écosse, fait le compte rendu des propositions faite par le Council concernant le développement détaillé de standards éthiques pour les biocarburants. Ces normes devraient aborder six principes éthiques entourant la production de biocarburants, tels que la protection des Droits de l’Homme, la viabilité environnementale, la réduction d’émission de gaz à effet de serre, ou encore le respect du commerce équitable. Sans ces principes pour cadre, on peut s’inquiéter que cette course effrénée aux biocarburants ne devienne trop agressive et puisse aussi bien dégrader l’environnement que bafouer les Droits de l’Homme.

D’après le professeur Tait, « les biocarburants sont l’une des seules alternatives renouvelables pour les carburants servant au transport, tels que le pétrole ou le diesel, mais les politiques actuelles,  dont le but est d’encourager leur consommation ont eu l’effet inverse que celui escompté ». Elle ajoute : « L’expansion rapide de la production de biocarburants dans les pays en voie de développement a mené à des problèmes tels que la déforestation ou le déplacement de peuples indigènes.

Nous désirons établir une stratégie plus sophistiquée qui prendrait en considération les conséquences à plus large échelle de la production de biocarburants ».

Le professeur Tait remarque que le Nuffield Council préconise l’adoption rapide et au niveau international de toutes ces normes éthiques, ainsi que son renforcement par un plan de validation. Ces principes pourraient aussi servir de modèle et de référence pour des produits ou des technologies similaires.

Par Rahman Moonzur

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« Lumiwatt », centre de test solaire photovoltaïque unique au monde

La filière photovoltaïque connait une croissance forte dans les zones à fort ensoleillement, mais reste faible dans les zones à ensoleillement modéré. Pourtant, avec un ensoleillement similaire à celui de la région Nord-Pas-de-Calais, l’Allemagne concentre plus de la moitié des installations photovoltaïques mondiales et développe une filière forte sur ces technologies.

Forte de ce constat, la région Nord-Pas-de-Calais, qui représente 15 % des investissements français sur l’environnement et réunit près de 200 entreprises actives sur ce secteur, a, via le CD2E (Création Développement d’Eco-Entreprises), souhaité fédérer les acteurs économiques, techniques et scientifiques régionaux et les aider à participer à la croissance de ce marché comme à l’évolution de ces technologies.

Ainsi, est né le projet LumiWatt qui a donc pour mission de favoriser le développement du photovoltaïque dans les zones moins ensoleillées et développer des connaissances et savoir-faire pertinents au-delà du modèle économique actuel.

LumiWatt, qui vient d’être inauguré, est un centre de test et de formation sur le solaire photovoltaïque, porté initialement par le CD2E, EDF, Forclum-Eiffage, la ville de Loos-en-Gohelle et le Communaupole de Lens-Liévin. Cette plate-forme réunit 22 installations de 3 kWc équipées d’une instrumentation spécifique pour étudier le comportement des installations en fonction des conditions météorologiques réelles. Elle comprend :

  • des structures fixes pour 10 technologies ;
  • des trackers 1 axe pour 10 technologies ;
  • des trackers 2 axes pour 2 technologies (polycristallin et monocristallin) ;

ainsi que :

  • un tracker 2 axes vide et pré-équipé pour des tests/essais de systèmes photovoltaïques ;
  • un espace de comparaison de performances de modules, avec ou sans isolation (polycristallin).

Des tests et des essais vont être pratiqués sur les différentes technologies photovoltaïques (silicium cristallin, poly-cristallin, amorphe, hybride, couche mince) afin de comparer leurs performances, d’analyser les résultats et de proposer des solutions innovantes et adéquates. Ces résultats contribueront au développement de l’intelligence sectorielle et permettront une diffusion large des informations issues du retour d’expérience.

LumiWatt veut faire du Nord-Pas de Calais une région pionnière et modèle en permettant le développement d’activités économiques et de R&D et en favorisant l’usage des technologies photovoltaïques en Europe. Il a pour objectifs :

  • l’amélioration des compétences par l’organisation de formations techniques et pratiques ;
  • le développement des acteurs de la filière (innovation et expertise) ;
  • la réalisation de tests techniques ainsi que l’étude et la comparaison des différentes technologies installées ;
  • le développement des réseaux professionnels ;
  • la sensibilisation du public (professionnel et privé).

« Si le photovoltaïque donne satisfaction dans le nord, cette technologie pourra être mise en place partout en France », rappelle Etienne Corteel, Délégué Régional EDF, qui est membre fondateur de l’association LumiWatt et lui apporte son soutien financier et son expertise pour la réalisation et l’exploitation de la centrale.

 

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Informatique et écologie : quel rapport ?

Avouons-le, jusqu’à présent, le secteur informatique pensait échapper à la préoccupation écologique. Avec, du côté des matériels, une absence de rejet de CO2 et, du côté des logiciels, des produits immatériels, écologiques par nature, il se croyait quasiment exempt de toute réflexion sur le sujet.

Pourtant, informatique ne rime pas vraiment avec écologie. Des déchets électroniques en croissance perpétuelle (6 millions de tonnes en Europe cette année). Des produits (ordinateurs, téléphones…) qui polluent, qui chauffent, qui consomment énormément d’énergie. Des matériels qui ne sont pas recyclables, qui utilisent des substances dangereuses ou qui envoient des radiations électromagnétiques. Des équipements, fréquemment renouvelés qui, une fois obsolètes, sont jetés sans la moindre précaution… Le réveil qui s’annonce risque de se montrer fort pénible.
Après une prise de conscience tardive, la course à la bonne conscience

L’époque de l’inconscience semble effectivement disparaître. À cela, plusieurs explications. Il y a d’abord les discours, les rapports écrits, les actions symboliques qui sont de plus en plus largement relayés par les médias et poussent les entreprises du monde informatique – y compris les plus récalcitrantes – à prendre conscience des multiples dangers qui menacent l’environnement.

Un exemple phare, le tapage médiatique autour de l’étude d’août 2006 de Greenpeace portant sur les efforts fournis par les entreprises de l’industrie électronique pour préserver l’environnement. À la clé : un tableau des bons et des mauvais élèves. Ce classement très médiatisé a fait réagir la plupart des mauvais élèves qui ont tenté de se justifier par voie de presse ou sur leur site Internet. On voit bien là que l’impact négatif de tels documents auprès des consommateurs n’est plus pris à la légère.

Une législation de plus en plus contraignante

Reste que ces actions, aussi médiatiques soient-elles, ne se suffisent pas à elles seules. Les beaux discours ont un impact limité. C’est là qu’intervient le législateur. Et son message se veut de plus en plus ferme en matière d’écologie. Ainsi, une belle palette de directives européennes transposées en droit français oblige aujourd’hui les entreprises à changer leurs attitudes.

Deux d’entre elles sont sous les feux des projecteurs : la ROHS (Restriction Of Hazardous Substances) et le recyclage des DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques).

Quand l’écologie prend sa place dans la stratégie business

Impossible de reculer, les entreprises sont désormais obligées légalement de prendre en considération les enjeux environnementaux liés à leur métier.

Outre le fait qu’il faille acheter plus propre, produire plus propre, voire même dans le cas des DEEE, récupérer ses produits pour les recycler après les avoir vendus, il faut de plus être capable d’identifier précisément ce qu’on consomme, en quoi on pollue, et communiquer institutionnellement sur ces éléments (une obligation pour les sociétés cotées qui est dictée par la loi française relative aux Nouvelles Régulations économiques).

Comment faire face à la nouvelle donne ? Parmi les solutions, nombre d’entreprises ont presque naturellement mis à contribution leur direction informatique pour trouver globalement les moyens de gérer l’enjeu écologique. Bien sûr, il n’est pas du tout question de faire retomber tout le problème sur les seules épaules du DSI, mais à l’évidence, on estime qu’il a un rôle à jouer. Un rôle sur lequel il est utile de réfléchir dès aujourd’hui…

Green IT

Tout bon DSI éco-responsable est tenu d’anticiper, planifier, organiser le phénomène en cours. Mais aujourd’hui, peu de DSI cherchent à faire la corrélation entre leurs décisions stratégiques en matière de technologies informatiques et la planète en danger.

Pourtant, le discours change peu à peu : dans la presse, quelques DSI prennent la parole et souhaitent convaincre du fait qu’il y a un intérêt économique à promouvoir les « green IT ». À ce titre, un universitaire américain spécialiste du sujet expliquait récemment en quoi les entreprises intelligentes pouvaient utiliser des stratégies écologiques pour innover, créer de la valeur et trouver un avantage compétitif.

Il donnait l’exemple de HP qui a su, à temps, réagir à la concurrence de quelques acteurs qui menaçaient son marché fort lucratif des cartouches d’encre pour imprimante en proposant des consommables recyclés à moitié prix. HP s’est lancé à son tour dans le recyclage de ses cartouches et en a profité pour améliorer sensiblement ses marges.

Des constructeurs rappellent aussi que certaines matières premières ne sont pas éternelles et que chercher à les récupérer après usage vaut la peine : un exemple, une tonne de cartes broyées peut être vendue jusqu’à 1 500 euros pour en valoriser l’argent, l’or et le palladium… De là, l’utilisation d’une formule choc qui semble qualifier les nouveaux alchimistes : « Turn green to gold ».

L’informatique : problème et solution ?

La prise de conscience du danger est bien là. Mais, paradoxalement, si les déchets informatiques et électroniques sont au coeur du problème car ils ont contribué à polluer la planète, ce sont sans doute les mêmes matériels électroniques qui vont aider à la rendre plus propre.

En effet, la simulation, la traçabilité et l’optimisation qui sont nécessaires pour produire, consommer et recycler plus propre reposent sur des technologies informatiques plutôt avancées…

Par Marie-Pierre Alizay, ingénieur documentaliste à Documental / Journal du Net

Lorsque la littérature s’empare de sujets techniques

La littérature semble s’être emparée depuis quelques temps de problématiques propres au monde du travail et de sujets scientifiques et techniques. Plusieurs notes de ce blog en témoignent.

Dans La Centrale, Élisabeth Filhol réalise la synthèse de ces deux tendances, en s’intéressant au quotidien des intérimaires dans les centrales nucléaires. Elle nous raconte les conséquences immédiates d’un dépassement de seuil d’irradiation lors d’une opération de maintenance pour l’un de ces travailleurs : suspension de mission, visites chez le médecin, reconstitution de l’incident…

Nous découvrons comment s’organise la vie très particulière de ces travailleurs itinérants, toujours entre deux missions, entre deux centrales, les relations qui se nouent entre eux, dans la banalité de la vie quotidienne, et dans l’exceptionnel de l’incident.

Ce sont probablement les passages les plus touchants, les plus efficaces de ce roman, ceux où l’auteur a le plus pu broder une trame fictionnelle.

Enfin, elle décrit la centrale, son fonctionnement, les réactions nucléaires en jeu, les mécanismes de sûreté nucléaire. La centrale apparaît comme un personnage à part entière ; personnalisée, elle est décrite comme un organisme vivant – « L’eau de la Loire coule dans ses veines » – mais inquiétant, « imposant mais paisible », où la menace paraît sous contrôle mais néanmoins bien présente.

Pour la description et la compréhension plus approfondies des phénomènes scientifiques ou des aspects technologiques du secteur nucléaire, nous ne pouvons qu’inviter le lecteur à compléter ses connaissances en consultant la base documentaire Génie nucléaire sur notre site. Car, bien que ces aspects soient évoqués, le cœur de ce roman reste l’humain.

Par A.M

Références : Élisabeth FILHOL, La Centrale, P.O.L., janvier 2010, ISBN 978-2-84682-342-5

Joly, Hulot, Cohn-Bendit et Bové réclament un référendum sur le nucléaire

C’est dans une tribune publiée vendredi dans Le Monde, et co-signée par chacun d’entre eux, que les candidats à la primaire d’EELV (Europe Ecologie-Les Verts) Eva Joly et Nicolas Hulot, ainsi que les eurodéputés José Bové et Daniel Cohn-Bendit, ont clarifié leur position concernant la question du nucléaire en France : « De Tchernobyl à Fukushima, il semble que nous n’ayons rien appris. Car le débat principal (…) est escamoté. Le seul débat qui devrait avoir lieu dans ce pays, c’est celui de savoir si oui ou non les Français veulent assumer collectivement (le) risque » du nucléaire, estiment les signataires.

Ainsi, les acteurs phares de la politique écologique demandent à ce que soit posée « formellement », aux français, la question suivante : « Voulez-vous renouveler le parc nucléaire national par la prolongation ou la construction de centrales ? ». « Si le non est majoritaire, la sortie progressive du nucléaire s’imposerait », ajoutent-ils.

Ils concluent :  « Nous défendons la fermeture immédiate des centrales les plus obsolètes et situées en zones à risque, comme Fessenheim, l’arrêt du chantier EPR de Flamanville et le non-renouvellement des centrales sur la base de leur durée de vie actuelle. »

Samedi, la question de la sortie du nucléaire sera abordée lors du parlement d’Europe Ecologie-Les Verts.

 

C.H.

 

Retrouvez la tribune dans son intégralité sur le site du Monde  : « Un référendum sur le nucléaire en France  ! »

 

DÉJÀ PARU :

La sûreté nucléaire en France, au centre des débats

Un audit va être réalisé sur le parc nucléaire français

Une mini-centrale nucléaire sous-marine en 2017 ?

Nucléaire : il n’y a pas de risques de prolifération avec les réacteurs actuels

Internet sera-t-il toujours aussi résilient ?

L’ENISA (European Network and Information Security Agency), agence européenne de la cyber-sécurité, vient de publier un nouveau rapport sur la résilience (cf. encadré) de l’« écosystème » des interconnexions Internet. Plus précisément, ce rapport se focalise sur l’« écosystème » complexe des couches réseaux interconnectées qui composent Internet. Il identifie un certain nombre de préoccupations et recommande le réexamen des incidents par un organisme indépendant, afin de comprendre la nature des réussites et des échecs.

Jusqu’à présent, Internet s’est montré extrêmement résilient. Même des catastrophes majeures telles que celle du « 11 septembre » n’ont eu qu’un impact au niveau local. Mais est-ce que cela va durer ? Aujourd’hui, une défaillance systémique d’Internet causerait des problèmes significatifs pour plusieurs secteurs, notamment l’énergie, les transports, les finances, la santé et l’économie.

Par ailleurs, l’indisponibilité intentionnelle et unilatérale d’Internet représente une réelle menace pour le bien-être social et économique, et peut sévèrement affecter le droit d’accès des citoyens à des informations et des services comme les récents faits saillants de la Communication commune COM(2011) 200 « A partnership for democracy and shared prosperity with the southern mediterranean » de l’Union Européenne.

Les mécanismes actuels de résilience seront-ils efficaces à l’avenir ?

Internet ne dispose d’aucun centre d’opérations réseau. Certes, son organisation ouverte et décentralisée est l’essence même de cet « écosystème » et elle est indispensable à la réussite et à la résilience d’Internet. Il reste toutefois un certain nombre de préoccupations :

  • Internet est vulnérable aux risques et défaillances techniques, aux cyber-attaques et aux perturbations simultanées. Le service pourrait être considérablement perturbé par d’autres défaillances, telles que des pannes d’électricité ;
  • la taille et la forme de l’infrastructure Internet ainsi que ses opérations au quotidien sont très mal connues ;
  • la fiabilité et l’économie peuvent interagir de façons potentiellement malveillantes, conduisant à une possible « tragédie des biens communs » pour l’« écosystème » des interconnexions.

« La stabilité d’Internet est cruciale pour l’économie des sociétés modernes. Nous devons donc vérifier que les mécanismes de résilience qui sont en place aujourd’hui seront également efficaces dans les crises qui éclateront à l’avenir », a déclaré le Professeur Udo Helmbrecht, Directeur Exécutif de l’ENISA.

Ce rapport vérifie si les mécanismes de résilience qui sont en place seront également efficaces à l’avenir. L’ENISA propose un certain nombre de recommandations pour s’en assurer comme, par exemple :

  • des études des incidents qui doivent être menées par un organisme indépendant afin de comprendre la nature des réussites et des échecs ;
  • une nécessaire recherche majeure, notamment dans le routage inter-domaines, l’ingénierie de trafic, la priorisation et la redirection de trafic, en particulier pendant une crise ;
  • de bonnes pratiques qui doivent être identifiées et respectées, notamment en ce qui concerne la fourniture de services divers (pluralisme), les pratiques d’audit et les tests indépendants d’équipements et de protocoles.

 

Définition > résilience

En informatique, la « résilience » est la capacité d’un système ou d’une architecture réseau à continuer en cas de panne ou de sollicitation extrême.

Finch, robot programmable ludique

Finch, un petit robot en plastique blanc à deux roues, ayant plus ou moins les caractéristiques physiques d’un oiseau, pourrait radicalement changer l’apprentissage en classe des élèves en informatique. Équipé de capteurs de température et de lumière, de haut-parleurs, de diodes multicolores et d’un accéléromètre sur trois axes, comme celui que l’on trouve sur la console Wii, Finch peut être facilement programmable et ainsi transformé en réveil ou en souris 3-D. Il peut aussi servir à dessiner et peut danser, parmi quelques unes de ses capacités.

« Les élèves sont plus intéressés et plus motivés lorsqu’ils sont en mesure de travailler avec un instrument interactif, et créer des programmes qui fonctionnent dans leur monde », raconte Tom Lauwers, le créateur de Finch, qui enseigne à l’Institut de Robotique de l’Université américaine de Carnegie Mellon, à Pittsburgh, en Pennsylvanie. « Nous l’avons équipé de capteurs et de mécanismes qui stimulent la vue, l’ouïe, autant de sens que possible ».

L’université prévoit d’utiliser ce robot gonflé en accessoires pour enseigner comment programmer un ordinateur aux élèves en informatique, espérant retenir l’attention de ces enfants accoutumés aux gadgets high-tech, ayant eu accès dès leur plus jeune âge à des ordinateurs perfectionnés, des consoles ou des smartphones dernier cri. Souvent, ils arrivent à l’université et se retrouvent à écrire des programmes terre à terre faisant des tâches prosaïques, ce qui pouvait être excitant il y a une vingtaine d’années lorsque les ordinateurs étaient capables de peu de choses, mais plus vraiment maintenant.

Finch, développé par la start-up de Lauwers, BirdBrain Technologies, peut être acheté en ligne pour 99 $, et supporte pour le moment les langages Java et Python, bien que d’autres langages soient en préparation. L’équipe de Lauwers travaille même sur un langage graphique permettant aux enfants d’écoles primaires de programmer Finch. Voici une petite vidéo de description, en anglais :

Par Rahman Moonzur

Déjà paru :

L’électricité pourrait aider à contrôler la polymérisation

Dans un procédé innovant appelé polymérisation radicalaire par transfert d’atomes contrôlée électrochimiquement (eATRP), les chercheurs menés par l’éminent chimiste Krzysztof Matyjaszewski, de l’Université Carnegie Mellon, à Pittsburgh, en Pennsylvanie, ont utilisé une batterie contrôlée par ordinateur pour appliquer un potentiel électrique pendant la réaction. Ils se rendirent compte que cet ajout d’électricité tirait partie de la réaction d’oxydoréduction en modérant le transfert d’électrons, leur permettant pratiquement d’avoir un contrôle en temps réel sur la réaction.

La polymérisation radicalaire par transfert d’atomes (ATRP), développée par Matyjaszewski en 1995, permet de former facilement des polymères de grande masse moléculaire en assemblant des monomères de manière contrôlée, et de faible indice de polymolécularité (un indice égal à 1 correspond à un polymère « parfait », où toutes les macromolécules le composant seraient de même longueur). Le catalyseur permettant de contrôler la polymérisation est composé d’un métal de transition, comme le cuivre, fournissant un équilibre entre une forme active (qui se propage) du polymère et une forme inactive du polymère, autrement appelée forme dormante, qui est favorisée lors de cet équilibre, supprimant de fait les réactions secondaires.

L’ATRP est utilisée dans la création de cosmétiques, de revêtements, d’adhésifs, ainsi que dans la création de matériaux intelligents, s’adaptant à leur environnement.

Oxydoréduction du cuivre

Auparavant, les problèmes d’équilibre dans la réaction étaient résolus par l’ajout d’ion cuivre I, (Cu+) servant d’activateur, pour contrebalancer l’accumulation d’ion cuivre II (Cu2+) dans la réaction d’oxydoréduction entre les deux types d’ions cuivre. Cet ajout générait des matériaux avec un niveau élevé voire toxique de cuivre allant jusqu’à 5000 ppm (parties par million, rapport de 10-6 ), difficile à abaisser sans techniques lourdes et polluantes.

« Nous avons découvert qu’en ajustant le courant et le voltage, nous pouvions ralentir et accélérer, ou même démarrer et stopper la réaction à volonté. Cela nous permettra de profiter de plus de flexibilité dans la conduite des réactions, ce qui devrait aboutir au développement de matériaux plus spécifiques et spécialisés, aux débouchés plus précis car conçus avec beaucoup plus de précision. », explique le professeur Matyjaszewski.

Cette étude n’est que le dernier maillon d’une série d’avancées faites par l’équipe du professeur Matyjaszewski, dans l’espoir de rendre leur technique d’ATRP encore plus précise et encore plus respectueuse de l’environnement, travail qu’ils sont en passe d’accomplir.

Rahman Moonzur

Déjà paru :

La protection des bâtiments contre le terrorisme pourrait passer par… un plastique !

Sarah Orton, professeur assistant de Génie Civil à l’Université du Missouri, s’est concentrée depuis quelques années sur l’utilisation du plastique à renfort fibre de carbone (CFRP), très résistant et très léger, et ayant de nombreuses applications, notamment celle de pouvoir renforcer les bâtiments en cas de tremblements de terre. « Le CFRP a été utilisé dans des régions comme la Californie depuis les années 1980 pour protéger les bâtiments des séismes, mais il a de nombreuses autres applications. Nous nous occupons actuellement des dégâts occasionnés par une attaque à la bombe. Ce polymère peut être un outil de protection des personnes », explique Sarah Orton.

Pour protéger un bâtiment d’une telle éventualité pas si improbable, le CFRP est utilisé pour augmenter la souplesse et la flexibilité des murs et des colonnes. Combiné à un point d’ancrage spécialement conçu par le professeur Orton pour le rendre plus efficace encore, il peut librement atteindre son point d’efficacité maximale plutôt que de se désolidariser du béton.

Le CFRP peut être utilisé pour protéger un mur entier d’une explosion. En collaboration avec l’armée américaine, l’équipe a étudié différentes manières d’employer le polymère, puis a testé la résistance de leurs dalles de béton renforcées à l’aide d’explosifs. La protection était réelle lorsque le CFRP était superposé et correctement ancré, et pourrait même être sensiblement améliorée en ajoutant à la dalle une plaque d’acier. Comme souvent, le prix reste pour le moment un frein au développement de cette technique, en dehors de constructions antisismiques.

Rahman Moonzur