La main invisible de la radioactivité

Prenez un phénomène invisible, et donc nécessairement mystérieux : la radioactivité. Dotez-le d’une unité de mesure dont personne ne connaît la définition : le becquerel, et d’une unité de « dommage aux êtres vivants », encore moins accessible au commun des lecteurs de journal : le sievert (et ses sous-multiples le millisievert et le microsievert). Annoncez alors que vous avez détecté des becquerels ici, ou que telle population a pris tant de microsieverts là. Résultat assuré : quelle que soit la valeur mesurée, une large partie de vos interlocuteurs va penser qu’il y a du danger.

La radioactivité a beau être un processus connu depuis un siècle, la Commission Internationale sur la Protection Radiologique a beau exister depuis 1928, les Nations Unies ont beau avoir créé en 1955 une commission spéciale chargée de documenter les effets de la radioactivité et de produire des rapport sur ce sujets, la méfiance est de mise dès qu’un soupçon de rayonnement ionisant se profile à l’horizon, alors que pourtant, ici comme ailleurs, c’est la dose qui fait le poison. Et de fait, la radioactivité est une nuisance parfaitement négligeable dans tous les processus qui font mourir prématurément nos semblables, et cela resterait vrai si la production nucléaire devait être multipliée par 10 sur terre.

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Le blog Manicore

Un nouveau modèle de mesure du carbone dans l’eau

Un nouveau modèle permettrait aux scientifiques, en pistant le carbone, d’estimer les sources et les pertes de carbone organique dans les eaux de surface américaines, c’est-à-dire comprenant les eaux courantes (cours d’eau : rivières, canaux) et les eaux stagnantes ou plans d’eau (lacs, retenues de barrage, étangs…), dans le but d’en étudier l’impact sur la hausse du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Les travaux ayant inspiré ce modèle indiquent que les ruisseaux se trouvent aussi bien au début qu’à la fin de la vie de ce carbone organique, à l’échelle régionale et continentale.

L’étude pointe du doigt la photosynthèse des algues dans les ruisseaux, qui serait le principal contributeur de carbone organique des rivières américaines, et la source la plus importante de carbone organique dans les eaux côtières allant du bassin du Mississippi jusqu’au Nord Ouest du Pacifique. Les sources de carbone terrestre, comme celui provenant des forêts ou des zones humides, sont dominantes dans toutes les eaux côtières, incluant les eaux de l’Atlantique Nord, de l’Atlantique Sud, du Golfe du Mexique ou encore les Grands Lacs.

Les résultats fournissent également des estimations sur la quantité de carbone organique charrié par les ruisseaux et donc retiré de la colonne d’eau, colonne conceptuelle importante dans les études environnementales, allant de la surface aux sédiments du fond, permettant d’y effectuer tout un panel de mesures chimiques, de pH, de température, de salinité… Le carbone éliminé se retrouve aussi bien dans les sédiments sur un très long laps de temps qu’oxydé et retourné dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone. Le destin spécifique de ce carbone n’est pas quantifié dans ce nouveau modèle.

Les conclusions de l’étude se sont appuyées sur l’emploi d’un modèle de bilan massique hydrologique basé sur un suivi de près de 1125 courants, et sur l’estimation de l’apport en carbone aux ruisseaux par la productivité primaire, liée à la photosynthèse.

Rahman Moonzur

[Vidéo] Crash Rio-Paris : les deux boîtes noires repêchées

La deuxième boîte noire, contenant les conversations de l’équipage dans le cockpit (le CVR ou « Cockpit Voice Recorder ») de l’Airbus d’Air France accidenté en 2009 au large du Brésil, a été localisée à une dizaine mètres du premier enregistreur et repêchée lundi soir.

Elle est « entière » et « en bon état », a indiqué le directeur du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA), chargé de l’enquête technique de la catastrophe. « La boîte noire est entière. Le châssis, le module et même le cylindre de balise sont là. Globalement, l’aspect extérieur du boîtier est correct, en bon état », a précisé ce dernier.

Dimanche dernier, la première boîte noire (« Flight Data Recorder » ou FDR), contenant tous les paramètres du vol, avait été localisée et remontée hors de l’eau, à bord du navire Ile-de-Sein par le robot Remora 6 000.

Grâce à cette découverte, la lumière va peut-être pouvoir être faite sur le crash de l’Airbus A330-203 du vol AF447 qui s’était abîmé dans l’Atlantique sud le 1er juin 2009 – faisant 228 morts dont 72 Français. « Si on arrive à lire les deux enregistreurs, on arrivera à comprendre ce qui s’est passé », a expliqué le directeur du BEA.

Un bras terminé par une pince du robot sous-marin Remora 6  000 saisit le module pour le placer dans un panier et le remonter à la surface.

Les mémoires seront-elles lisibles ?

Après deux ans dans l’eau de mer, rien n’indique que les données du FDR et du CVR seront exploitables. Prévues pour résister un mois à 6 100 mètres de profondeur, celles-ci auront passées près de 22 mois à 3 900 mètres de profondeur.

Jean-Paul Troadec, directeur du BEA, semblait pourtant confiant à la découverte du premier module : « Le boîtier a l’air en bon état physique. Nos experts nous disent que nous pouvons espérer pouvoir lire ces données. » La porte-parole du BEA se montre toutefois plus nuancée :  « Une chose est claire, c’est que même si la boîte n’a pas l’air endommagée, on ne peut pas se prononcer sur son fonctionnement tant qu’on ne l’a pas ouverte. Cela demande des équipements extrêmement pointus. L’analyse ne peut se faire qu’à Paris. »

Les modules mémoires, placés sous scellés et immergés dans de l’eau douce pour les conserver le plus possible dans leur état actuel, seront transportés d’ici 8 à 10 jours au BEA, au Bourget, près de Paris, où ils seront dépouillés par des experts.

 

C.H.

 

Déjà paru :

Vol AF447 : un navire d’Alcatel-Lucent choisi pour remonter l’épave

 

La découverte, en images, de la première boîte noire (reportage du BEA) :

 

Découverte de la deuxième boîte noire :

 

Boîte noire : comment ça marche ?

Les boîtes noires, en fait de couleur orange, sont étudiées pour résister à de fortes pressions, 6 000 mètres sous l’eau pendant un mois, et des températures pouvant atteindre 1 000 degrés C. Les cartes mémoire électronique qu’elles contiennent sont en revanche plus fragiles.

La première boîte ou FDR flight data recorder » )  comprend un support qui centralise et compacte les données, un bloc mémoire ainsi qu’un émetteur radio. Elle enregistre tous les paramètres électroniques, jusqu’à un millier sur les avions les plus modernes. Vitesse, altitude, cap magnétique, état des moteurs, fonctionnement du pilotage automatique, des commandes de vol, pressurisation, température… sont enregistrés toutes les secondes. Le FDR Honeywell 4700 de l’A330 d’Air France peut stocker dans la mémoire statique 1 300 paramètres des 25 dernières heures de vol.

La seconde boîte noire ou CVRcockpit voice recorder ») enregistre en boucle, tout l’environnement acoustique du poste de pilotage, pour une durée maximale de 120 minutes d’enregistrement ou une demi-heure en haute qualité. Cela inclue les conversations entre les pilotes mais aussi avec les contrôleurs. Avec les nouvelles technologies, le moindre son peut être analysé : bruit des moteurs en arrière-plan, sons extérieurs, pluie, orage, choc sur la carlingue, etc.

La balise à déclenchement automatique est intégrée à chaque boîte noire. Elle permet de les récupérer. Leur autonomie dépasse rarement un mois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence Google I/O 2011 : lancement de Chromebook et accès aux services offline

Chromebook

Lors de la conférence Google I/O 2011 des développeurs de la compagnie de Mountain View, tenue à San Francisco ce mercredi, Google a annoncé la venue d’une nouvelle génération d’ordinateurs portables, uniquement basés sur le système d’exploitation Chrome OS. Ce nouveau laptop, d’ores et déjà baptisé « Chromebook », possèdera une interface entièrement basée sur le navigateur Web de Google, Chrome, ce qui veut dire en d’autres termes que tout ce qui pourra se faire avec un Chromebook se fera sur et à travers internet.

En collaboration avec Acer et Samsung

Google s’est associé aux constructeurs informatiques Acer et Samsung pour la construction matérielle du hardware, chacun de ces constructeurs étant à même de produire un netbook. Le modèle du Taïwanais Acer se basera sur un processeur Intel Atom dual-core, équipé d’un écran HD de 11,6 pouces, d’une batterie assurant six heures d’autonomie, d’un boot instant-on (la possibilité de booter presque instantanément), pour un poids n’excédant pas les 1,4 kilos. Il pourra être équipé du Wi-fi ou d’une fonction 3-G en fonction des modèles, et son prix d’appel sera d’environ 350 dollars.

Le modèle du constructeur Samsung est assez similaire, bien que disposant d’un écran un peu plus grand (12,1 pouces). Le Chromebook du Coréen pèserait lui un peu moins du kilo et demi, reposant sur le même processeur Intel Atom dual-core, et posséderait les même ports USB et slots pour cartes SD que le modèle d’Acer. Il devrait par contre bénéficier d’une autonomie très largement supérieure à celle de son concurrent direct, puisque la batterie devrait lui permettre de tenir huit heures et demie. Son prix de lancement devrait être de 430 dollars pour le modèle Wi-fi, et de 500 dollars pour la version 3-G.

Dans la lignée du prototype CR-48

La précédente incursion de Google dans ce domaine s’était faite l’année dernière avec le lancement pour les développeurs et testeurs de 60 000 laptops CR-48, uniquement dédiés au web, dont le programme pilote a compté plus d’un million de participants, dans le but de collecter les retours et critiques. Le feedback, globalement positif, a servi de base pour le Chromebook. Le seul vrai point noir concernait le pavé tactile, le « touchpad », qui aurait été totalement retravaillé et remanié pour le Chromebook, annonce faite par le vice-président de Google Chrome, Sundar Pichai, devant son parterre de développeurs.

Jailbreaking

Dans un clin d’oeil amusé et amical qu’il leur a adressé, le vice-président Pichai a aussi expliqué que le Chromebook viendrait sur le marché avec un mode « Jailbreak » complet leur permettant de toucher au noyau. Ce jailbreak, ou débridage, permet d’outrepasser les restrictions systèmes, généralement grâce à une élévation des privilèges, autorisant ici des modifications du kernel, du noyau du système d’exploitation, ouvrant des possibilités relativement grandes.

Le portable Chromebook sera disponible et mis en vente sur les sites Amazon.com et Bestbuy.com dès le 15 juin prochain, pour le public américain, mais sera aussi disponible dans un petit panel de pays privilégiés, dont la France. Les Anglais, Espagnols, Allemands, Italiens et Hollandais pourront aussi en bénéficier.

Tout-web ?

On peut par contre être sceptique quant au tout-web, bien que cela semble séduisant. Qu’en sera-t-il lorsque le wi-fi sera lent, dans un endroit public ou lors d’un simple ralentissement ? Cela pénalisera la navigation web, comme pour tout ordinateur, mais aussi la plus simple consultation de documents.

Gmail, Google Docs et Google Agenda disponibles… hors-ligne

C’est probablement avec cette idée en tête que la conférence Google I/O s’est aussi orientée sur un autre point important et innovant : la possibilité bientôt de pouvoir accéder à certains services Google… sans être connecté à internet. Pichai a notamment révélé que Google utilisait déjà depuis quelques mois en interne les versions offline de la messagerie Gmail, de la solution programme Google Documents et de l’application Google Agenda. Le grand public pourra accéder à cette fonctionnalité dans le courant de l’été 2011.

Par Moonzur Rahman

Déjà paru : les Instantanés Techniques sur GOOGLE

Un système de transmission de données ultra-rapide développé en Italie

Les chercheurs de l’Institut Tecip de la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise, ainsi que ceux du Laboratoire National de Réseaux Photoniques du Cnit (Consortium National Interuniversitaire pour les Télécommunications), ont mis en place, dans le cadre d’une collaboration avec le géant des télécommunications Ericsson, le premier système de transmission cohérente au monde fonctionnant à 448 Gbit/s sur double porteuse optique.

Le nouveau système permettrait de transmettre en quelques minutes une quantité de données équivalente à 20 films en HD ou 500 films en qualité standard d’un bout à l’autre de la planète, et en l’espace d’une seule seconde, on pourrait effectuer 22 500 connexions ADSL de 20 Mbit/s, 7 millions d’appels vidéo ou encore 100 millions d’appels audio standards. « Nous avons quadruplé le record précédent pour les infrastructures commerciales qui était de 100 Gbit/s », explique l’ingénieur Luca Poti, responsable de l’aire de recherche du Cnit. « En exploitant les potentiels d’une technologie mature comme l’électronique couplés avec les capacités de transmission de la photonique, nous sommes parvenus à améliorer les prestations du système en fibre optique qu’Ericsson utilise comme support pour son réseau de téléphonie mobile, atteignant ainsi ces vitesses extraordinaires ». En clair, avec ce nouveau système, les informations sont assemblées au niveau électronique puis transmises sous forme de signal lumineux à travers un câble optique sur des centaines de kilomètres, sans interférence ni perte de qualité.

La découverte, signée par Ericsson et la Sant’Anna, ne créera pas de nouveaux services mais permettra d’améliorer nettement les performances des systèmes en fibre optique déjà utilisés dans le milieu industriel. Cette solution permettra non seulement les connections entre les machines, mais aussi de relier entièrement les centres de triage de données. Ce qui aurait pour conséquence d’augmenter drastiquement la capacité de ces noeuds et ainsi les services mis à disposition du client.

Concrètement, pour l’utilisateur final, cette innovation technologique se manifesterait donc par une diminution, ou du moins une non-augmentation du coût. Dans le cas de la téléphonie mobile par exemple, l’augmentation du trafic de données, lié aux appels vidéo et à la navigation internet sur les portables, a nettement augmenté la consommation et nécessiterait bientôt un agrandissement des infrastructures. Le système, développé à Pise, permettrait de ne pas intervenir sur la physique de ces appareils et, à coût égal, d’en augmenter la vitesse de connexion. La nouvelle technologie mise au point par les chercheurs italiens pourrait s’appliquer dans de nombreux domaines, et elle pourrait aussi permettre par exemple d’améliorer les connexions internet. Dans les prochains mois, elle sera testée sur des segments de réseau installés à travers le monde pour ensuite devenir un produit du portefeuille d’Ericsson.

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66662.htm

 

Déja paru :

La protection des bâtiments contre le terrorisme pourrait passer par… un plastique !

Sarah Orton, professeur assistant de Génie Civil à l’Université du Missouri, s’est concentrée depuis quelques années sur l’utilisation du plastique à renfort fibre de carbone (CFRP), très résistant et très léger, et ayant de nombreuses applications, notamment celle de pouvoir renforcer les bâtiments en cas de tremblements de terre. « Le CFRP a été utilisé dans des régions comme la Californie depuis les années 1980 pour protéger les bâtiments des séismes, mais il a de nombreuses autres applications. Nous nous occupons actuellement des dégâts occasionnés par une attaque à la bombe. Ce polymère peut être un outil de protection des personnes », explique Sarah Orton.

Pour protéger un bâtiment d’une telle éventualité pas si improbable, le CFRP est utilisé pour augmenter la souplesse et la flexibilité des murs et des colonnes. Combiné à un point d’ancrage spécialement conçu par le professeur Orton pour le rendre plus efficace encore, il peut librement atteindre son point d’efficacité maximale plutôt que de se désolidariser du béton.

Le CFRP peut être utilisé pour protéger un mur entier d’une explosion. En collaboration avec l’armée américaine, l’équipe a étudié différentes manières d’employer le polymère, puis a testé la résistance de leurs dalles de béton renforcées à l’aide d’explosifs. La protection était réelle lorsque le CFRP était superposé et correctement ancré, et pourrait même être sensiblement améliorée en ajoutant à la dalle une plaque d’acier. Comme souvent, le prix reste pour le moment un frein au développement de cette technique, en dehors de constructions antisismiques.

Rahman Moonzur

Comment se mettre en conformité avec la réglementation NF-e

« Il est presque impossible pour un système ERP d’anticiper toutes les réglementations gouvernementales en cours d’élaboration dans le monde entier », déclare David Cottongim, directeur du service Finance Applications and Development chez Sony DADC, fournisseur de technologies et de solutions dans le domaine des supports optiques. Pourtant, « une société internationale doit pouvoir adapter ses processus de manière agile et avec une incidence minimale sur son infrastructure informatique », poursuit David Cottongim dont la société a dû se se mettre en conformité avec les obligations de la réglementation NF-e (Nota Fiscal Eletronica) du gouvernement brésilien.

Le Brésil, huitième puissance économique du monde, exige en effet une confirmation numérique de la réception des documents fiscaux pour la plupart des marchandises, avant que celles-ci puissent être expédiées dans le pays. Selon le ministère brésilien des Finances, plus de 1,8 milliard de documents NF-e ont été émis au Brésil, couvrant plus de 39 000 milliards de dollars de marchandises. Plus de 400 000 sociétés du monde entier doivent respecter les réglementations NF-e brésiliennes.

Concrètement, la nouvelle loi impose à toutes les entreprises opérant au Brésil, d’établir leurs factures au format électronique XML et de les faire valider par le Ministère des Finances (Ministerio de Fazenda ou SEFAZ) avant que le transport des marchandises ou la prestation de services n’ait lieu. Après validation de la facture, le SEFAZ génère une lettre d’autorisation, matérialisée par un code à barres. Chaque envoi est associé à un document spécifique – le DANF-e (Digitally Authorised NF-e) – qui se présente sous la forme d’un bon d’expédition sur lequel figure clairement ce code à barres. En cas de non-respect de ladite procédure, les entreprises contrevenantes sont soumises depuis la fin 2010 à une pénalité. Sachant que la plupart des ERP ou autres systèmes informatiques de gestion d’entrepôt et de logistique n’ont pas été conçus pour répondre à cette nouvelle réglementation, les entreprises ayant une activité au Brésil doivent impérativement mettre à jour leurs systèmes informatiques pour s’y conformer.

Les cinq étapes du processus de la réglementation NF-e

L’an dernier, Sony DADC a donc fait l’acquisition d’iBOLT, de Magic Software Entreprises, en vue de se mettre en conformité avec les obligations de la réglementation NF-e, mais, depuis, il a étendu son utilisation à d’autres domaines. Pour Sony DADC et de nombreuses entreprises, le défi qui consiste à adapter ses systèmes d’information pour répondre aux exigences des différentes réglementations gouvernementales existant dans le monde, met en évidence la nécessité d’une plateforme d’intégration telle qu’iBOLT. Cette solution qui permet d’émettre des documents NF-e et de gérer les demandes et les reçus DANFE, est également capable de se connecter aux ERP et d’orchestrer l’ensemble du processus automatisé, relatif aux documents NF-e.

iBOLT gère les cinq étapes du processus de la NF-e :

  • 1°) Le vendeur sollicite auprès des autorités du Ministère des Finances (SEFAZ)  une demande d’autorisation de NF-e, qu’il va signer électroniquement. Il crée une
  • « nota fiscal dans son ERP qu’iBOLT convertit au format XML demandé par le SEFAZ et l’envoie sur le réseau de de Magic Software. Là, elle est traitée, signée électroniquement, sa conformité est validée et elle est transmise en temps réel aux serveurs du SEFAZ pour approbation ;

  • 2°) Après approbation de la signature digitale, le SEFAZ enregistre la demande et accorde une autorisation de NF-e au vendeur. Le vendeur est maintenant en mesure d’expédier ses marchandises. L’autorisation transmise par le SEFAZ est envoyée automatiquement à iBOLT qui la répercute dans l’ERP et/ou le WMS en validant le bon de commande en attente, ce qui a pour conséquence d’autoriser l’envoi des marchandises. Le processus est terminé pour le vendeur ;
  • 3°) L’administration fiscale contrôle les marchandises et vérifie la NF-e puis envoie une demande de validation de DANF-e (Digitally Authorized NF-e) au SEFAZ qui la lui retourne au format électronique ;
  • 4°) Les marchandises sont expédiées à l’acheteur. ;
  • 5°) Dès la livraison, l’acheteur valide la NF-e et informe le SEFAZ de la bonne réception des marchandises. Si, pour une raison ou une autre, le SEFAZ n’est pas joignable, le système génère un document DANFE temporaire qui devra par la suite être enregistré auprès du SEFAZ.

« Le processus tout entier se déroule de façon rapide et sécurisée, en parfaite harmonie avec notre logiciel de gestion », commente Gilberto Talaquia, directeur de Conquest Soft Drinks (Refrigerantes Conquest). « Nous avons choisi iBOLT car cette solution répond efficacement à nos besoins. Ce projet faisait partie d’une stratégie recommandée par notre fournisseur d’ERP, qui consistait à émettre les documents NF-e à l’aide d’un outil d’intégration. Maintenant nous pouvons même utiliser iBOLT pour intégrer d’autres processus dans notre société, par exemple entre les lecteurs optiques d’étiquettes utilisés dans l’industrie alimentaire et notre système d’information centralisé. » 

L’architecture logicielle système au cœur du test automatique

Le rôle du logiciel dans le test automatisé a pris une ampleur considérable. Dans les faits, les coûts de développement logiciel sont fréquemment deux à dix fois plus élevés que celui des équipements dans la plupart des systèmes de test actuels. La répartition au sein de nombreux départements de test reflète cette tendance qui consiste à employer davantage d’ingénieurs logiciels que d’ingénieurs matériels. En réponse à l’augmentation des coûts de développement logiciel et à l’accélération des cycles de développement des produits, de nombreuses sociétés mettent aujourd’hui l’accent sur la conception d’une architecture logicielle système robuste, afin d’optimiser la longévité et la réutilisation de leurs investissements logiciels. En fait, une enquête menée en 2010, par National Instruments auprès des responsables de test, a révélé qu’une attention accrue portée aux logiciels système arrivait en deuxième position des principales stratégies visant à accroître l’efficacité de leur processus de développement de test en 2011. Une tendance confirmée dans le rapport annuel « Perspectives du test automatique » que National Instruments vient de publier.

La plupart des sociétés s’éloignent des architectures logicielles monolithiques qui contiennent souvent du code figé et des appels d’accès directs aux drivers d’instruments. A l’inverse, elles recherchent des architectures logicielles modulaires sous la forme d’éléments distincts et néanmoins étroitement intégrés en ce qui concerne les logiciels de gestion de test, logiciels d’application et logiciels drivers. Ce type d’architecture permet aux ingénieurs d’employer les meilleurs outils pour chaque domaine et de choisir entre les outils « sur étagère » et les outils développés en interne à chaque niveau. Une tendance significative est l’extension de la modularité au niveau de chaque couche de l’architecture logicielle, notamment avec l’utilisation accrue de modèles de processus, de bibliothèques de modules de code et de couches d’abstraction matérielle.

Plusieurs modèles de processus pour différentes lignes de produits

Le logiciel de gestion de test définit le flux élémentaire d’automatisation et de séquencement d’un système de test. Ce modèle de processus est une technologie cruciale en raison de son rôle dans la séparation des tâches de test des autres tâches, ce qui permet aux ingénieurs de standardiser et de gérer facilement ces dernières sur différentes séquences et stations de test. Les tâches sans rapport avec le test comprennent majoritairement la connectivité avec l’entreprise pour les entrées de données, l’enregistrement des données dans une base qualité, la communication avec l’atelier et la génération de rapports de test. Avec ce framework modulaire, les entreprises peuvent disposer de quelques modèles de processus qu’elles peuvent mettre en œuvre sur différentes lignes de produits et sur des centaines de testeurs déployés, voire davantage. Le modèle de processus simplifie également les modifications apportées aux fonctions non liées au test dans une station de test, sans pour autant avoir d’incidence sur les tâches de test, réduisant ainsi le temps nécessaire à l’actualisation des stations de test déployées. Par exemple, les ingénieurs peuvent rapidement modifier le flux d’exécution d’une station de test en fonction de la demande du marché en changeant de modèles de processus (tests séquentiels, par lot ou parallèles).

Succès des bibliothèques de code de test réutilisables

La couche du logiciel d’application est aussi importante car elle a un impact direct sur les tâches liées au test d’un système. De nombreuses entreprises se sont tournées vers le développement de code de test modulaire ou « modules de code ». Appelés par les logiciels de gestion de test, ces modules effectuent les mesures et analyses utilisées afin de déterminer l’état réussite/échec d’un pas de test. De nombreux modules de code remplissent des fonctions d’E/S similaires sur différents types de produits sous test (DUT), et constituent donc un domaine essentiel pour la réutilisation et les responsabilités de développement distribué avec des méthodes de développement en équipe. Récemment, l’industrie a vu un nombre croissant de sociétés adopter des bibliothèques de code de test réutilisables et davantage d’outils de contrôle de code source (SCC).

De nombreux fournisseurs de logiciels d’application assurent désormais l’intégration avec les outils SCC et proposent des caractéristiques avancées telles que la différenciation-fusion pour répondre à cette tendance relative au développement de logiciels de test. Certaines entreprises ont même mis en place des directives afin de garantir un certain niveau de réutilisation et de développement en équipe pour éviter de réinventer la roue et de devenir trop dépendantes d’un seul et même développeur pour toute la connaissance relative au développement du code.

En outre, les sociétés intègrent de plus en plus de logiciels de gestion des exigences dans la couche des logiciels d’application. Cela permet un suivi précis de la couverture de test par rapport aux exigences de conception, ce qui est critique au sein des industries fortement régulées. De nouveaux logiciels de traçabilité des exigences offrent un lien entre les logiciels d’application et les environnements de gestion des exigences, comme Telelogic DOORS, afin de réduire considérablement le temps passé à tracer la couverture des exigences dans le développement des systèmes de test.

Couche d’abstraction matérielle : Deux approches de conception

Un dernier élément de l’architecture logicielle système est de plus en plus demandé et utilisé : il s’agit de la couche d’abstraction matérielle (HAL). Cette dernière se trouve dans la couche du driver de l’architecture logicielle système, entre le logiciel d’application et le matériel d’instrumentation, ce qui réduit le temps et les coûts associés à la migration ou à l’actualisation des systèmes de test. Deux approches permettent de concevoir une couche d’abstraction matérielle : l’approche centrée sur l’instrument et l’approche spécifique à une application. En ce qui concerne l’interface de programmation d’applications (API) centrée sur l’instrument, cette approche permet de définir un « standard » commun interne pouvant être utilisé sur plusieurs types de DUT.

Les instruments IVI (Interchangeable Virtual Instruments), couche d’abstraction matérielle standard, ont une approche d’abstraction centrée sur l’instrument. À savoir, les applications de test de plus haut niveau appellent une API centrée sur l’instrument, ce qui fait que tous les instruments se ressemblent (par exemple, IviScope Configure AcquisitionType). Dans une approche spécifique à une application, les applications de test appellent une API spécifique à une application qui correspond au type de test qui doit être réalisé (un test de LED par exemple). Une couche d’abstraction matérielle est une méthode qui a fait ses preuves pour développer et maintenir un système de test faiblement couplé. Elle gère mieux les décalages entre les cycles de vie des produits et de l’instrumentation de test, et évite le code de test fortement couplé avec l’instrumentation de test. Coupler faiblement le code de test et l’instrumentation de test améliore la conception globale d’un système, tout en le rendant plus facile à maintenir et plus évolutif tout au long de sa durée de vie.

Étendre la modularité de l’architecture système à la couche logicielle apporte davantage de flexibilité et fournit un framework permettant de développer des stratégies de gestion de cycle de vie complexes. Ces stratégies permettent de réduire les temps de développement logiciel et de limiter les problèmes d’obsolescence en facilitant la gestion de sujets tels que le calendrier de lancement des caractéristiques, les mises à jour de systèmes ainsi que les prévisions d’insertion de l’instrumentation et des technologies conclut National Instruments.

 

Déjà paru :

 

DIAPORAMA – Concours Lépine : l’environnement, grand vainqueur 2011

C’est un ingénieur à la retraite de 77 ans, qui s’est vu remettre le plus haut prix, le prix de la Présidence de la République, du concours Lépine qui fêtait cette année ses 110 ans.

Déjà récompensé en 1999 pour sa foreuse à marteau oscillant, c’est une invention d’une toute autre nature qui lui a valu cette fois les faveurs du jury : un procédé de pompage des hydrocarbures en milieu marin profond.

André Boniface a eu l’idée de ce dispositif anti-pollution suite à la marée noire provoquée par la catastrophe de la plateforme pétrolière BP DeepWater Horizon dans le golfe du Mexique (Louisiane), en 2010.

Outre cette invention, les questions énergétiques et environnementales ont tenu le haut du pavé de cette 110e édition, avec l’attribution du troisième prix à un inventeur belge de 15 ans pour son groupe électrogène écologique.

Le deuxième prix (la médaille d’or) a été remis à Jacques Pitoux pour son « manège » à café, qui permet d’utiliser toutes les dosettes vendues sur le marché. L’inventeur avait déjà reçu le deuxième prix du concours en 1997 pour son dispositif d’ouverture des huîtres.

Le presse-purée à lame hélécoïdale

En 1931, Jean Mantelet dévoile au Concours Lépine son presse-purée à lame hélécoïdale. L’engin l’emporte haut la main, séduit les ménagères de tous âges et devient, quelques années plus tard, le fleuron de la société Moulinex, née de son succès.

Lancé en 1901 par le préfet de police Louis Lépine, lui-même inventeur (on lui doit le rond-point giratoire, le permis de circuler et la limitation de vitesse), le Concours Lépine récompense chaque année des innovations destinés à faciliter la vie au quotidien. Le moulin à café, le presse-purée ou encore le fer à repasser à vapeur sont parmi les célèbres inventions à avoir été mises sur le marché en partie grâce au concours.

 

 

 

 

 

C.H.

André Boniface et son dispositif de pompage des hydrocarbures en milieu marin profond

La médaille d’argent est allée à Célestin de Wergifosse, 15 ans, pour son « Éco-groupe », un groupe électrogène mobile qui n’émet pas de CO2 grâce à ses panneaux solaires, son éolienne et sa dynamo.

L’Oxybar est un bar à oxygène inventé par le Dr Jean-Guillaume Laurent et Nathalie Ramet. Il propose de respirer des huiles essentielles émulsionnées dans de l’eau, en présence d’oxygène.

Le « Freezcube », crée par Alain Elba, indique les ruptures de la chaîne du froid au congélateur. Il permet ainsi d’éviter de consommer des surgelés avariés. La couleur rouge signifie qu’il faut jeter les aliments, la couleur bleu, qu’il reste 14 jours de consommation.

La « Lumipouss » est un luminaire avec des plantes naturelles installées dans un pot, l’ampoule basse consommation favorisant le développement des végétaux. Une invention de Sophie Fiacre.

Inventé par Jacques et Michel Pitoux, le « Manège à café » est une machine à café compatible avec 6 modèles de dosettes différents.

Ce décapsuleur nommé « Ezbotop » permet, d’un seul geste et d’une seule main, de récupérer la capsule et de verser le contenu de la bouteille.

 

Le « Magic Huître » est un appareil électroménager conçu pour ouvrir les huîtres rapidement et en toute sécurité. Une fois l’huître posée sur le socle, elle ressort ouverte et non abîmée. Une invention de Cédric Cautard et Jacques Pitoux.

Ce petit appareil de poche, inventé par Didier Antile, permet de trier et de récupérer facilement la petite monnaie, d’un seul doigt.

Samuel Renouard, un Vannetais âgé de 32 ans, est l’inventeur d’un porte-assiettes qui devrait faciliter la vie des serveurs.

Le « Top-braille », vainqueur du Concours Lépine 2010, est un appareil de poche permettant la lecture instantanée en braille ou en vocal de n’importe quel texte imprimé, en 7 langues différentes.

Gaz de schiste : « Il y a des risques de contentieux »

Pourquoi avoir présenté une proposition de loi contre les gaz de schiste ?

Le principe d’extraction des gaz de schiste consiste à faire un forage traditionnel vertical, et après, à 2000 ou 3000 mètres, un forage horizontal où on fait exploser les gaz de schiste avec de la pression. Quand on tombe sur des roches où il y a une faille, on ne sait pas où vont remonter l’eau et les adjuvants. Est-ce qu’ils vont se séparer de l’eau ou pas, est-ce qu’ils vont recréer des agrégats qui sont des sources de pollution ou pas? Compte tenu de l’état de nos informations aujourd’hui, je me suis dit qu’il était très dangereux d’autoriser l’exploitation. On ne peut pas faire les choses n’importe comment, en créant des dommages irréversibles en matière d’environnement, de paysage, de pollution dess nappes phréatiques et du reste. Ma proposition de loi a deux volets : abrogation des permis existants et interdiction d’exploration et d’exploitation.

Pourquoi décréter l’urgence sur cette question ?

Pour ne pas rester en situation de vide juridique. Sans l’urgence, le texte ne serait pas voté à la fin de l’année. Avec l’urgence, on l’étudie dès le 10 mai, il passe au Sénat dans le mois qui suit et le droit sera dit avant l’été. Plus on a des fragilités juridiques, plus on a de risques de contentieux. À partir du moment où on laisse à une entreprise la capacité d’explorer en leur disant qu’ils n’auront pas la capacité d’exploiter, on risque de s’ouvrir des contentieux dans tous les sens.

Une mission d’information doit rendre un rapport d’étape en fin de semaine. En connaissez-vous le contenu ?

Non. En revanche, j’ai demandé au Premier ministre qu’on prolonge la mission d’expertise. J’avais reçu des membres de cette mission. Les ingénieurs des mines chargés de cette inspection nous ont dit que le délai de trois mois était très court pour faire un vrai travail de qualité. Dans la mesure où la loi sera votée et qu’on interdit tout, autant se donner le temps de faire une expertise scientifique la plus fine possible.

François Fillon n’exclut pas d’autres permis d’exploitation avec d’autres techniques. Qu’en pensez-vous ?

Il ne faut surtout pas faire de l’obscurantisme. Ce qui est dangereux, aujourd’hui, c’est la technique. La fracturation hydraulique telle qu’elle est présentée n’est pas rassurante. La mission doit montrer quels sont les risques réels. Peut-être que d’autres technologies vont évoluer dans le temps et nous permettre d’extraire des gaz ou des huiles sans risque environnementaux. Ce n’est pas le cas pour le moment.

Des forages étaient prévus à partir du 15 avril en Seine-et-Marne, dont certains n’utilisaient pas la technique de fracturation hydraulique. Seront-ils maintenus ?

Non, ils seront abrogés. Pour l’exploration, les industriels font un puits comme pour extraire du pétrole. C’est à partir de ce premier puits vertical qu’ils vérifient la présence de gaz ou d’huile de schiste. S’ils en découvrent, ils utilisent la fracturation hydraulique avec le système d’injection à pression pour exploiter. Je préfère qu’on bloque tout pour qu’on ne soit pas dans l’ambiguité. Autoriser une entreprise à explorer et pas à exploiter, c’est un marché de dupes.

Dans un contexte d’énergie chère et de dépendance énergétique très forte, va-t-on pouvoir se passer des gaz de schiste ?

Ça aurait pu être une solution, mais on ne peut pas le faire n’importe comment. Le principe de précaution se trouve dans la charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle. Il est précisé qu’on doit pouvoir bloquer ou interdire un projet en amont tant qu’on n’a pas démontré qu’il n’y avait pas de risque importants de pollution. Si on me fait la démonstration qu’il n’y a aucun risque, on pourra rediscuter, mais on le fera d’autant mieux qu’on aura bloqué les choses. Ce que la loi fait, une autre loi pourra toujours le défaire. Toute autre technique peut demander un permis, après, on l’accorde ou pas.

Vous êtes député de Seine-et-Marne. Est-ce que cela a joué ?

Le fait d’être élu de ces territoires me rend plus sensible. J’ai déposé ma proposition de loi après avoir entendu les élus, les maires. À partir du moment où les travaux vont commencer sur votre circonscription, vous vous y intéressez, je ne suis pas le seul, tous les parlementaires concernés s’y sont intéressés. On ne va pas jouer les apprentis sorciers. Il faut que les études soient prolongées, qu’elles soient scientifiquement incontestables, transparentes et accessibles à l’opinion publique. Compte tenu de la sensibilité qu’il y a sur ce sujet, il faut jouer la transparence totale.

Les permis d’exploration ont été donnés par le ministère de l’Environnement. N’y a-t-il pas eu un problème de communication ?

Je suis d’accord, c’est ça qui a brouillé le message. Ce qu’on a autorisé, ce sont des forages conventionnels. Mais si on explore, c’est dans le but de trouver, et d’exploiter. Le plus simple aurait été de ne pas donner les permis, ça aurait évité de faire une proposition de loi pour abroger les permis qui ont été donnés.

 

Interview de Christian Jacob pour Metro

 

DÉJA PARU :

Gaz de schiste : Fillon veut « tout remettre à plat »

L’exploitation des gaz de schiste plus polluante que celle du pétrole ou du charbon ?

Le gaz de schiste, au premier plan de l’actualité

Un robot chinois précieux dans la gestion des accidents nucléaires

Face aux évènements survenus au Japon, la Chine a ralenti le rythme du développement de son énergie nucléaire. Le pays a suspendu temporairement la ratification de nouveaux projets en la matière et entreprend également un contrôle des centrales nucléaires en construction. Mr Feng Yi, vice-secrétaire général de l’association du secteur d’énergie nucléaire et expert du comité de coordination de prévention d’urgence nucléaire nationale, a fait savoir que le principe en matière de développement de l’énergie nucléaire chinoise à long et moyen terme restait inchangé, et que le ralentissement temporaire avait pour but de consolider la base de sécurité. Le développement en Chine de l’énergie nucléaire a globalement atteint en une vingtaine d’années un niveau moyen voire supérieur à la moyenne mondiale, et un niveau d’avant-garde pour huit normes de production définies par l’association mondiale du fonctionnement des générateurs nucléaires.

La Faculté des Sciences et de Génie en instrumentation de la Southeast University à Nanjing, a récemment dévoilé un système de détection nucléaire et chimique à distance associé à un robot. Le système peut ainsi venir en aide aux humains dans des situations d’urgence telles que des missions de sauvetage en milieu de radiations nucléaires, toxiques ou nocifs.

Le robot pèse 30 kg et mesure 85 cm. Il est principalement utilisé pour effectuer des tâches telles que des mesures, des échantillonnages et le traitement d’urgence sur des sites pollués chimiquement, biologiquement ou présentant des radiations nucléaires pour lesquelles l’humain ne peut approcher ou lorsque la situation présente un risque trop important.

Le robot, dont la coque est composée d’un alliage d’aluminium très rigide, est doté d’une caméra résistante aux radiations. Un petit détecteur nucléaire localisé au sein du robot peut mesurer la quantité de rayonnement dans les environs et ainsi tracer un graphique de la distribution du rayonnement. Le robot peut également trouver le point de plus forte intensité, qui peut être la source de rayonnement ou l’emplacement de la fuite. Une fois que le robot a détecté la source radioactive, il peut se servir de son bras mécanique pour saisir celle-ci et la placer dans une boîte de plomb d’épaisseur conséquente. Lors d’une fuite radioactive, la tâche du robot est de détecter le point de fuite et de transférer les informations vers le personnel impliqué. Si le robot détecte une soupape lâche, il pourra la resserrer.

Le Pr. Song Ai’guo, Président de la Faculté des Sciences et de Génie en instrumentation, explique qu’ « en temps normal, le robot peut être contrôlé dans un périmètre de 5 km, mais dans des zones de fortes interférences qui limitent le fonctionnement du robot, le contrôle peut être gardé dans un rayon d’un kilomètre ». L’équipe du Pr. Song, qui travaille dans le domaine de la robotique, a depuis 2004 mis au point cinq générations de robots. La dernière génération a été développée début 2011.

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66522.htm

Déjà publié :

CO2 : Plus il y en a, mieux c’est !

Le premier centre de capture de CO2 d’Espagne a été mis en marche le 16 avril à El Bierzo (León). Cette centrale thermique qui peut fonctionner soit au charbon, soit à la biomasse, est une usine pilote de taille industrielle faisant partie du Centre de Développement des Techniques de Capture de CO2.

La fondation Ciuden

Le financement (128,4 millions d’euros), la construction et la mise en route de ce centre pionnier en Espagne ont été possibles grâce à la Fondation Ville de l’Energie ( « Ciuden » pour sa contraction en espagnol). Depuis sa création en 2006, dans laquelle s’est impliqué personnellement le chef du gouvernement et natif de la région José Luis Zapatero, cette fondation a eu pour objectif de dynamiser le développement économique et social de la région d’El Bierzo, notamment au travers de projets et activités en relation avec l’énergie et l’environnement. L’inauguration de la centrale thermique à capture de CO2 est donc la concrétisation de cette action, qui vise à doter l’Espagne d’outils de pointe dans la recherche pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

Pourquoi continuer à développer les centrales thermiques ? 

Les centrales thermiques produisent de l’électricité via la combustion de carburants fossiles comme le charbon, le pétrole ou le gaz naturel. Réputées polluantes et grandes productrices de CO2, elles représentent pourtant une part non négligeable du bouquet énergétique espagnol. Dans la lutte contre le changement climatique et les émissions de CO2, il existe de nombreuses options technologiquement valides. Conjointement au développement des énergies renouvelables, une des stratégies consiste ainsi à repenser et modifier les installations thermiques existantes pour les rendre moins polluantes.

C’est le pari de la fondation Ciuden avec sa centrale à charbon et biomasse qui permet de produire des fumées hautement concentrées en CO2, ce qui est paradoxalement un progrès car cela facilite la capture du CO2 en vue de son futur stockage.

L’oxycombustion et la capture de CO2

Dans une centrale thermique conventionnelle, le comburant utilisé est l’air. Dans ce cas, dans les gaz produits par la combustion on retrouve bien sûr le CO2, mais également des oxydes d’azote et de la vapeur d’eau (entre autres). Pour séparer ou « capturer » le CO2 faiblement concentré, il faut effectuer des traitements physico-chimiques pour l’instant peu rentables. La solution retenue pour la centrale thermique d’El Bierzo consiste à utiliser comme comburant de l’oxygène pur à la place de l’air, réalisant ainsi une oxycombustion : « les gaz d’échappements » obtenus sont alors composés à 90 % de CO2, ce qui permet de l’isoler facilement et à moindre coût.

L’oxycombustion est difficile à démarrer, à maintenir en régime continu, et elle requiert une alimentation en combustible particulière et performante. La singularité de la centrale à capture de CO2 espagnole réside dans le fait qu’elle peut s’adapter à de nombreux types de carburants et procédés d’oxycombustion. Elle est en effet capable de brûler des anthracites, du charbon bitumineux, de la coke, ou encore de la biomasse, en utilisant la technique dite de charbon pulvérisé (PC en anglais) ou bien la combustion sur lit fluidisé (CFB en anglais). La capture de CO2 après oxycombustion CFB est d’ailleurs une première mondiale.

Enjeux futurs

Comment obtenir de l’oxygène pur en consommant un minimum d’énergie ? Où stocker le CO2 purifié ? Pour résoudre ces questions et selon le calendrier établi par la fondation Ciuden, il faudra encore une dizaine d’années de recherche et de développements pour atteindre un procédé commercialement viable. Peut-être que la conversion du CO2 pour la production de biocarburant de troisième génération est une des solutions qui, à terme, rendront l’ensemble du cycle performant et écologique.

 

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66666.htm

 

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Les gaz de schiste enflamment l’assemblée

Le mardi 10 mai, les députés ont achevé la discussion sur les amendements relatifs aux articles de la proposition de loi déposée par M Christian Jacob. Pour rappel, celle-ci vise à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique. Mais la nouvelle version du texte de loi a fait apparaître des fractures sur les bancs de l’Assemblée.

Pour résumer, la journée de mardi à l’Assemblée s’est déroulée dans la confusion la plus totale. Ce n’est que vers 23 heures, après des débats houleux tout au long de l’après-midi, que Jean-Marc Ayrault,  président du groupe PS à l’assemblée, a pu répondre à Nathalie Kosciusko-Morizet.
Plus tôt dans l’après midi, la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement avait défendu la nouvelle version du texte, au motif de l’insécurité juridique qui naîtrait de l’ancienne version faisant jusqu’ici l’unanimité des parlementaires. En clair, la ministre a laissé entendre que le texte initial comportait des failles juridiques permettant aux industriels se voyant retirer les permis précédemment délivrés, d’exiger de l’État des indemnisations

Lors de son intervention, Jean-Marc Ayrault a fait part de son étonnement au sujet de l’« insécurité juridique » évoquée par la ministre : « La disposition d’abrogation des permis de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux est proportionnée à l’objectif poursuivi, c’est-à-dire la préservation de l’environnement. Cet objectif dispose d’une solide base juridique avec la Charte de l’environnement et notamment son article 5 qui dispose que :  « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. » » Ainsi, Jean-Marc Ayrault a-t-il voulu justifier la solidité juridique du texte initial.

En ce qui concerne la possibilité pour les entreprises  de bénéficier d’indemnisations en cas de retrait de permis, le président du groupe PS a évoqué l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui n’impose une indemnisation qu’en cas d’atteinte au droit de propriété. Dans le cas des gaz de schistes, les entreprises ne sont pas propriétaires des terrains, pas plus qu’elles ne le sont des permis.

Sur le plan juridique, quelles sont les évolutions effectives du texte de loi ? Les articles 1 et 2 sont principalement concernés. Voyons sur quels points.

Quels sont les modifications du texte ?

Les débats qui se sont déroulés à l’Assemblée nationale hier soir ont démontré l’existence d’un problème juridique important. Les risques liés à la fracturation hydraulique faisant eux plutôt consensus, les divergences se cristallisent sur les moyens de prévenir ces risques.

L’article 1

Dans le texte d’origine, c’est-à-dire la rédaction retenue par la Commission du développement durable, l’article fait référence, d’une part à la Charte de l’environnement, d’autre part au « principe d’action préventive et de correction prévu à l’article L.110-1 du code de l’environnement ». Au final, cette double référence aux principes de prévention et de précaution avère juridiquement le fait qu’une activité ou une technique peut générer des risques, avérés ou incertains.
La version retenue par les députés centre l’interdiction sur la technique de fracturation hydraulique qui est précisément celle susceptible, en l’état des connaissances, de présenter un risque de pollution. On notera que tous les amendements tendant à conditionner ou à assouplir cette interdiction ont été écartés. En conséquence, à la date d’entrée en vigueur de la loi, aucun forage suivi d’une fracturation hydraulique, pour l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux, ne pourra être légalement réalisé.

 L’article 2 

Après modifications de l’article 2, voici la rédaction retenue :

  • « Dans un délai de deux mois à compter de la promulgation de la présente loi, les titulaires de permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux remettent à l’autorité administrative qui a délivré les permis un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherches. L’autorité administrative rend ce rapport public ».
  • Si les titulaires des permis n’ont pas remis le rapport prescrit au l ou si le rapport mentionne le recours, effectif ou éventuel, à des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche, les permis exclusifs de recherches concernés sont abrogés.
  • Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, l’autorité administrative publie au Journal officiel la liste des permis exclusifs de recherches abrogés.
  • Le fait de procéder à un forage suivi de fracturation hydraulique de la roche sans l’avoir déclaré à l’autorité administrative dans le rapport prévu au l est puni d’un an d’emprisonnement et de 75000 € d’amende. »

Par Pierre Thouverez

 

Déjà paru :

« Le PageRank Google est mort, vive le TrustRank »

Une des caractéristiques importantes du référencement naturel dans les moteurs de recherche est qu’il repose nécessairement sur une démarche empirique, c’est-à-dire basée sur l’analyse des résultats, obtenus par l’expérience. Les algorithmes des moteurs étant tenu le plus secrets possible, chaque site disposant de son propre potentiel, popularité et historique, chacun d’entre nous peut se faire sa propre expérience et acquérir sa propre connaissance en référencement, entre fantasmes, mythes et parfois réalités.

Cet article sur le PageRank de Google n’y échappe pas et ce que vous lirez ici est le résultat de notre expérience de 9 ans en SEO, et de connaissance en philosophie des moteurs de recherche et de Google en particulier, en plus de plusieurs centaines de sites référencés depuis 1999.

Toujours à propos de cet empirisme dans le référencement, il nous amène parfois, à devoir dire, c’est vrai, l’opposé de ce qu’on pouvait dire ne serait-ce que quelques mois ou années précédentes et c’est aussi vrai pour le cas du PageRank de Google.

Soyons clair, autrefois utile, le PageRank était un critère déterminant et significatif pour avoir un bon référencement et un bon positionnement dans Google, ce qu’il n’est plus depuis plusieurs années maintenant.

Déjà en 2004, le site Actulab écrivait un article (« Le PageRank ne sert à rien ») sur la question de l’importance et la fiabilité de la valeur du PageRank affiché dans la barre Google. Durant ces mêmes années, la DarkSeoTeam met à jour une faille dans l’affichage de la valeur du PR et obtient à désir, des PR10, PR9, PR8, PR7, PR6, etc. Et pourtant, à voir l’ampleur du buzz fin octobre 2007 suite au changement d’affichage de la petite barre verte, la notion de PageRank semble encore être importante pour bon nombre de webmasteurs et l’occasion de voir resurgir les peurs et fantasmes autour du PageRank.

Il n’y a pas de relation entre PageRank et position dans Google, ni trafic

Votre PR vient de subir une baisse importante ? Avant de vous alarmer, regardez d’abord si dans le même temps, votre site à perdu en positionnement sur vos mots clés concurrentiels et si le trafic en provenance de Google a également baissé sur la même période. Dans la majeure partie des cas, vous constaterez qu’en réalité, rien n’a changé, preuve que la valeur du PageRank ne signifie plus rien d’un point de vue position et trafic depuis Google.

Lors du changement d’affichage du PR en France et notamment du site Webrankinfo, et après avoir contacté le webmaster qui a accepté de me répondre, le site n’a effectivement ni perdu de position dans les moteurs, ni subi une baisse du trafic en provenance de Google. C’est même l’inverse, le buzz ayant même réussi à créer des pics de consultation. Pour l’anecdote, cela me rappelle le cas du blacklistage du site bmw.de en 2006, où se situe le pic d’audience sur le site de la maison mère de BMW.

Vous pouvez avoir un site avec un petit PageRank (2 ou 3) et être très bien positionné, y compris sur des requêtes concurrentielles et réciproquement, avoir un gros PR (6 ou 7) et un mauvais positionnement dans Google.

Le PR est surtout un outil de RP (Relation Publique)

Quand votre PageRank augmente, ce qui va surtout changer, c’est que vous allez devenir d’un seul coup plus sexy et « bankable » aux yeux de nombreux webmasters qui voudront se mettre à échanger des liens avec vous. Avoir un gros PageRank (à partir de 6), impressionne encore et vous permettra d’avoir une position de force pour négocier plus facilement des échanges de liens et jouer sur cette croyance fortement répandue mais erronée.

Le PageRank n’est pas un indicateur de bon (ou mauvais) référencement

C’est même une mauvaise bonne idée que de se baser sur la valeur du PR d’un lien pour faire des échanges de liens, tout simplement parce qu’il n’a plus de sens et que c’est maintenant une erreur de débutant que de fonctionner ainsi. Moins amusant, vous le verrez aussi, après une augmentation de PageRank, c’est surtout le nombre de mails et de demandes d’échange de liens non ciblés qui va augmenter. Entre les webmasters qui vous expliqueront comment l’échange d’un lien avec eux va booster incroyablement votre référencement, que c’est important, et ceux qui ne font même pas l’effort de cibler leurs demandes de liens en envoyant tout azimut leurs mails de Spam.

La valeur du PR affichée dans la Google ToolBar n’est plus mise à jour

Cela fait maintenant des années que la Google Dance, la mise à jour de l’ensemble des serveurs Google dans le monde, n’existe plus et fait désormais partie du mythe que Google aime bien continuer d’entretenir pour son marketing viral. Idem pour le PageRank qui est dorénavant recalculé en permanence et pour chacune des pages d’un site Web, bien que la mise à jour de l’affichage dans la barre Google se fasse tous les 3-4 mois environs, quand Google le décide en réalité pour faire buzzer autour des pseudos mises à jour.

À lire sur ce thème, le passage au référencement et positionnement en temps réel désormais en place sur Google.

La baisse du PageRank ne vous mettra pas en faillite

C’est pourtant ce qu’on a pu lire sur la toile : « Le pagerank est le paramètre le plus important de nombreuses startups qui comptent sur un emplacement de choix dans les résultats organiques des recherches de Google. » « La décision de Google pourrait bien entraîner de nombreux réseaux de blogs, incluant un certain nombre de sociétés ayant levé des fonds, à fermer … »

C’est une manipulation et un énième coup de buzz de Google, dans lequel des journalistes et bon nombre de webmasters crédules, tombent à chaque fois. La baisse de PageRank décidée par Google n’avait qu’un seul but de la part de Google, nous faire croire qu’il a encore de l’importance et que Google est capable de sanctionner les sites qui proposent la vente de liens et la vente de PageRank.

La notion de lien, le cross-linking est la base même et le socle fondateur du calcul de la pertinence du moteur Google, qu’il ne peut se permettre de remettre en question tant il a fait son succès et être en mesure de le faire sans repartir d’une feuille blanche et développer un moteur en repartant de zéro.

La notion de lien est la force mais aussi la faiblesse de Google qui n’a pas les moyens – et comment les aurait-il – de savoir quand un lien à été acheté ou pas. Google n’a pas les moyens de pouvoir se mettre entre deux webmasters lors d’une transaction financière pour savoir si un lien est vendu ou pas. Google peut, par contre, décider de manière précise et ponctuelle de sanctionner et pénaliser des sites Web, en cas de blacklistage, les webmasters recevant dorénavant un mail pour les avertir.

Le PageRank est mort, place au TrustRank

Si le PageRank est mort, la notion de lien et son poids dans l’algorithme de Google reste cependant le premier critère pour positionner un site Web et augmenter son rythme d’indexation et de rafraichissement. Dans la philosophie Google, le lien est un vote. C’est un moyen démocratique de voter pour un site, et ainsi de certifier et s’engager sur la confiance qu’il peut accorder à un lien.

Les moteurs dans leur ensemble ont bien essayé de nous inciter à mettre du nofollow sur les liens de nos partenaires, estimant que ce type de liens n’est pas un vote démocratique au sens Google. Pour ma part, je fais confiance à mes partenaires et vouloir sanctionner le cross-linking est à la fois impossible pour Google et contraire au mode de construction du Web : les liens.

En 2008, il nous faudra vraiment arrêter d’accorder une bonne fois pour toute de l’importance à cette seule petite barre verte et se concentrer sur des stratégies de linkbaiting et d’échange de liens avec des sites de qualité et complémentaires/prescripteurs de votre site et indépendant de leur PageRank, car il ne signifie définitivement, plus rien du tout !

par David Degrelle, PDG, 1ère Position / Journal du Net

 

Déjà publié :

L’algorithme PageRank : comment ça marche ?

 

Emploi des ingénieurs : les secteurs porteurs en 2011

Les secteurs porteurs :

  • Énergie

Sans aucun doute, le secteur le plus porteur pour les années à venir. Industrie pétrolière, gaz, électricité, nucléaire… La France se place en première position mondiale dans ces secteurs, dont les embassadeurs sont EDF, Véolia, Areva, GDF-Suez Pour les grands énergéticiens, les recrutements principaux se font sur des postes liés à l’exploitation et à la maintenance, surtout depuis l’ouverture à la concurrence. Concernant le nucléaire, les profils mécaniques pour l’ingénierie des réacteurs ou les métiers de la sûreté nucléaire sont recherchés.

Même en temps de crise, ces entreprises ont continué à recruter, car ces projets sont essentiellement  pensés sur du long terme. 20 à 30 % des ingénieurs sont attirés par ce secteur qui connaît toutefois une pénurie. Les salaires sont plutôt élevés, entre 60 000 euros brut par an et 90 000 euros brut en fin de carrière.

Profils recherchés : production, gestion de projets, géologue, géophysicien, spécialiste des installations électriques, ingénieur procédés, pétrochimiste, expert de la planification et du contrôle des coûts, etc.

Les énergies renouvelables (éolien, biomasse, etc.) représentent un secteur en pleine croissance. L’éolien offshore, selon Nicolas Leroy, devrait concentrer le plus gros des recrutements. Quant au photovoltaique, il subit actuellement de plein fouet la réduction des aides de l’État. Le secteur des énergies renouvelables est essentiellement constitué de PME, où les salaires sont nettement inférieurs à ceux des grands groupes.

  • Environnement

Avec le développement des filières vertes, l’environnement et le développement durable ont la cote. Autre domaine qui recrute : l’eau et le traitement des déchets.

Profils recherchés : hydraulicien, chimiste, ingénieur d’études, technico-commercial

  • Travaux Publics et génie Civil

Construction, rénovation ou maintenance de bâtiment, réseau routier et ferroviaire, ouvrages d’art, ingénierie… Après avoir fortement souffert de la conjoncture ces deux dernières années, le BTP repart à nouveau. Une main d’œuvre qualifiée est hautement recherchée. Les spécialités HQE (Haute Qualité Environnementale) sont très demandées et le seront encore plus à l’avenir, de même que les experts en climatisation, électricité ou mécanique.  Les grands groupes comme Vinci, Bouygues, Razel ou Sade, présents également à l’étranger, sont ceux qui recrutent le plus.

Profils  recherchés : conducteur de travaux, expert en climatisation, électricité ou mécanique, géomètre, ingénieur études de prix, spécialiste de la production de matériaux, ingénieur structure, ingénieur recherche et développement sur les produits et techniques, ingénieur en conception-maintenance, etc.

  • Finance / Banque

Un des secteurs les plus porteurs en termes d’embauche et de salaires. En salle des marchés, le salaire moyen avoisine les 100 à 150 000 euros, hors prime et bonus. Selon le CNISF (Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France), l’ingénieur en finance est payé 60 % de plus que ceux ayant choisi un autre secteur. Ce n’est pas un hasard si 20 % des polytechniciens choisissent de s’orienter vers cette filière. Quant aux ingénieurs de moins de 30 ans, ils peuvent espérer un salaire annuel brut médian de 41 000 euros.

Profils recherchés : gestion des actifs (finance), ingénieur en mathématiques appliquées (banque), analyste financier

  • Conseil

Les sociétés de conseil, et en particulier conseil en stratégie d’entreprise, sont avides d’ingénieurs.

Profil recherché : ingénieur généraliste issu d’une école du groupe A (les mieux cotées) avec spécialisation en gestion et une expérience en management.

  • Informatique et télécoms

Les nouvelles technologies recrutent toujours autant, que ce soit les réseaux, la programmation ou les télécoms. Les sociétés de services informatiques et le conseil recrutent en masse. En 2009, le salaire moyen était de 65 000 euros brut par an. C’est l’un des secteurs où les salaires sont les plus élevés, surtout pour les profils hautement qualifiés.

Profils recherchés : ingénieur développement, chef de projet (à la fois expert technique et manager), ingénieur et technicien en informatique industrielle, architecte des systèmes d’information, ingénieur réseaux, ingénieur sécurité, administrateur de base de données

 

Les secteurs les moins porteurs à l’heure actuelle :

  • L’automobile a subi de plein fouet le contrecoup de la crise économique. Le secteur se relève doucement, mais à moyen terme il ne devrait plus rester beaucoup d’opportunités en France, pour cause de délocalisations croissantes.
  • L’aéronautique /aérospatiale. Le secteur fonctionne sur des projets à long, voire très long terme : vous ne redimensionnez pas un avion ou une fusée tous les deux ans. D’où un faible taux de turn over, et, du coup, des salaires qui ont du mal à grimper.
  • La chimie (hors chimie du pétrole très porteuse), marche au ralenti depuis plusieurs années. Le nombre de postulants y est supérieur au nombre de places offertes.
  • L’agriculture / agroalimentaire. De secteurs toujours porteurs en termes d’embauche, mais traditionnellement assez peu payants.

 

S’adapter à la crise

L’adaptabilité et la souplesse sont de mise en période de crise. N’hésitez pas à élargir votre champ de recherche à des secteurs plus porteurs et à vous réorienter. Si vous ne trouvez vraiment pas de poste, pourquoi ne pas envisager de poursuivre votre formation pour acquérir des compétences supplémentaires : mastère, MBA. Dans un contexte où l’insertion des ingénieurs est rendue plus difficile qu’avant, les jeunes ingénieurs sont presque trois fois plus nombreux qu’avant à poursuivre leurs études (9,9 %). Le simple savoir technique ne suffit plus aujourd’hui. Les candidats privilégiés sont souvent ceux, qui en plus de leur formation d’ingénieur, ont acquis des connaissances en management. Sinon, pensez aussi à un poste de VIE (Volontaire International en Entreprise), un cursus complet ou un premier job à l’étranger, une expérience dans une ONG… Vous y améliorerez votre niveau de langues et bénéficierez d’une ouverture à l’international, très recherchée aujourd’hui par les recruteurs.

 

Embellie pour les cadres

Après une longue période d’inertie, le marché de l’emploi cadre semble retrouver son dynamisme depuis 2010. Une tendance confirmée en ce début d’année 2011. Selon une étude de l’Apec de 2010 :

  • 31 % des entreprises prévoyaient de recruter des cadres dans la finance au quatrième trimestre 2010 ;
  • 29 % en services techniques (qualité, achats, logistique, sécurité) ;
  • 25 % en production, chantier ;
  • 21 % en informatique ;
  • 20 % en études techniques ;
  • 18 % en recherche et développement.

 

Les ingénieurs qui perçoivent de très hauts salaires

C’est dans le secteur tertiaire que la fréquence des hauts salaires est la plus forte. C’est particulièrement vrai en 2007, quand le tertiaire en rassemblait les deux tiers.

En 2009, les ingénieurs qui travaillent dans le secteur de la finance sont près de cinq fois plus représentés dans les 1 % des salaires les plus élevés que dans la population totale (22,5 % contre 4,7 %).

La composition de la tranche des 1 % les mieux payés a évolué de 1998 à 2009. Ainsi, la part des ingénieurs travaillant dans la finance a fortement augmenté de 1998 à 2007, puis a diminué en 2009, du fait de la crise.

Parmi les autres secteurs parmi lesquels se rencontre une proportion notable d’ingénieurs à très hauts salaires, l’industrie chimique (6,1 % du total en 2009) et les SSII (7,9 %) peuvent aussi être mentionnés.

Répartition des 1 % des ingénieurs les mieux payés par secteur d’activité, en %
Secteur 1998 2007 2009
Base 135 208 280
Agriculture, sylviculture et pêche 0,7 0,0 0,4
Industrie chimique 8,9 2,4 6,1

Métallurgie et fabrication de produits

métalliques (sauf machines

et équipements)

1,5 1,9 4,6
Industries extractives 0,0 0,0 4,3

Fabrication de matériels de transport,

aérospatial

2,2 4,8 4,3

Fabrication de produits informatiques,

électroniques et optiques

8,2 4,3 3,9

Fabrication de machines, équipements,

armements

5,2 1,4 3,6

Fabrication de denrées alimentaires,

de boissons et tabac

2,2 1,9 3,2

Production et distribution d’électricité,

de gaz, de vapeur et d’air

0,7 0,0 2,9
Industrie pharmaceutique 0,0 1,4 2,1
Autres industries 6,7 11,1 5,0
Sous-total industrie 35,6 29,3 40,0
Construction 4,4 3,4 5,7
Activités financières et d’assurance 17,8 54,8 22,5

Services informatiques et services

d’information

0,7 4,3 7,9
Télécommunications 0,7 2,9 3,9

Activités d’ingénierie, de contrôle

et d’analyses techniques, etc.

3,0 1,0 3,2
Transports et entreposage 0,0 0,0 2,9
Autres activités de services 34,1 4,3 13,6
Sous-total tertiaire 56,4 67,3 53,9
Total 100 100 100

Source : Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF), enquête 2010 sur la situation des ingénieurs diplômés français

 

C.H.

 

(Sources : www.ingenieurs.com ; www.reussirmavie.net ; www.cadremploi.fr)

 

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Astrid : futur réacteur nucléaire de 4ème génération

Baptisé « Astrid », le prototype français de réacteur de quatrième génération devrait voir le jour en 2020. D’après le CEA, ce futur réacteur à neutrons rapides au sodium présentera de nombreux avantages, dont un recyclage total des matières, une préservation de la ressource uranium et une gestion « durable » des déchets et matières radioactives grâce à la transmutation.

À l’horizon 2030, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) prévoit une augmentation de 20 à 80 % de la puissance nucléaire installée dans le monde, notamment en Chine. Le marché de l’uranium pourrait connaître des tensions dès le milieu du siècle, voire une pénurie à la fin du XXIe siècle. Dans ce contexte, le Forum génération IV vise à catalyser les efforts de recherche des différents pays. Il a retenu 6 systèmes, qui doivent répondre à des exigences de sûreté, d’économie, de disponibilité, d’inspection en service et de réparabilité. La France se consacre à deux d’entre eux, le RNR au gaz (20 % de ses efforts avec le projet Allegro), et surtout le RNR au sodium, filière plus mature.

Séparation et transmutation

Les RNR permettent d’élargir le spectre d’utilisation des combustibles potentiels et d’utiliser l’ensemble des stocks de plutonium en le recyclant de façon récurrente, préservant ainsi les ressources en uranium. On pourra profiter de la totalité du minerai d’uranium, y compris l’uranium 238. En effet, à défaut d’être fissile, l’uranium 238 peut se transmuter en plutonium 239, à son tour fissile. Dans les réacteurs actuels, seuls quelques neutrons lents parviennent à transmuter. Dans les réacteurs de 4e génération, l’ensemble de l’uranium 238 pourra être transmuté en Pu239. D’après le CEA, la disponibilité mondiale en ressources fissiles primaires pourrait ainsi être multipliée par 100.

Par ailleurs, les réacteurs devraient être en mesure de brûler les actinides mineurs, partie déterminante des éléments radioactifs à vie longue. Les déchets ultimes se limiteraient donc aux produits de fission qui, débarrassées des actinides mineurs, seraient plus facilement stockables et retrouveraient le niveau de radioactivité de l’uranium naturel au bout de 300 ans.

650 millions d’euros

Ces techniques, dont la faisabilité est prouvée en laboratoire, vont être confrontées à l’échelle industrielle avec Astrid (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration). Prévu pour 2020, ce prototype de 600 MWe, qui devrait se situer à Marcoule, s’inscrit dans la loi du n°2006-739 du 28 juin 2006. L’échéance de 2020 vise également à maintenir les compétences, permettant ainsi aux experts de former une nouvelle génération avant de partir à la retraite.

Astrid bénéficie d’un financement de 650 millions d’euros pour la période 2010-2017 dans le cadre du grand emprunt national. Le CEA compte également obtenir un soutien dans le cadre du prochain PCRDT (Programme Cadre de Recherche et Développement Technologique). Le projet repose sur différentes collaborations en France (Areva, EDF, et GDF Suez) et à l’international, dont un partenariat renforcé avec le Japon.

C.G.

 

Calendrier du projet Astrid

  • Mi-2010 : définition des choix structurants et des options ouvertes, lancement de l’avant-projet sommaire
  • Avant fin 2012 : avant-projet phase 1 (recherche de rupture technologique en maintenant le risque projet à un niveau raisonnable, dialogue avec l’Autorité de sûreté nucléaire, évaluation des perspectives industrielles des filières de transmutation)
  • De 2013 à fin 2014 : avant-projet phase 2 (avant-projet sommaire finalisé et dossier d’options de sûreté)
  • 2016 : mise en service de l’atelier de fabrication de cœurs
  • 2020 : mise en exploitation du prototype Astrid

 

 

 

original

 

Crédit CEA

 

DÉJÀ PARU :

La sûreté nucléaire en France, au centre des débats

Un audit va être réalisé sur le parc nucléaire français

Une mini-centrale nucléaire sous-marine en 2017 ?

Nucléaire : il n’y a pas de risques de prolifération avec les réacteurs actuels

Impacts du règlement CLP sur les FDS et les ICPE

Le règlement européen n°1907/2006 sur REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) a été adopté fin décembre 2006 par le Parlement et le Conseil européen et est entré en vigueur le 1er juin 2007. Il a pour objectif de mieux connaître et de mieux maîtriser les effets des substances chimiques mises sur le marché, sur la santé et sur l’environnement. Il s’applique à tous les pays de l’Union Européenne. Une première phase de ce règlement s’est déroulée jusqu’au 30 novembre 2010 avec l’enregistrement :

  • des substances produites ou importées à plus de 1000 tonnes par an ;
  • des substances classées comme dangereuses pour l’environnement (R50/53) à plus de 100 tonnes par an ;
  • des substances classées CMR (cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction) à plus de 1 tonne par an.

En parallèle de cette réglementation, un autre règlement européen sur les substances chimiques, et plus spécifiquement sur la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et des mélanges (Règlement européen CLP de décembre 2008) est entré en vigueur le 20 janvier 2009. Ce règlement reprend les principes généraux du GHS (globally harmonized system) dont l’objectif est d’informer les utilisateurs sur les dangers des produits chimiques par le biais de symboles et de phrases de risques standardisées.

Le règlement CLP est fortement lié au règlement REACH mais également à toutes les législations faisant référence aux directives 67/548/CEE « Substances dangereuses » (DSD) et 1999/45/CE « Préparations dangereuses » (DPD). Deux exemples d’impacts du règlement CLP sur les fiches de données de sécurité (règlement REACH) et sur la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) sont présentés ci-après.

Impacts du règlement CLP sur les fiches de données de sécurité (FDS)

Le règlement européen REACH impose à tout fournisseur de substances ou de mélanges de fournir au destinataire de la substance ou du mélange une fiche de données de sécurité (FDS) (article 31 du règlement REACH et Annexe II du règlement REACH « Guide d’élaboration des fiches de données de sécurité »). Le règlement CLP vient impacter ces fiches de données de sécurité de part la nouvelle classification. L’ancienne classification faisait référence aux directives 67/548/CEE « Substances dangereuses » (DSD) et 1999/45/CE « Préparations dangereuses » (DPD). Ces deux règlementations seront abrogées au 1er juin 2015 à l’issue de la période de transition.

Les rubriques 2 (Identifications des dangers) et 3 (Composition/informations sur les composants) des FDS sont modifiées :

Rubrique 2 : Identification des dangers

Sous-rubrique 2-1 Classification de la substance ou du mélange :

Les FDS devront comporter une double classification : la classification DSD/DPD et la classification CLP jusqu’au 31 mai 2015. A compter de cette date, seule la classification CLP devra être présente.

La classification CLP s’effectue en déterminant des classes et des catégories de danger, alors que dans l’ancienne réglementation, la classification se faisait au travers de catégories de danger.
Exemple de classification :

– selon la directive DSD :

  • F, R11 ;
  • T, R24/25.

– selon le règlement CLP :

  • Liquide inflammable, catégorie 3, H225 ;
  • Toxicité aigüe, catégorie 3, H 301 ;
  • Toxicité aigüe, catégorie 3, H 311.

Sous-rubrique 2-2 Eléments d’étiquetage :

  • Les substances, depuis le 1er décembre 2010, ne doivent présenter que l’étiquetage CLP ;
  • Les mélanges, jusqu’au 31 mai 2015, devront comporter l’étiquetage DSD ou DPD et l’étiquetage CLP. A compter du 1er juin 2015, seul l’étiquetage CLP devra apparaître ;
  • Les pictogrammes de dangers évoluent et passent de sept à neuf (voir image ci-dessous) ;

  • Les indications de danger dans l’ancienne règlementation deviennent des mentions d’avertissement dans le règlement CLP (danger ou attention) ;
  • Les phrases de risque R et les conseils de prudence S deviennent avec le règlement CLP des mentions de dangers H et des conseils de prudence S.

Rubrique 3 : Composition/informations sur les composants

Pour le cas des mélanges, les FDS devront comporter la concentration ou les gammes de concentration et les classifications (y compris les classes de dangers, mention de danger… dans le cadre du règlement CLP, et les indications du danger, phrases R … dans le cadre des directives DSD/DPD) pour :

  • les substances présentant un danger pour la santé ou l’environnement ;
  • les substances ayant une VLEP (Valeur Limite d’Exposition Professionnelle) ;
  • les substances PBT (persistant, bioaccumulable, toxique) ou vPvB (very persistant, very bioaccumulable)…

Une FDS existante pourra nécessiter une mise à jour si :

  • une substance ou un mélange a été classé, étiqueté et emballé conformément au règlement CLP et avait déjà été classé conformément aux directives DSD/DPD. Les classifications DSD/DPD et les nouvelles classifications CLP doivent être incluses dans la FDS ;
  • de nouvelles connaissances sur les dangers sont disponibles ;
  • des substances ou des mélanges qui n’étaient pas classés conformément aux directives DSD et DPD sont désormais classés comme dangereux ou contiennent une ou plusieurs substances composantes classées comme dangereuses pour ses effets sur la santé ou l’environnement au-dessus du seuil spécifié de ≥ 1 % en poids pour des mélanges non gazeux et ≥ 0,2 % en volume pour des mélanges gazeux.

Impacts du règlement CLP sur les Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)

La nomenclature des installations classées se décompose en deux catégories :

  • les rubriques 1xxx relatives aux substances qui sont associées aux phrases de risque R ;
  • les rubriques 2xxx relatives aux activités.

Les rubriques 1xxx découlent de la Directive SEVESO II de 1996 et notamment de l’annexe I qui comprend deux parties :

  • Partie 1 : Liste des substances désignées ;
  • Partie 2 : Liste des catégories de substances et préparations non spécifiquement désignées dans la partie 1 (selon DSD/DPD).

Le règlement CLP concerne les substances et aura donc un impact sur la partie 2 de l’annexe 1 de la directive SEVESO II. Aujourd’hui, une directive SEVESO III, qui abrogera la directive SEVESO II de 1996, est en cours de rédaction. L’annexe I de cette nouvelle directive sera totalement modifiée pour tenir compte des nouvelles classifications liées au règlement CLP.

Concernant la nomenclature des installations classées, certaines rubriques seront faiblement impactées. Il s’agit notamment des rubriques 1171 et 1172 (dangereux pour l’environnement, très toxique et/ou toxique pour les organismes aquatiques), 1810 (substances ou préparations réagissant violemment au contact de l’eau), 1200 (comburants)… D’autres rubriques seront fortement impactées :

  • 111x (très toxique : phosgène …) ;
  • 113x (toxique : ammoniac, chlore) ;
  • 114x (formaldéhyde, chlorure d’hydrogène anhydre liquéfié) ;
  • 131x (explosifs) ;
  • 132x (autres substances explosibles).

L’annexe VI « Classification et étiquetage harmonisés pour certaines substances dangereuses » du règlement CLP présente, dans son tableau 3.2, la liste des classifications et des étiquetages harmonisés des substances dangereuses, provenant de l’annexe I de la directive 67/548/CEE (DSD). Quelques modifications ont été apportées par rapport à la directive DSD avec notamment la suppression de certaines concentrations spécifiques remplacées par les limites de concentration génériques, ce qui a pour but de « sévériser » la classification des mélanges contenant les substances impactées. C’est notamment le cas de l’eau de javel ou hypochlorite de sodium.

Cette annexe VI du règlement CLP est mise à jour régulièrement. Il est donc fortement recommandé de suivre les évolutions. Les dernières en date, avec la parution de l’Adaptation au Progrès Technique (APT) (Règlement du 10/09/2009 qui modifie les tableaux 3.1 et 3.2 de l’annexe VI du règlement CLP à compter du 1er décembre 2010) concernent environs 340 substances qui entrent dans le champ de la classification et 180 substances qui voient leur classement modifié.

L’exploitant d’une installation classée concernée par une modification de son statut peut bénéficier des droits acquis, sous réserve qu’il se fasse connaître au Préfet dans les douze mois suivant l’entrée en vigueur du règlement qui entraîne ce nouveau régime administratif. Ce bénéfice des droits acquis dispense de procédures d’autorisation, d’enregistrement ou de déclaration mais il ne dispense pas de l’application des prescriptions de fonctionnement des textes règlementaires désormais applicables à l’entreprise dans un délai à valider avec l’inspection des ICPE.

A ce jour, tant que la nouvelle directive SEVESO III n’est pas approuvée, et donc la nouvelle nomenclature ICPE modifiée, et sachant que les phrases de risque R sont toujours présentes dans la classification des substances et des mélanges et ce jusqu’au 31 mai 2015, aucun changement n’est applicable, sauf pour les substances concernées par les ATP.

Par Céline Nectoux, Ingénieur Environnement au Centre National des Risques Industriels

Références :

  • Règlement européen REACH n° 1907/2006

http://eur-lex.europa.eu/JOHtml.do?uri=OJ:L:2007:136:SOM:FR:HTML

  • Règlement européen CLP n° 12721/2008

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32008R1272:FR:HTML

  • Conférence du 25 novembre 2010 sur « L’impact du règlement CLP sur la réglementation des ICPE et sur la future directive SEVESO »

 

  • Aïda pour la nomenclature des Installations classées :

http://www.ineris.fr/aida/?q=consult_doc/navigation/2.250.190.28.6.2862/5

LES FORMATIONS TECHNIQUES DE l’INGENIEUR :

 

 

Premiere technologie QoS pour la vidéoconférence sur les postes de travail

Les architectures de communication et de collaboration unifiées (UCC) ont un succès croissant dans les entreprises. Les directions informatiques commencent par déployer des services unifiés de messagerie électronique, de messagerie instantanée et de présence, et parfois de communication voix. Ajouter des services de communications vidéo à partir des postes de travail est plus complexe car cette fonctionnalité consomme beaucoup de bande passante, ce qui peut avoir un impact négatif sur le fonctionnement du réseau, par exemple sur le trafic lié aux applications critiques. Avec l’avènement de nouvelles applications vidéo telles que Skype, MSN Messenger ou Apple Facetime, les utilisateurs sont désormais familiarisés aux appels vidéo et attendent de leur entreprise qu’elle leur fournisse en interne de telles applications. Pour résoudre le problème de consommation de bande passante que cela implique, des technologies telles que « Call Admission Control » (CAC) peuvent être mises en œuvre et fixent un nombre maximum de communications vidéo autorisées par site. Cette solution est mal perçue par les utilisateurs, qui ne comprennent pas pourquoi les applications vidéo ne sont pas accessibles de façon intermittente.

Fournisseur de solutions qui garantissent les performances des communications unifiées et des applications interactives sur les réseaux étendus, Streamcore annonce le dépôt de plusieurs brevets, portant sur la première technologie au monde dédiée à l’optimisation des vidéoconférences sur les postes de travail. Cette nouvelle technologie réduit au minimum les temps de latence et la gigue, ainsi que l’impact des pertes de paquets sur le réseau pour les utilisateurs de vidéoconférences. Elle est basée sur un moteur de QoS (Qualité de Service réseau) qui gère automatiquement la répartition de la bande passante entre les utilisateurs, appelée UCPA/V (User Competition Prioritization for Audio/Vidéo), combinée avec une technologie de classification des flux DPI (Deep Packet Inspection).

Visibilité et contrôle personnalisés de la vidéoconférence sur les postes de travail

Cette technologie brevetée réserve un volume maximum de bande passante pour tout le trafic de vidéo conférence sur les postes de travail, site par site, et optimise la qualité vidéo perçue par les utilisateurs s’il y a trop de communications vidéo simultanées pour la bande passante disponible :

  • les trames audio sont automatiquement détectées et « prioritisées » pour garantir la qualité de la partie audio des vidéoconférences ;
  • les flux vidéo sont gérés par un moteur de QoS par session, garantissant une latence minimale et exactement le même débit pour chaque utilisateur ;
  • le contenu des trames vidéo H.263 et H.264 est analysé à la volée afin de détecter et de protéger les plus critiques pour la qualité vidéo.

Cette technologie peut même être appliquée aux codecs vidéo les plus récents tels que le H.264-SVC, qui utilise de nouveaux types de trames vidéo nécessitant un traitement QoS préférentiel.

En combinant les technologies brevetées UCPA/V et DPIA/V, les mesures de performances pour les communications audio/vidéo et l’approche orientée business des solutions Streamcore, les entreprises peuvent facilement définir des politiques de visibilité et contrôle personnalisées par département ou par type de site pour la vidéoconférence sur les postes de travail. 

Intégration des Eurocodes dans un logiciel de calcul de bâtiments en béton armé

Pour les marchés publics, les Eurocodes sont recommandés depuis juillet 2009. Pour les marchés privés, à défaut d’autres précisions dans les pièces du marché, les Eurocodes sont les normes nationales applicables dans le domaine de la construction. Derrière le terme Eurocode, la mise en pratique de l’EC2 impose déjà de distinguer l’Eurocode « commun », les annexes nationales et encore les recommandations professionnelles qui ne s’appliquent que si le marché le spécifie explicitement. Pour certaines vérifications, il existe plusieurs méthodes dont le choix peut être dicté par l’approche économique, ce qui ne peut être ignoré dans un logiciel professionnel et qui doit être suffisamment transparent pour que l’utilisateur maîtrise ses choix. Les premières applications des Eurocodes montrent qu’il est important de ne pas se limiter aux méthodes simplifiées de l’Eurocode sous peine d’aboutir à des dimensionnements peu économiques. D’où la nécessité de mettre en œuvre des outils pointus de simulation et de dimensionnement.

Mise au point en concertation avec des experts de la profession ayant, pour certains d’entre eux, participé aux comités de rédaction des Eurocodes, la nouvelle version 2011 du logiciel Arche de Graitec, dédié au calcul de bâtiments en béton armé, s’est concentrée sur une implémentation poussée des dernières publications des normes européennes Eurocodes et des évolutions fonctionnelles majeures dans le logiciel Arche Poutre.

« Le module de Poutre est essentiel dans la panoplie des outils de calculs et dessins d’armatures. Un partenariat s’est mis en place autour de l’équipe de développement de Graitec avec des représentants actifs du Bureau d’Etudes de Structures qui ont contribué à ajuster le cahier des charges et à tester un certain nombre de cas types. Au-delà de l’implémentation des Eurocodes, Graitec a accepté de relever le défi en intégrant les améliorations qui doivent permettre d’élargir les domaines d’utilisation et d’optimiser la chaîne d’étude calcul-dessin. Par ailleurs, certains points d’interprétation des normes EN 1990, 1991 et 1992 – respectivement Eurocodes 0,1 et 2 – ont été anticipés dans l’attente d’une officialisation escomptée par voie de recommandations professionnelles et de corrections d’un certain nombre d’ouvrages publiés », précise Philippe Busi, Directeur des Etudes de Bouygues Bâtiment Ile-de-France.

Intégration des Eurocode 1 et Eurocode 2

Afin de réaliser le programme de calcul de poutre Eurocode 2 le plus automatique et le plus performant possible, Graitec a apporté un soin tout particulier au module Arche Poutre dans cette nouvelle version qui intègre entre autres les points suivants :

  • la gestion détaillée des combinaisons (ELU STRGEO, ELS caractéristiques, fréquentes et quasi permanentes), définition des catégories de surcharges d’exploitation ;
  • la possibilité de prendre en compte une loi de déformation avec palier incliné pour les aciers d’armatures, fonction de la classe de ductilité (Classes A à C) ;
  • le calcul détaillé des effets du fluage à l’infini et à un instant « t » imposé ;
  • le calcul exact des ouvertures de fissures (§7.3.4 de l’EN 1992-1-1) en fonction du ferraillage mis en place ;
  • la vérification de l’enrobage minimum (§4.2 de l’EN 1992- 1-1) ;
  • la justification de la résistance au feu (EN 1992-1-2) ;
  • la détermination exacte des diamètres des mandrins de cintrage et des longueurs d’ancrage (§8.4 et §8.7 de l’EN 1992-1-1) ;
  • le calcul détaillé des flèches (méthodes d’intégration des courbures avec calcul précis de la flèche nuisible et totale) ;
  • le calcul des aciers de peaux (Annexe J).
  • la gestion des BHP (Bétons Hautes Performances) ;
  • la justification des renforts de trémies ;
  • la prise en compte des recommandations professionnelles…

Les autres modules ont également bénéficié de développements poussés :

  • le module de descente de charges, Arche Ossature, intègre l’EN1991-1-3 et l’EN 1991-1-4 pour la génération des charges climatiques et l’Eurocode 8 pour la génération des charges sismiques (avec prise en compte de l’arrêté et des décrets d’applications d’octobre 2010). ;
  • Arche Poteau 2011 permet de dimensionner les poteaux par la méthode simplifiée (recommandations professionnelles), par la méthode de la rigidité nominale (§5.8.7 de l’EN 1992-1-1) et par celle de la courbure nominale (§5.8.8 de l’EN 1992-1-1) ;
  • Arche Semelle 2011 permet de dimensionner les semelles par la méthode des bielles DTU 13.12 (recommandations professionnelles), par la méthode des bielles EC2 et par la méthode des consoles ;
  • le Module Arche Plaque et Arche « Boites à Outils » ont également fait l’objet d’une révision approfondie pour l’intégration des Eurocodes 2.

Graitec a adopté la même démarche pour les charpentiers métalliques : la version 2011 de son logiciel Melody intègre les Eurocodes 0 et 1 pour la génération des charges climatiques et les combinaisons, ainsi que l’Eurocode 3 pour la vérification et l’optimisation des profilés.

DIAPORAMA – Power Flower : des arbres éoliens dans les villes

Si les panneaux solaires investissent les parcmètres et les candélabres publics, les éoliennes peinent encore à s’imposer dans le paysage urbain en raison de leur gabarit important. L’émergence des smart grid a toutefois rendu possible la conception d’éoliennes plus petites, certes moins efficaces, mais surtout moins imposantes que les traditionnelles éoliennes et situées à proximité des usagers.

Ainsi, une équipe d’architectes basée à Amsterdam a dévoilé, début mars, un concept d’arbres éoliens baptisé « Power Flower ».

Ce concept se base sur un modèle déjà existant nommé « Eddy », et conçu par Urban Green Energy, un fournisseur new-yorkais d’éoliennes destinées aux particuliers. Pour 6 000 dollars, « Eddy » peut être installée en moins d’une heure, et supporter des vents de plus de 193 km/h.

L’idée de NL Architectes a été de créer des « arbres », en assemblant ces petites éoliennes. Intégrées à l’environnement urbain, ces arbres à éoliennes fourniraient de l’énergie renouvelable d’appoint, près des lieux de consommation.

Chaque « power flower » est constitué d’un mât en acier, prolongé de trois à douze turbines, pour une durée de vie annoncée d’au moins 20 ans. Installées sur les toits des immeubles, le long des routes ou dans les parcs, ces mâts reliés au réseau pourraient ainsi contribuer à alimenter des lampadaires, des feux de signalisation, éclairer des parkings…

D’après les calculs de NL Architects – qui se base sur les données du constructeur – une tige à trois branches permettrait de produire 13 000 kWh d’électricité par an, avec un vent de 5 mètres par seconde.

Un fond sonore adouci ?

Les pales d’une forme atypique sont conçues pour fonctionner dans des conditions de vents instables et variables. Soit, un contexte très fréquent dans les villes. Leur prise au vent étant réduite, cela permettrait en outre une diminution notable des vibrations et donc du bruit par rapport à des modèles classiques à trois pales.

Le constructeur assure ainsi qu’en fonctionnement normal, son modèle « Eddy » ne dépasse pas les 43 décibels, soit l’équivalent du bruit d’un lave-vaisselle. Pour autant, il ne précise pas le volume sonore engendré par plusieurs turbines installées sur un même mât.  Pas sûr que ces éoliennes hippies fassent changer d’avis les anti-éoliens. Affaire à suivre donc….

 

C.H.

 

Sources : www.cleantechrepublic.com

 

Un arbre éolien « Flower Power »

Une tige à trois branches produirait 13 000 kWh d’électricité par an.

Installation fictive en Hollande

Installation fictive sur la place Saint-Pierre de Rome

Installation fictive en Grèce

L’isolation, un gisement d’économies dans les industries de transformation

Une isolation efficace des installations techniques, notamment des tuyaux, chaudières et réservoirs travaillant à haute température, peut permettre d’économiser plusieurs millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Simultanément, des millions d’euros sont économisés au bénéfice des exploitants qui, globalement, peuvent amortir en deux ans ou moins leur investissement de départ dans les dispositifs d’isolation correspondants.

Rockwool Technical Insulation, un des principaux spécialistes mondiaux de l’isolation des installations techniques, propose un outil de calcul pour aider à déterminer les économies d’énergie et les réductions d’émissions de CO2, potentiellement réalisables par les industries de transformation pour lesquelles la différence de température entre les parois interne et externe des tuyaux peut dépasser 600 °C.

Un rapport, récemment publié par la société, fournit un exemple d’un tel calcul : « Une isolation de 50 mm d’épaisseur est courante pour une conduite à 250 °C. Notre calcul indique que, compte tenu des coûts actuels de l’énergie, le fait de porter à 100 mm l’isolation d’un tuyau de 10 km de longueur et de 150 mm de diamètre augmente bien sûr les coûts d’isolation, mais permet aussi de dégager près de 2 millions d’euros d’économies d’énergie. » Cet exemple repose sur un rééquipement complet de l’installation des tuyauteries au bout de 10 ans, mais la durée de vie potentielle de l’isolation peut dépasser 25 ans.

Isoler les process industriels comme les bâtiments « passifs »

Comme le souligne Frank Jacobs, directeur général de Rockwool Technical Insulation, lorsqu’elle est spécifiée, mais ce qui n’est pas toujours le cas dans la pratique, l’isolation répond davantage à la nécessité pratique de protéger le personnel qu’au souci d’économiser l’énergie. Dans cette démarche, qualifiée « d’ingénierie de la sécurité », l’épaisseur d’isolation reste minimale et peut ne pas dépasser 30 mm dans certains cas. Outre des déperditions énergétiques et thermiques évidentes, une isolation insuffisante est susceptible d’entraîner des pertes de vitesse et de productivité.

Selon Frank Jacobs, « des standards performants d’isolation sont aujourd’hui couramment appliquées dans le secteur du bâtiment, avec notamment les ouvrages à zéro énergie et les maisons dites « passives ». Mais les industries de transformation n’ont pas encore adopté de critères d’efficacité énergétique normalisés, voire même spécifiés. Si la dynamique en faveur de l’isolation des procédés à chaud était la même que celle qui s’exerce pour isoler les bâtiments neufs, les bénéfices, dans tous les sens du terme, seraient phénoménaux. »

Concevoir pour le développement durable

A ce jour, les conceptions courantes ne prévoient pas assez d’espace pour une isolation correcte des tuyauteries. Les conduites ou les éléments constitutifs sont souvent trop proches les uns des autres pour permettre de les isoler suffisamment. Rockwool Technical Insulation plaide en faveur de solutions de conception respectueuses du développement durable. Celles ci supposent de reconcevoir les tuyauteries, les conduits, les chaudières et les matériels en partie chaude des procédés en cohérence avec les objectifs d’économies d’énergie et de réduction des émissions de C02. Dans les procédés impliquant des températures très élevées, une épaisseur d’isolation d’au moins 300 mm se traduit par des gains en termes d’économie d’énergie et de réduction de coûts pour les installations de production, tout en réduisant leur impact sur l’environnement.
« Les installations techniques que nous avons isolées dans le monde entier cette année vont permettre de réduire les émissions de CO2 de près de 4 milliards de tonnes au cours de leur durée de vie. Investir dans l’isolation des conduites et des procédés travaillant à chaud peut s’avérer extrêmement profitable, avec des investissements capables d’être amortis en un an seulement » a conclu Frank Jacobs.  

Un groupe scolaire parisien chauffé par un égout

A Paris, le réseau des égouts reçoit des eaux usées dont la température est comprise entre 12 °C et 20 °C selon le moment de la journée et la saison. Elles proviennent en partie des appareils électroménagers (lave-vaisselle et lave-linge) qui utilisent de l’eau portée à haute température. Lorsque l’eau est évacuée, elle conserve une partie de sa chaleur que la technologie brevetée Degrés Bleus de la Lyonnaise des Eaux permet de récupérer.

Dans le cadre du Plan Climat de la Ville de Paris qui prévoit 30 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique de la ville d’ici 2020, la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) et Lyonnaise des Eaux expérimentent une solution de chauffage du groupe scolaire Wattignies, dans le XIIème arrondissement, par la récupération de la chaleur des égouts. Cette solution urbaine de production de chaleur, sans combustible fossile, devrait permettre de couvrir plus de 70 % des besoins annuels de chauffage de l’école et d’éviter, ainsi, l’émission de 76,3 t de CO2 chaque année.

60 m d’échangeurs pour chauffer une école

Le fonctionnement de ce système est simple mais son efficacité dépend du débit des eaux usées qui doit être suffisant pour assurer une température constante : on estime que les eaux usées produites par 100 habitants permettent de chauffer 10 habitants. La récupération des calories s’effectue par le passage des eaux sur les plaques d’un échangeur en inox dont les tuyaux sont parcourus par un fluide caloporteur (eau glycolée) qui circule en boucle fermée. Réchauffé au contact du métal, ce fluide alimente ensuite une pompe à chaleur qui va concentrer les calories, jusqu’à une température de 60 °C. Cette chaleur est alors transmise au réseau habituel de chauffage.

A Paris, le groupe scolaire a été équipé d’une pompe à chaleur et 60 m d’échangeurs ont été installés dans le collecteur des Coteaux, un égout de grande dimension qui assure le débit nécessaire. L’installation, qui représente un investissement de 400 000 €, a été réalisée en moins de cinq mois (entre octobre 2010 à janvier 2011), les deux mois suivants ayant été consacrés aux essais de mise en service de l’installation.

Ce procédé de récupération de chaleur sûr et non polluant qui ne demande aucune combustion, assure uniquement la transmission de la chaleur et pas celle des odeurs, car les trois flux sont physiquement séparés. Il peut être mis en place dans certaines zones, comme les grands ensembles de bâtiments (écoles, complexes sportifs, bâtiments administratifs…) ou dans des quartiers à forte consommation de chaleur, à condition que le bâtiment à chauffer ne soit pas situé à plus de 500 m de l’égout pour éviter les déperditions d’énergie.
 

Optique Serre fait rimer Cloud Computing et ROI

PME dont l’activité principale consiste à vendre des éléments d’optique (lunettes, loupes, accessoires optiques), Optique Serre réalise des estimations financières sur des périodes hebdomadaires et mensuelles. Pour ce faire, l’entreprise s’était initialement tournée vers un logiciel de gestion d’activité spécialement dédié à son secteur qui lui fournissait des statistiques calibrées, essentiellement axées autour du Chiffre d’affaires et de la force de vente. Mais les tableaux présentés étaient peu parlants et nécessitaient un retraitement des éléments chiffrés en export, sous Excel ou Powerpoint, dans le cas de la présentation des chiffres à des tiers. Ces statistiques standardisées ne correspondaient pas non plus à ses besoins en termes de lisibilité, de synthèse, de traitements croisés et analytiques. Les indicateurs présents dans la base de données étaient, par ailleurs, difficilement exploitables.  

Dans ce contexte, Optique Serre a choisi la solution de reporting en mode 100 % Cloud Computing, accessible en ligne, de la société Bittle. Première solution rich BI au monde à utiliser l’offre de Cloud Computing Google App Engine, elle a obtenu le « Prix de l’application la plus novatrice accessible par le web » lors des Trophées de l’Innovation TIC 2010 organisés par la région Provence Alpes Côte d’Azur. Basée sur un ensemble d’indicateurs définis par l’utilisateur en amont, elle correspondait aux besoins de gestion d’Optique Serre. Essentiellement utilisée dans le cadre d’analyses du chiffre d’affaires et du développement commercial, Optique Serre a progressivement élargi son usage à la qualité et à la gestion des stocks.
 
« Bittle nous permet aujourd’hui de redéfinir notre stratégie d’entreprise point par point, grâce à l’extraction d’indicateurs beaucoup plus précis qu’auparavant et ce, sur des périodes plus fréquentes », explique Laurent Serre, Gérant d’Optique Serre et d’un point de vente du Groupe Optic 2000. « En cela, Bittle s’avère être un véritable levier de performance, nous permettant d’identifier de manière très fine nos points forts et nos points faibles, de capitaliser sur les uns et de corriger les autres. Nous pouvons ainsi approfondir nos points défaillants en rentrant plus avant dans l’analyse des statistiques alors déclinées en couches, en identifiant l’indicateur à améliorer et en mettant en place des actions pour progresser. »

« Le couteau suisse de la gestion »

Outre cet aspect d’optimisation de la gestion de l’activité, Bittle a facilité la communication entre les équipes car l’outil, dont l’interface est simple d’utilisation, est facilement configurable selon les besoins de chaque utilisateur. « Nous pouvons objectiver davantage d’éléments tout en restant étonnamment lisibles », précise Laurent Serre. « Pour exemple, en ce qui concerne la gestion du poids du stock que nous possédons, nous pouvons, via l’outil, découper chaque produit par famille de produit tout en étant visuellement clairs, ce qui nous permet une plus grande finesse dans notre gestion. »
 
Par ailleurs, lisibilité des données à toutes les fonctions de l’entreprise offre une meilleure compréhension des besoins des services connexes et de leurs préoccupations au quotidien. « Nous avions un problème de communication entre la gestion des tiers payants et celle des stocks. De fait, après avoir pu facilement visualiser les réalités des deux contextes, chacun a su s’adapter pour répondre à cet impératif de cohérence et de production. Nous travaillons désormais de façon plus claire et plus performante », précise Laurent Serre.
 
« Depuis que nous utilisons la solution Bittle, c’est-à-dire depuis le mois de septembre 2010, notre chiffre d’affaires a augmenté significativement. Cet outil de pilotage nous a permis de révéler le potentiel humain de nos vendeurs, d’optimiser notre matériel et nos techniques, nos services, et plus globalement, notre relation avec nos clients. Cette solution répond aussi aux objectifs des formations que nous sommes amenés à suivre régulièrement en management et stratégie d’entreprise. Nous pouvons désormais mettre en pratique, simplement et concrètement, les mesures que nous avons apprises en théorie et passer enfin d’un statut de « sachant » à celui d’ « agissant », indique Laurent Serre. Au final, Bittle nous a permis de gagner un temps précieux. A la fois au niveau du traitement des données mais également au niveau de leur communication à des tiers. Il n’est plus nécessaire désormais d’expliquer tel ou tel tableau, telle ou telle donnée, les graphiques sont simples et clairs. Notre gestion s’est améliorée, plus performante et plus proactive, notre chiffre d’affaires a augmenté significativement. En un mot, je dirais que Bittle est le « couteau suisse » de la gestion », conclut-il.
 

Déjà paru :

Le tandem électrique E-Tracer se dote d’une carrosserie en Kevlar

Le X-Prize de 10 millions de dollars qui avait récompensé SpaceShipOne pour le premier vol spatial par une firme privée, avait, en 2007, annoncé la même initiative pour encourager le développement de véhicules propres. Les règles étaient simples : les véhicules devaient pouvoir être produit en série, passer les crash-tests américains et consommer une énergie équivalente à 100 MPGE (miles par gallon), soit 2,35l/100km, et rejeter moins de 200 g/mile de CO2. Trois catégories avaient alors été créées : une pour les véhicules à 4 places, un pour les voitures avec 2 sièges cote à cote et une pour les voitures avec des sièges en tandem. Les deux dernières ont été remportées par des véhicules électriques. Si la Li-Ion Motors Wave II,  propulsée par un moteur électrique alimenté par une batterie lithium-ion et consomme 187 MPGE a gagné dans la catégorie des sièges cote a cote. La catégorie siège tandem a été remportée par la E-Tracer de la firme suisse Peraves AG, avec 187,6 MPGE, qui a ainsi remporté 2,5 millions de dollars..

De forme ovoïde, le E-Tracer, dérivé du MonoTracer à propulsion therrmique qui est en vente en Suisse, est équipé d’un moteur à induction de type « AC » d’une puissance de 150kW et de 162Nm de couple. Exposé sur le stand de DuPont lors salon JEC Composites de Paris, le véhicule passe du 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes et atteint  une vitesse maximale de 240 km/h. Sa batterie au lithium lui confère une autonomie de l’ordre de 300 km.

En cas de crash, la fibre Kevlar ne se brise pas

Le poids de la cabine monocoque constituant un avantage concurrentiel décisif, Peraves AG a opté pour le Kevlar de DuPont. « Nous travaillons avec Kevlar depuis plus de 20 ans. Il s’agit d’un matériau léger qui, contrairement à la fibre de verre ou à la fibre de carbone, ne se brise pas en cas de choc » indique Roger Riedener, CEO de Peraves AG. « C’est le seul matériau dont le poids, la résistance et la réaction aux chocs était satisfaisante. De plus, cette fibre est plus facile à réparer que n’importe quelle autre » poursuit-il.

Olivier Lengwiler, Responsable Marketing du segment Transport pour DuPont, explique pourquoi Kevlar est particulièrement adapté à ces applications exigeantes : « Kevlar a une capacité d’absorption de la force gravitationnelle unique. En cas de crash, la fibre distribue l’énergie de l’impact et ne se brise pas. » De ce fait, il remplace de plus en plus la fibre de verre dans les carrosseries. Aujourd’hui, Kevlar équipe aussi bien des pièces d’avion que des structures de ponts suspendus ou encore des câbles de fibres optiques. 

« L’arrivée en entreprise exige une bonne dose d’humilité ! »

Techniques de l’ingénieur : Comment est née votre envie de devenir ingénieur ?

J’aime les sciences depuis toujours. Le métier d’ingénieur s’est imposé naturellement à moi, comme une suite logique à cette passion.

Saviez-vous ce que vous vouliez faire précisément ?

Non. J’ai commencé mes études dans une école d’ingénieur. Mais je manquais de motivation et j’ai quitté l’école en deuxième année. Je suis alors allé à la fac, durant un an, puis j’ai décidé de passer un concours d’école d’ingénieur et j’ai été accepté dans une école. L’objectif pour moi était alors de monter une entreprise avec un ami rencontré au début de mon cursus.

Qu’avez-vous pensé de vos études d’ingénieur ?

Plus que des matières, l’école d’ingénieur nous donne une vraie rigueur intellectuelle. On y apprend à être polyvalent, à savoir trouver l’information pertinente et des solutions adaptées à des problématiques concrètes. On y acquiert un vrai bagage technique et une culture scientifique, qui plus tard sont utiles pour avoir une vision globale des choses. Mais en réalité, le métier d’ingénieur, tu l’apprends surtout en entreprise.

Comment se sont passés vos débuts dans la vie professionnelle ?

L’entrée dans le monde du travail est un peu déstabilisante. À l’école, tu as des projets, tu es dans des associations, tu es noté, et donc tu sais ce que tu vaux et où tu te situes. C’est un univers familier, dans lequel on se sent à l’aise. Durant mes études, j’ai travaillé avec la junior entreprise de mon école, dont j’étais responsable. Nous réalisions des projets pour les industriels, comme par exemple, l’étude de réduction des coûts pour un sèche-linge. Cela m’a appris à gérer le travail en équipe.

Arrivé dans l’entreprise, les repères changent. On se retrouve à devoir travailler avec des gens qui ont 30, 40 ans d’expérience. Il faut alors savoir faire preuve d’humilité.

J’ai commencé ma carrière sur la partie technique, en gestion de projet informatique, puis je me suis orienté vers la partie commerciale, avec le projet de créer plus tard mon entreprise.

J’ai travaillé ensuite en tant qu’ingénieur-commercial, pour une société spécialisée dans l’optimisation des procédés de fabrication dans l’industrie. Cela m’a permis de devenir par la suite directeur commercial pour un opérateur télécom. J’y étais en charge du développement commercial au niveau mondial, et je gérais en parallèle une équipe commerciale d’une dizaine de personnes.

Actuellement, je travaille sur un projet de création d’entreprise avec 3 amis. Ce sera une entreprise d’e-commerce ludique sur Internet (www.minutekitty.com), en concurrence directe avec des sites de vente aux enchères au centime. Je construis le business plan, je fais des études de marché, je réfléchis à la stratégie d’entreprise, etc.  Le lancement du site aura lieu dans les mois qui viennent. Après, je m’occuperai de tout le travail de suivi de la stratégie et du sourcing fournisseurs. Créer son entreprise est une aventure humaine vraiment exaltante !

Quelles sont les qualités qu’un ingénieur doit posséder, selon vous?

Des capacités d’analyse, de synthèse. L’aptitude à savoir trouver l’information, et à résoudre des problèmes. Savoir aussi travailler en équipe, être ouvert d’esprit, curieux.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui veut devenir ingénieur ?

Choisir une bonne classe prépa et une bonne école, si possible. Plus jeune, je ne me posais pas la question du classement des écoles, mais c’était une erreur. C’est important d’avoir un bon réseau. Cela donne des opportunités de travail plus tard et des retours d’expérience intéressants.
 

Propos recueillis par Carole Hamon

 

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La politique écologique tous azimuts de Mondi

Le groupe international de fabrication de papiers et d’emballages Mondi s’était engagé publiquement à intégrer le développement durable, que ce soit au niveau de la culture, de la récolte et de l’achat de ses matières premières, de sa politique de marque et de distribution ou encore de ses processus de production industrielle.

Ainsi, tous ses sites de production de matériaux susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement sont certifiés selon ISO 14001, une norme qui vise à réduire l’empreinte écologique des installations de production par moins de pollution et de déchets. Il s’était fixé des objectifs ambitieux qui sont sur le point d’atteindre ou qui ont même été dépassés. Ainsi entre 2004 et la fin 2010, Mondi a réduit de :

  • 11 % la consommation spécifique d’énergie (objectif : -15 % en 2014) ;
  • 23 % les émissions d’équivalent CO2 (objectif : -15 % en 2014) ;
  • 34 % les émissions totales de DCO (objectif : -30 % en 2010) ;
  • 63 % les émissions totales d’AOX ou composés organiques halogénés absorbables (objectif : -30 % en 2010) ;
  • 70 % le niveau d’émissions totales de SRT ou composés de soufre réduit total (objectif : -65 % en 2010) ;
  • 36 % le volume de déchets pour décharges (objectif : -20 % en 2010) ;
  • 100 % les déchets industriels dangereux (objectif : -100 % en 2009).

Quant à sa responsabilité produits, elle repose sur l’initiative Cycle de vie (LCI), définie dans le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE,) signé en 2009, qui préconise une approche intégrée dans la gestion des impacts d’un produit dans le domaine de l’environnement, de la sécurité et de la santé durant tout son cycle de vie. La gamme de produits écologiques de Mondi se compose désormais de papiers et d’emballages qui sont optimisés pour ménager les ressources naturelles et réduire les déchets et ont obtenu des certifications pour leur durabilité de la part d’organismes reconnus à l’échelle internationale.

La nouvelle gamme Green Range qui reflète parfaitement la déclaration d’intention du groupe, est répartie en six catégories afin de permettre aux clients de trouver les solutions adéquates à leurs besoins spécifiques. 

Réduction du poids et des matériaux

L’un des objectifs principaux des centres R&D de Mondi est de développer des solutions qui nécessitent moins de matériaux tout en garantissant des performances égales, voire meilleures. Les solutions économiques élaborées par Mondi sont non seulement plus légères à transporter et plus faciles à manipuler, mais permettent également de préserver les ressources naturelles et de réduire les déchets. A titre d’exemple, le nouveau complexe développé par Mondi pour les snacks est jusqu’à 20 % plus léger que d’autres matériaux alternatifs et possède des propriétés barrières durables contre l’eau, l’oxygène et la lumière. De même, le papier kraft pour sacs Advantage One et le sac industriel à un pli One avec jusqu’à 20 % en moins de grammage permettent de réduire les déchets et de réaliser des économies tangibles.

Conservation prolongée des contenus

Mondi propose des solutions avec des propriétés novatrices qui contribuent à la réduction de l’impact environnemental en prolongeant la conservation des produits alimentaires et, par conséquent, en réduisant les déchets. Ces produits vont des sacs refermables à Sanocoat, une solution d’emballage antimicrobienne unique qui protège les produits en inhibant la prolifération des bactéries et la formation de moisissure. 

Préservation des ressources

L’approche de Mondi en vue de préserver les ressources renouvelables, en particulier les fibres vierges et l’eau douce, consiste à optimiser la consommation de matériaux, à mettre en place des processus de production non polluants et à utiliser des matériaux jusqu’à 100 % recyclés, sans toutefois transiger sur la qualité ou la sécurité. Par exemple, une tonne de carton léger recyclé (RCB) produit sur la machine à papier ECO7 de Swiecie, en Pologne, requiert 20 % en moins de vapeur, 30 % en moins d’électricité et  40 % en moins d’eau que d’autres machines comparables. Avec une capacité de 470 000 t/an, l’ECO7 permet d’augmenter de 40 % la consommation de papier revalorisé.

Les investissements constants sur le site ont permis de réduire considérablement l’empreinte carbone en diminuant les émissions de CO2 de plus de 100 000 t/an, en plus des 400 000 t/an obtenus au cours des dernières années. Cette réduction de plus de 60 % a été atteinte tout en augmentant constamment le volume de production.

Exploitation forestière durable

Les forêts que Mondi possède, sont certifiées conformément aux normes du Forest Stewardship Council (FSC). La majeure partie du bois et des fibres que le groupe achète auprès de fournisseurs externes est certifiée FSC ou PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification). Parmi les solutions reconnues de Mondi, figurent le cartonnage vierge certifié FSC ou PEFC, les sacs consommateurs Mondi étiquetés PEFC et les sacs industriels étiquetés FSC. 

Biodégradabilité des emballages

En raison de la raréfaction des décharges, du changement climatique qui préoccupe de plus en plus le public et de l’intérêt croissant pour les produits bio, les fabricants qui optent pour des solutions biodégradables contribuent activement à la protection de l’environnement. Les détritus jetés par terre étant encore une pratique courante, les solutions biodégradables permettent de réduire considérablement leur impact sur l’environnement. Les produits dégradables de Mondi répondent à toutes les exigences relatives aux emballages revalorisables par compostage et biodégradation conformément à la norme EN 13432. Des solutions phares incluent Sustainex, une gamme de matériaux d’emballage biodégradables, compostables et recyclables, ainsi que Terra Bag, le premier sac industriel au monde avec un film biodégradable pour protéger contre l’humidité qui a remporté le Grand Prix EUROSAC en 2010 et été officiellement proclamé « sac de l’année 2010 ». 

Réduction de l’empreinte carbone

L’approche de Mondi pour mesurer le volume total d’émissions de gaz à effet de serre produit par ses principales catégories de produits, est approuvée par Climate Partner, une entreprise de conseil leader dans la branche. Le Pulp & Paper Industry (PPI), prix de la stratégie environnementale de l’année remporté en 2010 par Mondi, reflète le rôle important du groupe dans les efforts déployés à l’échelle internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger les écosystèmes mondiaux. Suite aux améliorations de l’efficacité sur de nombreux sites dans le monde entier, Mondi a réduit de 40 000 t ses émissions de CO2, investi dans des installations de traitement anaérobique des eaux usées et poursuit une stratégie « Zéro Déchet » sur tous ses sites de production dans le monde. 

Des images 3D améliorent l’efficacité du processus de flottation

La maîtrise du processus de flottation qui consiste à insuffler dans un mélange constitué du minerai à enrichir, d’eau et de produits chimiques, des bulles d’air auxquelles adhèrent les minéraux, joue un rôle déterminant dans le processus d’enrichissement des minerais. Lorsque les bulles remontent à la surface, une mousse contenant des minéraux se forme et est ensuite récupérée.

« Les usines de concentration de l’industrie minière constituent un domaine majeur. Des problèmes surviennent si la mousse n’est pas en mesure de supporter la charge de particules de minerai qui se sont fixées sur elle ou si des perturbations apparaissent par ailleurs dans l’exploitation. Dans ce cas, le matelas de mousse disparaît et le redémarrage du processus consomme un temps précieux », explique Jukka Hakola, directeur commercial de Numcore Oy.

Grâce aux appareils de mesure de l’entreprise finlandaise Numcore Oy qui, en faisant appel à la tomographie d’impédance, génére en temps réel des images en 3D de l’intérieur des tuyaux et des réservoirs, il est possible de déterminer la taille et le nombre des bulles d’air ainsi que la quantité de matières solides sur le matelas de mousse, à partir des variations de la conductivité électrique.

« Si la teneur en matières solides de la mousse ou la taille des bulles varie et que des matières solides commencent à s’accumuler sous la mousse, cela risque d’entraîner sa solidification ou son effondrement. S’il est possible de prévoir cette situation, on pourra y remédier en modifiant les paramètres d’exploitation. Le fait que cette technologie soit en temps réel est primordial : le système communique en permanence à l’opérateur des données factuelles actualisées sur ce qui se passe dans les cellules de flottation, par exemple à quel endroit les minéraux se déplacent et où se trouve le rebord inférieur du matelas de mousse. « Comme il n’était pas possible auparavant de voir à l’intérieur des réservoirs, le réglage du processus de concentration reposait essentiellement sur des compétences empiriques. L’opérateur pouvant désormais observer le processus à l’intérieur, il est à même de maintenir la composition du mélange en permanence à un niveau optimal », dit Jukka Hakola.

Une utilisation expérimentale dans deux usines de concentration

Selon Jukka Hakola, le simple fait de mesurer n’apporte pas en soi de valeur ajoutée. Il faut que les résultats pilotent l’exploitation. C’est pourquoi l’entreprise a mis au point, en collaborant étroitement avec quelques clients clés, une technologie de mesure se montrant la plus utile possible dans les tâches quotidiennes.

Outotec, qui fournit des usines de concentration des minéraux et des installations métallurgiques dans le monde entier, est un des partenaires privilégiés de Numcore, de même que le laboratoire des technologies minérales du centre de recherche géologique à Outokumpu, en particulier dans la phase initiale des travaux de développement.

« On utilise, à l’heure actuelle, des capteurs dans deux usines de concentration dans lesquelles nous avons pu voir en pratique les facteurs qu’il fallait piloter et la façon dont nous pouvons mettre en évidence les avantages pour le client en les quantifiant. Notre objectif est de parvenir à traiter les problèmes à venir à un stade suffisamment précoce pour que le processus se poursuive sans perturbation. »

La technologie de mesure de Numcore est utilisée à titre expérimental, notamment à la mine de cuivre et de zinc de la société Inmet Pyhäsalmi Mine Oy à Pyhäsalmi. Selon le responsable de l’usine de concentration de la mine, Seppo Lähteenmäki, le système a fourni des données précises sur le statut du matelas de mousse et il a fonctionné de façon fiable.

« Nous avons eu l’appareil à l’essai pendant quelques mois et il a été incontestablement utile pour les utilisateurs qui avaient reçu une formation à l’utilisation du système et ont suivi activement les données produites par celui-ci. Il semble apporter suffisamment d’avantages pour que nous considérions sérieusement l’acquérir après la phase d’essai », dit Seppo Lähteenmäki.

Apport de la modélisation mathématique

Selon le diamètre du tuyau ou du réservoir, l’instrument de mesure mis au point par Numcore prendra la forme d’un capteur de débit ou d’un capteur tige à installer séparément dans les réservoirs et tuyaux de gros gabarit.

En alimentant les électrodes du capteur en courant alternatif basse intensité, il est possible de mesurer les différences de conductivité électrique des phases, par exemple pour les liquides, à l’intérieur des réservoirs, car la conductivité varie selon les substances. Il faudra toutefois un calcul d’inversion, domaine constituant le cœur de métier de Numcore, pour obtenir l’image proprement dite.

« Le capteur de débit CoreApus est adapté à l’analyse des matières se déplaçant à l’intérieur de tuyaux de moins de 1 m de diamètre. Comme les réservoirs des usines de concentration ont généralement une taille supérieure, nous avons mis au point le capteur tige CoreHydra. À l’aide de plusieurs capteurs, il est possible de réaliser des analyses dans un réservoir ou une cellule de très grosse taille », explique Jukka Hakola.

Les deux techniques permettent de mesurer, de façon précise, les interfaces des liquides et des matières solides, mais CoreApus est aussi adapté à l’imagerie des liquides s’écoulant à grande vitesse, par exemple dans les installations de l’industrie papetière.

« La différence la plus importante par rapport à la situation précédente est qu’il est maintenant possible d’analyser la cause et les modalités de ce qui se produit dans le processus et la façon dont on pourra prévenir les événements, le cas échéant. Nous avons privilégié la convivialité de l’équipement, permettant ainsi de procéder aux mesures correctrices sur place et en temps réel, et non par exemple sur la base d’échantillons analysés en laboratoire ».  »  fgdf  f v «  vvvhhhjhjh

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Human Bios maîtrise la croissance de ses données et la consolidation de leur stockage

Le groupe suisse Human Bios est spécialisé dans la recherche et le développement, plus précisément dans le secteur des technologies d’imagerie multi spectrale, des applications de sécurité et des portails Internet très divers. L’éventail de produits de l’entreprise était très vaste, et son infrastructure très hétérogène en raison des achats et des systèmes informatiques mis en place. Elle ne pouvait donc pas être centralisée ni standardisée sur les différents sites, ce qui générait, entre autres, d’importantes contraintes administratives sur les différents sites avec des besoins très récurrents en termes d’interventions des administrateurs locaux sur les processus. Avec l’infrastructure existante, le système informatique s’avérait donc être, à long terme, inadapté aux attentes opérationnelles. Or, les exigences très versatiles dans de nombreux secteurs impliquaient des réactions rapides et flexibles en matière d’informatique. De plus, Human Bios devait faire face à une croissance importante des données ainsi qu’à des attentes très poussées en termes de performances. C’est donc pour toutes ces raisons que le groupe a décidé de faire appel aux spécialistes informatiques de l’entreprise suisse, Winglet IT AG, dans le cadre de la mise en place de l’infrastructure du centre de données.

Un cahier des charges exigeant

« La gestion et la sécurisation des données, ainsi que de l’infrastructure de stockage, sont rapidement devenues l’un des aspects clés lors de la mise en place du nouvel environnement informatique, car les attentes d’Human Bios en termes d’infrastructures étaient très élevées », explique Tom Luessi, Consultant chez Winglet IT.
 
Les principaux critères de sélection d’Human Bios en matière de solution de gestion de données étaient les suivants : 

  • un niveau d’adaptatibilité du système très élevé et transparent en termes de coûts, apte à maîtriser des croissances de données non prévues ;
  • un niveau de disponibilité élevé et garanti via une architecture NSPOF (aucun point de défaillance unique) ;
  • un-une solution capable de faire face aux pannes d’un site sans perturber les services opérationnels indispensables ;
  • une gestion des ressources facile et centrale ;
  • des options en matière de réplication du réseau étendu dans le cadre du plan de reprise après sinistre et de la connexion des sites externes ;
  • une mise en place rapide et flexible des nouvelles exigences liées, par exemple, à la forte croissance de l’entreprise et à l’exploitation de nouveaux secteurs d’activités. 

 
Le système Axiom de Pillar Data Systems qui développe des solutions de stockage tenant compte des applications (Application-Aware Storage) pour les moyennes et grandes entreprises, a su convaincre grâce à son architecture, son adaptabilité, son administration très simple, ses possibilités intelligentes et ses ressources de capacités facilement attribuables. L’entreprise a également su répondre, de manière optimale, aux attentes en matière de disponibilité élevée tout en tenant compte du système de visualisation en cluster actif/actif de FalconStor, le serveur de stockage en réseau. La solution permettait aussi à Human Bios de disposer d’une administration centrale et de fonctions complètes de gestion uniforme de la mémoire et de reflets synchrones, de captures d’écran et de duplication à distance.
 
Stephan Wolf, Directeur des technologies de l’information chez Human Bios, et ses collègues, ont surtout apprécié le caractère évolutif du système Pillar Axiom : « nous avons enfin trouvé une solution capable de s’adapter très facilement, sans interruption, et d’évoluer avec nos activités, sans que nous ayons à changer de système. De plus, grâce à la « Qualité de service » (QoS) de Pillar, les fonctions de gestion des ressources peuvent être gérées encore plus intelligemment qu’avec tous les autres systèmes que nous avions envisagés », précise Stephan Wolf  pour justifier le choix du système de données Pillar.  

A chaque utilisation, un emplacement propre et optimal

« Afin de pouvoir répondre de manière optimale aux attentes d’Human Bios en matière d’infrastructure de stockage, serveur et cliente centralisée et souple, il était nécessaire d’envisager une solution de mémoire évolutive et modulaire », ajoute Tom Luessi de Winglet. « Grâce à la répartition dynamique de la mémoire en outils de performances tiers, les ressources sont rapidement disponibles au bon endroit ». 
 
En tant que dispositif de stockage « intelligent », le système Pillar Axiom dispose d’une infrastructure et d’une réserve partagée de disques durs permettant d’attribuer à chaque utilisation un emplacement propre et optimal de façon dynamique. « Le système Pillar Axiom est idéal pour les entreprises qui souhaitent, via la mise en place d’un système consolidé, réduire leurs coûts ainsi que leurs contraintes, sans perdre en performances ni disponibilité », explique de son côté, Pillar Data Systems.
 
La nouvelle infrastructure SAN et de virtualisation de serveur centralisée a pu être facilement mise en place entre les mois de juillet et de novembre 2010. Puis, au début de l’année 2011, le système de protection des sites externes a été installé via un dispositif de duplication à distance et une infrastructure de bureau virtuel VDI centralisé. En plus des quelques 1 000 domaines déjà gérés, plusieurs centaines de nouveaux domaines devraient être ajoutés, tout comme plusieurs banques de données hébergées et portails tels que Load.cd.  

Merck optimise sa gestion d’entrepôt avec seulement 8 préparateurs vocaux

Merck est une multinationale pharmaceutique et chimique, forte de 40 000 collaborateurs répartis dans 64 pays. Son entrepôt portugais réalise en moyenne environ 9 000 opérations d’entreposage par mois, pour un total de 30 000 lignes. Il accueille quatre types de marchandises : celles du Groupe Merck provenant d’autres centres de distribution ou des laboratoires de l’entreprise, celles de partenaires dont Merck gère le stock, du matériel promotionnel et des produits à réfrigérer.
 
Les procédures d’entrepôt, basées sur la lecture de codes-barres, étaient très laborieuses. En outre, les équipements n’étaient plus conformes aux critères de l’entreprise en termes de sécurisation système. En 2010, soucieux d’améliorer ses processus, Merck a mis en œuvre la solution de reconnaissance vocale 3iV Crystal de Zetes. « Nous avions déjà travaillé avec Zetes par le passé, et savions qu’ils installaient des solutions vocales. Lorsque nous avons visité le site d’un client de référence de Zetes, nous avons pris conscience des avantages que nous apporterait cette technologie », explique Luis Azevedo, IT Manager de Merck. C’est le palmarès de Zetes dans le déploiement de solutions vocales performantes, au Portugal et sur le marché international, qui a notamment incité Merck à choisir l’entreprise pour partenaire.
 
La société a équipé seulement huit opérateurs avec la technologie vocale 3iV Crystal qu’elle a intégrée au module SAP Warehouse Management (WM) de Merck, optimisant ainsi quatre procédures en entrepôt : la réception des marchandises, le rangement en stock, le réassort et la préparation. Même avec un nombre limité d’utilisateurs, les résultats engrangés ont été impressionnants en termes de productivité, de précision et d’ergonomie.
 
« L’utilisation permanente du lecteur de codes-barres ralentissait le processus de préparation des commandes. L’installation de la technologie vocale nous a apporté de nombreux avantages : nous avons optimisé les processus, augmenté la productivité, amélioré la satisfaction des opérateurs, réduit le taux d’erreurs et amélioré la planification » affirme Luis Azevedo.
  

Les Mardis de l’Innovation

Les Mardis de l’Innovation fêtent en 2011 leur dixième anniversaire. 10 ans que le Centre National des Arts et Métiers propose des séries de cours semestriels, dont le but est de « diffuser la culture de l’innovation sous toutes ses formes ». Dynamiques et interactifs, les cours prennent la forme de conférences, de retours d’expérience et de débats. Parmi les derniers thèmes abordés, citons « Tradition et innovation dans la gastronomie », « la domotique », ou encore  « Enjeux clés et perspectives d’innovation dans la santé ».

En 2h45, Marc Giget, professeur au CNAM et expert reconnu de l’innovation, fait le tour d’un sujet, faisant souvent intervenir des professionnels témoignant de leur expérience.  L’amphi historique de l’école est bondé : en plus des étudiants du CNAM qui suivent ce cours pour leur cursus, plus de la moitié du public est constitué de cadres dirigeants, d’entrepreneurs, de responsables marketing et R&D, d’artistes et de designers… tous les acteurs de l’innovation peuvent assister gratuitement au(x) cours de leur choix. Les cursus sont semestriels, bâtis autour d’une thématique.

Pour le deuxième semestre 2011, les cours traitent de la « mise en œuvre entrepreneuriale de l’innovation ».  Toujours actuels, très vivants, illustrés de nombreux exemples, ils sont un très bon moyen de revoir les théories et concepts de l’innovation et de découvrir les meilleures pratiques à travers le monde.

Par Donatienne Gauvin

Les Mardis de l’Innovation, de 18h15 à 21h : prochains cours :

  • mardi 10 mai 2011 : Stratégies d’innovation dans la grande distribution et le e-commerce
  • mardi 17 mai 2011 : Innovations et révolutions dans la relation aux langues et au langage
  • mardi 24 mai 2011 : Entrepreneuriat, innovation, croissance et développement de l’entreprise
  • mardi 31 mai 2011 : Voyage au cœur du modèle suisse d’innovation
  • mardi 7 juin 2011 : L’entrepreneuriat et l’intrapreneuriat par les équipes projets d’innovation autonomes
  • mardi 14 juin 2011 : Séance de synthèse sur l’innovation, ou l’art de définir le futur et de le réaliser

Inscription obligatoire en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur [email protected].