Merck optimise sa gestion d’entrepôt avec seulement 8 préparateurs vocaux

Merck est une multinationale pharmaceutique et chimique, forte de 40 000 collaborateurs répartis dans 64 pays. Son entrepôt portugais réalise en moyenne environ 9 000 opérations d’entreposage par mois, pour un total de 30 000 lignes. Il accueille quatre types de marchandises : celles du Groupe Merck provenant d’autres centres de distribution ou des laboratoires de l’entreprise, celles de partenaires dont Merck gère le stock, du matériel promotionnel et des produits à réfrigérer.
 
Les procédures d’entrepôt, basées sur la lecture de codes-barres, étaient très laborieuses. En outre, les équipements n’étaient plus conformes aux critères de l’entreprise en termes de sécurisation système. En 2010, soucieux d’améliorer ses processus, Merck a mis en œuvre la solution de reconnaissance vocale 3iV Crystal de Zetes. « Nous avions déjà travaillé avec Zetes par le passé, et savions qu’ils installaient des solutions vocales. Lorsque nous avons visité le site d’un client de référence de Zetes, nous avons pris conscience des avantages que nous apporterait cette technologie », explique Luis Azevedo, IT Manager de Merck. C’est le palmarès de Zetes dans le déploiement de solutions vocales performantes, au Portugal et sur le marché international, qui a notamment incité Merck à choisir l’entreprise pour partenaire.
 
La société a équipé seulement huit opérateurs avec la technologie vocale 3iV Crystal qu’elle a intégrée au module SAP Warehouse Management (WM) de Merck, optimisant ainsi quatre procédures en entrepôt : la réception des marchandises, le rangement en stock, le réassort et la préparation. Même avec un nombre limité d’utilisateurs, les résultats engrangés ont été impressionnants en termes de productivité, de précision et d’ergonomie.
 
« L’utilisation permanente du lecteur de codes-barres ralentissait le processus de préparation des commandes. L’installation de la technologie vocale nous a apporté de nombreux avantages : nous avons optimisé les processus, augmenté la productivité, amélioré la satisfaction des opérateurs, réduit le taux d’erreurs et amélioré la planification » affirme Luis Azevedo.
  

Les Mardis de l’Innovation

Les Mardis de l’Innovation fêtent en 2011 leur dixième anniversaire. 10 ans que le Centre National des Arts et Métiers propose des séries de cours semestriels, dont le but est de « diffuser la culture de l’innovation sous toutes ses formes ». Dynamiques et interactifs, les cours prennent la forme de conférences, de retours d’expérience et de débats. Parmi les derniers thèmes abordés, citons « Tradition et innovation dans la gastronomie », « la domotique », ou encore  « Enjeux clés et perspectives d’innovation dans la santé ».

En 2h45, Marc Giget, professeur au CNAM et expert reconnu de l’innovation, fait le tour d’un sujet, faisant souvent intervenir des professionnels témoignant de leur expérience.  L’amphi historique de l’école est bondé : en plus des étudiants du CNAM qui suivent ce cours pour leur cursus, plus de la moitié du public est constitué de cadres dirigeants, d’entrepreneurs, de responsables marketing et R&D, d’artistes et de designers… tous les acteurs de l’innovation peuvent assister gratuitement au(x) cours de leur choix. Les cursus sont semestriels, bâtis autour d’une thématique.

Pour le deuxième semestre 2011, les cours traitent de la « mise en œuvre entrepreneuriale de l’innovation ».  Toujours actuels, très vivants, illustrés de nombreux exemples, ils sont un très bon moyen de revoir les théories et concepts de l’innovation et de découvrir les meilleures pratiques à travers le monde.

Par Donatienne Gauvin

Les Mardis de l’Innovation, de 18h15 à 21h : prochains cours :

  • mardi 10 mai 2011 : Stratégies d’innovation dans la grande distribution et le e-commerce
  • mardi 17 mai 2011 : Innovations et révolutions dans la relation aux langues et au langage
  • mardi 24 mai 2011 : Entrepreneuriat, innovation, croissance et développement de l’entreprise
  • mardi 31 mai 2011 : Voyage au cœur du modèle suisse d’innovation
  • mardi 7 juin 2011 : L’entrepreneuriat et l’intrapreneuriat par les équipes projets d’innovation autonomes
  • mardi 14 juin 2011 : Séance de synthèse sur l’innovation, ou l’art de définir le futur et de le réaliser

Inscription obligatoire en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur [email protected].

Un composite céramique 200 % plus résistant

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Arizona et de l’Institut Polytechnique Rensselaer a fait état, dans une publication dans le journal Nano de l’American Chemical Society de leur découverte, permettant à ce composite céramique de mieux résister aux cassures. « Nous avons augmenté de manière non négligeable la dureté de la céramique, et fait les premiers l’observation que le graphène pouvait arrêter la propagation d’une fissure et pouvait forcer la fissure à changer de direction, non seulement dans deux dimensions, mais aussi dans dans trois. », explique le professeur Erica L. Corral, qui a dirigé ces recherches.

Deux dimensions

Ces observations vont pouvoir nous mener vers une nouvelle approche de l’élaboration des composites céramiques, qui n’était pas permise jusqu’ici, en se servant du graphène plutôt que les plus traditionnels renforcements en fibres. Les deux dimensions des feuilles de graphène sembleraient plus appropriées que l’unique dimension de renforcement permise par la fibre, dans l’arrêt des fissures.

Résistance améliorée de 200 %

Le graphène est un cristal bidimensionnel (monoplan) de carbone qui est l’élément dont l’empilement constitue le graphite, et dont la production est toutefois encore problématique et onéreuse. « Nous avons tiré profit de l’expertise de notre laboratoire pour synthétiser une grande quantité de graphène, sous forme de plaquettes », dit-elle encore. Piste innovante et intéressante, cette découverte améliore la résistance du composite aux fractures de… 200 %.

Par Rahman Moonzur

« Un ingénieur ne doit pas se couper des réalités du terrain »

Instantanés Techniques : Décrivez-nous votre parcours de formation.

Marie Langlois : J’ai effectué trois ans d’études au sein de l’ENESAD (Ecole nationale d’enseignement supérieur en agriculture de Dijon). Durant cette période, j’ai effectué des stages, dont deux m’ont permis de mieux appréhender les tenants et les aboutissants des missions que j’ai en charge aujourd’hui.

Quel sont les missions récurrentes qui sont les vôtres aujourd’hui, professionnellement ?

Je suis ingénieur qualité depuis un an. Je distinguerai deux types de missions : tout d’abord les missions opérationnelles. A côté de cela, il y a aussi des missions plus administratives, voire théoriques.

Qu’entendez-vous par missions opérationnelles ?

Le premier point est la mise en place d’une politique qualité, dans le cadre de démarches HACCP. Concrètement, j’ai pour charge de regrouper, dans un guide de bonnes pratiques, le détail des normes que nous demandons à nos sites de production (plus particulièrement à nos employés) de respecter scrupuleusement. Dans le cadre des référencements fournisseurs, il m’incombe de m’assurer du bon respect des cahiers des charges que nous éditons.

Et au niveau administratif ?

Le plus important est de tenir la base de données « qualité », partagée par tous les départements de l’entreprise, à jour. C’est capital. Dans un environnement qualité en constante évolution, il est crucial de tenir les équipes au meilleur niveau d’information possible. J’ajouterai également le travail effectué sur la prospection. Lors des études relatives à nos projets « nouveaux produits », le département qualité a pour charge l’évaluation de la compatibilité entre les développements envisagés et les impératifs légaux et normatifs préexistants.

Quelles compétences acquises durant votre cursus en école d’ingénieur vous servent le plus aujourd’hui ?

En premier point, je dirai que l’expérience acquise en école d’ingénieur sur tout ce qui concerne les systèmes d’information me sert quotidiennement depuis mon entrée en poste. Comme je l’ai dit précédemment, la tenue d’une base de donnée à jour, entre autres, est très importante pour la performance générale de l’entreprise. Globalement, l’usage des logiciels tels qu’Excel, Access, Camtasia, que je maîtrise depuis ma formation en école, est indispensable à mon activité professionnelle. Il faut également évoquer les compétences, en termes de capacité de synthèse, que le cursus en école d’ingénieur permet d’acquérir.

Et en termes de connaissances techniques sur le secteur de l’agroalimentaire ?

Au delà de l’apprentissage strictement technique, je dirai que la connaissance des filières et de leur acteurs s’est révélée un atout précieux. C’est incontournable.

 

Quelles compétences indispensables à l’exercice de votre métier vous manquaient quand vous avez été embauchée ?

Beaucoup ! J’ai appris beaucoup de choses sur le tas. Au niveau managérial bien sûr, nous ne sommes pas ou peu formés en école à gérer le côté humain dans une équipe. L’ENESAD reste une école assez généraliste, alors que ma branche d’activité est très spécialisée. A titre d’exemple, toutes les réglementations liées aux filières bio ont été mises en place il y a peu de temps…

Avec votre recul, quelles améliorations pourraient être apportées à l’enseignement supérieur et plus particulièrement aux écoles d’ingénieur ?

Je pense sincèrement que les stages en entreprise devraient être mieux encadrés et réfléchis. J’ai personnellement ressenti un manque de sens dans mes expériences en tant que stagiaire. Il faudrait, je pense, plus intégrer les stagiaires dans des projets concrets. Cela leur permettrait de prendre conscience pleinement des attentes qui seront celles de leurs recruteurs.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants souhaitant intégrer votre secteur d’activité?

Avant toute chose, il est important de garder à l’esprit l’aspect terrain. Un ingénieur qualité qui se coupe des opérations de son entreprise perd le contact avec les réalités de son métier.

 

Propos recueillis par Pierre Thouverez

 

Groupes thématiques « Réseau et emploi » des Techniques de l’Ingénieur :

Groupe agroalimentaire

Le classement des écoles spécialisées, secteur par secteur

Les écoles d’ingénieurs spécialisées attirent de plus en plus d’étudiants. Leur développement correspond à l’évolution de certains secteurs d’activité de l’ingénierie, où les formations spécialisées sont reconnues par les employeurs. Ces secteurs peuvent être listés aux nombre de cinq : 

  • Informatique – Electronique – Télécoms

  • Systèmes industriels  – matériaux – Transports

  • Bâtiments – travaux publics

  • Physique- Chimie – Biologie

  • Agronomie – Horticulture – Environnement

Acteur phare de la presse à destination des jeunes diplômés, le magazine l’Etudiant a classé les meilleurs écoles dans chacun de ces domaines. 

Secteur « Informatique – Electronique – Télécoms »

Secteur en fort développement depuis des années, la filière recherche des profils très spécialisés, mais aussi généralistes. Phénomène observé dans toutes les entreprises, l’omniprésence actuelle des systèmes d’information, et les possibilités, informatiques, d’adapter des outils de manière très précise pour ne pas dire totalement personnalisée aux besoins a créé un dynamisme certain. Le secteur a aussi servi de « refuge » aux jeunes ingénieurs diplômés ces dernières années, et qui, crise oblige, n’ont pas trouvé de postes dans la recherche ou dans des domaines plus pointus.

Quoi qu’il en soit, les étudiants se tournent de plus en plus vers ces domaines d’apprentissage. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il perdure.

Classement

Etablissement

1

ENST Telecom – Paris

2

Grenoble INP – ENSIMAG (ex-ENSIMAG+Telecom INP)

3

ENST Télécom Bretagne – Brest-Rennes

4

Télécom INT – Evry

5

ENSIIE – Évry

6

ENSEIRB – Bordeaux

7

ENSEA – Cergy-Pontoise

8

ESIGETEL – Fontainebleau

9

ISIMA – Clermont-Ferrand

10

ENSAI – Rennes

 

 

Secteur « Systèmes industriels  – matériaux – Transports » 

Les évolutions que l’on observe depuis quelques années, dans les secteurs des matériaux et des transports par exemple, expliquent le besoin d’un enseignement spécialisé. Au niveau des matériaux, la recherche n’a jamais été aussi haletante. Aussi, les nouveaux impératifs en termes d’économies d’énergies, de durabilité, recoupent les trois thématiques évoquées. 

Classement

Etablissement

1

ISAE (ex-SUPAERO+ENSICA) – Toulouse

2

ENSAM

3

ENAC – Toulouse

4

ENSMM – Besançon

5

ENSMA – Poitiers

6

Grenoble INP – Génie Industriel (ex-ENSGI+ENSHMG)

7

SupOptique – Palaiseau

8

ENSEM INP Lorraine – Nancy

9

SUPMECA – Saint-Ouen

10

Grenoble INP – Pagora (ex-EFPG)

 

Secteur « Bâtiments – travaux publics »

Il existe beaucoup d’écoles d’ingénieurs généralistes proposant des spécialisation dans le secteur des BTP. Les écoles spécialisées sont moins nombreuses. Attention, les concours d’entrée dans ces écoles sont draconiens.

Classement

Etablissement

1

ESTP – Paris

2

EIVP – Paris

 

Secteur « Physique- Chimie – Biologie »

La CGE (Conférence des grandes écoles) a réalisé une étude en 2009 sur les spécialisations des ingénieurs. Selon cette enquête, le secteur de la chimie, en particulier, illustre une tendance des étudiants à so’rienter vers l’obtention d’un double diplôme. Pour répondre à de nouveaux enjeux, et notament celui de la coopération internationale, les écoles s’ouvrent aux partenariats. Par exemple, l’ENSCM Montpelier (septième de ce classement) présente des accords de coopération avec dix pays représentant 19 établissements.

Classement

Etablissement

1

ESPCI – Paris

2

ENSCP – Chimie Paris

3

ECPM – Strasbourg

4

ENSIC INP Lorraine – Nancy

5

ENSCR – Chimie Rennes

6

ENSIACET – INP Toulouse

7

ENSCM – Chimie Montpellier

8

ESBS – Strasbourg

9

ENSCL – Chimie Lille

10

ENSCPB – Bordeaux

Secteur « Agronomie – Horticulture – Environnement » 

De même que pour le secteur de la chimie, les secteurs agronomiques et de l’environnement connaissent une mutation vers l’iunternational importante. AgroParisTech, par exemple, s’est développé à l’international : 20 % d’étudiants étrangers, des partenariats stratégiques en Chine, en Amérique latine, en Australie… Enfin, AgroParisTech participe au consortium international Agronium.

Classement

Etablissement

1

AgroParisTech

2

Grenoble INP – ENSE³ (ex-ENSIEG+ENSHMG)

3

ENSAIA INP Lorraine – Nancy

4

Montpellier SupAgro

5

ENGEES – Strasbourg

6

INH-ENSHAP – Angers

7

ENESAD – Dijon

8

ESMISAB – Brest

9

ENSBANA – Dijon

 

 

Prix de l’Innovation pour une cloison rétro-éclairée par des Led

Décernés par un jury d’experts lors du Salon Bureaux Expo lié à l’organisation des espaces de travail, les trophées 2011 ont récompensé les meilleures innovations dans trois catégories : Produit, Service et Réalisation. Le premier prix de l’innovation Produit a été attribué au fabricant français de cloisons amovibles Alsea pour sa cloison rétro-éclairée LED Partition.

Fruit de la collaboration entre Alsea et un concepteur Lumière, la cloison se compose de deux faces dont l’épaisseur est équivalente à celle des cloisons amovibles traditionnelles (9,8 cm). Elle bénéficie, comme son nom l’indique, de l’intégration de la technologie LED sur la face de la cloison fabriquée en verre filtrant. Le côté opposé peut être, au choix du client, en bois, en métal ou en verre laqué, ce qui permet bien des combinaisons et des ambiances différentes. L’utilisation de LED blanches, rouges, vertes, bleues ou au choix, sur demande, ajoute aux cloisons des qualités de signalétique et d’esthétisme tout en participant à l’éclairage des espaces.

Des cloisons rétro-éclairées LED Partition dans une version d’éclairage blanc et reproduisant le cycle de la lumière naturelle, ont été installées en avant-première à l’Organisation européenne de Coopération et de Développement Economique (OCDE) dans le cadre d’un vaste projet de réaménagement de ses 12 500 m2 de locaux sur six niveaux.

« Outre l’aspect purement fonctionnel des cloisons, nous apportons une attention toute particulière à leur esthétisme. Ces éléments de séparation sont devenus tout à la fois éléments de signalétique et de communication, porteurs d’une identité d’entreprise et source de bien-être pour les collaborateurs. C’est pourquoi leur design est important, il participe à l’harmonie de l’ensemble. L’apport en lumière et la transparence des espaces jouent aussi un rôle majeur. Avec la LED Partition, nous avons voulu aller plus loin et intégrer directement la technologie LED à la cloison », souligne Olivier Brun, PDG d’Alsea.

REACH : les dernières news

Fiche d’information sur l’évaluation des substances

(15/04/2011)
L’ECHA a publié une fiche d’information sur l’évaluation des substances. L’objectif de cette évaluation est de préciser si l’utilisation d’une substance chimique présente un risque pour la santé humaine ou l’environnement. Cette fiche répond aux questions que vous vous posez :

  • Quelles sont les caractéristiques spécifiques de l’évaluation des substances ?
  • Quelle est la procédure d’évaluation d’une substance ?
  • Quelles substances seront évaluées ?
  • Comment l’ECHA établit-elle un plan d’action ?
  • Qu’inclut-elle dans les plans d’action ?
  • Que devez-vous faire si votre substance est incluse dans le plan d’action ?
  • Qu’advient-il après l’évaluation des substances ?
  • Retrouvez la réponse à ces questions dans le document :

http://www.echa.europa.eu/doc/reach/substance_evaluation_fact_sheet_20110414_en.pdf
Information sur l’évaluation : http://www.echa.europa.eu/reach/evaluation_en.asp

Classification et étiquetage harmonisés

L’ECHA a lancé le 25 mars une consultation pour l’harmonisation de la classification et l’étiquetage de cinq nouvelles substances :

  • le phosphure d’aluminium (aluminium phosphide) (N° CAS : 20859-73-8 et n° CE : 244-088-0),
  • le 10-éthyl-4,4-dioctyl-7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatétradecanoate de 2-éthylhexyle (Dioctyltin bis(2-ethylhexyl mercaptoacetate)) (N° CAS : 15571-58-1 et N° CE : 239-622-4),
  • le 1-éthylpyrrolidine-2-one (N-ethyl-2-pyrrolidone (NEP)) (N° CAS : 2687-91-4 et n° CE : 220-250-6),
  • le perestane (N° CAS : 847871-03-8 et N° CE : 432-790-1)
  • le diphosphure de trimagnésium (trimagnesium diphosphide) (N° CAS : 12057-74-8 et N° CE : 235-023-7).
  • Il ne reste que quelques jours pour faire part de vos commentaires (soumission avant le 9 mai 2011).

http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

Trois nouveaux manuels sur la soumission de données

L’ECHA a publié en avril trois nouveaux manuels sur la soumission de données :

  • n°20 : Comment préparer et soumettre une notification de substances contenues dans les articles en utilisant IUCLID 5.
  • n°21 : Comment préparer et soumettre le rapport de l’utilisateur en aval en utilisant IUCLID 5
  • n° 22 : Comment préparer et soumettre une demande d’autorisation en utilisant IUCLID 5

Retrouvez l’intégralité de ces manuel sur : http://echa.europa.eu/reachit/dsm_en.asp

Programme de travail pluriannuel de l’ECHA (2012-2014)

L’ECHA met à disposition pour avis et commentaires son programme de travail pluriannuel pour la période 2012-2014. Les commentaires sont à soumettre pour le 15 mai. Le document est téléchargeable sur :
http://echa.europa.eu/doc/work_programme/2012_2014/FINAL_MB_07_2011_DRAFT_MAWP_2012_2014.pdf
Les commentaires sont à envoyer via ce lien :
http://echa.europa.eu/forms/form_wk_prog_2012_2014/form_wk_prog_2012_2014_en.asp

Une nouvelle page sur le site de l’ECHA

L’ECHA a créé une nouvelle page sur son site internet dédiée aux substances dans les articles : notification, communication d’information, guides …
Retrouvez toutes les informations sur http://echa.europa.eu/reach/sia_en.asp

Mise à jour de la base de données des substances enregistrées dans le cadre de REACH

(27/04/2011)
La base de données de l’ECHA contenant des informations sur les substances enregistrées a été mise à jour et contient 3764 enregistrements. Au 27 avril, 3242 substances phase-in sont répertoriées.
Retrouvez toutes les informations sur :
http://apps.echa.europa.eu/registered/registered-sub.aspx

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 21 nouvelles substances concernées

(29/04/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • le carbonate de baryum (essais proposés avec du chlorure de barium N° CE 233-788-1) (N° CAS : 513-77-9 et N° EC : 208-167-3),
  • le sulfate de baryum (essais proposés avec du chlorure de baryum N° CE 233-788-1) (N° CAS : 7727-43-7 et N° EC : 231-784-4)
  • l’ hydroxyde de baryum (essais proposés avec du chlorure de baryum N° CE 233-788-1)  (N° CAS : 17194-00-2 et N° EC : 241-234-5)
  • le chlorure de baryum (N° CAS : 10361-37-2 et N° CE 233-788-1)
  • le peroxyde de dilauroyle (N° CAS : 105-74-8 et N° EC : 203-326-3)
  • le mequinol (N° CAS : 150-76-5 et N° EC : 205-769-8)
  • le disulfure de di(morpholine-4-yle) (N° CAS : 103-34-4 et N° EC : 203-103-0)
  • le 1,1-dioxyde de tétrahydrothiophène (N° CAS : 126-33-0 et N° EC : 204-783-1)
  • le butanone-2, peroxyde (N° CAS : 1338-23-4 et N° EC : 215-661-2)
  • le nitrate de 2-éthylhexyle (N° CAS 27247-96-7 et N° EC : 248-363-6)
  • le 4-tert-butylpyrocatéchol (N° CAS : 98-29-3 et N° EC : 202-653-9)
  • le triethoxy(2,4,4-triméthylpentyl)silane (N° CAS : 35435-21-3 et N° EC : 252-558-1)
  • le trioxyde de dibismuth (essais proposés avec le bismuth hydroxyde nitrate oxyde N° EC : 215-136-8) (N° CAS : 1304-76-3 et N° EC : 215-134-7)
  • l’hydroxyde de lithium (essais proposés avec le carbonate de lithium N° EC : 209-062-5) (N° CAS : 1310-65-2 et N° EC : 215-183-4)
  • le carbonate de lithium (N° CAS : 554-13-2 et N° EC : 209-062-5)
  • le trichlorure de n-butyletain (N° CAS : 1118-46-3 et N° EC : 214-263-6)
  • le imidazolidine-2-thione (N° CAS : 96-45-7 et N° EC : 202-506-9)
  • le N-[3-(diméthylamino)propyl]méthacrylamide (N° CAS : 5205-93-6 et N° EC : 226-002-3)
  • le N-phénylmaleimide (N° CAS : 941-69-5 et N° EC : 213-382-0)
  • le undécaoxyde d’hexabore et de dizinc (N° CAS : 12767-90-7 et N° EC : 235-804-2)
  • l’argent (N° CAS : 7440-22-4 et N° EC : 231-131-3)

Les informations sur ses substances sont à soumettre pour le 14 juin 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

L’électronique imprimée passe à la vitesse supérieure

L’électronique imprimée vient d’enregistrer un nouveau progrès avec le brevet américain n° 7 820 097 intitulé « Utilisations électriques du placage catalytique de compositions métalliques de nanomatériaux », délivré par l’Office américain des brevets et des marques déposées (U.S. Patent and Trademark Office) à la société texane NovaCentrix.

Ce brevet couvre en partie l’utilisation de lampes-éclair pour agglomérer par frittage les encres et les matériaux à base de métaux sur des substrats flexibles à faible température, comme le papier et le plastique (PET), et le processus de fabrication en continu et à haute vitesse.

Cette technologie est capitale pour le développement de nouvelles applications de l’électronique flexible et de grande surface, qui permettra d’intégrer des composants électroniques dans des produits courants afin de les rendre interactifs ou « intelligents ». L’électronique imprimée qui ne concurrence par l’électronique traditionnelle au silicium, concerne les capteurs, les substrats souples de haute technologie (textiles), les systèmes d’affichage flexibles, les étiquettes d’identification par radio fréquence (RFID), les batteries, les piles à combustible, le domaine du photovoltaïque, le conditionnement intelligent….

 « L’un des aspects les plus remarquables de cette technologie est le fait de pouvoir désormais utiliser des substrats flexibles peu chers et de disposer d’une vitesse de traitement pouvant atteindre 100 mètres par minute », explique Kurt Schroder, directeur scientifique et principal auteur de ce brevet. « Outre la possibilité de traiter l’argent, l’or et le nickel utilisés dans les encres conductrices, la grande vitesse de ce processus permet d’agglomérer par frittage des particules qui ont tendance à s’oxyder rapidement dans l’air ambiant, comme le cuivre, supprimant ainsi la nécessité de disposer d’un four à réduction ou d’une atmosphère inerte. Ce processus à température ambiante facilite la réalisation des pistes conductrices réellement peu onéreuses de l’électronique imprimée. »

« Notre brevet valide et soutient la position de NovaCentrix comme un innovateur majeur dans le domaine des technologies d’électronique imprimées commercialisées, notamment nos outils PulseForge qui appliquent un traitement photonique », explique Charles Munson, président-directeur général de NovaCentrix.

Les machines PulseForge utilisent en effet un procédé photonique pour chauffer des films de faible épaisseur sur des substrats à faible température, en utilisant une nouvelle technologie de lampes-flash et d’alimentation pour fournir des impulsions lumineuses à large spectre, ajustables en permanence, de plusieurs mégawatts pendant quelques microsecondes. Contrairement aux technologies traditionnelles qui font appel à des fours, la nature transitoire de ce procédé breveté chauffe les films fins à haute température sur des substrats à faible température, comme les polymères, sans entraîner de dommages. En ajustant les caractéristiques des impulsions lumineuses à l’aide d’une interface à écran tactile, les profils de température du film et du substrat peuvent être contrôlés de manière précise et optimisés en vue du séchage, du frittage, du recuit et de la modulation des réactions chimiques dans les films minces. Résultat, l’impression d’une application électronique pouvant dépasser 2 mètres de largeur dure moins d’une seconde alors qu’il faut plusieurs minutes, voire plusieurs heures, avec les systèmes traditionnels.

Le marché de l’électronique imprimée semble promis à un avenir brillant. Selon le cabinet de consultants IDTechEx,  il pourrait atteindre 300 milliards de dollars par an en 2025, soit pratiquement le double du marché actuel de l’industrie du silicium. Et, selon un nouveau rapport de Nanomarkets, le nombre de machines d’impression destinées à la fabrication de produits électroniques imprimés devrait atteindre un volume de 15 000 unités d’ici 2013.

On devrait également voir s’accroître le nombre de petites imprimantes pour la R&D dans les laboratoires industriels et les établissements d’enseignement, 70 % de ces machines étant des imprimantes jet d’encre. Quant à la surface consacrée aux impressions électroniques, elle devrait atteindre les 130 millions de mètres carrés dès 2013, une surface suffisante pour produire des imprimés électroniques pour une valeur de quelques 40 milliards de dollars. 

Modernisation et fiabilisation du réseau Osiris

Il y a 2 ans, les trois universités strasbourgeoises (Louis Pasteur, Robert Schumann et Marc Bloch) se sont regroupées en une université unique, l’Université de Strasbourg, qui accueille plus de 42 000 étudiants dans 120 bâtiments. Cette dernière et 13 autres établissements d’enseignement supérieur et de recherche strasbourgeois sont fédérés à travers le réseau métropolitain Osiris. Les équipements constituant l’infrastructure de ce réseau devenant obsolète il était donc nécessaire de les remplacer par de machines plus fiables et de plus performants. La Direction Informatique de l’Université de Strasbourg a lancé le projet Osiris 3 visant à doter les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche d’infrastructures réseaux et de services d’accès pour accompagner le développement des applications numériques et les usages. Ainsi, les deux principaux objectifs d’Osiris 3 sont le remplacement des équipements constituant le cœur du réseau pour en améliorer les performances et le déploiement d’une architecture permettant la redondance de l’arrivée réseau de la centaine de bâtiments raccordés. Depuis ce projet a intégré le schéma directeur numérique de l’Université.

Le réseau Osiris est une ressource critique et sensible utilisée pour les travaux de recherche (grilles de calculs…), les outils et supports pédagogiques (podcast et transmission vidéo des cours), le partage des connaissances et la téléphonie sur IP. Toutes ces applications doivent reposer sur une infrastructure fiable et performante pour garantir la qualité et la continuité de service comme en témoignent Jérôme Pansanel, administrateur de la grille de calcul de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, et Philippe Portelli directeur de la Direction des usages numériques (DUN) à l’Université de Strasbourg : « La grille de calcul de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien est un gros calculateur (1 500 cœurs de calcul, 600 téraoctets de stockage) qui travaille avec le grand accélérateur de particules du CERN à Genève, le Grand Collisionneur de Hadron ou LHC, dont il traite une partie des données. »

Des usages qui consomment de plus en plus de bande passante

« Le démarrage du LHC au printemps 2010 a considérablement augmenté le trafic de données entre notre salle de machines et le reste du monde » précise Jérôme Pansanel. « Nous observons régulièrement des pics de transfert à 4 ou 5 gigabits par seconde. L’activité de la grille exige une excellente fiabilité du réseau : si les données nécessaires à un calcul sont inaccessibles à cause du réseau, le calcul échoue. À raison de 1 200 calculs sur 24 heures, on peut perdre ainsi 28 800 heures de calcul par jour… La répétition d’accidents de ce type pourrait mettre en danger la pérennité de notre site. Ce serait d’autant plus regrettable que le centre de calcul de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien est l’un des seuls sites de grille français qui soit au niveau de ses homologues américains et le seul de ce type dans le nord-est de la France. »

« De plus en plus, nous nous dirigeons vers des usages qui consomment de la bande passante, notamment à cause de la multiplication des images, voire des images animées qui transitent sur le réseau. Sa puissance et sa fiabilité sont donc nécessaires au développement de nombreux outils : ainsi, la retransmission simultanée de cours dans des amphithéatres distants,  comme c’est le cas en première année d’études de santé,  n’est possible que via un excellent réseau. Tout comme le développement de la web-TV ». précise Philipe Portelli, directeur de la Direction des usages numériques (DUN) à l’Université de Strasbourg. « Au printemps prochain, la DUN et la Direction Informatique (DI) mettront en œuvre à titre de finalisation un nouveau système de communication instantanée audio et vidéo (de type « Skype »), pour un déploiement prévu pour toute l’université en septembre. Ceci n’aurait pas été envisageable sans un réseau puissant et fiable. »

La simplification de l’architecture a entraîné une réduction des coûts

Suite à un appel d’offre en juillet 2009 et à un mois de tests sur une maquette, NextiraOne a été choisi pour fournir les nouveaux équipements constituant l’architecture réseau définie par la Direction Informatique de l’Université ; la Direction Informatique se chargeant de configurer et déployer un MAN (Metropolitan Area Network) en 10 gb/s (MAN Osiris 3) pour raccorder les différents sites, et mettre en œuvre la distribution dans les 120 bâtiments. Par ailleurs, le contrat comprend l’assistance technique et un contrat de services opérationnels portant sur la gestion des incidents. Ce réseau universitaire a pour particularité d’être le premier « LAN & MAN full  Juniper » en France. Il s’appuie sur :

  • 2 routeurs Universal Edge MX480 3D,  plates-formes à haut niveau de redondance conçues pour l’agrégation d’accès dédié haute densité et les services fournisseur situés en périphérie dans les points de présence de taille moyenne à étendue ;
  • 15 commutateurs Ethernet modulaires EX8208, plates-formes modulaires flexibles assurant les densités de port, l’évolutivité et la haute disponibilité nécessaires aux environnements de centres de données et de campus actuels ;
  • à terme,  sur une centaine de stacks EX4200, des commutateurs Ethernet dotés de la technologie Virtual Chassis, qui associent la disponibilité et la fiabilité des systèmes modulaires à la flexibilité et à l’économie des commutateurs empilables pour offrir une solution évolutive hautes performances destinée aux centres de données et aux réseaux de campus.

La simplification de l’architecture a permis à l’Université de Strasbourg de réduire ses coûts d’exploitation et d’améliorer sensiblement les performances de son réseau. L’évolutivité est également un bénéfice majeur pour l’Université qui envisage, grâce aux nouvelles solutions déployées, d’intégrer de nouveaux usages (vidéo, poste de travail…). Par ailleurs, la convergence des outils de communication est une formidable opportunité aussi bien pour les enseignants que pour les étudiants en matière de partage du savoir et des connaissances. 

Nuages sur le cloud

La réputation du Cloud Computing en a pris un coup la semaine dernière, lorsque de nombreux clients des services d’Amazon Web Services n’ont pu accéder au Cloud EC2 géré par l’Américain durant quelques heures, samedi 23 avril, mettant de nombreux sites web hors-ligne, comme Reddit ou Foursquare. Amazon s’est défendu en rappelant que ce genre d’avaries pouvait arriver de temps en temps, comme n’importe quelle avarie matérielle, ici un problème de serveurs dans un de ses centres de traitement de données (les fameux data centers).

Le hic, c’est que cette avarie système aurait entrainé la perte définitive d’un nombre conséquent de données.

Cela a jeté un froid dans le domaine du Cloud Business car Amazon en est un des pionniers, rappellent certains analystes. « Lorsque ce genre de choses arrivent, c’est toute l’industrie du Cloud qui frémit » explique Rob Enderle, analyste de Enderle Group. Les entreprises méfiantes vis-à-vis du Cloud Computing risquent de rester frileuses à la suite de ce grave incident, préférant conserver leurs solutions systèmes plus traditionnelles.

Ce ratage est bien évidemment une vitrine négative pour ce type de services, mettant en lumière les risques de cet utilitaire. Selon Business Insider, qui avance pour preuve des correspondances mails qu’Amazon aurait entretenues avec de nombreux clients, les restaurations manuelles se seraient soldées par des échecs. Les experts estiment qu’il faudra entre cinq à dix ans pour redorer l’image du service, si les données ne parviennent pas à être récupérées.

Par Rahman Moonzur

 

DEJA PARU :

Cloud Computing : il ne faut plus considérer la sécurité comme une problématique à part

Le cloud computing, nouvel enjeu pour les hébergeurs

La lutte contre le réchauffement climatique commence au niveau des microprocesseurs

Un Cloud pour booster les smartphones

L’impact carbone de l’utilisation de gaz industriels

Démarche pionnière dans le petit monde des gaz industriels, Messer France, qui a publié son propre Bilan Carbone, s’efforce de réduire ses émissions en axant ses investissements sur l’optimisation des consommations électriques de ses unités de production et surtout, sur le choix des modes de transport de ses gaz industriels. La construction d’une unité de production d’azote au cœur des régions Bretagne et Pays de la Loire, bastion de l’industrie agroalimentaire française, ainsi que la mise en place d’un terminal ferroviaire CO2 à Bordeaux, ont été des éléments déterminants pour optimiser son Bilan Carbone.

Si le coût, la fiabilité, les avantages qualitatifs, la simplicité de mise en oeuvre et le service demeurent des arguments prépondérants pour orienter un industriel vers une solution utilisant des gaz industriels, l’impact carbone est un critère, de plus en plus pris en considération, que les ingénieurs application Messer ont intégré dans leur approche technico-économique en réalisant des études au cas par cas avec les données et pour le compte de leurs clients.

Surgélation cryogénique ou mécanique

Outre le calcul de son propre impact carbone, Messer s’est engagé dans une étude globale de l’impact carbone de ses applications utilisant des gaz industriels comparativement à d’autres alternatives. Les premières études ont porté sur la surgélation cryogénique à l’azote ou au CO2,, comparée à la surgélation mécanique. Les émissions carbone de la surgélation mécanique sont principalement liées aux fuites des fluides frigoporteurs halocarbonés (HFC et HCFC), servant à remplir les groupes frigorifiques. La puissance électrique consommée par les compresseurs de machines frigorifiques est un autre élément déterminant. En ce qui concerne le froid cryogénique, c’est la puissance électrique nécessaire à la production de l’azote ou du CO2 et le transport des fluides par camions citernes qui pèsent dans le Bilan Carbone.

En conclusion, dans la mesure où l’application de surgélation est située géographiquement à une distance raisonnable d’un site de production ou de stockage de fluide cryogénique azote ou CO2, le froid mécanique est, en moyenne, deux fois plus impactant que le froid cryogénique. Il est à noter que le transport tient une part significative dans les émissions carbone liées à la surgélation cryogénique. Messer France a l’avantage de disposer d’un réseau de production d’azote et CO2, dispersé sur tout le territoire, qui minimise les impacts liés au transport. Par ailleurs, chaque cas devant être étudié individuellement, les ingénieurs Messer ont développé des bases de calcul en tenant compte des recommandations de l’EIGA (Association européenne des sociétés de gaz industriels).

Neutralisation des effluents alcalins

Une autre application phare de Messer a fait l’objet d’études similaires : la neutralisation des effluents alcalins au CO2 en alternative à l’utilisation d’acides chimiques forts. Trois paramètres principaux influent sur le bilan carbone des deux alternatives : le transport du produit depuis son point de production jusqu’à son lieu d’utilisation, l’énergie nécessaire à sa production et l’énergie nécessaire à son pompage sur site.

Il ressort que les acides forts, particulièrement l’acide chlorhydrique, nécessitent des consommations électriques très importantes comparativement à la production de CO2, sous-produit de l’industrie chimique ou biologique, recyclé et valorisé. Bien entendu, étant recyclé et valorisé, le CO2 fourni par Messer n’est pas comptabilisé dans les bilans carbone des applications qui l’utilisent.

Aussi, même si elle nécessite un peu plus d’énergie sur site pour sa mise  en oeuvre, la neutralisation au CO2 présente un bilan carbone dix fois plus favorable mais, là aussi, des études au cas par cas sont nécessaires.

Maintien au froid des denrées périssables

En ce qui concerne le transport sous température dirigée des denrées périssables,  les ingénieurs applications de Messer France ont aussi pu démontrer que le bilan carbone des techniques de maintien en froid au moyen de la cryogénie (telles que Siber et Cryo2pack de Messer) est moins élevé que celui relatif aux autres techniques conventionnelles (groupes frigorifiques, plaques eutectiques…).

News Environnement / Sécurité / Energie d’avril

Toyota décide de miser sur la résonance

Toyota entame une collaboration avec WiTricity, le spécialiste de la recharge sans fil par résonance. Une technologie qui assure une meilleure portée mais qui reste à peaufiner en terme de rendement. Plusieurs constructeurs ont déjà témoigné leur intérêt pour la recharge sans fil des voitures électriques. Tous utilisent un système d’induction électromagnétique qui présente quelques inconvénients comme une faible portée et un nécessaire alignement de l’émetteur et du récepteur.

Afin de s’affranchir de ces limites, Toyota montre un intérêt pour une technologie plus récente, la recharge par résonance. Cette technologie qui fera son apparition très prochainement sur les téléphones mobiles permet par exemple d’alimenter une ampoule à deux mètre de distance.

Le constructeur japonais vient en effet d’annoncer une collaboration et une entrée au capital de la société WiTricity, spécialiste de cette technologie. Aucune application commerciale sur un modèle de série n’est évoqué. Pour cela, il faudra certainement améliorer le rendement de ce système qui reste inférieur à celui de la recharge par induction classique (90 %). En savoir plus : http://www.cartech.fr/

Logica primé pour sa solution Wind Energy Management System, dédiée à la gestion et au développement de l’énergie éolienne

A l’occasion des récompenses « 2011 Excellence in Renewable Energy » organisées par le réseau Renewable Energy World, en Floride, Logica, l’entreprise du service en business et technologie, annonce avoir reçu le prix de l’Innovation Technologique. Cet évènement vise à récompenser les initiatives innovantes en matière d’énergies renouvelables dans trois catégories : l’innovation technologique, l’innovation politique et l’innovation financière. Très impliqué sur le secteur des énergies renouvelables, Logica a été désigné par le jury comme le lauréat de la catégorie Innovation Technologique pour sa solution Wind Energy Management System (WEMS).

Dédiée à la gestion et au développement de l’énergie éolienne, la solution WEMS permet de centraliser et d’optimiser la gestion opérationnelle et la maintenance de parcs éoliens, quels que soient le type de turbine, le fournisseur du réseau électrique et le protocole de communication. WEMS permet de gérer les niveaux de puissance éolienne tout en respectant les normes énergétiques en vigueur. Le système intègre des fonctionnalités centralisées de contrôle à distance en temps réel, permettant aux opérateurs de démarrer et d’arrêter les turbines sur l’ensemble d’un parc.

Ce processus permet ainsi d’équilibrer la puissance électrique fournie, de prévenir les surproductions ou baisses de production, et de protéger le réseau d’éventuels risques de surcharge. La solution WEMS de Logica est notamment utilisée sur des parcs éoliens situés en France (Normandie), en Belgique, au Portugal, en Espagne, au Texas USA), en Roumanie et en Pologne.

Canadian Solar signe un contrat d’approvisionnement solaire de 97 MW avec la société Allemande GP Joule

Paris le 26 avril 2011- Canadian Solar Inc. (NASDAQ : CSIQ), l’une des plus grandes sociétés spécialisées dans le solaire à l’échelle mondiale, et GP Joule ont annoncé aujourd’hui avoir conclu un contrat d’approvisionnement en panneaux photovoltaïques de 97 MW. Selon les termes du contrat, Canadian Solar fournira avant le 31 décembre 2011 ses modules photovoltaïques de haute performance à GP Joule pour une production totale estimée de 97 MW. Canadian Solar et la société GP Joule collaborent depuis 2009.

GP Joule possède quatre bureaux dans le sud et le nord de l’Allemagne et est présent en Amérique du Nord et en France via plusieurs joint-ventures. Dans le secteur photovoltaïque, la société est spécialisée dans la mise en place de grandes installations solaires au sol.

« Avec Canadian Solar, nous savons que nous avons à nos côtés un partenaire compétent, capable de fournir des modules répondant à des standards de qualités et de performances élevés, et de mener à bien des projets de grande envergure », a déclaré Ove Petersen, Président-Directeur Général de GP Joule. «  Les modules Canadian Solar sont des modèles d’excellence dans de nombreux usages. Ils seront pour la plupart déployés en Allemagne mais aussi dans toute l’Europe. »

« L’Allemagne compte parmi les marchés les plus dynamiques et les plus attractifs pour l’industrie solaire, et a toujours été une référence » explique Shawn Qu, Président-Directeur Général de Canadian Solar. « Ce nouveau contrat permettra à Canadian Solar d’accroître sa visibilité et sa présence en Europe, puisque nous bénéficierons du soutien de GP Joule, un partenaire local de choix capable de gérer avec succès des projets à grande échelle ».

Zoom sur la Russie

La Russie crée un alliage augmentant la longévité des réacteurs

Les chercheurs russes ont créé un nouvel alliage prolongeant la vie des réacteurs nucléaires pour une durée pouvant aller jusqu’à 100 ans, a annoncé à Saint-Pétersbourg Alexeï Orychtchenko, directeur général de l’Institut Prometeï des matériaux de construction, impliqué dans la création de l’alliage en question. « Il y a quelques jours Rosatom (groupe nucléaire public russe) a décidé d’utiliser ce matériau dans la création de réacteurs pour une nouvelle centrale. Le bureau d’études Gidropress, qui fait partie du groupe nucléaire russe Atomenergoprom, a été chargé de modifier les dessins techniques pour ce réacteur », a déclaré M.Orychtchenko lors d’un duplex Moscou-Saint-Pétersbourg.

Le nouvel alliage a été obtenu lors d’une expérience réalisée à l’usine d’Ijora, a précisé le président de l’Institut Prometeï, Igor Gorynine. « Nous avons réussi à produire un grand lingot de 250 tonnes. Nous avons obtenu des résultats étonnants », a indiqué M.Gorynine. La Russie commencera à utiliser le nouveau matériau après la fin des travaux de construction de la centrale nucléaire de la Baltique dans la région de Kaliningrad. D’une puissance totale de 2.300 MW, les deux blocs de la centrale seront lancés respectivement en 2016 et 2018.

Prolonger la durée d’exploitation des réacteurs nucléaires est une mission stratégique qui permettra de réduire le coût de démantèlement des réacteurs vétustes, selon M.Gorynine. « A présent, démanteler un réacteur coûte autant que d’en construire un autre. Il faut donc prolonger leur longévité », a rappelé le président de l’Institut.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66490.htm

ITER : Moscou investira plus de 100 M EUR dans le projet

La Russie fournira du matériel pour un montant dépassant 100 millions d’euros au projet de Réacteur Thermonucléaire Expérimental International (ITER), en construction à Cadarache (France) a annoncé le service de presse de l’Agence russe de l’énergie atomique (Rosatom). « L’accord sur la livraison des systèmes de commutation est le plus cher de ceux qui ont été et seront signés par la Russie. La valeur du matériel fourni dépasse la somme de 100 millions d’euros. La construction de systèmes de commutation destinés à ITER sera terminée d’ici 2017 », a précisé le service de presse.

Le projet ITER, une collaboration scientifique internationale entre l’Union Européenne, la Suisse, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et les Etats-Unis, a pour objectif de construire et de faire fonctionner un réacteur expérimental de fusion nucléaire avant 2020. Ce projet est la première tentative de générer de l’électricité à grande échelle par une réaction de fusion semblable à celle qui se produit dans le Soleil (fusion de noyaux d’hydrogène) susceptible d’apporter à l’humanité une source d’énergie inépuisable.

L’accord sur la construction du premier réacteur à fusion thermonucléaire expérimental international (ITER) avait été signé en 2006 à Paris. Le chantier sera situé en France, plus précisément à Cadarache, dans le département des Bouches-du-Rhône. A la différence des réacteurs des centrales nucléaires classiques, qui utilisent le principe de la fission nucléaire, le réacteur international expérimental est fondé sur le principe de la synthèse thermonucléaire. Il est conçu sur la base du système TOKAMAK (en russe, caméra toroïdale à bobines magnétiques) conçu par les physiciens de l’Institut Kourtchatov à l’époque soviétique.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66489.htm

Centre franco-russe pour l’efficacité énergétique

Le mardi 5 avril s’est tenu le premier conseil stratégique du Centre franco-russe pour l’efficacité énergétique, en présence de ses deux coprésidents, le Directeur général de l’Agence Russe de l’Energie Timour Ivanov, et le Député de l’Assemblée Nationale française Jean-Jacques Guillet. Etaient également présents des représentants de dix ministères français et russes, de l’Agence française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), de l’Association des entreprises françaises pour l’efficacité énergétique en Russie, de l’Union Russe des Industriels et des Entrepreneurs (RSPP) et de grandes entreprises françaises actives dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Durant ce conseil stratégique, le premier plan de travail a été validé, un budget a été voté et deux co-directeurs, Marina Lastovskaya et Menno Grouvel, ont été désignés. Les participants ont pu visiter les bureaux du Centre, situés au sein de l’Agence Russe de l’Energie.

Créé lors du XVème séminaire intergouvernemental franco-russe en décembre 2010, le Centre franco-russe pour l’efficacité énergétique est une organisation non commerciale de droit russe. Le Centre émettra des propositions concrètes pour améliorer les politiques publiques d’efficacité énergétique, soutiendra la création de programmes de formation conjoints, identifiera des projets pilotes et favorisera la formation de nouveaux partenariats industriels franco-russes dans ce domaine.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66488.htm

Par S.B

LES BILANS :

Bilan Environnement / Sécurité /Energie du mois de mars

Bilan Environnement / Sécurité /Energie du mois de février

Bilan Environnement / Sécurité /Energie du mois de janvier

Un système SCADA surveille 2 479 éoliennes

La toute dernière réalisation d’Iberdrola Renewables, le deuxième plus grand fournisseur d’énergie en Amérique du Nord, est son Centre de Contrôle National. Dans une pièce qui ressemble au Contrôle de Mission de la NASA, les analystes système surveillent chacune des 2 479 turbines éoliennes réparties dans 35 fermes éoliennes (3 600 MW) sur le territoire des États-Unis. Ils surveillent la performance et le rendement de chaque installation et gardent un oeil sur les orages à proximité pour avertir les techniciens d’un éventuel danger sur les sites.

Un élément essentiel de cette opération est le système SCADA (Supervisory Control And Data Acquisition). Chaque turbine éolienne dispose d’un boîtier de contrôle contenant un automate programmable, un convertisseur de puissance, des cartes de commande et une unité d’E/S. Des capteurs de vitesse et de direction du vent, de vitesse de rotation d’axe, et de nombreux autres paramètres, collectent quelques 300 à 350 données et les transmettent à l’automate programmable. En détectant la direction du vent, le système de contrôle est capable de commander le système d’orientation permettant d’aiguiller toute la turbine dans la direction optimum pour une production d’électricité maximum.

Toutes les turbines sont reliées à un réseau local, le boîtier de contrôle de chaque turbine étant relié par liaison Ethernet à la base de la tour, elle-même connectée au réseau local par une liaison en fibre optique redondante. Le réseau local est relié à une station de contrôle distante, qui gère et collecte les données, ajuste les paramètres des turbines, génère des alarmes intelligentes et permet des fonctions de dépannage et de reporting par l’intermédiaire du centre de contrôle et de traitement des données, situé à Portland (Oregon, États-Unis).

Le système SCADA PcVue d’ARC Informatique, qui sert de centre nerveux pour les fermes éoliennes, relie à la salle de contrôle centrale les différentes turbines, les sous-stations, les stations météorologiques, le radar de détection d’oiseaux et de chauves-souris, et d’autres systèmes de surveillance servant à préserver la faune. Il permet à l’opérateur de superviser le comportement de l’ensemble des fermes éoliennes. En enregistrant l’activité à intervalles de temps réguliers, PcVue permet à l’opérateur de déterminer quels ajustements sont nécessaires, ou quelles actions correctives doivent, le cas échéant, être prises.

Iberdrola Renewables exploite différents types de turbine, chaque fournisseur de turbine fournissant son propre système de commande et d’interface opérateur. Le principal avantage du système de PcVue est de n’être lié à aucun fournisseur de d’automate programmable, ce qui permet de l’utiliser avec n’importe quel type de turbine. Iberdrola Renewables utilise OPC, et aussi d’autres protocoles de communication, pour extraire les 700 000 à 850 000 données E/S des différents automates programmables. Il  s’appuie sur le client OPC d’accès aux données, et sur le client OPC DA XML de PcVue pour l’échange de données en temps réel avec les 24 serveurs de communications et le serveur OPC DA pour faciliter l’échange de données avec les applications de tierce partie. Toutes les données acquises sont  renvoyées vers le Centre de Contrôle National.

« PcVue fournit une vue utilisateur qui permet une visualisation facile et une gestion globale des innombrables systèmes en place, allant des automates programmables, aux interfaces homme-machine et aux systèmes de contrôle équipant les turbines », déclare Harm Toren, directeur des  services opérations éoliennes chez Iberdrola. « Étant donné que nous surveillons le trafic aérien, les migrations et la météo, en plus de contrôler et de gérer nos turbines, nous avons eu besoin d’un système qui fournisse une interface graphique simple et facile à lire, pour pouvoir réagir rapidement en cas de besoin. »

 

Hôpitaux, les parangons en matière de système d’information et de virtualisation ?

Voici quelques années que les centres hospitaliers de toute taille ont entamé une mue de leur système d’information dans le cadre des différents plans santé. La virtualisation, par exemple, y est devenue le quotidien de beaucoup d’équipes informatiques qui ont réussi, à la fois, à moderniser leurs structures, réduire leurs coûts et apporter une nouvelle qualité de service.
 
Au niveau des moyens financiers, sans être exceptionnel, le bilan est plutôt positif. Pour la période 2008-2010, IDC a évalué  à + 5,9 % la croissance de la dépense informatique des établissements de soins privés et à + 4,4 % celle des établissements publics, à comparer avec la baisse de – 1,3 % pour l’ensemble de la dépense informatique professionnelle. Les budgets sont d’autant plus présents pour initier leur structuration que, dans le cadre d’ « Hôpital 2012 », les dépenses concernant le système d’information sont jugées prioritaires.
 
L’informatisation des centres hospitaliers concerne tous les secteurs. Au-delà de la partie concernant le dossier patient, un sujet qui s’impose au sein de nos hôpitaux est celui de la virtualisation. Ainsi, les DSI ont eu à identifier des solutions pour le renouvellement de leur poste de travail qui leur permettait de prendre en compte les exigences du secteur, d’être compatible avec le budget et de pouvoir autoriser une gestion facile. Un exemple particulièrement intéressant est celui du service des urgences. Il n’est pas nécessaire d’insister sur les exigences en terme de disponibilité de l’infrastructure. Tout doit fonctionner en 24/7/365 avec un niveau de panne le plus faible possible.
 
La seconde exigence commune à d’autres métiers est la sécurité, d’autant plus difficile à appréhender qu’il s’agit d’un service où le personnel tourne régulièrement. Troisième exigence : la mobilité. L’utilisateur ne se voit pas attribuer un poste spécifique. Il doit se connecter sur chaque poste très rapidement (quelques secondes) et pas simplement pour ouvrir une session mais pour retrouver ses applications métiers, ce que n’autorise pas un mode classique basé sur un PC avec ouverture et fermeture de session. La réponse, aujourd’hui, la plus répandue dans le secteur hospitalier, est basée sur la virtualisation d’applications et de postes de travail.

 

Se connecter instantanément à ses dossiers depuis n’importe quel poste

Chaque utilisateur a son compte d’accès et dispose d’un badge d’authentification avec ou sans contact. Il se connecte à un client léger dont l’intérêt est triple : coût faible à l’achat, maintenance et durée de vie optimale, et consommation électrique très largement inférieure au PC classique. Ce poste de travail lui donne accès à une session propre où il retrouve son application métier. Cette dernière se trouve hébergée sur des serveurs sécurisés et redondants garantissant une disponibilité particulièrement élevée.
 
En cas de problème sur le client léger, il est changé sans avoir de configuration, d’installation à réaliser. Le même utilisateur pourra se connecter ainsi indifféremment à tous les postes avec, ce qui est « bluffant », quand on le voit pour la première fois, un temps de réponse quasi instantané. La session étant conservée en l’état sur un serveur, son affichage prend quelques secondes pour permettre un travail immédiat. Essentiel dans des contextes où il faut rapidement consigner, noter, renseigner des données sur un patient.
 
Connaissez vous beaucoup d’entreprises où les collaborateurs ont un badge sans contact qui les authentifie automatiquement lorsqu’ils s’approchent d’un poste de travail, leur permet de reprendre le travail en cours puis les déconnecte automatiquement pour mieux reprendre le travail toujours en cours sur un nouveau poste ? Le secteur hospitalier est aujourd’hui à la pointe des technologies dans le domaine de la virtualisation de postes de travail et d’applications et de tout ce qui gravite autour. 
 
Un des autres objectifs majeurs d’ « Hôpital 2012 » est la mutualisation des moyens autour du schéma régional d’organisation sanitaire, ce qui crée les conditions pour organiser des infrastructures de type data-centers au sein de centres régionaux. Le data-center que nous évoquions précédemment, peut se trouver au sein d’une structure partagée par plusieurs établissements. Les applications et postes de travail sont virtualisés de la même façon et proposés à la carte à l’établissement utilisateur, selon un principe Saas (Software As A Service). Cela fait de nos hôpitaux les pionniers du Cloud computing.
 
par Rémi Gamel, Directeur Commercial chez Systancia 

Gestion de contenu d’entreprise : nouveaux besoins et approches redessinent le marché

Fin 2008, Markess International a interrogé une centaine de décideurs au sein d’entreprises privées et d’administrations publiques afin de mettre en évidence leurs pratiques en matière de gestion de contenu d’entreprise, ou ECM ( Enterprise Content Management), et les apports du recours à des solutions adaptées. Deux ans plus tard, alors que la proportion d’informations non structurées ne cesse de croître, les décideurs indiquent avoir adapté leurs approches en matière de gestion de contenu d’entreprise.

En effet, l’essor de la dématérialisation mais aussi les interactions et les collaborations via Internet et le Web (échanges électroniques au sein d’écosystèmes, réseaux sociaux d’entreprise, conversations en ligne…) favorisent l’émergence de nouveaux enjeux et, par conséquent, de nouveaux besoins, dans le domaine de la gestion de contenu.

Quatre enjeux clés

Dans l’étude menée au second trimestre 2010, plus d’un décideur sur deux interrogés affirme que les enjeux auxquels doit faire face son organisation en matière de gestion des contenus électroniques non structurés s’articulent autour de 4 axes majeurs :

  • une recherche de contenus facilitée et accélérée, devant prendre en compte la multiplicité des formats de contenus dispersés au sein d’un grand nombre d’applications et le délai d’obtention d’information toujours plus court ;
  • une meilleure accessibilité aux contenus, d’une part en donnant un accès aux collaborateurs en situation de mobilité (commerciaux en clientèle, collaborateurs en télétravail, managers nomades…) et, d’autre part, en fonction de droits d’accès, en ouvrant le contenu à d’autres acteurs de l’écosystème (fournisseurs, clients, partenaires externes…) ;
  • le développement et l’amélioration de la collaboration autour de contenus dans un contexte où les modes de travail collaboratifs et les outils qui les supportent sont de plus en plus présents dans les entreprises. La gestion collaborative des contenus doit notamment permettre le partage des connaissances ;
  • la conservation dans le temps des contenus, avec la nécessaire mise en place d’une politique d’archivage électronique, à valeur probatoire ou non, selon le type de contenus à conserver.

Des approches de gestion de contenu à optimiser

Pourtant, les pratiques des entreprises en matière de gestion de contenu semblent encore loin de répondre à ces enjeux. Plus des trois quarts des décideurs interviewés estiment que les enjeux majeurs ne sont que partiellement couverts par les solutions de gestion de contenu actuellement déployées. La faute ne revient pas tant aux outils logiciels eux-mêmes qu’aux approches organisationnelles, ainsi que le laissent entendre les points sensibles identifiés : remise en question des processus organisationnels existants, implication insuffisante des utilisateurs, sous-évaluation des conséquences de tels projets sur les méthodes de travail, organisation structurée en silos…

Deux éléments-clés ressortent ainsi du succès des projets de gestion de contenu : l’aspect humain et le contexte métier du projet, sans lequel la gestion de contenu n’a pas de sens. Preuve en est la très forte implication des directions métiers dans ces projets, aux côtés de la direction informatique et de la direction générale.

Aussi, de nombreux projets de gestion de contenu sont en cours de déploiement ou en réflexion à plus ou moins longue échéance dans les entreprises et administrations publiques afin de passer d’une simple gestion documentaire à une gestion plus globale des contenus intégrant les composants précédemment évoquées.

D’une gestion documentaire à une gestion étendue de l’information

Les attentes exprimées par les décideurs permettent d’identifier certains axes vers lesquels la gestion de contenu devrait idéalement évoluer :

  • une gestion de contenus à l’image de la transversalité des processus métiers auxquels ils sont associés : le fonctionnement en silo des solutions de gestion de contenus fréquemment dédiées à un métier de l’entreprise ne correspond plus à la réalité des besoins et des modes de fonctionnement des entreprises. Les contenus sont de moins en moins restreints au sein d’un métier, mais sont associés à des processus impliquant des collaborateurs au sein de plusieurs directions ou départements, voire de personnes externes à l’entreprise, contribuant également à la vie des contenus ;
  • une gestion complète des contenus, depuis leur création jusqu’à leur conservation, évitant ainsi toute rupture dans le cycle de vie des contenus et les inconvénients associés ;
  • une gestion plus globale des contenus, prenant en compte tant les contenus non structurés que ceux gérés par les ERPs, outils décisionnels, bases de données et autres systèmes de contenus structurés, plus propice à la recherche, à l’accès aux contenus, et à leur enrichissement.

Un socle applicatif se dessine autour d’une architecture étendue de gestion de l’information, qui pourrait être constituée d’une plate-forme unique mais reposerait plus vraisemblablement sur des solutions de gestion de contenu spécifiques (telles que des solutions de gestion de contenu Web ou WCM, de gestion des connaissances KM ou Knowledge Management, de GED…) interopérant les unes avec les autres grâce aux récentes avancées en termes de normes et de standards. À ce socle, seraient bien entendu associées des fonctionnalités collaboratives, de recherche avancée, de traçabilité, de workflow et gestion des processus métiers.

Ces besoins, tant en solutions logicielles qu’en prestations de services (notamment en conseil amont, technique, AMOA et intégration) devraient contribuer à la croissance d’un marché estimé par Markess International à plus de 700 millions d’euros en 2010 en France et sur lequel opère un grand nombre d’acteurs avec des offres en pleine adaptation en réponse aux nouveaux enjeux.
 

Les news Informatique / Electronique / Télécoms d’avril

Scanbucks réinvente la fidélisation

C’est l’histoire de deux jeunes Geeks et globe-trotters, qui se sont inspirés à travers leurs voyages de différents modèles économiques sur Smartphones, et plus particulièrement de modèles d’ores et déjà éprouvés outre-Atlantique. Véritables pionniers, Eliott Reilhac & Pierre Maréchal se lancent dans l’aventure en septembre 2009 en fondant la société Distribeo, dès leurs diplômes obtenus. Ils créent ainsi la première solution d’aide à l’achat de vins sur mobile (présentation, prix, conseils) accessible dans les magasins Franprix et Casinos.

Fort de ce premier succès et partant du constat que faire ses courses en grande surface est plutôt laborieux, ils décident de lancer un service mobile intitulé Scanbucks, qui ne connait aucun équivalent en Europe.

Cette nouvelle applications mobile téléchargeable gratuitement sur l’App Store d’Apple via un iPhone 3Gs ou 4G et bientôt sur l’ensemble des Smartphones Androïd, offre aux consommateurs la possibilité de cumuler des points, appelés scanbucks, et de les convertir à leur guise, en cadeaux ou en dotations caritatives. Critères importants : la cumulation de points se fait sans aucune obligation d’achat des produits partenaires et fonctionne sans inscription.

Après avoir téléchargé l’application, les consommateurs sont géo-localisés et scannent le code-barres des produits référencés sur le « tableau de chasse » du supermarché via leur Smartphone. Scanner les produits leurs permettent de cumuler des points dans plus de 10 000 points de vente en France et d’avoir accès à des jeux bonus. En terme de valeur, un parcours de course représente aujourd’hui 23 scans et 177 scanbucks, ce qui correspond par exemple à une chanson téléchargeable gratuitement sur Amazon.

Depuis son lancement début mars 2011, l’application Scanbucks suscite un véritable engouement auprès des consommateurs et compte aujourd’hui 85 000 téléchargements et 200 000 scans réalisés en France.

Avec Scanbucks, les grandes surfaces deviennent des terrains de jeux où le consommateur est invité à participer à une véritable chasse aux trésors. L’idée première de cette innovation  est de dépoussiérer les habitudes de consommation et d’imaginer une application mobile rendant les courses dans les grandes surfaces amusantes et attractives. Au-delà de l’émergence d’une nouvelle tendance de consommation, l’application vise à fidéliser, à faire découvrir de nouveaux produits, à accroître la visibilité d’une marque et finalement à augmenter les ventes mais toujours de manière ludique.

D+S GmbH choisit Atos Origin pour l’infogérance de ses systèmes informatiques

D+S communication center management GmbH (D+S CCM), fournisseur majeur de solutions pour la gestion des contacts client, a décidé de nouer un partenariat d’infogérance informatique avec Atos Origin. Selon les termes de cet accord d’une durée de 10 ans, 50 personnes seront transférées de D+S solutions GmbH vers la société internationale de services informatiques Atos Origin.
 
Le périmètre couvert par cet accord d’infogérance comprend les opérations des data centers et des infrastructures, ainsi que les services réseau et  bureautique. Atos Origin sera également responsable de la gestion des applications. « En confiant l’infogérance de la totalité de nos services informatiques à Atos Origin, nous poursuivons trois objectifs, » a commenté Mario Bethune-Steck, PDG de D+S ccm. « Nous souhaitons anticiper et préparer nos services informatiques pour le futur, tout en augmentant nos performances et notre flexibilité. Dans le même temps, nous devons nous assurer que nous répondons aux exigences rigoureuses de conformité au sein de notre secteur. » En externalisant l’intégralité de ses opérations informatiques, D+S fait preuve d’innovation dans le secteur des centres d’appel.
 
Atos Origin et D+S ont conclu cet accord d’infogérance après seulement quatre mois de négociations. « Le secteur des communications est un secteur en rapide évolution. Au cours de la phase de négociation, nous souhaitions montrer notre capacité à être un prestataire de services flexible, rapide et fiable pour D+S dans la durée. » a commenté Winfried Holz, PDG d’Atos Origin Allemagne & CEMA. « Nous pouvons également fournir l’expérience requise en matière de gestion de la conformité. »
 
À propos de D+S GmbH
D+S communication center management GmbH est un fournisseur majeur de services de centres de communication en Allemagne et gère des centres de services, en se concentrant d’un point de vue technologique sur le dialogue client multicanal et l’exécution des processus de bout en bout. Plus de 4.500 conseillers clientèle spécifiquement qualifiés mènent un dialogue multimédia avec plusieurs millions de clients privés pour le compte de grandes sociétés de télécommunications, de fournisseurs de services Internet, de services publics et de services financiers. D+S communication center management GmbH (D+S CCM) est une filiale 100 % de D+S europe AG, le plus grand fournisseur allemand de solutions pour le commerce électronique de bout en bout et de gestion des contacts client.

Creaform lance son nouveau module logiciel de mesure dynamique VXtrack dans le cadre de CONTROL 2011 

Creaform, chef de file en technologies de mesure optique portables 3D et en services d’ingénierie 3D, lance son module logiciel de mesure dynamique VXtrack dans le cadre de la 25e édition du salon commercial sur l’assurance qualité CONTROL, qui se tient en ce moment à Stuttgart, en Allemagne jusqu’au 6 mai (hall 5, stand 5108).

Lorsqu’on associe le module VXtrack au capteur optique à double caméra C-Track, il est possible de mesurer des positions et des orientations dans l’espace en simultané, en continu et avec grande précision. Combiné à la machine de mesure des coordonnées portable sans bras HandyPROBE, il s’agit d’une solution de mesure 3D portable complète qui sert aussi bien à l’inspection de pièces par palpage qu’à la mesure dynamique.

Ses applications sont nombreuses et incluent l’étalonnage et le guidage de robot, le suivi de processus d’assemblage complexes, la compensation en temps réel d’erreurs de machines d’usinage et le suivi de déformations pendant des phases de test. VXtrack s’avère utile dans diverses industries, dont l’aérospatiale, l’automobile, la robotique, la biomécanique et les essais non destructifs.

La technologie TRUaccuracy garantit la meilleure précision du laboratoire à l’usine et la mesure simultanée d’un ensemble des réflecteurs permet une meilleure précision des 6 degrés de liberté.

VXtrack offre une cadence de mesure allant jusqu’à 24 000 points 3D/seconde avec suréchantillonnage, un volume de mesure extensible, l’affichage des courbes en temps réel, un API pour interfaçage avec des applications tierces ainsi qu’une fonction de synchronisation de l’acquisition par un signal externe de déclenchement

Zoom sur le Japon

Un robot travaillant en milieu radioactif

L’IRS (Institut International des Systèmes de Secours), une organisation à but non-lucratif basée au Japon et rassemblant des universités et des entreprises, a dévoilé le 6 avril un nouveau robot pilotable à distance capable de réaliser des tâches dans des milieux à hautes radiations.

Ce robot nommé Quince, développé pendant 5 ans grâce à un projet de recherche lancé par le METI (Ministère de l’Industrie) en 2006, n’était à la base qu’un robot de recherche devant se déplacer dans les bâtiments s’étant effondrés à la suite d’un tremblement de terre. Cependant, la situation à la centrale de Fukushima 1 a amené l’équipe de développement du robot à modifier celui-ci pour le rendre résistants aux radiations. Pour cela, des experts en énergie nucléaire et en exploration spatiale ont donné leurs conseils.

Le robot est capable de mesurer des niveaux de radiations, de prendre des vidéos ainsi que d’effectuer des petits travaux simples à l’aide d’un bras. L’opérateur du robot peut contrôler la machine grâce aux images prises par l’intermédiaire d’une caméra montée sur celui-ci. L’utilisation de ce robot est très simple, une personne novice pouvant apprendre à s’en servir en seulement quelques jours, selon les développeurs. L’opérateur doit se trouver à une distance maximale de 2 km du robot pour pouvoir le manipuler.

23 robots de ce type seront mis à disposition par l’institut pour effectuer des travaux à la centrale de Fukushima 1, s’ajoutant aux robots envoyés par les Etats-Unis et la France pour assister aux opérations sur les zones trop fortement radioactives pour l’organisme.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66460.htm

 Un nouveau dispositif électronique de prévention des catastrophes à venir en 2013

Le Ministère Japonais des Communications a annoncé vouloir lancer à l’automne 2013 un nouveau système permettant de prévenir, via des téléphones portables ou des systèmes de navigation automobile, les habitants de l’arrivée imminente d’une catastrophe.

D’après des estimations, seul un faible pourcentage de résidents des zones ayant reçu un ordre d’évacuation lors du séisme du 11 mars 2011 a réussi à se réfugier dans un endroit sûr. Le ministère a donc décidé que ce type d’information sur une catastrophe imminente devait atteindre les populations beaucoup plus rapidement. Pour cela, tous les moyens de communications disponibles doivent être utilisés, et non plus les seules télévisions et radios comme c’est le cas actuellement.

Les informations seront envoyées grâce à un nouveau service utilisant une fréquence radio libérée lors du passage complet de la télévision analogique à la télévision numérique, prévu pour juillet 2011. Ce nouveau service permettra d’envoyer des messages textes, des photographies ainsi que des messages vocaux. Leur réception sera assurée par des puces dédiées incluses dans les téléphones portables, les systèmes de navigation automobile ou encore les cadres photo numériques. Dans tous les cas, la priorité sera donnée aux informations sur d’éventuelles catastrophes.

Pour s’occuper de ce nouveau service, une entreprise sera probablement créée. La direction sera prise par un conglomérat d’entités et d’entreprises telles que la NHK ou Tokyo FM Broadcasting Company.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66459.htm

 

Une technique de traçabilité d’un fruit ou d’un légume par une simple photo

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66298.htm
NEC Corporation a développé une nouvelle technologie permettant, en utilisant les particularités de la surface d’un fruit ou d’un légume, de l’identifier parmi d’autres (de la même variété) et de le tracer.

Pour cette nouvelle technologie, NEC a utilisé deux fonctions déjà développées par ailleurs : celle de lecture des empreintes digitales et celle de reconnaissance faciale. Elles sont reprises à deux fins distinctes : la première permet d’extraire les caractéristiques d’un objet et de les comparer au contenu d’une base de données. La seconde est capable de faire abstraction de l’orientation de l’objet pour l’identifier (il est possible de corriger une inclinaison d’environ 20 degrés).

La reconnaissance d’un fruit ou d’un légume se fait selon un schéma précis. Tout d’abord, l’utilisateur prend une photo de l’élément à identifier. Les caractéristiques de celui-ci (points, angles, lignes, motifs…) sont extraites et enregistrées en tant que données. Puis intervient la phase d’identification elle-même : lorsqu’une seconde photo de cet objet est prise, l’orientation est ajustée et les mêmes caractéristiques sont extraites. Celles-ci sont ensuite comparées avec celles obtenues lors du premier passage, et si elles sont jugées ressemblantes, les objets sont dits identiques.

Actuellement, les fruits et légumes sont identifiés grâce à l’utilisation de puces RFID ou de code-barres, mais ces méthodes ne relevant que d’une simple apposition au produit, il existe une possibilité d’erreur voire de tromperie. L’utilisation d’une méthode d’identification basée sur des informations purement biologiques rend la falsification nettement plus difficile, et si coûteuse qu’elle n’en vaut pas le coup, selon NEC. De plus, un téléphone portable ou un appareil photo suffit à prendre une photo, rendant alors le coût de l’identification bien plus faible que dans le cas de l’utilisation de lecteurs de codes-barres par exemple.

NEC a testé cette technologie avec 1 800 melons (les melons ayant des motifs clairs et larges et leur aspect ne changeant que peu, même après leur transport). Les expériences indiquent que la possibilité d’avoir un melon avec des caractéristiques identiques à un autre melon est de 0,0001% et que celle de se tromper lors de l’identification d’un melon n’est que de 0,4 %.

NEC compte désormais effectuer des tests avec d’autres fruits et légumes ainsi qu’avec d’autres produits de l’élevage et de la pêche. La société envisage par ailleurs de créer un service de traçabilité qui stockerait dans le nuage des images prises lors de la production de fruits et légumes et permettrait aux consommateurs de vérifier directement en magasin la provenance de leur achat. La commercialisation du système est prévue dans quelques années.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66298.htm

Par S.B

 

LES BILANS

Bilan Informatique / Electronique / Télécoms de mars

Bilan Informatique / Electronique / Télécoms de février

Bilan Informatique / Electronique / Télécoms de janvier

L’indispensable intégration organisationnelle du test dans l’entreprise

 « Nous avons créé un système de test de MEMS qui réduit les coûts d’équipement d’un facteur 11, l’encombrement d’un facteur 15, le poids d’un facteur 66 et la consommation électrique d’un facteur 16. Ce même système est également utilisé dans d’autres phases que la production, notamment pour la conception, la caractérisation et la métrologie. Cela nous permet de réduire notre temps de mise sur le marché et d’améliorer la qualité de nos produits », déclare Woody Beckford, Division Fellow, Analog Devices Inc. dans le rapport « Perspectives du test automatique » que National Instruments vient de publier. Cette démarche n’est pas la plus courante. Trop souvent,  les tests sont améliorés indépendamment en phase de conception ou en production, en traçant une frontière entre ces groupes. Si de petites équipes de test composées de deux ou trois ingénieurs peuvent être bien intégrées en raison de leur petite taille, les départements de test de plus grande envergure vont essentiellement s’en tenir à la stratégie consistant à améliorer les équipes séparément.

Dans le passé, les équipes de validation, processus qui consiste à tester un produit au cours de sa conception afin de garantir sa conformité aux spécifications, et de test en production, avaient peu d’opportunités de travailler ensemble. Cependant, les responsables de test qui cherchent à réduire les temps de mise sur le marché, ainsi que les coûts de test, constatent qu’améliorer les équipes de manière indépendante s’avère peu rentable.

Des changements d’ordres organisationnel et technique

Deux grands changements ont incité les entreprises à améliorer l’intégration des équipes de test au sein de leurs organisations. Ce changement d’attitude est illustré par le résultat d’une enquête récente qui a révélé que le principal objectif de 45 % des responsables de test était, pour les une ou deux années à venir, d’accroître la réutilisation entre la validation et la production.

Le premier changement est organisationnel. La distinction entre les équipes de validation et de test en production s’estompe. Pour respecter les plannings de plus en plus serrés, les équipes de test en production sont contraintes de se joindre au processus de développement des produits. De même, les équipes de validation passent de plus en plus de temps à mettre au point les conceptions avec les systèmes de test en production sur le site de fabrication même. En formalisant les relations ad hoc entre les deux équipes, les entreprises réduisent le temps de mise sur le marché en accélérant le développement des tests et en améliorant la qualité.

Le second changement est d’ordre technique. Les outils de validation et de test en production étaient jusqu’alors fort différents. Cependant, le recours accru à l’automatisation au sein des deux groupes a prouvé qu’ils pouvaient partager des logiciels et des instruments communs. Les entreprises peuvent réduire les coûts en utilisant des plates-formes communes aux deux groupes, réduisant ainsi le nombre de pièces de rechange nécessaires pour les instruments, renforçant leurs formations et tirant parti des achats en volume.

Bien que de nombreuses équipes cherchent à intégrer la validation et le test en production, rares sont celles qui savent par où commencer. Les entreprises les plus performantes ont découvert qu’il n’existe pas de solution miracle pour assurer le succès de l’intégration. Améliorer l’intégration de ces deux phases nécessite une stratégie prenant en compte les facteurs humains, les processus et la technologie.

Le soutien de la directeur générale, un facteur de succès

L’une des principales causes d’échec lors de l’intégration de la validation et du test en production est l’absence de soutien de la direction générale. Ce fait est illustré dans des rapports sur l’implémentation de logiciels d’entreprise, qui étudient un changement d’organisation d’une ampleur similaire à l’intégration organisationnelle du test. Ces publications concluent que le soutien de la direction est l’un des trois facteurs de succès les plus critiques dans de nombreux cas. Le meilleur moyen d’obtenir le soutien de la direction consiste à rattacher le projet d’intégration organisationnelle du test à un objectif de l’entreprise. Démontrer comment le projet d’intégration peut aider à atteindre l’un de ces objectifs permet de garantir le soutien de la direction. Celui-ci simplifie ensuite les ressources et le capital politique nécessaires à la concrétisation du projet.

Une fois le soutien de la direction assuré, les responsables de test peuvent s’atteler à l’amélioration des processus qui jusqu’alors consistaient à « balancer par dessus le mur » les produits, entre la conception et le test. Comprendre et influencer le processus d’introduction de nouveaux produits est l’une des stratégies les plus efficaces pour améliorer l’intégration de la validation et du test en production. Il est crucial pour les ingénieurs, en phase de validation comme en production, de comprendre qui prend ces décisions et quand. Une fois la chronologie et les parties prenantes bien identifiées, les ingénieurs doivent prendre part aux discussions lors de la prise des décisions majeures.

Par le passé, les équipes avaient peu d’occasions de réutiliser la technologie du fait des différences entre l’instrumentation utilisée en validation et dans le test en production. Toutefois, l’utilisation croissante de l’automatisation dans la validation a montré aux équipes de conception que l’instrumentation et les logiciels utilisés, autrefois majoritairement en production, sont susceptibles de satisfaire les exigences de la validation. La réutilisation de la technologie, par le biais d’outils communs à différents groupes, peut réduire les coûts des équipements, de développement et de mise au point, mais le processus peut s’avérer ambitieux.

Construire des relations entre les équipes de validation et de test en production

Il est préférable de décider d’une plate-forme de test commune aux phases de validation et de production en plusieurs étapes. Bien que concevoir un système de test standard monolithique puisse sembler judicieux à première vue, cela peut finalement s’avérer onéreux, difficile à mettre en œuvre, et manquer de souplesse. Une tendance courante consiste à utiliser une architecture commune qui standardise autour des couches architecturales (comme le séquenceur de tests, l’environnement de développement d’applications ou l’instrumentation). Ce qui présente plus d’intérêt.

Enfin, il est important de se souvenir que l’intégration de la validation et du test en production comporte un facteur humain décisif qu’il faut prendre en compte. Même si les ingénieurs se perçoivent comme des personnes fondamentalement rationnelles, leur jugement dépend souvent de la confiance octroyée à un individu lorsqu’ils doivent réutiliser des outils, notamment des logiciels, provenant d’autres ingénieurs. Mark Keith, test software chief engineer chez Honeywell, formule clairement ce problème quand il dit : « les ingénieurs n’utilisent pas du code développé par des personnes auxquelles ils ne font pas confiance. » C’est pourquoi il est indispensable de construire des relations personnelles entre les équipes de validation et de test en production pour favoriser leur intégration.

Les entreprises les plus performantes ont amélioré les relations entre leurs équipes de validation et de test en production différemment en fonction du degré de changement auquel chacune d’elles pouvait aspirer. Si les équipes de validation et de test en production rendent compte au directeur qui met en œuvre le changement, une tendance consiste à intégrer le test en production aux groupes de conception et de validation. Un changement aussi radical échappe au contrôle des responsables dans d’autres types d’organisations. Des changements de moindre importance, comme instaurer un programme de rotation, se sont également révélés efficaces.

Tout comme n’importe quel autre problème complexe, l’amélioration de l’intégration organisationnelle du test nécessite une compréhension des changements nécessaires au niveau humain, ainsi qu’au niveau des processus et des technologies. Il est rare qu’une entreprise n’ait pas à consacrer d’efforts à l’un ou l’autre de ces domaines. Toutefois, la plupart des entreprises ont besoin de s’améliorer dans certains domaines plus que dans d’autres. En fin de compte conclut National Instruments, il est crucial pour la réussite du projet d’avoir une vue d’ensemble de l’intégration organisationnelle du test. 

Décisionnel : vers de nouveaux modèles de construction

 [Publié le 4 mai 2011]

En dix ans, le décisionnel a pris dans l’entreprise une place stratégique mais se trouve aujourd’hui confronté à une difficulté majeure en raison même de sa position au cœur du système d’information : l’impossibilité pour la direction informatique de satisfaire dans des délais acceptables les multiples demandes émanant de toutes les strates de l’organisation (direction générale, directions métiers, équipes opérationnelles, voire clients et fournisseurs).

Ce manque de réactivité a pour conséquence de pousser les utilisateurs à rechercher par eux-mêmes des solutions répondant plus rapidement à leur besoin mais qui, échappant au contrôle de la DSI, fragilisent le système décisionnel en le fragmentant, ce qui le rend d’autant plus difficile et coûteux à maintenir et à faire évoluer. In fine, c’est la capacité de l’entreprise à piloter ses activités et à assurer sa conformité réglementaire qui est affectée et, partant, sa compétitivité dans un environnement économique où il faut avant tout savoir aller vite et anticiper.

La réaffirmation de quelques principes architecturaux permet de briser ce cercle vicieux et de mettre en place un modèle de construction et de gouvernance donnant aux utilisateurs plus de liberté et d’autonomie tout en garantissant l’intégrité du système décisionnel et son aptitude à satisfaire rapidement les nouveaux besoins.

Quatre principes à respecter

Pour atteindre ce double objectif de réactivité et de maîtrise, le premier principe est de réaffirmer l’unicité et la transversalité du système décisionnel. Il faut pour cela assurer son  étanchéité vis-à-vis des autres systèmes de l’entreprise, de façon à ce que l’environnement décisionnel ne soit ni affecté, ni remis en cause par les évolutions inévitables que connaissent les systèmes opérants qui l’alimentent : non seulement les montées de version, ajouts, retraits et consolidations d’applications mais aussi les réorganisations internes et les cessions, acquisitions et fusions d’activités ou d’unités opérationnelles.

Le deuxième principe est de décomposer le système décisionnel lui-même en sous-systèmes urbanisés, remplissant chacun de manière autonome une mission bien déterminée. Ce découplage des fonctions permet à chaque sous-système d’être indépendant des autres et d’évoluer plus rapidement en fonction des demandes de service des autres sous-systèmes.

Le troisième principe, indissociable du précédent, est de normaliser les échanges et les communications entre les différentes composantes du système décisionnel et entre celui-ci et les autres éléments du système d’information.

Enfin, moins souvent appliqué, le quatrième principe consiste à dénaturer les données qui entrent dans le système décisionnel le plus en aval possible, c’est-à-dire au plus près des métiers, de manière à ce qu’elles conservent leur intégrité fonctionnelle et restent exploitables par le plus grand nombre d’applications décisionnelles sans nécessiter de re-transformation.

Une architecture urbanisée

Le respect de ces principes permet de mettre en place une architecture décisionnelle industrialisée mais au sein de laquelle les utilisateurs (directions métiers, filiales ou autres) disposent d’espaces de liberté pour mener des initiatives répondant à leurs besoins propres sans mettre en péril la cohérence globale du système.

Cette architecture repose sur des briques ou sous-systèmes urbanisés, encadrés par un système d’administration garantissant la conformité fonctionnelle et technique de l’ensemble et, grâce à un métadictionnaire central, la normalisation de la sémantique. Le premier de ces sous-systèmes assure la collecte des données. Seul point d’entrée dans le système décisionnel, c’est lui qui spécifie aux systèmes sources le format dans lequel les données doivent lui être envoyées. Son rôle se limite à un traitement de contrôle avant d’envoyer les données dans le deuxième sous-système : le data warehouse, qui stocke et historicise les données selon un format non dénaturé et une sémantique unifiée, rendant les données utilisables par tous les sous-systèmes avals.

Le data warehouse est en effet le principal point d’alimentation de sous-systèmes spécialisés où les données sont transformées, modélisées et enrichies pour répondre aux besoins spécifiques de reporting, d’analyse et de consultation des différents métiers de l’entreprise. En dessous de ces sous-systèmes métiers, un sous-système partagé regroupe les outils de présentation et de diffusion de l’information décisionnelle et gère les habilitations d’accès aux données ainsi que les rôles des différentes catégories d’utilisateurs. 

Des espaces de « liberté encadrée » pour les métiers

L’originalité de ce modèle est de subdiviser chaque sous-système spécialisé en deux parties. La première est un espace industrialisé, géré par la DSI, qui prend en charge la collecte, l’intégration et le stockage des données selon les règles requises par les applications décisionnelles propres au métier. Le second est un espace où, sans intervention de la DSI, les utilisateurs peuvent charger et organiser librement des données et développer, selon leur niveau de compétence et les droits qui leur sont octroyés, des bases et des traitements spécifiques, des requêtes, des exports, des tableaux de bord simples, des rapports dynamiques, des analyses ou des simulations.

Dans cet espace de liberté, les directions métiers font ce qu’elles ont toujours fait et font de plus en plus depuis l’apparition d’outils de BI (Business Intelligence) particulièrement faciles à maîtriser comme Microsoft, QlikView ou Tableau Software ou certaines nouvelles lignes de produits des grands éditeurs : construire elles-mêmes des applications répondant à des besoins spécifiques, urgents, récurrents ou ponctuels. Mais, inscrites dans un cadre contrôlé, monitoré et borné, ces initiatives ne portent pas atteinte aux autres applications. Elles contribuent au contraire à enrichir le système décisionnel et accélèrent la réalisation des projets.

En effet, si une application créée dans cet espace apporte de la valeur et correspond à un besoin pérenne, la direction métier peut demander son industrialisation. Les demandes sont gérées par la DSI qui, une fois leur pertinence validée, les exécute dans le respect des normes de qualité de données, de documentation et de production. Ce processus allège le travail de la DSI, notamment les phases de spécifications et de recette. Il élimine « l’effet tunnel » qui plombe tant de projets décisionnels puisque, en attendant la livraison de la version industrielle de l’application, la direction métier peut, sans dommage, continuer à utiliser « sa » version.

Une gouvernance spécifique indispensable

L’expérience montre que ce mode de construction et de gestion peut être mis en place quelque soit l’existant décisionnel de l’entreprise. De grandes entreprises l’ont adopté pour lutter contre la prolifération d’applications fragiles mais coûteuses à maintenir basées sur Excel et Access ; d’autres pour maximiser la valeur des applications analytiques développées dans certaines filiales en rendant ces applications accessibles à toutes les filiales sous forme de services ; d’autres encore pour limiter les risques en attendant la finalisation de leur data warehouse. Il n’est donc pas nécessaire de « partir de zéro » pour tirer avantage de cette approche.

Si ce modèle couvre les couches fonctionnelles, applicatives et techniques, son bon fonctionnement est en revanche indissociable de la mise en place d’une gouvernance spécifique, rapprochant les directions métiers et la direction informatique et précisant leurs domaines de responsabilités. Le schéma de gouvernance exige en particulier une maîtrise d’œuvre transversale, dédiée au décisionnel ; une maîtrise d’ouvrage capable de faire des arbitrages dans les demandes d’industrialisation émises par les métiers ; une cellule de gouvernance propre à chaque espace métier, dont les responsables gagnent à être formés aux exigences et contraintes de l’informatique ; enfin, entre ces instances, des workflows fluidifiant les collaborations et les décisions, ainsi que des procédures pour remonter les anomalies et les corriger.
 

par Denis Skalski, Directeur Conseil Business Intelligence chez Keyrus  

Alliance de la sécurité et de la productivité pour les presses plieuses

Les techniques d’automatismes étant caractérisées par une dynamique importante, de nouveaux développements technologiques sont indispensables afin de satisfaire, d’une part, aux exigences actuelles de sécurité relatives aux presses et, d’autre part, afin d’augmenter la rentabilité des machines. Pour les presses plieuses, Pilz a développé une solution de sécurité qui s’adapte particulièrement à ces équipements, tout en augmentant sensiblement leur cadence des presses plieuses et contribuant à l’augmentation de la productivité.

Cette solution compense les inconvénients que présentent les composants conventionnels de sécurité, souvent utilisés de nos jours, tels que les barrières immatérielles. Des concepts de sécurité sophistiqués et adaptés de façon optimale au process de fabrication, conçus avec des fonctions de diagnostic, ne peuvent pas être réalisés sur cette base. Les temps d’arrêt et de réglage sont longs et l’efficacité de certaines machines est limitée. Ce n’est pas le cas de la solution proposée par la société Pilz qui est composée de deux produits : le système de commande PSSuniversal PLC et le système de caméras de protection et de mesure PSENvip. Ce dernier surveille optiquement l’ensemble du processus de pliage. Installé sur le tablier supérieur de la presse, il détecte jusqu’à 10 m les plus petits corps étrangers qui peuvent se trouver dans l’espace de protection entre l’unité d’émission et l’unité de réception. De plus, il enregistre des données de commande importantes du processus de pliage, détecte la tôle et mesure automatiquement l’angle de pliage. La surveillance de la course de freinage est intégrée.

Avance rapide vers la tôle

Le système PSENvip se caractérise par une fonction de muting dynamique qui se répercute directement sur la productivité de la presse. Tandis que l’outil supérieur peut, en mode de muting normal, parcourir les derniers millimètres jusqu’à la tôle uniquement à la vitesse de sécurité autorisée de 10 mm/sec, il se déplace, en cas de muting dynamique, à une vitesse maximale jusqu’à la pièce à usiner. En d’autres termes, la distance parcourue par l’outil supérieur à vitesse réduite est raccourcie à un minimum.

Si le muting est dynamique, le champ de protection est progressivement diminué. Cela est possible grâce à un champ de mesure qui maintient le champ de protection du PSENvip stationnaire au point de rupture de la pièce à usiner. Les segments du haut du champ de protection sont désactivés avant la pénétration de l’outil supérieur dans le champ de protection. Au même moment, une rampe de freinage de sécurité est lancée pour diminuer la vitesse. Une vitesse réduite de sécurité de 10 mm/sec est uniquement atteinte directement sur la tôle. Par conséquent, la presse peut exécuter plus rapidement chaque coup de presse. D’autre part, le muting dynamique permet également d’exclure le dernier risque de lésion. En effet, la machine est complètement sécurisée jusqu’à une petite ouverture de 6 mm située directement au-dessus de la tôle. Une contusion est ainsi impossible en vitesse lente.

Un système de commande qui garantit la sécurité

Des modules d’entrées et de sorties ainsi que deux modules de compteur de sécurité sont connectés sur la tête de station du système de commande qui a deux tâches essentielles : la surveillance du muting dynamique et du profil de vitesse lors de la procédure de freinage.

Si le muting est dynamique, il faut s’assurer qu’il a effectivement été déclenché au point de rupture connu si le champ de mesure du PSENvip est en contact avec la tôle. C’est pourquoi le système de commande sélectionne de manière cyclique les codeurs incrémentaux afin de déterminer la position de l’outil. La commande numérique signale le point de rupture. Sur la base de ces valeurs, le système de commande réalise un contrôle de plausibilité et vérifie le point de rupture. Si la coupure des sorties mute ne devait pas se produire au moment prévu, la presse est stoppée.

Pour s’assurer que le processus de freinage a été déclenché en cas de muting dynamique et que la vitesse de l’outil supérieur a diminué, le système de commande surveille la rampe de freinage. À cet effet, le système de commande calcule la vitesse à partir des signaux de codeurs et compare ces derniers avec le profil de vitesse ou la rampe de freinage, dès la réduction du champ de protection et jusqu’à ce que le point mute ait été atteint. La presse est arrêtée si la courbe limite est violée en termes de vitesse et de parcours.

Par ailleurs, le système de commande PSSuniversal PLC surveille naturellement toutes les fonctions dédiées à la sécurité d’une presse : du sélecteur de modes de fonctionnement à la commande des électrovannes de sécurité des presses, en passant par l’arrêt d’urgence.
 

IOI Loders Croklaan optimise son process grâce à l’isolation thermique

La nouvelle usine de la société hollandaise IOI Loders Croklaan, producteur et fournisseur d’huiles et graisses végétales, fabrique des composés alimentaires traités aux enzymes, qui constituent une innovation majeure dans ce secteur industriel. Elle répond également aux objectifs stratégiques à long terme de la société IOI Loders Croklaan en termes de développement durable : elle incorpore les technologies les plus récentes en matière de récupération de chaleur, de minimisation des émissions de CO2 et de réduction des dépenses d’énergie. Lors de la conception de l’usine, IOI Loders Croklaan a travaillé en coopération étroite avec des experts en environnement pour minimiser son impact sur l’environnement (le port de Rotterdam) et les écosystèmes.
 
Selon Gert van den Berg, Project Manager chez IOI Loders Croklaan, l’isolation constituait un facteur de conception majeur : « Étant donné que le développement durable revêtait une importance essentielle, l’isolation n’était pas seulement une exigence nécessaire. Nous croyons aussi qu’une isolation efficace peut aider à optimiser notre process. Un relevé d’isolation par Senter Novem a confirmé clairement que l’isolation peut apporter une contribution significative aux économies d’énergie. En fait, les résultats de calcul sont tellement probants que nos départements Achats et Maintenance ont tous deux été agréablement surpris. »

Une vanne isolée = 3 000€ d’économies annuelles

Une vanne non isolée équivaut par exemple à au moins 5 m de tuyauterie non isolée. Selon les calculs du centre néerlandais de l’isolation technique NCTI (Nederlands Centrum voor Technische Isolatie), l’isolation efficace d’une seule vanne sur une conduite vapeur à 220 °C de diamètre DN 150 peut économiser jusqu’à 9 650 m3 de gaz par an. Cela représente une économie annuelle de pratiquement 3 000 €, qu’il faut comparer à un modeste investissement d’environ 200 €, soit un retour sur investissement de moins de deux mois.

Suite à la collaboration avec Rockwool Technical Insulation, la nouvelle usine IOI Loders Croklaan est maintenant entièrement isolée. Gert Prins, responsable Santé et Sécurité chez IOI Loders Croklaan, explique : « Nous avons décidé d’isoler toutes les vannes et les brides, parce ce que c’est là qu’on perd le plus de chaleur et d’énergie. Ici, l’isolation est très vite amortie. Pour le reste, nous avons veillé à ce que toute la tuyauterie, les cuves et les équipements soient isolés le plus efficacement possible. »

Gert Prins tire ses conclusions: « Il est évidemment plus facile d’intégrer l’isolation dans une nouvelle conception, où on peut optimiser les performances des matériaux isolants. Notre choix de matériaux initial était basé sur notre expérience antérieure ainsi que sur les normes de la commission sur l’isolation de l’industrie néerlandaise CINI (Commissie Isolatie Nederlandse Industrie), avec des adaptations en cours de projet. Le développement durable reste pour nous une considération clé et nous sommes satisfaits d’avoir pu réduire notre empreinte carbone. Nous sommes bien sûr aussi enchantés de constater la réduction des frais de maintenance et l’amélioration notable de notre retour sur investissement. »  

Un îlot robotisé dans l’atelier des tranches de silicium de Photowatt

L’avenir du photovoltaïque reste incertain sur le territoire français, car il faut se battre contre plusieurs phénomènes : l’un, étant la concurrence chinoise qui commence à inonder le marché mondial de produits de moindre qualité mais moins chers, et l’autre, des incitations de l’Etat français, revues à la baisse pour les crédits d’impôt, aux particuliers qui souhaitent s’équiper de panneaux photovoltaïques, sans oublier la baisse du prix de rachat de l’électricité solaire par l’EDF. Leader français du secteur photovoltaïque, Photowatt ne baisse pas les bras pour autant et veut faire la différence avec, non seulement des panneaux plus performants et à durée de vie plus élevée, mais aussi des systèmes désormais intégrés dans la toiture même (Wattéa), ou encore des centrales photovoltaïques clés en main.

Implanté en région Rhône-Alpes, Photowatt est le seul à intégrer les trois étapes de la fabrication sur un même site :

  • la récupération de la matière première à partir des pierres de silicium pour obtenir des tranches de silicium ;
  • la réalisation de la jonction électrique en salle blanche ;
  • l’assemblage des cellules dans les panneaux.

Une nouvelle structure pour mieux gérer son développement

La capacité de production de Photowatt étant  passée de 3 MW en 1996 à 70 MW aujourd’hui, il lui a fallu repenser sa chaîne de fabrication. Cette tâche a été confiée à une nouvelle société créée sous le nom de PV Alliance (Photowatt en partenariat avec EDF et le CEA), laboratoire créé spécifiquement pour concevoir les développements du site de Photowatt. L’une des missions de Nicolas Jarru, technicien Process qui fait partie de cette équipe, a été la réalisation d’un îlot robotisé pour l’atelier des tranches de silicium. Il explique que l’idée est née, il y a deux ans, pour plusieurs raisons : dans cet atelier, les cinq à six étapes de manutention des lingots de silicium se faisaient manuellement, tâche extrêmement répétitive et pénible vu le poids des lopins, sans parler des TMS associés. Dans le cadre d’un projet de nouveaux panneaux photovoltaïques avec des wafers plus larges, les lopins devenaient trop lourds pour pouvoir être manipulés manuellement (100 à 110 lopins de 17 kg par jour). L’avantage supplémentaire de la robotique étant son extrême flexibilité, outre la manipulation et le chanfreinage des lopins, plusieurs nouvelles tâches ont pu être ajoutées à cet îlot au fur et à mesure que les besoins sont nés.

Pour réaliser ce projet, Photowatt a fait appel à Actemium Saint Laurent de Mure, intégrateur de la région, spécialisé en robotique. Au démarrage, les deux robots Kuka KR150 ne réalisaient que le chanfreinage des briques de silicium. Puis, lorsqu’une pénurie de silicium est survenue et que les pierres n’avaient plus la même qualité et donc plus le même niveau de rendement (jusqu’à 40 % de perte sur les lingots), Photowatt a décidé de compléter l’îlot par une zone de traçabilité des lopins, grâce à un poste de mesure avec capteurs, avant chanfreinage. Une fois les lopins mesurés et repérés, le meulage est effectué, puis les robots reprennent les lopins pour les décharger dans une zone de traçage des traits de découpe selon un algorithme, conçu par Actemium, qui réduit au minimum les pertes de matière. Ils les reprennent ensuite pour les présenter à la tronçonneuse, qui effectuera sa découpe selon les zones tracées par fil diamant avec arrosage, et, une nouvelle fois encore, pour les sécher et les déposer dans la zone de déchargement, tout en reconstituant parfaitement le lingot. C’est grâce à cet algorithme que les robots vont pouvoir organiser la meilleure reconstitution possible du lingot pour l’assemblage successif. Toutes ces opérations doivent se dérouler d’une façon délicate, car le silicium ne doit subir aucune agression pour éviter tout éclat.

Photowatt est pleinement satisfait de cette installation robotisée qui lui permet désormais d’effectuer des changements de format de briques très facilement. Cette cellule robotisée compacte est, de toute évidence, une des étapes obligées pour atteindre les buts que s’est fixés Photowatt : une augmentation rapide de sa capacité de production de mégawatts et un taux de rendement photovoltaïque des wafers toujours plus important (jusqu’à 20 %). Pour ce faire, Nicolas Jarru a encore de nombreux projets d’optimisation de cette cellule avec de nouvelles fonctionnalités.

DIAPORAMA – Salon de l’Automobile de Shanghaï 2011

Citroën DS5

Issu de la Peugeot 3008, le moteur Citroën DS5 Hybrid4 utilise un moteur diesel HDi à l’avant et un propulseur électrique à l’arrière, développant au total 200 ch, pour des rejets de CO2 moyens de 99 g/km.

Audi Q3

Dans quelques mois, l’Audi Q3 adoptera le WiFi pour accueillir Internet, ainsi que le « Bluetooth online » avec téléphone, le tout associé au système multimédia MMI et aux haut-parleurs Bose.

Chevrolet Malibu 2012

Fait inhabituel dans un remplacement automobile, la Chevrolet Malibu 2012 ne sera pas plus grande que l’ancienne. Avec 4,86 m de long, elle perd 1 cm en longueur, mais gagne en force avec 6 nouveaux cm (1,85 m) en largeur.

Peugeot 508 berline

La Peugeot 508 berline réussit le défi d’adapter la berline en une variante break, le pavillon se poursuivant naturellement sur le porte-à-faux arrière, et tombant sur un hayon légèrement souriant, mais au caractère moins trempé que la berline.

Kia K2

Devenue 4 portes, la citadine coréenne mesure désormais 4,37 m, soit 4 cm de plus qu’une Citroën C4, ou 10 cm de plus que la compacte Cee’d ! Sa largeur stagne cependant à 1,70 m, mais le coffre gagne en dimensions avec près de 500 litres de chargement !

Rolls-Royce Ghost

Sous le capot de cette « Baby-Rolls », le moteur V12 6.6 l, accouplé à une transmission 8 rapports, affiche une puissance suffisante de 570 ch et un couple camionnesque de 780 Nm, capable de propulser le tank britannique de 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes.

Peugeot SxC Concept

La transmission intégrale du Peugeot SxC Concept, permise par l’association du thermique-électrique et de la basse cylindrée, permet une consommation de 5,8 l/100 km en moyenne, et des émissions de CO2 à 143 g/km. En outre, le Peugeot SxC Concept peut rouler 12 kilomètres en électrique.

Audit A3 e-tron Concept

Malgré un système hybride, rechargeable soit-il, la berline allemande dispose d’une autonomie de 54 km en mode électrique. Les batteries sont l’explication, de type lithium-ion et d’une capacité de 12 kWh.

Volkswagen New Beetle 2011

Après 13 ans de vie, il est normal que la gamme de motorisations évolue en profondeur. Les modèles essence seront partagés entre les 1.2 TSI 105 ch, 1.4 TSI 160 et 2.0 TSI 200 ch, les diesels eux entre les deux offres 1.6 TDI 105 ch et 2.0 TDI 140 ch. Les consommations sont en chute de 35 % en moyenne. Les émissions de CO2 vont de 112 g/km à 173 g/km.

Volvo Universe Concept

 À l’intérieur de la Volvo Universe Concept, la large colonne centrale offre deux écrans tactiles aux occupants avant et arrière, quand le conducteur dispose du sien avec compteurs face à lui.

Mini inspired by Goodwood

L’intérieur tendu de cuir Beige Cornsilk se conjugue à de la marqueterie en bois Walnut Burr, sans oublier les douillettes moquettes en laine de mouton ou les instrumentations à l’ancienne.

Nissan Townpod

Nissan innove avec un système baptisé « The Puck ». Le principe est simple : des glissières sont installées un peu partout dans l’habitacle, et l’on peut y insérer des balles en caoutchouc, qui permettent de mettre en place différents accessoires, comme un porte-gobelet ou un crochet pour sac.

Mercedes Classe A Concept

La Mercedes Classe A Concept s’expose avec une motorisation 2.0 l essence de 210 ch, couplée à une transmission à double embrayage. L’équipement est fourni, la compacte insiste sur son avertisseur de collision associé au « Brake Assist », optimisant le freinage.

Nissan Tiida

Loin des formes géométriques et des proportions un peu maladroites, la nouvelle Nissan Tiida, compacte 5 portes, s’annonce plus charismatique, de part ses grandes optiques, sa ligne latérale montante et sa calandre plongeante.

Renault DeZir

Renault met l’accent sur les voitures électriques, et sous-entend ce type de propulsion en mettant le « Z » en majuscule, à l’image des véhicules Z.E. de la marque. On note l’installation du même moteur que la Renault Fluence Z.E., puissant de 150 chevaux, de quoi offrir un 0 à 100 km/h en 5 secondes, plus rapide qu’une Porsche Cayman S.

 

Sources : www.automoto.fr

Le photomontage de Ben Laden décédé révélé grâce à un logiciel français

Une photo reprise un peu partout

Parallèlement à l’annonce de la mort d’Oussama Ben Laden par les Américains ce lundi 2 mai, une photo, d’abord relayée par les télévisions pakistanaises, puis reprise dans les médias du monde entier, jusque dans nos médias hexagonaux en matinée, était censée le montrer mort. On y voyait le visage tuméfié et mutilé d’un homme ressemblant assez nettement au chef d’Al Qaida, laissant penser qu’elle aurait été prise tout juste après l’assaut mené par les Américains sur sa luxueuse maison à Abbottabad, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Islamabad, au Pakistan.

Il s’est pourtant assez vite avéré que cette photo était un photomontage. L’Agence France Presse, tout comme le Nouvel Observateur, ont fait appel au logiciel TunGstène, développé à l’origine pour le ministère de la défense par la société française eXo maKina, permettant de décortiquer une photo et d’en dépister les différentes altérations et modifications, et ainsi voir si toutes les zones d’une même photo sont « cohérentes » entre elles, ce qui n’est pas le cas ici et a donc pu prouver la supercherie.

Un logiciel contre la désinformation par l’image

Face à la croissance de la production et de la diffusion d’images numériques, les Français d’eXo maKina ont mis au point TunGstène, plate-forme logicielle réunissant une batterie d’algorithmes avancés d’analyse des incohérences, d’identification d’altération et de traçabilité des images. Ils se proposent de lutter contre les tentatives de désinformation par l’image, qu’elles servent un but politique ou commercial.

Ces incohérences et altérations peuvent se répartir en deux grandes familles : « Premièrement, les ruptures dans les statistiques profondes de l’image numérique. Deuxièmement, les incohérences dans les lois physiques régissant la diffusion des rayons de lumière ainsi que la chrominance. » peut-on lire sur leur site. Une palette de filtres, « Clonage », « Exogène », « Mosaïque » permet de repérer les altérations. Les données Exifs (Exchangeable Image File Format, balises de métadonnées attachées à une photo provenant d’un appareil numérique), le double échantillonnage jpeg ainsi que les ruptures de linéarité sont autant de données servant l’analyse de l’image.

En parallèle à ces outils techniques, une méthodologie a été développée dans le but d’accompagner les utilisateurs dans l’interprétation des résultats bruts du logiciel. C’est ce qui a permis aux journalistes du Nouvel Obs, en compagnie de Roger Cozien, inventeur de la technologie tunGstène, de voir que la photo de Ben Laden était bien truquée, concaténation de deux visages, l’un étant celui de Ben Laden, l’autre celui d’un homme décédé, tiré d’une autre photo. Commentaires et explications techniques dans la vidéo tirée du site Nouvelobs.com :

Théories du Complot et analyse ADN

Il est important de signaler qu’il ne semble pas que ce soit les autorités américaines qui aient tenté d’appuyer leurs dires avec cette photo truquée, car la photo circule sur internet depuis 2009, au moment où la fausse rumeur de la mort de Ben Laden s’était propagée. Les Américains vont probablement être contraint de diffuser à leur tour une (vraie) photo du chef d’Al Qaida décédé, étant donné qu’ils auraient immergé sa dépouille en haute mer, dans le but plus ou moins avoué de ne pas transformer sa tombe en lieu de culte pour les Islamistes de tous bords.

Les théories conspirationnistes fourmillent un peu partout sur la Toile, alors que le Telegraph annonce que l’identité de Ben Laden aurait été confirmée à l’aide d’un test ADN, correspondances faites avec l’ADN de sa sœur décédée à Boston il y a quelques années.

Par Rahman Moonzur

Les applications potentielles de la technologie Watson

Durant les parties de Jeopardy, Watson analysait les questions qui lui étaient posées afin d’en saisir le sens et d’identifier ce qui lui était demandé. Il se plongeait ensuite dans les 200 millions de pages de langage naturel que contenait sa mémoire dans le but de trouver la réponse exacte à la question. Il effectuait tout cela en moins de trois secondes et apportait également des arguments quant à la justesse de la réponse. Il allait encore plus loin que Deep Blue qui analysait un monde fini de possibilités. En effet, Watson représente une véritable innovation dans la compréhension par la machine du langage naturel utilisé par chacun d’entre nous pour communiquer et échanger. Ce qui est incroyable, c’est qu’il est même capable de comprendre les jeux de mots, les ambiguïtés ou l’ironie.

Résultat du travail de vingt-cinq scientifiques d’IBM et de quatre années de recherche, Watson constitue la dernière nouveauté d’une série d’innovations qui contribuent à changer la vie de tous les jours. Sam Palmisano, le Président-Directeur Général d’IBM, a expliqué l’impact de cette technologie sur la façon dont les gens communiquent à travers les quelques applications potentielles dans les secteurs de :

  • la santé : les capacités analytiques de Watson permettraient d’analyser toutes les données rassemblées autour d’un patient : symptômes, découvertes, remarques du praticien, entrevues avec le patient, précédents familiaux. L’ordinateur analytique pourrait ainsi engager avec le professionnel une discussion collaborative dans le but de déterminer le diagnostic le plus vraisemblable et les options de traitement. Dans le domaine de la radiologie, il pourrait permettre de repérer sur des IRM des anomalies imperceptibles à l’œil humain alors que, dans le domaine de la cancérologie, la technologie de Watson pourrait être utilisée afin de trouver un compromis en examinant les avantages et inconvénients d’un traitement contre le cancer et les solutions de dépistage. Cela apporterait aux médecins une aide décisionnelle et permettrait aux patients de prendre des décisions de manière plus avisée ;
  • la distribution : la technologie de Watson pourrait être intégrée au cœur du système d’un acteur de la distribution : bases de données, gestion de la relation client, inventaire et commandes. Les capacités analytiques de Watson permettraient de répondre à un nombre infini de questions sur un client afin de mieux cerner ses attentes et d’y répondre, comme par exemple savoir à quel client offrir quelle remise, sur quel produit et avec quelle garantie.. Watson pourrait également aider les distributeurs à mieux tirer parti de leurs stocks. Par exemple, dans le cas d’un client ramenant un téléphone mobile cassé à son revendeur, est-il plus bénéfique pour le revendeur de réparer le téléphone ou d’en fournir un nouveau au client et recycler l’ancien en se basant sur les prix du marché ? Le revendeur a-t-il plus de chances de conserver son client s’il lui fournit un nouveau téléphone ? La technologie de Watson permettrait de parcourir les données et de préconiser la meilleure option ;
  • du secteur public : il est parfois difficile pour les organismes du secteur public de répondre aux questions qui leur sont posées, et ce du fait de la difficulté à se retrouver parmi l’immense masse de données qu’ils possèdent. Les capacités analytiques de Watson permettrait d’apporter une réponse immédiate à des questions touchant une large gamme de sujets : « Quelles sont les règles de plan d’occupation des sols pour construire un nouveau porche ? », «  Cette taxe s’applique-t-elle à moi ? »  , « Quelle est la meilleure façon d’obtenir un Visa ? » … ;
  • des transports : intégrée dans le réseau des transports, dans les capteurs routiers et les systèmes d’analyses prédictives, la technologie analytique de Watson permettrait à chaque voyageur de connaître la meilleure façon de se rendre d’un point A à un point B en tenant compte de très nombreux critères.

 

Zéro papier, de la saisie du bon de livraison à la facturation

Actrices majeures du miracle agricole breton qui a conduit la région à occuper une place prépondérante en France comme en Europe, trois coopératives, Coopagri, Transcam56 et Eolys, qui forment maintenant la nouvelle entité Triskalia, réunissent 3 grands métiers : agrofourniture, agroalimentaire et distribution spécialisée. C’est à leur demande que Elomobile, créé il y a 12 ans au sein du Technopôle de Brest pour décoder en temps-réel les chronotachygraphes des poids lourds, a développé un nouveau service de dématérialisation de l’activité conducteur au sein du véhicule avec collecte en temps réel de données métiers paramétrables. Cette solution a été mise au point en interne, 30 % des effectifs d’Elomobile étant consacrés à la recherche et au développement.

Basée sur le suivi de l’activité des conducteurs/livreurs, cette solution qui s’adresse aux véhicules professionnels, se décline dans le véhicule via un écran fixe, un PDA durci (Motorala, Intermec) en B2B, ou un Smartphone en B2C. La remontée des informations se fait en temps réel via GPRS. Cet outil, différent d’un planning, permet la mise en place de scénarios de collecte de données paramétrables en fonction du type de transport effectué. Modulaire, il s’adapte à tous type de métier : coopératives, BTP, recyclage, services de distribution, de maintenance ou d’entretien, chaque besoin trouvera son scénario.

Cet outil de collecte et de relevé d’activité, indépendant du TMS (Transport Management System), permet de reconstruire les activités d’une journée de travail, avec traçabilité précise et justifications des activités. Les bénéfices de cette solution « zéro papier, de la saisie du bon de livraison à la facturation » sont multiples : suivi précis de l’activité conducteur,  fin des bons illisibles, suppression de la saisie des bons de livraison, fastidieuse et source d’erreurs, réduction des délais de traitement administratif et facturation fiable et rapide à la journée.

La mise en place du scénario de collecte en une demie-journée

L’élaboration d’un scénario personnalisé et adapté au métier concerné ne demande qu’une demie-journée. Au terme du paramétrage, le système peut prendre en compte jusqu’à vingt activités différentes, avec dix questions possibles pour chaque activité, ce qui assure une large palette de paramétrages. Quant aux réponses, elles sont multiples pour un maximum de précision : oui/non, texte, chargement, déchargement, pose ou dépose de benne, nature de la marchandise, litrage, quantité, poids, choix dans une liste prédéfinie, avec, à chaque fois, localisation automatique, date et heure de la réponse. La durée des activités est systématiquement chronométrée. Les données obtenues sont réinjectées dans les systèmes de facturation de l’entreprise. Une simple validation informatique permet alors de déclencher la facturation.

Autre élément important pour le BTP ou les coopératives, Elomobile a mis en place un système de navigation vers des points d’intérêts (POI) car certaines parcelles de terrain ou des nouveaux chantiers ne sont pas systématiquement référencés sur une carte. Le conducteur pourra alors se diriger sereinement vers son point de travail, ce qui se traduit par un gain de temps.
 

Expérience culinaire ou scientifique ?

Il fût un temps où la cuisine, c’était le terroir et Maïté. Puis vint la science, Top Chef et Master Chef.

Il y a quelques années, la cuisine moléculaire avait fait son entrée, au moins dans le monde des médias, à défaut d’être accueillie dans la cuisine de Monsieur et Madame Toulemonde.
Je me souviens d’avoir assisté, perplexe, à des démonstrations culinaires au Salon européen de la recherche et de l’innovation (SERI).

La vague des émissions culinaires et l’escalade du spectaculaire rendue nécessaire par la course à l’audimat semble redonner des lettres de noblesse à cette « gastronomie » (?).
Ainsi, la chaine de télévision M6, a-t-elle choisi comme très médiatique membre de son jury, Thierry Marx, le chef de file français de la gastronomie moléculaire.

J’avoue humblement avoir eu un regain d’intérêt pour l’émission lorsqu’il a présenté sa tomate mozzarella givrée.
Je vous cite le meilleur : « Récupérer l’eau de tomate. La mettre dans un ballon de baudruche. Gonfler le ballon et le fermer. Rouler le ballon dans l’azote liquide pendant plusieurs minutes » et puis bien sûr « Découper le ballon de baudruche et récupérer la sphère d’eau de tomate congelée ».

À cet instant, un flux d’images et de questions surréalistes a submergé mon cerveau, allant de l’analyse du risque chimique à l’hygiène de l’intérieur du ballon, HACCP, emballage alimentaire, composition de la baudruche (j’avoue, j’ai vérifié, ce n’est plus de l’intestin animal mais une fine pellicule de caoutchouc). Bref, tout sauf une envie de déguster le plat.

Forcément, le lendemain, le déjeuner avec les collègues des Techniques de l’ingénieur a donné lieu à un débat sur le sujet. Pour autant, aucune majorité « pour » ou « contre » ce mélange des genres ne s’est dessinée.
Alors, je vous laisse juge, testez et donnez votre avis !

M. Moriquand

Sweet Marx, le livre de référence de Thierry Marx, avec les photographies de Mathilde de L’Ecotais, aux Editions du Rouergue (octobre 2010, ISBN 2812600381)

Même les déblais ont un avenir

La future liaison ferroviaire entre Lyon et Turin prévue pour 2023, comportera deux tunnels : le tunnel d’Ambin, long d’environ 57 km et le tunnel de l’Orsiera, long de 19 km. Le creusement générera 19 millions de mètres cube de déblais. Dans le cadre d’une démarche de développement durable,  près d’un tiers de ces déblais doit être valorisé en granulats pour le revêtement et les équipements en  béton des tunnels. Cette valorisation permet, outre son intérêt économique, d’être en conformité avec les directives de l’Union Européenne sur le sujet, de protéger les ressources en matériaux en évitant l’ouverture de nouvelles carrières, de réduire l’importance des zones de mise en dépôt définitif et de limiter les transports de déblais et de granulats.

La condition essentielle de validation de cette démarche est toutefois liée à la particularité de certains de ces matériaux d’excavation, qui contiennent une quantité de sulfates dix à vingt fois supérieure à celle préconisée par les normes actuelles, ce qui peut générer une détérioration du béton par formation de produits délétères tels que l’ettringite ou la thaumasite, deux composés minéraux résultant de l’attaque de certaines phases du ciment hydraté par les sulfates. L’ettringite peut générer une expansion et la fissuration du béton alors que la thaumasite conduit à une perte des propriétés mécaniques du béton par consommation des silicates de calcium hydratés. Les conditions de formation de ces composés dépendent à la fois de la formulation du béton et des conditions environnementales.

Dans cette optique, le département Matériaux de l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux), né le 1er janvier 2011 de la fusion du LCPC et de l’INRETS, participe à une recherche partenariale avec le promoteur LTF (Lyon-Turin Ferroviaire),  les sociétés cimentières Holcim et Vicat et le Lerm (Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur les Matériaux). L’objectif de cette association est d’acquérir des connaissances sur le comportement des sulfates présents dans ces granulats pour élaborer de nouvelles formulations de béton adaptées à ces agrégats et éviter tout problème de détérioration en fonction des conditions environnementales.

Un des points clés de cette recherche vise la mise au point d’un essai de vieillissement accéléré validé, permettant l’obtention de résultats rapides sur le comportement des formulations de béton envisagées. Les résultats de l’essai sont attendus pour 2014, date prévue pour le début des travaux du tunnel d’Ambin.

La valorisation des déblais du tunnel ne doit toutefois pas être réalisée au détriment des autres propriétés de mise en œuvre et de durabilité nécessaires à un tel ouvrage. Ainsi, une démarche performantielle globale et prédictive de la durabilité des formules de béton retenues doit être envisagée sur la base des indicateurs de durabilité, préconisés dans le guide de l’Association Française de Génie Civil « Conception des bétons pour une durée de vie donnée des ouvrages ».
 

La conception de circuits imprimés influe sur les coûts de production

Sur les marchés actuels dominés par une forte concurrence, les entreprises cherchent en permanence de nouveaux moyens de différencier leurs produits. De ce fait, l’électronique occupe une place de plus en plus importante. Mais l’évolution du PCB (Printed Circuit Board) et des processus associés a-t-elle une influence sur le délai de mise sur le marché, ainsi que sur les coûts de production et la différenciation des produits ? Si oui, dans quelle mesure ?

Pour répondre à cette question, le cabinet Aberdeen (société Harte-Hanks) a réalisé des enquêtes et des entretiens auprès de 536 entreprises, et analysé leurs pratiques. Les résultats de cette étude publiée sous le titre « Pourquoi les dirigeants d’entreprise accordent-ils tant d’importance à la conception de circuits imprimés ? » montre que les stratégies de conception de circuits imprimés peuvent avoir un effet positif sur les processus d’entreprise.

L’étude révèle qu’une attention spécifique à la conception de circuits imprimés constitue un avantage stratégique, et cet aspect doit être considéré comme un élément clé du processus de développement. « Pour les entreprises, le développement de circuits imprimés (schémas, conception, réalisation de prototypes, rédaction des spécifications…) représente en moyenne 31 % des coûts totaux de production », indique Michelle Boucher, analyste pour la division Innovation Produit et Ingénierie d’Aberdeen. « Les entreprises les plus performantes, celles qui sont les plus rentables, ont investi dans le processus de conception des circuits imprimés et sont ainsi parvenues à réduire les coûts de production de 11 % », comme le démontre les résultats suivants d’Aberdeen Group :

  • leaders du secteur (entreprises les plus performantes – 20 % des entreprises sondées) :
    • 88 % des mises sur le marché dans les délais prévus ;
    • 13 % de réduction du temps de développement ;
    • 86 % des produits réalisés dans le budget prévu ;
    • 11 % de réduction des coûts de production ;
    • 88 % des produits conformes aux objectifs de qualité lors de la validation du concept ;
  • moyenne du secteur (entreprises moyennement performantes – 50 % des entreprises sondées) :
    • 75 % des mises sur le marché dans les délais prévus ;
    • 4 % d’augmentation du temps de développement ;
    • 78 % des produits réalisés dans le budget prévu ;
    • 5 % d’augmentation des coûts de production ;
    • 83 % des produits conformes aux objectifs de qualité lors de la validation du concept ;
  • outsiders  (entreprises les moins performantes – 30 % des entreprises sondées) :
    • 49 % des mises sur le marché dans les délais prévus ;
    • 12 % d’augmentation du temps de développement ;
    • 55 % des produits réalisés dans le budget prévu ;
    • 12 % d’augmentation des coûts de production ;
    • 66 % des produits conformes aux objectifs de qualité lors de la validation du concept.

« On peut donc en conclure que l’amélioration du processus de conception des circuits imprimés a une influence considérable sur les résultats des entreprises », affirme Michelle Boucher. Des entreprises qui ont la possibilité de comparer l’efficacité de leur processus de conception de circuits imprimés avec des valeurs représentatives du marché, grâce à l’outil « Online Assessment Tool » sur le site de Mentor Graphics.  

La GMAO, pivot central du système d’information

Fournisseur de systèmes de freinage à haute performance pour véhicules, le groupe italien Brembo S.p.A construit également d’autres produits comme les sièges, ceintures de sécurité et autres composants destinés exclusivement à la course de compétition. Implanté à Bergame, il réunit :

  • le Centre de Recherche et Développement ;
  • Mapello, qui rassemble une fonderie d’aluminium et de fonte ainsi qu’un centre d’usinage des disques en fonte ;
  • Curno, spécialisé dans l’usinage et le montage de systèmes de freins.

Au cours dernières années, plusieurs lignes d’assemblages automatiques ont été introduites et l’ensemble des opérations de manipulation sont effectuées par des robots, ce qui a totalement modifié les méthodes de la maintenance. La maintenance préventive est désormais de rigueur sur ces nouvelles lignes.

Au cœur des méthodes de production de Brembo depuis 2003, la TPM (Total Productive Maintenance ou Maintenance Productive Totale) est toujours utilisée pour anticiper les criticités des machines, réduire les micro-arrêts des machines et améliorer le flux de production dans un but correctif et préventif. À ce jour, la BU Automobile de Bergame se distingue par la qualité de son taux de maintenance préventive. En effet, dans la fonderie, 60 % des interventions sont anticipées et planifiées. Le service maintenance effectue 35 % d’interventions correctives sur le parc équipements et 5 % des autres interventions relèvent de la maintenance conditionnelle.

Au cours de ces dernières années, Brembo a œuvré pour la normalisation des méthodes et des procédures de maintenance introduites en fonderie, à l’usinage et à l’assemblage avec notamment la création de la fonction de « responsable des opérations de maintenance » (le service maintenance, directement rattaché à la Direction de l’établissement, compte environ 15 techniciens par site et emploie des sous-traitants externes pour certaines activités spécialisées).

Réduire de 10 % la valeur totale des articles de maintenance

Le renouvellement global des outils d’organisation a conduit Brembo à se doter d’un nouvel outil d’ingénierie pour améliorer le système de gestion de la maintenance. En 2008, le groupe a lancé une consultation auprès des principaux éditeurs de GMAO pour les différentes politiques d’entretien des sites de Curno et Mapello. Les objectifs affichés étaient clairs : la GMAO devait permettre d’homogénéiser les pratiques d’entretien et optimiser la gestion des pièces de rechange et les stocks. Mesuré en amont, le retour sur investissement du projet GMAO était notamment basé sur la réduction des coûts immobilisés en stock. L’équipe-projet avait pour objectif de réduire de 10 % la valeur totale des articles de maintenance de la BU Automobile. Après une étude comparative des principaux logiciels de GMAO  par la méthode de compilation et de comparaison AHP, l’équipe-projet a choisi le logiciel CARL Source de CARL Software pour la technologie Internet du produit, ses plateformes Open Source, la flexibilité et la personnalisation du logiciel, ses modalités multi -langues / multi-sites, sa compatibilité avec le parc informatique de l’entreprise et ses coûts de mise en service réduits.

L’équipe projet de Brembo (le responsable des opérations maintenance de la BU Automobile, l’administrateur GMAO et deux stagiaires) qui a bénéficié d’une formation fonctionnelle sur le logiciel pendant cinq jours, s’est ensuite chargée de la formation des utilisateurs finaux. L’administrateur GMAO a rapidement pris en main le logiciel afin de devenir complètement autonome dans la gestion et le rétablissement des données, la personnalisation des masques, les développements et la création de rapports.

Le traitement des procédures de stock sur PDA

Dès le début du projet, l’administrateur Brembo a procédé à la personnalisation de certains masques afin de les rendre plus ergonomiques et de simplifier leur exploitation. Certains développements « standard » ont été réalisés au sein du logiciel CARL Source. D’autres ont fait appel à la création d’interfaces avec des logiciels externes, connectés à CARL Source.

À ce jour, Brembo réalise un nouveau développement baptisé « CARL Mobility light », qui sera la nouvelle version sur PDA de l’application de gestion des stocks. Elle permettra aux utilisateurs finaux de traiter les procédures de stock en trois clics.

En dix mois, entre septembre 2009 et juillet 2010,  CARL Source a été mis en place sur les deux sites de production. À l’issue de cette première phase de développement, Brembo a constaté que la prise en main du logiciel par les techniciens s’est faite naturellement, grâce à l’ergonomie WEB du logiciel. Fonctionnellement, la GMAO a permis de mieux gérer les travaux et d’affiner progressivement les process maintenance grâce à l’optimisation de l’analyse des temps passés par les techniciens sur les équipements. Elle a également permis d’éditer un certain nombre de rapports de maintenance et d’analyse de pannes par machines dans le but de calculer le TRS (Taux Synthétique de Rendement) et le MTBF (Mean Time Between Failures).

Jusqu’en juin 2011, l’équipe-projet se consacrera à la gestion informatisée du matériel technique, dont la réalisation d’une interface avec l’ERP Microsoft Axapta.

Un lien entre la GMAO et la supervision SCADA

À court terme, l’équipe-projet de Brembo souhaite faire de la GMAO un pivot central du système d’information. Celui-ci intègrera la supervision et le contrôle des processus de production afin d’optimiser la performance de la production en même temps que la qualité de sa maintenance. À terme, l’équipe Méthodes-Maintenance de la BU Automobile souhaite contrôler au fil de l’eau le bon fonctionnement des parcs de production sur téléphone portable et déclencher à distance les opérations de maintenance nécessaires. Ce projet est baptisé « e-Maintenance » :

  • mise en réseau des machines et acquisition centralisée des données de chaque machine sur un serveur par le biais du réseau Ethernet afin de surveiller l’état de fonctionnement des équipements, établir des diagnostiques en ligne tout en tenant compte des lectures des compteurs d’entretien préventif.
  • établissement d’un lien entre CARL Source et le système de supervision SCADA afin de recueillir chronologiquement des données du fichier d’alarme pour chaque installation, surveiller en temps réel les indicateurs d’efficacité énergétique, maintenir en condition opérationnelle les équipements afin d’élaborer une tendance globale de maintenance et définir des plans de maintenance prédictifs.

L’aboutissement du projet e-Maintenance permettra de contrôler à distance les installations, en Italie et sur d’autres sites Brembo dans le monde. L’équipe Maintenance pourra ainsi superviser à distance les données émises par les différentes applications intégrées, notifier les alarmes instantanément sur téléphone portable, assurer le télé-service maintenance et lancer, par exemple, sur simple clic sur un écran d’I Phone, les ordres de travail qualifiés et pré-diagnostiqués.

À ce jour, l’équipe Méthodes Maintenance de la BU Automobile est chargée de la standardisation des méthodes de maintenance sur le site d’Ostrava, en République Tchèque. Pour les accompagner dans cette démarche, le déploiement du logiciel CARL Source est prévu. Les premières phases de mise en exploitation sont programmées pour la fin 2011.