La conception de circuits imprimés influe sur les coûts de production

Sur les marchés actuels dominés par une forte concurrence, les entreprises cherchent en permanence de nouveaux moyens de différencier leurs produits. De ce fait, l’électronique occupe une place de plus en plus importante. Mais l’évolution du PCB (Printed Circuit Board) et des processus associés a-t-elle une influence sur le délai de mise sur le marché, ainsi que sur les coûts de production et la différenciation des produits ? Si oui, dans quelle mesure ?

Pour répondre à cette question, le cabinet Aberdeen (société Harte-Hanks) a réalisé des enquêtes et des entretiens auprès de 536 entreprises, et analysé leurs pratiques. Les résultats de cette étude publiée sous le titre « Pourquoi les dirigeants d’entreprise accordent-ils tant d’importance à la conception de circuits imprimés ? » montre que les stratégies de conception de circuits imprimés peuvent avoir un effet positif sur les processus d’entreprise.

L’étude révèle qu’une attention spécifique à la conception de circuits imprimés constitue un avantage stratégique, et cet aspect doit être considéré comme un élément clé du processus de développement. « Pour les entreprises, le développement de circuits imprimés (schémas, conception, réalisation de prototypes, rédaction des spécifications…) représente en moyenne 31 % des coûts totaux de production », indique Michelle Boucher, analyste pour la division Innovation Produit et Ingénierie d’Aberdeen. « Les entreprises les plus performantes, celles qui sont les plus rentables, ont investi dans le processus de conception des circuits imprimés et sont ainsi parvenues à réduire les coûts de production de 11 % », comme le démontre les résultats suivants d’Aberdeen Group :

  • leaders du secteur (entreprises les plus performantes – 20 % des entreprises sondées) :
    • 88 % des mises sur le marché dans les délais prévus ;
    • 13 % de réduction du temps de développement ;
    • 86 % des produits réalisés dans le budget prévu ;
    • 11 % de réduction des coûts de production ;
    • 88 % des produits conformes aux objectifs de qualité lors de la validation du concept ;
  • moyenne du secteur (entreprises moyennement performantes – 50 % des entreprises sondées) :
    • 75 % des mises sur le marché dans les délais prévus ;
    • 4 % d’augmentation du temps de développement ;
    • 78 % des produits réalisés dans le budget prévu ;
    • 5 % d’augmentation des coûts de production ;
    • 83 % des produits conformes aux objectifs de qualité lors de la validation du concept ;
  • outsiders  (entreprises les moins performantes – 30 % des entreprises sondées) :
    • 49 % des mises sur le marché dans les délais prévus ;
    • 12 % d’augmentation du temps de développement ;
    • 55 % des produits réalisés dans le budget prévu ;
    • 12 % d’augmentation des coûts de production ;
    • 66 % des produits conformes aux objectifs de qualité lors de la validation du concept.

« On peut donc en conclure que l’amélioration du processus de conception des circuits imprimés a une influence considérable sur les résultats des entreprises », affirme Michelle Boucher. Des entreprises qui ont la possibilité de comparer l’efficacité de leur processus de conception de circuits imprimés avec des valeurs représentatives du marché, grâce à l’outil « Online Assessment Tool » sur le site de Mentor Graphics.  

La GMAO, pivot central du système d’information

Fournisseur de systèmes de freinage à haute performance pour véhicules, le groupe italien Brembo S.p.A construit également d’autres produits comme les sièges, ceintures de sécurité et autres composants destinés exclusivement à la course de compétition. Implanté à Bergame, il réunit :

  • le Centre de Recherche et Développement ;
  • Mapello, qui rassemble une fonderie d’aluminium et de fonte ainsi qu’un centre d’usinage des disques en fonte ;
  • Curno, spécialisé dans l’usinage et le montage de systèmes de freins.

Au cours dernières années, plusieurs lignes d’assemblages automatiques ont été introduites et l’ensemble des opérations de manipulation sont effectuées par des robots, ce qui a totalement modifié les méthodes de la maintenance. La maintenance préventive est désormais de rigueur sur ces nouvelles lignes.

Au cœur des méthodes de production de Brembo depuis 2003, la TPM (Total Productive Maintenance ou Maintenance Productive Totale) est toujours utilisée pour anticiper les criticités des machines, réduire les micro-arrêts des machines et améliorer le flux de production dans un but correctif et préventif. À ce jour, la BU Automobile de Bergame se distingue par la qualité de son taux de maintenance préventive. En effet, dans la fonderie, 60 % des interventions sont anticipées et planifiées. Le service maintenance effectue 35 % d’interventions correctives sur le parc équipements et 5 % des autres interventions relèvent de la maintenance conditionnelle.

Au cours de ces dernières années, Brembo a œuvré pour la normalisation des méthodes et des procédures de maintenance introduites en fonderie, à l’usinage et à l’assemblage avec notamment la création de la fonction de « responsable des opérations de maintenance » (le service maintenance, directement rattaché à la Direction de l’établissement, compte environ 15 techniciens par site et emploie des sous-traitants externes pour certaines activités spécialisées).

Réduire de 10 % la valeur totale des articles de maintenance

Le renouvellement global des outils d’organisation a conduit Brembo à se doter d’un nouvel outil d’ingénierie pour améliorer le système de gestion de la maintenance. En 2008, le groupe a lancé une consultation auprès des principaux éditeurs de GMAO pour les différentes politiques d’entretien des sites de Curno et Mapello. Les objectifs affichés étaient clairs : la GMAO devait permettre d’homogénéiser les pratiques d’entretien et optimiser la gestion des pièces de rechange et les stocks. Mesuré en amont, le retour sur investissement du projet GMAO était notamment basé sur la réduction des coûts immobilisés en stock. L’équipe-projet avait pour objectif de réduire de 10 % la valeur totale des articles de maintenance de la BU Automobile. Après une étude comparative des principaux logiciels de GMAO  par la méthode de compilation et de comparaison AHP, l’équipe-projet a choisi le logiciel CARL Source de CARL Software pour la technologie Internet du produit, ses plateformes Open Source, la flexibilité et la personnalisation du logiciel, ses modalités multi -langues / multi-sites, sa compatibilité avec le parc informatique de l’entreprise et ses coûts de mise en service réduits.

L’équipe projet de Brembo (le responsable des opérations maintenance de la BU Automobile, l’administrateur GMAO et deux stagiaires) qui a bénéficié d’une formation fonctionnelle sur le logiciel pendant cinq jours, s’est ensuite chargée de la formation des utilisateurs finaux. L’administrateur GMAO a rapidement pris en main le logiciel afin de devenir complètement autonome dans la gestion et le rétablissement des données, la personnalisation des masques, les développements et la création de rapports.

Le traitement des procédures de stock sur PDA

Dès le début du projet, l’administrateur Brembo a procédé à la personnalisation de certains masques afin de les rendre plus ergonomiques et de simplifier leur exploitation. Certains développements « standard » ont été réalisés au sein du logiciel CARL Source. D’autres ont fait appel à la création d’interfaces avec des logiciels externes, connectés à CARL Source.

À ce jour, Brembo réalise un nouveau développement baptisé « CARL Mobility light », qui sera la nouvelle version sur PDA de l’application de gestion des stocks. Elle permettra aux utilisateurs finaux de traiter les procédures de stock en trois clics.

En dix mois, entre septembre 2009 et juillet 2010,  CARL Source a été mis en place sur les deux sites de production. À l’issue de cette première phase de développement, Brembo a constaté que la prise en main du logiciel par les techniciens s’est faite naturellement, grâce à l’ergonomie WEB du logiciel. Fonctionnellement, la GMAO a permis de mieux gérer les travaux et d’affiner progressivement les process maintenance grâce à l’optimisation de l’analyse des temps passés par les techniciens sur les équipements. Elle a également permis d’éditer un certain nombre de rapports de maintenance et d’analyse de pannes par machines dans le but de calculer le TRS (Taux Synthétique de Rendement) et le MTBF (Mean Time Between Failures).

Jusqu’en juin 2011, l’équipe-projet se consacrera à la gestion informatisée du matériel technique, dont la réalisation d’une interface avec l’ERP Microsoft Axapta.

Un lien entre la GMAO et la supervision SCADA

À court terme, l’équipe-projet de Brembo souhaite faire de la GMAO un pivot central du système d’information. Celui-ci intègrera la supervision et le contrôle des processus de production afin d’optimiser la performance de la production en même temps que la qualité de sa maintenance. À terme, l’équipe Méthodes-Maintenance de la BU Automobile souhaite contrôler au fil de l’eau le bon fonctionnement des parcs de production sur téléphone portable et déclencher à distance les opérations de maintenance nécessaires. Ce projet est baptisé « e-Maintenance » :

  • mise en réseau des machines et acquisition centralisée des données de chaque machine sur un serveur par le biais du réseau Ethernet afin de surveiller l’état de fonctionnement des équipements, établir des diagnostiques en ligne tout en tenant compte des lectures des compteurs d’entretien préventif.
  • établissement d’un lien entre CARL Source et le système de supervision SCADA afin de recueillir chronologiquement des données du fichier d’alarme pour chaque installation, surveiller en temps réel les indicateurs d’efficacité énergétique, maintenir en condition opérationnelle les équipements afin d’élaborer une tendance globale de maintenance et définir des plans de maintenance prédictifs.

L’aboutissement du projet e-Maintenance permettra de contrôler à distance les installations, en Italie et sur d’autres sites Brembo dans le monde. L’équipe Maintenance pourra ainsi superviser à distance les données émises par les différentes applications intégrées, notifier les alarmes instantanément sur téléphone portable, assurer le télé-service maintenance et lancer, par exemple, sur simple clic sur un écran d’I Phone, les ordres de travail qualifiés et pré-diagnostiqués.

À ce jour, l’équipe Méthodes Maintenance de la BU Automobile est chargée de la standardisation des méthodes de maintenance sur le site d’Ostrava, en République Tchèque. Pour les accompagner dans cette démarche, le déploiement du logiciel CARL Source est prévu. Les premières phases de mise en exploitation sont programmées pour la fin 2011. 

Très encrés ou siliconés, tous les papiers se recyclent

Le papier libère une importante quantité de CO2 dans l’atmosphère lors de la décomposition ou de l’incinération des fibres qui, pourtant, peuvent être recyclée environ 5 fois. Ainsi, le recyclage d’une tonne de papier évite l’émission de 300 kg de CO2. De plus, en s’exonérant des opérations classiques d’extraction et de blanchiment des fibres, gourmandes en énergie, la production de papier 100 % recyclé permet de consommer jusqu’à 7 fois moins d’énergie. Si le recyclage du papier est une technologie maîtrisée, il restait deux obstacles – le recyclage des papiers très encrés et celui des étiquettes autoadhésives – qu’une jeune PMI française fondée sur les valeurs du développement durable, Vertaris, a franchi.
 
Doté d’un outil industriel parmi les plus performants en Europe, le site de Vertaris, situé à Voreppe, près de Grenoble, est en France l’unique pôle intégré de traitement et de valorisation de la fibre recyclée à partir de papiers «post consommation». Il intègre l’ensemble du processus de fabrication, du stockage des vieux papiers à la production des produits finis, en passant par le désencrage avec une capacité de 200 000 t/an et la production de 140 000 t/an de pâte à papier 100 % recyclée à très haute teneur en blancheur (94 %). Avec ce site de production qui n’utilise que du papier récupéré dans la région, l’entreprise  bénéficie d’une réduction importante de son empreinte écologique : pas de nécessité de sécher la pâte produite, pas de transport de la pâte…

La glassine n’est plus un obstacle au recyclage

Vertaris est la seule entreprise à pouvoir désencrer en grandes proportions le papier très encré. Elle peut de ce fait recycler davantage de papiers type magazines, brochures, catalogues, alors que ses concurrents traitent avant tout les papiers faiblement encrés, de type papiers de bureau. Cette haute technicité, Vertaris la doit  à la performance de son procédé de désencrage et aux investissements qu’elle a réalisés dans ce domaine. Si cette compétence représente un avantage concurrentiel, elle joue aussi un rôle très positif en faveur de l’environnement, car les papiers très encrés trouvent désormais matière à seconde vie et échappent au cycle de l’incinération, coûteux en CO2.

Aujourd’hui, Vertaris est la seule entreprise française à pouvoir recycler les papiers siliconés utilisés dans le marché de l’étiquette adhésive. Jusqu’à présent, la glassine usagée qui représente 250 000 t/an, était un déchet final destinés à être enfoui et impactait toute la chaine de valeur : siliconeurs, complexeurs, fabricants d’étiquettes, imprimeurs, utilisateurs finaux…  Avec sa nouvelle solution de recyclage, Vertaris offre à l’ensemble de la filière une alternative économique et environnementale très intéressante à celle de l’enfouissement pour différentes sources de papier, y compris les étiquettes avec colle à eau (résistantes à l’état humide) et les papiers siliconés en mélange (jaune, brun, blanc, bleu). Elle propose ainsi : 

  • une solution durable de recyclage pour plus de 4 000 t/mois si besoin ;
  • une réduction du coût de traitement de ce déchet grâce à des coûts de recyclage inférieurs à ceux de l’enfouissement technique ;
  • une parfaite traçabilité avec la fourniture de certificats de recyclage (les papiers sont labellisés « FSC » et APUR 100 % recyclé) ;
  • une expertise logistique pour optimiser la collecte ;
  • une amélioration de l’image de ce support et de ses utilisateurs grâce à son caractère désormais recyclable.

Par M.C

La RFID optimise la gestion et l’entretien des réseaux de voiries

Leader mondial de systèmes complets de canalisation en fonte ductile, Saint-Gobain PAM qui constitue l’activité « canalisation » du Groupe Saint-Gobain, souhaite commercialiser une solution offrant aux collectivités la possibilité d’optimiser leur réseau de voiries et, ainsi, de réduire les coûts d’exploitation liés à son entretien. Après plusieurs essais de développements logiciels non concluants, l’entreprise s’est mise à la recherche d’un prestataire susceptible de développer une solution sur-mesure qui réponde à ses attentes. En octobre 2009,  le projet baptisé Ivoire a été confié aux informaticiens de l’agence de GFI Informatique de Metz.

« Grâce à l’innovation de l’application Ivoire, Saint-Gobain PAM se différencie de la concurrence avec un nouveau service unique de gestion de patrimoine. La technologie RFID permet à la fois l’identification et la géolocalisation des canalisations, l’analyse des informations ainsi tracées (années d’installation et matériaux de fabrication, …) et facilite la gestion et l’entretien du patrimoine public. Ivoire permet une gestion optimisée de la maintenance des canalisations et en réduit le coût d’exploitation » déclare Jean-Yves Janiaud, chef de projet de Saint-Gobain PAM.

 

Six mois pour développer Ivoire

Le logiciel Ivoire a été conçu pour s’intégrer à moindre coût dans le système d’information du client : matériel, système, base de données, réseaux et interface avec le système d’information géographique. La mise en production de la solution s’est réalisée en mai 2010, soit six mois seulement après que les équipes de GFI aient remporté le contrat. Ivoire présente un positionnement très différent par rapport aux innovations « habituelles » de Saint-Gobain dans la mesure où il vise à offrir aux collectivités publiques et privées une aide à la gestion de leurs patrimoines. Il se compose :

  • de puces d’identification RFID fixées sur les éléments visibles du patrimoine (grilles, avaloirs, poteaux incendie…) ;
  • de terminaux de terrain qui permettent la lecture de ces puces et affichent les informations ou interventions à opérer sur l’élément du patrimoine courant ;
  • d’un serveur web qui héberge le logiciel Ivoire servant à gérer, planifier et organiser les informations et les interventions à réaliser sur les trois constituants du patrimoine que sont la voirie, les ouvrages et les réseaux.

Ivoire permet d’améliorer la connaissance des réseaux, de gérer et suivre les opérations d’entretien réalisées et de produire des historiques d’interventions. « Nous avons particulièrement travaillé l’adaptabilité d’Ivoire dans l’ensemble des systèmes informatiques des collectivités et l’ergonomie de la solution. En effet, celle-ci est destinée à des profils de terrain et doit donc être très simple et facile à utiliser » explique Jean-Yves Janiaud.

Simplification et optimisation des interventions

Pour les collectivités locales et territoriales, cet outil d’aide à la gestion du patrimoine dédié au cycle de l’eau permet d’optimiser les coûts d’exploitation et de pérenniser la connaissance du patrimoine dont elles ont la charge. « A chaque fois qu’un technicien intervient pour nettoyer ou réparer un élément de la voirie, ses actions sont systématiquement synchronisées grâce aux PDA. L’information est remontée automatiquement par des choix multiples intégrés au logiciel ce qui permet de définir les statistiques, les priorités, ou encore les points critiques du réseau. Chaque collectivité peut gérer sa propre terminologie dans les menus déroulants », précise Jean-Yves Janiaud.

Lorsqu’un gestionnaire du réseau donne des instructions pour faire une tournée d’entretiens, les équipes terrains remontent les informations via leur PDA sur l’état du réseau. Lors de la synchronisation des PDA avec le serveur, les informations sont transmises au directeur de l’assainissement qui va ainsi pouvoir gérer les priorités pour la maintenance du réseau.

Des économies prévues entre 15 et 20 %

Lorsque Saint-Gobain PAM déploie Ivoire chez l’un de ses clients, la société transmet aux experts de GFI les éléments composant l’environnement informatique du client. Les spécialistes vont ainsi pouvoir analyser l’architecture de la collectivité et déployer Ivoire sur le serveur dédié et sur les terminaux embarqués. GFI s’occupe aujourd’hui de la maintenance niveaux 2 et 3 pour tout ce qui concerne l’évolution du logiciel.

A ce jour, quarante-cinq collectivités sont intéressées par la solution Ivoire et deux d’entre elles ont d’ores et déjà adopté la solution : la ville de Saint-Maur des Fossés, en région parisienne, et la Communauté Urbaine de Lille. Pour la ville de Lille, par exemple, la communauté espère gagner avec Ivoire entre 15 et 20 % de son budget d’exploitation d’assainissement grâce à une meilleure ventilation du travail entre les différents prestataires de la collectivité. 

L’IPv4 en Asie, c’est fini !

L’Asie : Premier continent à atteindre la limite de l’IPv4

Alors que de nombreux observateurs estimaient en janvier que la pénurie d’adresses IPv4 ne serait plus qu’une question de semaines, le fait ne s’est pas fait attendre en Asie où la forte croissante des réseaux fixes et mobiles a engendré l’annonce récente de l’épuisement d’adresses IPv4 et le recours nécessaire à la transition vers l’IPV6.

Ne mesurant pas la manifestation de la pénurie avant l’été, le dernier lot d’adresses IP disponibles avaient été distiribués, selon une annonce en février de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et l’IANA (Internet Assigned Numbers Authorithy), organismes contrôlant l’accès au domaine virtuel et l’allocation d’adresses IP multicast au niveau mondial, aux RIR (Registres Internet Régionaux), parmi lesquels on compte l’APNIC (Asia Pacific Network Information Centre). Chacun de ses membres s’est vu attribué 1024 adresses IPv4 au maximum en vue de leur utilisation pour la prochaine transition vers la nouvelle génération IPv6.

 

Une transition inévitable vers l’IPv6

Outre l’existence de réseaux IPv6 en Chine, Japon, Corée du Sud et Taïwan, l’Inde a fait parti des pays s’initiant à l’exploration de l’impact de cette technologie et des meilleures méthodes pour en assurer la transition.

L’Inde a rédigé en juillet 2010 un document qui décrit la mise en œuvre du programme national (National IPv6 Deployment Roadmap version 1.0). Le gouvernement indien a demandé à ce que tous les fournisseurs de service IP en Inde soient en mesure de fournir IPv6 avant la fin 2011. Selon l’Indian Market Research Bureau, la nouvelle demande va s’orienter surtout vers les réseaux mobiles à haut débit.

En vue de la multiplication des réseaux fixes et mobiles, leur transition vers l’IPv6, initialement prévue dans les deux ans qui viennent par 350 000 experts de réseau, devient de plus en plus pressante et clairement inévitable.  Paul Wilson, directeur de l’APNIC, encourage vivement les opérateurs locaux à intégrer dès maintenant IPv6 aux évolutions de leurs infrastructures : « c’est un développement significatif pour un marché aussi dynamique que l’Inde. L’Inde est loin d’avoir atteint la saturation en termes d’adoption d’Internet, tant sur les réseaux fixes que mobiles. Et leurs nouveaux entrants ont besoin de petits volumes d’adresses IPv4 pour connecter leurs réseaux IPv6 aux zones d’Internet restées à IPv4 », explique-t-il.

Owen DeLong, responsable chez Hurricane Electric, un fournisseur d’adresses IP et FAI, annonce quant à lui qu’il est « urgent de déployer l’IPv6  afin de ne pas subir les perturbations liées à la pénurie en IPv4 ».

En prévision de la pénurie, un plan de transition vers le nouveau standard IP de l’APNIC a déjà été communiqué sur le web.

Des initiatives gouvernementales

Des initiatives ont été prises par des exploitants de réseau, des FAI et des autorités nationales et régionales pour se préparer à la transition vers l’IPv6.

Le gouvernement fédéral américain a demandé, le 28 septembre 2010, le déploiement de l’IPv6 à toutes ses agences, ce qui implique les serveurs et les services habituellement utilisés par les citoyens américains, telles que les applications de la Toile, la messagerie électronique et les serveurs DNS (américains), ceci avant la fin de l’année 2011. Parallèlement, les applications internes qui communiquent avec les serveurs publics de l’Internet ou qui transitent avec les réseaux d’entreprise doivent utiliser de l’IPv6 natif avant la fin de l’année 2014. Le budget du passage en IPv6 a été estimé à 75 milliards de dollars.

Taïwan, procédant au déploiement généralisé de l’IPv6, a ouvert des groupes de travail spécialisés en IPv6 sur VoIP, l’automobile (Carv6) et la santé (Healthcarev6), dans le cadre du programme de recherche régional ApecTel. La deuxième phase de son programme porte sur 6 millions d’abonnements au haut débit.

En France, la Défense nationale travaille depuis plus d’une dizaine d’années sur la transition de ses réseaux vers l’IPv6. RENATER, le Réseau National de télécommunications pour la Technologie, l’Enseignement et la Recherche française , est exploité depuis dix ans en IPv6. Parmi les propositions énoncées en faveur du plan pour « la France numérique de 2012 », présenté en Octobre 2008, on relève l’Action 149, « Introduire progressivement, à partir de 2009, la compatibilité avec IPv6 dans les marchés de l’Etat ». Mais au-delà de ces bonnes intentions, il n’existe pas encore en France une initiative globale pour faire face à la limitation prochaine de l’adressage Internet. Une association loi 1901, le G6, a également été créée, à l’origine, pour le déploiement d’un réseau français académique qui traite aujourd’hui de tous les aspects liés à l’IPv6, à la formation (tutoriaux, livre IPv6), à la promotion auprès des instances francophones (IPv6 Task Force France) et à l’aide technique.

En dépit de leurs initiatives, les gouvernements des autres continents devront très vite faire la transition vers l’IPv6 pour ne pas se retrouver dans la position actuelle de l’Asie et ne plus être en mesure de couvrir la demande en adresses IPv4.  Un fait est certain, toutes les adresses IP de version 4 seront utilisées avant la fin de l’année 2011.

Par Angélica Tavares Costa

 

Déjà publié :

Combattre le feu avec de l’électricité

L’équipement traditionnel des combattants du feu semble indissociable de la bonne vieille lance à incendie, et évidemment, de son eau. Il pourrait pourtant singulièrement changer dans les prochaines années, si la découverte amorcée par le Docteur Ludevico Cademartiri et son équipe de l’université d’Harvard, présentée devant l’American Chemical Society, tient ses promesses. D’après lui, il suffirait d’une baguette magi… électrique.

Forts de leurs précédentes recherches, et de la découverte il y a plus de deux siècles que l’électricité pouvait changer la forme d’une flamme, les chercheurs ont été capables d’éteindre une flamme d’une cinquantaine de centimètres en seulement quelques millisecondes, simplement à l’aide d’un fil de fer métallique électrifié.

Le « rayon électrique », sorte d’arc électrique, responsable de l’extinction provient d’un amplificateur de 600 Watts, équivalent à celui utilisé dans le système stéréo d’une voiture, connecté à une sonde, électrique, ce qui laisse présager une très grande portabilité, sur le dos d’un pompier ou à la main par exemple, plutôt que l’encombrante lance et toute la structure nécessaire pour fournir d’énormes quantités d’eau.

Alors que les recherches précédentes se concentraient sur l’utilisation du courant continu sans grand succès, les résultats se sont montrés beaucoup plus concluants dès lors qu’il s’est agi d’un courant alternatif. Le champ électrique créé charge les particules carbonées (dans la suie) engendrées par le feu, s’organisant en flux à l’intérieur même de la flamme. Alors, « le champ électrique sépare la région chaude et en train de se consumer, de celle du combustible encore à bruler, empêchant le combustible de bruler », explique Kyle Bishop, un chercheur associé à l’équipe. Innovation, portabilité, efficacité en lieu confiné, mais remarquons tout de même que cette technique est pour le moment inefficace en plein air.

Moonzur Rahman

Les avions bientôt protégés des nuages de cendres

Les recherches auraient abouti à la mise au point d’un nouveau revêtement céramique contenant de l’aluminium et du zirconium, plus résistant aux dégâts potentiels engendrés par les dépôts de cendres dans les réacteurs.

Dans une étude publiée en ligne dans la prévisualisation du journal « Advanced Materials », une équipe de chercheurs a testé deux revêtements développés à l’origine pour empêcher le sable en suspension d’endommager le fuselage d’un avion ainsi que ses réacteurs, et firent une découverte pour le moins intéressante : ces revêtements résistent également aux dégâts causés par les dépôts de cendres.

« Évidemment, il vaut mieux pour l’avion d’éviter, en première instance, de se mettre sur le chemin d’un nuage de cendres », ironise Nitin Padture, éminent professeur en Ingénierie de l’Université d’Ohio State, qui dirigea l’étude. « Ce n’est pas toujours possible. Nous avons remarqué grâce à une batterie de tests que ces revêtements pouvaient offrir une protection suffisante contre de petits dépôts de cendres ayant réussi à pénétrer les réacteurs », explique-t-il.

Cependant, de grosses quantités de cendres peuvent temporairement enrayer les réacteurs de l’avion et les faire caler, rendant ces revêtements de toute façon inopérants ou tout du moins pas très utiles dans des circonstances que l’on pourrait qualifier d’extrêmes.

Comment de la cendre peut-elle bloquer un réacteur ?

Il faut pour cela comprendre que la température atteinte à l’intérieur d’un réacteur peut s’élever à près de 1 400 degrés Celsius. Le revêtement en céramique faisant office de barrière thermique, est un isolant permettant de protéger les pièces métalliques dites « sensibles » du réacteur d’une chaleur trop élevée. La cendre ayant réussi à entrer dans le réacteur fusionne et se mêle au revêtement, le pénétrant en surface. Une fois refroidie, la cendre en fusion se transforme en un verre assez fragile qui, en s’effritant emmène une partie du revêtement avec lui. C’est une histoire que connait bien le professeur Padture, qui était déjà à l’origine de l’invention et de l’élaboration d’une nouvelle composition d’un revêtement permettant de se prémunir de la même manière des dégâts occasionnés par le sable.

Tout comme le sable, la cendre est essentiellement constituée de silice. Lorsque le volcan islandais  Eyjafjallajökull est entré en éruption en avril 2010, il recracha un immense nuage de cendres de silice qui entra en suspension. « La cendre est une menace, de manière très similaire au sable, mais sa composition est très dépendante du type de volcan en éruption. Après ce qu’il s’est passé en Islande, nous voulions voir comment la cendre interagissait avec notre revêtement à barrière thermique, et si les dégâts sous-jacents étaient d’une autre nature. »

L’alumine de zirconium

Les membres de l’équipe de recherche travaillèrent sur trois échantillons de pièces métalliques, protégées par un revêtement céramique qu’ils enrobèrent de cendres provenant de l’éruption d’Eyjafjallajökull. Ils élevèrent la température à un niveau suffisamment élevé à l’aide d’un four à haute température, afin de simuler la chaleur intense dans un réacteur d’avion. Un des échantillons était protégé par le revêtement céramique classique, un autre par celui issu de la formule de Padture, et le dernier par un nouveau revêtement à base de gadolinium et de zirconium.

La cendre en fusion puis refroidie endommagea sérieusement le premier échantillon, alors que les autres revêtements protégèrent parfaitement les pièces métalliques tout en conservant leur structure globale. En observant les coupes, ils virent que les « pores » du revêtement céramique conventionnel, lui permettant de se dilater ou de se contracter en fonction de la chaleur, sont bouchés en profondeur par les cendres, lui empêchant par la suite de s’adapter aux changements de températures et le rendant cassant, ce qui n’est pas le cas de celui issu de la formule du professeur Padture.

Dans la nouvelle formule utilisée par l’équipe, on intègre au revêtement un composé d’aluminium et de zirconium, à base d’oxydes de zirconium et d’aluminium, le zirconium présent à hauteur de près de 20 % renforçant l’aluminium. Les cendres ne peuvent pas pénétrer plus que de manière superficielle, préservant presque toutes les qualités mécaniques et chimiques du composé.

Un bémol toutefois : ce revêtement résistant coûte plus cher que les revêtements conventionnels, bien qu’on puisse penser que le bénéfice matériel soit supérieur à ce surcoût.

Moonzur Rahman

Des outils de vision couleur inspectent les capteurs d’airbags

Un fabricant de connecteurs a demandé à AVI Inc., l’un des principaux intégrateurs de vision industrielle (Arkansas, USA), de développer deux solutions de vision industrielle différentes : la première devant être utilisée pour l’inspection de connecteurs d’airbags produits manuellement et la seconde pour être utilisée sur une machine automatisée conçue pour produire ces pièces dans le cadre de l’augmentation du volume de production.

« La plus grande difficulté dans une telle application consiste à distinguer des fils présentant des nuances différentes d’une même couleur », explique Rick Farrer d’AVI. « Auparavant, nous aurions dû écrire un programme long et complexe pour les différencier. Et il aurait fallu modifier ce programme pour chaque nouvelle référence présentant des couleurs différentes ».

Les nouveaux outils couleur de Cognex facilitent la programmation de cette inspection particulière de connecteurs. L’outil MatchColour est un outil de tri couleur à grande vitesse dont la résolution couleur 24 bits permet de distinguer de manière fiable de petites variations de nuance. L’outil ExtractColour permet aux utilisateurs de former rapidement des modèles couleur très complexes.

Ces outils ont réduit le temps nécessaire à la programmation du système de vision, le rendant ainsi suffisamment économique pour utiliser la vision industrielle à la place de l’inspection manuelle habituelle, même pendant les premières étapes de la production. Le fournisseur peut désormais tirer parti de la vision industrielle pour effectuer cette inspection de sécurité essentielle dès le tout début de la production et réduire davantage les risques d’erreur.

Rick Farrer a développé la même application de vision industrielle pour la production manuelle et pour la production automatisée à l’aide du logiciel In-Sight Explorer de Cognex. Deux systèmes de vision sont utilisés pour effectuer les cinq opérations d’inspection nécessaires sur chaque connecteur :

  • un système Sight Micro 1 100C s’assure que les fils de bonne couleur sont reliés à chaque connecteur du capteur ;
  • un système In-Sight 1 403C de plus haute résolution est utilisé pour inspecter la distance entre les contacts au sein des connecteurs femelles, détecter la présence de quatre points rouges indiquant que le connecteur a été correctement relié, vérifier la présence d’un point noir indiquant que le connecteur a réussi un test électrique, vérifier la couleur du loquet et s’assurer qu’il est bien en position verrouillée.

 

Spectrodensitométrie portable pour les industries graphiques

Le contrôle de couleur numérique de documents imprimés est devenu une partie importante de la technologie d’impression, comme dans la gestion de la qualité, que ce soit au stade de la conception graphique que du pré-presse.

Un grand nombre de papiers d’impression utilisent des matériaux d’emballage avec azurants optiques.  Leurs propriétés de blanchiment et de fluorescence font que le papier semble plus lumineux et plus blanc. La couleur perçue  dépendra de l’éclairage, ce qui peut impacter de manière significative la reproduction de couleurs d’impression en particulier sous l’illuminant D50 (Daylight 50) qui est la source de lumière standard dans l’industrie d’impression (correspondant à la condition M1 de mesure de la norme ISO 13655 établie en 2009).

Les spectrodensitomètres FD-7 et FD-5 de Konica Monolta Sensing sont les tous premiers spectrodensitomètres portables (environ 350g) du marché permettant de mesurer et de quantifier les couleurs en tenant compte de la fluorescence sous l’illuminant D50. Ce sont aussi les premiers spectrodensitomètres portables avec fonction de compensation automatique de dérive en longueur d’onde : l’étalonnage est effectué avec le blanc de référence, ce qui assure un niveau unique de fiabilité et de répétabilité de la mesure. Cette prouesse est rendue possible par le système unique breveté d’évaluation de couleur : la technologie « fluorescence standard virtuel » (VFS) de Konica Minolta.

En plus de réaliser des mesures de valeurs de densité ou de valeurs colorimétriques, le FD-7 permet d’effectuer un scan manuel de mires de couleur lorsque l’appareil est connecté à un PC. Ce modèle permet également la mesure de la lumière ambiante, l’éclairage sous lequel l’échantillon est évalué visuellement peut être mesuré et les données colorimétriques pour l’échantillon affichées pour cette source de lumière.  Cela offre une flexibilité complète pour l’évaluation numérique des documents imprimés dans toutes les conditions d’éclairage.  Les valeurs colorimétriques sous la source de lumière mesurée peuvent être utilisées pour le contrôle ou le calcul.  

Le domaine ‘.fr’ a franchi les 2 millions d’unités

L’AFNIC, Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, n’est pas un bureau de vente de noms de domaine, mais un centre de gestion et d’information neutre, à but non lucratif, de la base de données des noms de domaine géographiques « .fr » (France) et « .re » (Réunion). L’association a annoncé cette semaine que le cap des 2 millions de noms de domaine « .fr » venait d’être franchi, grâce à l’enregistrement du nom de domaine « manucure-saint-maur.fr ».

Le domaine « .fr » est un domaine national de premier niveau, c’est-à-dire qu’il est au sommet de la hiérarchie des domaines, mais associé à un pays. Concrètement, cela correspond à l’ensemble des ordinateurs qui hébergent des activités pour les personnes ou les organisations enregistrées auprès de l’AFNIC en « .fr ». Depuis sa libéralisation en juin 2006,  il connaît une croissance annuelle élevée, d’environ 21 %, à savoir près de 300 000 nouveaux domaines déposés chaque année, et occupe le tiers des dépôts de noms de domaines en France.

De « .com » au sulfureux « .xxx »

On peut donner à titre de comparaison le domaine « .com », domaine né en 1985, de premier niveau générique et non restreint (n’imposant pas de règles pour les sous-domaines), qui en 2010 possédait près de 85 millions de noms de domaine enregistrés.

Les domaines de premier niveau ont également vu l’arrivée d’un petit nouveau : le domaine « .xxx », dont l’autorisation vient de tomber en fin de semaine dernière. La société chargée de la gestion des noms de domaine, ICM, a annoncé l’enregistrement de pas moins de 600 000 sites, ruée qui a toutefois ses raisons, entre autre la peur du « cybersquattage », enregistrement d’un nom de domaine générique ou identifié à une marque, pour le revendre au prix fort. Une partie des professionnels du secteur pense malgré tout que la création de ce domaine finira par les ghettoïser, car immédiatement identifiable.

Moonzur Rahman

Cofely repense le transport de sa filière bois

De 200 000 tonnes actuellement, la consommation de bois-énergie devrait ainsi passer à 600 000 tonnes en 2012, et atteindre les 1,5 million de tonnes en 2015. Cette explosion prévisible de la demande a conduit Cofely, société de services en efficacité énergétique et environnementale et filiale de GDF Suez, à repenser entièrement l’organisation de sa production et de sa logistique. La société prévoit de multiplier le nombre de chaufferies alimentées par du bois-énergie. Leur nombre devrait passer de 180 à 210 d’ici 2015. Quatre nouvelles plates-formes logistiques dédiées au bois devraient s’ajouter aux 11 actuellement exploitées d’ici quatre ans.

Optimiser le transport pour assurer les volumes

S’agissant du transport, Cofely anticipe dès cette année. L’objectif est de garantir les volumes, tout en maintenant les prix pour les clients : le bois doit rester concurrentiel et intéressant tant du point de vue environnemental qu’économique. La société a fait appel à un spécialiste de l’informatique du transport, DDS Logistics, pour l’épauler dans la gestion de son transport amont (des fournisseurs de bois aux sites logistiques) et aval (des plates-formes logistiques aux chaufferies).

D’ici le mois de novembre, DDS Logistics va déployer, sur l’ensemble des plates-formes logistiques Bois Cofely, sa solution DDS Shipper. Les premiers tests sont en cours à Rouen pour l’approvisionnement de trois chaufferies. « Nous souhaitions un outil clé en main, facile à déployer, qui nous permette d’optimiser notre organisation transport. Ce n’est pas notre cœur de métier, mais c’est un paramètre essentiel pour notre activité et pour le développement de la filière bois. Nous avons trouvé chez DDS Logistics, des conseils, mais surtout une équipe investie à nos côtés », commente Francois-Xavier Dugripon, Directeur des achats d’énergie Cofely.

Une fois opérationnelle sur tous les sites, la solution permettra à Cofely de :

  • maîtriser les flux et les coûts du transport : la solution sélectionne automatiquement le transporteur offrant le meilleur rapport qualité/ délai/ coût se trouvant à proximité de la zone à desservir. Elle permet également de pré-facturer les prestataires et donc d’avoir une visibilité sur ses coûts de transport ;
  • suivre de bout en bout une expédition : une fonctionnalité « Tracing & Alertes » émet, en cas d’incident, une alerte afin de pallier le dysfonctionnement et honorer la livraison. Très proactif, le moteur d’alertes permet également de générer la liste des tâches à réaliser ;
  • calculer les émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre générés par le transport.

Les émissions de CO2 calculées pour chaque transporteur et chaufferie

« L’utilisation du bois-énergie dans les chaufferies est neutre en termes d’émissions de gaz carbonique, ce qui permet de lutter efficacement contre l’effet de serre. Nous avons souhaité mettre en place un « thermomètre sur notre transport » afin de limiter notre impact sur l’environnement. Cette fonctionnalité va nous permettre de calculer le volume des gaz à effet de serre émis par chacun de nos transporteurs et chacune de nos chaufferies », explique François-Xavier Dugripon.

« Le calcul des émissions de CO2 se fera sur le kilométrage réel. Les transporteurs devront renseigner dans la solution DDS Shipper, le nombre de kilomètres effectués et le poids transporté. A partir de ces données, un compte-rendu des émissions de CO2 sera réalisé et envoyé à chaque chaufferie afin d’établir un « suivi » de chaque site », commente Jérôme Bour, Président de DDS Logistics.

Par ailleurs, Cofely étudie le recours aux transports alternatifs à la route. Au rail, mode nécessitant de très importants volumes, Cofely privilégie le transport fluvial. L’entreprise s’est engagée à transporter dès cette année, 30 000 t de bois par voie fluviale, soit plus de 10 % de ses flux actuels. La solution DDS Shipper servira également à la gestion des flux réalisés via ces modes alternatifs.

M.C

Déjà publié :

La scierie Moulin valorise sur place ses déchets de bois

Adieu aux rayures sur nos voitures !

Parus dans l’édition du 21 Avril du journal Nature, et illustrés par une courte vidéo en anglais, les résultats d’une équipe de recherche composés de chercheurs américains et suisses sont pour le moins encourageants : le polymère qu’ils auraient développé a la faculté de se cicatriser et de se reconstituer, simplement à l’aide d’un peu de lumière.

Une équipe américano-suisse a mis au point un matériau à base d’un polymère, qui serait en mesure de se « soigner » et de se régénérer, lorsqu’on le met en présence d’un type de lumière particulière, mais assez commune. Appelé « polymère métallo supramoléculaire », ce matériau est capable de se liquéfier et de remplir les moindres petites crevasses et trous laissés par les éraflures et rayures en tout genre lorsqu’on le place sous une lumière ultraviolette pendant moins d’une minute, puis de retrouver sa solidité originelle.

« C’est une recherche de matériau ingénieux et évolutif », dit Andrew Lovinger, directeur du Programme polymère à la division Recherche en Matériaux de la National Science Foundation. « Cela montre le caractère versatile et le pouvoir des nouveaux matériaux à base de polymères, capables de faire face à des problèmes technologiques et de servir la société en créant des concepts scientifiques tout à fait applicables », ajoute-t-il.

Un revêtement idéal

Les scientifiques envisagent l’usage dans un futur pas si lointain de leur matériau auto-cicatrisant en premier lieu en tant que revêtement d’objets présents dans la vie de tous les jours, tels que nos voitures, les revêtements de sols ainsi que ceux de nos meubles, voire de nos smartphones. Bien qu’admettant que ce polymère ne soit pas encore prêt à être commercialisé, ils ont désormais montré que le concept fonctionne. Le besoin d’un tel matériau risque d’étendre assez rapidement ses possibles applications commerciales.

« Ces polymères ont un complexe de Napoléon », s’amuse l’un des contributeurs, Stuart Rowan, professeur et directeur de l’Institute for Advanced Materials à l’Université Case Western Reserve, à Cleveland, Ohio. « En réalité petites, les molécules de ce polymère sont conçues pour se comporter comme si elles étaient grosses, en prenant appui sur de faibles interactions moléculaires », dit-il encore.

Les ions métalliques, une glu moléculaire

Plus concrètement, ce nouveau matériau a été créé par un mécanisme connu sous le nom d’assemblage supramoléculaire. Contrairement aux polymères conventionnels, qui consistent en molécules faites de longues chaines de milliers d’atomes, ce polymère est composé de molécules plus petites assemblées dans des chaines de type polymérique, se servant d’ions métalliques comme d’une glu moléculaire, créant ce polymère métallo supramoléculaire.

Bien que semblables sous de nombreux aspects aux polymères habituels, la structure de celui-ci se désolidarise temporairement lorsqu’il est exposé à une intense lumière ultraviolette. Les ions métalliques, sous l’effet du rayonnement ultraviolet, convertissent ce rayonnement en une chaleur extrêmement localisée, faisant passer le matériau à l’origine solide à un état liquide, localement. Lorsque la lumière s’éteint, les molécules se réassemblent et le matériau se solidifie de nouveau, retrouvant ses propriétés de départ.

En utilisant une lumière similaire à celle utilisée par un dentiste pour les plombages, les chercheurs ont réparé des égratignures sur leurs polymères-tests. Où qu’ils aient passé la lumière, les éraflures se sont remplies et ont disparu, telle une coupure sur la peau qui disparaitrait sans laisser la moindre trace, en seulement quelques secondes, chose longtemps fantasmée par les auteurs de science-fiction.

Un gain en précision

Ce qui semble encore plus surprenant est que la durabilité de ce matériau ne semble pas le moins du monde affectée par la répétition de cette procédure. Les tests ont montré que les chercheurs pouvaient érafler puis faire se cicatriser le matériau de manière répétée et au même endroit, sans incidence. En outre, alors que la chaleur a souvent été utilisée pour réparer les matériaux, l’usage de la lumière présente de nets avantages, permettant notamment de pouvoir cibler plus facilement la zone éraflée, en laissant le reste du matériau intact.

Se devant de jongler entre d’évidents impératifs en terme de propriétés mécaniques et la faculté cicatrisante du matériau (les propriétés mécaniques augmentent lorsque les propriétés cicatrisantes diminuent), ils trouvèrent que les ions métalliques dans le rôle de la colle moléculaire étaient le compromis idéal.

Les incroyables perspectives et débouchés qui s’offrent à un tel matériau dans notre vie de tous les jours, motivent les chercheurs à l’améliorer et à rendre sa production à l’échelle industrielle possible, tout en l’adaptant à des besoins spécifiques. Illustrations, explications et une courte interview des chercheurs (en anglais), dans la vidéo qui suit :

 

Par Moonzur Rahman

Déja publiés :

Plastique et caoutchouc à la fois

Une nouvelle génération de plastique végétal

Révolution dans l’extrusion

Dans le cadre d’un programme d’innovation du pôle de compétitivité en R&D automobile et transport public Mov’éo,  soutenu par OSEO,  le plasturgiste Manuplast, spécialiste de l’extrusionsoufflage et de l’injection, a développé en collaboration avec Uniloy-Milacron une machine unique au monde. Toute électrique, basse consommation et compacte, elle est destinée à la fabrication de conduits plastiques souples et rigides à haute résistance thermique, en remplacement des conduits d’air en entrée et sortie turbo en caoutchouc ou en acier, et de conduits 3D complexes sous les tableaux de bord et l’habitacle.

Ce nouveau moyen de production fait appel à la technique de l’extrusion par aspiration soufflage, qui consiste à combiner l’expulsion de la matière avec l’aspiration de la paraison (tube de matière extrudé) en la guidant à l’intérieur d’un moule fermé, puis à la souffler pour donner la forme de l’empreinte à la pièce ainsi produite. Il autorise l’utilisation de une ou deux matières compatibles, en séquentiel ou en double couches, à l’intérieur et l’extérieur du conduit afin d’obtenir des caractéristiques mécaniques, chimiques ou thermiques spécifiques.

Ancré dans une démarche de développement durable, ce nouveau procédé réduit la consommation d’énergie et de matière transformée par rapport aux machines de soufflage traditionnelles (2D), qui nécessitent la transformation de beaucoup plus de matière, et aux presses 3D ASPI à pilotage hydraulique, actuellement sur le marché, qui consomment davantage d’énergie avec pour conséquence une faible productivité et un fort impact environnemental. De plus, il permet un pilotage fin pour une garantie de stabilité et répétabilité avec une répartition des épaisseurs de matière optimisée. Enfin, l’ergonomie de la machine permet de diminuer l’occupation d’espace et sécuriser son utilisation.

Plus précisément, l’emploi de la nouvelle machine de Manuplast :

  • entraîne des gains énergétiques de 30 % ;
  • réduit de 50 à 75 % la matière transformée par rapport au process 2D ;
  • permet de la production de pièces 3D de grande taille pouvant atteindre 1,40 m de longueur ;
  • autorise la réalisation de formes géométriques 3D complexes bien adaptée à des passages difficiles dans des encombrements restreints ;
  • offre la réalisation de pièces à haute résistance thermique (jusqu’à 250 °C) ;
  • optimise le poids des pièces par à un meilleur contrôle des répartitions durant la transformation.
     

Fukushima : des robots dans les réacteurs, et en vidéo

Le Japonais TEPCO, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a enfin eu recours à des robots pour effectuer des mesures de radioactivité à l’intérieur même des réacteurs nucléaires n°1 et n°3 le dimanche 17 avril. Les robots utilisés ont été envoyés par la firme américaine iRobot, les « packbots », qui ont effectué ces mesures au cœur du réacteur.

Les Américains avaient envoyé en mars quatre robots, mais dont les Japonais ne s’étaient pas encore servis jusqu’ici : deux « 510 Packbots », munis de caméras embarquées, d’un dispositif de mesure et d’un bras articulé, montés sur des chenilles; les deux autres robots sont des « 710 Warrior », également munis de caméras embarquées et montés sur chenilles, mais pouvant soulever des objets allant jusqu’à une centaine de kilos. Ces deux types de robots ont déjà fait leurs preuves en Afghanistan et en Irak, servant habituellement dans des situations de guerre délicates, comme le désamorçage de bombes ou de mines. Les ingénieurs d’iRobot ont travaillé sans relâche 24 heures durant pour adapter au maximum les robots envoyés à la situation japonaise.

Les Américains d’iRobot, bien que présents dans le domaine militaire et dans celui de la gestion de risques, sont surtout connus pour le succès mondial de leurs modèles « Roomba » et « Scooba », des robots respectivement aspirateurs et nettoyeurs de sol intelligents, qui mémorisent la configuration des lieux pour les nettoyer de manière autonome.

Robots éclaireurs

Les robots télécommandés ont pénétré dans les réacteurs  dimanche matin, dans l’espoir de donner une idée plus précise aux autorités de ce qu’il se passe dans les profondeurs de la centrale. Les mesures de température et de radioactivité permettent de cartographier, en les complétant des images envoyées, les dégâts dans les zones irradiées et les taux de radiation, afin de permettre d’évaluer les risques encourus et le temps d’exposition maximal possible pour un liquidateur au travail.

Le Packbot ne travaille pas seul, il est épaulé par une excavatrice mécanique chargée de nettoyer le sol des débris et de les évacuer en dehors de la centrale, ainsi que par un hélicoptère de type drone, dont la mission est de prendre des photos aériennes du site de la catastrophe. Ce repérage et ces images sont primordiaux pour la TEPCO, pas vraiment dans un souci de transparence, mais parce qu’ils se sont engagés auprès des autorités à rétablir le circuit de refroidissement dans un délai de trois mois à partir du 17 avril. Si la mission des robots se trouve couronnée de succès, ils seront alors envoyés dans les deux autres réacteurs. Les images de la NHK sont disponibles ici :

Une première vidéo des liquidateurs

L’inquiétude et la pression des Japonais au sujet des liquidateurs, élevés au rang de martyrs et de gloires nationales, a incité le ministère de la Défense, conjointement avec la TEPCO, à diffuser les premières images des liquidateurs dans la centrale. Ces images, diffusées par la NHK, nous montrent ces hommes dans un camp d’entrainement près de Fukushima, décontaminant un camion et un hélicoptère revenant de la centrale en les aspergeant à l’aide d’une lance, et prenant des mesures. Ces images sont pourtant sujettes à caution : elles sont sans explications et ne proviennent toutefois pas de la centrale elle-même. Nous vous les montrons ici :

 

Par Rahman Moonzur

Des images 3D en temps réel de l’intérieur des tuyaux

L’obtention d’images tridimensionnelles de l’intérieur des tuyaux et des réservoirs intéresse de nombreuses industries de transformation et tout particulièrement l’industrie de la pâte et du papier. Il n’est donc pas surprenant que la société finlandaise Numcore Oy qui a développé un instrument de mesure faisant appel à la tomographie d’impédance et capable de génèrer en temps réel des images 3D, ait reçu le Trophée d’Or ATIP 2010 de l’Innovation des Technologies Papetières en France.

Pour les applications dans l’industrie papetière, la société s’est concentrée jusqu’à présent sur l’optimisation de l’utilisation des cassés de fabrication. L’étape de dosage des cassés constitue, en effet, un élément important de la production de papier : la génération des cassés de fabrication est inévitable et les variations dans leur dosage, particulièrement quand il s’agit de cassés couchés, peuvent perturber le fonctionnement de la partie humide.

L’instrument de mesure a été installé, à titre d’essai, dans quelques usines de pâte à papier et de papier cannelure pour carton ondulé. En plus d’être connecté aux systèmes de contrôle internes des usines, il est également relié au système informatique de Numcore. L’instrument de mesure est un capteur de débit CoreApus dont les électrodes mesurent, en continu, les différences de conductivité électrique des différentes phases de la masse en écoulement. L’obtention de l’image tridimensionnelle nécessite toutefois un calcul d’inversion, une modélisation mathématique très avancée qui constitue le cœur de métier de Numcore.

« Les installations pilotes sont pour nous des outils très importants de développement de produits, car les données de mesure obtenues nous permettent de repérer les corrélations entre les variations de la masse en écoulement et certains problèmes spécifiques au cours de la production. Cela nous a aidés à développer la modélisation de façon à pouvoir exploiter les données générées par l’instrument de mesure directement pour régler le processus de production et en augmenter l’efficacité » constate Jukka Hakola, Directeur commercial de Numcore.

Le dosage des cassés inspecté à la loupe

L’une des usines pilotes est l’usine de pâte à papier de Veitsiluoto de Stora Enso située à Kemi, au nord de la Finlande, où l’instrument de mesure de Numcore a été installé à l’étape de dosage des cassés de la PM5, fabriquant du papier pour magazine. Les cassés de fabrication se composent de cassés de papier de base et de cassés couchés.

« Ici, nous avons la possibilité de régler tant le raffinage et la quantité totale des cassés que la proportion des cassés de papier de base et couchés de façon à améliorer la qualité du papier de base ainsi que la roulabilité de la machine », explique Jukka Hautamäki, responsable du développement des processus à l’usine de Veitsiluoto. Selon lui, les exigences envers l’instrument de mesure sont vraiment élevées, la machine étant déjà très opérationnelle. « La technologie de Numcore est facile à utiliser et l’installation du capteur dans le processus s’est déroulée sans aucun problème. Le capteur génère environ 20 indices, affichés sur l’écran de l’opérateur et pouvant être intégrés aux autres paramètres de la machine dans notre système d’analyse de processus Savcor Wedge. Cela nous permet de chercher des corrélations, par exemple entre le degré de blancheur du papier de base et un taux de raffinage donné des cassés. »

Durant le printemps, des essais supplémentaires seront menés et consisteront à modifier progressivement l’affinement des cassés. Les changements seront comparés aux indices générés par le système de mesure, à la qualité du papier de base et à la roulabilité de la machine. « Lors des essais, nous éprouverons la machine pour révéler ce que l’instrument de mesure voit en réalité. Les essais se termineront fin avril, après quoi nous pourrons juger de la performance de cet instrument face aux exigences spéciales de notre processus de production. Notre objectif final est d’automatiser le dosage des cassés à l’aide de l’instrument », constate Jukka Hautamäki.

Un important potentiel d’économies

La deuxième installation pilote est l’usine Powerflute Savon Sellu Oy, fabriquant du papier pour carton ondulé dans la ville de Kuopio, à l’est de la Finlande, où l’instrument de Numcore mesure le débit de la pâte partant de la caisse de mélange.

« Cet instrument de mesure nous a déjà permis de constater qu’il y a une corrélation claire entre certains changements du débit de la pâte et les brèches durant le processus de production. Plus nous serons en mesure de constater à un stade précoce la formation d’impuretés dans le processus qui conduiront à une brèche, plus nous pourrons ajuster efficacement le processus de façon à éviter la brèche », explique Martti Laatikainen Directeur d’exploitation de l’usine. Selon lui, l’usine est particulièrement préoccupée par les changements de la quantité de cassés et les variations de la quantité de fines particules dans la pâte. « Si cet instrument peut nous aider à détecter les raisons de brèches, cela nous fera bénéficier d’importantes économies chaque année. C’est pourquoi nous avons été heureux de participer à la mise au point de cet instrument de mesure », observe Martti Laatikainen.

M.C

Apple dans le collimateur de deux experts en sécurité ?

Apple n’est pourtant pas le seul à le faire, et les conséquences sur notre vie privée, voire sur la sécurité des utilisateurs ne sont pas anodines. Deux experts en sécurité informatique ont fait une révélation mercredi dernier qui n’en finit pas de faire des remous dans le monde des systèmes mobiles et de la protection des données : les terminaux mobiles de la marque Apple (iPhone et iPad) seraient équipés d’un système de sauvegarde d’informations, un « tracker », enregistrant les déplacements effectués par l’utilisateur, sous forme de latitude et de longitude associées aux heures correspondantes.

Bien que le but de cette sauvegarde sur les terminaux soit pour le moment inconnue et qu’il semblerait que les informations ne soient pas (pour le moment) envoyées, elle laisse le champ libre aux commentateurs et autres utilisateurs de ces terminaux, qui ne se privent pas de livrer leurs inquiétudes ou leur colère un peu partout sur la Toile, Steve Jobs ne s’étant pour le moment pas encore exprimé. Lors des sauvegardes effectuées sur votre ordinateur, les fameuses synchronisations, le fichier tracker est lui aussi enregistré sur votre système, laissant ces données disponibles aux pirates de tous bords, et vulnérables.

Les chercheurs Alasdair Allan et Pete Warden rappellent toutefois qu’on peut désactiver la géolocalisation, et que ce n’est pas le système GPS qui est utilisé ici, mais plutôt le réseau Wifi auquel l’utilisateur se connecte qui le « trahit ».

Apple, Microsoft et Google

Les Smartphones équipés du système d’exploitation Android de Google stockent aussi ces données, d’après l’édition du vendredi 22 avril du Guardian, citant l’expert informatique suédois Magnus Eriksson. Ces téléphones garderaient « uniquement » en mémoire les 50 dernières antennes relais et les 200 derniers réseaux Wifi approchés par l’utilisateur.

Ce n’est pas vraiment une nouveauté (Microsoft et Google l’ont fait et le font encore), mais ce qui est pour le moins surprenant est que le stockage des données ne soit pas crypté. Qu’Apple voit ou non une utilité dans l’utilisation de ces données n’est finalement pas le plus important, ce sont les possibilités qui s’ouvrent à tous systèmes, applications ou personnes malveillants qui peut inquiéter, les données étant virtuellement accessibles.

Un invité à la maison

Un exemple très concret : l’iPhone, comme tous les Smartphones, possède un appareil photo intégré, de plus ou moins bonne qualité. Un geste aussi anodin que prendre une photo avec son iPhone a donc une étonnante conséquence : on peut associer une photo avec votre latitude et votre longitude. Lorsque vous prenez une photo à l’intérieur de votre maison de vous ou de vos proches, lorsque vous prenez une photo dans un endroit où vous avez vos habitudes, il devient donc possible de les associer à vos coordonnées, et un système, une application ou bien une personne mal intentionnés pourraient établir un profil de l’utilisateur, où il vit, ce qu’il y a dans son appartement, quelles sont ses habitudes, avec qui vit-il, quelles sont les personnes qu’il fréquente, s’il y a adultère…

Ennemis de la Révolution ?

Un autre exemple, plus ancré encore dans l’actualité : ce que l’on appelle d’ores et déjà « le Printemps Arabe », la kyrielle de manifestations ayant fait chuté le pouvoir tunisien et égyptien, faisant vaciller fortement la Libye, la Syrie ainsi que d’autres pays de la région, repose sur l’utilisation des réseaux sociaux pour coordonner les mouvements contestataires et les manifestations. Les pouvoirs en place pourraient alors, à l’aide de ces informations, repérer les meneurs d’un mouvement suffisamment tôt pour les empêcher d’agir, en les enfermant (ou bien pire), comme cela s’est vu en Chine il y a peu, pays qui a du lui aussi essuyer quelques manifestations avant de rétablir avec plus ou moins de succès une forme de blackout.

Rahman Moonzur

Les tests des gens d’en haut et ceux des gens d’en bas

Quand vous demandez à une équipe de développement si elle réalise des tests unitaires, elle dira toujours oui. Quand vous creusez, la signification du terme « test unitaire » est très variable : test manuel spécifié par un document, test automatisé d’IHM, classe de test avec un main ()… Finalement peu de projets industrialisent leurs tests unitaires avec des frameworks dédiés.
 
Tout d’abord parce que, aussi étonnant que cela puisse paraître, tout le monde ne connaît pas l’existence de ces frameworks, ou alors ne mesure pas bien leur intérêt par rapport à de simples main(). Pour rappel, un test unitaire, tel qu’on l’entend généralement en développement, est un test automatisé qui cible une méthode particulière d’une classe. Le niveau de granularité est donc le plus fin possible. Des frameworks spécialisés sur les tests unitaires existent et offrent les avantages suivants :

  • ils formalisent les tests selon une organisation et une écriture cohérentes ;
  • ils automatisent leur exécution ;
  • ils produisent des rapports d’exécution pour identifier les tests en échec ou les tests trop longs.

Un des avantages du monde .NET par rapport au monde Java est que l’environnement phare de développement Visual Studio propose par défaut un framework de tests unitaires (MSTest). Il n’est donc pas obligatoire d’aller chercher un framework tiers pour l’intégrer dans son développement comme en Java. En Java, deux frameworks Open Source monopolisent le marché : JUnit et TestNG. Côté .NET, il existe des alternatives Open Source à MSTest, comme NUnit et MbUnit. Globalement, tous ces frameworks se valent pour une utilisation basique.

Comment commencer ?

Une fois qu’on a choisi son framework de tests unitaires, le problème est de savoir par où commencer, quelles méthodes tester en priorité. Plusieurs stratégies sont possibles :

  • tester les méthodes les plus faciles à tester ;
  • tester les méthodes les plus utilisées (méthodes de couches utilitaires) ; 
  • tester les méthodes les plus risquées du point de vue technique (code complexe) ; 
  • tester les méthodes les plus risquées du point de vue métier (fonctionnalité critique pour les utilisateurs) ; 
  • ne tester que le nouveau code, mais de manière systématique.

La bonne stratégie est probablement un mélange de ces différentes options. Un point important à noter est que le code existant sera généralement plus difficile à tester, parce que non conçu avec l’objectif de le tester unitairement. En effet, quand vous êtes déjà habitués à implémenter des tests unitaires, vous développez différemment, avec l’optique que votre code soit facilement testable : découpage plus fin des méthodes, minimisation des dépendances (par exemple en recourant à des frameworks d’injection de dépendances), simplification des paramètres… C’est d’ailleurs un des grands intérêts de l’écriture de tests unitaires.

Faut-il tout tester ?

Les experts vous diront qu’un code non testé est un code jetable. L’idée est qu’on ne peut pas modifier un code non testé sans être sûr de ne pas introduire de régression. Cette affirmation est à nuancer pour les raisons suivantes :

  • tester peut coûter cher. Les extrémistes des tests unitaires soutiendront que tester à 100% son code ne revient pas plus cher eu égard au temps gagné sur le traitement des bugs. En tenant compte du temps passé à mettre à jour les tests unitaires suite aux évolutions du code (ce qui coûte généralement plus cher que l’initialisation des tests), cette affirmation est assez contestable ;
  • une méthode testée n’est pas forcément bien testée. Il ne suffit pas de créer un test pour garantir que le traitement est valide. Le test lui-même peut comporter des erreurs ou être incomplet ;
  • quelle est la valeur des tests de méthodes formelles telles que les accesseurs des classes (getter/setter, propriétés) ?
  • le code Java/C#/PHP n’est généralement qu’une partie de l’application. En suivant le principe de tout tester, il faut donc également tester unitairement l’IHM, la base de données, l’annuaire LDAP… Les frameworks de tests unitaires existent désormais pour de nombreux environnements, mais le coût de mise en œuvre augmente considérablement.

J’ai écrit mes premiers tests unitaires en 2000 avec JUnit, avec l’objectif de tester mon code à 100 %, dans le cadre d’un développement au sein d’un éditeur. J’ai tenu 3 mois avant de revenir à un objectif plus mesuré. 
Il est donc préférable de tester intelligemment. Tester intelligemment consiste à cibler les traitements les plus risqués et sur lesquels l’effort de test est réaliste. Ceci est similaire à la démarche pragmatique que l’on peut avoir sur l’analyse qualité : est-il vraiment utile de s’imposer des objectifs hyper exigeants si c’est pour exploser le délai de livraison ? Toutes les applications ont des défauts, techniques ou fonctionnels. Le point-clé est de bien les identifier et de mettre en balance l’intérêt de les corriger avec le coût de correction pour traiter en priorité les points critiques, et surtout de s’assurer de ne pas reproduire ces défauts dans les nouveaux développements.

Mesurer intelligemment la couverture des tests

Il est intéressant de connaître le niveau de test d’une application pour mesurer l’effort accompli et comparer ce niveau avec des versions précédentes ou avec d’autres applications similaires. Un premier indicateur est le nombre de tests unitaires. C’est un bon indicateur, simple, mais qui ne traduit pas l’étendue des tests au sein de l’application : de nombreux tests peuvent concerner uniquement une petite partie de l’application.
 
Le taux de couverture de code est un indicateur plus complet. Il mesure la proportion du code exécuté par les tests unitaires. La mesure peut porter sur le nombre de lignes de code exécutées, sur le nombre de conditions, de méthodes… On obtient dans tous les cas un pourcentage (par exemple 66 %) de l’application couverte par les tests unitaires. La couverture de code est mesurée par des outils spécialisés. Les plus connus côté Java sont Cobertura, EMMA, JaCoCo et Clover (le seul non Open Source des 4, par Atlassian). Côté .NET, on trouve NCover, Partcover, dotCover et aussi la fonction native de Visual Studio Team System.
 
Les outils de couverture sont très peu utilisés, même pour des projets qui réalisent des tests unitaires. Pourtant leur mise en œuvre est assez abordable (surtout quand ils ne demandent pas de retraiter le code avant déploiement, par exemple JaCoCo s’exécute avec une simple option de la JVM (javaagent:jacocoagent.jar), mais l’interprétation et l’exploitation de leurs résultats sont délicates.
 
Le taux de couverture de code peut être utilisé comme objectif de test, certains s’imposant des taux de 90 % voire 100 %. Comme souvent, ce sont les derniers pourcentages les plus fastidieux à atteindre et on peut douter de l’efficacité de ce type d’objectif au niveau de la qualité des tests.
 
Il est également possible de croiser ce taux brut de couverture avec la pertinence à tester les traitements pour proposer des objectifs plus réalistes. Une méthode qui présente un fort intérêt à être testée se verra associer un objectif de couverture fort (exemple : 90 %), alors qu’une méthode pour laquelle un test n’aurait aucun intérêt aura un objectif de couverture de 0 %. De manière globale, nous pouvons ainsi pondérer le taux de couverture de l’application en tenant compte de ces différents objectifs, avec comme résultat possible qu’une application affiche un taux de couverture pondéré de 80 % alors que sa couverture brute n’est que de 50 %. De cette manière, l’équipe projet peut se focaliser sur les tests les plus efficaces.

Conclusion

Nous sommes toujours surpris de l’écart entre les pratiques recommandées et les pratiques mises en œuvre. On peut toujours parler de TDD (Test Driven Development) ou de couverture de code, mais l’effet est limité quand le projet n’est toujours pas passé aux tests unitaires ou alors que les tests ont été abandonnés faute d’intérêt. Il est donc important de rendre pragmatiques des notions qui paraissent trop souvent théoriques et trop détachées du terrain pour la majorité des développeurs.

Par Sylvain François, Directeur R&D chez Kalistick 

L’exploitation des gaz de schiste plus polluante que celle du pétrole ou du charbon ?

En effet, dans cette étude publiée en ligne par le site Climate Change Letters, les chercheurs concluent que « l’empreinte du gaz de schiste est plus importante que celle du gaz conventionnel ou du pétrole, quelle que soit l’échéance, mais en particulier sur vingt ans, et est comparable sur 100 ans ».

Toujours selon les auteurs, c’est le méthane, un gaz ayant un fort impact en termes d’effet de serre, qui est le facteur principal d’émissions. Le méthane contenu dans les roches schisteuses s’échappe dans l’atmosphère lors de la fracturation de ces dernières.

Or, le méthane est un GES (Gaz à Effet de Serre) ayant un impact environ vingt fois plus important que le CO2. Mais contrairement au CO2, sa durée de vie dans l’atmosphère est relativement courte : le méthane ne « dure » qu’une dizaine d’années dans l’atmosphère, contre un siècle pour le CO2.

L’étude menée à l’université de Cornell  a estimé que sur l’ensemble de la durée d’exploitation d’un puits, entre 3,6 et 7,9 % de la production de gaz s’échappe dans l’atmosphère sous forme de méthane.

Alors que les industriels du secteur présentent l’exploitation des gaz de schiste comme une alternative beaucoup moins polluante que celle du charbon ou du pétrole, cette étude n’est pas la première à mettre en avant les corollaires de l’exploitation de ces gaz non conventionnels. Le documentaire « Gasland », nommé aux Oscars, a été vécu comme un choc et une prise de conscience aux États-Unis. Aussi, des rapports de l’EPA, l’agence américaine de protection de l’environnement, publiés par le New York Times, faisaient état du manque de visibilité et de l’inadaptation des centrales de traitement et de potabilisation des eaux usées liées à l’exploitation de ces gaz.

Aucun procédé « propre » d’exploitation n’existe pour le moment

On sait aujourd’hui que les États-Unis sont les « champions » de l’exploitation des gaz de schiste, puisque cette dernière représente plus de 50 % de la production totale de gaz outre-Atlantique. En France, le gouvernement est en train de faire passer en procédure d’urgence une proposition de loi visant à interdire au sens strict l’exploitation des gaz de schiste.

Du côté des industriels, on juge cette décision précipitée, alors que le prix de l’essence explose. Mais au-delà, l’exploitation « propre » des gaz de schiste n’est pas une chimère, à en croire Gérard Mestrallet, PDG de GDF SUEZ : « Conclure que jamais, on ne pourra mettre au point des technologies propres permettant d’exploiter des gaz de schiste, il y a un pas en tant que scientifique que je ne franchirai pas. » Bruno Courme, directeur de Total Gas Shale Europe, la filiale du groupe pétrolier dédiée au gaz de schiste, va même plus loin, se disant « certain de pouvoir proposer une exploitation « propre» des gaz de schiste».

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, c’est la méthode mise en place par le groupe texan Haliburton qui prévaut pour l’exploitation des gaz de schiste. Cette méthode, l’hydrofracturation, consiste à injecter un mélange comprenant 95 % d’eau à haute pression dans la roche pour la fracturer et récupérer le gaz qui s’en échappe.
Mais cette méthode nécessite des quantités d’eau astronomiques, et les composants ajoutés à l’eau injectée sont très polluants.

C’est la raison pour laquelle les associations de défense de l’environnement se mobilisent en France depuis de nombreux mois pour dénoncer ces pratiques et alerter l’opinion sur le sujet.
La position hexagonale sur le sujet est d’ailleurs pour le moins originale, puisque nos partenaires européens, comme l’Allemagne, la Suède ou le Danemark exploitent d’ores et déjà les gaz de schiste, à l’instar des États-Unis ou de la Chine. C’est la raison pour laquelle les entreprises françaises du secteur prospectent désormais à l’étranger.

Par Pierre Thouverez

 

Déjà publié :

Les Laboratoires Genévrier sécurisent leur SI

Dès leur création en 1987, les Laboratoires Genévrier ont décidé de lier leur essor à leur capacité à répondre aux besoins des professionnels de santé pour œuvrer, à travers le bon usage de leurs spécialités, à l’amélioration de la qualité, la sécurité, l’efficacité et l’efficience des soins apportés aux patients. Cette volonté de « Partage des compétences » qui est un des fondements constitutifs de l’entreprise, se traduit notamment par la mise à disposition des soignants d’un produit nouveau tous les 18 mois en moyenne.
 
Le système d’information est un élément clé de l’infrastructure des Laboratoires Genévrier. Impactant toutes les activités du laboratoire (recherche, commerce, finance, gestion…), il doit toujours être disponible et permettre aux équipes de travailler en toute sérénité. Dans ce contexte, le groupe a décidé en 2008 de mettre en place un plan de continuité d’activité (PCA) et un plan de reprise d’activité (PRA) pour garantir une parfaite protection de son SI et des données. L’objectif était clairement de dupliquer son infrastructure présente en interne. Au niveau technologique, les Laboratoires Genévrier ont notamment déployé une architecture virtualisée sous VM Ware, un stockage en réseau (SAN) Netapp…

 Le siège et le data center reliés par fibre optique

Très rapidement, l’option de s’appuyer sur un data center pour construire le plan PRA et PCA a été validée. Après étude, le choix d’Euclyde s’est imposé en raison du positionnement du groupe sur le marché, des SLA (Service Level Agreement) proposés et de ses infrastructures qui permettent de garantir une disponibilité permanente du SI. Euclyde dispose, en effet, à Sophia Antipolis, sur 1 500 m2, d’un data center de dernière génération de classe IV, ce qui signifie qu’il est composé de plusieurs circuits électriques pour l’énergie et pour la distribution de refroidissement, dispose de composants redondants et actifs, supporte la tolérance de panne et offre un taux de disponibilité de 99,995 %.
 
Opérationnellement, l’infrastructure déployée chez Euclyde est le miroir de celle du siège social (stockage de données en Y générées en interne…). Actualisée en temps réel, elle permet donc au laboratoire de ne pas connaître de rupture d’exploitation en cas d’indisponibilité de son SI interne. Pour garantir une parfaite connectivité entre le siège du laboratoire et le data center d’Euclyde, une fibre optique multiplexée comprenant 5 brins (4 brins de 2 Gbps et 1 brin Giga Ethernet) a été installée par Completel.
 
« Vital dans nos activités, notre Système d’information doit être disponible 24 heures sur 24 et 365 jours sur 365. L’expertise des équipes d’Euclyde nous ont permis de concevoir et de mettre en place, en un temps record, un plan de PCA et de PRA sur mesure. Messagerie, archivage des mails, bases de données, dossiers de R&D et des brevets, duplications des données financières et de gestion… sont autant de points clés qui sont sécurisés » affirme M. Picon, Directeur des Systèmes d’Information des Laboratoires Genévrier.
 

Le modèle EFQM démystifié

Des années après les meilleurs européens, allemands et anglais en tête, les français commencent enfin à s’engager dans une démarche EFQM (European Foundation for Quality Management) qui, selon  Florent A. Meyer, auteur de l’ouvrage « Le Guide de l’EFQM – Réussir son passage vers l’excellence et la performance durables », n’est pas un prolongement de l’ISO 9001. Alors que ce dernier est une norme relative à un système de management qui appelle à la conformité, l’EFQM est un référentiel qui permet d’évaluer l’alignement de maturité de son organisation,  tant au niveau des facteurs (approches et pratiques) mis en œuvre que des résultats (de performance et de perception) obtenus. Il constitue à la fois un guide, un cadre d’évaluation et un référentiel de comparaison pour les organisations. Son cœur de cible, ce sont les leaders et les managers, pas les « sachants » de l’ingénierie des systèmes de management, même si ces derniers viennent juste derrière.

Le contenu de l’EFQM est le fruit de la mise en commun de multiples années d’expérience des meilleures organisations européennes. C’est ce condensé d’expérience collective des meilleurs praticiens de l’excellence et de la performance durables qui lui donne ses qualités :

  • de ne pas être prescriptif dans le sens où il n’impose pas de méthode ni d’outil ;
  • d’offrir une vue holistique de l’organisation plongée dans l’océan de la globalisation ;
  • d’articuler les termes pour le pilotage de l’organisation (immédiat, court, moyen long) ;
  • d’être orienté sur l’essentiel, à savoir les résultats, tout en poussant à l’apprentissage, à la créativité et à l’innovation collectives en matière d’approches pour les atteindre.

Le modèle EFQM est un univers d’apprentissage de la complexité systémique articulant les approches et les résultats en matière d’excellence et de performance durables. La logique entrepreneuriale  que l’on acquiert en le pratiquant peut se résumer simplement par la réflexion suivante : « En ayant fait telle chose, articulée avec telles autres, nous avons obtenu tels résultats au bout de tant de temps. Ces résultats ont telle tendance sur plusieurs années, sont meilleurs ou moins bons que ceux des meilleurs dans ce domaine parce que nous avons fait telle ou telle chose en plus ou en moins qu’eux. Cette logique que nous continuons à améliorer nous permet de prévoir sereinement de bons résultats sur les années à venir parce que nos premiers indicateurs sont tout à fait positifs… » écrit Florent A. Meyer.

Dans son guide, Florent A. Meyer offre au lecteur une description détaillée et pratique de la mise en place d’une démarche EFQM au sein d’une organisation. Il présente également, de manière simple et pédagogique, les fondamentaux qui permettent de bien comprendre la vision de l’excellence qui caractérise ce modèle complétés par  de nombreuses fiches et modèles pratiques tirés de son expérience. Il est en effet l’un des rares en France à avoir conduit une entreprise jusqu’au Prix européen de la qualité (EFQM), en passant par les certifications ISO 9001, OHSAS 18001, ISO 14001, SA 8000, le Prix régional de la qualité et le Prix français de la qualité. Consultant en systèmes de management pour des entreprises, il met cette expérience au service de groupes nationaux et internationaux en tant que conseiller des directions générales en matière d’alignement stratégique, d’alignement opérationnel et d’alignement de maturité. Il est également enseignant en excellence et performance durables, maîtrise des risques et innovation auprès de masters universitaires et d’écoles d’ingénieurs (Marne-la-Vallée, Hubert-Curien, EFREIÉ) ainsi qu’assesseur EFQM et CAF, membre du jury EQA, auditeur certifié ICA (ISO 9001, ISO 14001, OHSAS 18001) et IRCA (ISO 27001).

Par M.C
 

Contrôler un ordinateur par la pensée

Une équipe de l’Université Ben Gourion du Negev (UBGN), à Beer-Sheva, en Israël, composée d’étudiants en Génie logiciel ainsi que de trois chercheurs en Génie, a développé une technologie innovante qui pourrait permettre de faire fonctionner n’importe quel ordinateur sans l’aide de nos périphériques habituels, la souris et le clavier, mais bien uniquement à l’aide de leurs ondes cérébrales.

Bien qu’il y ait eu précédemment de très nombreuses tentatives visant à développer des systèmes capables de lire ces ondes cérébrales et de faire fonctionner des programmes bien précis, ces appareils se trouvaient toujours fort encombrants et étaient inutilisables en dehors de l’encadrement lourd que peut fournir un laboratoire, et dans des conditions expérimentales trop contraignantes.

Un casque muni de 14 électrodes

La technologie développée par l’équipe de l’UBGN comprend un casque équipé de quatorze points munis d’électrodes, permettant de mesurer l’activité électrique du cerveau, autrement dit de faire une électro-encéphalographie. Les signaux recueillis sont analysés et interprétés à l’aide de ce logiciel, pour enfin être traduits en actions gérées par le système d’exploitation de la machine.

Selon le professeur Rami Puzis, un des chercheurs, « cette technologie est destinée en priorité à assister les potentiels utilisateurs qui sont physiquement déficients, qui ne peuvent d’aucune manière manipuler une souris d’ordinateur ou bien un clavier ».

L’équipe estudiantine a mis au point sa version prototype pour leur projet de fin d’études, et en a fait la démonstration grâce à un étudiant, qui a composé et envoyé un e-mail sans l’aide de ses mains, seulement à l’aide de ses pensées et du logiciel adéquat. Ils prévoient de continuer dans cette voie pour aider les handicapés lourds, dont les quelques aides et moyens mis à leur disposition sont à trouver du côté des logiciels à commandes vocales. Un bon nombre d’innovations initialement pensées pour les handicapés truffent notre vie de tous les jours.

Par Moonzur Rahman

 

Déjà publié :

OpenVibe, un logiciel français pour agir par la pensée

L’ordinateur connecté à nos muscles : bientôt une réalité ?

IBM fait un pas de plus vers le cerveau virtuel

Energies renouvelables : les techniques d’avenir

En 2050, la population mondiale atteindra 9 milliards d’habitants, soit 2 milliards de plus qu’à la fin de cette année ont rappelé d’entrée Michel Dubois (LaSalle Beauvais) et Luc de Marliave (Total) lors des 8émes Journées de l’Environnement organisée par l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais. Sauf crise majeure, la croissance économique globale, surtout tirée par les pays dits émergents, entraînera, en absence de changement, une croissance de la demande mondiale en énergie d’au moins 40 % par rapport à la demande actuelle.

Toutefois, la part des énergies renouvelables, bien qu’en croissance rapide, ne couvrira pas cette augmentation. En prenant en compte la décroissance des énergies fossiles (baisse de la production pétrolière, mesures volontaristes contre la production de gaz à effet de serre…), il manquera entre 5,1 et 8,5 Gtep pour répondre à la demande totale estimée à 20 Gtep ! Comment les combler ? Sobriété énergétique ? Efficacité énergétique ? Nucléaire ?… Il s’agira d’une transformation industrielle et sociétale considérable.

Les différentes voies d’énergies alternatives

Parmi les techniques d’avenir, les nanomatériaux (nanoparticules, nanofilms, nanofibres) et les bioénergies (micro-ondes, ozonation, méthanisation) sont plus que jamais d’actualité.

Les biocarburants représentent un enjeu à la fois économique et écologique face à l’augmentation du prix du pétrole, à l’épuisement des ressources fossiles et aux problèmes environnementaux, comme l’a souligné Robert Ralainirina (LaSalle Beauvais). Ces biocarburants, issus de la transformation de matières végétales, sont nettement moins polluants et se positionnent comme des pistes prometteuses de substitution aux énergies fossiles. Thierry Ribeiro (LaSalle Beauvais) est revenu sur le mode de production du biogaz par la méthanisation de la matière organique. Il a insisté sur ses valorisations possibles : l’électricité, la chaleur, voire même le froid (utilisé en chaudière ou en injection dans le réseau de gaz), ainsi que le carburant par la production du biométhane. Grâce à la volonté politique de développement de cette bioénergie, 1000 unités de biogaz devraient voir le jour sur le territoire national, d’ici 4 à 5 ans.

Les recherches dans le domaine du photovoltaïque sont également très actives. Daniel Lincot (IRDPE) a affirmé que la production photovoltaïque a augmenté d’environ 40% par an, ces dernières années dans notre pays, avec une progression marquée des filières technologiques couches minces par rapport aux filières technologiques basées sur le silicium cristallin. La recherche vise en particulier à l’augmentation des rendements (le record obtenu étant de près de 42 %) ou encore à l’apparition de nouvelles structures de cellules solaires. Cette industrie étant encore jeune, le seuil de compétitivité de cette technologie est attendu pour 2015-2020. Luc de Marliave (Total) a complèté ces chiffres par une vision au niveau mondiale : le solaire photovoltaïque a une croissance assurée de 20 à 25 % par an jusqu’en 2020.

La mer est également un milieu riche en flux énergétiques pouvant être exploités sous différentes formes. Olivier Bain (LaSalle Beauvais) a dressé un bilan des principales sources d’énergies marines : l’énergie marémotrice, l’énergie des courants de marée (houlomotrice), l’énergie thermique des mers, l’énergie des gradients de pression osmotique, l’éolien offshore et l’énergie des vagues. Dans le monde, ces technologies se trouvent à divers stades de développement. En France, la croissance de leur utilisation est programmée puisque le pays possède une ouverture océanique conséquente. Vers 2020, les projets labellisés de récupération de l’énergie marine devraient générer plus de 3 200 emplois directs.

Pour anticiper les besoins en énergie de demain tout en réduisant parallèlement les émissions de gaz à effet de serre, il sera nécessaire d’utiliser plusieurs énergies renouvelables comme ressources additionnelles aux énergies fossiles dont la part doit nécessairement décroître. Vraisemblablement, selon Luc de Marliave (Total), le charbon, le solaire et le nucléaire devraient apporter les principales contributions. Total, pour sa part, a choisi de parier sur le solaire, la biomasse et une énergie sans CO2 : le nucléaire. En ce qui concerne la biomasse, l’entreprise privilégie trois voies de transformation expérimentées dans 8 projets pilotes : la thermo-(bio)chimie pour les carburants, le biochimie pour les lubrifiants et les algues photosynthétiques pour les produits chimiques.

Les risques liés au développement des énergies renouvelables

La jeunesse de ces technologies induit une méconnaissance des risques liés à leur utilisation, que ce soit pour les biocarburants, les biogaz, ou encore les nanomatériaux qui se développent de manière fulgurante. C’est pourquoi, comme l’a rappellé Alexis Vignes, l’INERIS travaille à produire et collecter des données de sécurité, afin de maîtriser au mieux les risques accidentels et sanitaires et de contribuer à l’élaboration d’un cadre réglementaire et normatif adapté.

Le transfert de technologie pour un équilibre mondial

Chaden Diyab (IES-EMCA) a souligné cependant l’importance de trouver des solutions environnementales, industrielles et politiques afin de préserver l’équilibre entre les pays producteurs pétroliers du Sud et ceux producteurs de technologies du Nord. D’ailleurs, certaines grosses firmes pétrolières vont dans ce sens, comme Luc de Marliave l’a expliqué pour Total qui s’est engagé dans divers projets : implication dans l’industrie du solaire photovoltaïque, partenariat sur l’une des plus grandes centrales solaire concentré au monde à Abou Dhabi ou encore distribution et production de biocarburants en Europe.

M.C

 

La sûreté nucléaire en France, au centre des débats

La conception des centrales nucléaires en France s’appuie sur le risque de catastrophes naturelles (crues, inondation, séisme, etc.), en fonction de l’historique de la zone concernée. Les centrales sont étudiées pour résister au risque sismique maximal constaté sur les 1 000 dernières années, augmenté d’une marge de sécurité. Un retour d’expérience est réalisé après chaque incident, et des modifications sont apportées aux centrales, quand cela s’avère nécessaire.

Plus que le risque sismique, c’est le risque d’inondation qui est considéré par les experts comme le plus probable en France.

L’incident de la centrale nucléaire du Blayais (Aquitaine), inondée par l’estuaire de la Gironde lors du passage de la tempête de décembre 1999, a montré que la France n’était pas bien préparée au déchaînement des éléments naturels. Un mètre d’eau supplémentaire au Blayais aurait pu nuire au refroidissement du réacteur, comme à Fukushima. 

André-Claude Lacoste, président de l’ASN (Autorité de Sûreté  Nucléaire) a d’ailleurs reconnu après l’accident de la centrale de Fukushima, que la France n’était pas préparée au « cumul » de catastrophes naturelles.

Cette année, l’ensemble du parc nucléaire français va faire l’objet d’un audit de l’ASN, qui se prononcera, fin 2011, sur l’état de sécurité des centrales françaises. Plusieurs centrales trentenaires seront à l’arrêt durant plusieurs mois, le temps d’une visite décennale, qui, si elle est positive, devrait prolonger leur durée de vie jusqu’à 40 ans.

Chez EDF, qui, rappelons-le est l’unique producteur d’électricité nucléaire dans l’Hexagone, le dernier incident de niveau 2 (sur une échelle de 7) a été déclaré le 16 février 2011, à la centrale du Tricastin (Drôme). Il concernait une faiblesse des groupes électrogènes diesel de secours. En décembre 2010, à l’issue d’un « réexamen de sûreté », l’ASN avait donné dix années supplémentaires au réacteur numéro 1 du Tricastin, qui devait pouvoir fonctionner jusqu’à 40 ans au total.

Le 1er février 2011, une anomalie a été détectée dans le système d’injection de sécurité de l’ensemble des 34 réacteurs de 900 MWe. Plus récemment, le 3 avril 2011, alors que le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) était dans une phase de montée en puissance après une opération de maintenance, un système de protection automatique a provoqué l’arrêt du réacteur à la suite d’une erreur de pilotage. Construite dans une zone sismique, la doyenne  alsacienne des centrales nucléaires (1977) concentre actuellement les inquiétudes des antinucléaires, qui demandent sa fermeture et l’organisation d’un référendum sur la sortie du nucléaire.

Jeudi prochain, EDF sera auditionné par l’ASN au sujet de son plan post-Fukushima. Dans son rapport annuel 2010, l’ASN affirmait que la sûreté des centrales EDF était « assez satisfaisante ».
 

Le parc nucléaire français

  • La France est la deuxième puissance nucléaire mondiale, derrière les États-Unis et devant le Japon.
  • Elle comptabilise 58 réacteurs à eau pressurisée, dont 34 produisent chacun une puissance électrique de 900 mégawatts (MWe). À cela, s’ajoutent 20 réacteurs de 1 300 MWe, tandis que les quatre autres délivrent 1 450 MWe.  Les réacteurs sont âgés de 25 ans en moyenne.
  • Les 58 réacteurs sont répartis dans 19 centrales sur tout le territoire, pour une puissance totale de 63 260 MW (cf. carte ci-dessous). On dénombre 104 réacteurs aux États-Unis et 55 au Japon.
  • Actuellement, ces installations fournissent près de 80 % de l’électricité produite en France.
  • Un 59e réacteur de type EPR (Evolutionary Power Reactor), le premier en France, est actuellement en construction à Flamanville, au bord de la Manche. Il développera une puissance électrique de l’ordre de 1 600 MWe. Un autre réacteur devrait être construit à Penly (Seine-Maritime).
  • La centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) est la plus ancienne : elle a été mise en service en 1977. Elle possède deux réacteurs de 900 MW.
  • Civaux (Vienne) est la centrale la plus récente (2002) avec la mise en service du réacteur numéro 2 en 1999. Elle possède deux réacteurs de 1 450 MW.

 

L’ASN

L’ASN assure, au nom de l’État, le contrôle des installations nucléaires françaises. Cet organisme définit, avec le ministère chargé de la sûreté nucléaire, la réglementation technique, et peut imposer des prescriptions aux exploitants pouvant aller jusqu’à la fermeture en cas de risque grave et imminent. L’ASN s’appuie notamment sur l’expertise de l’IRSN (‘Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire).

L’exploitant EDF doit transmettre systématiquement à l’ASN tout incident ou dysfonctionnement relevé sur le parc. L’ASN l’analyse et rend public son avis sur chaque incident, même le plus minime. L’ASN effectue également des visites inopinées sur l’ensemble du parc.

En juillet 2009, l’ASN avait donné un feu vert de principe à une prolongation jusqu’à 40 ans de l’exploitation des réacteurs de 900 mégawatts, les plus anciens, sous réserve d’une évaluation au cas par cas.

Les incidents français

Les deux plus graves accidents jamais signalés en France ont été classés au niveau 4 sur l’échelle des événements nucléaires et radiologiques (INES), qui en compte 7 (l’accident au Japon a été relevé au niveau 7 depuis le 12 avril 2011). Ils sont survenus dans la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en octobre 1969 et en mars 1980 avec, dans les deux cas, un début de fusion des combustibles.

De nombreuses « anomalies » (niveau 1), voire des « incidents » (niveaux 2 et 3), sont en revanche signalés chaque année.

En 2009, l’IRSN a recensé 713 « événements significatifs pour la sûreté », en hausse de 14 % par rapport à 2008 et une augmentation quasi constante depuis 2005. Dans 85 % des cas, ils étaient liés à une erreur humaine.

Toujours en 2009, la France a recensé 699 incidents de niveau 0, 95 incidents de niveau 1 et un incident de niveau 2. Selon Greenpeace, ces incidents sont « souvent sous-évalués » et « parfois évités de justesse ».

 

Consulter la liste des avis d’incidents dans les installations nucléaires françaises déclarés à l’ASN
 

C.H.

 

Sources : Gooldplanet ; Le Figaro ; l’ASN ; Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement

 

Déjà publié :

Un audit va être réalisé sur le parc nucléaire français

Une mini-centrale nucléaire sous-marine en 2017 ?

Le réacteur 2 a été colmaté grâce à du verre liquide

KIS, l’intubation assistée et robotisée

Le système robotique appelé « Kepler Intubation System » (KIS), mis au point par le Docteur Thomas Hemmerling, chercheur en neurosciences et professeur d’anesthésie au McGill University Health Centre (MUHC) et son équipe, devrait faciliter la procédure d’intubation et réduire les complications liées à la gestion des voies respiratoires. La première intubation effectuée dans le monde à l’aide d’un robot a eu lieu au General Hospital de Montréal plus tôt ce mois-ci, par le même docteur Hemmerling.

« Le KIS nous permet de faire fonctionner un laryngoscope robotisé muni d’une caméra-vidéo, à l’aide d’un joystick depuis un poste de commande à distance », précise le Dr Hemmerling. Ce système rend possible l’insertion précise et sure d’une sonde d’intubation endotrachéale dans la trachée du patient. L’insertion de cette sonde assure le maintien de la perméabilité des voies aériennes du patient tout en permettant la ventilation mécanique, utilisée dans la plupart des anesthésies générales. L’insertion parfaite de la sonde est une manœuvre plutôt complexe qui requiert une certaine expérience pour pouvoir la maitriser.

« Des difficultés apparaissent parce que les caractéristiques et les différences de chaque patient induisent une gestion des voies aériennes qui leur est propre, elles ont une incidence sur le bon déroulement des opérations », explique le Dr Hemmerling. « Mais cette incidence est grandement réduite lorsque le KIS est employé ». Après l’avoir étrenné avec succès sur les « voies aériennes » de mannequins de simulation, ressemblant presque en tout point à une intubation sur un être humain, les tests cliniques ont d’ores et déjà commencé.

Les équipements high-tech ont révolutionné la pratique de la chirurgie, apportant une plus grande précision sans effort, augmentant de manière significative la sécurité du patient. Le KIS, comme bien d’autres systèmes et innovations technologiques, pourrait donc bien devenir un nouveau standard de la chirurgie.

Moonzur Rahman

 

Déjà publié :

Un robot, mais tailleur de pierres naturelles

RoboCup 2010 à Singapour, le robot officiel est français

Un nouveau verre de sécurité feuilleté minimise les coûts de rénovation

Le verre de sécurité feuilleté est de plus en plus utilisé pour remplacer le verre de sécurité trempé dans les projets de rénovation de façades. Il présente en effet divers avantages : notamment, en cas de rupture, les fragments de verre adhèrent à l’intercalaire, de telle sorte que le panneau reste quasiment intact, en place dans sa fixation, et conserve une haute résistance. Toutefois, pour offrir la même capacité de charge que le verre de sécurité trempé, un verre feuilleté standard produit avec un intercalaire en polyvinyle butyral (PVB) est considérablement plus lourd.

Telle était la situation du siège du Fraunhofer Gesellschaft, organisme allemand de recherches en sciences appliquées, à Munich : une façade en verre de sécurité trempé qu’un projet de modernisation demandait de remplacer par du verre de sécurité feuilleté. Des feuilletés standard basés sur un intercalaire (PVB) auraient dépassé la capacité de charge de la structure de soutien et des cadres métalliques des panneaux, d’où la nécessité de procéder à d’importantes modifications.

Une résistance après rupture nettement plus élevée

Les calculs effectués par Flachglas Wernberg spécialiste de la transformation du verre, avec l’assistance de DuPont ont montré qu’un feuilleté composé de deux plaques de verre de sécurité trempé de 5mm d’épaisseur et d’un intercalaire SentryGlas de DuPont de 1,52mm résisterait aux charges attendues. L’épaisseur totale du verre (10mm) étant la même que celle du verre de sécurité trempé utilisé jusqu’alors, les ingénieurs structurels ont approuvé cette solution sans aucune modification de la structure en place. En effet, un panneau feuilleté avec un intercalaire SentryGlas étant environ un tiers  moins épais et plus léger qu’un panneau offrant la même performance mais produit avec un intercalaire PVB, la capacité de chargement en augmente d’autant.

L’intercalaire SentryGlas est 100 fois plus rigide et 5 fois plus résistant qu’un intercalaire PVB conventionnel, ce qui permet un transfert de charge quasiment parfait entre les deux plaques de verre. Ainsi, à charge égale, les feuilletés produits avec SentryGlas présentent une flèche correspondant à moins de la moitié de celle d’un feuilleté contenant un intercalaire PVB, et quasiment le même comportement qu’un verre monolithique de même épaisseur. Ils peuvent aussi résister à des chocs bien plus importants que les feuilletés PVB et, s’ils viennent malgré tout à se briser, conservent une résistance après rupture nettement plus élevée.

Le Fraunhofer Gesellschaft a donc choisi le verre de sécurité feuilleté Siglaplus de Flachglas Wernberg produit avec l’intercalaire SentryGlas qui associe un niveau de sécurité élevé et un poids particulièrement faible. Il a ainsi été possible de conserver la structure de soutien existante, conçue à l’origine pour un verre de sécurité trempé, et donc de minimiser le coût d’ensemble de cette rénovation d’envergure en dépit du coût théoriquement plus élevé par mètre carré de vitrage. Une surface totale de 1700m2 a ainsi été restaurée lors de cette modernisation, dont la mise en œuvre a été assurée par la société allemande Atzinger Glasbau GmbH d’Osterhofen-Altenmarkt.

M.C
 

Premier système de navigation en entrepôt utilisable en allée large

Il existe une différence fondamentale entre la navigation en allée étroite, qui repose sur la technologie RFID d’identification par radiofréquence avec des transpondeurs placés au sol, et celle en allée large nécessitant un système spécial. « En effet, les chariots en allée large ne sont pas filoguidés comme dans l’entrepôt à allées étroites et se déplacent librement », précise Helmut Limberg, Directeur commercial et Membre du Directoire de Jungheinrich qui sera la première entreprise au niveau mondial à présenter un système de navigation en entrepôt utilisable en allée large et dans la zone de transfert.

Une utilisation judicieuse de la navigation en allée large suppose que tous les chariots de manutention en service, chez l’utilisateur, soient intégrés à la chaîne globale des process, qui va de l’entrée de marchandises ou du déchargement des camions à l’expédition ou au chargement des camions. Le système de navigation en allée large qui sera présenté au salon CeMAT 2011 de Hanovre, en mai prochain, est un module qui peut être installé sur différents chariots Jungheinrich tels que les chariots à mât rétractable, les préparateurs de commandes ou les chariots électriques. 

Détermination exacte de la position des chariots 

 Jungheinrich utilise, pour la navigation en allée large, un système de localisation optique qui permet de déterminer en permanence le positionnement précis des chariots, à quelques centimètres près. Le terminal RF 2475 avec l’interface logistique Jungheinrich est l’élément de base de ce système de navigation. L’interface « traduit » les ordres du système de gestion de l’entrepôt en langage-chariot et inversement.

Ce nouveau système de navigation Jungheinrich comporte différentes fonctions. Le système de guidage indique au cariste, entre autres, quelle est la direction à prendre et l’itinéraire à suivre comme le GPS d‘une voiture. Si le cariste se trompe de direction, le système le lui signale. Si la direction est maintenue, l’itinéraire est redéfini. Le but est que le chariot parvienne à destination en utilisant l‘itinéraire le plus court ou le plus rapide. La fonction « localisation du chariot » détermine en  permanence la position du chariot. Les informations concernant la localisation des chariots sont transmises simultanément au système de gestion de l’entrepôt ou à un système de gestion des chariots, ce qui permet d’optimiser la gestion de la flotte de chariots. A titre de comparaison, « le système de navigation pour l‘entrepôt à allées étroites que Jungheinrich commercialise depuis deux ans permet d’obtenir une augmentation de rendement du transport de charges allant jusqu’à 25 % ».

Renforcement sensible de la sécurité des process

Lorsque le cariste est arrivé à destination, à un emplacement donné dans l’allée de rayonnage par exemple, et qu’il commande par impulsion la levée du mât, la fonction « présélection de hauteur de levée » assure le déploiement automatique du mât jusqu’à l’emplacement de palette spécifié par le système de gestion de l’entrepôt. La lecture par scanner ou une autre confirmation de l’emplacement n’est plus nécessaire. « Le système de guidage, la présélection de la hauteur de levée et les confirmations automatiques transmises au système de gestion de l‘entrepôt allègent, au total, considérablement la tâche du cariste. Il n’y a plus d‘erreur de rayonnage ou d’alvéole dans les opérations de stockage ou déstockage. A l’avenir, l’utilisation d’un système de navigation pour l‘entrepôt à allées larges renforcera considérablement la sécurité des process des systèmes logistiques ou de gestion de l’entrepôt » indique Helmut Limberg.

M.C

 

 

  

Le management par les risques informatiques

M.CLe développement continu des technologies de l’information (Web, mobilité, réseaux sociaux, Cloud computing…), le recours croissant à l’externalisation de fonctionnalités, la gestion de l’entreprise numérique étendue, l’implication croissante des métiers conduisent les entreprises à ajuster régulièrement leur stratégie, leur politique et leur organisation. Toutes ces évolutions sont autant d’opportunités permettant de créer de la valeur mais leur mauvaise maîtrise accroît le risque pour l’entreprise de ne pas atteindre ses objectifs.

Le management par les risques est donc une des dimensions importantes de la gouvernance de l’entreprise. L’AFAI (Association Française de l’Audit et du Conseil Informatiques) accompagne les parties prenantes concernées par le risque informatique en publiant deux ouvrages complémentaires pour favoriser le passage de la gestion des risques à la gestion par les risques informatiques.

Risk It est le référentiel de management du système d’information et des technologies par les risques. C’est à la fois un guide de principes directeurs et de bonnes pratiques. Il aide les entreprises à mettre en place une gouvernance ad hoc, à identifier et à gérer efficacement les risques informatiques.

Il a été réalisé par une centaine d’experts internationaux de l’ISACA (Information Systems Audit and Control Association) et adapté en langue française par l’AFAI, en coopération étroite avec d’autres associations francophones. Parallèlement, l’AFAI a élaboré un document sur la cartographie des risques informatiques, outil majeur du management des risques, au service du management par les risques.

Risk It : un référentiel et un guide utilisateur

Risk It considère le risque informatique comme un risque d’affaire/métier alors qu’il est trop souvent vu comme un risque technique réservé aux experts de l’informatique. Conçu pour servir de socle au management par les risques informatiques, en traitant à la fois des aspects de gouvernance et des principes de gestion, il s’appuie sur des normes reconnues comme COSO ERM, ISO 31000 et ISO 27005.

Il s’enrichit naturellement par des référentiels, normes ou méthodes plus spécifiques de tel processus ou activité (par exemple EBIOS ou MEHARI pour l’analyse des risques).

Risk It comprend deux documents :

  • le référentiel Risk It, qui présente de façon détaillée le modèle de management par les risques informatiques reposant sur 3 domaines (gouvernance, évaluation, traitement), 9 processus et 47 bonnes pratiques ;
  • le guide utilisateur Risk It, qui aide à mettre en place le modèle. Il fournit de nombreux conseils et outils d’aide à l’évaluation des risques, dont une cartographie s’appuyant sur 36 scénarios de risque informatique. Il propose également des bonnes pratiques de contrôle et de management tirées des référentiels COBIT et Val IT pour réduire les risques liés à ces mêmes scénarios.

Cartographie des risques informatiques

« État de l’art » (exemples, méthodes et outils) sur la cartographie des risques informatiques, l’ouvrage Cartographie des risques informatiques, concret et d’application, dresse un panorama des pratiques en montrant ce que font un certain nombre d’organisations témoins. Il vise à guider le lecteur désirant mener une démarche d’identification et d’appréciation des risques informatiques. Il traite de sujets de nature et de portée aussi différentes que les principaux modes de représentation des cartographies, la nécessité ou non d’une vision unifiée des risques au sein de l’organisation, les acteurs à impliquer. Il aborde également les facteurs clés de succès.

M.C

 

 

Une nouvelle puce anti-contrefaçon

Les batteries, les chargeurs, les cartouches d’imprimantes à jet d’encre et laser et autres accessoires de produits électroniques grand public, représentent l’un des plus grands segments de produits contrefaits au niveau mondial. « La contrefaçon et la copie sont des fléaux pour les fabricants de produits high-tech grand public, générant non seulement des pertes de chiffre d’affaires et d’emploi mais ayant aussi des conséquences néfastes pour leur image de marque », souligne Christian Fleutelot, Directeur général de l’entité VaultIC-Secure Microcontroller Solutions chez Inside Secure, fournisseur de semi-conducteurs dédiés aux transactions sécurisées et à l’identification numérique.  « La puce VaultIC100 offre à ces fabricants une solution clé en main en leur apportant une sécurité de niveau bancaire pour protéger leurs produits. »

Le dispositif VaultIC100 utilise l’authentification mutuelle par courbe elliptique, une méthode sûre et efficace pour protéger les produits qui en seront équipés. Avec le module de sécurité VaultIC100, une imprimante et une cartouche d’encre, par exemple, peuvent s’authentifier mutuellement, ce qui permet de s’assurer que la cartouche d’encre a été certifiée pour un usage dans cette imprimante, mais aussi qu’il s’agit de la cartouche d’encre officielle conçue pour ce modèle d’imprimante. Les téléphones et les ordinateurs portables peuvent de même s’assurer que seules des batteries approuvées et du bon modèle sont utilisées, ce qui offre un niveau de sécurité supplémentaire contre les éventuelles explosions ou départs de feu. Le VaultIC100 peut protéger de nombreux produits contre la copie, y compris les accessoires pour ordinateurs ou pour consoles de jeux, le gros électroménager, les chargeurs de batteries, les lecteurs mp3, les oreillettes Bluetooth (R), les compteurs intelligents, et bien d’autres équipements.

Authentification par clés privées ou infrastructure à clés publiques

Dans le cas le plus simple, le produit hôte (une imprimante ou un téléphone portable, par exemple) envoie un message challenge aléatoire à l’accessoire (cartouche d’encre ou batterie), qui contient un VaultIC100 embarqué, pour vérifier s’il s’agit d’un dispositif autorisé. Le VaultIC100 utilise sa clé privée enregistrée de façon sécurisée pour calculer la signature numérique de la courbe elliptique du message challenge et le renvoie à l’hôte. En utilisant la clé publique correspondante, l’hôte réalise la vérification de signature nécessaire. Selon les résultats, il décide s’il authentifie ou non l’accessoire.

Pour une sécurité encore plus haute, le VaultIC100 peut être employé dans une infrastructure à clés publiques (PKI). Bien que plus complexe à mettre en oeuvre, l’approche PKI (Public Key Infrastructure) est une méthode encore plus sécurisée pour distribuer les clés. Elle élimine entièrement la nécessité de garder une copie de la clé secrète dans le dispositif hôte. La clé publique et son certificat numérique peuvent être soit embarqués dans l’hôte, soit stockés dans le VaultIC100 contenu dans l’accessoire et récupérés par l’hôte quand cela est nécessaire pour l’authentification. La clé privée est protégée dans le VaultIC100.

Une taille et une mémoire réduites

Le nouveau module de sécurité VaultIC100 est très compact (2 x 3 mm). Il comporte un microprocesseur RISC sécurisé, un générateur de nombres aléatoires et l’accélérateur cryptographique µAd-X (TM) d’Inside, qui permet d’utiliser plusieurs courbes elliptiques jusqu’à 303 bits selon la norme FIPS (Federal Information Processing Standard). Les communications sont gérées par un ou deux bus (I²C), ce qui permet d’utiliser le VaultIC100 dans un grand nombre d’applications grand public embarquées.

Le VaultIC100 comporte également une grande variété d’éléments dédiés à l’anti-falsification, y compris une protection contre les attaques SPA et DPA (analyse des différences de charges électriques), une protection élevée contre les attaques physiques (y compris un bouclier actif), des systèmes de protection environnementale (surveillance du voltage, de la fréquence et la température), une protection contre la lumière et un contrôle d’accès/management sécurisé pour empêcher l’ingénierie inversée ou le clonage. Le VaultIC100 est conforme au EAL4+ du Common Criteria et capable de protéger des biens de grande valeur.
 
Le micrologiciel de sécurité, inclut dans le dispositif, facilite le stockage non-volatile des données sensibles ou secrètes d’utilisateurs parfaitement définis. Il permet la mise en place d’une authentification basée sur l’identité de l’utilisateur, de l’administrateur et du fabricant. Il autorise la réalisation de l’authentification, de la signature numérique, de l’encryptage et du décryptage, ainsi que d’autres opérations cryptographiques avancées en utilisant les clés et les données du dossier système ; et il fournit des canaux de communication sécurisés. Le kit de démarrage du VaultIC d’Inside donne des instructions simples pour maîtriser les procédures de stockage des données cryptographiques et sécurisées des modules de sécurité VaultIC.

M.C
 

L’alcool au service de la supraconductivité !

Non, ce n’est pas un canular. Ni une blague potache de scientifiques, énième détournement du célèbre slogan de la sécurité routière. Une équipe de scientifiques de l’Institut national des sciences des matériaux de Tsukuba, dirigée par le chercheur en physique Yoshihiko Takano, a fait une découverte pour le moins surprenante : des composés à base de fer deviennent supraconducteurs une fois immergés durant 24 heures dans le l’alcool chauffé.

Perturbé par une déception amoureuse, un des membres de cette équipe a tout simplement fait plusieurs entorses au protocole expérimental des recherches entamées au préalable par la petite équipe japonaise. N’ayant plus aucun échantillon de fer-tellure-souffre en stock pour son équipe, il finit par leur fournir un échantillon mal conservé et resté à l’air libre. Pourtant, l’échantillon montra des prédispositions à la supraconductivité, laissant penser au professeur que « la coexistence de l’eau et de l’oxygène était importante ».

Décidé à creuser dans cette direction, il plongeât pendant 24 heures des échantillons du composé dans du vin rouge, du vin blanc, du saké, de la bière et du whisky, chacune des boissons étant chauffées à 70°C pour accélérer les éventuelles réactions. Il se trouve que c’est le vin rouge qui a le mieux fonctionné, le composé ferreux montrant de forts signes de supraconductivité. L’équipe a pu en déduire, à l’aide d’autres tests portant sur des mélanges d’eau et d’éthanol, tout en faisant varier le degré d’alcool, que celui-ci n’était pas la cause directe de l’apparition de la supraconductivité.

Le chercheur pense que les polyphénols, molécules anti-oxydantes présentes en grand nombre dans le vin rouge, jouent un rôle dans cette réussite.

Moonzur Rahman

 

Photovoltaïque : toujours un problème de délai…

Les deux arrêtés du 4 mars 2011 réformant la filière photovoltaïque n’ont pas permis de modifier les articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010 imposant aux projets dont la PTF a été acceptée avant le 2 décembre 2010, de réaliser les travaux et les achever (!) dans les délais extrêment courts de 18 mois ou 9 mois selon la date d’acceptation de la PTF.

Bertrand De Gerando

Titulaire d’un DESS de Droit des Affaires et du Diplôme de Juriste Conseil d’Entreprise (DJCE), d’une spécialité en droit public, Lauréat de la Conférence du Stage, Bertrand de GERANDO est avocat depuis plus de 16 ans et est inscrit au Barreau de Paris.

Le Rapport Charpin qui avait alerté le Gouvernement sur cette difficulté, plus particulièrement sur l’incompatibilité de ces délais avec la mise en oeuvre d’un projet photovotaïque (financement, prescriptions particulières du permis, travaux de raccordement..), n’aura pas été entendu. D’ailleurs, de ce rapport devant en principe favoriser la concertation, pas grand chose n’aura été pris en compte…

Les deux arrêtés viennent au contraire :

  • confirmer l’application des articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010, dans toutes leurs dispositions: « par ailleurs, peuvent bénéficier des conditions d’achat telles qu’elles résultaient des dispositions de l’arrêté du 31 août 2010 précité les installations de production d’électricité issue de l’énergie radiative du soleil entrant dans le champ d’application des articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010 susvisé ».
  • définir sévèrement la notion d’achèvement des travaux: « la date d’achèvement de l’installation correspond à la date où le producteur soumet : pour une installation raccordée en basse tension, l’attestation de conformité aux prescriptions de sécurité mentionnée dans le décret n° 72-1120 du 14 décembre 1972 au visa d’un des organismes visés à l’article 4 de ce même décret ; pour une installation raccordée à un niveau de tension supérieur, les rapports de vérification vierges de toute remarque délivrés par un organisme agréé pour la vérification initiale des installations électriques conformément aux dispositions prévues par l’arrêté du 22 décembre 2000 susvisé ».

Alors que certains pensent déjà à solliciter indemnisation des conséquences négatives des articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010 sur des projets qui apparaissent ne plus pouvoir être mis en oeuvre alors que leur développement depuis plusieurs mois se chiffre parfois en centaine de milliers d’euros, d’autres semblent ne pas avoir encore dit leur dernier mot!!!

A suivre donc…

Par Bertrand de Gerando

 

Déja publié :

Pourquoi la France ne sera pas l’industrie photovoltaïque de demain

Le marche mondial du photovoltaïque en pleine croissance

Photovoltaïque français : l’après moratoire en question

Les promesses du photovoltaïque à concentration