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Recommandation management #1 : Définir soigneusement le rôle et la portée du management

Posté le 4 septembre 2014
par La rédaction
dans Entreprises et marchés

Manager n’est pas si simple. Définissez avec soin le rôle et la portée du management des hommes et de la performance, tel que vous l’envisagez. Puis confrontez votre point de vue avec celui des principaux auteurs du sujet afin de pousser votre réflexion plus avant. Ce travail personnel est un préalable indispensable.

Manager, une définition

Qu’est-ce que manager ?

Voilà la question préalable que tout un chacun est en devoir de se poser avant de prendre en charge ses responsabilités. Depuis une bonne quinzaine d’années, les organisations ont pris goût à la distribution des titres ronflants. Mais là il ne s’agit pas de titre mais bien d’un rôle à assumer. Manager n’est pas un concept si aisé que cela à définir.

Appuyons-nous sur une bibliographie choisie pour cerner du mieux possible cette notion complexe et polysémique.

Qu’est-ce que le management ?

Bibliographie choisie…

Pour les uns le management est un « art ». Mais ceux qui ont appris à ne pas trop s’en laisser compter préciseront que si le management est un art, c’est avant tout celui d’inciter les autres à faire ce dont ils n’ont pas toujours forcément envie. L’ art des apparences1 en quelque sorte.
Ainsi, la contrainte liée à une soumission de principe (« moi je commande toi tu obéis ») en est la forme la plus rustique. On parle alors de management directif. Bien qu’encore couramment pratiquée, cette forme de management n’est plus vraiment adaptée aux exigences actuelles.
D’autres préfèreront la classique méthode de la carotte et du bâton. Rebaptisée management par les objectifs, elle revient régulièrement au devant de la scène.
Mais les missions sont toujours plus complexes et les « managés » sont aussi des hommes avec leurs propres besoins et ambitions. Ce constat n’est pas nouveau, et des théoriciens expérimentateurs ont ainsi, dès le début des années 60, développé un nouveau modèle de management orienté « participation » mettant en pratique le célèbre couplet à succès du win-win (plutôt démocratique que laisser-faire ou autocratique). Le management participatif était né. Malgré ses atouts, ce type de management, éternellement « révolutionnaire », rencontre encore pas mal de difficultés à sortir des séminaires, amphis et des livres de management. On le croise assez peu en entreprises. Pour d’autres, le management est plutôt un « talent » et manager est un « métier ». ll est tout à fait juste de reconnaître qu’il existe des managers nés, dotés d’un véritable sens inné de meneur d’hommes. Il est pourtant dommage de colporter au delà du raisonnable cette image d’Epinal du manager absolu, de droit divin.
S’il est vrai que certains peuvent quelquefois manquer de charisme2 et cherchent alors à développer leur leadership3, c’est plutôt du côté de la communication et de la compréhension des autres (la négociation4, l’art d’avoir toujours raison5 ou la manipulation6  ?) qu’il faut rechercher le talent. Le bon manager prendra ainsi le temps de développer (grâce au coaching7 ?) ses qualités d’écouteet de prise de décision.
Les préoccupations du manager responsable9 ne se limitent pas à la gestion des hommes10, aussi complexes soit-elle. Piloter les projets de l’entreprise11 et assurer l’indispensable travail de prospective techno-culturelle12 et managériale13, sont part entière de ses attributions. Enfin, sa responsabilité porte aussi sur des aspects plus prosaïques mais tout aussi essentiels comme la gestion financière14 et organisationnelle15. Tout cela n’est pas simple. Et comme pour toutes choses peu simples, les méthodes et outils… prolifèrent ! Beaucoup ne sont qu’un éternel rhabillage16 des techniques et méthodes du passé. Même si nous connaissons actuellement le temps du changement permanent17 la problématique citée ci-dessus, elle, ne change pas…
Des méthodes et techniques de management vous en trouverez ici18. Bien entendu, prises dans leur contexte spécifique, elles sont toutes relativement efficaces. Mais aucune n’est universelle.
La meilleure ? Ce sera la votre une fois que celle-ci sera au point. En attendant vous pouvez prendre un peu de recul, ou encore vous attardez sur la « mienne » (si, si, je vous assure !) que je développe ici même avec le management collabhorratif19, non, non il n’y a pas de coquille…
Enfin, au terme de ce texte ne perdez pas de vue qu’une organisation ce sont des femmes et des hommes et non des pions. Les meilleures structures ne sont-elles pas celles qui justement redonnent toute sa dignité à l’Homme20 ?

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Par Alain Fernandez

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