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Réduction du CO2: l’AIE appelle à utiliser « toutes les technologies »

Posté le par La rédaction dans Environnement

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a appelé jeudi à utiliser toutes les technologies de production d'énergie pour réduire les émissions de CO2 et mis en garde contre le risque de déclin du nucléaire.

« Nous sommes face à un grand défi, celui d’une énergie propre et abordable, et nous devons utiliser toutes les technologies sans en exclure aucune », a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE.

« Il n’y a pas une solution unique », a-t-il insisté, lors d’un colloque de l’organisation faisant suite à la publication récente de deux rapports de l’AIE sur le nucléaire et l’hydrogène.

L’hydrogène bénéficie d’une « dynamique sans précédent partout dans le monde » et « de nombreux pays soutiennent » cette énergie, a-t-il ajouté.

Concernant l’énergie nucléaire, le directeur de l’AIE a insisté sur le risque de « déclin substantiel » de la production « avec les politiques actuelles ».

« Nous allons perdre, si les politiques ne changent pas, environ les deux tiers de la capacité de production nucléaire d’ici 2040 », a-t-il dit, en reprenant le récent rapport de l’organisation.

« Stopper la chute du nucléaire est décisif pour le futur d’une électricité propre », a affirmé M. Birol, en soulignant que l’extension de la durée de vie des centrales est « très compétitive en termes de coûts ».

Le secrétaire adjoint américain à l’Energie Dan Brouillette a affirmé de son côté que les Etats-Unis étaient « pleinement engagés, non seulement à relancer leur industrie nucléaire, mais à la développer ».

« Nous pensons qu’une forte industrie nucléaire nationale » est « décisive pour la sécurité énergétique du pays (…) et sa prospérité économique », a dit le ministre.

Le développement des énergies renouvelables comme l’hydrogène est à l’ordre du jour mais il implique aussi le maintien de la base énergétique traditionnelle, a-t-il poursuivi.

Les Etats-Unis se sont retirés de l’accord de Paris sur le climat en 2017.

« Il y a un mouvement vers la transition énergétique et nous approuvons cet objectif d’un environnement plus propre. Il n’y a pas de désaccord », a-t-il assuré.

Mais « il est très important que soient reconnues les distinctions, les différences entre nos pays, entre nos économies et qu’il nous soit permis de suivre les technologies les plus adaptées à nos situations », a ajouté M. Brouillette.

Pour sa part, le PDG d’EDF Jean-Bernard Levy a plaidé pour le nucléaire: « si les pays industriels n’investissent pas pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires et pour construire de nouvelles capacités, les chances d’atteindre les objectifs (climatiques) sont compromises ».

Il a souhaité que les efforts des industriels « soient soutenus par des politiques publiques très claires » qui « doivent assurer visibilité et stabilité à moyen et long terme ».

sbo/ef/LyS

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

Posté le par La rédaction

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    L’électrification des réacteurs chimiques conventionnels a le potentiel de réduire les émissions de CO2 et de fournir une production de chaleur flexible et compacte. Mis en œuvre à l’échelle mondiale, cela pourrait correspondre à une réduction de près de 1 % de l’ensemble des émissions de CO2.

    La technologie du méthanol eSMR exploite tout le potentiel en carbone du biogaz en utilisant la teneur en CO2 de 40 % qui est habituellement coûteuse à séparer et à évacuer pour produire du biogaz de qualité réseau. Ce dernier est en effet beaucoup plus coûteux à produire que le gaz naturel qu’il remplace. Si les producteurs de biogaz peuvent produire du méthanol durable à la place, ils seront en mesure d’augmenter considérablement leur valeur de production et de concurrencer les produits fossiles sur le plan commercial. Le méthanol est utilisé comme carburant propre ou comme intermédiaire important dans la production de nombreux produits chimiques et polymères (plastiques).

    La technologie du méthanol eSMR est environ 100 fois plus petite que les unités traditionnelles, ce qui en fait une solution très intéressante pour les sites de biogaz décentralisés et les producteurs mondiaux.

    eSMR Methanol est basé sur la technologie eSMR de Topsoe qui a été publiée récemment dans le magazine Science. Cette technologie révolutionnaire produit du gaz de synthèse (syngas), une composante essentielle de la production de polymères et de produits chimiques. Il peut réduire l’unité traditionnelle de reformage à la vapeur que l’on trouve dans la plupart des usines chimiques de la taille d’un bâtiment de six étages, de 30 mètres de long, à quelques mètres cubes seulement. Cette technologie extrêmement compacte remplace le chauffage au gaz naturel des reformeurs à vapeur traditionnels par un chauffage électrique direct du processus catalytique.

    Le réacteur électrifié pourrait être la prochaine étape logique pour l’industrie chimique. Grâce à cette approche, les producteurs obtiennent un moyen viable de transformer l’industrie vers des procédés plus écologiques sans augmenter les coûts de production.

    https://blog.topsoe.com/topsoe-to-build-demonstration-plant-to-produce-cost-competitive-co2-neutral-methanol-from-biogas-and-green-electricity


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