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Revue du Web #25 : les vidéos de la semaine

Posté le 20 mai 2012
par La rédaction
dans Informatique et Numérique

Chaque semaine, la rédaction vous propose quelques vidéos glanées sur la Toile, présentant un intérêt scientifique certain, en lien – ou non – avec l'actualité des sciences. Certaines sont étonnantes, d'autres franchement loufoques.

Cette semaine dans la revue du Web :

Une éolienne volante, à plus de 300 mètres d’altitude :

Pour débuter cette vingt-cinquième revue du Web, voici le prototype d’une éolienne volante conçue par Altaeros Energies, qui devrait être capable de produire de l’énergie à près de 300 mètres d’altitude. L’éolienne, dont le prototype présenté dans la vidéo ne se trouve qu’à une centaine de mètres d’altitude, est emmenée à cette hauteur par un ballon gonflé à l’hélium, et est reliée au sol par des attaches qui devraient permettre de transmettre et stocker l’énergie via une unité au sol.

D’après ses concepteurs, cette éolienne gonflable devrait avoir un rendement deux fois plus élevé qu’une éolienne traditionnelle, profitant des vents plus réguliers et plus puissants en altitude. Altaeros Energies avance également que son éolienne n’engendre aucune pollution sonore et que très peu de pollution visuelle.

Mobiles, ces éoliennes pourraient être idéales pour des opérations plus ou moins ponctuelles loin de tout réseau électrique, tels que les grands chantiers ou des opérations militaires, tant elles sont faciles à déployer et tant elles peuvent bénéficier aisément de conditions favorables. En recherche de partenariat, Altaeros Energies compte sur son prototype pour attirer les financements.

Un robot humanoïde au fantastique mimétisme anatomique :

La vidéo suivante nous présente « ECCEROBOT », le premier robot présenté comme « anthropomimétique » par le mathématicien Marcus du Sautoy dans le cadre d’un documentaire tourné pour la BBC, c’est-à-dire un robot dont le mimétisme anatomique est poussé jusqu’à l’extrême. Non seulement le mimétisme anatomique est fascinant, mais l’acuité et la justesse des mouvements rendent ECCEROBOT criant de vérité. Il est doté de simili-tendons, simili-muscles et os artificiels, lui permettant de décomposer au maximum les mouvements afin de les rendre aussi naturels que possible.

L’université du Sussex, à l’origine d’ECCEROBOT (pour Embodied Cognition in a Compliantly Engineered ROBOT) souhaite remplir trois objectifs : prouver qu’il est possible de créer un robot « anthropomimétique », trouver un moyen de le contrôler, et enfin explorer l’influence d’un physique de type humain sur des fonctions cognitives propre aux humains.

Inkling, la manière la plus simple et inventive de numériser ce que l’on dessine :

Dessiner sur papier et numériser son dessin, en gardant toutes les nuances ? Inkling, des Américains de Wacom, permet à tout un chacun de dessiner sur n’importe quel support, puis de transférer les dessins et croquis sur un ordinateur, sous forme d’images matricielles ou d’images vectorielles. Plutôt destiné à une clientèle de graphistes, Inkling se compose d’un stylet électronique hybride et d’un récepteur à placer en haut du support, transcrivant les mouvements du stylet en dessin vectoriel au moyen d’ultrasons, et les stockant instantanément dans sa mémoire interne.

La mine, interchangeable, serait sensible à 1 024 niveaux de pression, garantissant un rendu des nuances de bonne qualité. Une gestion des calques est également possible, à l’aide d’un simple bouton, séparant ainsi le dessin numérique en différents calques superposables. Le récepteur est à même de couvrir une page de type A4 avec une précision d’environ 2,5 millimètres, ce qui est plutôt faible mais le trait serait facilement ajustable grâce au vectoriel. Jugez plutôt :

Smart Inversion, objet volant non identifié :

Conçue par la société Festo, spécialisée dans le développement et dans l’innovation des mouvements robotiques, « Smart Inversion » est une structure dont le mode de propulsion est pour le moins étonnant. Gonflée d’hélium lui permettant de se maintenir en l’air, la structure avance grâce à un mouvement pulsé de façon rythmique appelé « inversion », la structure se retournant alors sur elle-même, donnant l’impression de se plier ou d’être aspirée en son sein, comme le décrivent les concepteurs.

L’apparente aisance du mouvement est en partie due à l’extrême légèreté de « Smart Inversion », ainsi qu’aux unités électriques de pilotage, n’entravant en rien le faible poids de la structure volante et autorisant un pilotage et un contrôle d’une grande précision. Selon les ingénieurs de Festo, « l’inversion cinématique [pourrait] indéfiniment produire du mouvement dans l’air. »

Le gadget (inutile ?) de la semaine : Grappa, faire son marché en toute sécurité :

Pour conclure cette vingt-cinquième revue du Web, rien de tel qu’un petit tour au marché, mais en toute sécurité. « Grappa » est un sac à provisions réutilisable, mais dont ce n’est pas la seule et unique fonction. Dans un Japon habitué aux tremblements de terre, encore sous le choc du séisme et du tsunami de l’année dernière ayant engendré la catastrophe que l’on sait, « Grappa » reflète bien les peurs de toute une nation. En effet, ce sac à provisions, de la taille d’un parapluie lorsqu’il est plié, peut très bien servir… de casque en cas de tremblement de terre.

Une fois Grappa sur la tête, le fond du sac, doublé de mousse polystyrène (EPS) tout comme certains casques de chantier, permet d’encaisser tous types de chocs ainsi que l’expliquent très sérieusement les concepteurs, mettant en avant le côté pratique de l’objet, mais précisant néanmoins que l’utilisateur peut emmener Grappa partout… dans son sac.

Par Moonzur Rahman

 

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