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Rosalind, le robot qui va chercher des traces de vie sur Mars

Posté le par La rédaction dans Espace

Un robot construit au Royaume-Uni avec pour mission de détecter d'éventuelles traces de vie sur la planète Mars a été baptisé jeudi du nom de la scientifique britannique Rosalind Franklin.

Ce robot mobile muni de six roues arrivera sur Mars en 2021 avec pour tâche de prendre des images et de recueillir des échantillons de la planète rouge, dans le cadre de la mission Exomars. Il pourra forer le sol martien jusqu’à 2 mètres de profondeur.

Il a été officiellement baptisé jeudi, sur le site d’Airbus à Stevenage, en Angleterre, où il a été construit, en présence notamment de l’astronaute britannique Tim Peake.

Rosalind aura pour mission de « chercher des traces de vie au-delà de la planète Terre » et d' »étudier la géologie et l’environnement », pour répondre à la grande question: « peut-on trouver une vie primitive sur la planète rouge? », a expliqué David Parker, directeur de l’exploration robotique et humaine à l’agence spatiale européenne (ESA).

Avant de partir pour un grand voyage à des dizaines de millions de kilomètres de la Terre, Rosalind a subi une série de tests pour s’assurer qu’elle est capable de survivre à des températures extrêmes et d’importantes vibrations. L’engin bourré de technologies de pointe a ainsi essayé ses six roues sur le sol espagnol, dirigé depuis le Royaume-Uni.

Son nom a été choisi par un jury d’experts, après un concours ouvert au public, auquel plus de 30.000 personnes ont participé. Il rend hommage à la scientifique Rosalind Franklin (1920-1958) dont les travaux ont permis de découvrir la structure de l’ADN.

Mme Franklin « nous a aidé à comprendre la vie sur Terre et maintenant (le robot) fera la même chose sur Mars », a déclaré le secrétaire d’Etat britannique à la Recherche et aux Sciences, Chris Skidmore.

La mission ExoMars est la fruit d’une « exceptionnelle coopération internationale », et « bien que nous quittons l’Union européenne, nous ne quittons pas l’ESA », a-t-il souligné à quelques semaines du Brexit, prévu le 29 mars 2019.

Avec 287 millions d’euros investis dans la mission et 14 millions de livres (16 millions d’euros) dans les instruments de dernière génération, l’agence spatiale britannique est le deuxième plus gros contributeur à la mission ESA-Roscosmos ExoMars.

Le premier volet de la mission européano-russe ExoMars s’est déroulé en 2016 avec la mise sur orbite de la sonde scientifique TGO (Trace Gas Orbiter), grâce à laquelle Rosalind pourra transmettre ses informations jusqu’à la Terre.

pau/oaa/mra

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