Décryptage

Se former à distance à l’écoconception

Posté le 4 avril 2013
par La rédaction
dans Chimie et Biotech

David Lary est ingénieur conseil à la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Réunion. Grâce à Techniques de l’Ingénieur, il a pu suivre à distance une formation personnalisée sur l’écoconception.

Le Centre régional d’innovation et de transfert de technologies (CRITT), rattaché à la CCI, souhaite favoriser une réduction de l’empreinte environnementale du tissu industriel réunionnais. Pour ce faire, il doit sensibiliser les industriels aux intérêts économiques que représente pour eux l’écoconception, « conception ou design d’un objet selon les besoin du marché, mais avec des critères environnementaux pour le choix des éléments qui le composent », selon les mots de Gérald Lefebvre, expert de Techniques de l’Ingénieur en charge de la formation Les outils de l’écoconception.

C’est cette formation qu’a voulu suivre David Lary, ingénieur conseil au sein du CRITT de la Réunion, afin de pouvoir en transférer par la suite les enseignements aux industries réunionnaises, et favoriser ainsi les procédés respectueux de l’environnement. La session à laquelle il était inscrit ayant été annulée, Techniques de l’Ingénieur a donc proposé à Monsieur Lary de suivre cette même formation à distance, et de façon personnalisée. Un cours particulier sur l’écoconception, en quelques sortes.

« Notre mission consiste notamment à accompagner les entreprises sur l’innovation, et en partie vers le développement durable. L’une des préoccupations majeures des industries réunionnaises, c’est le traitement des déchets. Partant de là, on a commencé à travailler en amont, sur la conception des produits, et donc à s’intéresser à l’écoconception », explique David Lary. N’étant pas lui-même un expert dans le domaine, il doit s’y former en premier lieu. « Cette formation était celle qui correspondait le mieux à nos attentes. Et puis la signature Techniques de l’Ingénieur, c’était pour moi un gage de qualité, de rigueur, de technicité », poursuit-il.

Les séances de formation par téléphone commencent début janvier entre Gérald Lefebvre, le formateur, et David Lary, le stagiaire. « La Réunion, c’est un cadre exceptionnel d’un point de vue environnemental. Comment intégrer cela dans la conception des produits, via le solaire, le vent, les algues, le sel ? Comment se baser sur ces ressources et flux locaux ? Telle a été l’objet de ces séances », présente le premier. « Pendant les premières séances, il a présenté sa vision de l’écoconception, d’un point de vue politique et social, les impacts de la réglementation sur l’homme, l’environnement, c’était très intéressant. Puis nous sommes passés à des exercices d’application, aux outils d’analyse de cycle de vie (ACV) des produits », ajoute David Lary.

A la fin de la formation, David Lary avait acquis avec pour armes les éléments nécessaire à la réalisation d’un ACV, une base de données sur la dangerosité des produits, une liste exhaustive de la réglementation en vigueur. « Des outils concrets permettant de démontrer aux entreprises locales la valeur ajoutée de telle ou telle solution propre et locale » explique Gérald Lefebvre.

« Maintenant, il me reste à aller voir les entreprises et à les sensibiliser aux intérêts économiques de l’écoconception, de l’utilisation de ressources énergétiques locales et durables, ainsi qu’aux bénéfices en termes d’image, à mettre en place la méthode pour l’ACV. J’ai réadapté la méthode à mes besoins, à moi de la mettre en place auprès des entreprises sélectionnés. Au début, ça sera un peu à tâtons ! » conclut David Lary.

Bruno Decottignies


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