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Aéronautique: une guerre commerciale dans l’intérêt de personne, selon le PDG d’Airbus

Posté le par AFP

Guillaume Faury, le PDG d’Airbus, appelle une nouvelle fois États-Unis et Union européenne à une solution négociée dans l’interminable affaire des subventions à l’avionneur européen, estimant que personne n’a intérêt à une guerre commerciale dans le secteur.

« Les administrations de l’UE et des Etats-Unis pourraient geler tous les droits de douane et s’asseoir autour d’une table pour négocier une solution mutuellement acceptable », plaide M. Faury dans une tribune à paraître jeudi dans le quotidien économique Les Échos et diffusée en ligne mercredi soir.

« Une solution négociée apparaît comme le seul moyen de résoudre ce différend, définir un cadre équitable et, dans l’idéal, conclure un accord international plus vaste sur l’aide apportée par les gouvernements au secteur aérospatial », estime le PDG d’Airbus.

Selon lui, « personne ne sortirait gagnant d’une guerre commerciale, ni l’industrie aéronautique mondiale, ni les économies américaine et européenne ».

Cette tribune est publiée deux jours après que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a donné son autorisation définitive à Washington pour imposer des sanctions douanières contre l’Union Européenne, qui pourraient entrer en vigueur dès vendredi, en représailles aux subventions accordées à l’avionneur européen Airbus.

La décision de l’OMC s’inscrit dans le cadre d’un litige sur des aides versées à l’avionneur européen par la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. L’OMC a jugé certaines d’entre elles illégales.

Depuis, l’UE estime avoir mis ses aides en conformité avec les règles du commerce international, et a obtenu auprès de l’OMC qu’un nouveau groupe d’experts se penche sur la question. Aucune décision n’est toutefois attendue avant la fin de l’année.

Les Etats-Unis ont jugé de leur côté que l’UE ne s’était pas mise en conformité et avaient réclamé à l’OMC de fixer un montant de sanctions.

« Airbus a pris au fil du temps, avec le soutien de l’UE, une série de mesures de mise en conformité, qui a en grande partie été validée par l’OMC en mai 2018 », fait valoir Guillaume Faury dans sa tribune.

« En revanche, notre concurrent Boeing n’a rien fait, et continue à ne rien faire, pour se soumettre aux décisions de l’OMC le concernant. Il serait dans son propre intérêt d’agir, car bien que ce différend soit uniquement motivé par l’intérêt à court terme de Boeing au détriment du reste de l’industrie aéronautique, toute décision de l’UE d’appliquer également des sanctions aux avions Boeing aurait un impact négatif sur l’entreprise à long terme », juge le dirigeant français.

L’UE pourrait être à son tour autorisée à imposer des sanctions douanières sur des produits américains si elle parvenait à convaincre l’an prochain les juges de l’OMC que Boeing a également bénéficié de subventions illégales du gouvernement américain.

bt/soe/cam

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