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Affaire Kohler: la note de Macron pas déterminante dans le classement sans suite (procureur national financier)

Posté le par AFP

Le classement sans suite de l’enquête préliminaire visant Alexis Kohler n’a pas été décidé uniquement en raison de la note d’Emmanuel Macron dédouanant son bras droit, a affirmé mardi le procureur national financier Jean-François Bohnert.

Interrogé sur RTL pour savoir si cette « note personnelle » rédigée par le président de la République en faveur de M. Kohler et envoyée au parquet national financier (PNF) par son avocat, avait mis fin à l’affaire, M. Bohnert a répondu: « Clairement non ».

« Cette pièce, signée de M. Emmanuel Macron, figure parmi bien d’autres pièces (…), elle est noyée dans cet ensemble, elle ne s’en distingue pas particulièrement, même sous la signature du président de la République », a-t-il déclaré.

Dans cette attestation, dont l’association anti-corruption Anticor a récemment fait état, le chef de l’Etat assure que M. Kohler n’est jamais intervenu, au moment où il était son directeur de cabinet à Bercy, dans des dossiers liés à l’armateur italo-suisse MSC avec lequel il entretenait d’étroits liens professionnels et familiaux.

C’est parce qu’il était soupçonné d’avoir dissimulé ces liens devant la commission de déontologie que le parquet national financier (PNF) avait ouvert une enquête le 4 juin 2018 pour prise illégale d’intérêts.

Cette enquête avait été finalement classée sans suite en août 2019 peu après que la note du chef de l’Etat, adressée initialement à Alexis Kohler, a été envoyée par l’avocat de ce dernier au PNF. Pour expliquer l’abandon des poursuites, les magistrats avaient alors assuré ne pas avoir pu « caractériser les infractions initialement suspectées ».

« Ce classement sans suite, ce n’est pas une décision tombée du ciel », a-t-il argumenté. « C’est une décision mûrement réfléchie, à la suite d’une enquête très détaillée, interne, où nous portons un regard critique sur les charges qui se dégagent d’une enquête ».

M. Bohnert a souligné que cette lettre était un « courrier blanc sans en-tête de l’Elysée » et qu’elle était signée de M. Emmanuel Macron et non du président de la République.

« Je trouverais curieux que M. Macron, aujourd’hui certes président de la République, ait moins de droits qu’une autre personnalité » pour s’exprimer sur un collaborateur, a estimé le procureur.

Au lendemain de la publication de la note, les proches du chef de l’Etat ont contesté « toute intervention dans le cours d’une procédure ».

Le même jour, alors qu’Anticor avait déposé une plainte avec constitution de partie civile, une information judiciaire a été ouverte, permettant à des juges d’instruction de reprendre les investigations.

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Posté le par AFP


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