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Autotests: un outil de plus contre le coronavirus

Posté le par AFP

Les autotests, que le Conseil scientifique a recommandé jeudi de déployer en priorité en milieu scolaire, permettent aux Français de vérifier eux-mêmes s’ils ont le Covid-19. Mais ils ne sauraient se substituer aux tests PCR effectués par des professionnels.

Comment ça marche?

Les tests à domicile se présentent sous la forme d’une sorte de coton-tige. On le passe dans son nez, on le place dans un tube rempli d’une solution et, si le test est positif, une bande colorée apparaît. Le résultat est rapide, moins d’une demi-heure.

Le principe de base est le même que pour les tests « antigéniques » jusqu’à présent effectués en pharmacie. Mais pour les autotests, il n’est pas nécessaire de fouiller aussi loin au fond de son nez.

Les autorités sanitaires françaises estiment qu’un test doit aller au moins à trois centimètres pour être efficace, bien que certains fabricants assurent qu’il n’y a qu’à rester à la surface des narines.

Comme l’ensemble des tests antigéniques, ils se distinguent par ailleurs des tests PCR, bien plus précis et réalisés en laboratoires: ce sont ces derniers qui servent de base au suivi de l’épidémie.

Où peut-on en acheter?

Les autotests sont autorisés en vente libre en France depuis le 12 avril. Mais, alors qu’il était question d’une vente en supermarchés, ce qui est par exemple le cas en Allemagne, elle est finalement réservée aux pharmacies.

Le secteur revendiquait fermement cette exclusivité et le gouvernement a accédé à sa demande, la justifiant par la nécessité de pouvoir disposer des conseils d’un professionnel de santé.

Mais la grande distribution réplique depuis plusieurs jours par une vaste campagne de communication contre une décision « absurde », selon les termes de Michel-Edouard Leclerc, président du Comité stratégique des distributeurs E.Leclerc.

Combien ça coûte?

Le prix est encadré: il ne pourra excéder 6 euros jusqu’au 15 mai, puis au-delà 5,20 euros. Mais la Sécurité sociale ne les remboursera pas, sauf dans quelques cas particuliers.

Ils seront ainsi délivrés gratuitement, sur justificatif et avec un plafond de 10 autotests par mois, aux salariés à domicile intervenant auprès de personnes âgées ou en situation de handicap, ainsi qu’aux proches accompagnant ces personnes.

Qui les fabrique?

Douze kits sont pour l’heure homologués en France. Ils sont en majorité produits par des groupes chinois mais certaines entreprises françaises – AAZ, Biosynex – sont aussi sur les rangs.

Y a-t-il un risque de pénurie? En Allemagne, les supermarchés ont été dévalisés dès le premier week-end d’autorisation, suscitant quelques critiques politiques, mais en France, les pharmaciens n’ont pas évoqué de ruée.

Quelle fiabilité?

Un autotest doit être sensible à 80% pour être autorisé en France, ce qui laisse un risque élevé de ne pas être repéré même en étant porteur du virus.

Qui plus est, ces tests sont particulièrement peu sensibles pour les personnes sans symptôme, alors que c’est d’abord à ce public qu’ils sont destinés: en cas de symptôme, un PCR est la règle.

Quel intérêt contre l’épidémie?

Les partisans des autotests y voient un moyen de mieux limiter la circulation du virus en donnant la main aux particuliers.

A ce titre, le Conseil scientifique français a recommandé jeudi de les déployer en priorité en milieu scolaire dès la prochaine rentrée, évoquant l’idée d’enregistrer les résultats dans les carnets de correspondance des élèves.

Plus largement, les autotests « sont simples d’utilisation, ils donnent un résultat immédiat », contrairement aux PCR, et « peuvent être diffusés largement », énumérait en mars à l’Assemblée nationale le député Cyrille Isaac-Sibille (Modem).

Mais les autotests ne permettent pas aux autorités de suivre l’épidémie, contrairement aux tests par des professionnels qui font ensuite remonter les résultats.

En cas de résultat positif, un test PCR sera donc indispensable pour le confirmer et permettre ce suivi, insistent les autorités sanitaires.

En fin de compte, ces tests sont « un outil de plus », estimait en mars Jérôme Salomon, directeur général de la santé, y voyant d’abord le moyen « de se rassurer », par exemple avant de voir des proches.

jdy/pn/or

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